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Entre Marne et Forêts

  • Vie de Maire

    vie de Maire.jpgJ'ai participé à l'émission le "Docu-débat" (LCP-Public Sénat) de Claire Barsacq qui prolongeait la diffusion de l'excellent documentaire : 'Vie de Maire". Outre Pascal Carcanade, son réalisateur, étaient invités Fabienne Keller, sénatrice UMP et ancienne Maire de Strasbourg, Samir MAIZAT, candidat aux municipales d'Aubervilliers, animateur de la liste citoyenne "100% Aubervilliers" et Anne MUXEL, Politologue au centre de recherche de Sciences Po, fil rouge du débat : le quotidien des élus locaux.

    Quelques mots sur ce documentaire sensible, délicat et  plus que tout empreint d'humanité. Le réalisateur a su restituer autour de brefs moments de vie, saisis et croqués sur le vif, toute la diversité de nos 36 000 communes et le rôle de catalyseur sociétal qu'y joue l’élu(e) local. Six trajectoires personnelles, aux contextes radicalement différents, ayant pourtant comme points communs : l'amour du terrain, le gout de l’échange direct et un enracinement local authentique à leur territoire.
    La simplicité et la passion qui les animent sont rafraichissantes, à des années lumière des logiques d'appareils, quelquefois hors sols, des états majors parisiens des partis, dans lesquels ambitions personnelles, rivalités, petites phrases assassines fournissent une matière première facile et commode à des médias complaisants, contribuant à donner une image déplorable du politique.
    Ce film, véritable plaidoyer à l’engagement républicain, souligne le rôle des "petits élus locaux" qui s'activent au quotidien, quelque soit la taille de leur commune, pour "être utile à vivre et à rêver" et préserver coute que coute, le lien social, aujourd'hui si menacé,  indispensable pour faire société.
    Ils sont les symboles d'une valeur essentielle, l’engagement. Valeur qui fait de ce mandat de Maire, particulier à plus d'un titre, le plus attachant de toute la vie politique.
    L'importance qu'il prend dans leur vie, tout ce qu'ils y consacrent (en temps, énergie, passion, compétences, conviction), les sacrifices que ce mandat impose au niveau personnel ou professionnel ne sont pas la seule explication de l'ampleur de  leur détresse un soir de défaite électorale. C’est un véritable déchirement personnel qui est ressenti, ce que j'ai perçu l'an dernier auprès de quelques amis défaits,  curieux mélange ou se mêle injustice, sentiment d'abandon et surtout de profonde solitude.
    Durant ce débat j'ai d'ailleurs pu constaté combien Fabienne Keller, ancienne Maire de Strasbourg, portait encore en elle cette fêlure, une blessure intime et cachée au plus profond, qui ne guérit jamais tout à fait.

    Les élections départementales sont passées depuis, aussi aujourd'hui la réalité apparait quelque peu différente, même s'il ne faut jamais comparé un scrutin à un autre ... La fracture entre élu et citoyen s'est encore aggravée, tant ce scrutin a été marqué par une forte abstention et la poussée du Front National. 

    Comment combattre ces deux tendances mortifères ?
    A mes yeux, point de fatalité, mais de l'action concrète ... Voici quelques pistes de réflexion, qui si elles sont personnelles, sont partagées par quelques acteurs du terrain ...

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  • Tristes topiques

    IMG_0688.jpgLes tristes résultats de ce week end, sont de la même veine que ceux des municipales de l'an dernier, une véritable hécatombe ! Le nombre de duels FN / UMP auxquels nous avons assisté, notamment en Seine et Marne, laisse à tout républicain plus qu'un goût amer dans la bouche et chacun  gardera  de ce dimanche un souvenir douloureux.
    L'enjeu local était en théorie l'objectif central du scrutin, il a  laissé place à un test de popularité national, occasionnant beaucoup de dégâts humains, un gâchis territorial sans nom, et un résultat final en trompe l’œil tant il maximalise les résultats de l'UMP (du fait de la division de la gauche) et ne traduit pas concrètement l'incontestable montée du FN. Cette poussée  n'est ni une fatalité, ni inexorable, encore faut il se donner réellement les moyens concrets de la combattre.

    Ces élections doivent interpeller tous les partis républicains, sans exception aucune, y compris et surtout ceux qui se sont auto englués dans un NiNi irresponsable et coupable. Un résultat qui confirme mon opinion sur le fait  que si un élu ou un politique veut réellement changer la vie des autres, il doit d'abord la partager pour la comprendre tout court ! C'est aussi une leçon de ce scrutin.
    Trop de politiques, qu'ils soient de la gauche du PS, de son centre, ou de sa "dite droite"  pour se limiter à ce seul parti, sont totalement hors sol, ancrés et arc boutés a des priorités qui souvent se trouvent à des années lumière de celles de leurs concitoyens ...  Aussi ne faut il pas s'étonner si, un jour, ces derniers décrochent et se détournent d'un discours qui non seulement ne leur parle pas, ne les respecte pas, tant dans sa formulation que dans ses objectifs ou priorités !

    Alors que faire, aujourd'hui et demain ?

    Pour le PS et ses militants l'équation est on ne peut plus simple : Réagir et rebondir ou mourir ... Trouver la capacité de se rassembler, malgré les soubresauts de ces derniers mois, ou dépenser ce qui nous reste d'énergie à se diviser, s'éparpiller au quatre vents de la discorde et de la polémique, pour in fine, ne plus rien peser dans le débat politique national et n'avoir le sentiment d'exister que par la force des ressentiments ou des ambitions déçues !
    De ma petite fenêtre de petit élu local, une vraie colère, jusque là contenue, monte. Elle m'apparait encore plus légitime après ce triste week end, j'ai le sentiment d'un gâchis incommensurable. Une colère froide, libératoire mais à priori inutile, tant espérer qu'un jour l'effet "bottom up" de la réalité du terrain atteigne des états majors parisiens isolés dans leurs tours d'ivoire (souvent d'ailleurs pour jouer un remake de : "Petits Meurtres entre amis") semble vain.
    Pour être clair, mon propos ne concerne pas spécifiquement ce gouvernement ou un courant particulier du PS, car je pense sincèrement, que là n'est pas le nœud du problème, l'origine du divorce et de la fracture avec le citoyen est non seulement bien plus profonde mais elle s'élargit encore après ce scrutin.
    Aussi j'ai de plus en plus de mal à me retrouver dans ces lignes de partage, souvent factices, que sont les courants du PS, quand le leader remplace l’idée, la réponse formatée (pour ne pas dire l'élément de langage) l'interrogation, la certitude la nécessaire remise en cause et le commentaire au final l'analyse ou la perspective, tous les doutes sont permis.
    Un divorce dont le PS n'a pas l'exclusivité, vu les "scores" réalisés par les autres formations de gauche, qui n'avaient lors de cette campagne, à priori, qu'une seule obsession, éparpiller les voix des électeurs avec les conséquences que l'on connait, pour  "casser du PS"! Reléguant du même coup, l'objectif pourtant central du scrutin : gérer des départements afin de proposer à nos concitoyens une politique plus sociale, solidaire et durable.
    Constatons que ces forces politiques, dites "alternatives", n'ont guère déplacé les foules, bien au contraire ! Vu le résultat des urnes, un constat s'impose, arithmétique. Les Français sont loin de réclamer à corps et à cri une politique plus à gauche; leçon que devrait méditer certains de mes camarades ...

    Voilà pour le constat.

     

    Nous devons collectivement, et au plus vite, nous retrouver et surtout nous ressourcer pour "réallumer les étoiles" comme l'écrivait si joliment Apollinaire. Encore faut il pour apercevoir la voie lactée, éteindre les sunlights médiatiques et parasites qui nous aveuglent et éblouissent tant de petits égos exacerbés les empêchant de ne percevoir autre chose que leur seul reflet, dans des miroirs cathodiques pathétiques tant ils sont egotiques.
    Tels des narcisses du XXIeme siècle, captivés de leur seul reflet, ils recherchent la minute d'éternité médiatique, ou au choix le quart d'heure de célébrité plus que relative, que leur offrent sans retenue et si facilement les chaines de la TNT ...

    Il serait bon que chacun retrouve le minimum d'humilité et d'humanité nécessaire, renoue avec la proximité concrète et j'ose le dire l'esprit de camaraderie, tout en s’imprègnant de la réalité locale vécue au quotidien par leurs concitoyens, en ayant une oreille attentive pour les alertes lancées par les sentinelles de proximité que sont les élus locaux PS en place (dont la valeur provient aussi désormais de leur rareté croissante), avant de vouloir donner des leçons à la planète entière ou de lancer des mesures déconnectées du sol qui entraînent le chaos.

    Ne nous trompons pas de combat, engageons nous au service de nos concitoyens pour concrètement changer leur vie chaque jour : pas après pas, si nécessaire même si cela fait réformiste ou "petit bras" de la révolution.
    Cette démarche, je l'assume, pire même je la revendique, tant j'ai le sentiment, comme Maire, de transformer au final plus la vie de mes concitoyens que bien des orateurs médiatiques, adversaires auto proclamés de la finance et du grand capital, excommuniant à tour de bras, grands donneurs de bons points en "socialisme théorique et réthorique" devant l'éternel, ! Il est vrai qu'avec eux la droite peut dormir tranquille sur ces deux oreilles !

    Encore devons nous admettre, que le monde se transforme de plus en plus vite, que ne pas avancer signifie reculer et prendre le risque, in fine, de ne plus peser sur notre destinée, celle du pays, de l'Europe ou de la planete.
    Encore devons nous rappeler que nous ne sommes rien sans les autres, et plus que tout, être persuadé que la priorité absolue à accorder à l'urgence environnementale n'est non seulement pas négociable, mais doit devenir la matrice d'un projet politique ambitieux pour le XXI eme siècle comme le moteur d'un nouveau type de croissance durable et surtout équitable qu'il nous faut construire au plus vite ...

    Si je peux comprendre aisément la réaction d'amis désabusés et écœurés par les résultats (trop qui n'avaient pas démérité, loin s'en faut, l'ont payé cash !) qui lâchent l'affaire, à titre personnel, je ne m'y résous pas, préférant agir plutôt que de voir mourir ou se déliter les valeurs auxquelles je crois et de plus en plus. Ce second tour FN / UMP me restera longtemps au travers de la gorge et je ne veux surtout pas avoir à choisir en 2017 entre un Sarkozy et une Le Pen !
    Je privilégierais, comme toujours, le mode d'action local, mais ne m'interdirais pas désormais d'intervenir en mode plus global, faisant entendre une voix  aussi légitime finalement que celles qui inondent et encombrent sans retenue l'univers médiatique, ma petite valeur ajoutée en somme.

     

     

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  • Avant toute chose : Faire obstacle au FN

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    Dimanche je voterais en mon âme et conscience et sans réserve contre le Front National.

    J'aime trop la république, les valeurs que mes grands parents et parents m'ont inculqué pour me tromper de combat ...

    A ceux qui à droite, pronent le "Ni Ni", je répondrais simplement que l'histoire ne leur a rien appris, que les valeurs de la république ne se négocient pas, qu'ils ne s'honorent pas en prenant ainsi une position à des années lumière de l'idéal gaulliste, entrenant un flou qui ne peut les mener in fine qu'à leur perte.

    Aux électeurs de gauche, qui interloqués et révoltés par le non positionnement honteux de l'UMP, se refusent à choisir entre "peste et choléra", je leur conseille de lire la tribune de Boris Cyrulnik, le père du concept de résilience nous y parle surtout de résistance, son histoire personnelle donne quelque peu de poids à ses propos ...

    Je comprends le désarroi de trop d'électeurs désabusées qui avec le sentiment d'être des oubliés de la république se tournent en désespoir de cause vers les promesses sans lendemain du parti frontiste. Je me refuse à les juger en m'arrêtant aux conséquences, je préfére m'attaquer directement aux causes du mal qui ne sont pas uniquement irrationnelles, mais malheureusement aussi très concrètes.
    Je veux simplement leur rappeler qu'un scrutin local n'est pas un sondage d'impopularité nationale. Dimanche prochain, les électeurs désigneront des élus chargés de gérer, dés le lendemain de l'élection, des départements, dont le mandat est destiné à améliorer le quotidien des habitants, ce que trop souvent aveuglés par une colère que je peux comprendre, certains ont tendance à oublier et en désespoir de cause se tournent vers une photo d'inconnus dont ils ne connaissent rien et un simple logo... perspectives pour le moins réductrices ...

    Le vote de la semaine dernière illustre la fracture croissante entre Politique et citoyen, fracture béante et angoissante, dont les états majors parisiens doivent saisir à la fois la gravité, l'urgence et le risque démocratique.
    La politique plus que jamais doit, non seulement se rapprocher de la vie réelle, mais en être l'incarnation, et ne plus rester la chasse gardée d'un sérail d'élèves de grandes écoles et de collaborateurs de cabinet isolés dans leur bulle médiatique et égotique,  laissant à une technostructure hors sol la maitrise des dossiers.

