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Marianne, ton école va mal (1)

 

Doisneau_07.jpgLe malaise dans l’Education Nationale s’étend et touche désormais de plein fouet les Lycées, illustration supplémentaire de la grave crise traversée par le système scolaire dans son ensemble, dont ce blog s’est déjà fait l’écho avec les mesures gouvernementales concernant l’enseignement primaire.

Avant de décrire la situation dans une prochaine note d’un Lycée parmi d’autres, symptomatique des problèmes affrontés actuellement qui amènent les équipes de nombreux établissement de l’académie de Créteil à se mettre en grève, quelques remarques de portée générale.

La violence croissante, désormais publique, qui fait depuis quelques semaines la une des médias, n’est que la conséquence logique et malheureusement prévisible de décisions à courte vue, prises pour des raisons comptables, sans aucune vision et visée stratégique.
Selon Alternatives Economiques, en 2004 : 50 000 personnes étaient chargées d'encadrer lycéens et collégiens (sous différents statuts), en 2008 ils n'étaient plus que 28 000, quasiment moitié moins, cherchez l’erreur, la situation relationnelle entre élèves, parents d'élèves et institution ne s'étant pas amélioré  …
Vu la proximité des élections, certains ministres, candidats eux mêmes aux régionales, certainement effrayés par l'impact médiatique de tels évènements (ils font désordre ...), ont tenté d’allumer un contre feu en relançant  la question de la vidéo surveillance. Objectif simple : mettre dans l'embarras les exécutifs régionaux actuels, mais force est de constater qu'ils ont fait choux blanc, les citoyens n'étant pas dupes. Sans entrer dans un débat qui n’en est plus un depuis longtemps, encore faudrait il que ces Lycées,  dont de nombreux sont équipés déjà de tels équipements, disposent  dans le même temps du personnel nécessaire afin de visionner les images et intervenir de manière adaptée si besoin s'en fait sentir ! Nous en sommes effectivement à ce point, c’est dire …

Quoiqu'en dise nos ministres, la question des moyens est centrale, en terme quantitatif, mais également qualitatif, que ce soit au niveau de la médiation avec des élèves de moins en moins réceptifs et en révolte croissante, ou de l’enseignement en lui même : dédoublements, individualisation des parcours, étérogénéité des parcours ... Nous sommes à des années lumière du « coaching individualisé » prôné et défendu par les élus les plus éminents de la majorité présidentielle  lorsqu’ils abordent les questions de « l’employabilité » (expression barbare s'il en est) des publics fragilisés. A chacun sa vérité du moment !

Ce ne sont pas les mesures supprimant les périodes de formation des futurs professeurs devant les élèves qui arrangeront la donne ( erreur évidente condamnée de tous les spécialistes), loin s’en faut. Il existe de fausses économies, lourdes de conséquences pour l'avenir, et à contrario d’autres à réaliser ... Afin d'être constructif et d'apporter ma pierre à la recherche nationale en matière d'économies, grande cause nationale 2010, je pense qu'il serait bon d'explorer la piste des sondages d’opinion du Palais Présidentiel (voir note précédente).

La part du produit intérieur brut consacrée aux dépenses d'éducation ne cesse de diminuer. Elle était de 6,6% en 2008, contre 7,6% en 1996. Il manque aujourd’hui environ « 20 milliards d'euros pour que l'effort de la nation soit équivalent à ce qu'il était il y a quinze ans, soit 15% du budget actuel » (Alternatives Economiques).
Pourtant 16 000 suppressions nouvelles de postes sont encore annoncées cette année pour l’Education nationale (sur les 30 000 annoncés de la fonction publique) la situation promet d’être explosive sous peu !

Ce qui serait grandement dommageable, car ...

 

Au regard de  la mondialisation, le choix gouvernemental est discutable et ne sera pas sans incidence sur notre devenir économique, culturel et social. Si certains pensent que les deux variables d'ajustement principales sur lesquelles il faut agir pour être compétitif est le prix du travail et celui de l'Education,  ils risquent fort de déchanter très vite et nous avec !

