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  • Mobilités péri urbaines & ligne P de la SNCF : propositions d'actions

     

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    Impliqué sur les questions de mobilité depuis plus de dix ans en qualité de Maire de Trilport et Vice-président de la communauté d’agglomération du Pays de Meaux, je suis devenu au fil des ans, presque malgré moi, quelque peu spécialiste "es mobilités péri urbaines ».
    Si j'ai souffert durant des années, d'un trop plein de solitude sur de tels dossiers ("la solitude de l'élu du fond de l'Ile de France") j'apprécie aujourd'hui de ne plus être un des trop rares élus locaux mobilisés sur le sujet de la ligne P et plus globalement des mobilités de la Grande couronne et du péri urbain. Cette priorité s'impose enfin au plus grand nombre; il était grand temps ...

    Lors des réunions innombrables auxquelles j'ai assisté, j'ai toujours écouté avec beaucoup d'attention rapports d'activités, indicateurs de satisfaction ou de performance, projets d'amélioration égrenés par les responsables et représentants des opérateurs et du STIF.
    Mais devant la dégradation inadmissible des conditions de transport de ces derniers mois et l'absence notable de perspectives, j'avoue ne plus pouvoir rester aussi Zen, devenant adepte de la parabole dite "de la lune et du doigt". Je m'affranchis du doigt tendu par les représentants de la SNCF ou du STIF et tel le "sage" de la maxime je m'évertue à scruter la lune, qui doit être notre objectif commun si nous voulons concrètement améliorer une donne bien mal engagée.
    L'ère du "bricolage" en matière de mobilité est à mes yeux dépassée, il nous faut changer de paradigme au plus vite, sans démagogie mais avec constance, ténacité et surtout détermination.

    Dans cet esprit, j'avais élaboré une note à destination de Claude Bartolone destinée alors à alimenter son programme aux régionales, certaines  propositions ayant d'ailleurs été retenues. J'ai enrichi cette réflexion depuis, de nouveaux éléments tirés notamment du dernier rapport annuel de la Cour des Comptes (traitant cinq après un premier audit, des mobilités en Île-de-France), très explicite, en ai fait une contribution que j'ai décidé de partager avec les élus impliqués concrètement sur cette problématique, toutes tendances politiques confondues; c'est à cet usage que je leur ai envoyé ce travail en février dernier.
    La période qui s'ouvre est effectivement cruciale, les arbitrages qui impacteront les prochaines années seront rendus sans doute avant l'été. J'ai jugé utile, citoyen et transparent de rendre ce document  "Pour des mobilités péri urbaines" accessibles à tous, depuis ce blog (module : "Tribune, textes ...").

    Je vous engage à lire ce texte, notamment si vous êtes usager. Il se veut accessible à tous et surtout informatif; les propositions qui y sont faites ne se limitent pas aux seuls investissements lourds exigés par l’état actuel du réseau, ils sont incontournables et urgents, mais regroupent diverses pistes d'actions liées aux spécificités des territoires péri urbains, notamment seine-et-marnais.
    Je n'ai pas abordé les problématiques de maintenance liées au Centre Technique de la SNCF. Son dimensionnement futur, comme son organisation sont intimement liés aux choix techniques effectués sur le parc roulant;  cependant l'amélioration de son fonctionnement demeure un passage obligé, tant cette infrastructure constitue aujourd'hui un sérieux goulot d'étranglement.

    Une évidence s’impose : il est nécessaire de mettre les bouchées doubles, que ce soit pour rattraper un retard vieux de plus de trente ans mais également et plus que tout pour accompagner la croissance démographique de territoires en plein essor et leur dynamique territoriale... il y a effectivement urgence. 
    Je demeure intimement persuadé que la dimension péri urbaine nécessite également de nouvelles clés de lecture, pro actives, transversales et prospectives afin de répondre aux potentialités comme aux contraintes des territoires de la Grande Couronne.
    Les mobilités péri urbaines vont du transport de masse à un "sur mesure" quasiment individualisé, elles exigent de nouvelles réponses, de la souplesse, de la fluidité, de l'agilité, que ce soit en terme d’infrastructures ou de services à mettre en place.

