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  • 2 397,67 euros

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     Vendredi 29 septembre 2007, Palais de justice de Paris,  11eme chambre de la Cour d’appel, 13h40 l'audience sur l’explosion de l’usine des Radiateurs de Meaux débute. Une séance marathon qui va durer prés de quatre heures.
    Cette audience arrive cinq ans, presque jour pour jour, après l'explosion et un an après le premier jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance de Meaux (cf note), ce délai qui semble interminable est pourtant le rythme habituel de la justice française  !

    Ce malaise de la justice, institution majeure s'il en est a déjà été signalée ici (cf note) mais il est  encore plus visible en ce lieu, pourtant symbolique. Le manque d'entretien du bâtiment, le nombre de dossiers volumineux entassés à la va vite dans les couloirs voisins, la mine fatigué des magistrats, manifestement débordés, témoignent en effet d'un malaise évident qui apparait en ces lieux encore plus fort …

    Je m'efforce de défendre les  2 397,67 euros de dédommagement demandés par la commune; si certains s'étonnent d'un tel montant (cf note), vu l'ampleur de la catastrophe et ses conséquences pour ma ville, rappelons simplement que le plafond de remboursement des assurances souscrites par les accusés est de trés loin inférieur au montant des dédommagements demandés par les victimes. Informés trés tôt de cette situation, nous étions placés devant un dilemne :
    - soit évaluer les dommages réels subis par la commune que ce soit en terme d’image (Trilport  ayant fait la une des médias nationaux après l’explosion ), en dépenses de personnel (temps passé en intervention auprés des sinistrés, accueil, nettoyage du site, élaboration des multiples dossiers ...), l'incidence financière du retard de commercialisation de la zone d’activités … Autant de paramètres dont la simple estimation aurait demandé des expertises poussées et onéreuses
    - Soit demander un dédommagement quasi symbolique, ne nécessitant pas de recourir à des experts. Nous avons opté pour cette dernière solution, avec un montant correspondant au simple remboursement d'heures supplémentaires et à l’utilisation d’un bureau durant une semaine par la cellule de crise estimé à 2 397,92 euros.  

    Dédommagement que j'ai défendu en appel, dans une audience qui s'est révélée au final fort instructive.

     

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  • Bip au pays du silence

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    Il faut commencer par éprouver ce qu'on veut exprimer.

    Vincent Van Gogh

     

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  • Lorsque les feuilles d'automne tombent ...

    19b3c549727604edd08d955bcb1b945b.jpgTraditionnellement à l’automne, les feuilles tombent, au propre comme au figuré. Ce  phénomène climatique on ne peut plus naturel s'accompagne  dans notre pays de l’envol des feuilles d’imposition locale.

    A leur lecture, nos concitoyens peuvent constater le poids considérable représenté par des impôts les concernant au premier chef, et s’étonner, à juste raison, d'un mode de calcul pour le moins complexe. Ce dernier ne tient effectivement pas compte des  moyens financiers ou de la situation personnelle de chaque ménage mais repose sur des bases foncières trés discutables et non actualisées depuis des décennies. C'est tout sauf transparent, équitable, performant, et pédagogique, dur pour un impôt !

    La fiscalité locale est un sujet  complexe, qui a été souvent abordé dans ce blog. Logique, au regard de l'importance pour nos budgets de l'impôt qui en constitue la recette la plus importante. Une vérité qui s'impose à tous, ou à presque tous, Neuilly sur Seine ou Issy les Moulineaux par exemple étant  des contre exemples aux antipodes de la quasi-totalité des collectivités territoriales françaises.

    Communiquer sur le Budget est pour un élu un exercice de style délicat, surtout lorsque ce dernier ne veut pas être langue de bois. Mais cela constitue également et surtout un devoir d’information, de transparence, de citoyenneté et de pédagogie incontournable. Il est essentiel à la fois que chaque administré sache où passe son argent et que l'élu rende des comptes.
    Pourtant le vent est mauvais actuellement pour les défenseurs de l'impôt juste, dont je suis. Force est de constater que dans le paysage politique et idéologique actuel, le modèle social dominant proposé par nos gouvernants considère la fonction publique comme une charge et non comme un service donnant un avantage concurrentiel au territoire, et l’impôt presque comme un racket éhonté (j'exagère mais si peu !).

