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06/10/2007
Agro carburant plutôt que Bio carburant
Le monde des céréaliers s’est converti au Développement Durable, ce qui tient du miracle. Aucun mysticisme cependant derrière cet engouement soudain, mais une explication très cartésienne : le développement du carburant vert. Enthousiasme partagé par l’industrie automobile espérant ainsi tirer les marrons du feu et poursuivre son bonhomme de chemin avec le moteur à explosion .
Des céréaliers influents à Paris comme à Bruxelles, ou leur lobbying efficace a conduit l’Union européenne a fixé l’objectif de faire passer la part des «biocarburants» dans la consommation énergétique à 5,75% d’ici 2010 et à 10% d’ici à 2020 !
Une décision prise contre l’avis de la grande majorité des ONG environnementales trés réservées sur les risques d'une telle décision : la distillation de l’éthanol consommant de l'énergie fossile en quantité (charbon ou hydrocarbure) et provoquant d’importantes émissions de CO2.
D’autres risques existent également : développement de l'agriculture intensive (utilisation d’engrais et pesticides) et de la mono culture, utilisation sans précaution d’OGM, et rapport qualité / prix discutable du fait des subventions agricoles considérables adressées aux céréaliers des pays riches...
Pourtant un constat s’impose : la planète a de plus en plus de bouches à nourrir. L’heure n’est donc plus à l’abondance ou la surproduction de céréales, mais à la pénurie ! Du coup les cours s’envolent et touchent la production de lait et de viande …

Simple application de la loi de l’offre et la demande, le développement du biocarburant diminue d’autant l’offre de céréales et fait monter les cours. Conséquence, la balance commerciale devient de plus en plus déséquilibrée entre pays autosuffisants (pays riches) et les autres nations, les céréales étant trés utilsées en élevage, cette augmentation de couts touchent quasimment tous les secteurs de l'alimentaire.
Un désastre écologique et social se profile également, surtout pour les pays du tiers monde. Car l'irruption de la mono culture intensive (canne à sucre, maïs, soja , huile de palme …) provoque des conséquences sociales et alimentaires considérables : disparition des petites exploitations, exode rural, fin de l’auto suffisance agricole, gestion de la ressource en eau (ou plus exactement de sa pénurie), appauvrissement des sols, atteintes à la bio diversité …
Dans le même temps et plus globalement au niveau planétaire, le succès du carburant vert s'accompagne en parallèle d'une déforestation massive qui remet en cause la lutte contre l’effet de serre ! Dans trop de pays, que ce soit en Asie, Afrique ou Amérique Latine, les conséquences sociales sont multiples : exode des populations indigènes habitant les forêts détruites, dépendance accrue des économies locales liées aux variations des cours mondiaux ...
Une situation qui explique pourquoi, une trentaine d’ONG internationales appellent à un moratoire sur les objectifs fixés par l’Europe en matière d’essence végétale.
Pourtant, un autre chemin est possible …
L'agriculture biologique représente à peine 2 % des surfaces agricoles utiles dans notre pays, un potentiel considérable encore inexploité ! Il serait important de réorienter les subventions de la Politique agricole commune vers la filière bio, rappelons que les subventions actuellement « arrosent » essentiellement les cultures intensives (l’hectare de maïs est subventionné 350 euros, contre 20 euros à l’hectare d’herbe ). La filière bio est une piste d'avenir, et devrait beaucoup se développer dans les prochains mois dans les collectivités territoriales pour leur restauration collective .
Face à la demande, la Commission européenne a décidé de supprimer cette année la jachère obligatoire. La jachère il est bon de le rappeler s'adresse aux céréaliers européens afin de les aider à soutenir les cours (toujours la loi de l'offre et la demande) elle constitue à geler 10 % de leurs terres cultivables moyennant des subventions conséquentes. Car aujourd’hui, les prix s'envolent ...Une augmentation qui touche les consommateurs et va s'étendre à tous les prix agricoles, agriculture et élevage ...
