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  • Cercle de silence

     

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    " Quand la vérité n'est pas libre,

    la liberté n'est pas vraie."


    Jacques Prévert


     

    Lien: Cercle de silence contre l'ouverture du 2eme centre de rétention

    administrative du Mesnil Amelot


  • Jeunes talents : Osons !

    jeunes-talents-affiche.jpgCe week end s'est déroulée, à Trilport, la 4eme édition des « Jeunes Talents ». Une manifestation née de la rencontre improbable entre une étudiante en BTS cherchant un cas pratique pour son diplôme, une municipalité désireuse de mettre en avant le potentiel créatif des jeunes de son territoire et une salle chaleureuse, lumineuse, à l’atmosphère particulière, la salle Saint Exupéry, une véritable alchimie qui depuis a porté ses fruits …

    Le concept est on ne peut plus simple : donner carte blanche, sous le parrainage amical d’un(e) artiste confirmé(e), souvent local(e), à de jeunes créateurs, afin qu'ils nous dévoilent leur univers artistique … Chacun se met littéralement à nu ... par l'art ... en révélant ses sentiments, peurs ou joies mais aussi et surtout talents. Les voies artistiques diffèrent (dessin, peinture, graphe, photo, sculpture, vidéo) selon les parcours et l'itinéraire personnel de chacun, mais l’énergie créatrice est bien la même et c'est ce qui importe …

    Voilà pourquoi nous accompagnons depuis son origine cette initiative. Ici, le mot cultures s’écrit au pluriel et l'art est surtout une formidable main tendue vers l'autre ...
    Une porte ouverte qui se révèle une vraie invitation au voyage (qui chacun le sait forme toutes les jeunesses), les pratiques artistiques multiples réunit en ce lieu, convergent vers une confluence commune : aller à l’émotion authentique afin de la partager ...

    Dés son lancement, cette exposition a rencontré son public et suscité intérêt et curiosité auprès des créateurs locaux et des visiteurs, plongés dans un voyage aux itinéraires et saveurs multiples, emplis d’émotion, de spontanéité et de fraicheur …

    Ce voyage suscite bien des envies, non des envies d'ailleurs, mais des envies d'ici ... si nous savourons notre chance d'habiter une région riche d’un patrimoine naturel et historique considérable,  ce coin de Brie recèle également bien d’autres trésors qui possèdent une particularité inestimable, celle de se conjuguer au présent et au futur ...

    Et c'est bien pour cela que nous devons oser à l'image du choix de la "marraine" 2010, Caroline Pinet, qui elle aussi ose ...

     

     

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  • Lendemain de Régionales

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    Que penser de ces élections régionales ? Tout d’abord acter le résultat des urnes, en se félicitant de ce beau succès, national et local. Deux réalités sont cependant à prendre en compte : le niveau de l’abstention, considérable, et la victoire probante de la gauche.

    Dans ma commune, Trilport, la victoire de Jean Paul Huchon est sans appel : 37,1 % au premier tour, ce qui représente un des plus beaux scores de Seine et Marne (il avait réuni 32% de suffrages en 2004 en faisant  liste commune avec les verts) et plus de 60% au second. Le travail de terrain accompli ici ces dernières années a été reconnu et j’en suis satisfait.
    L’action menée grâce à l'aide de la Région est  utile aux Trilportais de toutes les générations chaque jour, que ce soit dans le cadre des équipements utilisés (gymnase, école grâce au Contrat régional), l’amélioration des transports publics (bus et train) ou par l’aide apportée à nos efforts dans le domaine de l’environnement et du logement, comme quoi et c'est rassurant pour un élu local, le travail paye quelquefois …

    Ces élections revêtaient une importance toute particulière pour le devenir de nos collectivités et de l’action menée au service de leurs habitants et de leurs territoires, surtout dans le contexte actuel. Nous y reviendrons prochainement en évoquant les difficultés autour des budgets 2010. Il était essentiel que non seulement la région ne change pas de main,  mais que le message des électeurs soit sans équivoque (ce qui a été incontestablement le cas !), afin que l'expression du mécontentement général monte jusqu'à l'Elysée !
    Devant la brutalité des chiffres, les commentaires des responsables politiques, dimanche soir, en attestait, enfin aurais je tendance à dire : plus de déni mais le constat d’une lourde défaite pour l’UMP, et absence de triomphalisme du coté de la gauche, ce qui au regard du niveau de l’abstention s’imposait …

    Car le message laissé par les électeurs est complexe, voir douloureux. Notre pays va mal, très mal, nos concitoyens manquent aujourd'hui cruellement de perspective, une conséquence directe de la politique menée par ce gouvernement, certes, mais pas seulement. Durant cette campagne, j’ai beaucoup discuté, argumenté, débattu, avec quelques futurs abstentionnistes d'ailleurs, dont pas mal de jeunes … Quelque chose est cassé dans leur perception du politique, la défiance s’est installée.