    Aussi, je n'ose imaginer la situation dans toutes ces villes et villages, notamment les plus pauvres, lorsque les baisses de dotations successives auront ébranlé durement ou détruit les digues de solidarité que les élus locaux s'efforcent de maintenir encore, envers et contre tous, malgré les aléas ou coups du sort que nous réservent certaines décisions en provenance de Paris !!!

    Pour finir sur une note plus poétique, quelques vers de la magnifique poésie de Louis Aragon : "La rose et le réséda", repris hier par Christiane Taubira :

    "Quand les blés sont sous la grêle
    Fou qui fait le délicat
    Fou qui songe à ses querelles
    Au coeur du commun combat
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas"



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  • 19 mars 2015 : "à Claude Gauthier, avec respect ..."

    dix-neuf.jpgVouloir "effacer" l'histoire est une obsession partagée par tous les obscurantismes et tous les totalitaires, qu'ils soient de l'Etat Islamique ou de métropole, ignorant que le temps est un tamis implacable et que l'homme n'est que sable qui passe.

    Robert Ménard, compagnon de route du Front national, Maire de Béziers, en a fait son combat, dévoilant par la même son vrai visage, comme le peu de considération qu'il a de la république.
    Sa décision de débaptiser la rue du "19-Mars-1962" et de lui attribuer le nom d'un participant au putsch des généraux et de l'OAS, illustre son manque de respect pour la mémoire de ceux dont les noms gravés en lettres d'or ornent nos monuments aux morts et illustre son incommensurable vacuité...  Un élu ne fait que passer et doit quelque soit son ego, prendre en compte cette temporalité, pour le moins éphémère.

    Il ne m'appartient pas de juger du bien fondé de donner le nom d'une rue au "Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc", militaire courageux, ancien résistant, qui après avoir participé au putsch des généraux, a assumé ses actes avec dignité, mais je veux faire part de mon indignation devant une mauvaise action destinée à entretenir une polémique partisane indigne et inutile à des fins uniquement médiatiques.

     La commémoration du 19 mars, ne célèbre ni une "repentance", ni la défaite de quiconque, elle honore simplement la mémoire de nos compatriotes tombés pour la France, de l'autre coté de la Méditerranée, comme celle de "Claude Gauthier", habitant de Trilport, dont j'ignore s'il était de gauche ou de droite, partisan ou non de l'Algérie Française, mais dont je sais qu'il est mort loin des siens, au nom de son pays, le notre, dans cette terre de soleil et d'azur ou tant de rêves et de vies se sont fracassés.

     Nous devons plus que tout, combattre de vieux démons enfouis au plus profond, assumer l'histoire de notre pays avec lucidité, assumer ses  ombres comme ses lumières. En rappelant que les évènements d'Algérie ont été un horrible conflit qui a marqué à vie des générations de français : une guerre de feu, de sang et d'horreur, guerre que nos politiques ont trop longtemps refusé d'admettre officiellement et dont l'Algérie ne s'est jamais réellement, elle, remise (cf le texte de Kamel Daoud).
    Vouloir instrumentaliser cette douleur collective toujours présente, tragédie humaine ayant si longtemps divisé  le pays par le passé, pour en faire une misérable manœuvre politicienne est du niveau de son auteur : minable ... Ce n'est pas non plus le meilleur hommage que l'on peut rendre à Hélie Denoix de Saint-Marc.

     Pour les élus, il s'agit simplement de commémorer pour mieux se souvenir afin d'entretenir ce devoir de mémoire au combien utile, qui nous permet de vivre le présent éclairés des leçons du passé afin de construire un avenir plus serein, dans le respect de la démocratie, deux mots que les obscurantistes ignorent et combattent

     

    A suivre un très beau texte de Kamel Daoud, écrivain algérien : "Ni m'exiler, ni me prosterner"

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  • Etre utile à vivre et à rêver

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    Les élections locales qui donneront leurs verdicts dans quelques jours, risquent d'apporter de fausses réponses nationales, beaucoup d'observateurs craignant un vote défouloir, à de vrais problèmes locaux.
    Il est bon de rappeler que les élus des 22 et 29 mars devront avant tout gérer des départements, ce que trop d'électeurs que je rencontre ont tendance à oublier.
    Depuis le scrutin municipal de l'an dernier, tout semble se brouiller aux yeux de nos concitoyens, ils risquent d'apprendre à leur dépens qu'un vote local n'est pas un sondage d'impopularité mais bien la désignation d'élus qui devront assumer un mandat destiné à améliorer leur quotidien, il y a toujours des lendemains aux soirées électorales.

    Ce problème de représentation politique illustre la fracture croissante entre le Politique et le local dont chacun, surtout nos responsables, doit saisir à la fois la gravité et le risque démocratique. La politique plus que jamais doit, non seulement se rapprocher de la vie réelle, mais en être l'incarnation, et ne plus rester la chasse gardée d'un sérail d'élèves de grandes écoles et de collaborateurs de cabinet laissant à une technostructure hors sol la maitrise des dossiers.

    L'occasion de saluer la disparition d'un élu local, qui toute sa vie n'a jamais oublié le monde du réel et dont le travail au quotidien a permis de réconcilier nombre de nos concitoyens à l'action politique, surtout lorsqu'elle est authentique, légitime, et plus que tout utile,  je veux bien évidemment parler de Claude Dilain.
    Elu exemplaire s'il en est, humain et humaniste, homme simple mais déterminé, il nous manque cruellement tant il a fait honneur à son mandat local en agissant au quotidien et en portant la voix des oubliés de la république.
    Il a démontré que l'humilité, le doute, l'engagement sincère, et plus que tout l'écoute, permettent concrètement de changer la vie au quotidien, y compris et surtout celle des plus humbles, des exclus de la "France invisible" et sont autant de  clés pour ouvrir des perspectives de monde meilleur à partager.
    Il a agit à l'endroit même, ou certains n'avaient fait qu'attiser et semer par des déclarations irresponsables, haine, division, colère et désespérance. Montrant avec sérénité la force du faire et de la vague inlassable et à contrario la faiblesse du dire et de l'écume médiatique ou sémantique éphémère.

    Claude Dilain a représenté plus que quiconque la noblesse de l'action politique lorsqu'elle est au service de tous et non un outil de promotion à usage personnel. Sa meilleure école a été celle de la vie vécue, de celle qui jour après jour nous façonne et nous amène à nous construire concrètement, avant de vouloir prétendre construire pour les autres.
    Trop de nos politiques aujourd'hui sont à des années lumière de cette démarche authentique, prisonniers d'une bulle médiatique ou d'un microcosme clos, véritable chambre d'écho et de réverbération pour les égos de quelques uns et d'exaspération pour les citoyens. Arrivés aux responsabilités, ils se coupent de ces sentinelles de proximité que sont les élus locaux, qui placés en première ligne sont pourtant autant de lanceurs d'alerte vigilants.
    Les digues de solidarité entretenues au quotidien à grand peine par ces "petits élus", malgré tous les aléas et obstacles placés sur leurs routes, permettent de maintenir encore le minimum de lien et de cohésion sociale qui fait république, là où c’est le plus difficile mais certainement le plus utile, là ou les communes sont trop souvent le dernier acteur public présent et actif ("s'il n'en reste qu'un !"), des digues de solidarités qui risquent de lâcher et de laisser en plan des citoyens de plus en plus paumés qui se sentant abandonnés votent alors pour le parti du désespoir.
    La montée du FN n'est pas irrémédiable, ce n'est ni une fatalité, ni un argument de congrès ou une posture de tribune. Il doit exister certainement plusieurs réponses pour l'endiguer ou la combattre, sur lesquelles beaucoup de nos responsables planchent "activement" en y consacrant moult argumentaires théoriques, moi je n'en connais qu'une, simple, urgente, qui devrait interpeller toute la classe politique nationale : "Retour vers le réel" ...

    Ce réel qui habitait Claude Dilain et était au centre de son engagement politique, ce réel qui l'a amené a interpellé durement la classe politique dans une tribune politique célèbre en 2010.

    Je lui dédie ce texte d'Etienne Roda Gil, qui symbolise magnifiquement son action au service des autres, car il a été avant tout UTILE à VIVRE  ET surtout et plus que tout à REVER ...

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  • L'innovation,quête du Graal ou posture?

    decentralisation.jpgMarylise Lebranchu, Ministre de la Décentralisation a confié à Akim Oural, Maire-adjoint de Martine Aubry à Lille, un rapport sur les conditions du développement de l’innovation territoriale avec l’objectif de “sortir de la conceptualisation et concrétiser l’innovation territoriale”, rien de moins …
    Participant à cette étude coordonnée par le Secrétariat Général à la Modernisation de l’Action Publique (SGMAP) au titre de l’Association des Petites Villes de France,  dont je suis un des référents (au titre du numérique), il me semblait utile d'esquisser quelques pistes de réflexion concernant une thématique qui inspire l'action quotidienne de beaucoup d'élus locaux.

    Il est heureux pour nos concitoyens que les collectivités n’aient pas attendu cette initiative, utile au demeurant, pour innover. Si les communes ne sont pas des acteurs exclusifs des dynamiques territoriales, elles en constituent cependant des acteurs majeurs et reconnus; y compris lorsqu'elles doivent s’adapter à un contexte inédit, en "mode complexe", où se cumulent la perte drastique de ressources financières  pourtant indispensables à leur action quotidienne (moins 1/3 des dotations de l'Etat en 4 ans, excusez du peu)  pénalisant principalement celles qui disposent du moins de ressources, impactant economie et emploi local, l'augmentation des difficultés sociales des habitants, l'abandon des services de l’Etat, la mise en place des rythmes scolaires (prés de 200 euros par enfant) et l'aggravation croissante des fractures territoriales.

    Si l’action territoriale se déroulait jusqu’à ces dernières années dans un contexte régulé, hiérarchisé, structuré, aux repères pérennes et identifiés, cette époque est désormais révolue et a laissé place à un environnement composé d'écosystèmes locaux soumis à des tensions multiples, aux dynamiques parfois divergentes et des contraintes nouvelles à surmonter entrainant de nécessaires régulations permettant d'arriver à de nouveaux équilibres plus ou moins durables ...

    Nos territoires sont confrontés à l’accélération et à la multiplication des mutations en cours, ceci dans un contexte de crise budgétaire qui laisse les plus démunis, exsangues. Il faut malgré tout apporter des réponses concrètes, en temps réel, aux habitants comme à l’Etat.
    Problématique que l'on pourrait résumer on ne peut plus simplement : comment gagner en agilité, réactivité, solidarité et durabilité avec des ressources moindres et des contraintes supplémentaires ?

    Si une des réponses est l’innovation territoriale, chacun sait qu’elle ne pourra tout résoudre, loin s’en faut ! Comment la planifier ou la prévoir, alors que par nature elle est imprévisible rt que c’est le plus souvent en dehors des sentiers battus (« outside the box ») qu’elle apparaît ?
    Il n'est pas possible de la décréter du sommet vers la base (On / Off), tant elle émerge du terrain (logique ascendante, « bottom up ») apportant des réponses concrètes et adaptées à une problématique qui concerne d'abord un bassin de vie.

     

    Voici quelques propositions destinées à la favoriser …

     

     

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  • SNCF : La "P", ligne de fracture

    gare de Trilport.jpgJe me suis rendu à l'invitation de  Guillaume Pepy, Président de la SNCF,  à un repas qui se tenait au siège social de l'entreprise à Saint Denis, avec les élus Seine et marnais des villes abritant des gares de la ligne P conviés dans ce cadre, à un dialogue informel et direct. Il était pour l'occasion entouré de son état major et de Mme Bardy Directrice d'exploitation du STIF. 

    La ligne P est représentative des contrastes portaient par l'Ile de France. Partant de Paris Est, elle dessert 36 gares localisées dans 3 départements, transporte 85 000 voyageurs / jour sur 252 km de ligne et s'étire à plus de 90 km de Paris, allant jusqu'à Provins, Chateau Thierry ou La Ferté Milon; autant dire qu'elle traverse de bout en bout notre Région pour se rendre jusqu'à ses franges les plus lointaines, aux confluences des régions voisines.

    Je ne peux imaginer ce qu'en tirerait le chercheur  Emmanuel Vigneron célèbre pour ses travaux sur les variations de l'espérance de vie le long du RER B ("la ville, la vie, la mort dans Paris et ses banlieues au long du RER B"), une enquête sur cette ligne apporterait certainement des résultats également surprenants, sur les espaces de solidarité, les bassins de vie, les réalités quotidienne du transport en mode urbain, péri urbain ou rural.

    Réalité qui n'a manifestement ni les mêmes contours, ni la même saveur, entre ceux disposant d'un train tous les quart d'heure pour un voyage de 15 minutes pour se rendre au coeur de Paris et les autres. Pour faire simple, sans être caricatural pour autant, plus le voyage est long, plus les conditions de transport sont galères et plus le ticket coute. Grand merci à la région d'avoir enfin décidé un Pass Naviro à prix unique sur l'Ile de France dés septembre prochain. Au moins cette inégalité disparaitra !

