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  • Tapis rouge pour les éco quartiers

    l3-frassati.jpgC’est au « Tapis rouge »,  à deux pas de la gare de l’Est, dans les locaux de ce qui a été le plus ancien « grand magasin » (1784) de Paris, que s’est déroulée la 2eme conférence nationale des Eco quartiers. Deux objectifs affichés : établir un point d’étape sur l’éco quartier "à la française", et présenter la feuille de route 2011 .

    Un cadre quasi intimiste comparé au Musée Branly choisi par Jean Louis Borloo, un an auparavant, pour l’annonce du premier palmarès. La symbolique du fond muséographique, l’architecture épurée de Nouvel, l’intégration spectaculaire du végétal, la luminosité du lieu et la disparition de Levy Strauss la veille, avait créé un climat propice aux envolées lyriques, très présentes dans le  discours ministériel, abordant tant le sens de la vie et le devenir d’une « civilisation » arrivée à un véritable carrefour  (« On the turning away ») que sur les éco quartierś. La dynamique du Grenelle n’était pas alors encore encalminé

    Palmarès, somme toute honorifique (pas de subvention à la clé, contrairement à l’appel à projets régional) distinguant surtout des opérations d’aménagement de quartier d'habitat, sans véritable incidence sur les alentours sinon la verticalité, et très éloignés encore du standard des éco quartiers de référence européens et de l'émergence d'une conception "globale".

    J’avais regretté au moment de la candidature de ma commune au concours national, l’option prise de privilégier une approche thématique et segmentée (eau, déchets, biodiversité, mobilité, sobriété énergétique et énergies renouvelables, densité et formes urbaines, éco-construction) contrairement à celle de la Région Ile de France (appel à projets «  Nouveaux Quartiers Urbains ») transversale, et abordant également les questions de fond relatives au pilotage, à la question sociale, à la rétro action sur la ville ...
    Les choses évoluent cependant, car en lançant la convention dans la grande salle du Tapis Rouge, le secrétaire d’Etat au logement, Benoist Apparu, a présenté l’appel à projets 2011 qui intègre notamment une grille de critères élargie (cadre de vie, préservation des ressources, pilotage …), et témoigne une perception plus globale de la thématique, inflexion due aux travaux du Club National des Eco Quartiers.

    Car au delà de ce concours et de son palmarès officiel, certainement la partie la plus visible et la plus « communicante » mais peut être la plus discutable de la démarche initiée vu les standards retenus, il faut souligner l’importance du « Club national Ecoquartier » créé en cette occasion. Si cette initiative pouvait faire sourire à l’origine, force est de constater qu’elle a démontré sa crédibilité et son intérêt.

    Ce club est le révélateur d’une démarche innovante, atypique et quelque peu iconoclaste, inspirée des pratiques anglo saxonnes, selon Laurent Thery (Grand Prix de l’urbanisme 2010). Durant une année porteurs de projets, élus, professionnels, scientifiques, services de l’Etat se sont retrouvés pour ensemble approfondir leurs connaissances de manière pour le moins transversale, échanger sur les réussites ou difficultés rencontrées, les freins à surmonter, confronter points de vue ou méthodes et explorer des pistes de progrès ou de réflexion  ... 

    Adossé aux activités du club, un Comité Scientifique composé de spécialistes des questions liées à l’urbanisme, au bâtiment, aux inter relations entre vie sociale et habitat, a également planché sur la question …  L’objectif commun étant d’élaborer un référentiel national des éco quartier .

    Avant de revenir dans de prochaines notes sur le bien fondé ou non, de ce concept d’éco quartier à la française,  il m’est apparu utile de revenir sur une année d’activités du « Club National » auquel j’ai eu l’honneur de participer et qui a initié me semble t’il un véritable mouvement de fond sur cette thématique systémique (et non un mouvement sismique, quoique ...).

     

    Retour sur un peu plus d’un an de réflexion et de travaux …

     

     

     

     

     

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  • Du licenciement abusif en matière d'opinion ...

     

     

    entrer des mots clefs

     

    « Je lui dirais... 

     que les sottises imprimées

    n'ont d'importance qu'aux lieux

    où l'on en gêne le cours;

    que, sans la liberté de blâmer,

    il n'est point d'éloge flatteur;

    et qu'il n'y a que les petits hommes,

    qui redoutent les petits écrits. »

     

    Le mariage de Figaro (1784), V, 3
    Pierre Augustin Caron de Beaumarchais

     

     

    Pour en savoir un peu plus

     

    Note sur ce sujet ( Note précédente)

    Article du Monde, suite de la note (Radio France condamné)

     

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  • SCOT, la géographie au service des territoires ...

     

    scot2.jpg

    Le développement quasi exponentiel de Roissy et de Marne la Vallée, bouleverse l’équilibre territorial du secteur et ce n’est pas le nouveau projet de « Village nature » (qui n’a du « « village que le nom) qui va arranger la donne loin s’en faut, vu l’ambition de cette initiative !

    Dans un tel contexte, la réflexion autour du projet de territoire du Pays de Meaux, arrive à point nommé, d’autant qu’elle repose sur un projet de développement bâtie par les élus autour des valeurs du Développement Durable. 

