18/04/2014

Bon vent au fils de Aracataca

 

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"J'ai tant appris de vous,

les hommes,

J'ai appris que tout le monde
 veut vivre au sommet de la montagne, 
sans soupçonner que le vrai bonheur 
est dans la manière de gravir la pente."

Gabriel Garcia Marquez

 

 

Son discours de réception du Prix Nobel,  toute la tragique histoire moderne du continent Sud américain ...
"y donde las estirpes condenadas a cien años de soledad tengan por fin y para siempre una segunda oportunidad sobre la tierra ..."

 

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17/04/2014

Construire l'Europe au concret : Trilport Straße

trilportstr-3.jpgC’est avec beaucoup de plaisir que j’ai accepté l’invitation de Johannes Moser, Maire d’Engen, afin de participer au 5 eme anniversaire du jumelage entre sa ville et celle de Moneglia en Italie
Une joie d’autant plus forte que c’était ma première sortie officielle depuis ma réélection comme Maire de Trilport, l’occasion également de rencontrer les représentants de Moneglia mais aussi   de témoigner de la qualité des liens noués avec nos amis allemands d'Engen depuis tant d'années.

Je veux rendre hommage à l’action remarquable initiée depuis 1998 par Johanes Moser dans l’émergence d’une conscience européenne entre nos villes. Engen s’est successivement jumelée avec la ville hongroise de Pannonhalma en 1998, puis Trilport en 2000 après plus de 20 ans d'appariement entre les collèges des deux villes et enfin la commune italienne de Monéglia en 2009. 
Ces jumelages ont donné lieu à des échanges fréquents, réguliers et enrichissant qui ont permis à nos habitants respectifs, dont beaucoup de jeunes, de découvrir des pays voisins et d’avoir une vision plus concrète de l’Europe.

J'ai eu la surprise lors de ce court week end d’inaugurer avec lui une nouvelle rue dans un quartier résidentiel en construction, la «Trilport Straße», baptisée ainsi en l’honneur de notre ville, belle manifestation d’amitié. A nos yeux, les jumelages symbolisent, plus que des discours, ce que doit être l’Europe  : des échanges concrets entre habitants, des découvertes communes et partagées basées sur des rencontres  et non se limiter à des relations économiques, règlementaires et de seuls liens théoriques ou virtuelles. 

Je le mesure d’autant plus aujourd’hui, en tant que candidat aux élections européennes. Cette citoyenneté européenne est enfouie au plus profond de moi : de par mes origines, je suis né espagnol, et n'oublie pas que mes grands parents, bergers républicains fuyant la dictature franquiste, ont choisi la France pour un nouveau départ, mais issue également de toutes les rencontres avec mes amis d’Engen, de Pannonhalma notamment, lors de séjours riches en découvertes et révélateurs de la dimension de nos cultures, de l'histoire tumultueuse et souvent partagée de nos différents pays. L'Europe est d'abord une confluence avant que d'être une matrice.

Plus qu'un symbole, le 25 mai, les habitants de Moneglia en Italie, de Pannonhalma en Hongrie, d’Engen en Allemagne, de Trilport en France, voterons le même jour, afin de renforcer  l’Europe politique, pour la première fois ils se positionneront pour désigner le Président de la Commission Européenne, pour ma part je soutiens la candidature de l'allemand Martin Schulz.

Pour que l'Europe  soit  surtout une perspective d’avenir partagée, elle doit s’adresser à tous, en premier lieu au citoyen "lambda", et ne  plus être ressentie comme une “usine à gaz”, froide, impersonnelle, lointaine, conçue par des techno pour d’autres technos, bouc émissaire trop aisé de politiques nationaux refusant d'assumer la portée de leurs actes.
Les jumelages sont une preuve vivante de l’importance de construire, pierre après pierre, échange après échange, l’Europe de l’amitié, l’Europe du concret, l’Europe des citoyens.

Une conviction m'anime, la sauvegarde de notre modèle culturel, économique et social passe nécessairement par l'émergence d'une citoyenneté européenne et celle d'une Europe politique assumée. Les élections du 25 mai en représente une étape importante mais les jumelages noués y contribuent de manière essentielle tant ils sont concrets, permettent à nos habitants de partager et d'envisager un avenir commun pour eux et leurs enfants ... 

 

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12/04/2014

Municipales : ma part de vérité (1/2)

municipales.jpgJe me suis refusé à  analyser à chaud les résultats des dernières municipales, préférant prendre le temps de la réflexion, tant le choc a été rude, même si localement nous avons échappé au carnage …
Trop de casse et d’injustice pour beaucoup d’élus dévoués corps et âmes à leurs communes, aux quelles ils ont consacré vie personnelle et professionnelle, énergie et compétences durant des années, avec souvent des résultats remarquables, situation qui n’a pas empêché beaucoup d’entre eux de payer cash une addition qui n’était manifestement pas la leur.

C’est un sentiment fort de gâchis et d’injustice qui prédomine, même si comme l’a écrit Bernard Poignant, un des grands vaincus du scrutin, reprenant Léon Blum « l’ingratitude est un droit du suffrage universel. Un score ne s’apprécie pas avec des sentiments affectifs. Il se constate et se respecte, parce qu’il exprime un choix et une volonté de l’ensemble des citoyens. ».

Chacun sait que pour tout gouvernement les élections intermédiaires sont délicates et dépendent du climat économique et social, ou de facteurs irrationnels. Pourtant le résultat des municipales de mars 2014 interpelle tant il apparaît comme exceptionnel, au regard de l’ampleur de l'hémorragie subie par la gauche qui a perdu en deux semaines 151 villes de plus de 10 000 habitants. D'autres enseignements sont également à en retenir car lourds de sens pour les années à venir  :

o   L’importance de l’abstention, inédite pour des élections municipales (37%), incontestablement une partie de l’électorat de gauche a voulu sanctionner les candidats soutenant le gouvernement,

o   l’échec cuisant des candidats PS à Grenoble, Montpellier et La Rochelle battu par des candidatures dissidentes

o   La poussée évidente de l'extrême droite qui remporte dix villes et obtient plus de 1 200 conseillers municipaux contre 80 auparavant, franchissant ainsi une étape clé dans son implantation locale,

o   L’échec du front républicain, victime du "ni-ni" de Copé et des années Sarko / Buisson comme de la réticence d’électeurs de gauche à voter UMP au second tour. Autre enseignement du second tour, lors des triangulaires beaucoup d’électeurs ayant voté FN au 1er tour ont voté UMP afin de battre le candidat PS,

o   Les dissensions à gauche qui ont fait perdre beaucoup de villes, offrant même sur un plateau Mantes au FN, une attitude totalement irresponsable et inadmissible.

 

Pour la droite, ce succès est inespéré, au regard de son bilan (elle n’est pas pour rien dans l’état actuel du pays), de l’absence de projet alternatif manifeste, de la faiblesse également de certaines candidatures locales et des scandales à répétition qui ont frappé l’UMP ces dernières semaines.

Cette défaite marque également la fin de l’âge d’or du  « socialisme municipal ». L’aspect local de l’élection, la qualité de la gestion des maires sortants ont été balayé par des considérations politiques d'ordre national, ce qu’à titre personnel je regrette.
Les électeurs  ne doivent pas oublier qu'ils ont porté aux responsabilités des équipes qui devront gérer au quotidien durant les six prochaines années leurs communes, mettre en oeuvre et animer les politiques publiques de proximité nécessaires à leur plein épanouissement, dans un contexte que chacun s’accorde à reconnaitre plus que périlleux. Beaucoup regretterons sans doute leur bulletin et les élus méritants qu'ils ont sanctionné.

L’onde de choc initiée risque fort de faire passer à droite le Sénat dans quelques mois ainsi que de nombreux départements et régions l’an prochain, à moins que le nouveau gouvernement ne réussisse à sortir de cette spirale de l’échec et d'inverser une tendance déjà très compromise.
La réaction de François Hollande a été pour une fois rapide et à la hauteur de la gravité du moment, il y a urgence, incontestablement. Il y aura bien, un avant et un après municipales dans ce quinquennat. 

Mais comment expliquer une telle catastrophe électorale ? Et surtout quoi faire pour rebondir après un tel cataclysme ?
Je vous propose quelques pistes de réflexion personnelles, ma part de vérité en quelque sorte, en deux temps : l’un relatif aux causes, puis dans un prochain billet, explorer quelques propositions d’actions permettant selon moi de rebondir, car c’est surtout cela qui importe. Nous devons préparer dés aujourd’hui les conditions d'inverser la tendance pour les prochaines élections locales, pas pour gagner un match mais pour proposer de nouvelles perspectives correspondant aux valeurs que nous portons.

 

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31/03/2014

De nouveau Maire de Trilport

elections-1.jpgMe voilà de nouveau Maire de Trilport, après le résultat acquis dans les urnes dimanche 23 mars. Un succès net, plus de 52% des voix, dans un contexte plus que délicat que le second tour des municipales n'a pas atténué au niveau national ce week end, loin s'en faut.
Je remercie les Trilportais qui nous ont renouvelé leur confiance une fois de plus. Nous ferons tout pour être à la hauteur des espoirs placés en nous.

