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En 2006 une Europe moins vert pale …

Si le mois de janvier est celui des bonnes résolutions, revenons sur celles relatives à la lutte contre l’effet de serre, au niveau européen … Il est vrai que l’objectif affiché par l’Europe lors de la signature des accords de Kyoto était ambitieux : passé de 5% en 1997 à 12% en 2010 de consommation d’énergie issue de l’énergie renouvelable ; où en est on à mi parcours ? C’est la question à laquelle répond régulièrement EurObserver, bureau d’études spécialisés dont les baromètres publiés, à défaut de faire la pluie et le beau temps font référence.

Fin 2004, l’Europe en était à 5,6% … Des progrès sont à faire, indéniablement avant 2010 … Et la France dans ce contexte ?

 Placée bien loin des pays aux avants postes (Allemagne et nations scandinaves), notre performance est encore plus à relativiser lorsqu’on la compare au niveau moyen européen …

 

Les résultats sont édifiants sur trois indicateurs caractéristiques de :

  • la filière bois : (TEP/ habitant) 0,15 contre 0,12,
  • l’énergie solaire : la surface en capteurs solaires thermiques en mètre carré pour mille habitants : 13,2 contre 33,7
  • l’éolien : production d’électricité (kWh / habitant) 9,7 contre 118 …

Si l’on compare avec l’Allemagne qui n’est pourtant pas plus ensoleillée (on le saurait ...)  ou balayée par le vent, nous sommes toujours moins exemplaires avec : pour le solaire 75 m2 pour les allemands (13,2 pour la France), et l’éolien 274 kWh/ hab (10 pour la France).

 

Un élément positif dans toutes ces données, de quoi nous motiver pour les prochains mois … Notre marge de progression !

Commentaires

  • Bonjour,
    je viens de découvrir votre blog tout à fait intéressant, les questions environnementales me tiennent en effet particulièrement à coeur puisque j'en ai fait ma profession...
    Je ne manquerai pas de revenir! A bientôt

  • Ca tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, mais je pense, d'après ce que je lis sur votre blog, que ça peut vous intéresser...
    Le hasard fait quand même bien les choses puisque au moment même où je m'intéresse à l'entrée des entreprises dans l'Ecole, le journal de 20 heures de France 2 y consacre un reportage de 2 minutes 30. En effet, j'ai découvert hier, vendredi 13 janvier, avec un certain émoi à la fois le fond du problème posé par la journaliste et la manière de le présenter. Vous pouvez revoir ce reportage sur le site http://jt.france2.fr/20h/

    Mme Borloo-Schönberg a introduit le sujet d'une façon on ne peut plus vague, puisqu'elle prend position sans vraiment le faire. Voici ses mots:
    "Lorsque les entreprises entrent dans les cours d'école pour la bonne cause, semble-t-il. Une publicité déguisée à travers des outils pédagogiques qui ont leur utilité sous certaines conditions."

    Le reportage nous présente alors l'intervention d'une animatrice de Gaz de France dans une classe de CM1 d'une école publique de Lagny sur Marne. Interrogeant l'institutrice, on apprend deux choses étonnantes:

    D'abord que l'institutrice n'a aucune réticence à la présentation par cette personne de l'entreprise GDF dans sa classe dans la mesure où la marque reste discrète. "Le nom de Gaz de France n'a jamais été cité, donc ça reste totalement objectif"

    Et deuxièmement, que cette intervention n'était pas la première: "Quand EDF était venu c'était exactement la même chose. C'était vraiment l'électricité à la maison, la distribution et la sécurité. Il n'y avait pas eu, je vais dire, de publicité. C'était resté totalement neutre."

    Les interventions des entreprises dans les écoles ne sont JAMAIS NEUTRES. Le simple fait que le nom de Gaz de France n'ait pas été mentionné ne démontre aucunement qu'il n'y a pas eu de publicité. Premièrement, le cadreur nous montre clairement le logo, en effet de taille "raisonnable", sur les documents présentés aux enfants. Et deuxièmement, nous voyons aussi apparaître un petit personnage: une petite flamme bleue, à qui il semble arriver des "aventures". Cette flamme bleue s'appelle Méthanie. C'est la mascotte de Gaz de France depuis 1982. La télévision a d'ailleurs diffusé un dessin animé dont elle était le personnage principal. ( http://www.planete-jeunesse.com/sources/series.php3?cle=94&sec=3 ) Alors, pas de publicité? Imaginez plutôt une intervention sur le tissage du coton où le personnage présenté aux enfants serait un petit crocodile assez particulier...

    Le reportage interroge ensuite le seul organisme qui semble se préoccuper de la question de ces malettes pédagogiques distribuées dans les écoles: l'INC- 60 millions de consommateurs.(http://www.conso.net/page/bases.3_education.1_la_pedagotheque.1_acces_fiches./Action-detailpedago/pedago-pedagoth_325.xml) Le représentant de l'institut nous explique les deux questions qui se posent à eux pour recommander ou non les 20 nouvelles malettes inventées chaque année par les grandes entreprises. La première est de vérifier que l'entreprise s'adresse bien aux élèves et non à leurs parents. La deuxième est la question de l'adéquation avec les programmes. La première me fait réfléchir. En repensant à la spécificité des deux entreprises citées, il apparaît qu'elles ont toutes deux le monopole de la distribution d'énergie auprès des particuliers pour l'instant. Mais cela ne va pas durer. Dans cette mesure, n'ont-ils pas intérêt à s'adresser à leurs futurs clients, et non à ceux qu'ils ont actuellement?

    Le Ministère de l'Education Nationale est solidaire de ces actions, il relaie très volontiers l'information à travers les très officiels Centres de Documentation Pédagogique, ici celui du Morbihan est le contact officiel pour la malette Gaz de France: http://www.educ-envir.org/~reeb/reeb_spip/article.php3?id_article=252

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