    Les difficultés évoquées lors de ce repas sont à l'unisson de ces différences géographiques, plus que des nuances d'appréciation.

    Pour vous en convaincre, poursuivez la lecture de cette note, plongée dans l'Ile de France profonde ...

     

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  • Laïcité, j'écris ton nom

    Charlie-Hebdo-La-laicite-cest-par-où.jpgLes tragiques évènements du mois de janvier ont révélé la gravité des fractures qui fissurent notre société ; si le pays est en guerre, il l’est surtout avec lui même, se proclamant égalitaire malgré les ségrégations multiples qu'il génère depuis des décennies.
    Deux France s’éloignent ostensiblement l’une de l’autre, fracture territoriale et sociale qui se double d’une crise identitaire douloureuse, car existentielle, auprès de ceux qui se sentent rejetés et exclus de la communauté nationale.
    Les images de la fierté et de la joie collective de la France métissée de 98 fêtant la victoire de l’équipe « Black blanc, Beur » qui ont marqué nos jeunesses, sont remplacées depuis dans l’inconscient collectif par celles des émeutes de la France « karchérisée » de 2005. Aujourd’hui les jeunes issus de l'immigration ont toujours autant de difficulté à trouver une place dans la société et à intégrer les valeurs d’une République qui n’est égalitaire qu’en apparence et discriminatoire au quotidien.
    Le non respect de la minute de silence qui a tant fait débattre, condamnable, n’est que la conséquence de cette réalité sociale trop longtemps ignorée.

    La laïcité, hier encore considérée comme ringarde par beaucoup, a pris une toute autre dimension depuis le 7 janvier ; encore faut il ne pas la réduire à un concept fourre tout, vide de contenu, et entretenir une ambigüité qui ne satisfait plus personne : pour certains elle constitue une forteresse nous « protégeant » de l’Islam, pour d’autres transmettre les valeurs républicaines est totalement inutile ! D’autant que la laïcité qui constitue une quasi «anomalie» en Europe, ce mot n’existant ni en anglais, ni en allemand, suscite à l’étranger beaucoup d’incompréhension.

    Comment exiger des enseignants qu’ils soient des "passeurs de valeurs" pour remplir une mission que la société a désertée depuis des lustres, pour laquelle ils n’ont pas été formés et dont les contours changent à chaque nouveau Ministre de l’Education ? Ils sont  pour le moins démunis. Dans une salle des profs, si l’on demande à chacun de définir ce que représente concrètement la laïcité, les copies risquent fort d’être toutes différentes !

    La laïcité n’est pas un talisman immuable, elle s’adapte au fil du temps et de l’évolution de la société dépassant le cadre des manifestations d’appartenance religieuse, trop réducteur, pour poser la question essentielle de la transmission des valeurs communes à partager, problématique qui concerne l’ensemble d’une société en panne d’intégration.

    L’école doit retrouver son rôle de creuset de citoyenneté républicaine autour de la laïcité, véritable  «fabrique à faire du commun», en intégrant que la France de 2015 n’est plus celle de 1905 !

    Car là est bien la difficulté ...

     

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  • Il y a un autre monde, mais il est dans celui ci

    pollution.jpgL'heure au PS est à la préparation du Congrés ... Grande effervescence devant l'éternel s'il en est ... pour certains c'est le moment de se la jouer "tactique", histoire d'influer  "les rapports de force", comme ils l'ont appris dans une vie antérieure, chassez le naturel, il revient au galop ! 
    Nous sommes nombreux à penser qu'un Congrés est  le moment privilégié d'exprimer des idées de fond et de traiter de l'essentiel, et non destiné à se limiter à  l'écume médiatique, à l'accessoire ou à la promotion des plans de carrières de quelques uns.
    Il est grand temps d'ouvrir, non des parenthèses mais bien, les fenêtres pour se confronter à un monde qui mute, à une société qui se délite, une planète qui se fait la malle et se dérègle chaque jour un peu plus, et de proposer de nouvelles perspectives, car là est l'essentiel ... 

    Les repères que nous proposons ne peuvent plus être ceux d'hier, ils sont pour beaucoup, même si on peut le regretter, obsolètes, l'ardente obligations qui nous incombe devant une société en plein bouleversement et de construire les nécessaires balises d'un présent qui conditionne notre avenir proche et la survie même de l'espèce humaine. Nous savons désormais que comme l'a si bien écrit Paul Eluard, s'il y a un autre monde à construire, ses racines sont dans celui ci.

    Le Parti Socialiste doit faire sa mue idéologique autour de la question écologique, tant elle est centrale. Il n’est plus question de sous traiter la problématique environnementale ou de « verdir » un discours de portée « généraliste » bâti sur les idées du XIX eme siècle et la redistribution des richesses d'une croissance productiviste.
    Nous pensons que l’urgence environnementale est la matrice qui s’impose désormais à tout projet politique dont la réelle ambition est de transformer la société aujourd’hui et encore plus demain : que ce soir sur les enjeux (ils sont vitaux pour l’espèce humaine), le périmètre (la planète tout simplement) mais aussi les contraintes à venir (cumulatives et irréversibles) qui toucheront d'abord les plus fragiles ...

    Pour nous, l’urgence environnementale doit être la matrice du socialisme du XXI eme siècle que nous devons collectivement construire en prenant le pouls d'un monde qui avance et se transforme un peu plus chaque jour, c'estle sens de notre motion :

    Agir pour construire une planète plus durable et plus solidaire.

     

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  • L'après Charlie

    charlie-1.jpgLes évènements dramatiques de ces dernières semaines ont frappé de plein fouet notre pays ; des femmes et des hommes ont été assassinés parce qu’ils symbolisaient la liberté d’expression, la défendaient, ou du fait de leur appartenance religieuse, ce qui est intolérable.

    Les français ont su réagir, retrouvant leurs réflexes républicains et le sens des valeurs communes à défendre, quelque soit leurs opinions politiques ou leurs confessions.
    La communauté nationale a fait bloc, elle sort plus forte et unie d’un tel drame, une unité  à mettre au crédit du chef de l’état et du gouvernement qui ont eu les gestes qu’ils fallaient et les mots justes,  ni surenchère, ni effet de manche superflu. Nos concitoyens se sont levés massivement pour dire non à la haine, aux anathèmes, à l’obscurantisme et oui aux libertés.

    Notre responsabilité désormais est d’agir collectivement pour que cette véritable ferveur citoyenne ne retombe comme un soufflet, à l’image de celle de la France réunie fêtant la victoire de l’équipe « Black blanc, Beur » de 1998.

    Chacun cependant mesure que plus rien ne sera désormais comme avant, aussi nous devons absolument apporter des réponses concrètes aux questions de fond que soulèvent cette tragédie : ici et ailleurs …
    La menace extérieure est bien réelle; notre pays est présent au Moyen Orient et en Afrique pour combattre aux racines l’Etat Islamique afin d’éviter une véritable pandémie. Cet objectif impose une nouvelle grille de lecture géo politique (vis à vis de l’Iran, de la Turquie ou de la Russie) tant l’implosion de pays comme la Lybie, l’Irak ou Syrie bouleverse toute la Région, et constitue une véritable poudrière... L’engagement militaire des français participe à la protection de toutes les démocraties notamment européennes,  il serait bon que Bruxelles en tienne compte dans son calcul de notre déficit budgétaire.

    Plus que jamais la vigilance s’impose. L’Etat Islamique reprend à son compte les codes du « Choc des civilisations » (Huntington) et s’en sert pour frapper les opinions publiques occidentales : mises en scène macabre des «exécutions», attentats, crimes et exactions contre tout ce qui près ou de loin symbolise la culture.
    Pour eux abattre les artistes, les intellectuels, c’est aussi abattre la pensée, la création, le libre arbitre, c'est éteindre les lumières de l'esprit par la terreur et l'intimidation pour la remplacer par l'obscurantisme totalitaire.

    Dans quel but ?

     

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  • Douce France

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    « Que règne la liberté. Car jamais le soleil ne s’est couché sur réalisation humaine plus glorieuse. »

     

    Nelson Mandela

     

  • En 2015, défendre notre liberté

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    Nous avons, comme partout en France, rendu hommage aux victimes de Charlie Hebdo et de la Porte de Vincennes.

    Les évènements dramatiques de ces derniers jours dans lesquels 17 de nos compatriotes ont été victimes d’actes terroristes, véritables scènes de guerre, ont provoqué un choc considérable, mélange d’incompréhension, de sidération, de colère, de révolte …

    Soyons vigilant cependant à ne pas faire d’amalgame, pour ne pas tomber dans le piège qui est tendu … Le terrorisme n’est pas la religion, n’est surtout pas l’Islam, c’est une perversion de l’esprit, une folie sans nom, le triomphe de l’obscurantisme. Ces mêmes barbares massacrent chaque jour de l’autre coté de la Méditerranée des milliers de Musulmans, qui sont aussi leurs victimes. Le policier froidement assassiné par un des frère Kouachi était musulman.

    L’objectif poursuivi est simple anéantir la démocratie,  museler la création, la liberté d’expression, le droit au sourire et à la dérision. Ces fanatiques veulent interdire par la terreur et la mort, tout ce qui élève, tout ce qui permet de penser différemment, librement. 

    Ces terroristes se sont attaqués à Charlie Hebdo. Journal irrévérent et insolent qui existe pour que le dessin, la caricature, l’humour, la satire, la dérision et l’opposition à toutes les dictatures et obscurantismes demeurent sacrés au pays de la laïcité et de la liberté.  

     

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  • J'écris ton nom, liberté

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    A Cabu, Wolinski, Charb,

    à toutes les victimes d'où qu'elles soient,

    tombées au champ d'honneur de la liberté d'expression,

    de la liberté, tout court

     

    (Liberté, Paul Eluard, 1945)

     

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  • Bonne année 2015

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    Voeux 2015 / Ville de Trilport / Concordance(s) - Albert

     

    Bonne année à tous
    Que 2015 soit une année de l'essentiel
    Plus que de l'accessoire

     

     

  • Passeur de culture

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    « Un coeur n'est juste que s'il bat au rythme des autres coeurs. »

    Paul Eluard

     

    Je veux témoigner de ma reconnaissance envers Jacques Chancel, tant je lui dois une part de ce que je suis devenu aujourd’hui. 

    Au travers de son émission du Grand échiquier, il nous a permis d’accéder à des univers que nous n’aurions sans lui jamais parcouru, car inaccessibles jusque là, chasse gardée d’une petite élite, généralement parisienne.

    Ce passeur de culture a su mieux que personne faire œuvre de vulgarisation en faisant, excuser du peu, rimer culture (avec un grand "C" et un "s" comme plurielle), l’émotion (la joie du direct) avec le "populaire", dans tout ce que ce si beau mot revêt de dignité et de noblesse.

    Jacques Chancel  est intimement lié à des moments précieux et fédérateurs de ma vie, gravés au plus profond de mon cœur et de mon âme, car partagée, en famille, autour de son émission …
    Tant et tant de talents l’ont traversé, tant et tant de mélanges et de cultures d'ailleurs … Ces moments nous ont tant et tant apporté ...

     

    A tous ceux qui doutent aujourd'hui de l'intérêt d’une télévision publique, Jacques Chancel comme Bernard Pivot et tant d’autres apportent la meilleure des réponse. 

    Encore faut il, que le service public soit animé d’une véritable ambition et qu'il cherche, tout en étant et restant profondément populaire, c'est sa noblesse, à élever, interpeller et enrichir, plutôt qu’habiter le temps de bruit médiatique insipide, insignifiant et racoleur, bref qu’il soit une valeur ajoutée culturelle et un supplément d'âme. 

    Ce soir je pense énormément à mon père et avec nostalgie à tous ces visages disparus qui ont peuplé le Grand échiquier et ont tant compté pour moi : de Brassens à Montant en passant par Ferré, De Moraes, Menuhin, Nougaro, Marceau et tant et tant d'autres ...

     

     

  • Réconcilier France des villes et France des champs

    618849901_huge.jpgDans le cadre des Etats Généraux du Parti Socialiste, j'ai élaboré une contribution relative à la fracture territoriale.
    Rappel de la règle, toute contribution doit être inférieure à 2700 signes, ceci explique peut être cela ...


    La fracture sociale et spatiale entre métropole et périphérie s’accentue et transforme en profondeur le pays.
    Ce mouvement de fond amplifié par la crise et les contraintes budgétaires provoque un véritable «bloodshift territorial", les territoires riches aspirant la ressource financière devenue rare aux dépens de la périphérie.
    Conséquence pour les habitants : repli sur soi, déclassement, sentiment d’abandon avec une traduction politique directe : la montée de l’abstention et surtout du vote extrémiste, tant la désespérance s’installe dans ces espaces de déliaison sociale. 

