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La Rochelle 2007

5cf1ba42645ecd6e222cbbc74090e252.jpg  Quatre mois après sa victoire aux présidentielle Nicolas Sarkozy est toujours aussi populaire, situation qui contraste avec celle d'un PS englué dans des querelles de personnes ... 

La messe est elle dite pour autant ? Non et heureusement pour notre pays qui aura bien besoin d'une opposition solide devant la nature des projets gouvernementaux qui s'annoncent …

Le trouble actuel du PS s’explique.
Une organisation politique désirant concrètement « changer la vie » a un impératif pour atteindre cet objectif : gagner les élections qui seules lui donneront les moyens de « pouvoir faire » … Il est donc logique qu’elle s'interroge après un troisième échec consécutif à la présidentielle, scrutin majeur s'il en est de la vie politique nationale.
Le PS doit effectuer une analyse sans complaisance sur les causes de ses échecs répétés et mener une autocritique profonde tant sur son leadership, sa stratégie politique et le projet de société proposé aux français.

Cette crise d’identité salutaire mais tardive au regard de l'évolution de la planète devra être surmonter au plus vite, car les socialistes ont trois défis à relever dés à présent : engager une profonde mutation, mener une opposition intelligente, crédible, créative, dynamique et résolue à l’actuel gouvernement et bâtir une réelle alternance pour notre pays.

 

Si la victoire nette de Sarkozy lui laisse apparemment une grande marge de manœuvre, ce dernier ne dispose plus de son bouc émissaire favori (Jacques Chirac) pour endosser les erreurs de la politique menée par la droite y compris celle voulu par l'ancien Minsitre de l'Intérieur (cf note).
Si en apparence, rien n’a changé : multiplication des effets d’annonces, frénésie médiatique, inflation législative et omniprésence apparente (y a-t-il un Premier Ministre dans l’avion ?),
il ne pourra plus se contenter, comme cet été, de réagir "à chaud" à chaque fait divers médiatique, l'exploiter au maximun en promettant de tout changer devant les caméras.
Surfer sur l’opinion ne permet pas de traiter en profondeur les problèmes rencontrés, "l'écume n'est pas la vague de fond"...
S'il veut rester crédible, Sarko devra, chose nouvelle pour lui, respecter les promesses tenus et assumer des résultats dont il est seul comptable …

Malheureusement, l’opposition pointe aux abonnés absents excepté quelques commentaires et règlements de comptes internes, en oubliant au passage les 17 millions de Français qui lui a fait confiance.

 Le PS est momentanément en état de choc ...

L'heure est au bal des procureurs ...

 

 

9fd436305a3a285766e4414feb1e1090.jpgA nouveau Président, nouveau style : vacances luxueuses (pour le moins, non ?), présence quotidienne dans les médias, déplacements incessants, gouvernement aux ordres ... C'est le "mou'v" !
Durant ses 100 premiers jours, Nicolas Sarkozy s'est contenté de surfer sur la vague médiatique, prenant bien soin d'éviter les dossiers majeurs, démontrant des qualités qu'on ne lui connaissait pas dans l'art de l'esquive et du slalom.
Ses attachés de presse qui ne chôment pas lui permettent d'occuper une place de choix dans les médias, où ils disposent de relais zélés dans les rédactions télévisés (sur la une, la deux, la trois et les autres ... c’était tous les jours SuperSarko aux 20 heures) et la grande majorité des journaux écrits ….  

La rentrée est attendue de beaucoup d’analystes inquiets des tendances enregistrées  : inflation, perspectives de croissance moins bonnes que prévu, déficits publics abyssaux, politique fiscale inégalitaire, réduction des effectifs dans l'éducation, franchise médicale ...
Pourtant, le PS tangue au rythme des règlements de comptes internes et des querelles de personnes. C'est l'heure des "sanglots longs de l'automne" (voir plus bas) et de la « rentrée littéraire » des seconds couteaux socialistes, avec pour cibles privilégiées le tandem  Royal / Hollande …
Une avalanche de livres aux titres évocateurs envahit les têtes des gondoles : « En quête de gauche », « Désert d’avenir », « Au revoir Royal », j’en passe et des pires ... les auteurs de ces ouvrages «utiles» (?), oublient toute autocritique et propositions nouvelles, dépassées par une aigreur non dissimulée et un égo "bafoué". Ils devraient cependant reconnaitre certaines qualités à leur héroïne favorite, qui leur permet de vendre des livres et d’exister médiatiquement devant les sun lights d'une presse bienveillante.Que ce soit Allègre, Lienemann, Mélenchon ou Bachelay, ils s’en donnent à cœur joie, tout y passe : parti, candidate … L’heure du règlement de compte a sonné, soit à compte d’auteur, soit pour celui d’un éléphant, d’un lion ou d’un éléphanteau …

 

Trouver le bouc idéal (le) ne suffira pourtant pas à régler la situation traversée par le PS aujourd’hui. Evidemment, la candidate a fait des erreurs, mais dans le même temps ne faut il pas lui reconnaitre certaines qualités démontrées sur le terrain ? N’a-t-elle pas non plus, bousculé quelques tabous ancestraux ?
Rappelons qu'elle a été désigné par son parti, en novembre 2006, à l'issue d'une primaire démocratiquement exemplaire,  avec plus de 60 % des militants, qu'elle s'est qualifiée pour le second tour de la présidentielle ou elle a recueilli 17 millions de suffrages. J'ajoute que ce n'était pas ma candidate favorite, m'étant clairement situé pour DSK.

