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SDRIF, attention au mélange des genres !


324d98ec22b15c8977a1118dde5bc35d.gifJusqu'au 8 décembre, le Schéma Directeur Régional de l'Ile de France (ou SDRIF) est soumis à l'enquête publique. Celle ci se déroule dans un climat pour le moins passionné,  depuis l’intervention de Nicolas Sarkozy le 26 juin dernier à Roissy …

Rarement texte d'urbanisme aura fait couler autant d'encre ... Rappelons que le SDRIF est un document d'urbanisme qui organise le territoire régional d'ici 2030 de façon harmonieuse, durable et solidaire ("s'il te plait dessine moi une belle région "...). Il donne les grandes orientations d'aménagement pour les prochaines années ...
Depuis 50 ans, les Schémas Directeurs qui se sont succédés ont incontestablement structuré l'Ile de France d'aujourd'hui : villes nouvelles, RER, autoroutes, La Défense ...

Jusqu'en 1994, si c'est l'Etat qui officiait, désormais les lois de décentralisation ont confié cette compétence et lourde responsabilité à la Région. Cette dernière a lancé la procédure, en privilégiant une concertation poussée avec les divers acteurs du territoire.

Mais l’intervention de Nicolas Sarkozy a donné le départ d’une offensive généralisée contre le projet régional … Précisons que l’actuel Président de la République, ancien Maire de Neuilly sur Seine et Président du Conseil Général des Hauts de Seine, possède un point de vue très particulier sur l’Ile de France. Une situation similaire à celle du temps ou Charles Pasqua, à l’époque Président du Conseil général des Hauts de Seine s'était opposé avec succés aux propositions de Michel Rocard sur l’aménagement de notre région ("Touche pas au grisbi !").
Une position suivie à l’époque sans l'ombre d'une hésitation par l’ancienne majorité départementale votant comme un seul homme dans la nuit pour l'ordre venue de l'Ouest. Moralité, les déséquilibres entre l’Ouest (emploi, recettes, richesse) et l’Est (habitants, dépenses, charges) se sont accentuées  

Il est instructif de revenir, sur les critiques des élus de Droite, surtout départementaux afin de les analyser à l’aune de la réalité du contexte régional actuel et des orientations prises lors du « Grenelle de l’Environnement », défendues désormais par Jean Louis Borloo (équilibre transport en commun / routes).

Bien évidemment si certains points du SDRIF sont à améliorer (et pourquoi pas ?), il est important de se positionner en fonction, non de sa couleur politique mais des enjeux et des faiblesses d'un territoire que nous connaissons bien et qui est avant tout une terre de contrastes. Eventuellement, rien n'empêche ces opposants de souligner également les points forts du texte (oui il en a !) et bien évidemment leurs propositions  ...

Lorsque je lis certaines critiques émises, notamment par des élus départementaux UMP de Seine et Marne, je suis surpris, à croire que nous ne vivons pas dans le même endroit !

Décidemment certains ne sont plus à une contradiction prés !

 

 

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Rappelons pour mémoire, qu’il y a tout juste un an, le président du groupe UMP à la Région était favorable au projet de SDRIF, comme l’essentiel des maires de droite, surtout aprés la vague d'amendements de février 2007 (cf note précédente). Mais l’intervention du Président de la République, défendant notamment la « grandeur du pôle de La  Défense », a radicalement changé la donne ...

Nicolas Sarkozy désirant jouer tous les rôles veut s’affranchir également du vote des élus régionaux et renoué avec un interventionnisme étatique d’ancien régime. Pour les élus locaux UMP,  le règne du « copier coller » a sonné, ou comment critiquer aujourd’hui ce qu'ils avaient accepté hier. Ils utilisent un argumentaire commun en provenance des Hauts de Seine (que de similitudes entre ces deux départements !)

Afin de rester sérieux nous ne reviendrons pas sur les remarques portant sur la forme : mode de concertation (« en trompe l’œil » selon eux « l’idéologie l’emporte sur le pragmatisme «  (sic) ) ... L’argument ici sonne pour le moins creux, c'est bon pour le son parait il ...

Qu'importe si l'ensemble des acteurs a souligné la concertation sans précédent qui a accompagné cette démarche  entre  octobre 2004 et 2006 … Doit on rappeler la non concertation qui avait marqué le précédent Schéma Directeur, son manque total de dialogue … Aucune réaction, alors …

En contrepoint,soulignons le nombre de réunions et d’acteurs participant depuis juin 2004 à ce schéma. Ils ont permis d'en faire, y compris avec certaines imperfections, un outil stratégique de développement de territoire !  
Quelle serait son utilité sinon ? Ce type de doucment ne doit il pas permettre de lutter contre les inégalités sociales et territoriales de notre région ? Contre le réchauffement climatique, enjeu crucial des prochaines années s'il en est ? et ne doit on pas favoriser un rééquilibrage spatial ?

