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  • Le timbre à l'heure d'internet

    Trilport, le 13 mars 2005


    C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai eu le plaisir d’inaugurer l’exposition annuelle de l’APTE qui rassemble de nombreux philatélistes de Trilport et des environs … L'APTE est une association dynamique, qui participe à de nombreuses manifestations organisées dans la commune, démontrant par son action toute l'universalité du timbre.
    Car à l’heure d’Internet et de la messagerie électronique, le timbre est encore très présent ... Sa dimension historique et culturelle est indiscutable mais la philatélie est surtout vecteur d’émotion vraie et vécue …

    La puissance émotive d’une lettre ou d‘une carte venue des quatre coins du globe, envoyé par un être cher, marquant un moment heureux ou malheureux de notre vie, assortie d’un timbre et de tampons aux saveurs quelquefois exotiques n’est jamais démentie.
    La destinée du timbre est intimement liée à celle de l’écrit et plus encore de l’écriture. Le poids des mots choisis, les pleins et les déliés d'une écriture, le grain du papier, le temps mis pour parcourir physiquement les kilomètres, le choix du timbre également, sont un reflet de notre époque mais plus encore de nous mêmes et de nos états d’âme …

    C’est pourquoi, il faut être reconnaissant à ces collectionneurs d'avoir saisi toute l’importance de la valeur symbolique et historique d’un petit bout de papier qui balise le temps qui passe mais également er surtout le poids et la valeur des relations entre les hommes et les femmes de tous les pays de la planète.

  • De Kyoto à Trilport

    Trilport, le 8 mars

    L’histoire retiendra sans doute que le mercredi 16 février 2005, est la date d’entrée en vigueur des accords de Kyoto qui fixe l’objectif aux pays de la planète d'émettre en 2012 moins de gaz à effet de serre (principalement du CO2) qu’en 1990, afin de prévenir les effets du changement climatique et d’inverser ainsi une tendance que certains considéraient comme infernale.

    Si ce traité concerne la planète dans sa globalité, il ne peut pas être sans conséquence concrète locale et individuelle ... Il est important en effet que chacun prenne toute sa place dans ce combat essenteil pour notre futur et celui de nos enfants …
    Car si paradoxalement les industries réussissent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, dans nos pays deux secteurs aussi essentiel que les transports et l’habitat prennent le chemin inverse en augmentant chaque année leurs émissions de gaz.
    Nos comportements doivent donc changer et les préoccupations environnementales prendre plus de place dans nos vies, nos réalisations, nos projets …

    Les communes n’échappent pas à ce véritable examen de conscience et doivent en tenir compte dans les équipements dont elle se dotent, les locaux qu’elles construisent, les méthodes de travail de leurs agents mais également dans leur urbanisme ...

    C’est le chemin que nous devons prendre. Le choix des nouveaux luminaires, d’une démarche H.Q.E (haute qualité environnementale) pour nos projets d’équipements, d de la recherche d’une meilleure accessibilité pour tous dans la ville sont autant de signes manifestant notre volonté dans ce domaine …

    Mais nous devons aller plus loin, que ce soit dans l’action quotidienne ou dans les réflexions à plus long terme que nous mènerons autour de l'élaboration du Plan Local d’Urbanisme dans les prochains mois. Il nous faut tenir compte de la nécessité de bâtir un devenir harmonieux pour Trilport basé sur les principes du Développement Durable ... Des pistes s'offrent à nous ....

    Quelque part, la réussite des accords de Kyoto passe également par Trilport et par chacun d'entre nous

  • Kyoto enfin …

    Mercredi 16 février

    Il y a des jours comme ça … historique … Le mercredi 16 février 2005 en est un avec l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto qui a déjà fait beaucoup couler d’encre …

    Cet accord signé à Kyoto (d’où son nom) en 1997, ratifié par 141 pays, est la suite logique du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro de 1992 dont l’importance avait échappé à beaucoup d’analystes du fait de discours très théoriques. Il entre en vigueur aujourd'hui, grâce à l'adhésion de la Russie de Poutine qui à la surprise générale l'a ratifié en novembre dernier.
    L'objectif est d'émettre en 2012 moins de gaz à effet de serre (principalement du CO2) qu’en 1990, afin de prévenir les effets du changement climatique et d'inverser ainsi une tendance que nombre de spécialistes considéraient infernale.
    La méthode choisie est de fixer des normes annuelles de réduction des gaz incriminés par pays.