Cette victoire électorale est d’autant plus précieuse qu’elle a été acquise dans un contexte politique particulièrement difficile dans lequel de nombreux élus qui avaient bien travaillé ont payé localement une addition nationale. A mes yeux ce succès électoral n’est certainement pas celui de la gauche contre la droite, nous sommes dans un scrutin local, mais bien celle de Trilport notre ville avant tout. Il récompense :

- Une action, certes imparfaite, mais concrète et indiscutable, qui a du tenir compte de bien des aléas, 
- Un bilan, dans lequel la parole donnée a été respectée. Je veux saluer tous les élus qui ont passé le relais, après avoir travaillé sans relâche, exigence, responsabilité, esprit d’écoute, énergie et enthousiasme ces six dernières années, afin de faire avancer Trilport, ce dont je les remercie. 
- Une campagne républicaine, citoyenne, respectueuse des Trilportais qui a su rester digne, citoyenne, républicaine,  éviter toute attaque personnelle, amalgames, approximations, déformations ou altérations de la vérité ou mensonges. Nous sommes restés dans le champ des propositions, cherchant à rassembler plutôt qu'à diviser, quelquefois artificiellement, car c’est bien de rassemblement dont nous avons besoin pour faire avancer ce territoire.
- la qualité d'une équipe, composée de femmes et d’hommes d’horizons divers, très impliqués dans la ville, représentatifs de ses différents quartiers et générations, une équipe renouvelée par l'arrivée de nouveaux élus désireux d’apporter un regard neuf à l’action municipale,

Tout nouveau mandat pour une équipe sortante, est à la fois la poursuite de l’action engagée, mais également une nécessaire rupture. Une ville évolue, se renouvelle, connait de nouveaux besoins, a de nouvelles demandes à satisfaire, et l'action menée n'est jamais exempte de défauts, ce qui exige une remise en cause des méthodes, des procédures, et nécessite d’intégrer de nouvelles priorités.

 

à suivre

 

 

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21/03/2014

Municipales, dernière ligne droite avant ...

programme.jpgLa campagne des municipales touche à sa fin ... Il est temps ... dernière réunion publique hier soir ... ultime distribution de tracts en cours ... Dimanche les électeurs choisiront, le mandat de tout élu est un CDD et c'est bien ainsi.

Comme en 2008, j'anime une liste d’ouverture, sans attache politique revendiquée, pourquoi ?
Tout simplement parce que j'essaie de réunir toutes les bonnes volontés et les meilleures compétences pour gérer une ville de 5 000 habitants, connaissant pas mal de contraintes. Aujourd'hui plus qu'hier il est essentiel de rassembler plus que de cliver, afin de défendre au mieux un territoire auquel nous sommes attachés et des valeurs qui nous sont chères. Autant le faire autour d'un projet de ville commun et partagé. 
J'ai réuni des femmes et des hommes d’horizons divers, impliqués dans la vie de la cité, attachés et aimant cette ville et représentatifs de ses différents quartiers ou générations.
Précision importante, j‘assume totalement mes opinions politiques, lorsque le vent est porteur, ce qui était le cas en 2008, ou lorsqu'il est l'est moins, comme aujourd'hui. Mais comme élu, je suis le Maire de tous les habitants, quelque soit la couleur de leur bulletin de vote et pense l'avoir démontré au fil de ce mandat.
Notre équipe est renouvelée de moitié, une ville évolue, a de nouveaux besoins, doit répondre à de nouvelles demandes, ce qui exige une nécessaire remise en cause des méthodes, des procédures, comme la nécessité d’intégrer de nouvelles priorités.
Il est à mes yeux indispensable d'intégrer des femmes et des hommes apportant un regard neuf à l’action municipale, vecteurs d'une nouvelle dynamique et de leur laisser une vraie place.
Dans le même temps, une ville a besoin avec le développement de l’intercommunalité et la complexité croissante des dossiers à traiter, de compétences,  disponibilité, d’expérience et de connaissances.  Voilà pourquoi, je tenais à réunir ce mix. Précision, l’équipe que nous présentons aux Trilportais est plus jeune que celle de nos concurrents.

Si l'on ne gagne jamais une élection sur un bilan, j'assume notre action sur ces six ans, avec ses réussites, réelles, concrètes, mais avec aussi ses échecs ou demi échecs ...  Ceci étant, incontestablement, ces dernières années nous avons doté Trilport de nombreux équipements et nouveaux services appréciés, et pu, c’est peut être le plus important aujourd'hui, regagné les nécessaires marges de manœuvres qui nous permettent d’engager une nouvelle phase de notre action, axée sur l’amélioration concrète et directe du quotidien des habitants. Nous sommes toujours en dynamique, et c'est cette énergie, cette appétence qui nous a permis de construire un programme qui soit adapté à notre commune.
C'est à la fois une suite, mais également une rupture, afin de renouer avec le fil d'une action plus efficace et la prise en compte des priorités de nos habitants qui ont évolué en six ans ...

Quelles sont elles ?

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15/02/2014

6 années en 44 pages, Bilan d'un mandat

bilan1p.jpgNous avons distribué ce week end le Bilan du mandat. 6 ans de travail acharné résumé en 44 pages dont une double représentant la carte des réalisations.
Curieuse impression, résumer tant d'énergie, de passion en quelques pages semble réducteur pour les acteurs et peut être, ce que je n'espère pas, longuet pour le lecteur.
Ce document bienvenu arrive à point nommé pour rappeler la réalité des choses, à ceux qu'on a pas du tout vu ou guère rencontré sur le terrain toutes ces années et pour qui rien n'a été fait, ficelle un peu grosse tout de même !
Quelques uns ressortent même comme le coucou de ma grand mère tous les six ans, c'est dire leur attachement  à cette ville et ses habitants, sans parler de quelques uns qui n'y habitent pas et déclarent toute leur flamme à cette ville, cherchez l'erreur !

Pour moi, un bilan est un document de campagne et à ce titre, le Maire que je suis, n'en a jamais financé sur les deniers publics,  il est normal que la loi n'autorise aucune publication de ce type l'année de l'élection ... Autant dire que le publier avant, ne sert pas à grand chose. 
Inutile de chercher la photo du Maire à chaque page du livret, ce n'est pas le genre de la maison, pas du tout ma conception de l'action publique  et certainement pas le but de ce document, qui est avant tout le fruit d'un travail collectif, on ne parle pas d'équipe municipale pour rien.

Je le rappelle dans mon édito, promettre est facile (encore faut il être crédible) c'est la grande période des "Y'a qu'à faut qu'ont", pourtant force est de constater que faire concrètement l’est beaucoup moins.
Ce bilan résume fidèlement lmd semble t'il ’action municipale engagée toutes ces années, sur tous les fronts, et l’implication des élus, qui ont rempli avec passion, implication leur tâche.

Nous avons réussi dans une conjoncture plus que morose  à développer un service public de proximité efficient, envié par beaucoup de communes malgré des contraintes financières fortes et de nombreux aléas, de ce coté, nous avons été plus que gâté  ! 
Malgré tout nous avons été du genre actifs : création de nouveaux équipements (complexe sportif, réfectoire scolaire ... ), réalisation de nombreux aménagements et mise en place des services utiles aux familles : relais d'Assistantes maternelles, service accueil, structure péri scolaire ouverte de  de 7 heures à 19 heures accueillant désormais les enfants de maternelle, favorisant ainsi l'activité professionnelle des parents ...  

Le tout, en préservant une fiscalité modérée et un rapport qualité / prix record par rapport à la taille de notre commune et inégalé sur l'agglomération. Nous avons même fait plus et préparé l’avenir en désendettant la commune, grâce à la recherche active de subventions (" That's my job"), qui  financeront les investissements des prochaines années, c'est ce qui s'appelle assurer le Service Après Mandat.

Une ambition commune nous a animé durant 6 ans : faire de Trilport une ville dynamique, innovante, « bien dans ses baskets », et qui garde  au centre de ses priorités la dimension humaine.  Un credo : Agir pour changer la vie au quotidien, ne serait ce qu'un petit peu chaque jour, avec pour seule ligne directrice, l’intérêt général.

Tout n'a pas été réussi très certainement, nous avons commis des erreurs qui nous servirons de leçons, mais nous avons, dans un contexte particulièrement difficile effectué ou mis en oeuvre plus de 80% de nos engagements de 2008 ...

Voici quelques repères financiers, histoire de décrire la ligne de crête étroite qu'il a fallu suivre ...

 

 

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30/01/2014

De nouveau candidat

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Depuis 2008, l’équipe municipale que j’ai l’honneur et le plaisir d’animer a travaillé sans relâche et enthousiasme pour améliorer le quotidien de nos concitoyens et faire avancer notre ville.

Nous avions proposé un programme ambitieux, nous l'avons respecté : en dotant en six ans Trilport de nombreux équipements et d’une grande partie des aménagements qui lui manquaient, en développant de nouveaux services appréciés des habitants, que beaucoup de communes, y compris plus importantes, nous envient, le tout, en désendettant fortement la ville, malgré des marges de manœuvre pour le moins étroites.

Il reste évidemment de nombreux chantiers à mener et chacun sait que le contexte est difficile. Mais je suis de ceux qui pensent que cela ne doit pas nous empêcher d’aller de l’avant, bien au contraire. C'est lorsque la situation est difficile qu'il  faut agir, rechercher et apporter des réponses concrètes, réalistes, mais surtout adaptées, à nos communes comme aux territoires dans lesquels nous vivons, en tenant compte du contexte actuel mais aussi des potentialités réelles du terrain.

