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  • L'avis de Trilport sur le Grand Paris

     

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    A l'occasion du débat public sur le Grand Paris et en réponse à l’invitation du CNDP, j’ai proposé au Conseil Municipal que Trilport apporte sa contribution sur un sujet intéressant au premier chef nos concitoyens, car en relation directe sur la qualité de leurs transports au quotidien, leur cout et leur mode de gestion.

    Nous voulons attirer l'attention sur le besoin urgent de rénovation des transports en commun de grande couronne, comme de certaines interrogations ou demandes de précision et d'un souhait.
    Des éléments qui font l'objet d'une contribution commune aux deux projets proposés au débat public.

    Refusant de choisir entre l'un ou l'autre des deux scénarii, ou de les opposer, nous jugeons préférable de rappeler la priorité que les usagers de la grande couronne que nous sommes, accordent à une rénovation urgente et massive du réseau actuel, notamment férré (métro, RER et TER), véritablement à bout de souffle.
    Le dernier rapport de la Cour des Comptes est sur ce sujet sans nuance. S'il reconnait les progrès substantiels constatés sur le terrain et les efforts déployés par Jean Paul Huchon depuis 2006, année à laquelle l'exécutif régional a pris les rênes du STIF, il souligne le retard qu'il reste à rattraper. Bien du chemin reste en effet à accomplir.

    Nous tenons à souligner que si l’augmentation éventuelle du nombre d'usagers qu'entrainerait la réalisation de ces projets n’est pas au préalable, précédée d’une réelle amélioration du réseau actuel  saturé sur trop de lignes, la conséquence immédiate serait une aggravation considérable des désordres constatée chaque jour par des centaines de milliers de franciliens.

    Il est vital de doter notre région d'une vision globale entre ville centre, petite et grande couronne, reposant sur un système basé sur des points d’interconnexions, le maillage des réseaux longue distance et de proximité, des rabattements adaptés aux flux actuels et futurs à partir des rocades envisagées, et d’envisager ces deux projets dans une logique intermodale n'oubliant pas les usagers résidant en Grande Couronne.

    Nous exprimons les interrogations les plus vives sur le financement de ces infrastructures, l’estimation de leur cout final (surtout celle du Grand Paris dont le montage juridique pose à nos yeux problème) et le calendrier proposé.
    Les risques d’une concentration excessive des budgets d’investissement futurs, notamment dans le contexte actuel de raréfaction de l’argent public, sur ces seules opérations au détriment de la rénovation du réseau actuel, sont malheureusement bien réels et problématiques.

    Enfin nous exprimons le souhait de voir ces deux projets, vu leur complémentarité potentielle, réunis autour d’un consensus fédérateur et constructif, plus respectueux des deniers publics.

     

    Ci joint, la contribution de la ville de Trilport à ces deux débats

     

     

     

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  • Cap sur la Petite Enfance

     

    448_petite_enfance.jpgJ’ai participé vendredi soir à une restitution publique du diagnostic relatif à la « Petite Enfance » que nous avons lancé  en mai 2008 et qui représente dix huit mois de concertation. Le temps nécessaire pour rencontrer familles, professionnelles ou acteurs de terrain, tenter avec eux d’apprivoiser cette problématique pour le moins particulière, et d’ébaucher quelques pistes de travail et d'actions à mettre en place.

    Quelques mots sur le contexte de cette étude. La France grâce à sa politique familiale, possède un taux de fécondité élevé lui permettant d’être un des rares pays européens à assurer le renouvellement de sa population, un point positif lorsque l’on songe à nos retraites mais également au dynamisme du pays. 
    La région Ile de France et plus particulièrement la Seine et Marne font partie des territoires « démographiquement » les plus dynamiques depuis plus de 10 ans. Pourtant paradoxalement, l’offre en mode d’accueil des moins de trois ans, essentielle pour concilier vie familiale et professionnelle, est sur notre département très insuffisante.  Ici, tout ou presque, est à faire, car l’absence de mode de garde adapté constitue un frein sérieux au retour à l’emploi, notamment pour de nombreuses femmes seules (familles monoparentales).

    Le contexte économique, les demandes des parents, les contraintes sociales liées à l’emploi nous ont amené, après avoir mis en place un service jeunesse structuré lors du mandat précédent, à agir sur la Petite Enfance.
    D’autant que la commune évolue : ouverture de droits à construction du fait du nouveau PLU, lancement d’un programme de logements sociaux, vont entraîner une augmentation progressive de la population que l’arrivée de l’éco quartier va amplifier, avec pour corollaire l’émergence, tant quantitative que qualitative, de nouveaux besoins qui sont à l’origine du projet de Maison de la Petite Enfance qui est un des équipements publics prévus dans le cadre de cet éco quartier.