A sa place, ses procureurs auraient ils fait mieux ?


Pas certain … Pour beaucoup de français, cette  défaite comme celle de 2002 est également collective, il faut l'admettre. De nombreux sympathisants et militants de base lassés de l'image donnée par le PS alors que le vent mauvais des réformes de la droite se lève sont exaspérés et attendent simplement des députés élus, qu'ils mettent la main dans le camboui  !

 Les français méritent autre chose des dirigeants socialistes que des querelles de nombrils, de personnes, d’égos ou d’appareil …Les trajectoires personnelles importent peu, qu’elles soient celles d’has been, d’éléphants ou de jeunes lionceaux, comme le dit Razzye Hammadi, président des Jeunes Socialistes, la rénovation ne se limite certainement pas à «mettre des jeunes cons à la place des vieux cons»,

Si la XVe université d'été de La Rochelle s’est déroulée sur le thème de la rénovation » c’est bien parce que là est l’essentiel ! Qu’importe l’appellation qui au final sera retenue (refondation, mutation, changement) si le reste suit et ne disparait pas noyé dans une synthese sans saveur ni couleur !

 Arrêtons les bagarres de cour de maternelle, oublions les "sur moi" surdimensionnés et hors de propos, ne perdons pas de temps, jouons collectif (chose nouvelle pour certaines et certains) et prenons toute la mesure de notre responsabilité vis-à-vis du pays !

Il faut au plus vite, bâtir une alternative crédible, offrir des perspectives nouvelles aux français et proposer un projet de société ambitieux, inventif, solidaire, soucieux de la planète et ouvert sur la réalité mondiale contemporaine.

Nous devons collectivement, avec les français, proposer une voie différente de nos vieilles lunes d'antan, car la terre a tourné, mais également de celle proposée par Nicolas Sarkozy tant sur les valeurs, les moyens mis en oeuvre, que les finalités …

 

Sinon l’addition promet d’être lourde pour beaucoup de nos concitoyens !

 

 

 Chanson d'automne

 

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.






Notes relatifs à ce thème :

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Il n'en restera qu'un ou une ...

Le blog de la Rochelle 2007

Commentaires

  • Comme vous l'avez si bien dit dans votre note: "la terre a tourné". Malheureusement, le PS semble pour l'heure incapable de suivre la marche du monde.

    A La Rochelle, certains militants auraient senti le souffle du renouveau. Mais, depuis combien de tant sent-on le souffle du changement au sein des rangs socialistes? Cela fait plus de 10 ans que nous entendons des discours incantatoires sur la rénovation, l'union des forces de gauche, l'alternative......

    Mis à part ces effets d'annonce, qu'est ce qui a changé au PS? Rien ou alors pas grand chose.
    Au sein de nombreuses sections locales du PS, on en est encore à débattre de l'acceptation ou non du modèle capitaliste ("les vieilles lunes d'antan"). On bricole à coups de synthèses (ou plutôt usines à gaz) plus ou moins fumeuses.

    Aujourd'hui, il est temps d'en finir avec les vieilles querelles et de trancher dans le vif si nécessaire.
    Il est loin le temps du choix entre les modèles communistes et capitalistes.

    Le constat actuel est simple: la mondialisation a fait triompher le modèle capitaliste. Le train de l'économie modiale est lancé; un retour en arrière paraît impossible.

    La plupart des socialistes européens l'ont compris. Les Blair, Zapatero ou Prodi ont rangé les positions dogmatiques au vestiaire et savent faire preuve de pragmatisme (quitte à écorcher les discours de Proudhon, Leroux ou Saint Simon).
    En France, les socialistes doivent s'engager sur la même voie. Il convient de s'adapter aux réalité de notre époque sans pour autant perdre de vue les idéaux d'égalité et de solidarité.

    Malheureusement, nous traînons des pieds.
    Pourquoi un tel retard?
    Selon moi, il manque un (ou une) patron(ne) au PS; un individu capable d'imposer sa vision, ses idées.
    A droite, quoiqu'on en dise, le comte Sarkozy a été cet homme là en mettant fin aux querelles internes et en decomplexant le discours conservateur traditionnel.
    Côté socialiste, malgré son échec, Ségolène Royal a, comme vous l'avez rappelé, impulsé un mouvement vers la sociale démocratie et vers la voie prgessiste.
    Mais, pour l'heure, personne ne semble se dégager nettement. Et, selon moi, tant que la question du leadership ne sera pas réglée, dans les sections seine et marnaises du PS, certains seront en train de se demander si "le Grand Soir" est pour demain (j'exagère un peu).

  • Je suis malheureusement assez d'accord sur ton analyse. Ne pas choisir trés souvent équivaut à choisir de ne rien faire ...

    Pas à dire, faudra s'bouger et vite ... Y'a le feu au lac !

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