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la nouvelle dimension de la mobilité urbaine

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La visite récente du T4, le « tram train » de la ligne des coquillettes, l’apparente complexité de concept comme celui de pôle d’échanges intermodal, l’évocation possible de la création d’un Transport en Commun sur site propre (ou TCSP) sur l’agglomération, le lancement des réflexions intercommunales autour du Schéma de Cohérence Territoriale et du Plan Local de déplacement m’amène à aborder cette thématique sur ce blog et a y consacrer quelques notes dont la première concerne la révolution qui secoue actuellement la mobilité urbaine ...

Depuis que l'homme est homme, se déplacer est synonyme de vivre, au propre comme au figuré … cependant, les repères habituels sont aujourd'hui bouleversés, les déplacements quotidiens, hier cadencés par le rythme naturel du soleil, organisés autour de repères forgés par des générations de travailleurs ne suivent plus nécessairement le mouvement de balancier habituel : métro / boulot / dodo  …
Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce bouleversement : une société de plus en plus éclatée, voire émiettée, le développement du temps partiel, la pression du prix du foncier, le désir de devenir propriétaires, les incitations au déplacement .… Nous sommes entrés dans une ère de transition et devons nous adapter à cette nouvelle donne ; la mobilité concerne autant le travail, que les loisirs, l'éducation, la santé ou la famille, elle est créatrice de lien social puisque fédératrice par essence.

La vitalité d'un pays ne repose plus sur la splendeur de bastions forteresses isolés mais bien plus sur la qualité de ces réseaux, des liens tissés entre les territoires entremêlés qui le compose, et constituant autant de valeur ajoutée !

Pourtant, force est de constater, à l'heure du TGV et des voyages intercontinentaux "low cost", que les progrès considérables réalisés ces dernières années ont surtout concerné les moyennes et longues distances, le transport urbain quotidien , à coté, fait triste figure ...
Point de fatalité, cependant, car partout où elle est encouragée (mobilité peu chère, qualité de l'offre ...), la fréquentation est au rendez vous !

Phénomène, pour l'instant limité aux moyennes et grandes distances, mais qui peut demain concerner également la mobilité urbaine. Trois défis majeurs justifient cet optimisme apparent : le réchauffement climatique, la pénurie énergétique, l'allongement de la durée de la vie. Autant de tendances qui rendent incontournables la révolution du transport de proximité.

La révolution engagée depuis deux décennies dans les grandes agglomérations, surtout à l'étranger, mais la France rattrappe ce retard, avec l’irruption des intercommunalités, concerne désormais les villes moyennes, surtout lorsque les nouvelles entités administratives correspondent effectivement à un bassin de vie … Effet de seuil, masse critique, levier financier, permettent de réunir les moyens permettant de répondre aux demandes du territoire et de ses habitants en intégrant une lecture globale et intermodale des transports, permettant d'optimiser les investissements, de privilégier la mise en place d’une organisation urbaine efficiente, tant en terme de service, de fluidité que de respect environnemental.


Tels sont les enjeux ... C'est dire ...

 

 

Cette nouvelle donne, ne concerne pas que le Pays de Meaux, rappelons qu’un quart de la population française vit dans des agglomérations de moins de 100 000 habitants et que toutes, loin s'en faut n'ont pas remis à plat leur politique de transport urbain. C'est en fait concrètement la « loi Chevènement » qui est à l'origine de ce mouverment.
En modifiant le paysage institutionnel français avec la création de structures intercommunales, elle a influé sur la refléxion autour des réseaux de transports, l'exercice de cette compétence étant souvent dévolu à la structure intercommunale.
Même l’Ile de France, s’y est mis, avec retard, du fait de la spécificité d’un OVNI institutionnel dénommé STIF qui faisait jusque là la pluie et le beau temps sur toutes les questions liées à la gouvernance des transports : beaucoup pour Paris et la petite couronne, peu pour la grande couronne (le peu étant proche du rien ...). Les changements à la tête de ce Syndicat, désormais piloté par les élus avec à leurs tête Jean Paul Huchon ont induit une révolution salutaire dans le transport régional et la prise en compte des collectivités et des intercommunalités, y compris de la grande couronne et nous sommes aux prémices de changements considérables !