     

    Le débat est ouvert, bonne lecture ...

     

     Ci joint quelques extraits du rapport de la Cour des Comptes relatifs aux transports ferroviaires en Ile de France depuis 2010, que je vous engage vivement à parcourir également dans son intégralité, il est pour le moins instructif ...

     

     

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  • Sortir de l’histoire pour surgir dans le présent

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    Nous avons célébré la journée du 19 mars 1962, comme chaque année, y compris lorsque cette guerre sans nom n’était considérée alors que comme «un évènement» à commémorer presqu'en catimini. Nous nous sommes rassemblés pour célébrer enfin et officiellement au nom de la nation, la mémoire de tous ceux qui sont tombés, qu'ils soient militaires ou civils et sont restés là bas, sur l’autre rive de la Méditerranée.

    L’essentiel est bien là …

    Toute polémique face aux sacrifices des victimes consentis ou non, est inutile, déplacée, indécente, irrespectueuse ... Laissons les morts en paix et les consciences s’apaisaient au fil des générations qui se succèdent.

    Cette date du 19 mars est légitime, plus que tout autre; rappelons simplement qu’elle correspond au jour du cessez-le-feu en Algérie, au lendemain de la signature des accords d’Evian.
    Certes, la paix n’est pas venue immédiatement, qui le nie ? Mais c’est le 19 mars 1962 qu’a débuté le long et douloureux processus de sortie d’une guerre, considérée alors comme inextricable, interminable, et qui a divisé si longtemps notre pays en deux.

    Est il opportun de réactiver une division qui n’a plus lieu d’être ? Non … Et pour quels motifs impérieux, si ce n'est de la politique à la petite semaine ?

    L’histoire nous l’apprend, les conflits du XXeme siècle, comme ceux d’aujourd’hui, l’illustrent malheureusement, une sortie de guerre, y compris après un cessez le feu, est souvent longue, chaotique, faite d’une succession de violences, empreinte de colère plus ou moins contenue, de haine et de ressenti.

    La guerre d’Algérie n’y échappe pas, loin s'en faut. Plus que tant d’autres elle se double d’une déchirure profonde entre français, véritable fracture béante, mais aussi entre algériens.
    Pour ce qui nous concerne, le sacrifice puis le massacre des harkis, littéralement abandonnés, reste une tache indélébile sur le drapeau national, drame intolérable qui doit nous interpeller encore aujourd’hui.
    La France tout au long de son histoire n’a pas fait que de belles choses, il est bon aussi de s'en souvenir … Il y a les victoires, il y a les défaites, il y a également les faillites morales qui existent dans les défaites comme dans les victoires.

    Commémorer le 19 mars, c’est célébrer toutes les victimes de cette guerre, quelque soit le jour où elles sont tombées.

     

    Je n'oublie pas que cette date a été vécue différemment par les familles,

    A Trilport comme dans la grande majorité des villes françaises, elle a été ressentie comme un véritable soulagement, la promesse d’un retour proche au pays pour plus d’un million d’appelés,

    Elle demeure un véritable traumatisme, pour tant d’autres ... Plus d’un million également, quittant leur terre natale bien malgré eux, déchirure dont ils ne sont jamais remis, exode sans retour … J'ai grandi dans le Var entouré de beaucoup d'amis pieds noirs et mesure toujours avec gravité la douleur qui est la leur, l'ayant quelque peu partagé moi même, issu d'une famille déracinée ...

    La multiplicité des mémoires composent depuis des siècles la richesse de notre histoire et de notre présent et font la grandeur de cette nation. L’identité française est un creuset où d’une «guerre des mémoires» on aboutit à une communauté de destin partagé; les mois qui ont précédé nous ont douloureusement rappelé l'utilité du creuset républicain et citoyen. 