    Réflexion collective soulignant les atouts de cette agglomération «sentinelle », située entre Marne, canal de l’Ourcq et forêts, constitués de sa très grande diversité (géographique, urbaine, économique) et d’un patrimoine naturel exceptionnel. Les élus ont compris tout l’intérêt de privilégier dans leur modèle de développement le « Pays de Meaux » et ses 18 communes, plutôt qu’un « Grand Meaux », tourné sur un développement autocentré et asphyxiant de la ville centre dans lequel l’essentiel des équipements structurants y seraient localisés …
    Constat simple, si aujourd’hui, 30 000 habitants sur 80 000 n’habitent pas la ville Centre, ils seront sans doute 40 000 dans quelques années … 

    Si tout n’est pas parfait dans l’intercommunalité, nous ne sommes pas dans un monde de bisounours, un élément est essentiel, pour conduire ce projet, vital pour leurs habitants, les élus ont mis de coté leurs divergences notamment politiques, permettant ainsi à cette réflexion territoriale d’avoir réellement du sens et de s’inscrire dans la durée …
    Conséquence, à ce stade de la démarche : des forces qui désunis constitueraient des lourdeurs et des freins rédhibitoires, rassemblées (cf première note de ce blog) deviennent un formidable levier de développement au service d'une véritable vision stratégique et partagée

    Autre atout, la transversalité de la réflexion engagée. Outre le SCOT (voir note précédente) les élus travaillent à l’élaboration d’un Plan Local de déplacement, d’un  Programme Local de l’Habitat et à l’émergence d’un projet économique majeur, le Parc d’Activités du Pays de Meaux.

    Enfin, il faut souligner la qualité du travail des équipes supportant cette réflexion, et notamment le « plus » incontestable apporté par les bureaux d’études sélectionnés. Provinciaux pour l’essentiel, sans à priori francilien, ils ont tout de suite perçu l’originalité d’un territoire à la fois rural, rurbain et urbain, véritable terre de contrastes, atypique des villes franciliennes de la petite couronne.

    Autant d’éléments qui rassemblés permettent non seulement d’esquisser un projet de développement original, mais également d’identifier les tendances lourdes, les atouts  et les défis de ce territoire comme la présence de certains signaux faibles, précurseurs de bouleversement ultérieurs qui pourraient dans un futur proche constituer des opportunités déterminantes.

    La démarche  engagée apporte aux habitants de ce territoire comme à leurs élus, une véritable Valeur Ajoutée, dans laquelle le Développement Durable joue un rôle pivot,

    Pourquoi ?

     

     

     

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  • 2011, année solidaire ?

     

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    La farandole des vœux est lancée, elle fait du mois de janvier un véritable marathon républicain à la gestion délicate pour les agendas, d’autant qu’avec l’intercommunalité et les relations amicales tissées de ci de là entre élus, le nombre de cérémonies aux quelles nous participons, s'est multipliée … 

    Une chose est certaine, beaucoup de nos concitoyens ne sont pas mécontents de voir 2010 se terminer enfin : perte d’emploi, baisse du pouvoir d’achat, incertitudes pour le lendemain, pessimisme ambiant, météo exécrable depuis deux mois, tout se ligue pour que l’heure soit à la sinistrose, le constat est général  … 

    Détail édifiant et révélateur de l'ambiance du moment, à la bourse des valeurs, la solidarité revient au premier plan, c'est une valeur montante, trés nettement et sous  toutes les latitudes  ... Le "gagner plus pour travailler plus", symptomatique d'un individualisme triomphant, a perdu en apparence, beaucoup de ses adeptes, ce dont personnellement je me félicite, en espérant que cela dure  ...

    Sur le terrain, la rigueur est bien présente, mais elle a apparemment ses humeurs, et frappe différemment que vous soyez riches et puissants ou non, c'est bien le problème ! D’autant que l’image donné du pouvoir est loin d’être emballante et l'exemplarité semble à géométrie variable.
    Sur le terrain, les aides financières considérables consenties en 2009 aux banques (cf les vœux de l’an dernier), ont fait exploser les déficits publics, et c’est désormais à chacun d’entre nous de payer la facture : hausse des prélèvements, baisses des dépenses publiques et sociales, souvent menées sans discernement ni équité ... A contrario pour les banques et le CAC 40, "don't panik" c’est reparti, beaucoup reprennent leurs mauvaises habitudes d’antan, celles qui avaient failli nous conduire droit dans le mur  …  

    Plus grave, des dépenses d'investissement incontournables et indispensables au développement du pays et à la sécurité de nos concitoyens sont remis en cause de manière inconsidérée : éducation, recherche, santé (oui c’est aussi de l’investissement pour un pays),infrastructures électriques, centrales nucléaires, réseaux de transports ...  Nous risquons demain de payer au prix fort beaucoup de ces économies du trop court terme ... 

