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PS : les vacances sont finies !

vendanges.jpgAvec les premières vendanges, l’heure des universités d’été a sonné, signe incontestable de la rentrée politique.
Pour le PS cette université est intimement liée à la vlle de la Rochelle… Vu les news apparemment 2009 est un bon cru, l’air frais et vivifiant de l'océan n'y est sans doute pas étranger. Tant mieux, gardons nous de refermer les fenêtres trop tôt afin de garder cette dynamique !

Après tous les mauvais coups de ces derniers mois (score des européennes, avis de décès post mortem et pour le moins prématurés de certains "grands esprits", désarroi épistolaire de notre première secrétaire, déclarations tonitruantes des uns et des autres … ) ce rendez vous estival arrive à point nommé pour relancer la machine.
Nous en avions bien besoin vu le calendrier électoral des prochains mois, et des inévitables crispations qu’il va induire auprès de nos partenaires. Il y a urgence à redevenir le parti du mouvement et de l’audace.

La question des primaires est révélatrice de cette nécessité et a passablement  secoué le landerneau socialiste ces derniers jours. J'avoue ma satisfaction de voir les uns et les autres s’y rallier peu à peu, même si l’enthousiasme de certains est tout à fait relatif !
L’idée n’est pas nouvelle, rappelons qu’avant l’appel initié par la fondation Terra Nova, Pierre Moscovici, entre autres, avait défendu cette proposition lors de sa candidature pour le Congrès de Reims, sans trop de succès malheureusement …

Cette mesure ne peut aucunement être le remède miracle à tous les maux traversés actuellement par le PS.

 

C'est cependant à mes yeux une avancée démocratique et une réelle perspective de dynamique ...

 

 

Attendons cependant les modalités de mise en place !

Celles proposées par la fondation Terra Nova semblent intéressantes, car ces primaires se doivent d'être ouvertes et ne pas se limiter au seul PS (voir plus loin l'appel de la pétition).
Certains rejettent cette proposition en opposant leadership et projet. La ficelle est un peu grosse me semble t'il, un projet politique pour avoir du sens ne doit il pas être porté par une ligne politique claire plutôt que par une réthrique ampoulée, abscon et ambigüe ?
Force est de constater que les périodes ou le PS a bâti un projet digne de ce nom, la question du leadership était levée … Un rapide retour sur ces dernières années est instructif, l'absence de leadership avéré au PS n'est il pas en partie une des causes principal de notre crise d'identité actuelle et de notre impossibilité à faire des propositions claires aux français sur des sujets pourtant essentiel pour leur vie quotidienne ?

Si une des forces et des richesses indéniables du Parti Socialiste est son pluralisme (et non, ce parti n'est pas un club de fan !), encore faut il que les oppositions soit réelles, correspondent à des différences idéologiques et non à un combat d’égos exacerbés et secondaire.
Autant la controverse idéologique enrichit le débat politique comme la pensée commune, autant lorsqu’elle est artificielle, voir factice, elle devient source  de parasitages, divisions, désordres, désespère les vrais militants et exaspère sympathisants, citoyens et électeurs  !

Autre point de crispation semble t'il, les alliances. Avant de faire de cette question un casus belli, ou un préalable, n'oublions pas qu'elle peut de régler d’elle-même, pour peu que nous sachions créer les conditions d'une vraie dynamique.
En matière de stratégie politique, pour mener un combat ne vaut il pas mieux être l’aimant que la limaille de fer ?

Sur la question des primaires la direction n'a pu résisté à la pression extérieure, véritable mouvement de fond  ... Ne reste désormais plus qu'à passer à la prochaine étape (nous ne sommes pas toujours maître de l'ordre du jour) et débattre, innover, proposer afin de créer de nouvelles perspectives correspondant à la problématique d'une société mondiale en mutation ...

Le PS aujourd'hui, telle les belles endormies des contes de Perrault souffre d'une crise de langueur. Crise paradoxale, au regard de la gravité de la situation (économique, sociale et environnementale ...), de ses racines profondes et multiples, qui donnent raison à beaucoup de nos analyses et propositions, il y a matière ...

Il y a également urgence à incarner pour nos concitoyens une alternative crédible au sarkozisme et construire un projet politique ambitieux, répondant aux problèmes rencontrés par des réponses de fond plutôt que des actions de communication avant que d'autresd forces politiques reprennent le flambeau (notamment durant les régionales) et ne trouvent un écho auprés des français, la nature ayant horreur du vide ...

Pas à dire, nous avons du pain sur la planche, hatons nous d'ouvrir les fenêtres et de nous mettre au travail !

 

 

 

L'appel de Terra Nova

 

 

terra nova.jpg"Nous appelons à une primaire populaire, ouverte au vote des sympathisants, afin que les citoyens de gauche et de progrès puissent choisir leur candidat à l’élection présidentielle.

La primaire est d’abord un élément de la refondation de la gauche.

Elle est une réponse à l’une des crises qui paralysent le parti socialiste et la gauche : la crise de leadership. Sept ans après son départ, la succession de Lionel Jospin n’est toujours pas assurée. Cette vacance au sommet a progressivement déstructuré la gauche et menace son avenir. La primaire apporte une solution institutionnelle à une carence institutionnelle : l’absence de procédure adaptée pour désigner le leader. En 2012, la gauche n’aura plus gagné l’élection présidentielle depuis vingt-quatre ans. Elle n’a fourni, sous la Ve République, qu’un seul président à la France, contre cinq pour les conservateurs. La primaire peut contribuer à sa reconquête. En associant des millions de citoyens - 4 millions en Italie pour Romano Prodi, 35 millions aux Etats-Unis pour Barack Obama - à sa désignation, elle offre au candidat une formidable dynamique électorale, militante, citoyenne.

Mais la primaire est avant tout porteuse d’un puissant élan de modernisation de notre vie démocratique nationale.

La démocratie actuelle permet aux citoyens de répondre à la question : "Qui sera élu ?" La primaire permet un approfondissement démocratique en leur donnant la possibilité de répondre d’abord à la question : "Qui sera notre candidat ?" Cette prise de pouvoir des citoyens sur le choix de leur représentant participe du nouvel âge démocratique qui s’annonce et d’une nouvelle construction de la légitimité politique.

La démocratisation engagée par la primaire ne s’arrête pas au choix du candidat à la présidentielle. Elle concerne aussi l’offre politique. Aujourd’hui, les projets sont décidés "en chambre". Avec la primaire, le choix passe dans les mains des citoyens : ils y votent en effet, non seulement pour une personnalité, mais aussi pour la ligne politique qu’elle défend. A terme, le projet sera coproduit avec eux, dans le cadre de procédures de démocratie participative.

Au final, c’est la conception même des partis politiques que la primaire revisite. De boîtes noires, ils pourraient se transformer en moteurs d’une nouvelle révolution démocratique.

C’est pourquoi nous, citoyens de gauche, demandons au Parti socialiste, ainsi qu’aux autres partis progressistes, d’adopter un système de primaire populaire pour désigner notre candidat à la présidentielle. Les propositions sont sur la table. Les modalités sont encore à discuter. Naturellement, le périmètre politique de la primaire ne pourra être arrêté qu’à l’issue d’un travail préalable sur le fond, permettant d’élaborer des fondements idéologiques communs. Mais le principe doit être arrêté dès maintenant, sereinement, et non dans l’urgence pré-électorale.

Il en va de l’avenir de la gauche et de notre démocratie.»

Commentaires

  • Nous vous remercions de intiresnuyu iformatsiyu

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