    Accepter la discrimination entre citoyens selon son lieu d’habitation est inacceptable pour tout républicain ! Il nous faut redonner cohésion, espoir, perspectives.
    Reconnaître le fait métropolain, ne signifie pas pour autant abandonner territoires ruraux et péri urbains. Notre planète avec 10 milliards d’habitants aura besoin de se nourrir, se loger, se chauffer et de forêts entretenues pour renouveler son atmosphère.

    Nous devons revitaliser ces territoires autour :

    Des mobilités réelles ou virtuelles. La capacité de se déplacer est un marqueur social et spatial. Pour un métropolitain tout est possible, pour d’autres un vrai parcours du combattant. Il faut développer dans ces territoires des réseaux de transport multi modaux performants basés sur les différents éco systèmes locaux et créer les infrastructures nécessaires aux usages numériques les plus innovants.

    De la transition énergétique afin de lutter contre la précarité qui caractérise l’habitat de la grande périphérie et développer jeunes pousses et filières courtes (bois, matériaux bio sourcés, BTP) créatrices d’emplois locaux et de richesses, 

    De l’équité territoriale. Il ne peut y avoir une France à plusieurs vitesses et des citoyens de seconde zone, relégués, "invisibles". Il faut une péréquation juste, lisible, réactive au cœur d’un pacte républicain renouvelé liant collectivités et Etat pour remettre confiance et sérénité au cœur des relations entre acteurs clés des politiques publiques.

    Du lien social de proximité. En permettant à toutes les collectivités d’être en capacité de répondre aux besoins premiers des familles de plus en plus nombreuses qu’elles accueillent. 

     

    Imaginer aujourd’hui l’organisation territoriale de demain en baronnies ou duchés n’a plus de sens.
    Les dynamiques territoriales tel un réseau neuronal doivent trouver force et énergie dans l’épanouissement de tous les territoires, la qualité et vitalité des liens qui les animent et les relient afin d’initier un développement durable, solidaire et partagé du pays.

    Il est grand temps de réconcilier France des villes et France des champs autour d’un contrat territorial adapté à notre temps.

     

     

  • Le Développement Durable, matrice du socialisme du XXI eme siècle

    Etats generaux.jpgDans le cadre des Etats généraux du PS, nous avons organisé a Trilport une réunion dédiée à la "Sociale Ecologie", le jour même du vote de la loi "sur la transition écologique et la croissance verte" dont un des acteurs et non des moindres Jean Louis Bianco était présent avec nous.

    Ces états généraux sont l'occasion d'ouvrir les fenêtres, encore faut il le vouloir et le faire … Nous sommes nombreux à penser que c'est une nécessité; non pour des postures pré congrès mais plutôt pour laisser entrer la lumière, renouveler l'air ambiant, entendre les bruits et le tumulte du dehors, celui de la vie de tous les jours, contempler les paysages extérieurs, leurs perspectives, histoire de se confronter au monde réel comme  au nouveau qui se construit chaque jour, ici et ailleurs,

    Ouvrir les fenêtres, c’est surtout à un moment donné, arrêter l’entre soi, afin d'échanger avec les autres, tous les autres, au sens large, et de débattre de vrais sujets, de sujets de fond, surtout avec une telle thématique ...

    Placer la question sociale au coeur de la réflexion écologique constitue selon moi non seulement une avancée majeure, mais un passage obligé, une démarche totalement adaptée à notre territoire, tant ces deux questions sont liées inévitablement.

    De par son patrimoine naturel, la qualité de ses espaces et ressources (agriculture, filière bois, croissance démographique, sous sol, ressource en eau, émergence de filière en matériaux bio sourcés comme le chanvre ...), la Seine et Marne est une terre d'opportunités pour l'écologie, encore potentielles et en devenir pour beaucoup ...

    De par les contraintes subies au quotidien par trop de familles ayant le sentiment d'être des "laisser pour compte", abandonner, déclasser, du fait des conséquences d'une discrimination territoriale et sociale avérée : précarité énergétique, problèmes de transport, menaces liées à l'exploitation des gaz, huile et pétrole de schiste, 'état de la ressource eau …

    Chacun constate que la problématique est aussi éminemment sociale ... 

    C'est le sens de la contribution, en moins de 2700 signes (c'est la règle imposée) que j'ai commis pour ces Etats Généraux.

    Elle est intitulée "L'urgence environnementale, le Développement Durable, matrice du socialisme du XXI eme siècle"

     

     

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  • Dotations : pour éviter le tsunami

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    Contester l’ampleur, le rythme et l’équité des baisses de dotations y compris dans les médias nationaux ou locaux ne signifie pas pour autant refuser de contribuer à réduire la dette publique, tant son niveau n’est plus soutenable.

    L’endettement du pays atteint désormais 2 000 milliards d’euros et représentera dans quelques semaines 100 % de la richesse nationale soit 30.000 euros par Français !
    Rappelons pour ceux qui auraient la mémoire courte que la dette a doublé entre 2002 et 2012, passant de 930 à 1860 milliards d'euros, dont 600 milliards pour le seul quinquennat de Nicolas Sarkozy ! Son remboursement constitue désormais la première dépense du pays.

    Les taux d’emprunt historiquement bas (2%) étant supérieurs à la croissance (1%), la dette publique augmente mécaniquement chaque jour, situation délicate qui amène le gouvernement à tout faire pour garder des taux compétitifs, d’autant que la croissance est toujours atone …
    Toute augmentation peut compromettre l'équilibre du budget, une hausse de +1% imposerait de trouver 30 milliards d'euros supplémentaires pour refinancer la dette !

    Il faut sortir de ce cercle vicieux, et au plus vite, les élus locaux en ont conscience, comme ils ont conscience de la nécessité de maitriser la dépense publique, beaucoup s’y emploient et n’ont pas attendu 2014 pour agir (cf ma dernière note) !
    Encore faut il que cela soit fait avec raison, mesure, circonspection, constance et surtout équité. J’ai la conviction que le scénario initial de baisse prévu par le gouvernement jusqu’en 2017, ne pourra être mené à terme sans conséquence douloureuse, tant il n'apparaît ni soutenable, ni raisonnable notamment pour les communes aux ressources les plus faibles.
    Il ne sera pas non plus sans conséquence sur l’investissement public et l’emploi local, et ce au plus mauvais moment, comme sur la cohésion sociale du pays, et ce dans des secteurs géographiques déjà très fragilisés où les habitants ont plus que besoin de services publics locaux de proximité.
    Ces baisses de dotations accentueront la discrimination entre citoyens selon leur lieu de résidence, une perspective inacceptable pour tout républicain !

    Le chemin de crête est étroit, mais des pistes de réponse concrètes selon moi existent :

    • Il est urgent de mettre en place des dispositifs de redistribution efficaces, pérennes et surtout équitables
    • Il me semble essentiel de favoriser au plus vite les investissements liés à la transition énergétique, tant ils sont porteurs d’économies structurelles sur le court, moyen et long terme …

    Enfin un moratoire suite au budget 2015 semble inévitable, tant je crains la casse territoriale, beaucoup de communes soient dans un état budgétaire très préoccupant dés 2015, notamment les communes aux recettes insuffisantes.

    Je vous propose d’aborder de manière concrète quelques pistes de réflexion personnelles

     

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  • Dotations aux communes : avis de Tsunami annoncé

    FR3.jpgC’est un véritable tsunami budgétaire qui va s’abattre sur nos territoires dans les prochains mois.
    Le plan d'économies de 50 milliards lancé par le gouvernement, justifié vu l’état de nos finances publiques et le poids de la dette, impactera directement les collectivités qui y contribueront à hauteur de 11 milliards d'euros d’ici 2017  ! 
    Mais l’ampleur de ces baisses, comme le rythme imposé par le gouvernement risque de mettre à mal les communes les plus fragilisées, une situation inacceptable !

    En 2014 la baisse des dotations s’est élevée à 1,5 milliard (sur 41,5 milliards), elle atteindra l’an prochain plus du double (3,7 milliards) provoquant des dommages collatéraux évidents aux collectivités que ce soit sur : 

    •  L’investissement, avec une baisse d’activités préjudiciable à l’emploi de proximité, vu le contexte économique local plus que dégradé,
    •  L’autofinancement, laminé à un niveau tel que leurs marges de manœuvre s’en trouveront plus que réduites, 
    • Les services dispensés aux habitants. Les communes les moins riches seront dans l’obligation d’en supprimer, c’est pourtant dans leurs territoires qu’ils sont le plus nécessaires !

    De nombreuses communes, jusque là sans problème, vont se retrouver inexorablement plongées dans le rouge, et bien malgré elles ! Certaines le sont déjà bien que cela ne se sache pas encore. Rappelons que contrairement à l'Etat ou aux collectivités allemandes (au passage) les budgets de nos collectivités sont eux équilibré et leur endettement maitrisé ne finance que les dépenses d’investissement.
    La mise sous tutelle par le Préfet, cas de figure exceptionnel, qui ne concernait jusque là que les villes mal gérées, risque de devenir bientôt quasi banale; ce sera alors au représentant de l’Etat de décider des dépenses à supprimer ou impôts à augmenter ! Selon l’Observatoire des Finances Locales, 600 communes sont aujourd’hui sur le fil du rasoir, risquant de basculer dans le rouge dés 2015, du fait d’un manque de ressources, l’effet domino guette …

    Quoiqu’en pensent les "sages" de la Cour des Comptes ou les experts de Bercy, la réalité des collectivités territoriales est multiple, du fait des écart de richesse entre les communes. A l’égalité théorique formelle, mieux vaut selon moi l’égalité réelle qui privilégie l’équité, avec de telles décisions, nous en sommes à des années lumière !
    La baisse de dotations concernera toutes les communes, mais impactera principalement celles aux recettes  insuffisantes, qui n’en sont plus, pour faire image, à tailler dans le gras de leurs dépenses (représentation, communication, cabinet …), ou au niveau du muscle (baisse des investissements) mais carrément « à l’os » !

    Si pour certains Maires l’interrogation est de choisir quelle dépense secondaire diminuer ou supprimer, pour d’autres le choix est plus existentiel : comment assurer la cantine, payer le personnel à la fin du mois, appliquer la réforme des rythmes scolaires, entretenir les écoles, trottoirs et routes, investir pour accueillir de nouvelles familles (écoles notamment)  ou mener la transition énergétique afin de pouvoir, enfin, réaliser des économies substancielles sur le court, moyen et long terme !

    C'est le refus de cette perspective qui est à l'origine de ma mobilisation, comme Maire, citoyen, membre de l’Association des Petites Villes de France. A ce titre j’ai répondu aux sollicitations de médias (France Télévision, Europe 1 …) venus m'interroger sur les conséquences concrètes de ces baisses. Prise de parole publique que j’assume vu les incidences pour la vie quotidienne de mes habitants de décisions dont je conteste à la fois l’ampleur, le rythme et plus que tout l’équité.

    Les digues de solidarité que nous entretenons au quotidien à grand peine, malgré tous les aléas et obstacles placés sur notre route afin de maintenir un minimum de cohésion sociale là où c’est le plus difficile et où les communes sont trop souvent le dernier acteur public présent et actif ( "S'il n'en reste qu'un !") risquent de lâcher d’un coup. Ce qui serait terrible pour des habitants se considérant déjà délaissés devenant du coup encore plus «invisibles» ! Les conséquences en seront dramatiques pour des territoires délaissés dans lesquels vivent de plus en plus de familles fragilisées. Contexte que les lecteurs de ce blog connaissent ayant fait l'objet à de maintes reprises de billets consacrés à la fracture territoriale ou à la « France périphérique » (rappel de ces notes à la fin).

     Pour planter le décor, rien ne vaut le réel. Aussi, avant d’explorer des perspectives d’ordre plus général et de faire des propositions concrètes (il y en a !), voici la situation d'une commune parmi d'autres, évoquée de manière synthétique mais dynamique, car un budget est avant tout une dynamique !

    Ville dont je connais assez bien les caractéristiques cependant puisque c’est celle dont je suis le Maire, Trilport. 

     

     

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  • Rentrée "littéraire"

     

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    Meursault, contre-enquête, de Kamel Daoud, Actes Sud ... Un vrai livre à découvrir !

     Après le coup de gueule, voici un coup de blues, en attendant le coup de coeur qui va bien finir par arriver ! 

     

    Quitte à lire un livre, autant en lire un vrai ...
    Un livre aux mots choisis pour leur sens, ou leur sonorité, non pour leur cruauté,
    un livre dont l'intrigue a été composée avec soin, délicatesse, retenue, minutie, passion et créativité, fruit d'un long travail d’artisan,  qui ne se limite pas à un simple règlement de compte réducteur, expéditif et sommaire, histoire de soulager "rapidos" un égo exacerbé bafoué, alors qu'il est avant tout démesuré.

     Quitte à lire un livre, autant en lire un qui soit un cadeau rare et précieux offert au lecteur, non un vol d’intimité proposé au voyeur,

    un livre qui fasse appel à ce que le lecteur a de plus beau en lui, non de plus vil, d'où l'on sorte après sa lecture, meilleur qu'avant, ou du moins différent ...

