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  • Sénat : Tout est en effet possible ...

    senatoriales-2011.giflendemain de journée électorale

     

    Retour sur un dimanche consacré aux sénatoriales dont les résultats tant locaux que nationaux compensent largement le regret d’avoir passé l’essentiel de cette magnifique journée ensoleillée à la Salle des Fêtes de la ville préfecture, Melun.

    Beaucoup de commentateurs de la chose politique se déclarent surpris d’un tel résultat, mais l’objectivité m’oblige à préciser que je pressentais un tel bouleversement, j'y reviendrais peu aprés, car la tendance constatée dimanche dernier vient de loin.
    Il est utile afin de mesurer toute l’ampleur de la vague de fond qui a secoué la haute assemblée, et au delà, l'ensemble descollectivités françaises de rappeler quelques points de repères :

    En 1995, la gauche disposait de 90 sénateurs sur 321, c’était il est vrai au siècle dernier, à l'époque ou ce mandat durait 9 ans et que le département de Seine et Marne n’avait jamais connu de sénateur progressiste (ce qui a changé depuis 2004).
    A l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, la droite disposait de 203 sièges contre 128 à la gauche,depuis dimanche dernier la donne a bien changé; puisque la gauche rassemble désormais 178 sièges sur 348, majorité absolue, cerise sur le gateau, sa liste en Seine et Marne a terminé en tête en réunissant plus de 43% des suffrages exprimés.
    Ces résultats représentent un vrai bouleversement (voir ci après), décidemment avec Nicolas Sarkozy, tout est possible !

    Je regrette pour ma part, la mauvaise foi de certains hommes politiques de droite le soir de l'élection, dont notamment celle de Gérard Larcher Président du Sénat ou de Jean Pierre Raffarin, refusant de reconnaître une défaite pourtant incontestable. Elle témoigne de la propension de certains élus, à considérer leur camp comme « propriétaires  de droit divin » de leurs mandats électifs et traduit un curieux respect de la démocratie. Ces réactions démontrent également tout l'intérêt et l'utilité d'une alternance, rappelons que la "haute assemblée" depuis son origine a toujours été un marqueur prononcé de la droite la plus conservatrice.

    Avant de revenir sur les multiples causes à l’origine de ce succés électoral, je tenais à saluer le travail de terrain quotidien et l’activité parlementaire inlassable des premiers sénateurs seine et marnais de gauche,dont Nicole Bricq.
    Ils ont démontré à beaucoup d’élus locaux qui en doutaient, l’utilité du Sénat et les ont réconcilié avec cette assemblée, qui j'en suis désormais persuadé peut réellement devenir enfin le parlement des territoires.

     

    Mais pour aller au delà du simple commentaire politique, voici mon analyse sur ces résultats et les perspectives qu'il ouvre …

     

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  • Le Grand Paris, a t’il besoin d’espaces ouverts ?

    espace-ouv1.jpgJ’ai participé, il y a quelques semaines, à la 2eme table ronde des  «Conversations Métropolitaines » (cf note précédente) dont l'intitulé évocateur : « Les espaces ouverts sont-ils l’avenir du Grand Paris ? », nous rapproche  du poème d’Aragon, mais aussi paradoxalement de la thèmatique abordée lors du débat précédent, qui était consacré lui à l'intensité urbaine.

    Rapide rappel. Un « espace ouvert » est un espace non construit, qui n’est ni altéré, ni imperméabilisé, autrement dit le terme regroupe les espaces agricoles et naturels. Il est bon de savoir que dés qu’une parcelle est bâtie et imperméabilisée, il lui faut des siècles, avant qu’elle ne puisse se reconstituer. Malgré cette réalité qui interpelle, beaucoup de professionnels de l’aménagement persistent à les considérer comme des réserves foncières ! Est il utile de souligner que la réversibilité est dans ce cas à sens unique !

    J'en veux pour preuve, un constat simple. Depuis quarante ans, la consommation d’espace naturel s'intensifie, une tendance que rien ne semble stopper. En 5 ans c’est l’équivalent d’un département comme la Seine-et-Marne, un des plus étendus du pays, qui a disparu, soit 24 m2 chaque seconde (Chambre d’agriculture).
    Conséquence directe du modèle culturel dominant de "l’american way of life" dont le style de vie est basé sur le développement de la voiture et de la maison individuelle avec jardin, l’étalement urbain, la multiplication de grands pôles commerciaux (« malls ») en périphérie.
    Autant d'éléments qui induisent le développement  d’une « ville consommatrice » (foncier, énergie, pierre, temps), dévoreuse d’espaces ouverts.
    Si nous voulons encore préserver des espaces naturels et agricoles significatifs, nous devons donc sortir de ce modèle, mais par le haut. Les urbanistes, élus, promoteurs, architectes, acteurs de l’aménagement  doivent s’y atteler au plus vite, avec un prélable,  rendre la ville durable désirable ce qui nécessite de faire évoluer les représentations culturelles liées à l’épanouissement personnel et familial, mais également la qualité de vie dans les villes.

    C’est ce qui est ressorti d'interventions fortes lors de ce débat. Notamment celle de Jean Yves Chapuis (voir plus loin) reprécisant qu’il est important d’anticiper les mutations, de ne pas figer une ville qui doit se faire, se défaire et se refaire de manière quasi continue.
    Si les espaces naturels et agricoles, sont d’ores et déjà un atout considérable pour notre pays, nous y reviendrons, leur formidable potentiel nous permettra demain de surmonter bien des défis, à condition bien évidemment d'avoir pu et su protéger leur intégrité.
    Aujourd'hui la menace de les voir disparaitre ou se dégrader est réelle a rappelé  Mireille Ferri (voir plus loin). Elle a souligné que la question centrale de leur survie est bien celle de leur valorisation. Une réalité économique qui doit s’imposer à tous, tant lors de l’élaboration des documents d’urbanisme, les espaces ouverts constituant  le « contre point » du bourg urbanisé, que dans les choix économiques : agriculture vivrière, éco matériaux ...