    Pour les communes l’équation est de plus en plus délicate, elles sont en première ligne pour répondre aux besoins immédiats, urgents et multiples des habitants, tant en fonctionnement (mise en place de services proches, réactifs, efficaces) que dans les investissements à réaliser (équipements publics, trottoirs, routes … ) mais ont de moins en moins de latitude financière ce qui au regard des besoins du terrain, risque de poser quelque problème  … 
    Pour exemple l'état de la voirie. Après les deux hivers rigoureux que nous venons de subir, les rues ont  souffert et ce dans toutes les villes, les marchands de bitume vont voir leur chiffre d’affaire exploser en 2011, pour peu que les collectivités puissent effectuer ces travaux !

    Alors que promettre pour 2011 : du sang, de la sueur et des larmes ? Pas tout à fait, ou du moins cela n'a pas été du tout le sens de mon discours lors de cette manifestation républicaine, qu'est la cérémonie des voeux   …

     

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  • 2010, l’année de l’Eyjafjöll

     

    logo-sommet-cancun.jpgPour la planète, 2010 a été une véritable « annus horribilis » à oublier au plus vite, tant les catastrophes se sont succédées à un rythme effréné et effrayant.
    Elles ont  transformé le journal du 20 heures, en une superproduction hollywoodienne aux incroyables effets spéciaux, à un détail prés, la douleur n’était pas virtuelle et les larmes bien réelles …

    Moussons, typhons, inondations innombrables (les prochaines semaines sur ce point sont à suivre y compris chez nous …), incendies dus à la sécheresse, épidémies, dérégulation climatique … La liste très longue est quasi exhaustive, hormis un Tsunami la planète a tout connu. Une constante cependant, dont nous reparlerons,  95% des victimes vivaient dans les pays les plus pauvres... 

    2010 est l’année également qui a connu le plus grand nombre de catastrophes liées aux conditions climatiques depuis que ces statistiques existent (soit 130 ans selon le rapport du réassureur Munich Re qui assure les principales compagnies d’assurance).

    L’homme aussi s’en est mêlé, avec quelques désastres industriels emblématiques et retentissants, touchant cette fois ci les pays industrialisés : marée noire du golfe du Mexique aux USA, boues toxiques de Hongrie, sans oublier les innombrables atteintes à la bio diversité qui atteindront bientôt le point de non retour …

    Jusqu’aux incidents météo qui ont mis au premier plan les caprices de dame nature, des fumées et cendres du volcan islandais Eyjafjöll bloquant à lui tout seul le trafic aérien international pendant plusieurs jours, et les conséquences de quelques flocons d’hiver plus nombreux que d’habitude paralysant l’Europe du Nord et semant une vraie « pagaille » générale …

     

    2010, annus horribilis certes, mais également année riche en enseignements,  que nous devrions nous empresser d’intégrer, tant dans notre pratique que dans certains choix politiques ou éthiques, avant qu’il ne soit trop tard

     

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  • SCOT : quelques clés de lecture à décrypter

    scot.jpgIl me semble utile de revenir sur un point abordé lors du dernier Conseil Communautaire, relatif au Schéma de COhérence Territoriale (ou SCOT ) ; plus précisément au «débat » prévu par les textes qui théoriquement accompagne l’adoption du  Projet d'Aménagement et de Développement Durable (ou PADD), moment clé s’il en est de la réflexion engagée sur notre projet de territoire.

    Je regrette la quasi absence de prise de parole au regard de l’importance d'une telle réflexion collective pour notre jeune intercommunalité et la qualité comme l’originalité de la démarche initiée,  prometteuse à plus d’un titre. 

    Nous disposons désormais d’une véritable vision partagée sur le devenir d’un territoire dans lequel nous vivons, et pour beaucoup d’entre nous, sur lequel nos enfants s’épanouissent. Vision partagée, car réellement collective et relativement consensuelle, du moins pour le moment, nous aurons l’occasion de revenir sur ce point prochainement.

    Il m’a semblé préférable, avant d’aller plus loin dans l’analyse, de décrypter quelques clés de lecture incontournables, qui permettront je l’espère à chacun de disposer des éléments nécessaires à la bonne compréhension de la démarche et d’anticiper les prochaines étapes de ce processus et leurs conséquences tant pour chacune des 18 communes que pour ce coin de Brie.
    Vu l’importance des enjeux qui entourent cette réflexion, elle concerne chaque habitant de ce territoire, mais peut également intéresser tout citoyen impliqué dans les thématiques relatives à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire, car il y a matière !

    Encore faut il pour que chacun soit réellement partie prenante dans cette réflexion globale qu’il puisse s’affranchir du barrage sémantique cher aux urbanistes, pour tout dire assez ésotérique et techno … J’en profite pour rappeler les notes consacrées à la démarche initiée sur ma commune autour du Plan Local d’Urbanisme (ou PLU : vous avez dit PADD, PLU  s'il te plait dessine moi une ville), qui complètent utilement ce rapide panorama …

    Voici une tentative de décryptage de quelques concepts ponctuant cette démarche  : SCOT, PADD, DOG, PLD, ou encore démarche AEU …

    Commençons par le SCOT ou Schéma de Cohérence Territoriale …

     

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  • A tous, bonne année 2011 !

     

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    " Responsabilité entraine Solidarité "

     

    Victor Hugo

    Proses philosophiques, Les traducteurs (1860-1865)