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  • Vous avez dit PDUIF ?

    pduif.jpgIl y a quelques jours, j’ai répondu sur Internet à l’enquête organisée par le STIF à l’occasion de la révision du Plan de Déplacement Urbain d’Ile de France (ou PDUIF), une première illustrant la qualité de la concertation engagée sur une problématique qui nous concerne au premier chef; j'ai renseigné les deux questionnaires, celui destiné aux usagers, comme celui s'adressant aux collectivités.

    Ce dialogue inédit est la conséquence directe de la loi « Libertés et Responsabilités locales », confiant depuis 2004 au STIF, donc aux élus, la responsabilité du dossier des transports franciliens. Ne reste plus qu’à espérer, vu les projets gouvernementaux sur la Région Capitale, que cette concertation ne soit pas un chant du cygne ! Aucune relation de cause à effet pensez vous peut être ? Et pourtant …

    Les projets de Nicolas Sarkozy et de Christian Blanc sur le Grand Paris (notamment son fameux grand 8), lancé sans aucune concertation réelle avec les collectivités et les usagers risquent fort d'impacter lourdement, au regard des besoins en structures et infra structures exigés, les moyens financiers déjà engagés pour l'amélioration des conditions de transport des 11 millions de franciliens que nous sommes, dont ceux vivant en grande couronne ! D’autant que la gouvernance de ce « grand machin » qu'est la Société du Grand Paris, échappera aux élus  … L'inquiétude est grande, mais nous aurons l'occasion de revenir sur ce dossier !

    Goutons pour l’heure, la démarche partenariale exemplaire initiée par le STIF qui associe à cette réflexion l’ensemble des acteurs et décideurs des transports franciliens. Soulignons que le questionnaire a été précédé d’un diagnostic alimenté des travaux de 15 groupes d’experts et d’acteurs du terrain, qui ont servi de base à son élaboration.

    Piqure de rappel utile …
    Le Plan de Déplacements Urbains (ou PDU) est le document d’orientation et de programmation qui coordonne les politiques de transport (collectifs, individuels, doux, stationnement, marchandises,  livraisons …), abordant également les liens entre aménagement urbain et du territoire et les besoins de mobilité, au sens large. Son contenu et ses objectifs fixés par deux textes (Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Énergie 1996, Loi Solidarité et Renouvellement Urbains 2000) ont été précisés dans la Loi d’Orientation des Transports Intérieurs, la fameuse loi LOTI.
    Le premier PDUIF élaboré en 2000 par l’État, a marqué une rupture profonde avec le « tout automobile » qui prévalait jusqu’alors. Depuis 2004 (voir plus haut), c’est le STIF en qualité de chef de file qui a mené son évaluation. Les conclusions de cette évaluation justifient la révision en cours : évolution du paysage institutionnel avec l’irruption des intercommunalités, Grenelle de l’environnement, insuffisances du plan d’actions engagé (actions peu applicables, calendrier impossible à ternir, modes de financement ambigu, manque de concertation en amont …).

    Certains des constats dressés justifient les inquiétudes sur les conséquences potentielles induites par les réalisations du Grand Paris, sur notre quotidien. Car l’argent par les temps qui courent devient une ressource des plus rare …

    Mais, paradoxalement pourtant les besoins à satisfaire vont croissants ...

     

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  • HQE : Comment essaimer utile ...

    hqe_3.jpgCe blog a souvent fait référence à la démarche HQE (ou Haute Qualité Environnementale) du fait du programme d’équipements mené depuis 2004, premier du genre au niveau régional à  respecter une telle démarche pour l’ensemble des équipements réalisés, ce qui pour une commune de moins de 5000 habitants n’était pas si évident.

    Les trois équipements (centre de loisirs, réfectoire scolaire et gymnase) issus de ce programme, aux signatures architecturales et choix techniques très différents fonctionnent désormais tous les jours pour le plus grand intérêt de leurs utilisateurs. Depuis l'inauguration du premier équipement, le Centre de Loisirs le "Petit Prince" nous avons effectué un point après chaque réalisation afin de faire évoluer nos pratiques, solutions et priorités techniques.