La disparition prochaine des jachères risquent d'appauvrir les sols, de porter des atteintes à la bio diversité (un combat qui réunit chasseurs et défenseurs des oiseaux) et à la gestion de la ressource eau.
En matière agricole, notre pays a des arguments à faire valoir, la France bénéficie d'un potentiel exceptionnel et dans ce domaine il n'y a ni débat, ni suspens, chacun sait qu'il faudra bien nourrir les 9 milliards d'habitants que va bientôt compter la planète. La France (2eme ou 3eme puissance agricole mondiale) aura un rôle important à jouer !
L'agriculture aujourd'hui créé 10 milliards d'euros d'excédent, phénomène assez rare pour être souligné. Mais avant de se lancer à tombeau ouvert sur la production d'Agro carburant, les agriculteurs , de plus en plus higt tech doivent prendre le temps de réfléchir et de se positionner sur d'autres problématiques OGM bien évidemment mais aussi sur l'agro carburant et l'agriculture Bio (ici le terme de "bio"n'est pas usurpé) ....
Tout un programme ...
s sur cette thématique :
00:20 Publié dans Eco-citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : : PS, Politiques, eco-citoyennete, Trilport, Pays de Meaux, environnement


Commentaires
D'autant plus que l'on doit promouvoir des solutions alternative aux transport en utilisant les énergies renouvelables non pollutantes tel l'éolien. Un couplage de ces deux modes ci-dessous permettrait de sortir de conserver les sols pour la diversité et la nouriture bio, tout en relançant la croissance et en diminuant la production des gaz à effet de serre:
http://jeanpierre.becker.free.fr/monorail/index.html
http://jeanpierre.becker.free.fr/AeroVoile/index.html
Ecrit par : jpb | 06/10/2007
Je suis d'accord avec vous sur l'essentiel, à savoir que les biocarburant ne sont pas une solution d'avenir : La déforestation de la forêt amazonienne au Brésil pour le colza diester détruit ce puits de CO2 ; et même si le colza n'est pas la plante la plus consommatrice en eau, la compétition actuelle entre les usages alimentaires et industriels des productions agricole sera dans le futur accentuer par la concurrence entre l'usage de l'eau pour la consommation ou l'irrigation.
A ce sujet, on réfléchit depuis plusieurs années à l'après pétrole car on sait qu'il s'agit d'une énergie épuisable, on considère encore que l'eau est une ressource inépuisable dans nos lattitudes. Et pourtant, réchauffement climatique ou pas, la seule augmentation de la population mondiale créera des tension pour le contrôle de cette richesse, inégalement répartie (20% des réserves d'eau potable sont au Canada).
Pour l'anecdote, depuis la mise en place des dernières aides en 2003, la suppression des jachères obligatoires l'année prochaine n'allègera pas pour autant le budget de la PAC puisque les aides seront versées quelles que soient les productions, jachères ou non. Aujourd'hui, la jachère a deux rôles, l'un économique ayant prévalu à son caractère obligatoire par l'UE, à savoir la limitation des excédents agricoles. L'autre écologique, puisqu'il favorise le repos des sols (biens que ce soient toujours les mêmes parcelles qui se "reposent") et le maintien d'écosystèmes divers, favorable à la biodiversité.
A contrario, à côté des problèmes de pouvoirs d'achat, et de réchauffement climatique, le point favorable de la filière biocarburant réside dans le maintien d'un tissu agricole viable au moment où les subventions agricoles sont remises en cause. Et d'un point de vue écologique, la disparition des exploitations agricoles entraînera la baisse de la diversité des paysages et donc de la biodiversité en général.
Enfin, pour info, samedi matin sur France Inter, l'émission de Jean-Pierre Coffe portait sur l'augmentation du prix du lait et abordait dans un débat intéressant tous ces thèmes. Vous pouvez la réécouter à cette adresse : http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/casebouffepas/archives.php
Espérant avoir été clair et pas trop long.