    La responsabilité de Sarkozy, dans ce désamour est écrasante (cf note), mais la gauche a également sa part de responsabilité, du fait des querelles d’égos qui ont empoisonné ces derniers mois, et pollué le dernier congrés de Reims pour le PS. Face aux difficultés de la vie quotidienne que rencontrent trop de français, elles sont apparus indécentes. Je pense, contrairement à l'analyse de nombre de spécialistes de la "chose politique" que les abstentionnistes avant que d'être des déçus du Sarkozisme, sont surtout des déçus du politique tout court, constat difficile à avaler pour un élu local comme moi ...

    Je crois viscéralement en l'utilité de l'action politique menée sur le terrain au quotidien. C'est aussi pour cela que j'ai défendu la candidature de Jean Paul Huchon, et non seulement par conviction. Depuis son arrivée, les choses ont réellement changé : Lycées, transport (alors qu'il ne préside le STIF que depuis 2006), environnement ...

    Une action qui dans le temps, prend tout son sens, bouleversant les lignes et inversant des tendances lourdes. Elle apporte un peu d'air aux collectivités locales, qu'elles soient de gauche ou de droite il faut le souligner, contrairement à  l'action gouvernementale initiée depuis le début de ce quinquennat qui a pour objectif de les asphyxier ...

     

     

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  • Marianne, ton école va mal (1)

     

    Doisneau_07.jpgLe malaise dans l’Education Nationale s’étend et touche désormais de plein fouet les Lycées, illustration supplémentaire de la grave crise traversée par le système scolaire dans son ensemble, dont ce blog s’est déjà fait l’écho avec les mesures gouvernementales concernant l’enseignement primaire.

    Avant de décrire la situation dans une prochaine note d’un Lycée parmi d’autres, symptomatique des problèmes affrontés actuellement qui amènent les équipes de nombreux établissement de l’académie de Créteil à se mettre en grève, quelques remarques de portée générale.

    La violence croissante, désormais publique, qui fait depuis quelques semaines la une des médias, n’est que la conséquence logique et malheureusement prévisible de décisions à courte vue, prises pour des raisons comptables, sans aucune vision et visée stratégique.
    Selon Alternatives Economiques, en 2004 : 50 000 personnes étaient chargées d'encadrer lycéens et collégiens (sous différents statuts), en 2008 ils n'étaient plus que 28 000, quasiment moitié moins, cherchez l’erreur, la situation relationnelle entre élèves, parents d'élèves et institution ne s'étant pas amélioré  …
    Vu la proximité des élections, certains ministres, candidats eux mêmes aux régionales, certainement effrayés par l'impact médiatique de tels évènements (ils font désordre ...), ont tenté d’allumer un contre feu en relançant  la question de la vidéo surveillance. Objectif simple : mettre dans l'embarras les exécutifs régionaux actuels, mais force est de constater qu'ils ont fait choux blanc, les citoyens n'étant pas dupes. Sans entrer dans un débat qui n’en est plus un depuis longtemps, encore faudrait il que ces Lycées,  dont de nombreux sont équipés déjà de tels équipements, disposent  dans le même temps du personnel nécessaire afin de visionner les images et intervenir de manière adaptée si besoin s'en fait sentir ! Nous en sommes effectivement à ce point, c’est dire …

    Quoiqu'en dise nos ministres, la question des moyens est centrale, en terme quantitatif, mais également qualitatif, que ce soit au niveau de la médiation avec des élèves de moins en moins réceptifs et en révolte croissante, ou de l’enseignement en lui même : dédoublements, individualisation des parcours, étérogénéité des parcours ... Nous sommes à des années lumière du « coaching individualisé » prôné et défendu par les élus les plus éminents de la majorité présidentielle  lorsqu’ils abordent les questions de « l’employabilité » (expression barbare s'il en est) des publics fragilisés. A chacun sa vérité du moment !

