13/03/2008
Gardons une Seine et Marne d'avance
Dimanche 16 mars, dans le canton de Meaux Sud, les électeurs se déplaceront de nouveau pour voter. Pourtant me diront certains les élections municipales ont rendu leur verdict dés le 9 mars dans les 10 communes de ce canton , mais ce second tour est uniquement consacré aux élections cantonales. Ce qui est une bonne chose, car ce scrutin a trop été jusque là, à l'arrière plan des municipales, il est pourtant de première importante pour le quotidien de chacun, au regard du rôle joué désormais par le département. C'est la raison principale de ma candidature au Conseil général.
La question du maintien du département a été remis au premier plan avec le rapport Attali. J'avoue ma réserve, il y a quelque années encore sur l'utilité de ce maintien, l'action du Conseil général, notamment en Seine et Marne, m'apparaissait alors pour le moins décalée de la réalité et des besoins concrets des seine et marnais. Trois évènements m'ont cependant fait changer d'opinion :
* les conséquences des lois Raffarin et les nouvelles compétences attribuées aux départements, même s'il faut insister sur le manque de moyens financiers correspondants délivrés par l'Etat,
* l'action de la nouvelle majorité départementale animée par Vincent Eblé depuis avril 2004. En écrivant cela, je ne suis pas dans la posture d’un militant ou d ‘un fan, je m’en expliquerais plus loin,
* ma perception comme Maire, des difficultés actuelles de mes concitoyens et du retard considérable de notre pays sur certaines problématiques liées au handicap, à l'action sur le troisième êge ou au logement notamment ...
C'est pourquoi, j'ai la conviction qu'il faut absolument se mobiliser et s'impliquer pour "Garder une Seine et Marne d'avance" !

Quid de la décentralisation à la française ?
Etat, région, département, intercommunalité, commune, quelle structure est de trop ?
Ce débat qui remonte à la Révolution Française (sinon à Hugues Capet) a été mis sous l'éteignoir quelques siècles, aprés la défaite à plate couture des girondins face aux jacobins, qio a sonné le glas des fédéralistes et des régionalistes de tout poil, entrainant la disparition du fait régional et l'apparition d'une structure déconcentrée "le département", qui au regard de sa taille ne saurait faire d'ombre à l'Etat centralisateur.
L'arrivée de la gauche en 1981 et les lois de décentralisation Deferre ont cependant remis en cause cette vision et permis à la France de se mettre au diapason de l'Europe et des besoins de notre époque.
Les lois Raffarin de 2004, ont renforcé le rôle du département (en fait du Conseil Général) notamment dans les compétences relatives aux solidarités ... Lors d'une réunion publique durant cette campagne, une directrice d'ASSAD a eu une trés belle formule sur le rôle et les missions du Conseil Général "il accompagne du premier souffle, au dernier soupir" même si c'est exagéré, cela démontre l'utilité du département.
Que penser de tout cela ?
Peut être simplement que la logique des choses amène peu à peu les collectivités à se spécialiser et à agir en complémentarité devant le démantelement de l'Etat. Une logique qui apparait compatible avec le développement d'une société en réseau, tant pis pour l'égo des élus et tant mieux pour nos concitoyens, l'élu en responsabilité ne devenant que le maillon d'une chaîne regroupant l'ensemble des acteurs publics.
Adieu au département ?
Les anachronismes dénoncés sur le département sont plus liés à certains modes de fonctionnement qu'à son action. Quel intérêt à conserver un découpage conçu à l'époque de Napoléon et basé à l'époque sur la durée de déplacement (aucune localité d'un canton ne devait être à ,plus d'une journée de cheval du chef-lieu), ou le renouvellement par moitié de l'assemblée départementale morcellant un mandat de 6 ans en deux périodes de trois ans, ce qui chacun le reconnait est une période trop courte pour être réellement "impactante" (mot actuellement en vogue) et brouille d'autant le message du projet politique pour le département ?
Les compétences du département sont désormais bien réelles et la spécificité (l'identité nouvelle) de cette collectivité se dessine. Le département tient sa place entre région et intercommmunalité : solidarités vers les citoyens (petite enfance, troisième âge, handicap, social ...) mais également solidarités entre les territoires (mobilités, infrastructures ...).Plus encore, le département est un des repères importants de l'inconscient collectif français, les régions sont beaucoup trop jeunes et quelquefois trés (trop ?) étendues ... Quelles sont les similitudes entre les Hauts de Seine et les franges de la Seine et Marne ? L'absence de péréquation (partage de richesses) accentue cette absence de lien fédérateur. Autre constat, les administrations et les partis politiques ne sont ils toujours pas organisés autour du département ?
Constat : Si l'on veut éviter le mille feuilles, il ne peut y avoir concurrence entre collectivités territoirales mais complémentarité et synergie.C'est ce qui explique la levée de boucliers qui a suivi la proposition de la commission Attali de supprimer l'échelon départemental, rappelons pour la trés petite histoire qu'entre autres mandats l'actuel Président de la république a présidé aux destinées du départemetn des Hauts de Seine durant un certain bail ...
Les enjeux pour la Seine et Marne
Ne soyons pas langue de bois ... Même la droite en off reconnait que Vincent Eblé a "réveillé la belle endormie". Finie l'époque ou les destinées de ce département francilien se jouaient sous les dorures du Palais du Luxembourg entre deux séances de la Commissions des lois, les Présidents successifs de cette commission essentielle de la haute assemblée ayant la particularité d'être également Président du Conseil général.Le département était alors dirigeait par délégation et par les responsables de service.
Avec Vincent Eblé, notre département a hérité d'un Président totalement investi dans sa mission, chaque jour sur le terrain d'un département riche de ses contrastes. Un positionnement en prise direct avec la réalité des choses et des besoins de nos concitoyens.
C'est ce qui explique la difficulté pour les candidats de l'UMP de proposer un projet crédible et constructif. Ils défendent une vision trés clientéliste (quasi médiévale, ce doit être l'influence de la terre de Brie) du Conseil Général. Leur campagne dans ce canton est axée sur les communes du Pays de Meaux (nom de l'agglomération). Un positionnement qui permet d'éviter d'aborder les réponses à apporter aux besoins directs des habitants de ses communes, auxquels le département de par ses compétences doit répondre. Un "brouillage" d'autant plus aisé, que ce scrutin se déroule en même temps que les municipales !
Autre argument employé sans retenue : la question fiscale (cf note). Plus le mensonge est gros, plus il passe ...
Certains s'en donnent à coeur joie avec une évidente mauvaise foi. Un ancien Ministre du Budget qui théoriquement ne devrait plus employer de langue de bois parle même de "TVA départementale" !
Et pourtant, ce responsable politique le sait mieux que quiconque, le pacte de stabilité qui garantissait jusque là aux collectivités (communes également) des dotations comprenant une part variable liée à la "croisssance de la richesse du pays" en plus de l'inflation n'est plus qu'un lointain souvenir.
Non seulement cette dernière disposition disparait mais l'estimation de l'inflation n'a pas été revue sur les dépenses réelles d'une collectivité, "le fameux panier du maire" indice défendue apr l'Association des Maires de France (dont le Président est UMP) est une banque spécialisée dans les collectivités locales.
Excepté ces deux arguments plus que discutables où est le projet alternatif de la droite ?
Quelles propositions pour améliorer les modes de garde de la petite enfance, l'accompagnement du troisième âge, l'aide apportée aux collégiens et aux collèges, le développement du territoire et la question douloureuse du handicap ?
Cherchez bien ...
22:09 Publié dans Territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, politiques, eco-citoyennete, trilport, pays de meaux, environnement, développement durable


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