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  • Pour une nouvelle approche du Développement Durable

     « le temps du monde fini commence »

                                                      Paul Valery


    1378820579.jpg La 17e conférence de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) s'est ouverte, aujourd’hui,  pour deux semaines, à Durban.

    A  tout juste quelques mois du 20 eme anniversaire du Sommet de Rio (1992),  le pire est malheureusement toujours à craindre, que ce soit au niveau de l’augmentation des  émissions de Gaz à effet de serre, que du réchauffement planétaire, qu’il paraît compromis désormais de limiter à 2 ° d'ici la fin du siècle, seuil plancher pourtant préconisé par les experts du du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) pour se prémunir d'un réchauffement aux effets irréversibles.
    L’objectif est de prolonger le protocole de Kyoto, unique traité juridique contraignant ;  de récents rapports confirment que si rien ne change, la température sur la planète augmenterait de 3 °C à 6 °C d'ici à la fin du siècle !

    Il faut effectivement trouver une suite au protocole de Kyoto, dont la première période d'engagement expire fin 2012. Rien ne nous dit pourtant malgré l’aggravation de la situation que le sommet de Durban sera plus constructif que celui de Copenhague (2009), ou de bien d'autres ...

    It’s a long way ago

    Issu des travaux du club de Rome, de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement humain (Stockholm, 1972), le concept du Développement Durable s’est popularisé avec le rapport de Gro Harlem Brundtland, « Notre Avenir à tous », (1987), qui le définit ainsi : "un développement qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs". 

    La Commission mondiale sur l’environnement et le développement s’accorde sur une  « nouvelle » définition de ce concept en le faisant reposer sur ses trois piliers historiques : économique, social, et environnemental (ou écologique) et leur nécessaire équilibre.

    Il faut attendre le Sommet de la Terre sur l’environnement et le développement (Rio, 1992) qui adopte la « déclaration de Rio » et sa déclinaison locale « l’Agenda 21 », pour voir  la plupart des Etats s’engager dans l’élaboration de stratégies nationales de développement durable. 
    Mais la situation a évolué à un degré  tel, qu’elle nécessite au regard de  l’aggravation de l’état de la planète, de tout remettre à plat et en perspective :  enjeux, priorités, actions à engager et calendrier.

    Ce qui nécessite un changement de cap radical dont l’urgence, du fait de l’accélération du réchauffement climatique due aux émissions de gaz à effet de serre  (notamment le CO2) et des menaces pesant sur la biodiversité, n’est plus remise en cause par personne.

     Il s’agit non seulement d’inverser ces deux tendances, mais bien de proposer une nouvelle approche du Développement Durable et de ses priorités …

     

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  • Mobilis in mobili (2)

     

    0062.jpgRevenons sur les changements qui bouleversent peu à peu l’offre en transports tant ils modifient nos repères quotidiens en replaçant la question de la mobilité, au centre non seulement de l’organisation urbaine et de l’aménagement du territoire mais de notre vie en général.

    Se déplacer est une nécessité absolue qui conditionne l’accès au travail, à l’éducation, à la culture, à la santé, et de manière plus globale à toute vie sociale.
    Cette faculté ne peut être considérée comme une fin en soi, nos déplacements quotidiens étant directement liés à une activité et non au seul désir de parcourir une distance; il s’agit ici, pas seulement d’épanouissement individuel mais bien d’une obligation vitale, tant pour le citoyen que pour le dynamisme et l’agilité d’un territoire, dont l’efficacité tient également à la capacité qu'il donne à ses habitants de se déplacer de manière efficace.
    Plus que jamais, notre société est en mouvement (mobilis in mobili »), c’est ce qui arrive à la Région Ile de France depuis 2006, y compris désormais en grande couronne.

    Notons que si le lien entre accès efficient (cout / durée) à un réseau de transport performant constitue une valeur ajoutée pour les entreprises et l’économie, les infrastructures de transport représentent un coût significatif (investissement comme fonctionnement) et demeurent "peu rentables" sur le court terme. C’est pourquoi la puissance publique finance cette fonction qui constitue un véritable avantage comparatif territorial. Réalité qu’il est bon de rappeler aux tenants d’un ultra libéralisme qui démontre furieusement ses limites ces derniers temps, considèrant trop souvent la puissance publique comme une charge financière et un frein au développement économique. Il faut quelquefois voir au delà du bout de son nez, aussi long soit il …

    Une des particularités de l’Ile de France, et non la moindre, est la présence du STIF (Syndicat des Transports d’Ile de France, nous y reviendrons dans le prochain billet). C'est incontestablement comme partout en France, la volonté des élus régionaux de changer une donne passablement compromise, afin d'enclencher un véritable mouvement de fond dans le domaine des mobilités qui a permis de faire évoluer un contexte qui semblait jusque là figée et de créer des perspectives meilleures.