Rappelons un principe simple : pour produire de la valeur ajoutée,  notre pays et nos entreprises doivent disposer d’infrastructures qui fonctionnent (énergie, mobilité, communication), de populations en bonne santé et bien formées. Paradoxalement les politiques publiques donnent à nos économies un avantage concurrentiel déterminant, et sont également synonyme de puissance économique !

Certes l’Education doit se réformer, continuellement, afin de pouvoir répondre aux défis et aux évolutions d’une société en mouvement et  de permettre à chaque citoyen d'évoluer et progresser dans son parcours professionnel. J’observe sur ce sujet que la formation continue elle même des enseignants, point central s’il en est pour une institution dont c'est la vocation, est toujours aussi problématique et mal planifiée. Faut il souligner que pour un pays évolué telle que le notre, l’éducation est avant tout un investissement pour le futur avant que d’être une charge, une sorte de « grand emprunt immatériel ».

Le vrai moteur d’une réforme ambitieuse de l’éducation, son objectif majeur doit être l'amélioration de la formation de nos citoyens et son adaptation aux besoins émergents et actuels de notre société, quitte bien évidemment,chacun en conviendra, à en diminuer la charge financière pour la collectivité ! Mais le moteur d'une pseudo réforme ne peut être en aucun cas, la réalisation à court terme pour des raisons idéologiques et dogmatiques, de petites économies, de toute façon insuffisantes, qui auront sur le terrain des conséquences catastrophiques à contrario de toute idée de vraie réforme. L’addition pour la collectivité n’en sera que plus lourde et les conséquences gravissimes, tant pour l’économie nationale que pour notre cohésion sociale, c’est bien de cela qu’il s’agit …

Commentaires

  • La réforme de la formation des enseignants tend le climat dans l'éducation nationale
    LE MONDE | 08.03.10 | 13h24 • Mis à jour le 08.03.10 | 14h30


    En septembre, comme à chaque rentrée, le ministère devra placer devant des élèves des enseignants débutants. La différence, c'est que cette fois, une partie d'entre eux auront un handicap supplémentaire : ils seront encore plus débutants que leurs prédécesseurs et n'auront même pour certains jamais vu une classe. Ce sera l'un des effets de l'entrée en application de la réforme de la formation des enseignants, engagée en 2008 par Xavier Darcos, alors ministre de l'éducation, et dont son successeur Luc Chatel a hérité.


    Pour le ministère, tout va bien. En organisant le "compagnonnage", c'est-à-dire l'accompagnement des profs débutants par des enseignants expérimentés, cette réforme va introduire du concret et du bon sens à la place des théories pédagogiques issues de 1968. Pour tous les autres dans l'éducation nationale, y compris les adversaires de ces théories, tout va mal. Ils regrettent qu'on prenne le risque de mettre des jeunes non formés face à des élèves qui vont servir de cobayes.

    A part quelques officiels, personne ne semble croire vraiment en la viabilité de cette réforme. Dernière déclaration dans un océan de commentaires négatifs : le secrétaire général du principal syndicat des chefs d'établissement, Philippe Tournier, a prédit, le 5 mars, que "la formation des enseignants reviendra sur le tapis dans les années à venir".

    En attendant, l'heure est aux protestations. Elles peinent à s'organiser, car l'épreuve des faits est encore lointaine et la réforme si complexe que seuls les négociateurs spécialisés parviennent à en appréhender toutes les conséquences.

    Son principe-clé est que le compagnonnage se substitue à l'actuelle année de formation en alternance, composée de 40 % de pratique devant les élèves et de 60 % de cours dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM).

    A partir de septembre, les reçus aux concours de recrutement d'enseignants seront directement affectés à un poste. L'opération permet de réaliser d'un seul coup les 16 000 suppressions de postes prévues au budget 2010 : l'année en alternance, supprimée, s'effectue en effet sous le statut de fonctionnaire stagiaire.

