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Ou l'on commence à reparler de carte scolaire ...

medium_ecole.jpgL'Inspecteur de l'Education Nationale en charge des écoles du secteur de ma commune, nous avait convié à une réunion, mardi dernier, organisée dans ses locaux, afin de discuter de la Carte Scolaire ...
Vaste sujet s'il en est, vu ici sous l'angle du terrain (nous nous situons ici dans le domaine du "micro économique"). Je reviendrais dans une autre note sous un angle plus global sur cette question qui fait depuis quelque temps beaucoup couler d'encre ...

Cette réunion constituait une première à cette période de l'année; invités à y participer : les directeurs des écoles, les parents d'élèves ainsi que le Maire de la commune.
Les directeurs ayant déclaré forfaits (convocation trop tardive et hors temps scolaire) nous nous sommes rendus avec les parents d'élèves à l'invitation, afin de savoir de quoi il en retournait plus exactement. Aprés avoir tourné autour du pot, l'Inspecteur a lancé le sujet principal de l'entrevue, une "éventuelle" fermeture de classe ...

Exercice de style classique, inhabituel pourtant à ce moment de l'année (proximité de certaines échéances électorales ?), opposant un calcul arithmétique manié par des fonctionnaires effectuant leur labeur aux arguments de fond des parents d'élèves, élus et professeurs unis dans la défense de leur classe ... les bons contre les méchants ...

 

Que penser d'une telle situation ?

 

Situons la perspective ...

Chaque année, c'est à partir des statistiques relatives à chaque école, qu'est abordée la question des seuils de fermeture et d'ouverture de classe.
Pour calculer ce paramètre, rien de plus simple, vous prenez le total des élèves d'une école que vous divisez par le nombre de sections, ce qui vous donne le fameux seuil à partir duquel l'administration décide d'une fermeture ! Selon le résultat obtenu, trois cas de figure :  pas de fermeture, une fermeture définitive ou conditionnelle (annulée dans le cas de nouvelles inscriptions en juin).
Le seuil 2006 est fixé à 27 élèves par classe pour les primaires (alors que pour ouvrir une nouvelle classe, il faut atteindre le seuil de 27,5 !) et de 30 pour les maternelles  ...

Problème, apparemment insoluble, lorsqu'une situation est à l'étale epuis des années, comme à Trilport, les variations saisonnières jouent ... La situation de novembre n'est pas forcemment celle de juin, et cela peut jouer dans les deux sens; d'où une incertitude chronique qui à la longue fatigue un peu ... Car en quatre ans, c'est la troisième fois que l'Inspection menace de fermer une de nos classes !
A chaque fois, ritournelle : prise de rendez vous, délégation, argumentaire afin de plaider compréhension et clémence de l'Inspecteur face à une décision jugée inique et, à chaque fois, quelques mois aprés, les chiffres nous ayant donné raison, au regard du nombre d'élèves inscrits pour la rentrée, retour à la case départ ...
Si chacun peut comprendre qu'un Inspecteur gére, surtout avec ce gouvernement, une pénurie de moyens (indicateur indiscutable : l'importance réservé à l'éducation dans le Budget), force est de constater que souvent les arguments avancés sont limites et ne résistent pas à une analyse circonstanciée de la situation !

Il serait bon, une fois pour toute, d'avoir sur ce sujet un regard à moyen et long terme et non à courte vue !

 

L'accueil des élèves handicapés

Cette année les élèves ayant un handicap ont été fortement incités à venir se scolariser dans les écoles et à quitter leurs institutions spécialisées. Je ne suis évidemment pas contre ce  principe, qui vise à abolir les ghettos, à privilégier le droit à la tolérance, à la différence et à la solidarité, mais force est de constater que sur le terrain, sans mauvais esprit, l'Etat s'affranchit trop vite de certaines difficultés matérielles ou d'encadrement et qu'il se montre chiche en moyens accordés.
A tel point que beaucoup pensent que cette initiative, avant d'être une question d'éthique est en fait une simple question d'économie !

Car le plus agaçant pour une collectivité est de constater chaque année le désengagement croissant de l'Etat, l'éducation fait partie de ce constat, alors que dans le même temps, il a paradoxalement tendance à prendre des décisions qu'il n'assumera pas financièrement et à charger la barque, quitte aprés à critiquer l'explosion des budgets des collectivités, il manque pas d'air, l'Etat ! Cette situation concerne autant les Lycées et la région, que les Collèges et les départements ou les écoles et les communes, je ne parlerais pas des universités, pour ne pas rentrer dans un monde à la Zola; elles dépendent de qui au fait les Universités, si ce n'est de l'Etat ?
Ces décisions au regard la situation financière pour le moins contrastée des territoires remettent considérablement en cause l'égalité de tous au savoir, à la culture et à la connaissance ... Le Maire d'Issy les Moulineaux peut toujours continuer à donner des leçons à l'ensemble des Maires de France, il aurait les moyens financiers dont je dispose, il serait moins flamboyant et beaucoup plus humble, quitte à fréquentyer moins les plateaux télés !

