12/10/2009
Jean S, 23 ans, étudiant en 2eme année de droit, futur Président de l'EPAD de la Défense

népotisme
nom masculin
(italien nepotismo, de nipote, neveu, du latin nepos, -otis)
· Politique adoptée par certains papes et qui consistait à favoriser systématiquement leur famille.
· Abus de quelqu'un qui use de son autorité pour procurer des avantages aux gens de sa famille.
(dictionnaire Larousse)
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Commentaires
"Il nous faut un juriste, il est en deuxième année de droit ; il faut quelqu'un qui connaît bien les affaires, je suis sûr qu'il a des prédispositions ; et puis Martin Hirsch a présenté un plan de promotion des jeunes, Jean Sarkozy rentre dans ce cadre."
Ecrit par : Laurent Fabius | 12/10/2009
Qualification : 2 semaines de droit
Une ligne prestigieuse sur son CV... et une petite réputation internationale. Plusieurs médias étrangers, anglais, italiens et même chinois commentent la probable accession à la tête de l’Epad de Jean Sarkozy, surnommé «le Prince Jean» par la presse britannique, ou encore le «benjamin blond du Président» chez Il Corriere della Sera.
Le site du magazine allemand Focus résume la situation à la manière d’une bande-annonce de film. «Un jeune homme de 23 ans va devenir le responsable d’un organisme qui gère des milliards. Son nom: Jean Sarkozy. Sa qualification: deux semestres de droit.»
Les autres médias ne manquent pas, dans le portrait qu’ils brossent du conseiller général UMP, de souligner ses failles. Âge, antécédents familiaux, CV léger: tout y passe. «La candidature de Sarkozy II, le jeune, représente une continuité dynastique à Neuilly», analyse Il Corriere della Sera. Le Daily Mail écrit, lui, que le fils du chef de l’Etat «a lutté pour se débarrasser de son image de "dauphin", l’héritier du trône».
Charles Bremmer, du Times, le surnomme «Sarko Junior» et rappelle, sur son blog, qu’il «redouble sa seconde année de licence de droit à la Sorbonne». Avec, parfois, un poil de mesquinerie: le même Charles Bremer s’attarde, dans son article du Times, sur «l’allure de golden-boy blond, de Sarko Jr, beaucoup plus grand que "le père"». Ou encore la précision – avouons-le, gratuite, du Daily Mail –, qualifiant Nicolas Sarkozy «de Président marié trois fois».
«L'ascension de l’oisillon de la politique»
On insiste aussi sur l’importance du poste visé par jeune élu. «Pas une bagatelle», glisse Il Corriere della Sera. Le Times mentionne, lui, «l’embarras des fidèles de Sarkozy à catapulter le "dauphin"» à la tête d’un organisme qui «brasse un milliard d’euros par an». Du coup, remarque le Times, «si la décision est confirmée en décembre, l’ascension de l’oisillon de la politique aura été encore plus météorique que son père».
D’où les accusations, dans toutes les langues, de «népotisme», qui ciblent «la dynastie Sarkozy» (The Guardian). Sur son blog, Charles Bremmer reprend une formule des ses amis français: «banana republic» dans le texte!
Une nomination «décidée au sommet par le Président et sa caste» qui gêne même «au cœur du Sarkoland». Premier de ces «barons» à devoir serrer les dents, selon lui: Patrick Devedjian, patron «amer» du conseil général des Hauts-de-Seine et futur ex-président de l’Epad. Nombre de médias britanniques relèvent la formule empruntée à Corneille, selon Bremmer pour «éviter un crime de lèse-majesté»: «Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années».
Ecrit par : libe | 13/10/2009
Nicolas Sarkozy contre la nomination de son fils à l'Epad !
Par Pascal Riché | Rue89 | 13/10/2009 | 13H11
Rebondissement extraordinaire dans l'affaire de la nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'Etablissement public de la Défense : son père, le Président Nicolas Sarkozy, s'est opposé ce mardi matin vigoureusement à cette nomination.
Avec des mots très forts, il a pris cette position alors qu'il présentait, ce mardi 13 octobre, sa réforme du Lycée.
La création du Lycée par Napoléon 1er, a-t-il en effet déclaré, ce fut :
« Un geste qui signifiait, très concrètement, la fin des privilèges de la naissance. (…) Cela voulait dire que désormais que ce qui compte en France pour réussir ce n'est plus d'être “bien né” ; pour réussir, c'est travailler dur et avoir fait la preuve, par ses études, par son travail, de sa valeur. » (Ecouter le son)
Puis le Président a enfoncé le clou :
« Principe de justice, mais aussi, en même temps, principe d'efficacité : car quel meilleur critère que celui du savoir et de la compétence pour désigner ceux qui doivent exercer des responsabilités ? »
Difficile de croire que Nicolas Sarkozy ait prononcé ces phrases musclées pour faire rire l'auditoire : ce serait une attitude bien trop cynique. Impossible non plus de penser qu'il n'a pas fait le rapprochement avec la polémique actuelle : ce serait faire injure à son intelligence.
On doit donc en déduire que Nicolas Sarkozy condamne les manoeuvres choquantes visant à propulser son fils sur la basse scène des Hauts-de-Seine.
Impregné de valeurs républicaines, Nicolas Sarkozy est d'ailleurs constant dans son refus catégorique des nominations scandaleuses du type de celle de son fils de 23 ans. Voici ce que disait le candidat en 2007 :
« Je veux que les nominations soient irréprochables (…) Je souhaite, si vous me faites confiance, être le président d'une démocratie moderne ».
http://www.rue89.com/mon-oeil/2009/10/13/nicolas-sarkozy-contre-la-nomination-de-son-fils-a-lepad
Ecrit par : Rue 89 | 13/10/2009
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