    A ceux qui dénoncent le manque de préparation des futurs débutants, le gouvernement répond qu'ils seront au contraire mieux formés, car désormais recrutés au niveau master (bac + 5), alors que le minimum requis pour s'inscrire aux concours était précédemment la licence (bac + 3). D'où le nom de "mastérisation" donné à cette réforme.

    En outre, pour tempérer les critiques, le gouvernement avait promis au printemps 2009 qu'un tiers du temps de service des futurs débutants resterait consacré à un "complément de formation". Cette promesse a accentué la complexité du dossier : si les débutants nommés sur un poste doivent partir en formation, alors, il faut les remplacer. Or, le remplacement est un légendaire point faible de l'éducation nationale...

    La réforme a par ailleurs prévu qu'avant de passer leur concours, les étudiants se destinant à l'enseignement effectueront des stages dans les classes durant leurs deux années de master.

    D'où une perspective que le gouvernement cherche aujourd'hui à écarter mais que les familiers de ce dossier jugent inévitable : des débutants tout juste lauréats des concours, directement nommés sur un poste à plein-temps, partant néanmoins en formation pour certaines périodes, risquent alors d'être remplacés par de jeunes étudiants... Un cauchemar de chef d'établissement, accessoirement d'élève ou de parent.

    L'envoi, le 25 février, aux recteurs et inspecteurs d'académie d'une circulaire sur l'organisation de la première année scolaire des lauréats des concours n'a pas éteint les inquiétudes à ce sujet.

    En précisant que toutes les formes d'accompagnement seront "décomptées" du tiers-temps de formation complémentaire, le texte réduit celle-ci à la portion congrue et restreint sans le supprimer le problème du remplacement. Celui-ci resurgit partiellement avec l'annonce que les futurs professeurs des écoles seront "accompagnés" par des collègues expérimentés jusqu'à la Toussaint.

    Encore une fois, un problème chasse l'autre. Le texte, en laissant une large autonomie aux rectorats, les invite à inventer les solutions qui se dérobent à l'échelle nationale.
    Luc Cédelle

  • Monsieur le Maire et cher collègue,

    Je partage tout à fait les avis de ton article ,détaillé mais concis,résumant bien les effets du manque de moyens dans l'Education Nationale.Mais je pense que le malaise ne vient pas uniquement de la pénurie de postes mais du "pédagogisme" qui règne sans partage depuis déjà un bon nombre d'années .
    A ce propos ,voici l'avis d'une collègue,Professeur de philosophie dénonçant les thèses de Philippe Meirieu,"expert es pédagogie" bien connu de toutes la profession :

    Philippe Meirieu envoie l'Ecole au compost
    Anne Frémaux - Mariannaute | Dimanche 7 Mars 2010 à 13:01 | Lu 13082 fois

    Philippe Meirieu, ex-directeur de l'IUFM de Lyon et grand défenseur des thèses pédagogistes, est tête de liste Europe Ecologie pour les Régionales en Rhône-Alpes. Mais des militants de gauche attachés à l'Ecole républicaine, comme Anne Frémaux, professeur de philosophie, ne pourront voter pour lui. Elle s'en explique:


    ----Je suis enseignante depuis 8 ans, professeur de philosophie. J'ai eu l'occasion, notamment au cours de l'élaboration de mon mémoire de titularisation, de rencontrer les écrits de Philippe Meirieu, lui-même philosophe de formation, et de prendre connaissance du combat qui l'a opposé, au sujet de l'éducation, à ceux qu'on appelle les « républicains » (pédagogistes versus républicains).

    Or, M. Meirieu, ex-directeur de l'IUFM de Lyon, professeur de « sciences de l'éducation » a été désigné comme tête de liste d'Europe Ecologie en Rhône -Alpes, à l'initiative des frères Cohn Bendit (qui, peu regardants, ont même été jusqu'à exhumer, en Alsace, Antoine Waechter un vieil écolo de droite, que Mitterrand avait fait monter dans les années 90 pour contenir le mouvement écologiste sur sa gauche...).

    Macdonaldisation de la pensée
    Philippe Meirieu peut être considéré comme l'introducteur, en France, des nouvelles pédagogies importées des Etats-Unis et dont la dangerosité a déjà été analysée par Hannah Arendt dans les années 60 (voir à ce sujet La crise de la culture).