C’est la volonté de relever ce défi, d’être surtout utile à la ville dans laquelle je vis et qui m’a vu grandir, qui m’incite à me présenter de nouveau en mars prochain comme je l’ai indiqué à mes concitoyens dans la lettre que je leur ai adressé. 

Je m’appuierai sur une liste de rassemblement, unie et investie, composée de femmes et d’hommes disponibles, impliqués dans la ville. Une équipe prête à s’engager avec compétence, rigueur et énergie pour relever les challenges passionnants qui s’annoncent. Nous proposerons à nos concitoyens du concret, du réalisme, de l’innovation mais aussi des perspectives, et non un catalogue de promesses non finançables surfant sur les peurs.

A nos yeux, Trilport doit demeurer une ville accueillante, inventive et solidaire, une ville qui vit et se modernise, une ville qui se soucie de toutes et tous, et plus que tout, une ville qui regarde l’avenir en confiance.

Pour ce faire, nous proposons aux Trilportais d’agir, d'agir pour partager et construire ensemble une ville plus épanouie.

Vous pourrez suivre cette campagne,  aventure collective sil en est, sur le site que nous avons créé pour l’occasion  www.pour-une-ville-épanouie.fr ou sur la page Facebook du même nom, ce blog n'étant pas un outil de campagne.

 

25/01/2014

Bon anniversaire au Mac


 

1984 - 2014 : Big Brother is watching you

 

Remenber

 

 

20/01/2014

Succès pour les 1eres assises de l'éco construction

RES-1311-eco-renovation.pngLa mise en ligne de la vidéo réalisée lors des 1eres assises de l ‘éco rénovation me donne l’occasion de revenir sur cet événement dont j’étais un des initiateurs, ces assises étant le fruit concret des travaux de la commission numéro 4 (que j'anime) du Conseil Participatif de Seine et Marne.

Lorsque Vincent Eblé et l’exécutif départemental ont lancé la réflexion autour d’un projet de territoire pour le département, ils avaient une intuition : trouver une autre voie de développement pour la Seine et Marne que le traditionnel rééquilibrage Est / Ouest mais aussi une ambition, porter une vision de la Seine-et-Marne partagée par ses habitants et ses acteurs de terrain.  La concertation citoyenne initiée auprès de tous  les seine et marnais et les acteurs qui font ce territoire en  tissant du lien a alimenté cette réflexion qui est allée bien au delà d’un simple diagnostic enrichi, puisqu’elle a permis de développer pour le département, au travers de son projet de territoire, une véritable vision stratégique, bâtie autour de 5 axes d’action majeurs qui devraient  l’entrainer dans un développement durable, respectueux du potentiel agricole et naturel du département comme de ses habitants, mais aussi et c'est important dans le contexte actuel créateur de richesse et d’emplois locaux..

Je me suis, comme tant d’autres à l’époque, impliqué dans ce processus citoyen, utile pour nos communes et leurs habitants, à plus d'un titre. Vincent Eblé m’a proposé d’aller plus loin dans cet investissement et j’ai accepté de rejoindre le bureau du Conseil Participatif dirigé par Yves LICHTENBERGER, ancien Président du PRES de Marne-la-Vallée. Un engagement totalement bénévole, je le souligne. Intéressé par l'expérience que j'avais acquise du fait de ma contribution aux travaux du Club national des Eco quartiers pendant 3 années, Yves Lichtenberger m’a  proposé d’animer le chantier 4 : « la Seine-et-Marne, territoire leader de l’Éco-construction », ce que j'ai accepté, le challenge m'intéressant.

Dans ce cadre, nous avons avec l'équipe m'accompagnant dans cette initiative élaboré un plan d’action décliné sur trois objectifs généraux :  identifier et mettre en dynamique les acteurs de l’Éco-construction du territoire, repérer les leviers potentiels ou les freins et contraintes à intégrer, accompagner et susciter les synergies et la constitution de filières locales.

Mais c’est surtout la méthode de travail choisie qui selon moi a été le vrai déclencheuret a  fait tout l’intérêt de la démarche initiée, qui nous a amené vers ces assises, qui ont constitué une vraie réussite.

Revenons sur cette méthode ...

 

 

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15/01/2014

2014 année engagée et positive !

voeux0.jpgJ’avais placé cette cérémonie des vœux sous le signe de l’engagement. Vu la proximité de l’échéance municipale de mars, mon intervention, a été de portée générale,  centrée sur le sens à donner à l’action publique et surtout à celle de l’engagement citoyen.
Je remercie les nombreuses personnes présentes, la Salle des Fêtes était bondée, dont Nicole Bricq Ministre du Commerce Extérieur, le Sous Préfet ainsi que de nombreux collègues des villes voisines. La dynamique d’un territoire n’est elle pas également le fruit de la qualité des liens tissés entre les différents acteurs de terrain et leur volonté de travailler ensemble ?

J’ai tenu à rappeler le rôle des communes dans la cohésion du pays, en première ligne pour mener les politiques publiques de proximité elles permettent à beaucoup de nos concitoyens en difficulté, non seulement de ne pas sombrer, mais surtout de rebondir. Les portes de leurs mairies sont pour eux, trop souvent, les seules réellement accessibles. Incontestablement, les communes permettent de mettre de l’huile dans des rouages trop souvent grippés ou bloqués et de renouer les liens distendus ou quelquefois même brisés.

Chacun sait que le contexte social actuel est très délicat. Plus qu’une crise dont nous devons trouver la sortie, c’est bien une véritable mutation qui est en cours; nous entrons dans un nouveau monde, dans lequel il est essentiel de défendre et de préserver, tout en l’adaptant, notre modèle de société et la cohésion du pays, quelle soit sociale ou territoriale. 

La France est à un moment crucial de son histoire, comme nos territoires ... Nous sommes, véritablement, à une croisée des chemins … 

Faut il se lamenter, subir, nous recroqueviller, écouter ceux qui dénigrent plutôt que faire, nous font douter ou jouent sur nos peurs, et donc, in fine, lâcher l’affaire et se résoudre, abandonner ! C’est la solution de la facilité apparente, mais n'oublions jamais que la facture viendra ensuite, plus que douloureuse, dramatique et sans aucune garantie de service après vente, 

ou bien au contraire redresser la tête, affronter l’adversité et y aller, mais ensemble ?

J’ai fait mon choix …

 Car nous avons matière à agir, à avoir la pêche, à défaut d'avoir la banane  …

 

 

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31/12/2013

Meilleurs voeux pour 2014

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Affiche Ville de Trilport / Dessin Albert / Conception Michel Delon

 

Papillon bleu

 

Bleu reflet qui s'irise,

Un papillon nacré

Emporté par la brise

Luit, brille, disparait.

 

Tel, d'une aile légère,

Le bonheur est venu

Puis a, fleur éphémère,

Luit , brillé, disparu.

 

Herman Hesse

 

Il en va du papillon bleu,
comme il en va du bonheur,
ou du temps qui passe,
qui luit, brille puis disparaît … 


Au revoir 2013, bonjour 2014 ...

 

 

21/12/2013

Qui Edouard Martin gêne t'il ?

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Quelles hommes et femmes politiques voulons nous ?

A l'image de la vraie vie, celle vécue tous les jours par des millions de gens, en galère et révolte parfois, ou à celle du microcosme médiatique et politique parisien cosy, feutré, fermé, réservé aux seuls diplômés de grandes écoles ou apparatchiks d’écuries présidentielles ?

Une telle question s’impose après le lynchage médiatique et les réactions suscitées par la courageuse décision d’Edouard Martin d’accepter de conduire la liste PS aux européennes. Des commentaires révélateurs d’un vrai mépris sinon de classe, du moins de caste …


Un tel procès est inacceptable, par bien des égards


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13/12/2013

PISA, tous concernés !

 doisneau_preview.jpgLa publication des résultats de l’étude PISA (Programme international de suivi des acquis des élèves) de l’OCDE a fait sensation, et tant mieux, l’éducation constitue pour tous les pays une priorité absolue.
C’est dire que les résultats de cette édition doivent nous interpeller tant ils sont lourds de signification, nous payons aujourd’hui la facture de 10 ans d’inaction en ce domaine, car il s'agit bien de la décennie 2002-2012, n'en déplaise à certains amnésiques !

Avant d’aller plus loin dans le commentaire, revenons sur ce qui est désormais LE LABEL scolaire mondial indiscutable et incontournable : l’étude PISA.
Des premiers balbutiements de 1962 à aujourd’hui, que de chemin parcouru  : 12 pays en 1962, 32 en 2000, 65 en 2013 et la Chine rejoindra ce club dés 2015. Si jusqu’aux années 2000, PISA a reçu son lot de critiques, notamment de France, cette évaluation s’est imposée du fait de la robustesse et de la rigueur de ses analyses. L’évaluation mesure non les programmes scolaires nationaux mais la capacité des jeunes de 15 à 16 ans à utiliser les connaissances et compétences scolaires acquises dans des situations concrètes de la vie quotidienne.

Tous les 3 ans, elle donne la température, passant au crible un socle de 3 disciplines considérées comme centrales : la maitrise de la langue, les maths et les sciences.
Point fort, elle permet les comparaisons internationales (510 000 jeunes issus de 65 pays ont participé à l’édition 2013), mais également rétrospectives. Il est ainsi possible de dégager les tendances qui font sens. En 13 ans l'OCDE a rendu la planète accro à son évaluation livrée clés en main aux politiques, médias, spécialistes de l’éducation, mais aussi de plus en plus au grand public dont de nombreux parents d'élèves ! Masochisme ? On peut se le demander parfois, tant les résultats peuvent être douloureux pour les gouvernements et que sa mise en œuvre coûte (plus de 500 000 euros à la France pour la dernière étude).