A+
Ecrit par : manuel | 07/10/2007
Quelques remarques sur ce dernier commentaire :
Le développement de la filière bois et de la bio masse peut changer la donne. La matière première utilisée afin de produire du carburant n'étant plus des céréales mais des déchets végétaux (arbres, feuillages ...)
Dans l'état actuel des choses, le nécessaire maintien d'une activité humaine liée à la nature (agriculture ou forêt) et proche d'elle est avant tout un problème de rentabilité économique ! Ce qui ne veut pas dire que la seule réponse à y apporter soit lié au bénéfice commercial. les choix budgétaires des collectivités ou des ONG étant des alternatives tout à fait acceptable dans un monde régulé.
Si produire de l'agro carburant devient moins rentable qu'exploiter du bois, des végétaux ou simplement développer une exploitation bio, l'agro carburant ne sera plus attractif pour les céréaliers. Encore faut il arrêter de les subventionner sur ce type d'activité.
Aux politiques d'assumer mais surtout d'anticiper. Car la prochaine crise mondiale sera alimentaire. Les paramètres sont désormais connues : comment faire manger 9 milliards de personnes au lieu des 6 d'aujourd'hui ...
Le paradoxe souligné par Jean Ziegler qui va déposer dans les prochains jours un rapport à l'ONU sur la nécessité d'un moratoire sur l'agro carburant est qu'aujourd'hui pour pouvoir produire 50 litres d'éthanol, il faut bruler 230 kilos de maïs. Soit la quantité nécessaire pour nourrir un homme durant une année ! (et nous ne parlon smême pas du CO2 produit ). Un plein = une vie !
Pour faire trés simple : avec la production d'agro carburant, on met de la nourriture dans nos voitures alors qu'aujourd'hui des hommes meurent de ne pas assez manger !
D'autre part, si la collectivité estime que maintenir des hommes et des femmes sur un territoire donné afin de l'entretenir (notamment pour préserver notre espace forestier) est utile, voir indispensable pour la survie de la planète comme un élément important de l'aménagement du territoire, à elle de trouver les mesures le permettant !
Un sujet sur lequel nous aurons l'occasion de revenir!
Ecrit par : J2M | 08/10/2007
Et concrètement, en tant que maire ayant inscrit sa ville dans un dispositif agenda 21, et faisant parti d'une communauté d'agglomération (d'un département aussi) dont le territoire est constitué pour une part importante de terres agricoles, comment abordez vous le problème ?
Quel est le pouvoir politique de la ville sur l'agriculture locale ?
Serait-il possible de développer une fillière bois sur le territoire de la CAPM ?
Peut-on "obliger" les agriculteurs qui cultivent les terres entourant Meaux, Trilport et les villages alentours, a passer au tout bio ?
Est-ce que Marne et Morin avec ses bus roulant au colza, ou aux bio carburant, participent au vu de ce que vous dites d'une bonne démarche de développement durable ?
Y a t-il d'autres solutions ? d'autres dispostifs a trouver ? Que proposeriez vous ...
.......
Voilà quelques questions concrète... locales... Il me semble qu'on s'épanche beaucoup dans la mondialisation (alter ou non) et que celà nous fait un peu oublier ce que l'on juste sous notre nez. Ce n'est peut-être qu'une impression. Mais j'aimerais bien savoir quel constat peut-on faire de ce qui se passe ici : quelles sont les initiatives ? quels sont les mauvais points ? Et si on peut les dire bien entendu... Tien par exemple, est-ce qu'un lobby quelconque (agriculteurs, vendeur d'énergie, industriels, politiques...) bloquerait les démarches de DD à Meaux juste pour une question d'intérêt ?
Dernière petite chose, la Foire de Meaux a décidé cette année de parler "développement durable". Qu'en pensez vous ? Et irez vous voir de quoi il en retourne?
