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  • Il faut sauver les RASED !

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    Le récent recul du gouvernement sur la réforme des Lycées ne doit pas faire oublier les menaces pesant sur le devenir des RASED (ou Réseau d’aide spécialisé aux élèves en difficulté).

     

    Certains élus, relayant essentiellement l’argumentaire du Ministre Darcos, expliquent que les RASED n’ont plus d’utilité du fait des mesures prises à la rentrée : aide personnalisée, stages de remise à niveau et accompagnement scolaire ... Sans vouloir m’avancer sur le bien fondé, l’utilité et les conditions de mise en place de ces mesures, force est de constater que l’argument ne tient pas la route et ne résiste pas à une analyse , même superficielle !

     

    Rappelons que le dispositif des RASED dont les origines remontent aux années 1970 (et dont le rôle a constamment été réaffirmée par les circulaires ministérielles de tous les gouvernements depuis 2002) est basé sur une équipe pluridisciplinaire composée d’intervenants spécialisés dont un psychologue scolaire. Placée sous l’autorité d’un Inspecteur de l’Education Nationale, chaque équipe intervient sur un secteur qui regroupe plusieurs écoles et se déplace à la demande et selon les besoins dans chaque école de son secteur.

    Mais les différences ne se limitent pas à la seule structure support (école ou Inspection), elles concernent également : le public cible, la qualité des intervenants, le moment et la durée d'intervention, et n’en déplaise au Ministre les objectifs poursuivis ! Autant dire l’ensemble des paramètres qui caractérisent une relation pédagogique …

     

    Car tout n'est pas aussi simple que semble le faire croire Xavier Darcos !

     

     

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  • Révolution numérique : parlons un peu tuyaux ...

    web-2.jpgMajoritaire en France, l’ADSL fait l’objet pourtant de critiques croissantes des internautes rêvant aux nouveau territoires virtuels promis par les opérateurs et obligés de se limiter au tortillard proposé par les communications actuelles (bande passante de 512 Ko).La frustration est désormais dans le fruit, ce qui signifie que le moteur qui anime notre société depuis le jardin d'Eden, est en marche, la situation devrait évoluer ...

    Ce ressenti est apparu nettement lors de la réunion organisée sur cette thématique et déjà abordé dans une note précédente. Selon le statut de chaque acteur, le sens de certains mots revêt une signification toute différente.
    Pour l’opérateur historique et les textes officiels, le « haut débit » commence effectivement et contractuellement à 512 Ko, mais pour l’internaute désirant avoir droit au "triple play" (accés  à Internet, au téléphone et à la télévision avec la même connexion) ce débit est notoirement insuffisant, d’où controverse ….

    L’enquête annuelle réalisée par le CREDOC sur la diffusion des technologies de l'information et de la communication en France en est l’illustration. Cette étude précieuse permet chaque année de dresser un état des lieux et d’analyser les tendances de fond d’un secteur particulièrement dynamique.

    Constat, même si la situation progresse, les teintes du cliché sont toujours sépias. Le rythme de pénétration de l’internet dans les foyers se ralentit, mais la qualité de la connexion s’améliore peu à peu :  67 % des Français de plus de 18 ans disposent d'un ordinateur à domicile contre 64 % en 2007 et 58 % des personnes interrogées (contre 53 % en 2007) déclarent disposer d'une connexion internet. Le bas-débit (attention, inférieur à 512 Ko !) ne concerne plus que 2 % des Français. Mais la fracture numérique n’est pas seulement territoriale, elle est également générationnelle et sociale (ne sont connectés que 14 % des plus de 70 ans et un tiers des personnes disposant d'un revenu mensuel inférieur à 900 euro).

    Pourtant force est de constater qu’internet est le réseau de communication dont la pénétration aura était la plus massive et rapide de notre histoire (20 fois que le téléphone, 10 fois que la radio, 3 fopis que la télé). Entre le début des années 2000 est aujourd’hui, la progression est fulgurante, paradoxalement cela ne suffit plus, la révolution des usages ayant été encore plus exponentielle !

    La responsabilité d’un tel décalage est à chercher du coté de l’émergence du Web 2.0, dont un des déterminants est le développement des wikis. Ces outils collaboratifs transforment de fait l’internaute, hier passif, en producteur de contenus, dont pour certains multimédias. Contenus générant des besoins en « tuyauterie » croissants. L’intelligence collective ne se suffit plus de données textuelles ; illustration : la bande passante utilisée par You Tube en 2007, équivaut à celle du Net en … 2000 !