Ces résultats interpellent toute la société, et non uniquement les spécialistes « es éducation ». Outre sa mission de former des citoyens éclairées et instruits, un système éducatif doit leur donner également la capacité de trouver un emploi dans une économie de plus en plus compétitive et concurrentielle et celle de s’adapter aux évolutions à venir.
C’est dire que la problématique de l'échec scolaire est essentielle, elle ne concerne pas que les  élèves qui en sont victimes ou leurs familles, mais bien le pays tout entier avec des conséquences globales, qu’elles soient sociales ou économiques : perte de compétivité, marginalisation, cohésion sociale, chômage …

Dans la société planétaire de la connaissance, un pays comme la France ne peut se contenter d’être moyen, son développement futur dépend des capacités qu’auront ses habitants à innover, entreprendre, créer, découvrir…
Pourtant, de 2002 à 2012, non seulement les résultats de l’éducation à la française ont continué à se dégrader, mais les inégalités ont augmenté fortement, tel est le constat de l'enquête PISA 2013, il est clair, net mais surtout sévère et justifié.

 Voyons de plus prés les résultats obtenus et quelles sont les pistes à explorer pour rebondir et changer une donne bien mal engagée …

 

Il y a urgence !

 

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06/12/2013

Rolihlahla, Madiba, Mandela

Nelson-Mandela 2.jpg

1918 - 2013

Il était le capitaine de son âme ...


Invictivus


"Dans les ténèbres qui m'enserrent

Noires comme un puits où l'on se noie

Je rends grâce aux dieux, quels qu'ils soient

Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances

Je n'ai ni gémi ni pleuré

Meurtri par cette existence

Je suis debout, bien que blessé.

En ce lieu de colère et de pleurs

Se profile l'ombre de la Mort

Je ne sais ce que me réserve le sort

Mais je suis, et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin

Nombreux, les châtiments infâmes

Je suis le maître de mon destin

Je suis le capitaine de mon âme."


William Ernest Henley 


Nelson Mandela avait écrit cette poésie sur le mur de sa prison de Robben Island



01/12/2013

De la ville durable au territoire durable …

urbanisme.jpg 

La revue Urbanisme a consacré un numéro spécial à l’étalement urbain et m’a demandé d’y participer voici un extrait de la tribune publiée …

Revue urbanisme

Hors série sur l'étalement urbain

 

" Un Maire n’est pas l’élu d’une ville mais d’un territoire, ensemble complexe composé d’entités urbaines, agricoles et naturelles qui doivent dialoguer ensemble en bonne intelligence ... / ...


La consommation croissante d’espace naturel en Ile de France, notamment en Seine et Marne atteint des limites qui doivent interpeller les acteurs qui font la ville, tant la menace de voir se dégrader ce patrimoine naturel fragile est réelle. Chacun connaît la contribution des espaces ouverts à l’équilibre de l’écosystème, à la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles mais il est essentiel également d’anticiper et de tenir compte des évolutions liées au réchauffement climatique et à la croissance démographique. La fonction de régulateur thermique joué par les trames vertes et bleues n’est pas à sous estimer et il faudra bien loger et nourrir une planète qui comptera  9 milliards d’habitants en 2050, ce qui impose de préserver une agriculture performante.

Face à cette réalité environnementale, il nous est apparu évident de prendre le contre pied du modèle culturel urbain dominant, celui de l’étalement urbain, basé sur le développement de la maison individuelle et de la ville  « longue distance », consommatrice (foncier, énergie, pierre, temps) et dévoreuse d’espaces ... / ...


Mais au delà du rationnel, du technique, il faut surtout parler d’humain, d’affect, de pathos, de désir. Trop peu d’acteurs se préoccupent de cette problématique, pourtant  centrale. Une feuille de route s’impose : rendre la ville désirable et travailler sur la qualité des espaces, du bâti, des services, prendre en compte les besoins des habitants … La question sociale est essentielle, car vivre en ville, c’est avant tout l’habiter.

Il est urgent de faire évoluer dans l’inconscient collectif les représentations liées à la ville, à l’épanouissement personnel, familial et collectif, en améliorant concrètement la qualité de vie dans la ville,  ses aménités, son intensité urbaine, et en plaçant l’humain et la nature au centre de la réflexion. La ville est un tissu vivant qui doit se régénérer, se reconstruire sur lui même et être en capacité de procurer de l’émotion et d’avoir une dimension évocative : qualité des espaces publics, des formes urbaines, intensité urbaine adaptée au territoire … Il est nécessaire de développer une ville plus intense, mais surtout, paradoxalement, plus humaine ..."


Texte intégral de la tribune…


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27/11/2013

Européennes : 5 eme sur 13

europea.jpg
C’est officiel, les militants socialistes franciliens ont validé à plus de 77% la liste d’Ile de France aux européennes, sur laquelle je me retrouve en 5eme position. Si cette place n’apparaît pas comme éligible, le PS en Ile de France comptant aujourd’hui deux députés européens, elle constitue une belle marque de confiance que j'apprécie à sa juste valeur. 

Chacun pressent que ces élections ne seront pas une partie de plaisir et risquent d’être pour le moins «délicates», le vent n’apparaissant guère porteur pour le PS actuellement.
Reconnaissons cependant qu’il ne l'a jamais était jusque là, il serait bon d’en faire un jour l'analyse. Si l’Europe constitue un enjeu majeur pour le développement de nos pays, tout le monde en convient, cet enjeu à priori n’est que théorique tant il apparaît éloignée des préoccupations et ambitions de nos politiques, toutes couleurs confondues !
Le prochain scrutin constitue néanmoins une belle tribune pour faire passer à nos concitoyens des messages qui ne soient pas que sublimaux, notamment sur une autre manière de faire l'Europe et surtout de partager ce grand dessein avec le plus grand nombre.

N’étant ni technocrate, ni spécialiste attitré de ces questions, ni apparatchik, aucun plan de carrière à trois bandes sur ce coup, mon quotidien est celui de mes concitoyens, leurs problèmes sont ceux que je dois surmonter dans ma vie de tous les jours et ma perception actuelle de l’enjeu européen est celle d’un petit élu local de base.
Je me sens, je suis, profondément européen, du fait de mon itinéraire personnel, de mes voyages et de rencontres humaines inoubliables, mais aussi et surtout de l’histoire, de la géographie et de la diversité culturelle de ce magnifique continent qui est le notre. Pourtant, force est de le constater,  la traduction politique actuelle de l’Europe, sa réalité concrète, l’absence actuelle d'un véritable projet européen de "la maison commune" fait que la situation actuelle ne m’emballe pas « outre mesure » comme le coté plus que désincarné de l'institution. Autant dire que je ne me retrouve absolument pas dans la politique de Barroso des Commissaires Européens actuels.

Alors que penser de cette position de 5eme, inattendue, sur la liste régionale aux européennes ?

 

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17/11/2013

"Objectif fibre" nous rend visite

objectif-fibre.jpgDans le cadre du lancement de son dernier guide dédié au raccordement des maisons individuelles neuves au réseau en fibre optique, Objectif fibre a organisé une visite de terrain à Trilport dans un ensemble pavillonnaire de logements sociaux pré-équipé réalisé par les Foyers de Seine-et-Marne (FSM), le bailleur de par la ville.

Saluons le travail de standardisation effectué par la plate forme interprofessionnelle qu’est « Objectif Fibre » et ce depuis sa création (2009). Elle fédére autour du déploiement généralisé de la fibre optique les acteurs privés et publics emblématiques de plusieurs filières qui ont enfin décidé de jouer collectif.   Le guide présenté aujourd'hui est la meilleure illustration de cet "esprit d'équipe", il vise à garantir la qualité, la pérennité et la conformité des réseaux déployés, notamment dans les territoires les moins denses. 

Force est de constater que la fibre était jusque là, un signe extérieur de richesse des grandes villes, avantage concurrentiel et résidentiel réservé à leurs seuls habitants. Une situation intolérable dans une République dont l’égalité est une valeur clé et la citoyenneté de plus en plus numérique.
La manifestation de ce jour démontre que la fibre a pris enfin la clé des champs et s’intéresse désormais au monde péri urbain et rural, ce dont le Maire que je suis ne peut que se féliciter. Trilport petite ville de 5000 habitants est représentative s’il en est, des spécificités de ces territoires péri urbains, voir ruraux, puisque composée de plus de 1 500 pavillons sur 2 200 logements ! 

La fibre est plus qu’un lien de lumière, elle constitue un véritable  trait d’union, entre tout un chacun et la planète. Les usagers qu’ils soient habitants ou acteurs économiques ne demandent que le minimum, presque rien : être connecté 365 jours sur 365, 24 heures sur 24 heures, en continu, avec un débit leur permettant de disposer de tous les services numériques, il en nait de nouveaux chaque jour.
Une simplicité apparente qui cache de fait une très grande complexité et l'intervention d’une chaine d’acteur multiple, dans laquelle chaque maillon est essentiel. C’est dire l’utilité d'un tel guide !

Lorsque l’on aborde le développement des usages numériques, deux maitres mots s’imposent à tous et partout : convergence et interopérabilité, car nous sommes en présence d'un véritable éco système qui s’affranchit des océans et des frontières.