    Vint ans après …
    Il est vrai que ce traité fait « usine à gaz » (comme quoi, il n’y a pas que le traité européen ), mais il constitue la première étape d’un processus et d’une prise de conscience devant mener à l'inversion d'une tendance qui s’accélérait dangereusement ...
    Si cette prise de conscience semble tardive à beaucoup, à l’échelle de la planète et de l'histoire de l'homme, elle est fulgurante … En moins de vingt ans, ce qui n’était qu’une controverse scientifique rejetée par beaucoup de décideurs est devenue une réalité géo planétaire s’imposant à tous ou presque et inaugurant un millénaire dont la prospérité ne reposera plus essentiellement sur les énergies fossiles (charbon, pétrole) …
    Dans les nations non signataires, trois sont déterminantes : les USA, premier pollueur mondial, l’Inde et la Chine … Cette opposition ne pourra perdurer, dans deux de ses pays (quasiment des pays continents) certains habitants ressentent déjà les effets du changement climatique. Avec la globalisation il est invraisemblable que ces nations prennent le risque de ne plus être compétitives dans le concert international en ne respectant pas des normes en vigueur sur plus de la moitié de la planète. Il sera certainement plus difficile pour les pays émergents ou sous développés de respecter les critères de cet accord, il est important que la responsabilité soit partagée et que l’écologie ne devienne une discrimination de plus !

    Si ce traité concerne globalement la planète entière, il ne sera pas sans conséquence locale dans les mois et les semaines à venir...

    kyoto_annexes.rtf

  • Education en devenir

    10 février 2005


    La FOCEL de Seine et Marne a pris la bonne habitude d’organiser un colloque sur l’Education chaque année en invitant des intervenants de qualité et souvent dans le feu de l'actualité.

    Un thème on ne peut plus approprié
    Après la thématique de l’Islam, abordé l’année dernière, le thème 2005 « L’Education en devenir », était on ne peut plus approprié quelques mois aprés les conclusions de la Commission Thélot et au moment des maifestations contre le texte de loi Fillon.
    L’importance du sujet, la qualité des intervenants de ce colloque, des pointures de la « chose pédagogique » (ne manquait guère à l’appel que Meirieu, Prost et Houssaye) étaient autant de facteurs qui auraient du attirer un nombre important de participants ; il n’en a rien était, ce qu'on ne peut que regretter au regard des interventions qui ont marqué cette journée et dont beaucoup de propos sont à méditer.

    L'unanimité des intervenants a critiqué le texte de loi Fillon et a montré qu'en aucun cas ce texte est une traduction législative des propositions de la Commission Thélot.
    Ils voient plutôt dans cette loi, un texte ayant pour seule finalité de réduire le Budgert de l'Education au mépris des conclusions de la Commission Thélot et de l'avis de l'ensemble des spécialistes des "choses de l'Education"