Au-delà du constat, il est impératif d’agir … Encore faut il auparavant, analyser les lignes de forces, les freins, les faiblesses et potentialités du territoire et ce à différentes échelles temporelles, au regard de l’importance des sommes en jeu  … La réflexion autour des modes de transport doit être intimement liée, pour être pertinente tant à court terme que sur le olong terme à celle du devenir des territoires … C’est un des points forts du Schéma Directeur de l’Ile de France dont deux des objectifs sont de limiter l’étalement urbain et de privilégier le développement autour des infrastructures de transport déjà existantes … Cela pourrait être également demain un des axes forts du développement du Pays de Meaux grâce aux réflexions lancées autour du Schéma de Cohérence du Territoire et du Plan Local de déplacement …


Pour agir, encore faut-il apprivoiser quelques notions et terminologies, d’une novlangue redoutable, celle des urbanistes. Car vouloir s’impliquer sur de telles questions, c’est accepter d’entrer dans une usine à gaz aux concepts et acteurs multiples … Une complexité apparente qui ne doit faire perdre de vue à personne que ces questions sont vitales pour nos territoires, notre qualité de vie et celle de nos enfants et qu’elles vont engager des sommes considérables dans les années à venir …
C'est un enjeu politique de grande ampleur qui doit mériter toute notre attention.

Limiter la question de la mobilité urbaine, à certains projets pharaoniques évoqués autour de la question du Grand Paris (C Blanc) et qui risquent de consommer des sommes considérables, ou au simple développement des lignes de tramway est réducteur de l’ampleur de la remise en cause à engager. Il est d’ailleurs paradoxal et anecdotique que ce moyen de transport, ressorti de nos livres d’histoire devienne l’emblème d'une nouvelle modernité urbaine.
Car ne nous y trompons pas,  les solutions à mettre en place aujourd’hui ne sont pas celles d’hier ou d’avant-hier, notre société est devenue bien trop complexe. Toutes choses étant égales par ailleurs, le Pays de Meaux présente  beaucoup de similitudes avec la région ile de France. Une ville centre, une petite couronne et une grande couronne … Le défi est de répondre de manière complémentaire à l’ensemble des problématiques rencontrées et d’apporter un plus et un mieux au meilleur cout pour la planète et la collectivité à tous les habitants des communes, de la plus grande à la plus petite en privilégiant les solutions respectueuses de l’environnement.


Autre élément à prendre en compte et non des moindres : les effets du vieillissement de la population, la nécessité absolue de mettre en place la meilleure accessibilité possible, car la mobilité doit être un droit ouvert à tous !

Comme chacun peut s'en rendre compte le chantier est vaste ...

 

Commentaires

  • Bonjour,

    En parlant de transport, qu'attendez vous pour faire quelque chose contre les dégradations qui sont commises chaque jour à la gare de Trilport?

    En effet, bon nombre d'usagers sont excédés de retrouver leur véhicule dégradé. Qu'attendez vous, pour un élu de terrain, pour agir de manière stricte pour défendre vos propres citoyens contre de tels actes qui pourrissent le quotidien de centaines de personnes?

    Même la police municipale m'a avoué ne rien pouvoir faire.

    A vous d'agir en installant des caméras, un vigile ou que sais je encore mais ne restez pas sans rien agir.

    L'inaction conduit à la violence.

    Cordialement


    Avenir

  • Autant je comprend votre remarque, tout à fait légitime, autant ma réponse ne va pas vous satisfaire pour l'instant.

    Vous le savez nos nombreux échanges l'ont prouvé je ne suis pas langue de bois. Ce sujet est compliqué car la réponse ne peut être apporté par les seules ressources budgétaires de la commune, ce n'est pas seulement une question de principe mais également de moyens financiers.