    Nous avons lancé en concertation avec des partenaires institutionnels (Maison Départementale des Solidarités, Caisse d’Allocations Familiales et Mutuelle Sociale Agricole), des professionnelles et des familles un diagnostic territorial exhaustif sur cette thématique, afin de mieux définir les besoins en mode de garde, mais également  les contraintes liées à l’offre de services et  rechercher les solutions les plus adaptées et la démarche à initier.
    Quelques chiffres clés sur cette concertation : 2000 questionnaires distribués, 27 interviews (familles, professionnels, acteurs du terrain …), 3 rencontres départementales de la Petite Enfance, 20 réunions de concertation et de travail, 4 visites de structures : Lizy sur Ourcq, Meaux, Crécy la Chapelle, Pontault-Combault, 2 restitutions publiques … 

    Je veux souligner la pertinence de la méthode proposée par la MSA pour la conduite de ce diagnostic : une enquête quantitative, basée sur un questionnaire largement diffusé dans la ville, suivie d’un volet qualitatif reposant sur des interviews (professionnels, familles ou acteurs du terrain). Deuxième phase riche d’enseignements qui nous a permis de percevoir et d’analyser certaines  tendances en cours et d’explorer de nouvelles perspectives, quelquefois innovantes.

    La confrontation des points de vue, l’analyse des situations et des témoignages a permis de mesurer  les paradoxes d’une société en pleine mutation, et les conséquences du bouleversement des équilibres entre vie professionnelle et vie privé qui se sont accélérés ces dernières années : temps partiel, amplitudes horaires, travail du week end, éclatement des couples mais également précarité … 

    Apporter des réponses appropriées dans un contexte de plus en plus mouvant devient délicat, surtout avec l’environnement budgétaire contraint qui caractérise la période actuelle.  Avec ce diagnostic, nous sommes munis désormais d’un vrai document stratégique, qui va guider notre action des prochaines semaines.

    En effet ...

     

     

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  • Les enjeux du débat autour du Grand Paris ...

     

    20090312PHOWWW00102.jpgLes deux débats publics sur l'"Arc Express" et le "Grand Paris" permettent aux usagers d'avoir une clarification bienvenue et nécessaire sur le contenu des deux projets, leurs modalités comme leurs zones d’ombre …

    Deux rappels toutefois, ces débats n'engagent aucunement les maîtres d'ouvrage (la Région pour Arc express, la Société du Grand Paris pour le Grand Huit), chacun restant libre de sa decision finale , et de la même manière cette procédure  ne constitue ni un lieu de décision ou de négociation, mais un simple espace d'information et d'écoute.

    Entre les productions issues de la consultation internationale des architectes autour du Grand Paris et le projet preparé en catimini sans l'ombre d'une concertation par Christian Blanc, le secrétaire d’Etat au cigare (passion partagée avec le Président de la SGP M Santini), il y a plus qu’une difference, il y a un changement de paradigme. 

    Autre élément à prendre en compte, et au combien déterminant, le niveau du réseau actuel, qui est totalement saturé quarante ans après la création du RER. Le tout TGV est passé par, aspirant toutes les  ressources financières de la SNCF et de RFF. Une situation identifiée désormais par la Cour des comptes  «Entre 2001 et 2009, le trafic sur les réseaux du transport régional a augmenté de près de 20% sans que les infrastructures évoluent en conséquence», indique t'elle dans le rapport qu'elle a consacré au système de transport parisien.

    Un constat presque incompatible avec le projet gouvernemental, vu le contexte de rarefaction de l’argent public qui caractérise la période actuelle. Si effectivement la Société du Grand Paris accapare les financements dédiés au transport public en Ile de France, rien ne pourra se faire ailleurs, un élément determinant dans ces débats. Le STIF et la Région ont décidé d’injecter 18 milliards dans une rénovation du réseau actuel car l'urgence est bien là.

    L'avis négatif du conseil d'Etat sur le Schéma directeur d'Ile-de-France ne simplifie pas la donne, loin s’en faut, la plus haute juridiction administrative a estimé que le vote des lois Grand Paris et Grenelle 2 rendait caduc le document régional.  Plusieurs solutions dés lors sont possibles pour le gouvernement : passer outre cet avis (il n'est que consultatif), légiférer et valider  le Sdrif, ou relancer la procédure ... Et il y a urgence, car désormais le  document d'urbanisme se référence est celui … de 1994 !!!

     

    Quelle contribution peut on apporter à ces débats ? Notamment et surtout lorsque l’on reside en grande couronne, car il faut se garder de ne laisser aucun territoire sur le chemin, telle est la question  ?

     

     

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  • Primaires : le(s) lièvre(s) et la tortue ...

