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  • To be or not to be ?

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    That is the question …

    Une problématique toute personnelle que l’actuel Ministre de l’immigration et de l’Identité Nationale (il fallait vraiment vouloir assumer la responsabilité d’un ministère portant cet intitulé) doit apparemment se poser dans son fort intérieur …
    Car pour exister, du moins médiatiquement, il se donne un mal de chien, ou de ministre, cet homme, en multipliant les initiatives les plus diverses et en courant le moindre plateau télé ... sans grand succès ma foi, et heureusement, car au niveau exemplarité ...

    Un de nos philosophes les plus fameux a écrit que l’identité est une trajectoire. Lorsque l'on voit la trajectoire fulgurante de ce Ministre, beaucoup se demandent jusqu'où s'arrêtera sur l’échiquier politique la dérive de celui qui donne de la politique une image aussi sulfureuse.
    Comme quoi, parfois un homme est la proie de ses vérités ...

    Mais là n'est pas le problème. Le plus grave dans cette affaire est d'avoir mêler immigration et identité nationale au sein d’un même ministère. Une décision qui m’interpelle, me choque et me révulse. Il y a la question de l’immigration et il y a celle de l’identité, différentes par nature, elles méritent chacune des approches différenciées.
    Si l’on se réfère à notre histoire contemporaine, les périodes où le politique a mêlé la question de l’identité et celle de l’immigration ne sont pas parmi les pages les plus glorieuses; pourtant, paradoxe, la France serait elle réellement la France, sans immigration ? 
    Tous les Français, disait Braudel sont fils d'immigrés. La faute à l’histoire mais surtout à la Géographie qui a fait de notre pays un carrefour européen et méditerranéen …

    Mener un débat sur l'identité nationale dans les préfectures à la demande du chef de l’état est une confusion des genres regrettable dont les  raisons politiciennes, à proximité immédiate des élections régionales, n’ont trompé personne. C'est pourquoi je ne me rendrais pas au débat organisé ce jour par le Sous Préfet.

    Pourtant, cette problématique est centrale. Si la question identitaire est une interrogation majeure pour un individu, c'est une interpellation politique et philosophique essentielle pour une communauté. Y répondre collectivement nous éloigne de la fourmilière, et fait que l’homme est homme … Encore faut il mener sérieusement cette réflexion de fond. Ce débat exige profondeur, clarté et  sérénité. Il s'agit d'une quête identitaire qui transcende les  clivages politiques et peut se résumer en une phrase simple : que signifie aujourd’hui dans ce monde globalisé et éclaté dans lequel nous vivons  être français ?

    Lors d'un interview l'historien Fernand Braudel a apporté une contribution lumineuse que je vous propose de lire ou relire ... Une contribution parmi d'autres, car le sujet mérite que chacun s'y arrete, et apporte sa pierre à l'oeuvre collective, que l'on soit puissant ou non, "sachant" ou non ...

     

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  • PLU : comment diminuer l'empreinte humaine ?

     

    blog_immobilier_mur_vegetal_france.pngDernière ligne droite pour les travaux du Plan Local d’Urbanisme, du moins au niveau municipal, quelques derniers arbitrages, réunions et d'ici quelques semaines, le document sera dans les tuyaux !

    Enfin aurais je tendance à dire d'une réflexion de fond ayant débuté début 2006. Outre l'intermède du aux élections municipales (presqu'une année), des raisons de fond, expliquent cette durée.
    L'élaboration d'un document majeur pour le développement d'un territoire ne doit pas être prise à la légère, et il est nécessaire avant d'acter un document de cette importance, d'effectuer un tour d'horizon des réflexions en cours sur différentes échelles du territoire afin d'harmoniser lorsque c'est possible, la grande horloge des  mutations qui concernent les communes, les intercommunalités et plus globalement la société. Un réglage temporel qui permet d’intégrer à la réflexion en cours divers enjeux.

    Citons, notamment  :

    • la montée en puissance de l’intercommunalité (réflexions autour du SCOT, du PLH et du PLD),
    • le développement de la gare SNCF en pôle d’échanges multimodal (surtout après le cadencement 2010),
    • nos obligations en matière de logement social
    • la priorité accordée au Développement Durable.

    Cette priorité apparaît de manière évidente que ce soit dans les orientations générales du PADD (voir aprés) et du PLU (développement en cœur de ville afin de limiter l’étalement urbain et protéger la biodiversité), dans la nature des projets urbains en cours (création d’un éco quartier et d’un pôle multimodal d’échanges sur la gare SNCF) ou dans certaines mesures concrètes destinées à diminuer l’empreinte écologique sur le territoire de la commune.