    L'idée est la suivante : pour faire face à la massification de l'enseignement, il faut une « massification » de la culture. Les enfants des milieux populaires n'étant pas jugés aptes à bénéficier d'une culture traditionnelle, « classique » (qui sera donc dédiée aux élites), il faut leur réserver un apprentissage adapté à leur milieu social et à leur niveau. P. Meirieu eut à ce sujet cette phrase malheureuse qu'il dit ensuite avoir regrettée : « les enfants des classes populaires peuvent très bien apprendre le Français dans des notices d'utilisation » .

    Véritable Macdonaldisation de la pensée, cette idéologie a été accompagnée d'un changement de vocabulaire dont la dangerosité n'a d'égal que son imbécillité : ainsi un élève n'est plus un « élève » mais un « apprenant » (dimension active censée masquer la réelle inertie du dit-élève), un ballon n'est plus un ballon mais un « référentiel bondissant », un « stylo» est devenu un « outil scripteur », autant de mots savants censés donner une légitimité scientifique à des experts ès éducation (sciences de l'éducation) qui n'ont jamais vu un « apprenant » de leur vie.

    Le savoir sacrifié
    L'apprenant, grâce à P. Meirieu, grand fondateur des IUFM, proche de Allègre et de Jospin (cf. loi d'orientation de 1989) est placé « au centre du système éducatif », prenant la place du savoir et de la culture (moyen, au passage, de culpabiliser les enseignants qui, jusque là, il est vrai, n'avaient pas considérer leurs élèves comme destinataires de leur savoir, n'est-ce pas ?!!)

    L'école n'est donc plus un lieu de « transmission du savoir » (le savoir étant considéré comme rébarbatif comme tout ce qui a trait à la contrainte éducative) mais un « lieu de vie » où nos jeunes sont censés s'épanouir de façon ludique - d'où les recommandations faites aux jeunes enseignants dans les IUFM de ne plus les corriger en rouge et de ne plus évoquer devant eux ce mot tabou qu'est le « travail ».

    Il s'agit de laisser croire que tout peut s'obtenir sans effort, de façon agréable, que tout peut être consommé. C'est à l’enfant, dès lors, qu'il appartiendra, quasiment par ses propres moyens (puisque le prof n'est plus doué d'autorité pédagogique), de redécouvrir le savoir accumulé au fil des siècles...Vaste fumisterie...

    Exit donc l'effort, la discipline, les estrades, le par cœur, les classiques, les cours magistraux...Bienvenue le ludique, les romans de gare étudiés en classe, la disposition de classe en U pour faire plus « cool », l'interactivité (c'est-à-dire les cours transformés en café du commerce...) et les TIC (technologies de l'information et de la communication : vaste programme présenté comme un sésame qui consiste à mettre les élèves devant des ordinateurs ou des films au lieu de faire cours...)...

    L'ascenseur social en panne
    Un cours réussi est un cours où l'enseignant parlera le moins possible, qu'on se le dise ! Le prof est conçu comme l'animateur (terme qui figure dans les textes officiels) d'un grand foutoir organisé destiné à satisfaire l'envie de plaisir et de jouissance des élèves (qui, en théorie, sont « naturellement » disposés à s'enrichir intellectuellement...Sorte de théorie du « bon sauvage » appliqué aux enfants).

    Et pour clôturer le tout, on laissera aux parents le soin de décider des passages dans les classes supérieures et on s'efforcera de supprimer toute forme d'autorité et de sanction, dans les établissement scolaire de seconde zone afin que la diffusion du savoir y soit rendu impossible (les établissement d'élite ayant, bien entendu, des régimes particuliers : on continue à y enseigner le grec, le latin, l'allemand, et bientôt l'histoire...autant de matières abrogées dans les autres).