     Quitte à lire un livre, autant lire une œuvre écrite avec talent, authenticité, sens du partage, et non participer à une vengeance sordide visant uniquement à faire mal, meurtrir, abattre …

    Un livre est le reflet de son auteur(e)... Il y a ceux qui élèvent, ceux qui rabaissent, tout dépend de la hauteur de point de vue, de la qualité de la plume (ou de celle du "nègre" !), mais surtout et principalement de la nature profonde de l’âme …

     

    Spéciale dédicace à CD, VT, DB (à priori)
    "Je sais maintenant qu'il n'y a pas de bonheur dans la haine." Albert Camus, les justes
    « Les frelons ne sucent pas le sang des aigles mais pillent les ruches des abeilles. » William Shakespeare, Henri VI

  • De la boite à coucou à la boite de Pandore

    boite a coucous.jpgJe prie mes fidèles lecteurs d'excuser un coup de gueule très inhabituel sur ce blog, il fait suite au coup de blues et de massue de ces derniers jours, mais en guise d'excuse, j'avancerais qu'il est parfois thérapeutique de lâcher quelques décibels, histoire d'évacuer …

    Il serait bon que chacun reprenne ses esprits, que les ambitions individuelles, des uns et des autres, s'effacent devant l'intérêt supérieur du pays, que les responsables atteint « d’autisme », bunkerisés dans les certitudes de leur tour d'ivoire (petites ou grandes) se (re)connectent avec la France du quotidien et du concret, sinon les prochains lendemains risquent  d'être sanglants pour les couleurs et  "valeurs" que nous portons ! La responsabilité de cette catastrophe «industrielle» sera  alors collective et partagée.

    Petit élu local, je mesure le fossé qui s'élargit et nous sépare de plus en plus de nos concitoyens. Nous ne sommes plus loin de l'implosion (entre nous) et de la fracture (avec les français) ce qui est beaucoup plus préoccupant.
    Contrairement à ce que beaucoup de mes camarades déclament sous tous les modes, ce n'est pas le fossé entre partisans de "l'Offre" et ceux de "la Demande", ou de "la rigueur" (sérieux, austérité…) et de "la relance", qui exaspèrent nos concitoyens, mais tout simplement le manque de crédibilité qui émane de l'offre des partis politiques, dont le PS que ses portes voix soit frondeurs ou non pour être clair, et la capacité de ces partis à résoudre les problèmes du pays et des français : emploi, dette, croissance, et surtout solidarités qu'elles soient sociales ou territoriales...


    Intuitivement les français savent qu’il faut à la fois relancer l'emploi et l'économie et agir sur la dette, pressentent les conséquentes dramatiques qu'une simple augmentation des taux auraient sur le budget du pays. Chacun sait que la ligne de crête est étroite et que le vent souffle haut et fort, surtout à cette altitude, alors autant préserver l'esprit de cordée indispensable pour éviter tout dévissage !
    Si le chaos ambiant qui règne depuis des mois se poursuit, il y a fort à parier que le PS devienne la tête de gondole des partis à jeter et rejeter pour quelques années ! Un paradoxe alors que c'est à lui de réparer les dégâts des gouvernements précédents, ce que les français auront oublié. Nous avons portant déjà donné il y a quelques mois lors des municipales et des européennes ...

    Nous ne sommes pas élus pour nos chamailler sur des postures pré congrés, régler des comptes qui n'en sont pas, mais pour résoudre collectivement les problèmes des français et changer leur vie au quotidien, pour l'améliorer, cela va de soi !

    Quelle solution  restera t'il alors au pays, si un tel "bordel ambiant" se poursuit ?

     

     

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  • Les territoires 3.0 : Mobilis in mobile

    carte SNCF.jpgNous sommes les héritiers d’une société en voie de disparition dont les repères sont pourtant toujours gravés dans nos gènes, tant ils étaient immuables jusque là. Mondialisation, crises successives,  multiplication des échanges avec les pays émergents, omniprésence d’internet, autant de révolutions qui ont tout bouleversé.
    La terre est redevenue « plate », pour reprendre le titre d’un célèbre livre (Friedman) d'il y a quelques années, un nouveau monde émerge et bouscule ce faisant les schémas traditionnels d'une société pyramidale, verticale, quelque peu immobile …

    Devant une telle mutation, quelle place, dans ce qui n’est jusque là qu’un débat technique sur l’organisationnel, doit on réserver à l’homme, afin de lutter contre les menaces que sont la ghettoïsation, le repli identitaire, le communautarisme, le délitement de la vie démocratique, l’absence de débat de fond,  la montée du consumérisme et de l’individualisme ? 
    Car il y a problème ! Nous appartenions jusque là à des « communautés » uniques, bien cloisonnées, délimitées par des repères identifiés, mais aujourd'hui nos appartenances sont multiples, de quoi avoir le tournis ou le vertige tant la société est fracturée, éclatée et de plus en plus déshumanisée.

    La question identitaire se pose, elle est centrale. Encore faut il rappeler que l’identité se construit autour d'une dynamique, véritable trajectoire entre un point de départ et une destination : le cap à atteindre. Ne la réduire qu’à nos seules racines mène à une impasse, vide de sens, et source de conflits sans fin, car l'identité se construit au fil du temps et des évènements.
    C’est toute la problématique actuelle : sans cap à atteindre comment bâtir un "vivre ensemble" commun que l’on soit en capacité de partager ? S’il est bon de savoir d’où l’on vient, il est essentiel de savoir où l’on va …

    En 2012, une équipe de géographes a étudié pour la Datar «les systèmes urbains français», explorant les différentes configurations susceptibles de faire évoluer  politiques d’aménagement et gouvernances. Hypothèse retenue : pour appréhender fonctionnement et dynamique territoriale intégrer l'étude des «liens» comptent autant que les périmètres des pôles. Suite à leurs travaux une nouvelle représentation des territoires est apparue, permettant de « visualiser » les dynamiques animant nos territoires, l’incidence des différents espaces temps qui cadencent nos vies, ou simplement le degré d'urbanisation du pays.
    Au delà de ses paysages ruraux la France est devenu un archipel d’aires urbaines, tant les usages et besoins des habitants, exprimés ou ressentis, sont exclusivement urbains.
    Mais comment représenter des bassins de vie évolutifs par essence, qui s’affranchissent allègrement des «frontières» administratives traditionnelles ? La réponse traditionnelle jusque là est celle de conteneurs successifs, véritables poupées russes s'emboitant les unes aux autres, dois je souligner que la réforme territoriale proposée aujourd'hui conforte ce vieux schéma, agrandissant seulement les périmètres (seuil des 200 000 ou des 20 000 habitants actuellement brandis par la technostructure), ce qui ne répond pas forcement à la problématique et menace à terme d'éloigner le citoyen du projet commun, mais j’y reviendrais.

    Certaines structures intègrent par obligation cette donne :  réseaux d’eau et d’assainissement, de plus en plus interconnectés, de transport devenant de véritables éco systèmes, tant la multimodalité exige des équilibres économiques et interrelations complexes qui doivent pourtant apparaitre ç chaque usager comme simple et limpide, dernier exemple, quasi systémique, les comités de bassin des agences de l’eau dont la logique repose sur les cycles de l’eau et les bassins versants. Autant de nouvelles pistes intéressantes à explorer et affiner. 

    Quels sont les nouveaux modes de gouvernance à mettre en place pour concilier ou plutôt réconcilier, l’efficacité, l’agilité, la dynamique, la réactivité et la "cognitivité" que doit porter tout territoire avec des citoyens qui doivent s'y retrouver (au propre comme au figuré) et être en capacité d'élaborer, animer et partager un projet de société commun.

    Pas d'échappatoire, il nous faut renouer avec le concept d’humanité, pourquoi ?

     

     

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  • Les territoires à l’heure du big bang

    photo 3-1.JPGLa Terre tourne, de plus en plus vite et subit une véritable «accélération dans l’accélération» ! Le sémaphore de Claude Chappe de la France révolutionnaire de 1789 a disparu depuis belle lurette, remplacé par internet ou la 4G et les chevaux qui délimitaient autrefois les périmètres des départements révolutionnaires regardent désormais passer des voitures électriques.
    Cette "nouvelle donne » n’est plus un scoop pour nos concitoyens depuis un bail, tant ils sont conscients de vivre une période charnière. Jamais le monde n'avait évolué aussi vite : mondialisation, développement des pays émergents, omniprésence d’internet, urgence écologique… Un véritable « changement de temps et d'espace" pour reprendre l'expression chère à Léonard de Vinci !

    Face à ce bouleversement, redéfinir l’organisation politique et administrative du pays a incontestablement du sens; et si depuis de nombreuses années beaucoup estiment prioritaire d’engager une mutation, reconnaissons que seul Deferre l'a initié, mais c'était en 1982, une autre époque déjà ...
    Pourtant la France se transforme en profondeur, implicitement sans le reconnaitre, du coup elle développe lourdeurs, paradoxes ou fractures, loin de représentations désormais désuètes. La modernisation initiée par François Hollande amorce un  mouvement de fond, dans lequel certains principes doivent cependant prévaloir : efficacité, démocratie, et surtout équité sociale, tant la fracture territoriale est aujourd’hui cruellement présente !
    L'organisation territoriale doit être l'outil (et non constituer l'objectif) qui permet l’épanouissement des habitants, qui sont, où qu’ils vivent, des citoyens à part entière de la république !

    Le but de la réforme initiée ne doit pas être de réaliser des économies à court terme mais bien d’apporter au pays plus d’agilité, de fluidité, et de solidarité afin de le placer en capacité de répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain et de donner la faculté à ses habitants de s'y épanouir.
    Aussi, il convient tout en maintenant un rythme soutenu, sans confondre vitesse et précipitation pour autant, de mener cette mutation en cohérence en veillant à renforcer la cohésion sociale du pays, de plus en plus abimée aujourd'hui. La clé de voute d'une telle réforme ne peut être le périmètre, j’y reviendrais, mais bien les moyens, compétences et capacité d’action affectés aux différents acteurs territoriaux.

    Une nouvelle carte politique se dessine peu à peu, insidieusement, accentuant la fracture croissante entre les métropoles et une France «périphérique» de plus en plus déclassée et mise à l’écart. Phénomène amplifié par la raréfaction de l’argent public et la dégradation des ressources des communes, notamment des moins riches, du fait de baisses de dotations qui les atteint plus que les autres; elles sont pourtant positionnées   en première ligne afin d'amortir les effets de la crise et de constituer les digues de solidarité indispensables à la cohésion du pays, digues qui menacent aujourd'hui de rompre à tout moment …

    La vision traditionnelle d’une organisation territoriale pyramidale, monolithique et identique partout dans le  pays, repose sur une vision étriquée et réductrice de la république, faussement égalitaire qui sanctuaires de fait des périmètres souvent dépassés; périmètres défendus bec et ongles par des barons locaux dotés d'une vision patrimoniale  "statique" qui montre cruellement ses limites aujourd'hui !
    Cette vision est mise en brèche par une nouvelle approche pro-active, basée sur les flux (personnes, intellectuels et culturels, économiques et financiers ... ), et une analyse systémique se nourrissant des complémentarités, liens et synergies qui tissent le pays. Un territoire est avant tout une dynamique.

    L’Etat n’est plus le  «maître des horloges» d'antan, vestige d'une conception mécaniste de la société désormais dépassée, mais doit trouver un second souffle afin d'apporter à l’éco système territorial les moyens et la capacité de maintenir son "homéostasie". La société de l’information et les mobilités dans laquelle nous vivons désormais est proche d’une organisation neuronale (voir cognitive).
    Si notre République est une et indivisible, la France est avant tout  terre de contrastes, ce qui nécessite une approche différenciée tenant compte de ses spécificités comme de l'espace temps : structures, moyens alloués, nécessité de maintenir des collectivités intermédiaires (conseils départementaux) afin de maintenir la cohésion indispensable des territoires les plus fragilisés.
    Si l'on y prend garde, le sentiment de déclassement risque fort de se développer dans les territoires qui souffrent le plus durement aujourd'hui, avec à la clé de multiples conséquences, pour certaines exprimées lors des derniers scrutins, car  «Eloignés du peuple, le peuple s’éloignera d’eux» (Edgar Morin) …

    Autant dire que la réussite "sociale" du big bang territorial est cruciale.

    Alors quelle est la structure territoriale à privilégier ? région, département, intercommunauté, commune ?

     

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  • Télécentre Nomade Office : Bienvenue à "Fab Land"

    telecentre-mini-1.jpgLe télécentre de Nomade Office inauguré lundi dernier à Trilport, est un équipement novateur à plus d’un titre, mais avant de présenter plus en détail cette réalisation, je veux saluer la remarquable aventure humaine qui a accompagné sa création.

    Le soutien des collectivités a été déterminant, rien n’aurait été possible sans l’engagement financier de la Région et du Département dont il faut saluer le sens de l’anticipation, ou  encore le rôle d’assembleur joué par  la ville de Trilport, mais il faut surtout rendre hommage à l’équipe qui anime et "habite" ces lieux, et depuis de nombreux mois poursuit une véritable chimère, Graal quasi inaccessible : ouvrir le premier télécentre péri urbain d’Ile de France, sous la forme d’une entreprise de l’Economie Sociale et Solidaire !