    Deux considérations générales sur la HQE. Elle présente l’avantage de viser des cibles différentes  (eco construction, eco gestion, confort et santé) complémentaires, donc d’agir sur un spectre plus large, mais à contrario, son inconvénient est de ne pas donner d’obligation de résultat (indicateur objectif), ce qui peut poser problème, notamment lorsque l’on aborde l’efficacité énergétique. D’autant que les architectes français contrairement à leurs homologues allemands étaient jusqu’à peu, peu sensibilisé sur ce point. Une situation qui change vitesse grand V, et tant mieux !

    Ecueil à éviter, ne pas tenir compte du chant des sirènes et résister à l’effet de mode, afin de se concentrer sur les fondamentaux. Certains choix moins clinquants et visibles extérieurement, sont de fait, en terme d’efficacité beaucoup plus déterminant sur l’empreinte écologique d’un équipement. Pour faire simple, entre panneaux solaires et isolation, c’est généralement le deuxième point, même s’il est moins "fun" et visible  qui est le plus efficace.

    Pour aller au delà de la démarche H.Q.E, je vous propose, à partir de notre modeste "retour d'expérience", de dégager synthétiquement, donc de manière réductrice et arbitraire, quelques caractéristiques communes aux trois équipements pouvant être considérées de fait comme de véritables « invariants ».
    Ce type d'analyse présente l'intérêt de dégager des invariants, qui ont la capacité d'être "reproductibles" dans d’autres contextes (site, choix technique ou typologie d’équipement), facilitant ainsi l’essaimage de pratiques environnementales vertueuses expérimentées concrètement sur le terrain.

     

    Quelles sont elles ?

     

     

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  • Jean S, 23 ans, étudiant en 2eme année de droit, futur Président de l'EPAD de la Défense

    fils sarko2.jpg

     

    népotisme


    nom masculin
    (italien nepotismo, de nipote, neveu, du latin nepos, -otis)


    ·    Politique adoptée par certains papes et qui consistait à favoriser systématiquement leur famille.


    ·    Abus de quelqu'un qui use de son autorité pour procurer des avantages aux gens de sa famille.



    (dictionnaire Larousse)

     

  • Eco quartier : Trilport laureat de l'appel à projets régional

    nqu.jpgIl y a un peu plus d'un an, j’avais consacré une note à notre projet d'éco quartier, je me rends compte que pas mal d’eau a coulé depuis sous les ponts de la Marne, sans que j'ai donné d'informations sur l'évolution d'un projet qui mérite pourtant qu’on s’y arrête quelque peu.
    L'occasion de vous proposer, au travers de ce blog,  de suivre au fil de l'eau la longue gestation d’un éco quartier, une aventure certes environnementale mais surtout et avant tout humaine, car traitant de liens sociaux. Cette gestation durera certainement plus de neuf mois avant d'arriver à terme, mais reconnaissons que dans ce type de problématique, les prématurés sont rarissimes, et les aléas pré natals au contraire nombreux.

    Retour sur images. L’idée fondatrice est issue de la concertation menée autour du PLU. Des riverains d’une friche du centre ville (composée essentiellement de délaissés industriel et agricoles) lassés des multiples nuisances rencontrées nous ont demandé d’intervenir, ce que nous avons fait en lançant un diagnostic urbain sur ce secteur. Les conclusions de cette étude, la proximité immédiate avec la gare SNCF et le Centre Ville, les caractéristiques et potentialités du site, nous ont conduit à privilégier la création d’un nouveau quartier.
    Nous avons alors esquissé une ébauche de projet dont la spécificité est d'agir sur les trois piliers du Développement Durable : social (renforcement des solidarités et de la mixité sociale et multi générationnelle …), environnemental (développement des transports en communs et des moyens de transports économes en énergie,  habitat bio climatique,  bio diversité, production d’énergie renouvelable …) et économique (création d’emplois locaux et pérennes). Un ensemble et une cohérence qui nous ont amené tout naturellement à opter pour un éco quartier.

