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Déviations de Trilport : le long travail des politiques

medium_AVION-TRILPORT-3.jpgTrilport possède une caractéristique dont se passerait bien ses élus et ses habitants, son fameux bouchon ... Aux heures de pointe il faut souvent prés de 40 minutes pour effectuer les cinq kilomètres permettant de traverser la ville !
"Mais que font les élus" se demandent sans doute les trop nombreux franciliens (plus de 30 000, estimation 1998 !) qui se retrouvent bloqués de précieuses minutes chaque jour malgré eux !

La note d'aujourd'hui a pour but de faire le point sur le dossier plus complexe qu'il parait du contournement de Trilport qui évolue de nouveau, enfin  ...

 

Au mois de septembre, le contournement de Meaux qui sera inauguré en grande pompe et il le mérite, ne sera que partiel. Ce chantier pharaonique réalisé sous maîtrise d'ouvrage Etat mais dont les travaux sont financés avec la Région dans le cadre du XIIème Contrat de Plan (région Ile de France 60%, Etat 30%) se terminera d'ici quelques mois. 
Le spectaculaire viaduc de franchissement de la Marne, long de 1200 m dominant également le canal de l'Ourcq, la voie ferrée Paris-Strasbourg, la Marne et le canal de Chalifert en est déjà la manifestation la plus visible, ce n'est certes pas Millau, mais nous n'en sommes pas loin ...

Malheureusement, cette réalisation majeure n'aura aucune influence bénéfique sur le bouchon de Trilport, bien au contraire ...

Un travail constant des élus municipaux depuis 1998

La déviation, dite de Trilport est inscrite au Schéma Directeur d'Ile de France pour 2015. Mais ce dossier n'a manifestement pas été une priorité de l'ancien Conseil Général de Seine et Marne.
En 1998, Michel Vallier, Conseiller Général de Meaux Sud, à l'époque Maire de Trilport, obtient du Président du Conseil Général une étude de trafic, premier maillon, indispensable, pour lancer enfin ce dossier. Anecdote plaisante, cette étude a été obtenu aprés que le Président du Conseil Général d'antan, Monsieur Larché, venu décorer lui même Michel Vallier dans sa Mairie de la médaille du Département, se soit retrouvé empétré dans les embouteillages de la ville de précieuses minutes !
Les conclusions de l'enquête publiées en 2000 sont sans appel, démontrant sans équivoque ce que chaque habitant du secteur savait déjà depuis des lustres. Le trafic transitant par Trilport aux heures de pointe, insupportable (de l'ordre de 30 000 véhicules / jour pour 1998 !) paralyse totalement la ville, du nord au sud, de l'est à l'ouest.
Devant ces résultats, l'assemblée départementale décide de lancer (2003 / 2004) une étude préliminaire de  tracé afin d'obtenir un fuseau de passage de la future voie et d'effectuer une anlyse comparative des différents scenariis. L'étude confirme que le trajet figurant sur le document du Schéma Directeur, en partie réalisée par la plume de Michel Vallier, est le plus adapté, en fonction de la topologie des lieux. En Novembre 2004, le Conseil Général approuve les conclusions de l'étude, valide le projet de tracé inscrit et autorise ses services à poursuivre leur travail.

La prudence du Conseil Général sur ce dossier depuis des décennies est indiscutablement liée au coût de réalisation, estimé à plus de 40 millions d'euros (de 1998). Un montant considérable pour une réalisation sous maitrise d'ouvrage départementale. Le tracé long de 5 kilomètres croise en effet une voie ferrée mais également et surtout la Marne et le Canal d'Ourcq, ce qui nécessite la création de deux ouvrages d'art dont celle d'un viaduc important afin de franchir les voies d'eau.

La présence de la forêt domaniale de Montceaux située à la lisière de la ville de Trilport pose également une problématique environnementale. Le tracé touche les lisières de la forêt, cette dernière si elle est non Domaniale sur ce secteur mal entretenue est située dans la continuité du massif forestier de la Forêt Domaniale de Montceaux les Meaux.
La Direction régionale de l'environnement se montrant réservé sur ce projet de tracé, le Conseil Général diligente des études complémentaires Faune / Flore (forêt, lisière) afin de mieux étalonner les différents enjeux.
Autre problématique soulignée par les élus, la proximité avec les habitations. Car s'éloigner de la forêt équivaut à se rapprocher de la ville. Le principe d'un fuseau d'étude sur ce secteur du projet, avec trois scénarios différents est arrêté afin de trouver l'itinéraire le plus acceptable.  Les élus obtennant l'extension du périmètre d'étude et demandant à ce que la réflexion environnementale tienne également compte des nuisances pour les mammifères à deux pattes que nous sommes.

 

 2006, année déterminante s'il en est ...

L'année 2005 a été entièrement consacrée à l'étude faune / flore dont le mérite a été de déterminer les enjeux et mesures d'accompagnement envisagables. Ce travail a permis de dégager trois champs de contraintes : l'impact sur la forêt (déforestation), sur les habitants (proximité de la ville) et sur le maintien de l'activité agricole (suppression de l'emprise agricole). Une activité qui permet de maintenir en état les lisières dont la disposition constituent un des atouts paysagers de Trilport.

L'ensemble du tracé a été validé, excepté la bande longeant la forêt et passant à proximité de la ville qui donne lieu à trois scénarios : hors forêt, intermédiaire et sur la lisière de forêt.
La prochaine inauguration, dés septembre, du contournement partiel Est de Meaux place désormais au premier plan, la réalisation de l'étape suivante, celle de Trilport (en fait contournement Nord Est de Meaux) qui permettra un réel désenclavement du Pays de Meaux mais également du nord seine et marnais et des franges franciliennnes.  Notre détermination pour faire avancer ce dossier majeur pour le Développement harmonieux de notre commune est totale.


Je ne manquerais pas de vous tenir informer des évolutions d'un dossier qui devrait s'accélérer à la rentrée ...

 

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