Le déploiement de la fibre optique est pour le pays et le développement de ses territoires un enjeu stratégique essentiel et prioritaire qui démontre la formidable capacité de mobilisation, mais également d’innovation, de la France. Ce challenge hautement technologique engage à la fois son présent mais aussi la grande partie d’un devenir qui ne peut être que numérique, tant dans le déploiement des infra ou des superstructures, que dans celui des usages ou des objets connectés, domaines dans lesquels notre pays est aux avants postes.

Mais une telle manifestation signifie bien plus, tant pour notre commune que ce territoire  …

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12/11/2013

14-18, terrible source d'inspiration

onze-novembre.jpgLes commémorations sont des moments utiles qui contribuent à forger la citoyenneté d'une nation, mais plus encore de ses jeunes habitants qui en ont grandement besoin.
Ces instants de recueillement national sont précieux, pour l'unité du pays mais constituent aussi un devoir de mémoire et une marque  de respect envers tout ceux qui sont tombés donnant leur sang à leur patrie, qu'elle soit d'une rive du Rhin ou de l'autre.

L'occasion également de souligner que le terrible et dramatique conflit qu'a été la guerre de 1914 1918, a paradoxalement inspiré toute une génération d'artistes, avant, pendant et après le champ de bataille …

Du néant peut quelquefois sortir la lumière ... La faute à la vie quotidienne dans les  tranchées, à ces journées interminables rythmées par le vacarme incessant des obus qui tombent et explosent aux alentours immédiats, à la présence d’une peur tenace, inséparable des terribles nuits des poilus, à la proximité quasi charnelle de la mort, compagne lancinante au combien fidèle, autant d'éléments qui constituent des sources d’inspiration puissantes.
Sans omettre l'aventure humaine qui se joue à chaque seconde dans les tranchées, véritable condensé des sentiments exacerbés qui se mêlent et s'entrecroisent, ou l'atroce voisine le grotesque voir le pathétique, ou le rire flirte avec l'émotion et le drame tutoie la légèreté... Beaucoup d’hommes, le soir, à la veillée, dans les casemates ou les tranchées, qu’ils soient illustres ou anonymes, ont évacué comme ils le pouvaient leurs idées noires grâce à la création artisanale ou artistique.

Ces créateurs, comme tous les soldats du front, étaient de nationalité française ou non, leur couleur de peau comme leur lieu de naissance importait peu, car tous étaient français de cœur et de sang versé ! Tel le suisse Blaise Cendrars, ou encore le russe d'origine polonaise, Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky, plus connu chez nous depuis sous le nom de Guillaume Apollinaire, qui a tout fait pour être en première ligne. Il restera à jamais le blessé à la tête bandée immortalisé par Picasso, suite à l’éclat d’obus reçut à la tempe en mars 1916 au pied du Chemin des Dames.
Ils ont donné à notre pays, comme toute ces générations sacrifiées, jeunesse, joie et espérance, mais aussi trop souvent leur vie ! Leur sang étant l'encre indélébile qui a permis d'écrire des pages cruciales de l'histoire de l'Europe et du monde moderne.

Guillaume Apollinaire s’est éteint deux jours avant la signature de l’armistice du 11 novembre 1918, à l’âge de 38 ans, victime de la grippe espagnole …. Il a cependant pu, peu avant sa mort, publié un recueil de poésie : Calligrammes, "poèmes de la paix et de la guerre" dédié à un de ses amis tombé au chemin des Dames.
J’en ai tiré un poème "La Petite Auto" qui témoigne que la Grande Guerre n’a pas seulement était une tragédie, incontestable, véritable boucherie sans nom, mais qu'elle marque définitivement la fin d’une époque et l’arrivée d’un temps nouveau, ici comme partout sur la planète.

Ce centenaire sera, en 2014, l’occasion de rendre hommage, à tous les combattants de toutes les nations, qui sont tombés sur le champ d’horreur, de quelque coté qu’ils soient, afin de célébrer et porter, au nom de leur mémoire, un message de paix pour les générations futures.

 

 

 

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01/11/2013

Admettre le fait péri urbain

lotissements.jpgAvec le vote du Schéma Directeur régional d’Ile de France, la création de la Métropole du Grand Paris, la publication de récents ouvrages ou l’envolée du vote FN dans certains territoires, le fait péri urbain est devenu une réalité incontournable qui fait désormais l’actualité. Indéniablement il existe, je l’ai rencontré, le vis au quotidien comme citoyen mais aussi élu local.  

Prenons l’Ile de France, région la plus riche du pays (18% de la population nationale, 30% des richesses). Si toutes ses communes appartiennent à l’aire urbaine de Paris, plus des trois quart (85%) avec moins de 2000 habitants, notamment en Seine et Marne, sont considérées comme  péri urbaines. Peut on pour autant les classer en France métropole (note précédente)?
Non, un seine et marnais ne dispose pas tout à fait des mêmes facilités qu’un habitant de Paris ou de la Petite Couronne; et encore il existe une Seine et Marne des villes et une Seine et Marne des champs ! Ce département connait une croissance démographique ininterrompue depuis plus de 20 ans : foncier disponible, prix attractif, proximité apparente avec la région parisienne …

Autant d’arguments qui attirent de nombreuses familles, mais au quotidien, la réalité se révèle plus contrastée. La proximité avec Paris est toute relative, au regard de la congestion routière, du manque d’infrastructures en transport en commun, de la saturation d'un réseau ferré sous dimensionné et de l'absence quasi totale de multi modalité. L'organisation actuelle des transports remonte aux années 70, c'est dire, et ce, malgré les efforts déployés par le STIF depuis 2006. Trop souvent, dans le 77 se déplacer s’apparente à un parcours du combattant, que ce soit en voiture ou en transport en commun ! Comment en période de disette budgétaire rattraper 50 ans de sous investissement et financer dans le même temps le réseau du Grand Paris ? 

Pour les services à la population, le constat n’est guère plus réjouissant. Les collectivités locales ne sont pas toutes en mesure de répondre aux demandes croissantes de leurs nouveaux habitants et aux exigences de l’Etat. Contexte, qui, avec la baisse des recettes annoncée risque de s'aggraver, d’autant que les besoins en structures et services (petite enfance, écoles, péri scolaires, loisirs …) augmentent sans cesse.

Autre signal alarmant, la santé économique des habitants se fragilise. Devenir propriétaire en grande couronne induit des charges nouvelles, souvent non anticipées, qui se cumulent : remboursements d’emprunts, énergie, il faut chauffer des logements souvent mal isolés, mobilités, la voiture est quasi incontournable. La moindre variation économique met à mal un équilibre financier fragile : prix du gazole, de l’énergie, traites, imposition …  si jamais une perte d’emploi ou une séparation survient, c’est le drame, d’autant que ces familles, urbaines à l’origine, sont coupées de leur réseau de solidarité familiale.
Des populations qui vivent dans un paradoxe, propriétaires elles privilégient à priori un mode de vie individualiste, mais désirent dans le même temps bénéficier des aménités de la ville, dont elles ont le plus grand mal à se passer, alors que la simple mise en oeuvre des services attendus nécessite une taille critique d’habitants et des ressources financières et logistiques que leurs collectivités n’ont pas.

Inexorablement, le mouvement démographique initié s’amplifie, véritable vase communiquant : les habitants des grandes villes migrent en périphérie,  notamment rurale et une nouvelle géographie urbaine s’esquisse, qui n’est pas sans conséquence sur les besoins en infrastructures et les politiques publiques à mettre en oeuvre, qui doivent absolument se renouveler à l’aune de ce nouveau contexte …

Dans l’attente, vu l’inertie, ces territoires délaissés risquent si l’on y prend garde de devenir de véritables espaces de déliaison sociale ... "

 Alors comment agir pour changer durablement et surtout concrètement cette donne ?

 

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19/10/2013

Schiste l'après décision du Conseil Constitutionnel

schiste.jpgEn 2010, le gouvernement Fillon avait accordé à certaines compagnies pétrolière américaines, Jean Louis Borloo était alors en responsabilité de ces dossiers, des autorisations leur permettant d'explorer le sous sol du pays afin de rechercher les gisements éventuels de gaz ou d'huile de schistes.
Ces compagnies avaient alors commencé leur travaux d'implantation afin de débuter leurs forages, sans informer au préalable populations et élus locaux. 

Devant les risques environnementaux avérés, les associations de défense de l’environnement et les élus locaux, notamment en Seine et Marne (cf note précédente) se sont mobilisés en nombre. Cette prise de conscience collective a amené le gouvernement à faire machine arrière, ce dont nous nous sommes réjouis à l'époque et Christian Jacob a déposé une proposition de loi (loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011) visant à interdire l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique, abrogeant les permis exclusifs de recherches recourant à cette seule technique. 

La société texane Schuepbach, une des compagnies concernés, dont deux des permis miniers avaient été annulés courant octobre 2011, a contesté la constitutionnalité des articles 1 et 3 de cette loi auprès du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, via une question prioritaire de constitutionnalité transmise ensuite au Conseil d'Etat puis au Conseil constitutionnel. Ce dernier a rendu vendredi dernier sa décision.

Dans son arrêt il a précisé que le législateur "a poursuivi un but d'intérêt général de protection de l'environnement", et que "la restriction apportée tant à la recherche qu'à l'exploitation des hydrocarbures ne revête pas, en l'état des connaissances et des techniques, un caractère disproportionné au regard de l'objectif poursuivi".