    Nous sommes entrées dans le deuxième âge du web. Pour Tim O’Reilly, l’inventeur du terme Web 2.00 ;  « les données sont le nouvel Intel Inside » (data is the next Intel Inside) … Les flux de données que les "tuyaux" transportent sont désormais l’essentiel. Le point de rupture (tipping point) est atteint avec les nouvelles exigences des internautes ... Nous ne sommes qu’au début d’un gigantesque big bang, celui de l’ère « connectée ». Une évolution des usages, qui en cette période de crise, arrive à point, tant elle aura des retombées économiques importantes ... Le temps de la « longue traine » est arrivé encore faut il réaliser les investissements nécéssaires ... Car pour qu'il y est du flux encore faut il que les tuyaux suivent ...

    Reparlons donc infrastructures, car il s'agit également de cela  ...

     

     

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  • Passeport biometrique : pour qui l'addition ?

    passeport biométrique.jpgLes communes pourtant déjà soumises à rude épreuve par le gouvernement (diminution drastique des crédits publics, multiplication des transferts de charges sans compensation financière ... ) prennent un nouveau coup avec l’arrivée des passeports biométriques.
    L’Etat, a décidé sans aucune concertation (cela devient une habitude) que ce seraient désormais aux communes « volontaires » de prendre en charge le traitement des nouveaux passeports en lieu et place des Préfectures et Sous Préfectures !

    Institué par le décret du 30 avril 2008, ce nouveau passeport doté d’une puce lisible à distance (technologie RFID) contenant entre autres données, photo et empreintes digitales numérisées permettra aux ressortissants européens de se rendre aux U.S.A à partir de juin 2009. Une sécurisation qui complique quelque peu la traditionnelle prise d'information, il faudra désormais numériser les empreintes, prendre les photos d'identité et transmettre les données sous fichiers numériques. Royal, le gouvernement met sur la table une « compensation financière » de 3 600 euros par commune concernée destinée « théoriquement » à couvrir les frais !
    Autant dire que depuis l’été, les candidats ne se précipitent pas, et pour cause ! Conséquence, c’est aux Préfets de désigner les volontaires ! Procédure surprenante dans une démocratie moderne !

    Si les élus ne peuvent qu’être sensibles à la volonté de moderniser le service aux administrés et d’optimiser la dépense publique, la méthode employée et ses conséquences budgétaires immédiates expliquent grandement les réticences exprimées !
    Autant un Maire peut accepter, avec les réserves d’usages liées au désengagement de l’Etat non compensé financièrement, de prendre à sa charge ce service pour ses seul concitoyens, autant il est anormal voir scandaleux qu’un budget municipal supporte les charges induites pour les administrés des autres villes ! Chaque nouveau site sera doté d’une valise contenant le matériel technique d’élaboration des passeports (enregistrement des empreintes, prise de photos …).

    Les communes nominées étant réparties sur le Département pour un bassin de vie de 30 000 personnes et 2500 demandes environ. Trilport, ville déclarée volontaire contre son gré (nous avons voté une motion en Conseil Municipal sur ce sujet),  avec ses 4762 habitants devra prendre en charge les passeports de 30 000 personnes ! Excusez du peu ... Pour être plus précis nos services ont traité en 2007, 221 titres, soit moins de 10% de l'objectif de réalisation !
    Autant dire que si la nouvelle se confirme, nous serons dans l’obligation de créer un poste supplémentaire pour pouvoir simplement répondre à une mission qui ne concernera que pour 10% mes administrés, pour un cout supérieur à 20 000 euros annuel, sans compter l'aménagement  des locaux, déjà trop exigus  !

    Il est savoureux de rappeler que certaines villes ont poursuivi l’Etat devant le tribunal administratif, au titre des frais générés par la gestion des demandes de cartes d'identité. L’Etat a même été condamné  à régler d’importants dédommagements ; certains de mes Adjoints me poussent à suivre cet exemple. Les décrets de novembre 1999 et février 2001 déléguant aux communes les opérations relatives à la délivrance des papiers d'identité ayant été reconnu illégaux, car ayant pour effet d'imposer indirectement aux communes des dépenses antérieurement supportées par l'Etat, sans dédommagement et sans être prescrites par une loi, contrairement à la législation en vigueur (Tribunal administratif de Strasbourg).

    Vu les réactions du terrain, la Haute assemblée grâce à la Sénatrice socialiste Michèle André a obtenu le doublement de la somme initiale (12 millions d'euros, contre 6,34 millions d'euros), ce qui apparait toujours nettement insuffisant. Les élus n’ont encore aucun compte rendu des expérimentations engagées  (Aube, Gironde, Loire-Atlantique, Nord et Oise), afin d’évaluer le temps nécessaire au traitement des demandes, le nombre d’usagers supplémentaires à accueillir et les perturbations éventuelles sur les services municipaux.