Pour Jean Paul Huchon « Le but est de passer d'une région parisienne à une véritable métropole francilienne » en développant notamment un "véritable polycentrisme" et non pas une région tournée uniquement vers Paris.

 

 

Arrêtons nous plutôt aux critiques portant sur le fond du projet  …

 

Sur l’économique

Fallait il accepter le projet du Conseil Général du 92, voulant créer des milliers de nouveaux m2 de bureaux à la Défense, sans logements, et aller à l’encontre de l’objectif du SDRIF de rééquilibrage des territoires par la consolidation des bassins de vie. Ce projet défendu par l’ancien Maire e Neuilly sur Seine et Président du Conseil Général des Hauts de Seine aura pour conséquence de renforcer les inégalités territoriales existant déjà et amputera le budget de la Région (défiscalisation des bureaux créés à La Défense …) par une décision budgétaire gouvernementale pour le moins discutable (c'est la zone franche à l'envers ...). Le SDRIF crée de nouveaux pôles de développement à l’est, dont certains sur notre département.

 

Sur le transport

Le SDRIF doit avoir une vision et une ambition dans ce domaine afin de corriger les faiblesses considérables du maillage actuel des transports publics, et de tenir compte également des conclusions du « Grenelle de l’Environnement ».

Même si l’on conçoit que la Seine et Marne dans le contexte francilien possède une position particulière aux autres départements sur  la question de la route, l’objectif prioritaire est bien de mettre en exergue la priorité d’un maillage plus dense et efficace des transports en commun, afin d’en encourager l’utilisation ! La multi modalité étant une interface de choix entre voie ferrée et route.

Mais le pire reste à venir …
L’Etat accuse la région de prévoir des infrastructures qu’il ne sera pas possible de financer.  Il doit penser surtout et notamment à sa participation, non ?
Mais à quel transport en commun veut-il  arriver ? L’objectif n’est il pas d’obtenir un service régulier, performant, cohérent , offrant une mobilité réelle à tous les franciliens qu’ils résident à Paris ou en grande couronne ? Et que cette mobilité puisse se décliner de banlieue à banlieue …

N'oublions pas que le retard du réseau actuel est considérable. Si l’on veut concrètement respecter les orientations définies lors du Grenelle de l’Environnement il va nous falloir mettre les bouchées doubles et sans doute, dans l’état actuel des choses, pallier aux carences d'un Etat qui ne cesse de se désengager et refuse d'en assumer politiquement le prix.

Le projet de SDRIF a retenu localement, l’électrification de la ligne Meaux / La Ferté Milon,  le prolongement du RER E vers Meaux (nous sommes quelques uns à suggérer aussi le RER A), l’élargissement de la A4 et de la 104, le doublement de la RN 36, Meaux / Melun, la fin du contournement de Meaux …

Excusez du peu ... 

 

Sur le logement et l’urbanisation

L'Etat récuse la limitation à 15%  sur 30 ans de l’extension des bourgs et des villages. Même si 30 ans, c'est long, supprimer cette règle, risque fort de provoquer un étalement urbain et une multiplication des zones pavillonaires.

Deux objectifs sont poursuivis par le SDRIF :
- promouvoir la construction de logements, 1,5 million de logements en 25 ans, soit un rythme annuel de 60.000 nouveaux logements, avec une proportion de 30% de logements sociaux à l'horizon 2030 (simple application de la loi SRU)
- ëtre économe en consommation de terres afin d'éviter le "mitage" du territoire, notamment de la Seine et Marne et de préserver notre patrimoine agricole et naturel. 

  

Alors que penser de tout ce remue ménage ?

Tout d'abord regretter qu'un document qui est avant tout un outil de développement de territoire, ne devienne en fait une arme politicienne destinée à polémiquer afin d'arriver à un statu co regrettable.
Où sont les propositions alternatives ? Où est l'autre vision générale d’aménagement de l'Ile de France ?

Il y a un vrai problème de responsabilité politique sur ce sujet, un élu local, doit il changer d’opinion au gré des pressions politiques venus généralement d'en haut ou de l'Ouest ?
A contrario, je rappelle que bien évidemment ce projet n´est ni parfait, ni définitif et que chaque Francilien qui le souhaite peut le faire évoluer, grâce à ses remarques, le tout est de les remettre au Commissaire Enquêteur.