    Si la gare est effectivement localisée à Trilport, les voitures dont vous parlez, sont également et surtout celles de personnes n'habitant pas la commune (en fait une majorité), d'autre part ce sont tous des usagers de la gare SNCF.


    Est il normal que ce soit au seul budget municipal de supporter les frais de ce parking que nous éclairons, que nous nettoyons ... La surveillance, que vous évoquez pour être utile et efficace exige des moyens (un vigile n'y suffirait pas). Nous avons travaillé sur un projet de vidéo siurveillance, mais pour être efficace il nécessiterait l'installation de 4 caméras au moins.

    Rappel : si nous avons accepté ce parking, il est bon de rappeler qu'au début la SNCF se chargeait de la surveillance (c'était en 2000, il est vrai).

    Je ne peux pas me battre en même temps sur tous les fronts, mais sachez que je persiste : la rénovation des quais et de la gare est lancée, les nouvelles motrices de la ligne de la Ferté Milon ne devrait plus trop tarder, le cadencement des trains est depuis un an plus satisfaisant.

    Désormais le dossier sur la table est la transformation de la gare de Trilport en pôle d'échanges multimodal et des solutions sont à l'étude pour la sécurisation du parling.

    Nous aurons l'occasion d'y revenir lorsque le dossier sera de nouveau sur les rails, ce qui ne devrait plus trop tarder ...

    IL est important que les usagers comprennent que les Trilportais ne peuvent pas tout supporter ... Ce ne serait pas juste et de toute manière nous n'en avons pas les moyens !!!

  • Bonjour,

    Je suis surpris de par votre réponse. En effet, les Trilportais ne doivent pas en supporter le coût mais combien prennent le train? 20% 30% ? Tous n'habitent pas à 100 mètres de la gare.

    Pour vous, seule la majorité compte? Cela me surprant fortement de la part d'un maire PS qui ignore les minorités.

    Donc vous allez rénover la gare, ce qui est une priorité, il est vrai. Mais vous allez laisser la délinquance envenimer les choses. A quoi bon rénover une gare si on ne peut y aller sans retrouver son véhicule dégradé? On parle de 3 à 4 par semaine. Des voitures sur les jantes, des vitres brisées et j'en passe...

    Pour beaucoup, on doit supporter les trains non-chauffés en hiver, non rafraichit en été, les wagons bondés, les retards, les pannes et j'en pense... et on doit en plus supporter le fait que notre bien ne peut pas être protéger pour cause de "non habitation dans la commune"?

    Votre argument est pour moi une ironie car si je ne prends par exemple pas la N3, mes impôts financent votre route nationale.

    Bref, la police m'avait dit que la mairie ne voulait rien faire pour une question de budget. 4 caméras, ca doit pas non plus couter bien chère pour votre commune au prix des réparations.

    C'est dommage d'être maire et de ne pas agir contre, je le répète, cette délinquance qui finalement, menace des trilportais, des meldois etc. et qui dégradera forcément votre nouvelle gare.

    Cordialement


    Avenir

  • Bonsoir,

    Je vois que vous avez supprimé mon dernier commentaire sans même m'envoyer un mail pour me le dire.

    La critique de Sarkozy est omniprésente sur votre site mais je vois que vous pratiquez vous aussi la "chape de plomb" sur se qui ne vous plait pas.

    On ne peut plus se garer à la gare de trilport. Les gens sont excédés.

    Faites quelque chose... Si même le maire abandonne, qui pourra agir ???

    Que devons nous faire? Un collectif des victimes de la gare de Trilport? Contacter la région?

    Que devons et que pouvons nous faire?

    Cordialement


    Avenir

  • pour info :

    http://www.ladepeche.fr/article/2009/04/05/587842-Gaillac-la-gare-vandalisee-dans-la-nuit.html

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