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  • Quinze février 2007

    medium_deviation3.jpgCertaines journées dans la vie d’un élu comptent plus que d'autres, quelquefois simplement du fait de leur portée symbolique. Le 15 février 2007, incontestablement, restera une de ces dates.
    Trois évènements en sont à l'origine, deux relatifs au projet de contournement de Meaux Nord Est (plus connu sous le nom de « Déviation de Trilport » ), un au retour dans la Zone d’activité de la Halotte d’une entreprise sinistrée, après un séjour de plus de deux ans en zone franche … Evènements sans lien apparent mais résultant d’un long travail de dossier et de concertation avec l'ensemble des différents acteurs, institutionnels ou non.

    Deux dossiers assez lourds, quand on y pense et qui sont loin d'être terminés. Dossiers sur lesquels il a fallu combattre tout sentiment de fatalité ou de résignation pour avancer.
    En privilégiant l’action publique, comme outil ... Pour être efficace celle ci nécessite des élus un engagement réel, souvent discret, privilégie le travail de fond et la concertation et a surtout plus besoin de sérénité que de petites phrases ou de coups de "com" sans lendemain !
    Enfin, au dessus de tout, elle impose une réelle humilité, car elle est, plus que jamais œuvre collective (et non le fait d'un homme (ou d'une femme) providentiel !), résultant de la mutualisation des compétences et ressources des différentes collectivités territoriales qui maillent notre territoire. Réseaux auquel je ne désespère pas de voir se reconnecter un jour prochain, l’Etat.

     

    Retour sur une journée vraiment particulière …

     

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  • Impot, liberte egalité et fraternité

    medium_impots.jpgLa pétition lancée par le mensuel Alternatives economiques : "Pourquoi nous consentons à l’impôt",  s'invite fort à propos dans le débat présidentiel. Aprés l'annonce faite à Nicolas de l'exil fiscal de certains, au moment des promesses démagogiques (moins de recettes fiscales, plus de dépenses) au financement quelquefois incertains, ce débat arrire à point nommé. D'autant que la dette nationale atteint un niveau inégalé, avec une aggravation sans précédent depuis 2002. Bref rappel destiné aux gestionnnaires rigoureux qui nous gouvernent et qui donnent des leçons à longueur de journée sur l'art de maitriser l'endettement public !

    Le texte de cette pétition met au centre du pacte républicain, la question fiscale. Il a le mérite de ne pas être doctrinal mais au contraire de placer cette problématique en dynamique et en perspective.
    La pétition ne défend pas en effet le  "plus d'impôt" mais le "mieux d'impôts",  d'autre part elle insiste sur l'importance individuelle et collective jouée par la puissance publique qui avant d'être un coût est surtout un investissement pour notre pays.  

    "L’Etat doit bien sûr savoir se réformer. Augmenter les impôts n’est pas une fin en soi et la liberté de chacun passe par la libre disposition d’une large part du fruit de son travail."
    Car nos revenus ne proviennent pas seulement de notre talent personnel. Ils ont été acquis par notre travail, mais celui-ci ne porterait pas ses fruits sans le stock d’infrastructures, d’innovations, de savoir faire, de goût d’entreprendre, de lien social, qui nous a été transmis par les générations qui nous ont précédés.
    C’est cet héritage commun qu’il nous revient de préserver et de développer en priorité afin d’assurer la qualité actuelle et future de notre vie individuelle et collective. Ce qui passe par un niveau élevé de dépenses publiques. Ces dépenses ne sont pas seulement un coût, elles sont aussi un investissement, gage à la fois de justice et de dynamisme. C’est pourquoi nous consentons à l’impôt et récusons des baisses de la fiscalité dont la contrepartie serait l’insuffisance des moyens donnés à la protection sociale des plus pauvres, à l’éducation, à la recherche, à la santé, au logement ou encore à l’environnement."

     

    Deux postures sur cette question s'affrontent ...

     

     

     

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  • La Justice a le blues ...

     medium_palis_justice_meaux.2.jpg

    Pour la justice, 2006 restera comme "l'anno horribilis". La faute à Outreau peut être, mais pas seulement ... Les politiques s'en sont également mêlés : frénésie législative, critiques acerbes et attaques en règle en provenance même de Ministres en titre et non des moindres, Sarko en première ligne. Mais la cause principale de ce mal être est surtout un cruel manque de moyens qui commence à peser à la longue sur le moral des troupes. Il démontre d'ailleurs la totale mauvaise foi de certains de ses zélateurs aujourd'hui en responsabilité.
    L'année 2007, à priori n'inspire pas plus d'optimisme aux acteurs de terrain que sont les juges et les avocats. C'est l'impression trés nette qui est ressortit de la rentrée solennelle du tribunal correctionnel de Meaux. Dans l'interminable série des voeux, cette audience constitue toujours un moment particulier permettant de prendre le pouls de l'institution judiciare, une composante essentielle s'il en est de notre démocratie. Ce n'est pas pour rien que beaucoup de spécialistes estiment que l’on connait en profondeur l’état d’un pays en étudiant sa justice.

    Trois intervenants prennent invariablement la parole en ce moment solemnel : le Président du Tribunal pour les juges, le Procureur le parquet et le bâtonnier au nom des avocats du barreau ...

    Trois temps forts dont l'intensité varie selon la qualité des intervenants ou la gravité du propos ...

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