    La question qui nous est posée est à la fois simple, douloureuse et complexe : comment sortir de l’histoire pour construire le présent et préparer un futur plus serein ? Chacun sait que l’on n’écrit pas le présent à l’encre des rancœurs du passé, encore moins un futur serein.

    Il nous faut «sortir de l’histoire» pour surgir dans le présent comme l'écrit Kamel Daoud, sans déni, sans deuil maladif, rendu plus fort par la tragique et douloureuse expérience traversée.

    Plus que tout nous devons faire de la mémoire un souvenir partagé et commun …

     

     Il m'a semblé utile d'aborder aussi le ressenti des algériens, hier encore citoyens français vis à vis de cette histoire douloureuse qui est également la leur. Voici une chronique de Kamel Daoud, écrivain algérien à la plume flamboyante et à la parole toujours libre sur la situation de son pays face à l'histoire ...

     

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  • Maires et solidaires

     

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    J’étais aux cotés de mon ami Claude Jamet au Tribunal de Grande Instance de Fontainebleau, avec d’autres, beaucoup d’autres, tant d'autres : anciens salariés, habitants de Bagneaux sur Loing (la ville dont il est Maire), élus … Nous nous sommes retrouvés prés de 400. Une affluence record pour ce Tribunal, autant dire que la salle d’audience était bien trop petite pour accueillir tous les soutiens présents.

    Claude est jugé pour « entrave à la liberté des enchères ou soumission par violence ou menace », en fait la justice lui reproche d’avoir perturbé la liquidation de la société Prevent Glass, le 20 novembre 2012. Il s’était alors enchainé symboliquement et risque en théorie pour ce geste, une peine de six mois de prison, 22.500 euros d'amende et la perte de ses droits civiques.
    Si lors de l’audience le Procureur a cependant adoucit le trait, demandant pour cette action symbolique, une condamnation symbolique, la partie civile, n’a pas eu cette élégance; le liquidateur réclame 100 000 € de « préjudice matériel » prétendant que Claude lui a fait perdre avec son geste … 5 millions d’euros, sic. De "Maire courage", Claude est devenu du coup "l’homme qui valait 5 millions".

    L’affaire a été mise en délibéré au 11 avril.

     

    Claude fait honneur à son mandat. Un élu ne doit pas être hors sol, pratiquer l’entre soi, ne vivre qu’au travers, par et grâce aux médias, mais au contraire, vibrer et respirer au rythme et à l'unisson du territoire dans lequel il vit et qu’il représente... Agir afin de faire bouger les lignes, de créer des perspectives, agir simplement pour changer la vie de sa ville au quotidien.

    S’il se doit d’être à la fois un homme ou une femme d’écoute, de dossier, l’action importe plus que tout.
    Le geste de Claude Jamet n’est pas celui d’un Don Quichotte se battant inutilement contre les ailes d’un moulin et le vent, mais celui d’un semeur d’espoir qui ne s’avoue pas vaincu et poursuit sa route bravant l'adversité et les obstacles. C’est ainsi que l’on réconcilie les habitants avec les élus et qu’on leur donne l’occasion, bien trop rare par les temps qui courent, d’avoir de nouveau foi en la politique.
    Encore faut il agir avec ses tripes, son cœur et toute son énergie, être connecté à la vie réelle, loin des sunlights médiatiques et des petits calculs des bureaux des états majors parisiens, qui sont loin de tout et surtout des autres.

    Claude par son attitude exemplaire, tout au long d’un conflit social qu’il ressentait au plus profond (le Maire de Bagneaux-sur-Loing a travaillé 43 ans comme verrier sur ce même site, depuis l’âge de 14 ans), a réussit à canaliser la révolte et la colère légitime de travailleurs vivant dans des territoires ou l’emploi se meurt, ou le lien social s’éteint peu à peu, ou les perspectives d’avenir s’effacent au rythme des mauvaises nouvelles et des fermetures d’usines.Des lieux à des années lumière des feux de la rampe médiatique, donc loin du cœur des décideurs.