Mais attention, il faut faire vite car l'enquête publique s'achèvera le 8 décembre prochain !

Les observations écrites seront analysées alors par une commission d´enquête indépendante qui rendra  au printemps 2008 un rapport et un avis au président du Conseil régional.

Selon ses conclusions, le Conseil régional pourra éventuellement modifier le projet avant de l'adopter, en vue d´une approbation définitive par l´Etat.

 Mais ceci est une autre histoire !

 

Commentaires

  • Dans votre article, vous faites allusion avec raison de la faiblesse du réseau de transport en commun régional. Autant, je partage ce point de vue comme celui de la nécessité de jouer la carte de l'inter modalité. Autant je ne comprends pas pourquoi les élus socialistes de la région et son président accordent leur préférence aux extensions de réseau rejoignant la capitale plutôt que de créer des rocades, telle que métrophérique comme le propose la RATP. Le réseau de la région IDF souffre en priorité de cette faiblesse du réseau inter banlieues, obligeant une majorité de ses habitants à traverser Paris pour gagner leur destination hors PARIS. Ce cheminement obligatoire a la fâcheuse incidence de provoquer une saturation des RER A et B et par la même de multiplier les incidents. Métrophérique, avait cette ambition de désengorger les lignes RER et de métro saturées, or bizarrement, ce sont les élus de droite en commençant par le premier d'entre eux qui soutiennent ce projet, il est vrai sans apporter de solution à son financement. Malgré tout, il me semble que ce projet bien que coûteux, mériterait un meilleur accueil. PARIS dispose du maillage des transports en commun le plus dense es capitales, alors que la banlieue est dans la situation inverse. Je pense que les moyens financiers devraient portés en priorité sur une rocade qu'elle s'appelle Métrophérique ou Arc express. Dans quelle logique fonctionnelle êtes vous ? A moins que des éléments stratégiques ou politiques m’échappent.

    Par ailleurs, je m'étonne qu'un élu socialiste consacre un article important aux transports en commun sans donner son avis sur les évènements d'en ce moment. A l’exception de M. Jean-Luc MELANCHON bien courageux, les élus socialistes font l'impasse complète des grèves de la RATP et de la SNCF. Pire, deux d’entre eux ont apporter leur soutien au gouvernement ou critiquer les grévistes. Mme ROYALE ose parler de prise d’otages à l’instar des élus de droite et d’extrême droite et M.Emanuel VALSE après avoir proférer des éloges envers M. Devedjean, a reconnu la légitimité de cette réforme en y mettant quelques remarques sur la méthode. De quel côté êtes vous ? Car cette réforme, sous prétexte d’équité, ne résout en rien les difficultés financières de la caisse du régime général. Son but, marquer une victoire politique sur les salariés du public qui étaient désignés, depuis la campagne électoral, de privilégiés, divisés la population et mettre en difficultés les syndicats pour faire passer les autres réformes qui nous attendent.
    Cette stigmatisation d’une population, la manipulation médiatique et l’ignorance qui règne autour de ce dossier sont inacceptables. Exemple, les agents des ces entreprises ne bénéficient pas tous de bonification d’annuités. Un salarié qui rentre tardivement se voit doublement pénalisé par l’allongement de son age de départ et par la décote alors que sa pension au titre du régime général sera une misère (70 euros pour 10 ans de privé). Dans ce cas, il est obligé de travailler non pas 40ans mais 45 voire 50 ans pour obtenir une pension correcte. Est cela l’équité ? D’autres points, trop long à développer sont très discutables.
    Le peuple de gauche saura se souvenir, le moment venu, de votre absence de soutien, voire de votre cautionnement à un gouvernement de droite, à une réforme qui s'attaque à des rémunérations bien modestes, pour payer la facture des cadeaux fiscaux!!! Pour nos pauvres riches.

  • Vous écrivez :
    or bizarrement, ce sont les élus de droite en commençant par le premier d'entre eux qui soutiennent ce projet, il est vrai sans apporter de solution à son financement.

    C'est bien là tout le problème, celui du financement ... Pour m'en être entretenu avec Jean Paul Huchon : Qui peut être contre le principe ? Il est pour; sauf qu'au regard du retard actuel des infrastructures et du parc roulant, la région n'a guère le choix quand à ses priorités ... Surtout lorsque la participation de l'Etat est ce qu'elle est !

