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  • Nouveau site, nouveaux usages ...


    site-trilport.jpgDeux évènements étaient prévus ce 21 décembre 2012, le premier déterminant pour chacun d’entre nous, puisqu’il s’agissait ni plus ni moins, de la fin du monde (excepté évidemment à Bugarach), il a fait long feu ce qui ne surprendra personne y compris beaucoup de Mayas et même Elisabeth Tessier, voyante de son état, c’est dire … 

    l’autre insignifiant, la mise en ligne du nouveau site internet de Trilport ; un site de collectivité de plus, certes, mais dont quelques particularités méritent qu’on s’y arrête, ne serait ce que pour expliquer des choix qui peuvent surprendre mais révèlent une évolution des usages dont il faut prendre acte.

    Si à l’origine ce type de site était une vitrine de la ville et des services mis à disposition des habitant, un produit fini et complet somme toute, ce temps est désormais révolu. Chaque site, compte tenu de la concurrence féroce règnant sur le web, mais également du manque de temps, de patience et d’attention que l’internaute dédie désormais à la recherche d’informations, doit apporter une véritable et rapide valeur ajoutée à l’utilisateur sous peine d’être délaissé. Soulignons qu’une mairie est aussi une administration dispensant des services quotidiens aux habitants, dont la nature même et le suivi, nécessitent des échanges fréquents entre administrés et administration, qu’ils soient « physiques » (accueil, rendez vous), ou téléphoniques et donc tributaires de contraintes liées à la disponibilité des personnes ou aux horaires des uns et des autres. Autant de limites dont s’affranchit allègrement  le web … 

    Si auparavant un site internet était un tout qui se suffisait à lui même, le développement des réseaux sociaux et des blogs, font qu’il n’est désormais plus qu’un des composants, certainement central, d’un vrai « éco système ». Un site de collectivité, doit être utile pour être utilisé,  il faut qu’il soit pour cela informatif, facilitateur de citoyenneté grâce aux ressources et services qu’il propose, contribuant ainsi à améliorer concrètement la vie des habitants au quotidien, qu’ils soient à domicile, au travail, ou en déplacement butinant sur leurs tablettes ou leurs Smartphones.

    Autant d’éléments qui ont nourrit la réflexion que nous avons initié, avant de lancer l’élaboration du nouveau site. Précisons, c’est très important à mes yeux, qu’il a été conçu par deux sociétés locales particulièrement innovantes, une web agencie et une  agence en communication qui ont fait preuve d’une totale complémentarité, d’un savoir faire et d’un sens de l’innovation qu’il convient de saluer, mais nous y reviendrons … Notre territoire, mais ce n’est pas un scoop, recèle d’une infinité de talents et ce n’est pas l’élu local que je suis qui s’en plaindra !

     

    Abordons les particularités du site que nous pouvons considérer comme révélatrices d’évolutions en cours …

     

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  • Un festival du vent, bien nommé ...

    mini-calvi-1.jpgL’approche des fêtes de Noel ou bien celle de la fin du Monde (chacun son choix) m’incite à mettre ce blog à jour, d’autant que j'ai oublié de publier la  note écrite sur un événement auquel j’ai eu l’honneur de participer début novembre à Calvi, le 21 eme Festival du vent (ou festiventu,  « Courants d’art et inspirations écolos »).

    L'édition 2012 a fait honneur à son nom, au regard de la violence de la tempête qui s’était abattue sur l’ïle de Beauté, le vent était bien au rendez vous, au grand dam des organisateurs, des compagnies aériennes comme de leurs passagers. L’atterrissage sur Bastia a constitué un grand moment d’émotion et d'anthologie tant l'avion a tangué et c'est fait chahuté dans les cieux avant de se poser. Des sensations fortes dignes des plus terrifiantes attractions de Dysneyworld !

    De Dysney le festiventu est pourtant à des années lumière, fort heureusement d'ailleurs ! Créé il y a plus de vingt ans par Serge Orru [l’ancien directeur général du WWF France] son concept est à la fois original et simple : provoquer à Calvi durant l'arrière-saison touristique, des rencontres mêlant personnalités venues de tous les horizons (artistes, sportifs, humanitaires, écologistes, scientifiques, journalistes ...) et des manifestations artistiques ayant pour thématique centrale, l’écologie.
    Force est de constater que le coktail a fonctionné, ce qui est certainement la conséquence de la qualité de ses racines environnementales, durables et profondes comme à celle  de son terreau, la fertile terre de Balagne.