Ecrit par : Fabien B. | 10/10/2007
Je ne vais tenter de ne pas être langue de bois et de répondre à votre question ... Difficile ...
Tout d'abord préciser que j'aborde le problème avec humilité.
Car si sur ma seule commune, je peux intervenir directement sur des critères de choix, encore dois je tenir compte de paramètres financiers ou logistiques dans les choix d'équipements qui seront utilisés avant tout par mes services.
Un aveu, autant dans plusieurs domaines (gestion de l'eau, de l'éclairage public, éco construction, accessibilité ... ) nous avons pu effectuer des choix innovants et bataillons pour en faire admettre certains (j'y reviendrais bientôt ) autant concernant les véhicules, mes services ont une grande réticence à franchir le pas (électrique ou gaz) pour des raisons financières ou logistiques.
J'ai tout de même lancé l'usage du vélo cette année, auprés de mes services et notamment de la Police Municipale ...
Mais je ne désespère pas d'y arriver et d'acquérir, si je suis toujours en responsabilité, un premier véhicule au gaz ou à l'électricité dés 2008... Vous comprendrez que je sois réservé sur l'utilisation de l'agro carburant
Concernant les autres structures, je fais mon boulot de politique ... du lobbyng ...
Que ce soit dans mon Conseil, à la Communauté d'Agglomération, dans les assemblées d'élus, auprès des Conseillers généraux ou régionaux et de leurs Présidents d'exécutifs, j'interviens pour donner mon avis sur cette question et croyez moi, je ne m'en gêne pas, notamment sur le développement de la filière bois et les problèmes posés par l'agro carburant.
Mon sentiment est que les choses commencent à évoluer ...
Pour Marne et Morin, c'est plus compliqué. Cette entreprise mène des expériences variées : gaz naturel (à tel point que l'unique "pompe à gaz" du secteur, elle est chez eux), elle ne désespère pas de faire fonctionner un bus électrique mais rencontre de vrais problèmes logistiques ... Par contre, c'est vrai, ils communiquent beaucoup sur le Colza.
Pour diverses raisons : fondamentalement cette source d'énergie ne change pas le process en cours et logistiquement se gère très bien. D'autre part, elle avait jusqu'à pas trop longtemps une bonne réputation auprès des décideurs et des usagers ...
Marne et Morin est un partenaire dynamique et moteur pour le développement des Transports en Commun (c'est tout de même leur intérêt économique !) sur l'agglomération et notamment sur les liaisons multimodales (articulation bus / train).
J'en parle tranquillement car c'est un dossier sur lequel je travaille. ils sont sur cette question, des alliés pour faire avancer les choses comme dans le développement de l'accessibilité dans les bus et les arrêts de bus.
Comme vous pouvez vous en rendre compte, avoir un jugement binaire sur cette société est délicat. Pour être totalement objectif et en toute liberté, je les range pour ma part dans les acteurs œuvrant pour le D.D.
Concernant l'agriculture, très difficile de faire évoluer les mentalités en Seine et Marne vu l'influence des céréaliers.
Localement, nous réfléchissons à l'éventualité d'introduire dans la restauration scolaire, dans nos manifestations publiques (pot, cérémonie des voeux) des produits locaux bio.
J'ai proposé au Comité Départemental du Tourisme, il y a deux ans de signer une Charte afin de promouvoir ce type de produit lors de la cérémonie des voeux. Une mesure qui aurait pu être proposé à tous les Maires du Département. Je ne désespère pas d'y arriver bientôt !
Sinon, que dire de plus, peut être évoquer des souvenirs récents et qui permettront de répondre en partie à votre allusion sur le global qui ne rejoindrait pas le local pour l'élu que je suis ...
Quand en 2002, j'ai incité l'équipe municipale à se lancer dans le Développement Durable, nous apparaissions aux yeux des élus voisins comme des indiens.
