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Gens du voyage, le retour ...

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Avant d'aborder la rentrée, un rapide retour sur les deux mois d'été qui viennent de s'écouler, troublés par "l'irruption" soudaine de 300 caravanes qui ont mis les nerfs des riverains et des élus à rude épreuve.
En quelques heures, le nombre d'habitants de la commune a augmenté de prés de 25%, mille personnes s'implantant en plein champ, à proximité immédiate des habitations, chacun peut imaginer sans peine les conséquences de cette arrivée massive : bruit, accés routier, environnement sanitaire ...


Chaque année, afin d'éviter ce type d'intrusion, trop fréquent malheureusement, nous implantons barrières forestières, aménagements, encourageons les propriétaires à faire de même (tout en exploitant leurs terres et respectant les directives européennes sur la jachère), collaborons avec les villes voisines ... Mais vu l'étendue des terres à cultiver sur la commune, l'équation n'est pas simple !
Trilport (comme toutes les villes de l'agglomération) respecte  pourtant le schéma départemental des gens du voyage, ce qui n'est pas si fréquent en Seine et Marne. Une volonté qui implique un engagement financier conséquent (aires d'accueil, aires de grand passage ....) mais également politique, ce type de dépenses étant rarement populaires auprés de nos administrés.

Lors d'une telle invasion, la situation est difficile à gérer, quelquefois explosive, surtout lorsque l'on se retrouve seul (voir notes précédentes), fort heureusement, cela n'a pas été le cas cet été et je m'en félicite. Je tiens à saluer l'action résolue de la représentante de la Sous Préfecture et le soutien des forces de Police !


48 heures aprés ce débarquement ...

 

Nous obtenions une réunion avec les autorités, médiateur, représentants des gens du voyage, communauté d'agglomération, agriculteurs. Nous avons pu faire valoir notre opposition, reconnaitre les troubles et dommages rencontrés, moins d'une semaine aprés, nous obtenions un arrêté d'expulsion administrative délivré par le Préfet ! ( il est instructiif de lire mes notes précédentes  pour constater l'évolution sur ce sujet) et le départ des caravanes.

Avant de rappeler certaines règles, un préalable et de taille, il faut veiller à  ne pas stigmatiser une catégorie de la population, tout en restant ferme sur le respect du droit, ce que je crois avor prouvé à mon corps défendant. Autant je comprends et partage l'indignation des riverains du secteur de la Côte Rôtie, trop souvent mis à contribution, et leur colère si rien ne bouge (ce qui n'a jamais été le cas concernant la Mairie), autant je condamne fermement des propos malheureux rappelant les pires périodes de notre histoire contemporaine sur les moyens à employer pour intervenir.

Il faut que chacun sache que le Maire a peu de recours face à une installation illicite de caravanes sur un terrain privé (ce qui n'est pas le cas sur un terrain public) : le trouble à l'ordre public, ou l'infraction aux règles d'urbanisme (implantation de caravanes sur un endroit non destiné à cet effet). Autant dire que lorsqu'un propriétaire ne porte pas plainte, il est difficile d'intervenir rapidement. Rappelons au passage que le "trouble à l'ordre public" n'est pas laissé à l'appréciation de l'élu, (dans le cas présent si l'arrivée de 300 caravanes ne trouble pas l'ordre public !) mais à celle du Préfet. Cet été chacun a remplit ses obligations dans un temps record et effectué sa part de travail : autorités, élus, agriculteurs ...
Concernant le médiateur, vous me permettrez d'attendre le sort qui sera donnée aux demandes de dédommagements des agriculteurs et de  la collectivité (je viens juste de recevoir l'estimation de ce cout : consommation d'eau et détérioration des bouches d'incendie ...).

Autre élément porteur d'avancées futures : la sensibilisation des différentes communes de la CAPM sur cette problématique. Il est vrai que depuis 2005, les occupations illicites se sont multipliées en différents endroits de l'agglomération, ce qui a favorisé grandement une prise de conscience collective; depuis, aucun élu ne discute l'intérêt communautaire sur cette question des gens du voyage et l'urgence à trouver des réponses pérennes. Depuis le début de ce mandat, la Communauté d'Agglomération du pays de Meaux (ou CAPM) s'est dotée d'une Vice Présidence aux gens du voyage, a engagé des travaux importants de rénovation de l'aire d'accueuil intercommunale et mène une réflexion de fond sous la forme d'une Maîtrise d'Œuvre Urbaine et Sociale concernant la sédentarisation des gens du voyage ... 
Initiatives qui indiscutablement vont dans le bon sens et correspondent aux propositions que j'avais avec d'autres élus formulé depuis 2005 sur cette problématique complexe. Rappelons dans le même temps, que l’agglomération du Pays de Meaux est une des rares intercommunalités seine et marnaises à respecter le schéma départemental d'accueil des gens du voyage du fait des structures mises en place (depuis des décennies pour certaines) : terrain de Grand Passage, aire d'accueil ...

Espérons que cela nous permettra désormais de disposer du soutien efficace des représentants de l'Etat si récidive ...

 

Quelques interrogations demeurent cependant ...

L'actuel terrain de grand passage est il adapté à sa mission, vu sa superficie limitée (60 à 80 caravanes) et sa localisation (terrain inondable) ? Moralité, trés souvent, les caravanes trouvent refuge sur d'autres sites dont Trilport ... Faut il pour autant laisser le choix du lieu d'implantation aux seuls gens du voyage selon leur humeur en s'affranchissant des contingences sanitaires, de desserte, de voisinage  ou logistiques ? Bien évidememment je ne le pense pas !

Enfin, en m'excusant de ce coté terre à terre, quelle structure i doit supporter l'addition finale (aménagements, dégradations, consommation de fluide) ? Est il normal que ce soit la seule commune occupée, qui en plus des nuisances et contraintes subies, assume les pots cassés ?

Au regard de la gestion de ce dossier, j'ai bon espoir que nous trouvions progressivement des élements de réponse dans l'intérêt de tous. Un préalable demeure indispensable à mes yeux, pour que les élus et leurs administrés acceptent les efforts pour mettre en place les infrastructures nécessaires, il est essentiel de faire respecter le droit, avec sérénité mais fermeté, tel est le sens de mon engagement et de celui de nombreux élus.

 

 

Précédentes notes sur le sujet :

Ou l'on reparle des gens du voyage

Gens du voyage, quelques propositions d'actions ...

Trouble à l'ordre public ou non ?

Pour la côte rotie

Autres liens

lien DDEA

Schema departemental des gens du voyage

 

 

Commentaires

  • Certaine commune comme Cabourg n’ont aucun respect pour les gens du voyage.
    http://nativelle.over-blog.com/article-cabourg-les-gens-du-voyage-on-n-en-veut-pas-41330720.html

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