    Un succés jamais démenti depuis, du à la qualité de l’organisation, bon enfant mais efficace, et à  l’engagement des 600 bénévoles qui animent la manifestation et font vibrer les 40.000 festivaliers qui s’y rendent chaque année. Il faut y ajouter également d'autres paramètres comme celui de la magie des lieux, des participants et des instants rares qu'une telle alchimie provoque ... Une chanson en est né, "la ballade de chez Tao" d'Higelin ...
    De nombreux  artistes ou intellectuels français et étrangers s’y donnent rendez vous chaque année, histoire de partager quelques jours de cette ambiance particulière, attachante et unique. Si malheureusement le cru 2012, du fait des éléments déchainés, n’a pas eu le succès populaire habituel, la qualité a été fidèle à la tradition, avec la présence de deux invités vedettes : Yann Arthus-Bertrand et Pierre Rabhi. 

    Revenons sur cette 21 eme édition et trois belles rencontres que j’ai eu le plaisir d'y faire …

    François, Yann, Pierre et les autres, tous les autres ...

     
     

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  • Parrainage républicain, 6 ans après, enfin ...

    boukra.jpg

    Nous avons fêté ce samedi avec beaucoup de joie mais aussi d'émotion, la régularisation de la famille B. pour laquelle j'avais écrit un billet en 2006 ... A sa relecture, je me souviens et m'indigne encore plus  ...

    Je me souviens, c’était un lundi d’octobre 2006, le 23 plus exactement; ce soir là, nous avions avec le Bureau Municipal et des élus de toutes sensibilités, "franchit le Rubicon" selon la Préfecture d’alors, en célébrant tout simplement, et en conscience, un "Parrainage Républicain" pour une famille de Trilportais tout à fait intégrée, menacée, du jour au lendemain, d'expulsion. 

    L'élu que je suis est plutôt connu pour faire avancer ses dossiers sans exposition médiatique superflue et excessive, notamment et surtout quand ils concernent des personnes, c'est dire qu'avant cette cérémonie, des démarches nous en avons fait, cependant force est de constater que lorsque il n’y a plus d’issue ou de marge de négociation possible, les médias peuvent être un outil efficace, souvent ultime et désespérée !

    Outil peut être, mais surtout pas une fin. Il est quelquefois facile d’endosser de manière éphémère l’habit du super héros en surfant sur la détresse humaine ou l'indignation légitime et immédiate, puis lorsque les feux de l'actualité sont passés, laisser faire, oublier d'agir ou de réparer les dégâts causés ... Certains s'en sont fait une spécialité, presqu'un fonds de commerce ...

    Mais peut on laisser commettre en France, la patrie des droits de l’homme et contre tous les principes que nous ont inculqué notre famille et notre éducation, une injustice manifeste ?

    Est il concevable qu’en France aujourd'hui, deux familles aux liens de parenté évidents (les épouses sont sœurs), arrivés le même jour dans notre pays, dans le même avion de surcroit, sont pour l’une, régularisée puis naturalisée car vivant dans un département voisin, pour l'autre menacée d'expulsion pour la simple raison qu’elle a le malheur d’habiter en Seine et Marne ?

    D’autant que cette famille, absolument sans histoires, loue son logement, paye charges et impôts; le père détenteur d'une carte vitale, cotise à une mutuelle complémentaire, son employeur lui propose même un CDI; la  fille de 11 ans scolarisée depuis son arrivée en France en janvier 2003 est bien intégrée, fréquente diverses associations locales et son frère, âgé de 2 ans et demi, né en France, est inscrit en classe maternelle. C'est dire son intégration !

    Comment expliquer une telle différence de traitement dans notre république, selon la lecture et l'interprétation qu'un haut fonctionnaire fait d'une même circulaire ?

    Qu'en penser ?