En 2003 et 2004, lorsque nous avons travaillé sur des projets H.Q.E et le lancement d'un Agenda 21, nous apparaissions comme des pionniers. Il fallait d'ailleurs expliquer ce que voulait dire HQE.
Lorsque en 2005, le Conseil Municipal de Trilport a voté l'Agenda 21 et postulé pour l'aide régionale, nous demeurions des précurseurs qui faisaient encore sourire. Nous en étions à l'explication du terme Agenda 21
Aujourd'hui, La Ferté sous Jouarre, Meaux, Villenoy travaillent à un Agenda 21 ...
Et bien tant mieux ! Bienvenue au club !
Bien sur qu'il est bon que la Foire de Meaux aborde enfin le D.D. Ne faisons pas la fine bouche !
Qu'importe qu'à l'heure du Grenelle de l'Environnement cette question soit dans l'air du temps, positive pour l'image d'un élu et que certains fasse des sessions de rattrapage ! Nous en sommes à un tel point de retard qu'il faut prendre cela sans condescendance et plutôt penser, chiche !
Aujourd'hui, on ne peut plus concevoir pour notre pays, une croissance économique qui ne serait environnementale. C'est une vérité qui s'impose à tous, notamment aux PME, car c'est un marché en pleine expansion.
D'autre part, ce secteur est en tension dans la création d'emplois.
Il n'est que logique que toute manifestation économique d'une certaine ampleur fasse au D.D, la place qu'il mérite ...
Tout cela pour dire que je suivrais avec intérêt ce qui ce passera à la Foire de meaux sur cette thématique
Ecrit par : j2m | 11/10/2007
Je vous remercie de votre réponse. Ce qui avait motivé mon commentaire était une volonté d'entendre un discour "par rapport au local", ce qui me semble plus pertinent peut-être que de reprendre encore une fois le discours général. Discours que je ne remet pas en cause. Mais il est peut-être plus facile d'adhérer a ces grandes idées, parce qu'elle paraissent un peu lointaines, qu'y aller de sa propre réflexion sur ce qui nous touche au proche. En ça votre dernière intervention me satisfait.
Ecrit par : Fabien B. | 12/10/2007
Je suis élu dans un département voisin du vôtre, l'Aube. Et comme vous, nous sommes préoccupés par la privation des terres agricoles au profit des agro-carburants, qui sont un non sens économique et une source de pollution intensive, de l'eau, des sols et de l'air pour les usines chargées de produire ce produit.
Notre commune (Marnay sur seine) mène un combat exemplaire pour refuser l'implantation d'une unité de production d'éthanol à quelques metres des premières maisons de notre village.
Classée Sévéso 2, cette bombe chimique a la bénédiction des pouvoirs publics car cela créerait une soixante d'emplois. Mais on ne dit pas que cela va assécher la nappe (2 millions de m2 par an soit 750l d'eau pour 1 l d'éthanol) et que l'eau est le bien le plus précieux que nous ayons, sans parler des morts de faim privés de céréales qui vont être transformées en éthanol (1 plein d'un véhicule = 250 kg de céréales soit la ration annuelle d'un être dans un pays pauvre selon la FAO).
Sans parler des risques incommensurables qui pèsent sur les têtes des riverains.
Pour toutes ces raisons, nous disons non à l'éthanol même si nous perdons les taxes foncières et professionnelles conséquentes.
Pourtant notre budget primitif est ridicule, mais l'avenir de nos enfants est à ce prix.
Ce choix, vous l'avez compris peu d'élus (voire aucun) ne l'ont fait.
Contactez notre mairie pour plus un soutien actif, nous vous en serons gré.
un site citoyen local : http://seinelibre.blogspot.com
Ecrit par : Cyril Elbaz | 23/11/2007
Je vais le faire dés lundi ...
Ecrit par : j2m | 25/11/2007
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