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  • Le libéralisme n’a pas besoin de ce traité, les citoyens oui

    Trilport, le 20 mai



    Soixante ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, nous voici à une étape décisive de la construction Européenne ; dans l’histoire, il n’existe pas d’équivalent à cette démarche qui a permis, pas à pas, de passer de l’Europe de la guerre et des nationalismes, à l’Europe de la paix et de l’amitié entre les pays et les peuples. Les deuils, les guerres, les atrocités du siècle dernier donnent toute sa valeur à ce choix, mûrement réfléchi, de s’unir pour exister et proposer au monde une vision humaniste de la société, où tout n’est pas marchandise.

    Beaucoup accusent aujourd’hui l’Europe de tous les maux, exonérant ainsi les Gouvernements de leurs responsabilités. Rappelons que si l’Europe mène aujourd’hui une politique libérale, c’est parce que la droite est majoritaire au Parlement européen, au Conseil européen et en France. L’Europe ne doit pas être le bouc émissaire de tous nos problèmes, ce serait trop facile !

    Face à la mondialisation, nous avons besoin de la force de l’Europe pour lutter, dire non lorsque cela est nécessaire, à l’Inde, à la Chine, aux multinationales ou aux USA, nous avons besoin de voir reconnus les services publics ou l’exception culturelle, nous avons besoin de voir protéger l’environnement et de proposer à la planète une alternative réelle à la domination de Bush et des siens ! Il ne faut pas d’une Europe en panne !

    Le traité constitutionnel marque d’incontestables progrès sur le plan social, et démocratique. Il aurait pu, bien sur, aller plus loin, mais comme tous les traités précédents, il est le résultat d’un compromis entre les Etats membres qui permet à l’Europe de progresser encore. Il ne comporte aucun recul.

    Que les partisans du non expliquent en quoi le maintien du traité de Nice, unanimement critiqué, représente une solution aux insuffisances qu’ils dénoncent dans le projet de Traité Européen ?
    Car malheureusement voter non au projet de Constitution c’est également conserver le traité de Nice. Un traité dans lequel la France ne représente que 9% des députés, contre plus de 13% dans le projet de Constitution Européenne, le couple franco allemand 18% contre 31% dans le projet de Constitution Européenne, l’Europe des 6 pays fondateurs 35,9% contre 49,9% dans le projet de Constitution Européenne !
    Avec Nice, pas de charte des droits fondamentaux, pas de reconnaissance des services publics, pas d’objectifs de plein emploi !
    Le libéralisme n’a pas besoin du projet de Constitution Européenne, les citoyens oui.

    Ce traité, pour la première fois à l’échelle européenne, consacre enfin la légitimité des services publics en garantissant leur financement, même à perte, dès lors qu’il s’agit de les aider à remplir leur mission, il fixe les objectifs de plein emploi, il érige la Charte des Droits Fondamentaux en principe constitutionnel, il permet l’exception culturelle …
    Le libéralisme n’a pas besoin de ce traité, les citoyens oui.

    Son rejet le 29 mai, renverrait à la paralysie de l’Europe et isolerait la France, principal initiateur de la construction européenne, pour de longues années …
    Serait il facile ensuite de renégocier un traité plus favorable à une Europe sociale, dans une Europe dominée par les gouvernements conservateurs et libéraux, nous en doutons … Quel traité, quelle conception crédible de l’Europe défendrait alors le camp du Non, qui regroupe des personnalités politiques et des logiques aussi différentes ?

    Ne nous trompons pas d’élection, voter Non au traité Européen ne signifie pas pour autant sanctionner le gouvernement Raffarin et Jacques Chirac …

    Nous choisissons un Oui de combat et d’engagement dans une Europe à 25 afin de préparer activement la prochaine étape vers une Europe plus sociale, plutôt qu’un non de fuite, de recul et de repli sur soi même …



    Le 29 mai, pour l’Europe, pour la France, nous vous appelons à voter et à faire voter OUI.




    Lettre écrite avec Michel Vallier, Conseiller Général de Meaux Sud

  • Une augmentation qui ne peut nous satisfaire

    Trilport, le 30 avril 2005



    Le Budget 2005 voté par la majorité du Conseil Municipal enregistre cette année une hausse des taux de 2,2%. Cette augmentation a été rendu inévitable pour trois raisons principales :

    - Principalement, le désengagement croissant de l’Etat. Une situation qui devient de plus en plus problématique. Cette année, malgré une inflation de 2,2%, la participation de l'Etat au budget communal diminue de plus de 4% ! Alors que dans le même temps il transfère toujours plus d’obligations aux communes et de responsabilités aux Maires.
    En 2005 par exemple, nous devons assurer nous mêmes, le contrôle de légalité et la gestion des marchés publics, des charges nouvelles qui s’ajoutent à la gestion des élections, désormais assumées par nos services, à l’application de normes de sécurité toujours plus draconiennes et difficiles à appliquer. Nous assistons de fait à une décentralisation larvée et pernicieuse, car non déclarée, qui augmente inexorablement nos charges,

    - L’augmentation de certaines dépenses incompressibles liées à l’énergie, à l’inflation mais également aux charges de personnel (augmentation salariale, évolution indiciaire de nos agents …), sans augmentation de nos effectifs,

    - A l’absence de Taxe Professionnelle, du fait de la création de la Communauté d’Agglomération, qui nous pénalise de plus en plus et ampute notre budget de nouvelles recettes, alors que nous avons plus d’entreprises sur le territoire de la commune,et de contraintes liées à leur présence et que nous continuons à payer les emprunts de la Halotte.

    Nous avions pu l’an dernier ne pas augmenter les taux, mais ne pas le faire en 2005 pouvait remettre en cause notre programme d’investissement, capital pour le développement harmonieux de Trilport.

    Ce budget m’amène deux réflexions :

    Refuser toute démagogie concernant la dépense publique. Si l’impôt est un mal, c'est un mal nécessaire qui permet de répondre aux besoins et aux demandes des Trilportais,

    Poursuivre nos recherches d’économie. Nous ne pouvons nous satisfaire de cette augmentation des taux ; en conséquence, nous devrons prendre des décisions douloureuses. Un euro d’impôt, c'est également un euro de moins pour nos concitoyens, dont beaucoup sont dans des situations financières ou sociales difficiles.