    Améliorer l’efficacité énergétique du bâti est une de ces mesures, le  bâtiment étant avec le transport une des causes majeures du réchauffement du à l’activité humaine. Jusqu’à aujourd’hui, la seule alternative pour les décideurs étaient de faire appel au sens militant et éco citoyen de certains pionniers (la notion d'avant gade) chez les constructeurs afin qu’ils acceptent de payer plus cher pour construire plus propre.

    Il est impératif si l'on veut inciter le plus grand nombre à construire « écologique »de réduire cet écart financier. Car si cette solution constitue une bonne opportunité économique pour l’occupant (propriétaire ou locataire) du fait de la diminution des charges, pour le promoteur elle demeure toujours  un surcout, ce qui constitue un frein sérieux.

    Alors, comment inciter le plus grand nombre à construire durable, alors que cela coute plus cher ? La bonification des droits à construire expérimentée sur le plan international par les Etats Unis (avec le « density bonus »,) et la  Suisse pour rendre acceptable les contraintes du label Minergie est une des pistes à explorer ...

    Pourquoi ?

     

     

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  • 2010 promet d'être coton

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    La période des voeux a débuté .. Tradition républicaine s’il en est, mais également moment privilégié pour faire le point, esquisser la feuille de route de l’année à venir pour une collectivité, remercier et célébrer toutes les énergies qui permettent le « mieux vivre ensemble ».

    Force est de constater, que plus que la crise cette année c’est le contexte national qui pèse, comme rarement … L’hallali des collectivités territoriales a t’il commencé ? Nul ne le sait encore … Mais le climat est quelque peu délétère, dans l'attente d'une  décision, venant d'ailleurs, tout en haut ...

    2009 laisse cependant comme un goût amer dans la bouche, la crise économique bouleverse nos repères. Entre les milliards d’euros des déficits présents ou à venir, les aides financières accordés aux banques et nos budgets, il y a pire qu’un décalage, un abîme …
    Car pour la majorité d’entre nous, un euro reste un euro, toujours aussi difficile à gagner.

    Si personne ne remet en cause l’action en faveur du système financier, il fallait intervenir, on ne peut que s’étonner de l’absence absolue de garanties exigées  : aucune … Il y a les mots et les actes …  La crise n’est pas encore terminée (cf l’excellent article de Michel Rocard) car aucune remise à plat réelle n’a été encore engagée, les mêmes causes produiront les mêmes effets, nous sommes toujours dans la nasse.

    Aujourd’hui, citoyens et collectivités sont soumis à une triple peine : payer pour le sauvetage des banques, considérablement, subir de plein fouet la baisse des dépenses publiques et sociales, voir leurs dépenses d'investissement même essentielles remises en cause. Car la tentation sera grande pour certains politiques de faire régler aux seuls ménages et collectivités l’addition !

    Trois enseignements sont à mes yeux, à retenir de cette séquence :

    • La nécessité absolue de réguler le système financier. Il a plus que besoin de gouvernance publique et de régulation vu les risques inconsidérées et irresponsables pris par une minorité avec l’argent des autres … Force est de constater qu’aujourd’hui,  rien n’a changé !
    • Souligner le rôle joué par notre système de protection sociale qui a permis à la France de mieux amortir la crise. Certes il est à ajuster, à améliorer, mais ses fondements sont à préserver, à des années lumière du bouclier fiscal. Il en va de notre cohésion sociale, élément indissociable de notre patrimoine national, je n’ai surtout pas parlé d’identité laissant cette notion aux démiurges ou aux spécialistes,
    • Constater la fragilité du monde réel et la nécessité de privilégier un des axes fondateurs du Développement Durable, le principe de responsabilité. Une notion globale qui dépasse le simple cadre économique, intégrant le moyen et le long terme, et ce jusqu’à la survie de notre planète …

    Il est savoureux de constater sur ces différents points la conversion de certains de nos politiques qui revêtent aujourd’hui devant les sunlights des médias planétaires, la tunique de l’évangélisateur lavant plus blanc que blanc ... de quoi les rendre en théorie un peu plus humbles, quoique ...

    Force est de constater pourtant que malheureusement, cette conversion n’est qu’apparente. …

     

     

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  • Sisyphe

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    Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde.

    La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas.

    Mais sa tâche est peut-être plus grande.

    Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse. "

     

    Albert Camus
    Discours de Suede
    10 décembre 1957


     

    Discours intégral et fragment de l'épitaphe de Sartre à la mort de Camus

     

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  • What a wonderful World

     

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    Ne pas alourdir ses pensées du poids de ses souliers.

    André Breton