    Le hic, bien sûr, c'est que le savoir est toujours nécessaire pour accéder aux postes à responsabilité et son acquisition n'étant plus permis par l'école, seuls ceux qui, socialement, en disposent chez eux, peuvent espérer y parvenir. Les classes moyennes les plus modestes sont donc les premières victimes de ce déclassement organisé (les classes populaires n’y ayant jamais eu vraiment accès sauf de façon marginale). D’où le sentiment de malaise et la peur grandissantes que ressentent ces foyers au sujet de l‘avenir de leurs enfants.

    On pourra ensuite, toujours s'étonner que l'ascenseur social ne fonctionne plus et vouloir, pour y remédier, obliger les grandes écoles à diminuer le niveau de leur concours pour une minorité au nom de la discrimination positive.

    Elever le niveau
    On remarquera qu'il s'agit là de prendre le problème à l'envers. Que diriez-vous, plutôt, d'élever le niveau des classes populaires à celui des classes bourgeoises grâce à un enseignement de qualité que sont parfaitement capables de dispenser les profs de notre pays (très bien formés !!!).

    Mais bientôt, le niveau des profs (suppression des concours et réforme des méthodes de recrutement) sera aligné sur celui des élèves, ce qui supprimera toute velléité de dissidence encore trop prononcée chez des profs trop bien formés et donc mécontents de l’écart qu’ils voient se creuser entre ce qu’ils pourraient faire et ce qu’on leur demande de faire : la droite libérale ne fait qu’achever le programme socialiste mis en œuvre via Allègre et Meirieu depuis 1989.

    La méthode promue par Meirieu a tout simplement rendu tout enseignement impossible dans les nombreux établissements où elle été mise en application : selon la formule de Liliane Lurçat (Vers une école totalitaire ? Guibert, 1998), le pédagogisme est une méthode anti-intellectuelle qui organise la destruction des intelligences et qui accuse d'élitisme toute forme de transmission de savoir.

    L'élitisme pour tous

    Régionales: l'UMP refait le coup du ticket de métro à Huchon Face aux critiques des médias, Bayrou se la joue de Gaulle La plan digues complètement dingue de Sarkozy Pour ma part, je remercie l'école « élitiste » d'avoir permis à ma mère, sortie de l'école à 13 ans, de maîtriser parfaitement sa langue maternelle et d'avoir pu, grâce à cela, exercer avec dignité le métier de secrétaire que beaucoup de nos bac + 2 actuels seraient incapables de faire en raison de leurs faiblesses syntaxiques et orthographiques.

    Je remercie, pour ma part, mon institutrice de campagne d'avoir eu une conception « élitiste» de l'enseignement ainsi que tous mes enseignants de collège et de lycée de banlieue populaire car ils m’ont ainsi permis d'accéder aux plaisirs de l'apprentissage et de la culture. Avec un Philippe Meirieu aux commandes, je n'aurais certainement pas eu cette chance...

    Soyons clairs : l'idéologie pédagogique de P. Meirieux est en grande partie responsable des dysfonctionnements et de la violence que nous rencontrons aujourd'hui à l'école. Pour ceux qui ne sont pas convaincus de la nocivité des méthodes pédagogistes, je conseille le visionnage du film, malheureusement trop peu diffusé, « La journée de la jupe » (avec I. Adjani), dans lequel on peut dire que Meirieu est le principal mis en cause.

    Quoiqu’il en soit, pour moi qui suis une républicaine de gauche, fervente partisane de services publics de qualité dont l’école est l’un des emblèmes, ce candidat ne saurait être le mien... ------


    Pour aller plus loin
    Qui a eu cette folle idée de casser l'école de Fanny Capel, éditions Ramsay (2004)
    La Fabrique du crétin, La Mort programmée de l’école de Jean-Paul Brighelli, éditions Gawsewitch, 2005
    L'enseignement de l'ignorance, de J.-C. Michéa éditions Climats (2006)
    « A propos de Meirieu » sur Sauver les Lettrest
    « Lycées : quand Meirieu approuve Sarkozy, les Républicains ont raison de craindre le pire » sur Riposte Laïque
    « Encore trop de Français et de maths pour Meirieu » sur Sauver les Lettres

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