    En Ile de France, une des origines de ce mouvement est la réflexion initiée autour du Schéma Directeur Régional. Ce dernier, fruit d’un travail collectif piloté remarquablement par Mireille Ferri témoigne d’une nouvelle approche, liant développement territorial, intensité urbaine et mobilités. Il a permis de déboucher sur un document stratégique qui souligne l’importance de structurer un territoire autour des nœuds de son réseau de transport collectifs; ce qui permet en contre point de protéger également  espaces naturels et agricoles.
    Une réflexion qui nous aura fait gagner beaucoup d’années, mais qui pour être mis en œuvre nécessite un préalable : avoir un réseau de transport performant.

    C’est bien là que le bas blesse, conséquence logique du manque d’investissement tant de l’Etat, que de la SNCF depuis plusieurs décennies dans le réseau de banlieue. Situation devenue critique (cf ce blog) du fait du manque de moyens consacrés tant en fonctionnement qu’en investissement.
    Incontestablement le changement de gouvernance au STIF a été le point de départ de ce que l’on peut réellement qualifier de « reconquête » : cadencement, acquisition de nouvelles rames, investissement dans les gares, création de lignes de tramway, rénovation des voies et ballasts, avec la particularité de consacrer la moitié des investissements à la grande couronne (volonté affirmée de Jean Paul Huchon).

    Vague de fond qui s’est propagée aux acteurs  de la mobilité :

    -  La SNCF renouant avec les territoires et les mobilités de proximité mais aussi avec ses racines, après deux décennies consacrées quasi exclusivement au développement du TGV. Remise en cause interne qu’il convient de saluer, accompagnée du soutien financier de la région et du STIF. L’entreprise nationale qui jusqu’en 2006 avait démontré un certain « autisme » face aux demandes des usagers et des élus (cf ce blog), a depuis entrepris une vraie révolution culturelle et s’investit de nouveau vers l’avenir en travaillant à bâtir de vraies perspectives, tant pour les usagers que son personnel …

    - Les autres opérateurs, qui ont initié un mouvement de concentration, notre transporteur local historique (Marne et Morin) après avoir avalé tous ses concurrents a été racheté par le groupe Transdev et accélérer la constitution de réseaux suffisamment dimensionnés pour répondre aux enjeux transversaux de la nouvelle dimension que revêt désormais la problématique des mobilités beaucoup plus globale  : Keolis, Transdev, RATP …

    Se déplacer est enfin redevenue un enjeu politique, au sens noble du terme, tant cette capacité  est liée au temps qui passe, au temps à gagner, à la liberté de se mouvoir avec agilité dans l’espace, tant pour son épanouissement personnel que celui de la société. Une capacité vitale qui nous caractérise depuis que l’homme est homme.

    Peu à peu, irrémédiablement, le paysage des mobilités évolue, mute, un nouveau paradigme se dessine, avec l’émergence d’un nouvel acteur, la collectivité …

     

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  • A Lazare Ponticelli, ce 11/11/11

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    Ce 11 novembre 2011 est un moment  particulier pour notre ville et l’agglomération … 

    Particulier pour Trilport avec la venue d’une délégation de nos amis d’Engen, notre ville jumelée, située dans un pays, l’Allemagne, qui lors de la Grande Guerre a partagé les mêmes peurs et les mêmes douleurs, mais de l’autre coté des tranchées,

    particulier aussi et surtout pour l’agglomération du Pays de Meaux, du fait de l’inauguration du Musée de la Grande Guerre, sur les lieux mêmes où tant de vies humaines furent sacrifiées.

     En ce jour, au moment des nombreuses célébrations qui accompagnent l’inauguration du musée, n’oublions jamais le bilan de cette terrible tragédie …
    Plus de 10 millions de morts sont tombés « Sous cette pluie de fer, De feu d'acier, de sang » et dans quelles attroces souffrances …

    La seule question qui vaille et que l’on doit à l’histoire est de savoir pourquoi … 
    Pourquoi tant de morts, tant de haine, tant de dégâts  humains et matériels ? et tant de conséquences par la suite ?
     L’écrivain autrichien anti nazie Stephan Sweig nous apporte quelques éléments de réponse …

    " Si aujourd'hui on se demande à tête reposée pourquoi l'Europe est entrée en guerre en 1914, on ne trouve pas un seul motif raisonnable, pas même un prétexte.