    Pour les préserver deux pistes doivent être explorées au plus vite :

    • limiter l’étalement urbain, et décourager toute spéculation, altération et fragmentation concernant ces espaces
    • valoriser lers produits issus de l'agriculture afin de maintenir une activité économique significative ayant de réelles perspectives de développement

     

    Vous en doutez ?

     

     

     

     

     

     

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  • 11 septembre ...

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    Pleure : les larmes sont les pétales du coeur.

     

     

    Eugène Émile Paul Grindel

    dit Paul Eluard 

     

     

    En souvenir des 11 septembre 1973 et 2001 ... Adieu tristesse ...


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  • A Otto & Jorge, européens ...

     

    europe grecque.jpg

     

    Deux européens convaincus nous ont quitté cet été. D’origine, de sensibilités différentes, leur parcours exceptionnel à plus d’un titre s’est confondu à l’histoire européenne et a traversé les passions les plus tumultueuses du siècle dernier, comme ses heures les plus tragiques.

    J’ai eu l’honneur de rencontrer l’un, l’autre a marqué ma jeunesse et a contribué à façonner durablement la personne que je suis aujourd’hui.

     

    Otto de Hasbourg, disparu à l’âge de 98 ans, né en novembre 1912. A la mort de son grand-oncle l'empereur François-Joseph, en 1916, le père d’Otto, Charles Ier devient le dernier empereur d'Autriche et dernier roi de Hongrie et de Bohême,

    Jorge Semprun, qui nous a quitté à 87 ans. Emigré républicain espagnol, puis résistant en France, déporté en 1943 à Buchenwald, activiste communiste et anti-franquiste, exclu du Comité exécutif du Parti Communiste Espagnol en 1964 pour liberté d’esprit, il se consacre alors à l'écriture, que ce soit en français ou en espagnol, et devient ministre de la Culture espagnole de 1988 à 1991, 

     

    Chacun d’entre eux parlaient plusieurs langues, a vécu plusieurs vies et en a fait le bilan. Passion commune chevillée au corps et à l'esprit, l’Europe …
    Que diraient ils aujourd’hui face à la crise grecque et aux soubresauts, onde de choc, Tsunami, les commentateurs ne sont pas avares d'adjectifs, qu'elle suscite sur notre continent et sa destinée prochaine ?

    Nous reparlerons sur ce blog, très prochainement du sillon creusé par ces deux européens, qui chacun à sa manière a marqué de son empreinte, ce continent, son histoire et sa perception …

     

    PS : l’illustration de cet article est le logo choisi lors de la présidence européenne Grecque, c’était en 2003, une éternité … Pour les autres présidences ...


  • Vous avez dit "Habitat, seniors, services" ?

    fsm-hss2.jpgIl y a juste deux ans, nous recevions le Préfet de Seine et Marne venu signer en Mairie de Trilport, le Contrat de Mixité Sociale nous liant à l’Etat. Force est de constater que la situation depuis a évolué, fort heureusement, et que la manifestation d’aujourd’hui avec la signature de la convention « Habitat Seniors service » avec le bailleur social FSM, en est la meilleure illustration, j’y reviendrais …

    Si l'article 55 de la loi Solidarité et Renouvellement Urbains impose un seuil quantitatif à atteindre et l’obligation pour la commune de construire d’ici 2020, plus de 250 logements sociaux pour arriver aux 20% exigés, notre volonté est de doubler cet objectif d'une exigence qualitative ; ce qui est techniquement plus compliqué, mais nous désirons avant tout respecter l’esprit et le texte de la loi, en doublant les exigences quantitatives de réponses qualitatives.  L’objectif de l’équipe municipale est de créer une mixité générationnelle et sociale épanouie dans toute la ville, sans ghettoïsation, afin d’éviter tout sentiment de déclassement ou de relégation.

    C’est un fait, le parcours résidentiel est en panne dans notre pays depuis des décennies, surtout dans le domaine du logement aidé ; panne qui pénalise d’autant plus certains public fragilisés, dont les seniors, de plus en plus nombreux.

    Le dernier recensement INSEE (2006) souligne un vieillissement de la population locale. Les plus de 60 ans représentent désormais prés de 20% des Trilportais (contre 13% en 1982), les plus de 65 ans 13,3% et les plus de 75 ans 7%. Tendance qui n’est pas particulière à notre ville, mais concerne le pays tout entier.

    Il nous faut anticiper les conséquences du vieillissement progressif du pays.  L’INSEE indique qu’en 2050, 31,9% des habitants auront plus de 60 ans (contre 20,8% en 2005) et que les 75 ans et plus passeront de 8% en 2000 à 15,6% en 2050.  Si cet allongement de l’espérance de vie est une bonne nouvelle, cette évolution impose désormais de penser autrement la ville et les relations inter générationnelles.

    Quitter son logement représente pour une personne âgée un traumatisme, du fait d’une perte de repères essentiels et de la rupture de son réseau social. Elle entraine souvent un véritable sentiment de déclassement et d’abandon. Le vieillissement est trop souvent synonyme d’isolement et de solitude lié soit à des problèmes de santé, d’accessibilité, de mobilité.

    Il est essentiel de favoriser le prolongement de l’autonomie résidentielle en mettant en place une offre adaptée. 

     

    C’est bien l’objet du label Habitat Seniors services et de la signature d’aujourd’hui avec FSM 

     

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