    L’idée de défendre, dans un tel contexte, la fiscalité locale peut apparaitre comme saugrenue, d’autant que la proximité des élections locales, période trés courrue par les démagogues de tout bord est peu propice pour parler de dépenses.
    C’est pourtant à cet exercice délicat que nous nous sommes exercés ces dernières semaines avec un dossier consacré au budget 2007 distribué dans toute la commune, et une réunion publique qui n’a pas eu le succès escompté, loin s’en faut …

    Alors que dire du Budget 2007, de Trilport ou d'ailleurs ?

    Avant de vous inviter à explorer l'espace Budget du site internet de ma commune, dont certains documents peuvent intéresser même les non Trilportais, retour sur quelques fondamentaux ! 

     

     

     

     

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  • Devoir de mémoire

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    Samedi dernier était  consacré au « devoir de mémoire », avec deux commémorations bien différentes se déroulant ce même jour, relatives à deux évènements qui ont marqué notre histoire.

    L’inauguration du monument de Barcy consacré aux "poilus" morts lors de la Bataille de la Marne. a constitué un moment empreint d'émotion, cependant certains mots prononcés lors des discours officiels m’ont laissé quelque peu songeur.
    Le souvenir de cette terrible bataille doit il se limiter aux seuls actes héroïques de jeunes français défendant nos trois couleurs et notre sol contre l’envahisseur allemand ou à l'évocation d'un journal de guerre victorieux ? D'autres enseignements, me semble t'il  doivent être tirés de ce conflit majeur de l’histoire moderne qui a durablement transformé notre continent !

    Lorsqu'en 1914, la France, l'Angleterre et la Russie déclarent la guerre à l'Allemagne, peu de personnes (sinon Jaurès) se doutent du terrible cataclysme qu'ils ont déclenché. Pour la grande majorité des décideurs d'alors, qu’ils soient économiques, politiques ou militaires, cette guerre sera courte, opinion largement partagée par les populations, ce qui explique l’ambiance particulière des premiers jours de guerre et dans l'esprit de beaucoup de Français, l’heure de la revanche contre l'Allemagne Prussienne après la défaite de 1871 a enfin sonné ! 

    Début 1914, c’est une guerre de mouvement qui s’amorce, les armées allemandes traversent la Belgique, envahissent la France et se dirigent vers Paris. C’est à ce moment que se déroule la bataille de la Marne, épisode qui marque un  tournant décisif du conflit et le début d'une guerre de position interminable,intimement liée désormais à 14/18.
    Cette bataille qui permettra à l’armée française de rétablir une situation très compromise, s'est déroulée dans notre région, touchant au plus profond certaines de nos communes voisines comme Neufmoutiers ou tomba Peguy, Monthyon, Saint-Soupplets, Marcilly,  Etripilly, Chambry, Barcy ...

    Elle fut pour nombre de spécialistes, la première guerre moderne. Un affrontement total et sanglant à la puissance de feu jusque là inégalée causant une effroyable et intolérable boucherie. Lors de la "guerre des marchands de canon" (Krups contre Wendel) toutes les techniques modernes militaires ont été expérimentées, tant sur terre, que dans les mers et les airs!

    Jamais autant d'hommes n'avaient combattu jusqu’alors et n'étaient tombés sur le champ d'horreur !

     

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  • 14 septembre 2006

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    Ce sont les étoiles, les étoiles tout là-haut qui gouvernent notre existence.

    William Shakespeare

    Extrait de Le Roi Lear

  • Vous avez dit PADD ?

    419183a8cea76cb8f0ba93f88f68e4d6.jpgTout citoyen lambda

    désirant suivre les étapes d’une procédure d’urbanisme (et c’est bien son droit !),  a tout intérêt à se munir d’un bréviaire, outil désormais quasi indispensable, pour se retrouver dans le maquis très fourni des terminologies diverses employées, plus ou moins obscures (vous en trouverez à la fin de cette note un rapide florilège ). 

    Arretons nous sur l’importance d’un nouveau venu, le PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable) instauré par la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (ou SRU, déjà évoqué à de maintes reprises sur ce blog, sous l’angle du logement social, cf dernière note sur le sujet ).
    Certains élus cantonne le PADD à un exercice de style imposé, passage obligé avant  de passer au zonage du PLU, à mon sens ils ont bien tort car le rôle de ce document est de définir les orientations générales d'aménagement et d'urbanisme d’une commune pour les années à venir, ni plus ni moins !
    A ce titre il fait l'objet d’une réflexion approfondie sur la globalité et les finalités du projet de développement.