    Il ne s'agissait aucunement d'idées, il s'agissait à peine de petits districts frontaliers ; je ne puis l'expliquer autrement comme une conséquence tragique de cet excès de puissance qui s'était accumulé durant ces quarante années de paix et voulait se décharger violemment. Chaque État avait soudain le sentiment d'être fort et oubliait qu'il en était exactement de même du voisin ; chacun en voulait davantage » 

     

    Effectivement, rien ne justifie cette guerre ou si peu …  Aucune idéologie, sinon celle du profit des marchands de fer, de canon et de feu, et des différents impérialismes européens qui en voulaient toujours plus en jouant sur l’enthousiasme de militaires en mal de testostérone désirant plus que tout une revanche sur 1870 …

    Qu’en retenir …

    Une génération sacrifiée, des régions et des économies entièrement détruites, des années de malheur pour le plus grand nombre, des sentiments nationaux exacerbés, et au bout du bout, des vaincus humiliés !
    Une humiliation qui conduira au nazisme, et sera à l’origine d’un conflit encore plus horrible …

    Autant dire que je suis plus que réservé de faire de cette journée, un "memorial day" à l'américaine. Il y a contre sens. Chaque date qui compose le tryptique 11 novembre, 8 mai, 14 juillet à sa logique, et ses enseignements, encore faut il les retenir et ne pas faire de contre sens.
    Ce n'est pas la "victoire de nos couleurs" qu'il faut exalter, mais bien une tragédie mondiale qui a secoué durablement et dramatiquement ce continent : que l'on soit allemands, prussiens, anglais, français ou d'une toute autre nationalité. 
    Il n'y a pas de hiérarchie dans les morts, chacune a son poids de malheur et de souffrance, mais peut on, à l'aune de l'histoire, comparer le cataclysme terrible qui a secoué le monde en ce début de XXeme siècle, sacrifié une génération entière de nos jeunes, celle des Lazare Ponticelli, le dernier poilu français à disparaitre, un sur trois n'est pas revenu et aucun n'en est sortit indemne, à une opération militaire extérieure, comme celle de l'Afganisthan dont chaque jour nous montre l'inutilité.  
    Non bien évidemment non, et ce n'est pas faire injure aux soldats qui tombent aujourd'hui si loin de chez eux, que dire ou penser cela.
    Il y a des guerres et des morts inutiles;  les 10 milllions de cadavres qui ont jonché l'Europe entre 1914 et 1918 étaient ils si utiles ... Je les aurai préféré alerte, plein de vie et d'entrain ...

     C'est le temps qui constitue le tamis de l'histoire pas la décision politique d'une seule personne. Le fait qu'il n'y ait plus de poilu en vie, que Lazarre Ponticelli ne soit plus parmi nous, ne doit pas nous faire perdre de vue la nécessité de ce remémmorer toute la tragédie qu'a constitué cette guerre.

    Car ce sont les hommes, c'est bien notre démocratie qui a rendu ce cataclysme possible. 

     
     
     




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  • Mobilis in mobili (1)

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    Cette note fait suite à une intervention  à l’école des Ponts, où j’avais été invité afin de plancher sur une problématique quelque peu ésotérique : « Quelle stratégie à déployer concernant les déplacements en Ile de France à l’horizon 2012 ? Les réponses du nouveau PDU », tout un débat … Que nous pouvons traduire par cette simple interrogation : quel est votre ressenti d’élu sur l’évolution des déplacements en Ile de France ?…

    L’objectif de ce premier billet est de rappeler le contexte et la réalité de 2003, représentative de la représentation qu’avaient, et qu’ont encore pour une grande partie d’entre eux les élus de la grande couronne, de l’organisation des transports dans la Région Capitale.
    J’aborderais plus précisément dans les prochains billets les bouleversements qui ont concerné cette problématique et explorerait quelques pistes de prospective …   

    Mon intervention se faisant face à un public averti, constitué de fins connaisseurs du contexte, il m’a semblé plus judicieux de ne pas entrer dans le détail des dispositifs en place ou dans le commentaire « théorique » des défis et orientation  du Plan de déplacement Urbains d’Ile de France. J'ai plutôt proposer à l’auditoire une analyse personnelle sur le bouleversement considérable qui a concerné ce secteur depuis moins de 10 ans, en me situant sur une focale résolument grand angle, celle de la grande couronne, notamment de la Seine et Marne et avec le point de vue de l'élu de base que je suis.

    Le titre d’un récent best seller pourrait résumer en partie ce propos : « la carte, le territoire » auquel il faudrait rajouter immédiatement « et leurs mobilités » tant ces différentes questions sont étroitement mêlées et imbriquées.
    Pour travailler sur un nouveau mode de développement, notre société redécouvre enfin les vertus de la géographie et l’importance du regard du géographe comme de sa méthode fondée sur la «reconnaissance des espaces qui investissent les lieux, qui les mettent en relation, qui leur donnent du sens » … 


    Nous redevenons "mobile dans l’élément mobile", telle la devise du Nautilus cher au Capitaine Nemo (« mobilis in mobili … »). Les mobilités sont de nouveau au cœur du développement de nos sociétés, du fait de la lutte contre les émissions de G.E.S mais aussi des conséquences négatives de l’étalement urbain sur l'efficience de nos déplacements. La place et le statut pris jusque là par l’automobile individuelle sont enfin remise en cause, ce qui amène à explorer de nouvelles grilles de lecture de l’organisation urbaine.