    Le collectif piloté par Cathy Veil a franchit tous les obstacles semés sur sa route, les uns après les autres,  véritable chemin de croix qui en aurait décourager plus d’un. Les embuches rencontrées étaient de tout ordre : financières, juridiques, administratives, techniques enfin, n’ont pourtant pas empêché cette ouverture, elle l'ont simplement retardé de quelque mois. Ils ont démontré que l’esprit d’équipe et celui d’entreprise peuvent renverser des montagnes, avec Nomade Office nous sommes déjà dans l’ère de l’économie agile, collaborative mais aussi déterminée.


    Le jour d‘une inauguration tout à l’air simple, même si depuis Léonard de Vinci nous savons que la simplicité est une « sophistication suprême » qui cache le plus souvent une grande complexité et la présence d’une chaine d’acteurs multiples, dans laquelle chaque maillon est essentiel, les propriétaires de cet immeuble de bureaux y compris. Il faut saluer la confiance qu’ils ont toujours manifesté pour ce beau projet, un équipement unique, qui constitue un véritable condensé de l’intelligence collective de ce territoire auquel nous sommes si attachés.

    La fibre optique est un lien de lumière, un trait d’union, un réel coefficient multiplicateur dont personne ne nie la puissance potentielle, mais elle ne constitue qu’un élément de ce télécentre, au même titre que le chanvre cultivé ici et transformé à quelques kilomètres, le bois local, le design, et surtout l’intelligence collective qui habite ces lieux, qu’elle soit portée sur les usages numériques, l'architecture, nous sommes devant un aménagement intérieur d’une efficacité énergétique exemplaire, en bio sourcé local s’il vous plait, ou communicante. Une communication authentique, fraiche, innovante, décalée et surtout porteuse de sens et de signifiant.

    Si ce télécentre est unique par bien des aspects, il le doit avant tout à son collectif, la créativité est présente dans chaque maillon d’une chaine aux talents multiples qui a su apporté une touche véritable d'humanité, tant cet espace cumule les avantages du domicile et du bureau :  lieu convivial, humain, chaleureux, « cocoon » associé à une atmosphère et des services très professionnels…

    Nous sommes en présence d’un véritable démonstrateur de ce que peut apporter aujourd’hui cette terre de Brie à l’Ile de France en innovation et valeur ajoutée …

    Quels enjeux pour notre territoire ?

     

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  • Retour sur les Assises des Petites Villes de France

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    Les XVII Assises des petites villes de France (APVF) qui se sont déroulées à Annonay  marquent un tournant dans la vie de cette association, Martin Malvy, son fondateur ayant décidé de passer la main après 24 ans de Présidence.

    Dans son intervention, il a rappelé avec émotion les mots de François Mitterrand lors des assises de 1991 à Chinon, dans un discours de très haute tenue : «c'est à travers ces villes, ces lieux, que s'est constitué l'humus qui veut qu'aujourd'hui la France ait su traverser les siècles, son premier millénaire. »le Président de la République soulignant que « les Petites Villes sont pour la France un facteur de civilisation déterminant … »

    Martin Malvy laisse une association en plein développement, fédérant 1 200 communes de 3 000 à 25.000 habitants péri urbaines, rurales, ou Centre Bourgs, dont beaucoup en pleine dynamique, avec une population en  augmentation, dont de nombreuses familles et de jeunes, ayant grand besoin de structures et de services adaptés.
    Il est remplacé par un duo de choc  : Olivier Dussopt, nouveau Président, Député-maire d’Annonay (PS), benjamin de l’Assemblée Nationale, rapporteur du texte de loi consacré à la modernisation de l’action publique et à la création des métropoles, et Pierre Jarlier, 1er Vice Président délégué, le Sénateur-maire (UDI) de Saint-Flour,  élu influent de  la Commission des finances et très impliqué dans la défense des collectivités territoriales.

    Ce tandem complémentaire, représentatif et respectueux des équilibres politiques et géographiques de nos petites villes, accède aux responsabilités dans un contexte difficile mais il est  assuré du soutien des élus qui l'ont désigné à l'unanimité comme le nouveau Conseil d’Administration de l’association dont je fais partie. Soulignons que Marylise Lebranchu, Ministre de la décentralisation et de la fonction publique, avait tenu à être présente, belle marque d'amitié pour Martin, Olivier et Pierre et d'intérêt pour l'action de l'APVF.

    La thématique de l'édition 2014  « Territoires : y a-t-il un avenir hors des métropoles ? » a constitué le vrai fil rouge de nos débats. Outre les ateliers proposés, deux tables rondes ont marqué ces deux journées de travail : 

    «Comment faire avec moins dans les collectivités ?», avec une intervention lumineuse de Eric Heyer de l'OFCDE soulignant les risques pour notre économie d’une austérité trop marquée, accentuée par la baisse des dotations des collectivités prévues par le gouvernement, qui impactera directement nos territoires, tant au niveau de l'emploi que de l'activité. Sentiment conforté par Thomas Rougier, Directeur des études de la banque postale,qui chiffres à l’appui a rappelé le poids significatif des collectivités dans l’économie nationale, des propos que le témoignage de Bruno Cavagne, Président de la Fédération Nationale des Travaux Publics, extrêmement inquiet des baisses d’investissement initiés qui pourraient avoir dés cette année de très graves conséquences pour les entreprises et l’emploi local a complété utilement.

    La table ronde finale « Réorganisation territoriale : Y a t’il un avenir hors métropole », a donné lieu à des échanges passionnants, sans langue de bois, ni tabou. Un débat lancé sur de bons rails grâce aux cartes iconoclastes de Christophe Giulli, comparant inégalités territoriales, sociales et vote extrémiste (que de similitudes !), durant lequel  Marylise Lebranchu a fait preuve, comme à son habitude, d'une très grande qualité d’écoute et, avec bien d’autres, indiqué des pistes de réflexion intéressantes : nécessité de revoir les critères de la Dotation Globale de Fonctionnement, d'une péréquation plus marquée, pour plus de solidarité entre les territoires .
    Telle a été le sens de l'intervention que j'ai faite lors de cette table ronde : quitte à diminuer les dotations des collectivités (il faut bien participer à l'effort général !), autant tailler dans les recettes des collectivités qui ont beaucoup de "gras", et il y en a, de nombreuses et de puissantes, que tailler dans l’os celles qui ont aujourd'hui le plus grand mal à boucler leur budget pour des dépenses essentielles. Entre les dépenses accessoires somptueuses de certains, le superflu n'est pas loin, et les services indispensables que trop de collectivités n'arrivent pas à mettre en place ou plus à assumer, faute de financement, il y a plus qu'un monde de différence !
    Il n’est pas admissible que les baisses de l'Etat  impactent mécaniquement de la même proportion toutes les communes, les riches comme les pauvres, et ce faisant, fragilisent les plus faibles, accentuant les inégalités territoriales, qui se rapprochent d'une vraie fracture. Gare à la catastrophe sociale majeure qui pointe dans certains territoires et à l'effet domino systémique.

    Manuel Valls a clôturé nos travaux avec un discours attendu, indiquant sa volonté de laisser une large part à la concertation et au débat parlementaire afin de finaliser la réforme territoriale (seuil de 20 000 habitants pour les intercommunalités, nécessité de maintenir un lien de proximité entre communautés de communes et régions au sein d'une entité « départementale », à la structure restant à définir), annonçant un renforcement de la péréquation et la prochaine réforme de la Dotation Globale de Fonctionnement pour obtenir une répartition plus juste des dotations d'Etat.
    Les Maires ont apprécié sa présence (un seul Premier Ministre était jusque là venu à ces Assises, Lionel Jospin en 1999) comme les mots prononcés « Vous êtes les premiers à retisser les liens, à entretenir le lien social, vous êtes au contact d'une France qui doute ... Vous êtes au contact d'une france qui n'a pas perdu confiance dans ses élus que vous êtes » ou l'injonction de Marylise Lebranchu  «Soyez fiers d'être des élus ».
    Mais bien plus que des mots, ce sont des preuves d'amour que les Maires des Petites Villes de France attendent désormais.

    Tel est le sens, de la résolution finale des assises qui clôture traditionnellement ce rendez vous annuel, regroupant nos propositions, attentes et demandes ...
    Elle porte principalement cette année 
    sur la réorganisation territoriale du pays et les conséquences des baisses  des dotations d’Etat, dont l'ampleur ne nous semblent pas "raisonnable". Elle réaffirme également l’importance mais aussi la fragilité, pour la vie quotidienne et le devenir de nos territoires et de nos concitoyens, du maillon essentiel que constitue nos  petites villes dans l'aménagement de l'espace du territoire et la cohésion sociale, justement en dehors des métropoles.

    Vous trouverez ci joint, les principales demandes de cette résolution.

     

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  • Le désarroi des "oubliés" des villes péri urbaines

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    Un journaliste du Monde m'avait interviewé en novembre  2013 avec d'autre Maires, toutes tendances politiques confondues, dans le cadre d'un article élaboré en prévision des Municipales de Mars 2014 intitulé  "Ile de France : le désarroi des oubliés de la zone 5"  centré sur les difficultés des communes péri urbaines franciliennes.

    Cet article prend aujourd'hui une autre dimension après les résultats des derniers scrutins municipaux ou européens, qui ont largement confirmé les craintes que nous avions émises, mais également, après l'annonce par le gouvernement d'une nouvelle baisse des dotations aux collectivités qui s'ajoutera à celles prévues pour 2014 et 2015 !
    Une annonce qui plonge les élus dans une très forte inquiétude dont je me ferais l'écho dans deux jours  aux Assises des Petites Villes de France qui se tiendront à Annonay.

    Je vous propose de revenir sur des extraits de l'article d'Eric Nunes publié dans le Monde du 5 novembre.

    « Dans le contexte d'un Etat exsangue, l'effort budgétaire de 1,5 milliard d'euros réclamé par le gouvernement aux collectivités territoriales se traduira par une baisse des investissements des communes... 

    Parallèlement, la Cour des comptes, dans un rapport sur les finances des collectivités territoriales publié en octobre, engage les élus locaux à contrôler davantage leurs dépenses de fonctionnement. « Mais on ne peut pas presser un citron qui est vidé. C'est quoi nos marges de manoeuvre, quand 95 % de nos dépenses sont incompressibles ? », interroge Philippe Rio, maire communiste de Grigny (Essonne), 26 000 habitants. Dans cette ville pauvre, surendettée, « les jeunes n'ont ici plus de rêves, plus d'espoir. Mais nous sommes sans marge financière pour maintenir une politique locale. La fracture territoriale ne cesse de se creuser », déplore-t-il. en difficulté ? »

    Pour beaucoup d'élus, le rappel à l'orthodoxie budgétaire des magistrats de la Cour des comptes agace.
    « Je les invite dans ma municipalité et qu'ils m'indiquent où ils voient de la gabegie de deniers publics ! », lance Jean- Michel Morer, maire socialiste de Trilport (Seine-et-Marne), 5 000 habitants. « L'Etat me contraint à mettre en place la réforme des rythmes scolaires, je dois également financer une police municipale et batailler seul pour protéger des zones agricoles contre des constructions illégales. On ne cesse de charger notre barque tout en nous enlevant toujours plus de moyens. »

    Les territoires périurbains de l'Ile-de-France figurent parmi les plus fragiles, soulignent leurs édiles. A cinq mois des municipales, les conséquences pourraient se payer. « Les jeunes qui n'ont pas de boulot finissent par voter FN », avertit Jacques Profit, maire divers gauche de Fontenay-Trésigny, 5 000 habitants (Seine-et-Marne).

    « Mener sur ce territoire une politique locale, c'est mener la guerre au sentiment de déclassement, poursuit Jean-Michel Morer. La capacité d'écoute, d'action et la proximité du maire et de ses services sont la dernière digue de cohésion sociale.

    Le FN l'a très bien compris. En 2012, Marine Le Pen en campagne est venue à Trilport soutenir des facteurs dont les postes étaient menacés. Elle a parlé proximité et service public. C'est très habile. » La candidate du FN a recueilli plus de 22 % des voix à Trilport lors de la présidentielle. « La France de la périphérie ne doit pas être une terre de relégation », conclut le maire socialiste de Trilport."

     

    Autant dire que les derniers résultats n'ont fait que confirmer nos inquiétudes d'alors. Soulignons que les premières baisses de dotations impactent directement nos budgets dés cette année, et se révèlent critiques pour les communes sans trop de moyens comme Trilport. Nous ne taillons plus dans le gras, depuis de nombreuses années, ni dans le muscle d'ailleurs, mais nous en sommes réduits désormais  à tailler carrément dans l'os, alors que l’État annonce de nouvelles baisses qui devraient se prolonger jusqu'en 2017.
    Dans le même temps, il impose la mise en place des rythmes scolaires, sans nouveaux moyens financiers pérennes, l'application de la loi SRU qui se traduira par l'arrivée de nouveaux habitants (rien de plus normal vu les besoins en logements de tant de nos concitoyens) nécessitant obligatoirement la mise en place de nouveaux services et la création d'équipements et d'infrastructures qu'il faudra bien financer !