    Les interventions marquantes

    Claude Lelievre

    Ce spécialiste, un des meilleurs historiens actuels du système éducatif, auteur de nombreux ouvrages, membre éminent et actif de la Commission Thélot a indiqué avec beaucoup d’opportunité lors de son intervention que le débat actuel autour du socle commun de connaissance ne date pas d’hier.
    Rappelant certaines prises de position de Jules Ferry, trop méconnues, il a montré le coté novateur de cet icone trop souvent érigée en statue du commandeur.
    Pour Jules Ferry l’école est plus une institution qu’un service public ; une position liée sans nul doute au contexte historique particulier des premières heures de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
    Le nouvel état Français, laïque et républicain supplante à la fois la monarchie et l’Eglise et met fin au monopole de fait de cette dernière sur l’Education de la Nation. La république française, état laïque s’il en est, doit grâce à ses instituteurs (hussards de la république) former des citoyens en « co-souverains éclairés » (selon Condorcet) et défenseurs de l’esprit laïque.
    Il distingue l’Education (cœur, populaire, prolétaire) de l’Instruction (« lumière de l’esprit », culture du jugement, élite républicaine), et place le rôle d’éducateur avant celui de professeur : « le professeur doit s’élever au rang d’éducateur » et condamne sans appel l’importance accordée à l’orthographe, préconisant un enseignement plus libre, vivant et substantiel. Avant « les disciplines mécaniques de l’esprit » (Lire, Ecrire, Compter), il défend d’autres disciplines importantes pour l’épanouissement des élèves qui doivent également être des citoyens « Ne pas embrasser tout ce qu’il est possible de savoir, mais bien apprendre ce qu’il n’est pas permis d’ignorer ». Elle doit mener au citoyen qui est
    Claude Lelièvre a insisté également sur la nécessité de redéfinir une culture de base. « Il ne s’agit pas, en effet, d’établir une culture pour les "pauvres", une "culture pauvre", mais de rechercher et de décider ce qui est basique pour une culture de notre temps, pour la culture de tous.


    La définition précise d’une "culture plancher" et la diversification des recours à des "champs disciplinaires" différents vont dans le même sens à condition de limiter rigoureusement leurs apports à « ce qu’il n’est pas permis d’ignorer ».


    Jean Michel Zakhartchouk

    Ce militant de terrain qui enseigne dans un collège ZEP depuis une vingtaine d’années est un des animateurs principaux du Cercle de Recherche et d’Action Pédagogiques (CRAP) qui édite les Cahiers pédagogiques. Il a centré son intervention principalement sur les différentes "figures" de l'enseignant et ses misions.



    François Dubet

    Cerise sur le gâteau, son intervention a marqué la fin de cette journée. Professeur de sociologie à l’université de Bordeaux, membre de la commission Thélot, François Dubet est certainement un des meilleurs connaisseurs de notre système scolaire. Ses recherches ont porté sur les mouvements sociaux, les problèmes urbains, la marginalité juvénile, la délinquance, l'école, la socialisation, le travail et la théorie de l'action. Initiateur des ateliers de découverte et de la réforme des collèges, il a été également conseiller de Ségolène Royal au Ministère de l'Education Nationale


    Pour lui, la France n’a aucune tradition historique démocratique (transposition du religieux à la république). L'Ecole Républicaine a simplement dépossédé l’Eglise du monopole sur les esprits et promeut depuis sa création un élitisme républicain, sorte de darwinisme méritocratique ... Une « compétition équitable » qui n’en est pas une ; car l’école favorise en fait les favorisés.

    Pourtant paradoxalement « il n’y a pas d’alternative à l’égalité » (Condorcet), le problème est de rendre vivable le modèle : par égalité de l’offre, par des mesures de carte scolaire, par une politique de discrimination positive.

    Il souligne que pour notre société l’école est sacrée ... Et qu'on négocie mal les symboles, que le débat autour de l'école devient quasiment un débat théologique (Vatican 2 reste à accomplir). On parle de « sanctuaire scolaire » ; l’espace n’est pas réellement laïque ...

    Il insiste sur les notions de vainqueurs et de vaincus. Les décideurs sont des vainqueurs ... Pourquoi changeraient ils les règles du jeu ? D'autant que l’échec scolaire rend indigne et empêche de parler ceux qui ont perdu ...

    Pour avoir plus d'éléments, le fichier joint regroupe certaines des notes prises lors des interventions de Jean Michel Zakhartchouk et François Dubet; l'intervention de Claude lelievre a été rapporté en partie et celle de Jacqueline Costa-Lascoux m'a moins passionné ...

    education_en_devenir_annexes.rtf