    Ce ne sont pas les mesures supprimant les périodes de formation des futurs professeurs devant les élèves qui arrangeront la donne ( erreur évidente condamnée de tous les spécialistes), loin s’en faut. Il existe de fausses économies, lourdes de conséquences pour l'avenir, et à contrario d’autres à réaliser ... Afin d'être constructif et d'apporter ma pierre à la recherche nationale en matière d'économies, grande cause nationale 2010, je pense qu'il serait bon d'explorer la piste des sondages d’opinion du Palais Présidentiel (voir note précédente).

    La part du produit intérieur brut consacrée aux dépenses d'éducation ne cesse de diminuer. Elle était de 6,6% en 2008, contre 7,6% en 1996. Il manque aujourd’hui environ « 20 milliards d'euros pour que l'effort de la nation soit équivalent à ce qu'il était il y a quinze ans, soit 15% du budget actuel » (Alternatives Economiques).
    Pourtant 16 000 suppressions nouvelles de postes sont encore annoncées cette année pour l’Education nationale (sur les 30 000 annoncés de la fonction publique) la situation promet d’être explosive sous peu !

    Ce qui serait grandement dommageable, car ...

     

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  • Il était une fois ... Ou les histoires de l'oncle Nico...

    1263971180.jpegDepuis que l’homme est homme, au delà des contes de fées chers à Betteilhem ou à l’oncle Sigmund,  il a toujours eu besoin de belles histoires, et s’est même construit autour d’elles. Quelques unes son passées à la postérité, s’imposant jusqu’à devenir mythes ou religions, portés au fil des siècles par des générations d’évangélistes et de conteurs.
    Depuis, les réalisateurs d’Hollywood ont repris le flambeau, véritables griots des temps modernes. Mais si Lucas et Spielberg ont rencontré le succès planétaire que l’on sait, cela n’est pas le fait du hasard ; ces deux créateurs ont mis en pratique les travaux d’un professeur d’université, Joseph Campbell, concepteur de la théorie du « monomythe »  (voir plus loin), selon laquelle tous les mythes suivraient les mêmes « schémas archétypaux ». Analyse reprise par les spécialistes du comportement humain l’adaptant à divers domaines : stratégie, marketing, communication et politique …

    Objectif affiché : "capter" ( traduire par influencer) un public cible grâce à des messages quasi sublimaux compréhensibles de tous, réduits le plus souvent à des anecdotes ou des images clés (éléments de langage), assenés sans fin, que ce soit dans les slogans, visuels, argumentaires. Méthode utilisée par la plupart des grandes entreprises, à vocation planétaire (la mondialisation s’impose à tous …), afin de proposer aux clients un supplément d’âme au produit,  une image à la puissance évocatrice. Le règne de la marque a été remplacé par celui du logo ...

    Un mode opératoire utilisé également en politique par les fameux "spin doctors" (spécialistes de la communication politique) dont le job consiste à « créer des machines à fabriquer des histoires et à formater les esprits".  Nixon,  Reagan, Clinton,  Bush et Blair en ont usé jusqu’à la corde, l’après 11 septembre étant sur ce point pour le moins révélateur. Cette technique dénommée  « storytelling » est basée, entre autres  sur un principe essentiel, « s’adresser d’abord au cœur et à l’émotion avant de parler à la tête et à la raison » !

    Une voie dans laquelle s’est engouffrée Nicolas Sarkozy, le propos est limpide, voir simpliste : « je réforme, je bouscule les conservatismes, j’avance et je fais avancer le monde, seul … ». L’objectif étant d’imposer un schéma représentatif évocateur (au « surmoi » quelque peu surdéveloppé cependant), dans lequel le chevalier blanc héroïque et solitaire se débat avec volonté, pugnacité et énergie, face aux conservatismes et aux représentants de la force obscure …
    "Au moins lui, il y va !". Message sublimal « I’m a poor lonesome President », attention Superman n’est pas loin, et  peu importe que les ministres soient réduits au rôle de faire valoir, le Premier Ministre à celui de simple collaborateur, une seule tête doit s’imposer, celle du "Président".

    Mais être storyteller est un vrai métier nécessitant l'usage de  techniques simples et surtout efficaces. Je vous propose une modeste tentative de décryptage à partir de l'analyse de quatre principes de base collectée au fil de l'activisme médiatique quotidien de cet homme de "communication".

    L'important étant à mon sens de déjouer des dérives appauvrissant le débat politique qui doit demeurer avant tout un débat d'idées et surtout de cohérence.

     

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