20/09/2005

Gens du voyage : quelques propositions d'actions

Trilport, le 10 juin


Propositions faites au Sous Préfet, à l’ensemble des Maires de la Communauté d’Agglomération et à notre représentation nationale


S'il existe, au moins, deux catégories de gens du voyage ayant des problématiques d’accueil différentes, sur le terrain la confusion est inévitable, les sédentaires ou semi sédentaires se mêlent aux grands passages.
Certains élus dont je suis, attendaient la création de l’intercommunalité avec impatience dans ce domaine, espérant que sur les bases du Schéma d’Accueil Départemental des solutions à l’échelon intercommunal soient étudiées et mises en place. Cependant au jour d’aujourd’hui, l’intérêt Communautaire (pour la Communauté d’Agglomération du Pays de Meaux) est strictement limité à la seule gestion de l’aire d’accueil de Poincy (reprenant en fait strictement les prérogatives du SIRTAN, l’ancien syndicat intercommunal de gestion de cette aire). La problématique des gens du voyage pourtant ne se limite pas à cette seule aire, pour preuve, les caravanes présentes sur la Côte Rôtie étaient des caravanes de locaux, sédentaires ou semi sédentaires.

Ce qui démontre la difficulté si l’on souhaite intervenir de manière cohérente et efficace dans ce domaine de ne pas percevoir la problématique dans sa globalité : sédentaires et grands passages.

Il n’échappera à personne que la logistique permettant : une hygiène élémentaire, l’évacuation des ordures, la gestion quotidienne, l’approvisionnement en eau, la remise en état du terrain après le départ des caravanes, nécessite des moyens humains et financiers qui dépassent les possibilités d’une seule commune.

 Des solutions sont cependant envisageables ...

 



Concernant les terrains de grand passage.

Une application stricte du Schéma Départemental d’accueil des gens du voyage avec :

- une rotation réelle et planifiée entre toutes les communes (du département si gestion au niveau de l’Etat, ou des EPCI si gestion au niveau intercommunal),
- une indemnisation de la commune d’accueil,
- des terrains d’accueil sélectionnés en concertation avec les élus en fonction de critères précis,
- un soutien immédiat des pouvoirs publics dans le cas ou des « gens du voyage » ne respecteraient pas ce schéma et s’installeraient ailleurs.

Sans cela, très rapidement, aucun Maire ne prendra la responsabilité d’être volontaire pour ce type de mission et il y a urgence, je doute que le Maire de Nanteuil soit de nouveau volontaire.



Concernant les sédentaires ou les semi sédentaires.

Sur l’agglomération du Pays de Meaux, quelques familles présentes depuis des générations séjournent selon ce mode de vie, certaines sont propriétaires de parcelles dans nos communes depuis des années. Elles ne répondent pas à la logique des « grands passages »; force est de constater pourtant que la structure actuelle de Poincy, ne répond pas à leurs besoins.


Faut il imaginer d’autres structures plus adaptées ?
Je pense qu’il serait normal d’intégrer dans le Plan Local de l’Habitat à l’étude sur l’agglomération, les besoins de cette catégorie de population, solidement implantée dans notre agglomération depuis des décennies .
La question des gens du voyage fait actuellement débat dans la Communauté d’Agglomération (cf le compte rendu de séance du 20 décembre 2004 du Conseil Communautaire) du fait de certains élus, principalement Bernard Roux, Maire de Nanteuil et moi même. Sur les dix huit communes de la Communauté d’Agglomération : quatre sont concernées régulièrement par ces occupations illicites : Fublaines, Mareuil, Meaux et Trilport. S’y ajoute cette année Villenoy.

Une seule par les grands passages : Nanteuil, mais pour combien de temps ?

L’exaspération monte progressivement et devient inquiétante, l’événement de dimanche dernier le démontre même s’il n’a pas eu et il faut s’en féliciter de conséquence dramatique.

Les élus locaux que nous sommes ne doivent plus ignorer ce problème, ou regarder ailleurs lorsque les caravanes passent. Il existe un fait « gens du voyage » et qui ne concerne pas que les grands passages. Ce qu’on ne peut empêcher, il faut le gérer, c’est le rôle des élus et la seule alternative responsable.

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