    S'il s'est enchainé à la porte du poste de garde, il n'a empêché nullement l’accès à l’usine, démontrant que l’on pouvait, à la fois protester et s'indigner contre une décision contestable et respecter les lois et la justice de la république, contrairement à ce que semble indiquer le Procureur et les parties civiles.
    C’est aussi grâce à son action, qu’aucune violence, qu’aucun acte désespéré ou dérapage ne sont à déplorer, cela n'a pas assez été dit ou écrit.

    Paradoxalement l’avocat des parties civiles a très bien décrit lors de sa plaidoirie les tensions qui existent  dans nos territoires, de plus en plus présentes et pesantes entre lois, décisions de justice, mesures de liquidations, licenciements et pays réel …
    Cette France périphérique (qui n'est désormais plus invisible) dans laquelle les extrêmes se développent, surfant sur le sentiment d’abandon ressenti par les habitants de "territoires de relégation et de déclassement" voit proliférer les détresses collectives et individuelles et s'élargir une fracture territoriale de plus en plus palpable, ce qui d'autant vrai dans les terres de Brie, à la fois si loin et si proches des portes de la métropole, de ce Grand Paris si puissant. 

    Certes un élu est un passeur et doit faire respecter le droit et la loi, y compris lorsque celui ci est difficilement applicable faute de moyens financiers ou humains, mais il est aussi un médiateur qui se doit de préserver plus que tout la cohésion sociale.

    Je considère, notamment après cette audience, que Claude Jamet n’a pas outrepassé les limites de son mandat, mais lui a fait honneur; démontrant qu’il avait su gardé et préservé toute sa capacité d’indignation en menant une révolte légitime et plus que tout pacifique. Ce faisant il a fait corps avec ses concitoyens et défendu un territoire si durement touché.
    N’oublions jamais que la détresse sociale est trop souvent d’une violence infinie, même lorsqu'elle est peu visible, et brise littéralement  des femmes et des hommes, aussi solides soient ils ou soient elles … 

    Un élu local authentique n’est pas désincarné, mais solidaire, il est fait de chair, de sang, d'émotions et de passion. Sa mission est également de se faire l’écho de la détresse, de la misère, du sentiment d’abandon du territoire qu'il représente, c'est aussi sa fonction.
    Cette révolte qui l’anime est un véritable moteur qui alimente le débat collectif mais elle constitue également un modérateur pour des concitoyens qui ne se sentent plus abandonnés mais représentés et défendus.

    Ce que la petite histoire de Bagneaux sur Loing retiendra c’est que grâce à l’action entreprise, à l’énergie déployée par Claude, l’ancien site industriel Prévent Glass hier complètement vide, commence à revivre aujourd'hui ; l’usine ayant été racheté par la ville a vu peu à peu revenir des entreprises et des emplois et a rebaptisé ce site Pyrex.

    Il est invraisemblable pour lui, pour notre combat commun et quotidien au service de nos concitoyens mais aussi d’une cohésion sociale de plus en plus ébranlée et fragile, ciment essentiel s'il en est pour "faire société", comme il est dommageable également pour la justice qui ne s’honore pas en cette occasion, que Claude Jamet se soit retrouvé à la barre des accusés.
    Est il admissible que des élus qui pour s’enrichir bafouent en toute impunité les lois depuis des années ne soient pas inquiétés, alors qu’un élu qui ne fait que ce qu’il estime être son devoir, en osant protester symboliquement, vive durant 38 mois à titre personnel un véritable enfer ?

    Ce n'est qu'une illustration de plus des paradoxes d’une société, pour le moins, schizophrène, dans une période troublée ou l’on exige tant des élus, tout en leur ôtant tout moyens d’actions ... 

    Aussi, ce n’est pas une peine minimum, tout juste symbolique que mérite Claude, mais la relaxe pure et simple, ce ne sera que justice…

     

    Les faits ...

     

     

     

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  • Habitat social, où en sommes nous ?