     

     

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  • Télécentre, le monde du réel est proche


    visuelTL-300x234.jpgJ’ai participé début novembre à une conférence organisée par la Région Ile-de-France et son agence numérique « la Fonderie » consacrée aux Mutations du travail. L’émergence 
    du travail à distance et la multiplication de «tiers lieux » (télécentres, smartcenter, espaces de co working …) sont autant de marqueurs de la révolution culturelle, sociale et économique qui bouleverse notre société.

    Une thématique déjà abordée dans deux notes précédentes (Les télétravailleurs rèvent ils de télécentres "ubiques", Les télécentres émergent de l'horizon), tant ce sujet s'impose peu à peu dans notre vie quotidienne et dans celle de l'attractivité des territoires.

    Le schéma traditionnel qui depuis la révolution industrielle régissait les relations professionnelles, que ce soit dans l’entreprise ou l’administration, basé sur le principe d’unité de temps et de lieu a vécu.
    Il suffit pour s’en convaincre d’observer les usagers des transports en commun qui penchés sur leur Smartphone ou leurs tablettes dialoguent et surfent en s’affranchissant allègrement de toutes limites spatiales ou temporelles. Le temps de l’ubiquité numérique est arrivé.

    Le développement du travail à distance est un enjeu global qui participe à l’aménagement d'un territoire plus durable, contribue à diminuer les émissions de gaz à effets de serre, donne la capacité aux salariés de travailler hors les murs de leur entreprise, ce qui, sous certaines conditions, permet de mieux concilier vie privée et professionnelle, de réduire le  stress et le temps perdu dans les transports et de mener plusieurs activités y compris familiales.
    C’est aussi là que le bât blesse quelquefois, car dans ce cas comment séparer vie privée ou professionnelle ?

    L’écart domicile-travail s’accroît. En 1950 la distance quotidienne parcouru par un français était de 5 kilomètre, elle est de 45 km aujourd’hui ! Et que dire des temps de transport, les franciliens y passent en moyenne plus d’une heure (deux fois plus qu’en province).Selon Bruno Marzloff , du Groupe Chronos, les enjeux des mutations du travail pour un territoire comme l'île de France représentent un gain de temps quotidiens dans les transports domicile / travail de 17 minutes en province et 34 minutes en Île de France.

    L’employeur s’y retrouve aussi : organisation plus souple, flexibilité accrue, charge locative moins élevée, baisse de l’absentéisme, gain de productivité…
    Cette mutation nécessite cependant un préalable : redéfinir les relations hiérarchiques et sociales dans l’entreprise. Le salarié n’est plus jugé sur son présentéisme mais sur des objectifs de travail ; l’encadrement, doit intégrer cette nouvelle donne, définir de nouvelles méthodes de gouvernance ou de médiation et surtout y être formé. . .

    Pour Bruno Marzloff il est important d’évaluer les enjeux des externalités positives du travail à distance (réduction des risques psycho-sociaux, augmentation de la productivité…) et de les confronter aux problématiques de gestion « rationnelle » des organisations.
    Les nouvelles méthodes de management à mettre en place doivent tenir compte également de la déspatialisation et des risques d’isolement des salariés. 
    L’apparition de "tiers lieux" apparait comme une piste pertinente permettant de préserver l’intimité (le domicile n’est pas assimilé au lieu de travail), le lien social, de mutualiser les ressources, favorise créativité, synergie, innovation et intelligence collective (« fertilisation croisée »).

    Aujourd’hui une trentaine de ces espaces collaboratifs existent en Île-de-France, pour l’essentiel situés à Paris. Ouverte en 2008 à Paris 2e, La Cantine a été la première à montrer la voie.

    Ce billet n'aborde pas le débat théorique, plus sémantique que conceptuel d’ailleurs, sur la dénomination de ces espaces (télécentre, tiers lieux, espace de coworking, smart center … ), mais vise surtout à explorer les conditions d’une mise en place concrète et pérenne de tels lieux.

    Avant d'aborder prochainement un projet plus local qui me tient particulièrement à coeur et la situation de la Seine et Marnaise, il est bon de rechercher les leviers de développement qui permettront de favoriser l’émergence des espaces partagés et collaboratifs et de répondre à la question éventuelle du modèle de développement à privilégier.

    Mais existe t’il un modèle unique reproductible ou plusieurs, et quelles sont les conditions à rassembler pour la réussite de tels projets ?

     

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