C'est un signal fort envoyé aux détenteurs de permis abrogés, aux lobbies de l’industrie pétrolière, mais également un soutien important pour les riverains des zones d’exploration ou d’exploitation potentielles, dont de nombreuses Seine-et-Marnais (Doue, Jouarre). Cette décision constitue également une garantie de protection pour la sauvegarde des nappes phréatiques, capital dans notre région, et le maintien de l’intégrité des terres agricoles, enjeu de premier plan pour notre pays, tant la fracturation hydraulique présente des risques sérieux pour la sauvegarde de l’environnement.

Il faut souligner que, dans l’attente de la révision du Code Minier (entièrement à revoir, notamment sur le volet concertation),  le texte actuel de la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 n’écarte ni l'exploration des gisements, ni l’utilisation d’autres technologies que la fracturation hydraulique. Ce qui m'a amené a proposé le vote d'une Motion, en Conseil Municipal.

Je vous prie de trouver ci joint, le texte voté à l'unanimité, ce Vendredi 18 octobre

 

 

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07/10/2013

La puissance d'un tweet

votre tele et vous.jpgC’est peu de dire que le manque de rigueur et d'éthique des journalistes de l'émission « Des paroles et des actes » dont l'invité était Christine Taubira m’a interpellé.
J’ai réagis en envoyant un tweet le soir même puis un mel le lendemain au médiateur de l’information de France Télévision, Nicolas Jacobs, afin d’exprimer le fond de ma pensée. Pour être tout à fait honnête, une telle réaction est une première pour moi, mais l’émission de Pujadas a été  la goutte d’eau de trop, un quasi point de non retour.

 A ma grande surprise Nicolas Jacobs m’a contacté suite à ce mel, puis après une longue discussion m’a proposé de participer à l’émission mensuelle animée par Marie Laure Augry sur la 3 « Votre télé et vous ».
Ce que j’ai accepté, étant très attaché à la télé publique, par culture et histoire personnelle. Ma conscience de citoyen s’est forgée en partie autour de certaines émissions des chaines publiques, notamment politiques, qui ont marqué ma jeunesse comme celle de tant d’autres. Les paroles mais aussi les silences, avait alors non seulement du poids, de la consistance, mais aussi et surtout, du sens. Pour l’interviewer, seules les réponses importaient alors, non ses questions.

De vrais temps forts structurant, éveillant les consciences, traitant du fond, apportant des clés de lecture et de décryptage utiles, évacuant la facilité, l’écume médiatique, le sensationnel, le superficiel ou le superflu… L’émission de Pujadas en est malheureusement à des années lumière.
C’est pour exprimer tout cela que j’ai participé à l’émission de Marie Laure Augry, dont les deux volets sont accessibles par internet  (émission et bonus internet du 25 septembre 2013).

Tout a en fait commencé par un tweet, c’est la force des réseaux sociaux :

«#DPDA #pujadas @chtaubira : Au secours Desgraupes ils sont devenus fous : l'indignité de Pujadas»

 Mais, je vous propose d’aller un peu plus loin que ses 140 caractères ...

 

 

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29/09/2013

Deux cent ans après ...


grognards4.jpgCe samedi, les grognards de l’empereur étaient de retour à Trilport : prise d’arme devant la Mairie (Place Albert Camus), défilé au son des fifres et tambours dans les rues de la ville. Ils y ont effectué une étape bienvenue avant de grimper jusqu’à Montceaux les Meaux et de redescendre ensuite, dans le même après midi, au village de Saint Jean Les deux Jumeaux.
Soulignons l’exigence et le soin apportée par les participants de cette reconstitution grandeur nature, que ce soit dans les costumes, l’exécution toute militaire des défilés, les attitudes, jusqu'aux chants accompagnant leur marche ...  Ils nous ont offert un saut dans le temps pour le moins déroutant.
Ayons une pensée émue pour tous les fantassins qui, arborant de splendides bottes de sept lieux, risquent fort de se voir gratifier d’ici demain de magnifiques ampoules illuminées aux pieds. 

Cette initiative originale, a été initié pour commémorer un épisode peu connu de la geste napoléonienne, celui de la bataille de la Marne de mars 1814, qui a été l'un des derniers combats de l’empereur. Cette idée invraisemblable, tout était à construire, François La Burthe, avocat passionné d’histoire Napoléonienne a su la faire partager au travers de l’association qu’il a créé « les Grognards de la Marne ». Avec son bâton de pèlerin, véritable bâton de maréchal, il a convaincu les différentes villes et villages de participer à l'événement, d'y contribuer même, en prenant le plus grand soin de préserver son coté populaire, fédérant autour de ce projet des compétences multiples et variées, allant de l’universitaire reconnu, au cavalier émérite et à la cantinière anonyme.
Nous avons soutenu cette initiative hors norme dés l’origine, contribuant comme tant d’autres, à la magnifique réussite de ce week end. Merci à toutes les chevilles ouvrières locales qui ont oeuvré avec beaucoup de coeur et de passion, avec une dédicace tout particulière à Geneviéve Leguay.

Cette commémoration a généré localement toute une série d'animations : conférences, dont une passionnante à Trilport il y a quelques mois, marche entre Trilport et Saint-Jean, bivouac à Montceaux-lès-Meaux, marché paysan, bal des officiers, expositions de peinture, pièces de théâtre et in fine une reconstitution grandeur nature de la fameuse bataille. Une initiative bienvenue qui aura eu également le mérite de préserver 5 emplois d’insertion (réalisation des costumes historiques) grâce à  l’activité de l'association Germinal.

Si c'est 2013 qui a été choisie plutôt que 2014, c’est afin d'éviter toute collision avec deux évènements qui nous attendent dans les prochains mois : les élections municipales mais aussi et surtout les cérémonies de commémoration de la grande guerre, qui a durement marqué notre territoire. 

Je remercie les Grognards de la Marne d’avoir choisi Trilport comme ville étape. C'est effectivement ici, sur cette terre de Brie, qu’avec l'énergie du désespoir, les gardes nationaux, armée du peuple s'il en est, ont affronté et résisté longuement aux forces de la 6eme coalition, avant de plier ...

Il y a quasiment deux cent ans.

 



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13/09/2013

Etes vous France périphérique ou métropole ?

La-crise-qui-vient.jpgAvant l’été le résultat aux législatives de Villeneuve sur Lot, avec une poussée remarquée du FN avait fait couler beaucoup d’encre.
Il convient d‘aborder cette élection sans fausse pudeur, langue de bois ou recherche de boucs émissaires inutile, sous peine de voir les mêmes causes reproduire les mêmes effets. Qu’on le veuille ou non, ce vote est signifiant et pourrait n’être d’ici quelques mois qu’un signe annonciateur d’une évolution encore plus brutale.

Si le cas Cahuzac a joué,  tant il interpelle, déstabilise et écœure nombre d’électeurs (on le serait à moins !), le contexte économique et social a également compté. La crise touche au plus profond nos villes et campagnes (chômage, baisse du pouvoir d’achat, sinistrose), paradoxalement l’offre politique ne propose pas, ou peu, de perspectives visibles et crédibles.

Du fait de cette absence  nos concitoyens ont le plus grand mal à se projeter dans un futur « positif  et heureux». Réformer le pays, pourquoi pas estiment ils ? Mais comment ? Pour aller où et devenir quoi ? Tant que les partis traditionnels n’apporteront pas de réponses claires à ces questions simples, ils ne seront, ni crédibles, ni audibles.

Dans des registres différents des ouvrages récents (Christophe Guilluy, Laurent Davezies, Herve Le Bras), explorent les fractures sociales du pays et décrivent deux mondes littéralement opposés : la « France des métropoles », qui dispose des capacités à s’adapter à la mutation en cours, et les autres territoires, qu’ils soient péri-urbains (nous y reviendrons), ruraux ou industriels, fragilisés par l’impact des délocalisations, du chômage, ébranlés par la déliquescence des services public, ceux que Christophe Giully réunit sous l’appellation « France périphérique ».

Si cette « France » n’est pas encore perdue, elle est pour l’heure déconnectée. Les médias en parlent pas, ou peu, excepté les lendemains d’élection, tant ce pays « invisible » est éloigné des sunlights des leaders d’opinion ou des lieux de pouvoir.
Conséquence, ces terres constituent autant de points d’accroche pour les idées dites « populistes » et c’est le Front National qui en tire principalement avantage. Car ce nouveau contexte a été totalement assimilé par Marine Le Pen, il est même à l’origine du recentrage idéologique et des nouvelles positions sur les services publics et l’action de l’Etat du mouvement d’extrême droite. Climat favorisé par l’atmosphère anxiogène que certains s’évertuent à accentuer, nourrissant un terreau de plus en plus perméable au chant des sirènes des populismes de tout bord et des « Y’ qu’à « , «  Faut qu’on ».

La transformation en profondeur du pays accentue ces fractures, tant elle renforce les territoires forts et affaiblit à contrario les autres, qui accueillent de plus en plus de populations en difficulté. La réforme des collectivités en cours risque de renforcer ces inégalités dans un contexte de disette budgétaire qui fragilisera encore plus les « maillons faibles ».

Ce dualisme est il factice, schématique, artificiel, illusoire, ou erroné ? Et où situer le péri urbain dans ces deux France ?