    Je n'ose penser au prochain budget 2015, à chaque jour sa peine, car je reste persuadé que le bon sens l'emportera sous peine d'une catastrophe sociale majeure et d'un effet domino systémique ...

    Les habitants et les élus peuvent compter sur mon entière détermination pour agir en faveur de nos territoires, il s'agit ici seulement de défendre l'égalité territoriale et la justice sociale pour des habitants qui n'ont pas la chance, ni les moyens, d'habiter et de vivre dans les grandes villes.

      

  • Still I Rise

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    Maya Angelou (Marguerite Johnson) 4 avril 1928 / 28 mai 2014)

     

    "Des cabanes d’une histoire honteuse, je me soulèverai

    Je me soulèverai plus haut qu’un passé inculqué dans la douleur

    je suis un océan noir, large, qui saute et gonfle, 

    je supporte  la marée

    Je  laisse derrière moi des nuits de terreur et de peur

    pour  une aurore  merveilleusement claire

    J'apporte les cadeaux de mes ancêtres

    Je suis le rêve et l'espoir de l'esclave

    Je me soulèverai"

    Maya Angelou - Still I rise

     

    Qui était t'elle ? 

    Article de Corinne Lesnes du monde sur sa vie et son oeuvre 

    Poème Still I Rise

     

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  • La réponse à Marine : rebondir nous devons

     

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    " Déterminé je suis ... 

    Combattre les forces obscures bleues marines je dois ...

     La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine… mène à la souffrance.

    Le côté obscur de la Force, redouter tu dois. 

    Rebondir il faut,  toujours en mouvement est l'avenir."

     

  • Carnets de campagne : dernière ligne droite

    savigny-campagne.jpgInexorablement ces élections approchent de la fin et peu le regretteront au regard de la fatigue des troupes comme des électeurs. Cette dernière semaine sera cruciale tant elle correspond à la cristallisation de la prise de décision chez nos concitoyens, pas tous encore réellement fixés sur leur choix, ou du moins de ceux qui viendront voter. 
    C’est dans les prochains jours que le choix de voter efficace doit s’imposer à ceux désirant réellement et concrètement une autre Europe que celle proposée par Monsieur Junker. Ne l'oublions pas : "voter UMP, c'est voter Junker, ne pas voter, ou éparpiller son bulletin de vote sur une petite liste, c'est laisser élire Junker et avec lui, la ligne Barroso !"
    Chacun a le droit de ne pas être content de l'Europe, j'en suis, alors autant la changer, non ? Le paradoxe est que la majorité de ceux qui la critiquent ne se déplaceront pas pour voter dimanche 25 mai !
    Tout l’enjeu de cette campagne, et in fine, de la victoire de Martin Schulz est là : voter efficace; d’autant que partout dans le pays, au regard de l’émiettement des listes (31 en Ile de France), de l’importance de l’abstention, le moindre pour-cent de gagné peut se transformer en un siège de plus. L'Ile de France n’échappe pas à la règle, selon le nombre de bulletins, le PS peut se retrouver avec 2,3 ou 4 députés européens d'après les estimations actuelles !

    Force est de constater et surtout de regretter que les médias nationaux n’ont pas défendu l'idée européenne, loin s’en faut, ils ont même été en dessous de tout, et au premier rang les chaines publiques !
    Il n’est pas admissible qu’une couverture maximale soit réservée à des émissions de télé réalité, de  télé crochets ou des évènements d’une importance mineure pour le pays, et si peu pour l'Europe ! Refus de retransmettre le débat entre les cinq postulants, aucun reportage consacré aux différents candidats au poste de Président du prochain Conseil Européen, dont l'un incarnera durant les cinq prochaines années notre continent, aucune enquête sur le double langage de  députés si inactifs et silencieux à Bruxelles et si bavards dans les médias nationaux à Paris, dans leurs critiques de l'Europe ...
    Pour le devoir d'investigation, vous pouvez repasser, autant chercher ailleurs, dans d'autres pays, "nos médias"  se contentant de faire le lit de l’abstention comme celui du FN.
    Faut il rappeler que les téléspectateurs français ne devront qu’à l’habileté politique du premier Secrétaire du PS Jean Christophe Cambadélis, piégeant une chaîne publique à son propre jeu, d'écouter Martin Schulz à une heure de grande écoute, palliant ainsi quelque peu la lâcheté d'un journaliste qui n’avait pas désiré aller à l’encontre de Madame Le Pen refusant de débattre avec le coriace contradicteur qu'est Martin Schulz ! Un journaliste beaucoup moins conciliant avec d'autres femmes politiques, de gauche il est vrai !

    Je veux saluer ce rayon de soleil qu'est l’implication enthousiaste des militants engagés dans cette campagne, pourtant KO debouts après les municipales, et qui malgré un vent mauvais se défoncent chaque jour, histoire de grappiller les quelques voix, qui dimanche prochain, peuvent se traduire par un siège supplémentaire, contribuant ainsi à faire gagner Martin Schulz et avec lui l’Europe !
    L'objectif est que la liste menée par Pervenche Beres ait le plus de députés, si possible même un Seine et Marnais,  « local de l’étape » comme les militants l’annoncent sur les marchés de ces terres de conquête et de reconquête que sont nos villes et villages de Brie ou lors des opérations de porte à porte, avec pour certains un brin de fierté dans la voix, tant cela est rare.

    Les séquences électorales successives de ces derniers mois, dont l’une  toujours en cours, démontrent qu'il nous faut au plus vite, retisser les liens distendus, quelquefois même rompus avec nos concitoyens, nous aurons l’occasion d’y revenir prochainement et j’ai la conviction que la victoire de Martin Schulz peut nous y aider, encore faut il qu'il gagne

    Plus que six jours pour changer la donne en Europe …

     

  • 8 et 9 mai, un jour pour l'Europe

    9 mai.jpgDepuis 2010, année du 10eme anniversaire de notre jumelage avec Engen, nous célébrons également à l’occasion du 8 mai, l’Europe, tant sa création est  intimement liée aux fractures et blessures de la 2eme guerre mondiale. 

    L’Europe, ce n’est pas qu’une élection, un drapeau étoilé sur fond d’azur, la devise « unis dans la diversité », la belle mélodie de Beethoven pour hymne, des subventions reçues, des relations économiques ou une monnaie partagée … 
    C’est aussi un modèle unique de démocratie sur la planète, une véritable oasis économique et sociale reconnue de tous les pays du globe, qui constitue de fait presqu'une anomalie dans l’histoire du monde. Il n’est en effet pas commun de voir les ennemis irréconciliables d’hier se réunir pour fonder une nouvelle famille et écrire ensemble les pages d’un avenir désormais commun et partagé.

    Pourtant aujourd’hui L'Europe doit répondre à un terrible paradoxe : célébrée partout sur la planète comme une réussite, elle ne fait plus recette auprès de beaucoup de ses habitants, qui s’en détournent, notamment les plus jeunes, premiers concernés pourtant.

    Le souvenir de la terrible et dramatique guerre dont elle est le fruit, qui a pris fin le 8 mai 1945, s’estompe dans le brouillard de l’histoire. Les générations ayant traversé cette période tragique, disparaissent peu à peu, emportant dans leurs tombes les terribles souvenirs d'une guerre horrible, mais aussi de la peste brune qu’était le nazisme et qui en est à l'origine.
    Les jeunes pensent que l’Europe a toujours existé, que la paix va de soi, qu'elle est une réalité immuable que rien ne peut remettre en cause. Ils ne disposent pas des repères temporels et mémoriels que nous ont transmis comme un talisman précieux nos parents et grands parents, car la paix est un édifice pourtant fragile, ici même, en Europe aujourd’hui encore !
    Pas besoin de remonter aux années 1945, il y a seulement 15 ans s'achevait un conflit qui a causé plus de 200 000 morts dans l'ex Yougoslavie et endeuillé tout notre continent, à seulement une heure d’avion de Paris ... Depuis quelques mois les  évènements d’Ukraine  font craindre l’émergence d’une nouvelle  guerre civile …
    Point commun à toutes ces tragédies ? Le nationalisme, principale cause des guerres d’hier, d'aujourd'hui et sans doute  de demain, alors que la construction européenne, c’est avant tout la paix …

    C’est pourquoi à Trilport nous avons décidé de célébrer l’Europe le 8 mai. Il nous semble important de perpétuer le souvenir de ceux qui sont tombés pour la France en défendant la démocratie et notre liberté, mais qu'il est  utile de célébrer le même jour cette construction unique qu'est l'Europe, bâtie sur l'amitié entre les ennemis d'hier.
    Aussi je remercie sincèrement tous ceux qui participent à une telle célébration et contribuent à en faire une date importante : anciens combattants, pompiers, harmonie intercommunale car la musique est un facteur d'émotion important et incontournable lors de ces cérémonies, mais aussi chaque citoyen présent, ils sont autant de passeurs de mémoire indispensables.
    Permettez moi de regretter que les enseignants ne saisissent pas une telle occasion avec leurs élèves, afin d'aborder les questions relatives à la citoyenneté, à l'histoire mais également à notre futur avec la construction européenne !
    Il est bon et formateur de rappeler aux nouvelles générations que la guerre n'est pas un jeu vidéo de plus, qu'elle constitue une totale abomination, que son origine est trop souvent dans le "chacun pour soi" et la "peur d'autrui" , surtout lorsqu'ils sont poussés au paroxysme par des pyromanes surfant sur la vague de mécontentement qui grossit lors des temps difficile ... Mais aussi, pour souligner, en contrepoint, comment la paix est belle, mais que c'est un trésor fragile à préserver.

     

    Depuis que l’homme est homme, l’Europe est un continent, 

    Durant plus de 1000 ans elle aura été un idéal politique, philosophique, de paix, de monde meilleur …

    Aprés la terrible tragédie qu'a été la 2eme guerre mondiale, elle s’est construite pas à pas, afin que plus jamais guerre et tyrannie ne reviennent, 

    La chute du mur de Berlin lui a permis de retrouver enfin ces deux jambes, pour avancer de nouveau, 

    Il faut qu’elle poursuive sa longue marche en avant, qu’elle existe concrètement aux yeux de nos concitoyens, mais surtout plus que tout, quelle fasse enfin sens …

    Il lui faut pour cela retrouver le cœur de chaque  européen et la voie de la passion … 
    Comme l’écrivait si bien Guillaume Apollinaire, mort pour la France en novembre 1918, une autre guerre mondiale causée par les nationalismes imbéciles,

    « Il est grand temps de rallumer les étoiles »

    Le drapeau européen en compte douze, unies dans leur diversité, qu'il faut rallumer une à une ...

     

    Autant commencer dés le 25 mai.

     

      

  • Retrouvons le sens de l'Europe

    photo lognes 2.jpgJe suis intervenu lors du meeting organisé à Lognes pour les européennes, comme 1er seine et marnais de la liste Ile de France et en 4eme position, ce qui correspond sans doute à un double signal :

    - vers la Seine et Marne, véritable Finistère de l’Ile de France : là ou finit la ville-métropole et ou débute, sinon l’Océan, du moins d’immenses espaces agricoles et forestiers, ponctués d’archipels péri urbains ou ruraux, disséminés sur les franges franciliennes … Patchwork de paysages multiples, le "7.7" constitue une terre d’avenir pour l’Ile de France, mais condense l'essentiel des défis que l’Europe doit surmonter, aujourd’hui et demain.

    - en direction des élus locaux, dont je suis. Une  reconnaissance du travail de terrain réalisé dans des conditions de plus en plus difficiles sur des terres de conquête  délicates pour la gauche, les dernières municipales nous l’ont rappelé douloureusement.
    En première ligne, nous faisons le job, tentant de mettre en musique la partition écrite par des compositeurs n’ayant pas toujours le sens du rythme ou de la mesure, quelquefois même l'oreille musicale !
    Notre rôle actuel est de tenter  de contenir la détresse sociale qui monte avec les digues de solidarité et de proximité entretenues avec passion mais de plus en plus fragilisées, un message que Bruxelles se doit d’entendre. S’il y a une Europe des villes, il y a aussi, une Europe des champs et du péri urbain, avec des habitants qui y vivent et ont quelquefois le sentiment d’être devenus des laissés pour compte …

     

    L’Europe a toujours eu pour moi une résonnance particulière …  Je suis né espagnol, mes parents et grands parents, bergers républicains ayant fuit la dictature franquiste comme tant d’autres … Je suis un Européen "puissance 2" en quelque sorte !