    A contrario, cocnernant le projet RATP, où s'arrête et où commence la banlieue : petite couronne, grande couronne ...
    Dans une prochaine note, je reviendrais sur la position de mon Conseil sur le SDRIF.

    Quand au conflit social évoqué. bien évidemment stigmatiser une partie de la population c'est faire le jeu du gouvernement actuel.
    Car quoi que les médias aient écrit, les salariés en grève n'étaient pas arc boutés aux 37,5 annuités mais leurs syndicats et le mouvement social engagé l'étaient sur des questions essentielles méritant des réponses claires : sur la décote, la durée à prendre en considération pour le calcul de la retraite, l'intégration des primes ou le niveau des pensions ...

    Ces mêmes médias n'ont pas relevé une seconde que s'il y avait grève c'est bien devant le refus du gouvernement de négocier, et comme par hasard le jour où les négociations ont commencé la grève s'est interrompue ...

    Pour moi, le reproche principal à faire au PS est de ne pas avoir pris une position claire et unique sur le sujet de la réforme des retraites (mais de toutes les retraites !).
    L'heure des choix est venue, ils dépassent largement le clivage public / privé : parlons de la nécessaire prise en compte de la pénibilité du travail (des études scientifiques existent et peuvent déterminer les métiers les plus pénibles sur des bases simples : la mortalité et les maladies du travail), le niveau des pensions, leur indexation ou non et à quel indice, la durée à prendre en compte ...

    En intégrant bien évidemment les éléments démographiques, économiques et budgétaires dont certains déficits et certains cadeaux fiscaux faits aux puissants ...

  • Tout d’abord, je tiens à vous féliciter pour la qualité de vos articles, même si je ne partage pas toujours vos opinions. Et je vous remercie pour votre prompte réponse. Néanmoins, je reste dubitatif quant à vos explications. Premièrement sur la question des transports en commun, si j’ai bien compris, vous me dites qu’en raison d’un héritage et d’un retard accumulé, la région et son organe décisionnaire, le STIF, ne peuvent assumer à eux seuls le poids financier que représenterait la construction d’une rocade. La Région en est donc réduite à gérer les priorités pour lesquelles je crains fort qu’elles se traduisent par des extensions de ligne (ex du RER E) et à un accroissement du nombre de voyageurs transitant par Paris, encombrant encore un peu plus le réseau Parisien.
    Ne faut-il s’orienter sur des choix plus coûteux mais plus efficaces ? La qualité des infrastructures Parisiennes est souvent citée par les investisseurs étrangers et j’ose espérer que cette renommée ne se transformera pas en mythe. J’ajoute qu’un mode de transport confortable, rapide et fréquent, ne représente pas uniquement un atout économique mais également un facteur de qualité de vie pour les Franciliens, réducteur de stress et bénéfique à des rapports sociaux plus paisibles.

    Deuxièmement, en ce qui concerne les grèves de ces derniers jours, je maintiens que les propos tenus par Ségolène Royal et Manuel Wallse, deux personnalités importantes du PS, sont inadmissibles pour un parti qui se proclame toujours de gauche. L’absence de positon commune sur ces évènements, ne reflète t-elle pas les divisions qui règnent au sein de ce parti. Car en plus des querelles de personnalités, c’est bien des différences d'appréciations politiques qui affaiblisse ce parti. Les positions de Jean-Luc Mélenchon ou de Laurent Fabius, sont elles réconciliables avec celles de Ségolène Royale ou de Manuel Wallse ? Personnellement, j’en doute.
    Pour finir, je dirais que le véritable scandale des retraites ne réside pas dans les différences entre privé/public, mais plutôt dans l’accumulation des préretraites (valables pour le privé comme pour le public) mises en place depuis plus de 20 ans*. La réforme des régimes spéciaux n’est que le prémisse d’un remise en cause de la société d’économie mixte (spécificité française) et plus généralement d’une volonté de faire baisser les coûts salariaux qu’ils soient privés, publics, immédiats ou différés. La question centrale est bien celle de la répartition des richesses. J’espère que la volonté du PS à évoluer sans œillère, sans préjugés sans dogmatisme (sur l’immigration, l’insécurité, l’argent public, le souci d’efficacité des services publics..) ne lui fera pas perdre son âme. Ne confondons pas modernisme et droitisation. J’ai comme l’impression que pour certains acteurs du PS, être pragmatique, être moderne, c’est être de centre droit ou libéral social, en jetant aux orties toute référence à la politique Keynésienne sous prétexte d’une conjoncture de déficit budgétaire, en oubliant au passage qu’un bon déficit peut être un investissement et un futur facteur de croissance.