     En Ile de France, malgré des progrès certains, nous le verrons, la frustration grandit, et les besoins s’accentuent. Incontestablement nous assistons à une « accélération dans l’accélération » du degré d’exigence de nos concitoyens.
    Ils ont un sentiment très fort d’immobilisme alors qu’un simple coup d’œil dans le rétroviseur rappellerait les progrès significatifs réalisés depuis 2003. Nous réglons aujourd'hui la facture de plus de trente années de sous investissement, tant au niveau des infrastructures, de leur fonctionnement que des projets mis en œuvre.  Situation qui replace de facto au premier plan la notion de cout global, mais cette fois ci, appliqué au développement des territoires.
    Une quadrature qui dans le contexte budgétaire actuel, ne sera pas simple à résoudre, mais qui est avant tout un choix politique et un investissement pour que les habitants de notre société soient   plus que jamais "mobiles dans l'élément mobile" !

    Entrons dans le vif du sujet, avec le  rappel de la situation ante 2011 …

     

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  • Jénine, la mémoire de l’Intifada

    Voici une nouvelle rubrique du blog : Carte Blanche à ... 
    Son but, partager billets, photos, dessins envoyés par des lecteurs assidus du blog, qu'ils me semblent intéressant de dévoiler et de partager avec tous, mais en veillant à préserver l'esprit "d'entre Marne et Forêts".

    Voici le premier billet, un témoignage qui nous parvient de Palestine, actualité brulante s'il en est, puique ce pays vient aujourd'hui d'être accepter à l'UNESCO, un premier pas important et qui nous parle  de Jenine, ville palestinienne aux deux visages dans laquelle le présent oscille entre passé dramatique et futur ...

     

    IMG_1319.JPG"Jénine, c’est cette ville du Nord de la Cisjordanie, la moins connue par les touristes et expatriés qui visitent et résident dans ce territoire palestinien. Elle est la grande oubliée des guides touristiques, moins mouvante que Ramallah, moins belle que Bethléem et Naplouse, moins antique que Jéricho, moins symbolique qu’Hébron.

    Jénine a pourtant été l’un des haut lieu de la dernière Intifada. Le camp de réfugié que la ville abrite en son sein fut le théâtre d’une bataille sanglante entre fedayins et armée israélienne, en 2002. Une partie du camp de réfugié a été rasée, et des dizaines de combattants tués de part et d’autre (le bilan officiel fait état de 23 Israéliens et de 52 Palestiniens). Le nom de Jénine porte la mémoire de la résistance palestinienne.

    La route pour parvenir à Jénine est sublime. On sort de Ramallah par le Nord, en direction de Naplouse. Mon taxi collectif (ou « service ») monte et descend le long d’une route sinueuse qui serpente sur les collines de Judée, arides, rocheuses, sur lesquelles ne poussent que quelques herbes sèches et buissons, mis à part les nombreux champs d’oliviers qui les parsèment.

    Je vois défiler des villages, amas d’habitations anciennes et modernes, blanches et ocres, dominés par les minarets des mosquées, et qui semblent s’écouler du sommet des collines vers le fond des vallées. De temps à autre, des colonies israéliennes se dressent, reconnaissables à leurs immeubles standardisés, collés les uns aux autres, et à leurs pavillons résidentiels qui semblent tout droit sortis d’une série américaine. Miradors et check points, gardés par des hommes de Tsahal, en protègent l’entrée. À leur approche, la qualité des routes s’améliore, et des drapeaux israéliens flottent à chaque lampadaire.

    Au cours de mon trajet, notre véhicule a été arrêté par trois soldats israéliens, postés autour d’un check point installé au milieu de la voie. Il s’agit de deux hommes et d’une femme, lourdement armés et coiffés de larges casques recouvert d’un filet de camouflage. Ils ouvrent la porte du van, et demandent à chacun de présenter ses papiers. Je montre mon passeport. L’un d’eux le regarde longuement, me demande où se trouve ma photo, et me demande ce que je fais en Cisjordanie. Je lui réponds que j’effectue un stage à Ramallah, mais il ne semble pas parler anglais.

    Voilà exactement le type de question que l’on me pose à chaque fois que je rencontre des soldats israéliens, depuis l’aéroport de Tel Aviv jusqu’au fin fond des routes de Palestine. Mon agacement est renforcé par la froideur des soldats, qui contrôlent machinalement les Palestiniens tel du bétail, sans avoir l’air d’éprouver la moindre sympathie pour ce peuple qu’ils participent à opprimer."

     

    (...)

     

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