 

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11/09/2013

Companero Presidente

allende.jpg

Il y a soixante aujourd'hui, disparaissait Salvador Allende, lors du coup d'état 

 

"Travailleurs de ma patrie !

J'ai confiance au Chili et à son destin.

D'autres hommes dépasseront les temps obscurs et amers durant lesquels la trahison prétendra s'imposer. Allez de l'avant tout en sachant que bientôt s'ouvriront de grandes avenues sur lesquelles passeront des homme libres de construire une société meilleure."


Salvador Allende, Palais de la Moneda
11 septembre 1973

 

Les derniers discours prononcés par le Président Chilien

 

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08/09/2013

Une rentrée ensoleillée

forum.jpgL’été « se fait la malle » petit à petit, et pour une fois avec grâce au regard de la météo plus que clémente de ce début septembre. On en oublierait presque que c’est l’heure de la reprise du travail, de l’école ou de la vie associative …

Pour la rentrée scolaire, les clignotants sont au vert, pourvu que cela dure : pas de suppression de classe à signaler, des locaux prêts et des enseignants quelque peu apaisés, enfin serais je tenté de dire.
Si la mise en place des rythmes scolaires attendra 2014, nous y travaillons de concert pour que ce soit une réussite pour l'épanouissement des enfants, l’ambiance est plus sereine que les années précédentes :   recrutements de postes, mesure indispensable surtout en Seine et Marne, département sinistré ayant un des taux d’encadrement les plus faibles du pays, relance de la formation des enseignants et annonce de la titularisation progressive des Auxiliaires de Vie Scolaire, qui accompagnent les élèves handicapés dans les établissements. Signalons également l’arrivée des Tableaux Numériques Interactifs dont la commune a doté  20% de ses classes, dont tous les CM2 !

Mais ce dimanche à Trilport, comme dans beaucoup de villes  s’est déroulé le forum des associations. Une organisation « au cordeau », mais avec l’indispensable esprit de convivialité et de camaraderie qui fait de cette manifestation, un moment de détente, agréable, attendu et apprécié du plus grand nombre (une cinquantaine d'associations pour notre ville de 5000 habitants, excusez du peu!). Grand merci à l’équipe d’animateurs, l’édition 2013 n’ a pas dérogé à la tradition et a été un vrai succès.

Mais pourquoi faut il préserver la vie associative dans une ville ?

 

 

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02/09/2013

Une place Albert Camus à Trilport

albert camus 6.jpg

Nous avons tenu à honorer pour le centenaire de sa naissance, l'une des plus grandes figures de la littérature et de la philosophie française du XXe siècle, qui a inspiré tant d’entre nous. Philosophe, journaliste, homme de lettres, de théâtre, et surtout homme de cœur et de passion, Albert Camus, aurait effectivement soufflé ses 100 bougies, le 7 novembre 2013.

A cette occasion, la Place de la Mairie a été baptisé Place Albert Camus.


Rappelons les paroles prémonitoires qu’il avaient prononcé dans son discours lors de la réception du Prix Nobel de littérature qu’il avait obtenu en 1957, et qui résonnent singulièrement aujourd’hui.


« Chaque génération sans doute, se croit vouée à refaire le monde.

La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. 

Mais sa tâche est peut-être plus grande.

Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. »


Albert Camus
Discours de réception du Prix Nobel de littérature, prononcé à Oslo, le 10 décembre 1957



inauguration-mairie8.jpg

Nicole Bricq, Ministre du Commerce Extérieur et Nicole Klein, Préfète de Seine et Marne

 


 

31/08/2013

Trilport : Inauguration des travaux de la mairie

inauguration-mairie.jpgNous avons inauguré, en présence de Nicole Bricq, Ministre du Commerce Extérieur et de Nicole Klein, Préfète de Seine et Marne, les travaux de rénovation de la Maison commune et l’aménagement de sa place, baptisé pour l’occasion. Véritable évènement pour notre ville, les travaux inaugurés ce jour étant les plus importants qu’a connu la Maison Commune depuis sa réalisation.

Je veux souligner la grande disponibilité de Nicole Bricq, vu son agenda et les missions innombrables qui l'amènent au quatre coins de la planète … Elle revenait le matin même tout juste de Guyane et avait tenu à être parmi nous. C’est devant une belle assemblée composée d’élus municipaux et des villes voisines, de représentants des corps institutionnels et du monde associatif, des entreprises et artisans ayant travaillé sur ce chantier, que s’est déroulée cette manifestation conviviale.

Si nous avions prévu au départ de construire une nouvelle Mairie, et dans cette optique l’avions inclus dans les réalisations inscrites au Contrat Régional signé en 2006, la municipalité avait donné la priorité aux autres équipements lancés : centre de loisirs, école et gymnase. Au regard du résultat des appels d’offres et du montant de l’addition totale, il est apparu plus raisonnable de rénover les locaux existants de la Maison commune, d’autant que nous devions intervenir sur le bâtiment, le toit de la Mairie prenant l’eau lors des orages.

Présentation des aménagements inaugurés aujourd’hui …

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19/07/2013

14 juillet 2013, le sens d'un hymne

 

14-juillet-2013.jpg

La cérémonie du 14 juillet est une célébration particulière, à l’ambiance un peu estivale, car annonciatrice de vacances attendues proches, d’autant pls que l’année a été difficile et quasi interminable.
Nous avons le plaisir d’accueillir lors de cette manifestation, qu’il y est un soleil éclatant comme en ce 14 juillet, qu'il vente, neige ou pleuve, générallement plutot en novembre ou mai, les musiciens de l'Harmonie du Pays de Meaux. Présence fidèle, qui fait de ces moments solennels, de vrais instants de recueillement et d’émotion, notamment au moment des hymnes. Témoingange rassurant du dynamisme de cette structure, la présence de nombreux jeunes musiciens pour qui ces moments sont d’autant plus importants qu'ils constituent une première.

Cette commémoration née avec la République témoigne de notre attachement commun à ses valeurs citoyennes, qui au fil du temps et de l’histoire ont forgé ce pays et semé bien au delà de ses frontières, des petites graines de France, patrie des lumières et des droits de l’homme, qui depuis, avec des fortunes diverses fleurissent un peu partout sur la planète.
Un pays ce n’est pas qu’une économie, un marché ou une géographie, c’est également une histoire, une culture et des valeurs qui transcendent. La France est également symbolisée par des signes extérieurs : les trois couleurs de son drapeau tricolore, nos valeurs républicaines et un hymne national, la Marseillaise, dont un couplet est remis en cause de manière un peu malheureuse me semble t’il …

 

Pourquoi ?

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18/07/2013

A Jeannot


a-jeannot.jpgLa vie d’un élu est ainsi faite, qu’il croise chaque jour beaucoup de personnes sur sa route. Cependant, lorsqu’il a grandit dans sa ville, certaines de ces rencontres humaines font également partie de ses souvenirs intimes et prennent alors plus d’importance, car liés à son enfance.
C’est le tamis de la vie, aussi lorsque ces personnes nous quittent, souvent avec élégance, sur la pointe des pieds, c’est un peu notre histoire qui se fait la malle …

Jeannot, à l’image de tant d’autres visages, a été un de ses acteurs, qui de par leur passion pour cette ville, leur énergie contagieuse, leur sens du dévouement et de la relation humaine ont tant apporté à notre commune, et fait que vivre ici, est une aventure singulière par bien des aspects.

Il était construit de bois brut, quelquefois même, un peu abrupt, ce qui donnait lieu à des discussions animées mais toujours respectueuses et passionnées. 
Mais plus que tout, ce bénévole, Président associatif actif,  était attaché viscéralement à la fête populaire, dans tout ce qu’à de remarquable et noble ce si beau mot ...

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15/06/2013

Petites villes : Vous avez dit égalité des territoires ?

apvf.jpgLe calendrier a parfois de ces coïncidences, un vrai signe du destin ! Alors que les 16 eme Assises des Petites villes de France (APVF) se déroulaient à Saint Rémy de Provence avec pour thèmatique « les fractures territoriales », les Sénateurs débutaient l’examen du 1er volet des lois sur la décentralisation, relatif à la métropolisation des grandes agglomérations (Paris, Lyon, Marseille ou PLM).
Sujet explosif à Saint Remy, la très grande majorité des Maires des Bouches du Rhône concernées par la création de la métropole Marseille-Aix (109 sur 119), toutes couleurs politiques confondues s'opposant àla création de cette métropole. Deux motifs principaux à l'origine de cette fronde : la situation financière délicate de Marseille et les conditions de gouvernance proposées, dont la plupart se retrouvent exclus. Une métropole "ne se décrète pas, elle ne peut qu'être le fruit d'un consensus", a rappelé Hervé Chérubini, Maire de Saint Rémy lors de son mot d’accueil. Cependant la messe n'est pas encore dite, loin s'en faut, et bien des péripéties sont à venir, que ce soit au Sénat ou à l'Assemblée, avant le vote définitif des textes.

Invités d’honneur des assisses 2013 : Claude Bartolone, Président de l'Assemblée nationale et Cécile Duflot, Ministre de l'Égalité des territoires et du Logement dont le discours était attendu vu l'actualité de ses projets. Les lois sur l’organisation territoriale ne passionneront pas nos concitoyens qui ont bien d’autres priorités en tête, mais elles  transformeront profondément et durablement le paysage institutionnel et le quotidien de chacun.