    Afin que chacun puisse apporter sa modeste pierre à une réflexion théoriquement avant tout collective et partagée, il faut qu'il soit simple à lire, accessible à tous, non réservé aux seuls spécialistes de la question et enfin exposer clairement la philosophie du Plan Local d’Urbanisme.

    Il est essentiel  que le débat public se déroule et que l’élu ne zappe pas la phase « concertation » avec les habitants. Le développement d’une ville est une chose bien trop précieuse pour le laisser entièrement et exclusivement aux mains d’un nombre limité de personnes élus et spécialistes de l’urbain ou d’ailleurs (géomètre, promoteurs immobiliers, aménageurs …).
    Ce sujet concerne au premier chef la vie quotidienne des habitants, qui ont leur mot à dire, sur un futur qui les concerne  : logement,  transports, liens sociaux, accessibilité, activité économique, environnement, pollution, risques technologiques …
    Encore faut il auparavant leur donner tous les éléments du débat, afin qu'ils puissent s'exprimer en toute connaissance de cause.

    C’est dire que le PADD  constitue une étape privilégiée, dans laquelle la concertation joue un rôle central. L'élu doit essayer de tout mettre en œuvre pour susciter cette réflexion collective ...

    C’est ce que nous essayons de faire, avec les difficultés logistiques inérentes au débat démocratique dans une commune de moins de 5 000 âmes, à Trilport …

     

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  • La Rochelle 2007

    5cf1ba42645ecd6e222cbbc74090e252.jpg  Quatre mois après sa victoire aux présidentielle Nicolas Sarkozy est toujours aussi populaire, situation qui contraste avec celle d'un PS englué dans des querelles de personnes ... 

    La messe est elle dite pour autant ? Non et heureusement pour notre pays qui aura bien besoin d'une opposition solide devant la nature des projets gouvernementaux qui s'annoncent …

    Le trouble actuel du PS s’explique.
    Une organisation politique désirant concrètement « changer la vie » a un impératif pour atteindre cet objectif : gagner les élections qui seules lui donneront les moyens de « pouvoir faire » … Il est donc logique qu’elle s'interroge après un troisième échec consécutif à la présidentielle, scrutin majeur s'il en est de la vie politique nationale.
    Le PS doit effectuer une analyse sans complaisance sur les causes de ses échecs répétés et mener une autocritique profonde tant sur son leadership, sa stratégie politique et le projet de société proposé aux français.

    Cette crise d’identité salutaire mais tardive au regard de l'évolution de la planète devra être surmonter au plus vite, car les socialistes ont trois défis à relever dés à présent : engager une profonde mutation, mener une opposition intelligente, crédible, créative, dynamique et résolue à l’actuel gouvernement et bâtir une réelle alternance pour notre pays.

     

    Si la victoire nette de Sarkozy lui laisse apparemment une grande marge de manœuvre, ce dernier ne dispose plus de son bouc émissaire favori (Jacques Chirac) pour endosser les erreurs de la politique menée par la droite y compris celle voulu par l'ancien Minsitre de l'Intérieur (cf note).
    Si en apparence, rien n’a changé : multiplication des effets d’annonces, frénésie médiatique, inflation législative et omniprésence apparente (y a-t-il un Premier Ministre dans l’avion ?),
    il ne pourra plus se contenter, comme cet été, de réagir "à chaud" à chaque fait divers médiatique, l'exploiter au maximun en promettant de tout changer devant les caméras.
    Surfer sur l’opinion ne permet pas de traiter en profondeur les problèmes rencontrés, "l'écume n'est pas la vague de fond"...
    S'il veut rester crédible, Sarko devra, chose nouvelle pour lui, respecter les promesses tenus et assumer des résultats dont il est seul comptable …

    Malheureusement, l’opposition pointe aux abonnés absents excepté quelques commentaires et règlements de comptes internes, en oubliant au passage les 17 millions de Français qui lui a fait confiance.

     Le PS est momentanément en état de choc ...

    L'heure est au bal des procureurs ...

     

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