    Elu local, j’ai saisi l’opportunité de mettre cet idéal en pratique, grâce au jumelage de Trilport, la ville dont je suis Maire, avec la ville allemande d’Engen, liée  aux villes de Pannonhalma en Hongrie et Moneglia. Des partenariats à l’origine de multiples échanges, qui nous ont permis toutes ces années de ressentir  la dimension de nos cultures respectives, la géographie particulière d’un continent qui nous est commun, l'histoire tumultueuse et souvent entremêlée de nos pays depuis des siècles …

    J’ai ainsi touché du doigt, en Hongrie notamment, une Europe que je ne devinais pas, bien différente de mes manuels d’histoire et de géographie,  située de l’autre coté du mur, du miroir allais je dire. Autant de rencontres qui ont modifié en profondeur ma perception et incité à élargir queljque peu la focale : moins de vérités et plus de doute …
    Il est erroné de réduire l’Europe au seul prisme français, l’Europe est une confluence avant que d'être une matrice.

    Aussi elle doit s’adresser à tous, y compris à ceux qui s’en sentent exclus, et faute d’exister concrètement «charnellement » l'Europe est aujourd'hui en danger !
    Force est de constater que depuis le départ de Jacques Delors, elle est désincarnée, sacrifiée à l’autel des égos des dirigeants nationaux, qui ont mis en place un Barroso pour la représenter ! C'est dire, sur qu’il ne leur fait pas d’ombre …

    La « maison commune » est désormais vide et sans âme …

    Il lui faut au plus vite de véritables porte-voix, en lieu et place des technocrates qui la symbolisent et la personnifient depuis trop de temps aux yeux de nos concitoyens.  Situation que Wim Wenders, le grand réalisateur allemand, a résumé parfaitement

    "L’idée européenne est incontestée, mais l’idée est devenue l’administration et les gens prennent l’administration pour l’idée"

    Pour nos concitoyens l’Europe doit redevenir l’idée et retrouver souffle et vigueur ... Il y a urgence, tant nous avons besoin de passion, de ferveur et de fraicheur,

    Mais elle doit surtout avoir un vrai visage, celui de Martin Shulz.

    Et ce pour plusieurs raisons …

     

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  • Bon vent au fils de Aracataca

     

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    "J'ai tant appris de vous,

    les hommes,

    J'ai appris que tout le monde
     veut vivre au sommet de la montagne, 
    sans soupçonner que le vrai bonheur 
    est dans la manière de gravir la pente."

    Gabriel Garcia Marquez

     

     

    Son discours de réception du Prix Nobel,  toute la tragique histoire moderne du continent Sud américain ...
    "y donde las estirpes condenadas a cien años de soledad tengan por fin y para siempre una segunda oportunidad sobre la tierra ..."

     

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  • Construire l'Europe au concret : Trilport Straße

    trilportstr-3.jpgC’est avec beaucoup de plaisir que j’ai accepté l’invitation de Johannes Moser, Maire d’Engen, afin de participer au 5 eme anniversaire du jumelage entre sa ville et celle de Moneglia en Italie
    Une joie d’autant plus forte que c’était ma première sortie officielle depuis ma réélection comme Maire de Trilport, l’occasion également de rencontrer les représentants de Moneglia mais aussi   de témoigner de la qualité des liens noués avec nos amis allemands d'Engen depuis tant d'années.

    Je veux rendre hommage à l’action remarquable initiée depuis 1998 par Johanes Moser dans l’émergence d’une conscience européenne entre nos villes. Engen s’est successivement jumelée avec la ville hongroise de Pannonhalma en 1998, puis Trilport en 2000 après plus de 20 ans d'appariement entre les collèges des deux villes et enfin la commune italienne de Monéglia en 2009. 
    Ces jumelages ont donné lieu à des échanges fréquents, réguliers et enrichissant qui ont permis à nos habitants respectifs, dont beaucoup de jeunes, de découvrir des pays voisins et d’avoir une vision plus concrète de l’Europe.

    J'ai eu la surprise lors de ce court week end d’inaugurer avec lui une nouvelle rue dans un quartier résidentiel en construction, la «Trilport Straße», baptisée ainsi en l’honneur de notre ville, belle manifestation d’amitié. A nos yeux, les jumelages symbolisent, plus que des discours, ce que doit être l’Europe  : des échanges concrets entre habitants, des découvertes communes et partagées basées sur des rencontres  et non se limiter à des relations économiques, règlementaires et de seuls liens théoriques ou virtuelles. 

    Je le mesure d’autant plus aujourd’hui, en tant que candidat aux élections européennes. Cette citoyenneté européenne est enfouie au plus profond de moi : de par mes origines, je suis né espagnol, et n'oublie pas que mes grands parents, bergers républicains fuyant la dictature franquiste, ont choisi la France pour un nouveau départ, mais issue également de toutes les rencontres avec mes amis d’Engen, de Pannonhalma notamment, lors de séjours riches en découvertes et révélateurs de la dimension de nos cultures, de l'histoire tumultueuse et souvent partagée de nos différents pays. L'Europe est d'abord une confluence avant que d'être une matrice.

    Plus qu'un symbole, le 25 mai, les habitants de Moneglia en Italie, de Pannonhalma en Hongrie, d’Engen en Allemagne, de Trilport en France, voterons le même jour, afin de renforcer  l’Europe politique, pour la première fois ils se positionneront pour désigner le Président de la Commission Européenne, pour ma part je soutiens la candidature de l'allemand Martin Schulz.

    Pour que l'Europe  soit  surtout une perspective d’avenir partagée, elle doit s’adresser à tous, en premier lieu au citoyen "lambda", et ne  plus être ressentie comme une “usine à gaz”, froide, impersonnelle, lointaine, conçue par des techno pour d’autres technos, bouc émissaire trop aisé de politiques nationaux refusant d'assumer la portée de leurs actes.
    Les jumelages sont une preuve vivante de l’importance de construire, pierre après pierre, échange après échange, l’Europe de l’amitié, l’Europe du concret, l’Europe des citoyens.

    Une conviction m'anime, la sauvegarde de notre modèle culturel, économique et social passe nécessairement par l'émergence d'une citoyenneté européenne et celle d'une Europe politique assumée. Les élections du 25 mai en représente une étape importante mais les jumelages noués y contribuent de manière essentielle tant ils sont concrets, permettent à nos habitants de partager et d'envisager un avenir commun pour eux et leurs enfants ... 

     

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  • Municipales : ma part de vérité (1/2)

    municipales.jpgJe me suis refusé à  analyser à chaud les résultats des dernières municipales, préférant prendre le temps de la réflexion, tant le choc a été rude, même si localement nous avons échappé au carnage …
    Trop de casse et d’injustice pour beaucoup d’élus dévoués corps et âmes à leurs communes, aux quelles ils ont consacré vie personnelle et professionnelle, énergie et compétences durant des années, avec souvent des résultats remarquables, situation qui n’a pas empêché beaucoup d’entre eux de payer cash une addition qui n’était manifestement pas la leur.

    C’est un sentiment fort de gâchis et d’injustice qui prédomine, même si comme l’a écrit Bernard Poignant, un des grands vaincus du scrutin, reprenant Léon Blum « l’ingratitude est un droit du suffrage universel. Un score ne s’apprécie pas avec des sentiments affectifs. Il se constate et se respecte, parce qu’il exprime un choix et une volonté de l’ensemble des citoyens. ».

    Chacun sait que pour tout gouvernement les élections intermédiaires sont délicates et dépendent du climat économique et social, ou de facteurs irrationnels. Pourtant le résultat des municipales de mars 2014 interpelle tant il apparaît comme exceptionnel, au regard de l’ampleur de l'hémorragie subie par la gauche qui a perdu en deux semaines 151 villes de plus de 10 000 habitants. D'autres enseignements sont également à en retenir car lourds de sens pour les années à venir  :

    o   L’importance de l’abstention, inédite pour des élections municipales (37%), incontestablement une partie de l’électorat de gauche a voulu sanctionner les candidats soutenant le gouvernement,

    o   l’échec cuisant des candidats PS à Grenoble, Montpellier et La Rochelle battu par des candidatures dissidentes

    o   La poussée évidente de l'extrême droite qui remporte dix villes et obtient plus de 1 200 conseillers municipaux contre 80 auparavant, franchissant ainsi une étape clé dans son implantation locale,

    o   L’échec du front républicain, victime du "ni-ni" de Copé et des années Sarko / Buisson comme de la réticence d’électeurs de gauche à voter UMP au second tour. Autre enseignement du second tour, lors des triangulaires beaucoup d’électeurs ayant voté FN au 1er tour ont voté UMP afin de battre le candidat PS,

    o   Les dissensions à gauche qui ont fait perdre beaucoup de villes, offrant même sur un plateau Mantes au FN, une attitude totalement irresponsable et inadmissible.

     

    Pour la droite, ce succès est inespéré, au regard de son bilan (elle n’est pas pour rien dans l’état actuel du pays), de l’absence de projet alternatif manifeste, de la faiblesse également de certaines candidatures locales et des scandales à répétition qui ont frappé l’UMP ces dernières semaines.

    Cette défaite marque également la fin de l’âge d’or du  « socialisme municipal ». L’aspect local de l’élection, la qualité de la gestion des maires sortants ont été balayé par des considérations politiques d'ordre national, ce qu’à titre personnel je regrette.
    Les électeurs  ne doivent pas oublier qu'ils ont porté aux responsabilités des équipes qui devront gérer au quotidien durant les six prochaines années leurs communes, mettre en oeuvre et animer les politiques publiques de proximité nécessaires à leur plein épanouissement, dans un contexte que chacun s’accorde à reconnaitre plus que périlleux. Beaucoup regretterons sans doute leur bulletin et les élus méritants qu'ils ont sanctionné.

    L’onde de choc initiée risque fort de faire passer à droite le Sénat dans quelques mois ainsi que de nombreux départements et régions l’an prochain, à moins que le nouveau gouvernement ne réussisse à sortir de cette spirale de l’échec et d'inverser une tendance déjà très compromise.
    La réaction de François Hollande a été pour une fois rapide et à la hauteur de la gravité du moment, il y a urgence, incontestablement. Il y aura bien, un avant et un après municipales dans ce quinquennat. 

    Mais comment expliquer une telle catastrophe électorale ? Et surtout quoi faire pour rebondir après un tel cataclysme ?
    Je vous propose quelques pistes de réflexion personnelles, ma part de vérité en quelque sorte, en deux temps : l’un relatif aux causes, puis dans un prochain billet, explorer quelques propositions d’actions permettant selon moi de rebondir, car c’est surtout cela qui importe. Nous devons préparer dés aujourd’hui les conditions d'inverser la tendance pour les prochaines élections locales, pas pour gagner un match mais pour proposer de nouvelles perspectives correspondant aux valeurs que nous portons.

     

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  • De nouveau Maire de Trilport

    elections-1.jpgMe voilà de nouveau Maire de Trilport, après le résultat acquis dans les urnes dimanche 23 mars. Un succès net, plus de 52% des voix, dans un contexte plus que délicat que le second tour des municipales n'a pas atténué au niveau national ce week end, loin s'en faut.
    Je remercie les Trilportais qui nous ont renouvelé leur confiance une fois de plus. Nous ferons tout pour être à la hauteur des espoirs placés en nous.

    Cette victoire électorale est d’autant plus précieuse qu’elle a été acquise dans un contexte politique particulièrement difficile dans lequel de nombreux élus qui avaient bien travaillé ont payé localement une addition nationale. A mes yeux ce succès électoral n’est certainement pas celui de la gauche contre la droite, nous sommes dans un scrutin local, mais bien celle de Trilport notre ville avant tout. Il récompense :

    - Une action, certes imparfaite, mais concrète et indiscutable, qui a du tenir compte de bien des aléas, 
    - Un bilan, dans lequel la parole donnée a été respectée. Je veux saluer tous les élus qui ont passé le relais, après avoir travaillé sans relâche, exigence, responsabilité, esprit d’écoute, énergie et enthousiasme ces six dernières années, afin de faire avancer Trilport, ce dont je les remercie. 
    - Une campagne républicaine, citoyenne, respectueuse des Trilportais qui a su rester digne, citoyenne, républicaine,  éviter toute attaque personnelle, amalgames, approximations, déformations ou altérations de la vérité ou mensonges. Nous sommes restés dans le champ des propositions, cherchant à rassembler plutôt qu'à diviser, quelquefois artificiellement, car c’est bien de rassemblement dont nous avons besoin pour faire avancer ce territoire.
    - la qualité d'une équipe, composée de femmes et d’hommes d’horizons divers, très impliqués dans la ville, représentatifs de ses différents quartiers et générations, une équipe renouvelée par l'arrivée de nouveaux élus désireux d’apporter un regard neuf à l’action municipale,

    Tout nouveau mandat pour une équipe sortante, est à la fois la poursuite de l’action engagée, mais également une nécessaire rupture. Une ville évolue, se renouvelle, connait de nouveaux besoins, a de nouvelles demandes à satisfaire, et l'action menée n'est jamais exempte de défauts, ce qui exige une remise en cause des méthodes, des procédures, et nécessite d’intégrer de nouvelles priorités.

     

    à suivre

     

     

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