Une collectivité aujourd'hui, doit mettre de plus en plus de moyens afin de répondre aux normes et d'essayer d'assumer les responsabilités qui sont les siennes, n'allant pas en diminuant, bien au contraire, même si quelquefois la limite est atteinte ... Nous recevons dans mon Lycée par exemple, deux élèves myopathes; information apprise trois mois avant la rentrée scolaire, autant dire que nos locaux ne sont tujours pas adaptés à ce type de handicap (l'établissement a deux étages) et que les professeurs ne sont pas formés pour accuillir et travailler avec ce public spécifique, d'autant que la personne affectée à son suivi (AVS) peut ne pas être présente, au regard des conditions d'emplois et de recrutement; car sur ce type d'emploi, beaucoup peut être dit, il sera intéressant d'effectuer un bilan en juin prochain !

Dans une des écoles de ma commune, justement celle ou une classe est menacée de fermeture, nous accueillons cette année, un jeune autiste ... Arrivée qui n'a pourtant rien changé au seuil de fermeture de classe. Pourtant chaque pédagogue de base sait qu'accueillir ce type d'élève demande plus de temps et d'attention à l'équipe pédagogique. Une charge qui de facto se reporte sur la collectivité, car entre les temps scolaires, cet enfant désire fréquenter également la cantine ... Peu adaptée pourtant à sa situation : trop de demi pensionnaires, alors qu'il a besoin de calme et absence de personnel formé. Autant dire que l'Etat, qui diminue chaque année sa participation au Budget n'effectuera aucun geste dans ce domaine ...

 

Autre exemple : l'informatique

Autre pôle d'intérêt symptomatique, les Technologies Informatique pour la Communication et l'Enseignement (dite TICE). La collectivité outre les locaux, dote les écoles des matériels informatiques. En théorie pure, son action devrait s'arrêter là. Mais il lui faut aller un peu plus loin, et assurer la maintenance de ce matériel, sinon les ordinateurs ne fonctionneraient même pas, situation inacceptable pour tout contribuable ...
Toujours plus fort, la surveillance des allées et venues sur Internet ou des messageries (par l'intermédiaire de serveurs spécialisés disposant par exemple d'une "black list") est assuré comme elle le peut par l'institution au niveau de l'enseignement primaire (logiciel de contrôle parental) alors que tout collège ou lycée de l'Académie de Créteil dispose d'un serveur de type Linux (SLIS par exemple) qui fonctionne sans souci, et clarifie la responsabilité entre l'Education nationale (enseignant, directeur, inspecteur) et la Collectivité. Bien évidemment cela demande un minimum de moyens et de compétences,  que l'institution possède en interne d'ailleurs ! 

 

 

Un Inspecteur peut, pour un élève ou deux manquants, au nom de l'égalité républicaine, supprimer une classe, qu'une collectivité aura eu beaucoup de mal à financer en amont ... quitte à la recréer de nouveau l'année d'aprés pour peu que de nouvelles inscriptions surviennent !
Aucune logique de durabilité de l'investissement (immatériel ou matériel d'ailleurs) des uns et des autres dans la structure pédagogique, et de respect pour la collectivité partenaire. Mais soyons clairs également, si la baisse de fréquentation se confirme l'année qui suit ou sur deux ans, la tendance est alors avérée et la réaffectation des moyens humains ne se discute même plus !

Dans les prochains jours, débuteront sur l'école de la Charmoye le chantier d'un nouveau bâtiment conçu en Haute Qualité Environnementale qui abritera dés septembre 2007 (date de livraison prévue) réfectoire, cuisine et accueil périscolaire ... Montant des travaux engagés : 981 000 euros; pour pouvoir réaliser cet équipement, nous avons obtenu un financement du Département (Projet CONT.AC.T) et de la Région (contrat régional). Nous travaillons depuis 4 ans sur ce projet et attendant avec impatience la réponse de l'Etat.

Nous aidera t'il financièrement dans la réalisation de cet équipement au titre de la Dotation Globale d'Equipement, ce qui devrait être logique et que je souhaite ou non ?

 

 

Commentaires

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