    * remarque à ce sujet, je trouve que la politique sociale et l’état distributeur ont une fâcheuse tendance à générer de nouvelles inégalités (effet pervers, effet de seuil…) souvent critiquées et sources de jalousies, par les classes modestes qui en sont exclues.

  • Merci pour votre jugement sur mes articles.

    Le problème est bien actuellement d'ordre financier, je vous le confirme de nouveau. M'intéressant à ces questions depuis quelques temps, je vous certifie que le retard que nous pris, notamment sur les transports de grande couronne est colossal, d'autant que l'Etat ne fait aucun cadeau.
    Un espoir avec les conclusions du Grenelle de l'Environnement qui sur la question des transports publics sont sans équivoque.
    Dans une prochaine note, j'essaierai de donner certains éléments financiers qui vous permettront peut être d'avoir une vue plus globale. On ne rattrappe pas 20 ans de non investissement (excepté Météor ou le Tram) sans dommage ...

    Concernant la valeur ajoutée économique et sociale apportée par une infrastructure de transport performante (comme toute infrastructure) vous prêchez un coinvaincu, bien évidemment je suis persuadé que des services publics en place et performants sont un atout différenciel, quoiqu'en pense les ultra libéraux. Toutes les études économiques le prouvent ...

    Concernant les retraites, la question n'est vraiment pas simple, surtout lorsque l'on ne veut pas faire de démagogie.

    A défaut de me cacher derrière une doctrine PS, un peu floue pour l'instant ... Quelques réflexions personnelles ...
    Aller jusqu'à 40 ans d'annuités "standard" dans une économie sans chomâge excessif ne me choque pas au regard de la progression de l'espérance de vie de nos sociétés.
    Mais attention, il faut prendre en compte et traiter différemment en terme de durée, les métiers dont la pénibilité est reconnue. Arrêtons de tricher et de nous mentir des statistiques existent et sont actualisées tous les ans.

    Le niveau des pensions, l'intégration des primes, leur indexation, la durée à prendre en considération sont également des paramètres importants.
    En écrivant ces mots, je ne pense pas être influé par une vulgate libérale ou droitiere mais par un simple examen de réalités démographique et économique indiscutables et un désir d'équité

  • Dans un journal bien connu de la région parisienne , un article du 11 décembre 2007 signale que la première rame bi-mode roule de Paris à Provins.
    Il est aussi signalé que sur le parcours de Paris à La Ferté Milon , les voyageurs devront attendre 2009 et 2010 , comme toujours cette ligne est le parent pauvre des transports franciliens.
    Pourquoi ne pas prévoir tout de suite l'électrification de cette ligne surtout qu'il y a trois régions concernées (Idf , Picardie et Champagne) , et que çà ne representent qu'une cinquantaine de kilomètres entre la bifurcation de Trilport et La Ferté Milon.
    Pourquoi laisser les personnes habitant sur cette ligne se voirent refuser des embauches car mal déservies en transport ferroviaire.
    Cinq rames seront affectées à cette ligne , si certaines ne sont utilisées qu'entre Meaux et La Ferté Milon quel gâchi ! en effet la traction électrique ne se fera que sur peu de kilomètres.
    Espérons que le Stif reverra sa copie et qu'il s'associera aux autre régions pour enfin décider l'électrification de cette relation , surtout que cela profitera aussi aux gares de Trilport et de Meaux .
    Merci de prendre le temps de lire ces quelques lignes.

  • C'est tout le sens de notre position sur le SDRIF (lire la note "SDRIF, la contribution de Trilport").

    Quelques infos cependant ... *
    Depuis que le STIF est dirigé par Jean Paul Huchon et le département par Vincent Eblé, le dossier d'électrification a été relancé, des cabinets d'études travaille activement sur ce dossier.

    Rappelons également le retard inadmisible accumulé sur des lignes telle celle de la Ferté Milon ou Provins. Je suis intervenu pour qu'une partie des nouvelles rames devant être livrées en 2008 (5) soient livrés également sur la ligne de La Ferté Milon.
    Une livraison qui n'est en fait qu'un premier pas !

    Concernant l'électrification de cette ligne, si vous lisez la note consacré à la contribution de ma commune au SDRIF vous verrez que nous sommes sur la même longueur d'ondes.
    Ceci étant, encore faut il que l'Etat prenne sa part dans l'effort entrepris, totalement légitimé par les conclusions du Grenelle de l'Environnement ...

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