    Si certains nous reprochent d'avoir perdu prés d’un an avant d'aller plus loin, l'explication est simple. C’est le délai qu’il nous a fallu pour rechercher, puis obtenir les ressources logistiques nécessaires à l’ambition environnementale du projet  ...
    Pour ce faire, nous avons postulé aux appels à projets relatifs à cette thématique trés en vogue actuellement, avec l'objectif de réunir une aide financière. Soulignons que de tels  dispositifs constituent, de fait, une réelle chasse gardée des grandes villes; ces dernières ont les moyens de faire travailler des bureaux d’études spécialisés leur permettant de monter les dossiers.

    Nous avons mis toute notre énergie, notre passion et les quelques comptétences dont nous disposons en interne pour atteindre notre objectif, les vents nous ont été favorables, Trilport et ses quelques 4 868 habitants, petit poucet du concours (et de loin !) est effectivement un des neuf lauréats de l’appel à projet régional « Nouveaux Quartiers Urbains » !

    Mais pour y arriver, nous n’avons pas chômé !

     

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  • Huchon denonce le "siphonage" du STIF !

    huchon_stif.jpgLe coup de sang de Jean Paul Huchon, pourtant d’un naturel conciliant, vendredi dernier au  Congrès des Maires de Seine et Marne, a fait beaucoup de bruit auprès des élus départementaux, surpris de ce ton inhabituel chez lui. L’objet de la colère du Président du Conseil Régional est le vote, en catimini, d’un amendement à la loi sur l'organisation des transports ferroviaires par les députés de la majorité « délestant » en quelques minutes, le STIF d'un patrimoine de plusieurs milliards d'euros, au profit de la RATP  …  certaines secondes valent leur pesant d'or …


    Cet amendement indique que les infrastructures liées à l'activité de la RATP (stations, voies, garages...), aujourd'hui propriétés du Stif, « appartiennent en pleine propriété à la RATP dès le 1er janvier 2010 et soient transférées à titre gratuit », pour information ces actifs sont estimés de  8 à 10 milliards d'euros !

    Tant pour la forme que pour le fond, cette décision inacceptable a des conséquences qui risquent de se révéler extrèmement pénalisantes pour la modernisation à venir des  transports publics franciliens, notamment en Grande Couronne…


    Sur la forme, tout d’abord …
    Aucune concertation n'a été effectuée en amont avec les élus du STIF pour un amendement qui n’est pas sans conséquence sur la gestion actuelle et à venir de l’autorité organisatrice des Transports franciliens. Une méthode qui non seulement ne grandit pas l’Etat républicain, mais va à l’encontre des lois de décentralisation, car impactant directement les compétences confiées au STIF par la loi du 13 aout 2004. D’un coup de plume, sans pouvoir dire quoique ce soit selon les mots de Jean Paul Huchon « L’état a siphonné 8 milliards d’euros d'une structure dirigée par des élus locaux (le STIF), au profit d'une entreprise, pour l’instant étatique (la RATP)".


    Et sur le fond, qu'en est il ?

    Rappelons, et c'est essentiel, que la valeur du patrimoine d’une entreprise, détermine également sa capacité d’investissement …  Quand le patimoine du STIF subit une diminution soudaine de 8 milliards d’euros, cela impacte nécessairement sa capacité d’emprunt !
    Contracter des emprunts est pourtant une condition indispensable pour développer le réseau des transports franciliens et mettre en œuvre les opérations du plan de mobilisation des transports qui planifient  18 milliards d’euros d’investissements sur 10 ans.

    Les actifs sont du coup attribués à la RATP. D’un coup de baguette « magique », cette soulte "providentielle" permet d’éponger les 5 milliards de dettes de cette entrerpise, la rendant ainsi plus attractive et concurrentielle sur les marchés internationaux, notamment aux Etats-Unis, pays dans lequel son président Pierre Mongin a des véléités de développement.

    Les franciliens seront heureux d'apprendre qu’ainsi ils participeront au développement des infrastructures de transport outre atlantique …

     

    Mais en fait qu'elles peuvent être les raisons profondes d'une telle décision  ?

     

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