     

    photo_1273038319277-1-0.jpg« J’ai longuement réfléchi et beaucoup consulté. Le moment est venu d’avancer dans la clarté et la simplicité : ma réponse est la suivante »,

    Je ne suis pour l’instant pas candidat aux primaires organisées par le Parti Socialiste.
    Plusieurs raisons expliquent une décision, somme toute  assez logique :

    J'ai conscience que le moment n’est pas encore venu. Les textes votées par les militants sont clairs sur les échéances, cette question, importante au demeurant, se posera réellement aux uns et aux autres au printemps. L’important pour l’heure est de bien préparer la campagne des cantonales, qui si elles sont bien menées, peuvent amener le Sénat à basculer à gauche, ce qui constituerait une véritable première dans la vie parlementaire française.

    L’autre point, central, est de savoir si une éventuelle candidature de ma personne constituerait une réelle opportunité pour le pays et une véritable valeur ajoutée pour les idées et les valeurs que je défend. Je n’en suis pour l’heure pas tout à fait certain, c'est dire  …

    Enfin, autre élément à prendre en considération, l'arrivée possible d'une nouvelle candidature, attendue celle là, et que moi même je souhaite, l’ayant défendue par le passé et qui prend aujourd'hui une nouvelle  ampleur dans le pays …

     

    Au delà de la plaisanterie de ce propos liminaire, je tiens à rassurer au plus vite les lecteurs réguliers de ce blog,  je suis on ne peut plus conscient de ne pas avoir le niveau du job, tout en pressentant également ne pas être le seul dans ce cas de figure, mais cela est une autre histoire ...

    Ne nous y trompons pas, l’élection présidentielle de 2012 sera pour la gauche une séquence délicate à mener et risque de se révéler cruciale non seulement pour notre pays mais également pour une Europe dramatiquement en panne aujourd'hui, selon le(la) candidat(e) qui l'emportera.

    Chacun connaît l’état actuel du pays, tant budgétaire que social et ses fractures, toujours plus nombreuses ...
    Après plus d'une décennie de gestion d'une droite qui a eu en main absolument toutes les manettes à sa disposition pour mener sa politique, et qui ne peut contester qu'il s'agit bien de son bilan, beaucoup pressentent que les semaines qui suivront l’élection présidentielle ne seront pas une douce sinécure, loin s’en faut …

    Il est nécessaire et vital de rassembler le pays, et de renforcer la cohésion sociale plutôt qu’exacerber les clivages, de stopper la casse délibérée de notre modèle social, qu’il faudra cependant renouveler et regénérer, de rétablir enfin  l’état de droit, de renforcer la décentralisation, de lancer une politique européenne et étrangère audacieuse et innovante, de mettre en place les infrastructures qui permettront à notre économie et à nos concitoyens de connaitre des lendemains meilleurs ... Je pense notamment aux mobilités, à l’accessibilité (dont  le Très Haut débit ...), à l'économie verte mais également et surtout aux investissements immatériels que sont  l'enseignement, la connaissance, la recherche, la culture et la cohésion sociale, autant de valeur ajoutée pour la vitalité économique, culturelle et sociale du pays.

    Il faut absolument redonner de l’espérance et des perspectives, notamment aux plus fragilisés par la crise sociale, il est grand temps de tirer enfin par le haut le débat politique ! Cette élection présidentielle constitue un véritable enjeu de société.


    Force est de constater qu’au regard de ce constat brutal, froid, implacable, mais malheureusement proche de la triste réalité, peu de personnes ont le profil et la carrure du job.
    Ce n’est faire injure à quiconque ou lui manquer de respect que de le constater … Plus que jamais, nous devons  avoir « the rigt man (or woman) at the rigth place », dont acte ...

     

    Concernant, cette "course aux primaires", qui fait vibrer les journalistes et tant phantasmer la droite,  quelques remarques aux actuels ou futurs « compétiteurs » …. Il leur faudra :

    - éviter la boite à claques et la course aux égos, qui n’a pas lieu d’être au regard de l'attente du pays et de la détresse traversée par trop de nos concitoyens. Le « pourquoi pas moi » peut effectivement donner des résultats assez pittoresques, pour ne pas dire pitoyables,

    - Se garder de toute diatribe ou attaque personnelle malvenue, qui aurait pour seule conséquence d'affaiblir son camp, en gardant bien en tête que pour l’emporter nous devrons être non seulement unis mais également réunir autour de nous …

    Terminons sur un brin de malice.
    Rappelons qu’Esope, qui s’il n ‘était pas beau avait un grand sens du relativisme et de l’humour. Il a inspiré à Jean de La Fontaine de nombreuses fables dont une fameuse qui commence par un vers trés approprié à la situation actuelle  …

     

    "Rien ne sert de courir; il faut partir à point …"

     

     

    Pour lire les deux fables de Jean de La Fontaine et Esope, cliquez

     

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