Beaucoup d'élus sont fidèles au rendez vous annuel propoé par l'APVF car ces deux jours d'assises se révèlent trés utiles, chacun peut  :

  • aborder des sujets « pratico pratiques » : échanges, retours d’expérience, recherches de solution … Les ateliers sur les conséquences de la baisse des dotations, la transition énergétique ou la mise en place des rythmes scolaires ont été trés appréciés cette année,
  • prendre un peu de hauteur, grâce aux débats de fond proposés apportant des clés de lecture utiles sur les évolutions en cours,
  • peser dans les débats institutionnels, afin de faire entendre la voix particulière des petites villes qui n’ont pas la puissance d’autres "lobbys" plus puissants,

Le sujet présent dans tous débats et conversations a bien été celui de la réforme territoriale. Chacun aujourd'hui mesure qu'il vaut mieux vaut réformer un système lorsque tout va bien, à froid, en ayant le temps de bien faire les choses et d'accompagner le mouvement, qu'accomplir cette même réforme à chaud, dans l’urgence de la crise comme aujourd’hui !
La crise budgétaire actuelle fait que tous les robinets se ferment au même moment face à des citoyens de plus en plus en difficulté et désemparé toujours plus.

Un autre paramètre perturbe cette réforme déjà délicate à mener : le manque de consensus et d’unité des divers représentants d'associations de collectivités; le bal des égos est ouvert : Régions, département, Agglomérations, grandes villes ... Si officiellement personne ne veut du statut co, chacun veut sortir de cette séquence difficile renforcé, c’est à qui mangera l’autre ! Je souhaite bien du plaisir à Marylise Lebranchu, Ministre en charge de cette réforme qui ne méritait certainement pas un tel sort et ces  réactions "corporate" voir corporatistes.

Voici quelques impressions personnelles, pêle mêle, sur deux journées riches en enseignements et en interrogations concernant le devenir de nos collectivités !

 

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27/05/2013

Déviation : l'aprés enquête publique

deviation-5.jpgJe remercie les signataires de la pétition initiée à l’occasion de l’enquête publique sur le Schéma Directeur Régional d’Ile de France (SDRIF) destinée à obtenir la réinscription de la déviation de Trilport. Nous avons réuni prés de 1500 signatures, un nombre significatif compte tenu de nos moyens limités et qui démontre l’importance de ce contournement pour nos concitoyens.
J’ai remis la pétition et la contribution au SDRIF élaborée par la ville de Trilport au Commissaire Enquêteur et au Vice Président de la Région, Alain Amedro, avec le soutien des conseillères régionales Brigitte Eude et Geneviève Wortham que je tiens à remercier.

Ma ligne de conduite n’a jamais varié : faire bouger les lignes et progresser concrètement sur ce dossier vu son enjeu pour notre territoire. Il est essentiel pour ce faire, de rassembler toutes les énergies et bonnes volontés, quelque soit la sensibilité politique des différents acteurs, plutôt que d'opposer les uns aux autres par un calcul politicien contreproductif à terme. L'objectif poursuivi est d’aboutir à la réalisation concrète de la déviation, ce qui nécessite vu le contexte budgétaire trés contraint de réunir un tour de table financier pluriel.

Ce Schéma Directeur est marqué incontestablement de l'empreinte du réseau du Grand Paris. Il délaisse quelque peu, à mes yeux, le volet transport relatif à la grande couronne, qui doit pourtant être abordé en dynamique, et non de manière statique, le statu co n'étant pas envisageable pour 2030. La Seine et Marne, chacun le reconnait, présente beaucoup d’atouts qui devraient lui permettre d’apporter une véritable valeur ajoutée à l’Ile de France. Encore lui faut il combler certaines fractures qui s'aggravent et peuvent perturber son développement, que ces fractures soient territoriale, numérique, sociale ou liées aux mobilités. Nos demandes portent justement sur cette dernière fracture et sont de deux ordres :

  • Electrifier la ligne ferrée Trilport / La Ferté Milon, avant 2024
  • Réintégrer le contournement de Meaux Est, dit « déviation de Trilport », absent de ce Schéma alors qu'il était retenu dans le projet régional de 2008

Pourquoi ?

C'est le fond de la contribution que nous avons remis au Commissaire Enquêteur et au Vice Président de la Région et dont je vous présente une synthèse ...

 

 

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01/05/2013

Energie: passer de la culture « pastèque » à celle « des groseilles »

pierre-radanne.jpgJ’ai participé à la conférence « Quelles énergies pour demain ? » organisée par le Cercle Condorcet à Trilport, avec Pierre Radanne pour invité. Cette association issue de la Ligue Française de l'Enseignement cherche à développer l'esprit critique et le débat citoyen, autant dire que ce débat a répondu à cette double exigence. Acteur incontournable des problématiques climatique et énergétique, Pierre Radanne en connaît tous les rouages, qu’ils soient institutionnels, économiques, scientifiques ou encore politiques : ancien Président de l'ADEME, consultant indépendant auprès de nombreux pays et de collectivités, expert international, créateur de l'association 4D, membre de Terra Nova, il est non seulement un homme influent et d’influence, mais également un défricheur et un agitateur d’idées qui fait avancer incontestablement les lignes. Particularité et non des moindres, il se situe tant dans le champ du concret que dans celui des possibles, considérant que lorsque le global ne s’incarne pas dans le local et la proximité avec le citoyen, il reste lettre morte.

L’époque est cruciale, notre génération est placée face à des choix qui engagent non seulement le présent mais hypothéquerons également l’avenir et le destin de nos enfants. Il nous faut surmonter nombre de défis qui peuvent devenir de véritables bombes à retardement : réchauffement climatique, crises énergétique, croissance démographique, fracture alimentaire et développement des pays émergents… Les réponses à apporter seront à la fois : globales, le réchauffement climatique ignore les frontières des nations, locales, car elles doivent être concrètes et rapides, mais également individuelles, la moitié des émissions de gaz à effet de serre provient directement des habitants.

La question du changement climatique ne pourra être résolue sans l’adhésion de chacun, encore faut il qu’il soit en capacité d’accepter ces contraintes et la crise économique et financière qui secoue actuellement nos pays constitue en fait une véritable mutation, nous sommes dans le structurel dur et non le conjoncturel et devons prendre les décisions qui s’imposent, d’autant que le volet énergétique est une composante de cette mutation, et que la part de l’énergie dans nos déficits actuels (budget, balance commerciale) est significative.

Pierre Radanne résume simplement l’enjeu énergétique pour le 21e siècle : «Comment passer de la culture du pastèque, à celle des groseilles …

C’est le sens de son intervention et de pas mal d'idées communes en matière que je vais tenter de restituer … 

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25/04/2013

Florange, l'arrêt des fourneaux

 

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Dédicace

 

"Tirons notre courage de notre désespoir même"

 

Sénèque



Les mains d'or (Bernard Lavilliers pour les sidérurgistes de Florange)


 

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03/04/2013

Une justice et une presse enfin libres

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d'aprés l'affiche du film "La Haine" de Mathieu Kassovitz.

 

« Gouverner, c'est maintenir les balances de la justice égales pour tous. »


Franklin Delano Roosevelt

 

la preuve par l'exemple ...

31/03/2013

Déviation : l'heure est à la mobilisation

 

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La longue et interminable procession de milliers d’automobiles et de poids lourds qui paralyse chaque jour Trilport et l’ensemble du pays de Meaux aux heures de pointe du matin et du soir, risque non seulement de perdurer au delà de 2030 mais bien de s’aggraver.
La déviation de Trilport n’est en effet  pas inscrite au Schéma Directeur Régional : « Ile de France, objectif 2030 » proposé à l’enquête publique, ce que nous ne pouvons accepter !

Le Schéma Directeur Régional d’Ile de France (ou SDRIF) fixe dans le temps et l’espace« les moyens de protection et de mise en valeur de l’environnement, la localisation des grandes infrastructures de transport et des grands équipements, détermine la localisation préférentielle des extensions urbaines, ainsi que des activités industrielles, artisanales, agricoles, forestières et touristiques. ».
C’est ensuite aux collectivités, via leurs documents d’urbanisme locaux respectifs de traduire concrètement les grandes orientations d’aménagement fixées. C’est dire son importance, d’autant que le SDRIF s’impose aux documents de planification « locaux » que sont le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) pour les intercommunalités ou le Plan Local d’Urbanisme (PLU) pour les communes. Tous doivent être compatibles avec le document régional.

Nous attendions légitimement que soit intégré la déviation de Trilport, dernier maillon du contournement de Meaux à ce schéma, d’autant que sa réalisation était inscrite dans le précédent document régional de 2008. C’est le refus du gouvernement Fillon de valider le projet adopté par les élus régionaux qui à l’époque avait bloqué l’évolution d’un dossier, pourtant sur orbite. Malheureusement, force est de constater qu’elle n’est aujourd’hui pas inscrite dans le nouveau Schéma Directeur régional soumis à l’enquête publique.

Que penser d’une telle omission ? Est il possible de  changer encore cette donne ?
Nous le pensons, c’est la raison de l’initiative  « La déviation c’est aussi votre affaire ».

Notre objectif est de mobiliser élus locaux et citoyens à participer activement à cette enquête publique, et de signer une pétition demandant à ce que la déviation de Trilport soit de nouveau inscrite au Schéma Directeur de la Région ...

 

Pourquoi ?

 

 

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