    Sans compter d'autres problèmes périphériques : urgences à traiter (motif de nécessité impérieuse ou d’urgence), moralité la pression sur les Maires et leurs services, n’est pas prête de diminuer ! D’autant que les questions de sécurité accompagnant la délivrance de ce type de document, ne sont pas anecdotiques : les services municipaux seront obligées de relever une nouvelle fois les empreintes des usagers lorsque ces derniers viendront chercher leurs passeports" ! L'aspect juridique ensuite, aucune nouvelle du projet de loi sur la protection de l'identité, qui devrait permettre d'attribuer à une commune, la possibilité d'accomplir cette mission pour le compte d'une autre. Dans l'état actuel du droit, cela n'est pas possible !

    Pourtant la question des passeports bio métriques ne soulève pas que des problèmes de forme ou de compensation financière  … Cela est encore plus complexe lorsque l'on s'attache au fond !

     

     

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  • SEM@FOR 77 : La révolution numérique est en marche ...

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    Courant novembre, deux évènements locaux se sont entre croisés, à priori sans rapport, mais annonciateur pourtant d’un bouleversement considérable et in fine intrinsèquement liés, nous y reviendrons dans une prochaine note, car le sujet est vaste.

    L’un est la mise en route de SEMAFOR 77, le réseau d’initiative publique lancé par le Conseil général, l’autre l’inauguration de la TNT « tout numérique » à Coulommiers ! C’est de Brie que notre pays débute la longue marche qui la mènera dans trois ans (novembre 2011) à la télévision tout numérique et à l'extinction de la diffusion analogique sur l'ensemble de son territoire.

    L’Internet haut débit est aujourd’hui, comme l’eau ou l’électricité, un fluide essentiel. Y accéder, c’est accéder à la vie (information, éducation, formation, culture, loisirs, e commerce, formalités administratives …), ne pas y accéder c’est en être exclu.
    Pourtant aujourd’hui non seulement les taux de couverture de la population à l’Internet à haut débit (512 Ko) sont insuffisants, mais 2 % de la population française n'est pas desservie. Résultat des courses, 1 à 2 millions de Français se retrouvent physiquement exclus de la société de l’information !

    Cette réalité se mêlant aux inégalités d'accés constatées en Seine et Marne et à l'inévitable fracture numérique des territoires en découlant, ont amené le Conseil général a s'impliqué dans l’aménagement numérique du département. C’est ce que Bertrand Caparroy Vice Président à l’aménagement numérique est venu présenter à Trilport lors d’une réunion publique à laquelle participait également M Bregnard de France Télécom, nous y reviendrons bientôt, car cette réunion fut vive, intéressante, instructive et pas langue de bois …

    Depuis la loi du 21 juin 2004 pour La Confiance en l'Economie Numérique, les collectivités locales peuvent intervenir dans les  infrastructures de télécommunications et créer des réseaux d’initiative publique qui représentent désormais 40 % des accès dégroupés et occupent un rôle prépondérant dans le développement du haut débit : près de 2 milliards d’euros d’investissement global, public et privé y ont été investis ! L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) recensait en septembre 2008 102 projets de réseaux d’initiative publique, dont 85 pro jets majeurs couvrant chacun plus de 60 000 habitants et 56 projets en exploitation.

    Ces collectivités, dont notre Conseil Général, ont lancé des projets d’aménagement de réseaux de fibre optique afin d'irriguer le territoire, relier les bassins de vie (agglomérations, zones d’activités), interconnecter les nœuds des réseaux des opérateurs et régler la difficile question des zones d'ombre (sans accés au haut débit). Car l'inégalité des territoires est avant tout essentiellement économique : investissement effectué ou pas dans de nouveaux équipements et infrastructures. Lorsque cela n’est pas rentable (nombre d’usagers / poids financier de l’infrastructure) les différents opérateurs, y compris l’historique, sont aux abonnés absents, préférant se concentrer dans les zones à même d’assurer un retour sur investissement rapide.

    POur les entreprises privées, vive l’intervention publique, elle est en partie la seule solution, l'unique levier de changement, cela ne vous rappelle rien ?
    Les collectivités territoirales, inutile de chercher l'Etat, investissent en lieu et place des opérateurs privés. C’est ce qu’a fait le Conseil Général de Seine et Marne, avec l’aide de la Région (pour 15 millions €) en lançant une délégation de Service Public sur 20 ans destinée à créer et gérer un réseau de fibre optique déployé sur l’ensemble du département : SEM@FOR 77.

    Quiproquo pourtant.
    Lorsqu’il parle haut débit, l’internaute pense aujourd'hui à 4 ou 8 voir 12 mega; alors que l’étalon actuel pour l’opérateur est fixé à 512 Ko. D’où problème … Le haut débit a fait exploser les usages en quelques années, mais l'arrivée du très haut débit incite à ne plus se poser la question des usages mais de permettre l'émergence des services de demain... Ce sont les usages qui sont désormais à l'avant pointe notamment avec la diffusion des contenus multimédias !

    Tout cela risque encore de s’accélérer d’ici quelques mois …

    Présentation de SEM@FOR 77 et de son importance pour notre territoire  ...

     

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