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    L’opération des logements sociaux de FSM inaugurée rue de Montceaux cette semaine, me donne l’occasion de faire un point sur notre situation en ce domaine et le partenariat initié avec ce bailleur.

    Je ne l’apprendrais pas aux lecteurs de ce blog, l'article 55 de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain, impose à toute commune francilienne de plus de 1500 habitants d’avoir d’ici 2020, 20% de logements sociaux et 25% en 2025 (loi ALUR). Rappelons que si les décrets d’application de la loi SRU ne datent que de 2002, la pénurie de logements en France est une vieille histoire.
    L'état demande aux élus en un ou deux mandats de réparer plus d’un demi siècle d’immobilisme sur une telle question ; or pour appréhender et maitriser les ressorts d'une problématique que chacun s'accorder à reconnaitre comme complexe, il est nécessaire d’acquérir un minimum d’expertise et de savoir faire dans des domaines aussi divers que le foncier, l’habitat ou l’urbanisme. Le but d’une mixité réussie étant d’offrir aux habitants les conditions d’un véritable épanouissement. Ce qui veut signifie que même pour un élu convaincu de l'intérêt de ce texte, comme je le suis, lancé une telle action, véritable politique publique, lexige un minimum de temps, notamment au début.
    J’ai la conviction que s’il faut bien évidemment suivre à la lettre cette loi légitime, notamment répondre aux exigences quantitatives, il est également important d’en respecter l’esprit et de se fixer des priorités qualitatives ; ce qui est techniquement un peu plus compliqué à réaliser … Aussi, j’ai le sentiment d'avoir agit juste en faisant de la qualité de l’habitat, au sens global, une exigence préalable, et de tout avoir mis en œuvre pour y arriver.
    Il est vrai qu'une autre démarche etait possible : préempter un terrain en périphérie de ville, y bâtir en nombre les locatifs sociaux manquants ... Loin des yeux, loin du cœur ... Méthode simple, rapide, apparemment moins couteuse, respectant les objectifs quantitatifs de la loi SRU, mais pour le moins court termiste.
    J’assume de ne pas avoir été sur ce point exemplaire et d’avoir pris le temps de bien faire ; ce qui en son temps m’a valu des échanges pour le moins directs avec les représentants de l’Etat.

     

    Quelques convictions tout d’abord.

    Un Maire n’est pas l’élu d’une ville mais d’un territoire, ensemble complexe composé d’entités urbaines, agricoles et naturelles qui doivent dialoguer ensemble en bonne intelligence. Notre volonté est de préserver l’intégrité des espaces naturels et agricoles, afin qu’ils gardent toute leur potentialité, en prenant prendre le contre pied du modèle urbain dominant, celui de l’étalement urbain, basé sur le développement de la ville «longue distance», consommatrice de foncier, d’énergie, de pierre, de temps et grande dévoreuse d’espaces …

    Depuis 2005 nous avons considérablement renforcé nos moyens d'action, acquis un réel savoir faire, initié un projet de développement durable du territoire (notamment avec l’éco quartier), réuni des partenaires indispensables, dont les services de l’état avec lesquels nous travaillons en toute transparence et l’Etablissement Public Foncier, qui déploie toute son expertise pour nous aider à construire du logement social ; et ce malgré les diverses difficultés rencontrées : foncières, financières, règlementaires, dont une spécifique à Trilport, un zonage absurde, inéquitable, illégitime pénalisant le montage de toute opération de création de logement sociaux. Nous agissons pour :

    • promouvoir un logement social de qualité, notamment en centre ville : afin de rapprocher les habitants des équipements publics, de développer les mobilités douces, afin de faire de Trilport une ville « courte distance ». Les appartements inaugurés sont lumineux, connectés à la fibre optique, dotés d'outils de suivi mobiles individuels ...
    • diminuer les charges des locataires en participant à la lutte contre le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre (performances thermiques et isolation très performante), en privilégiant le plus possible les matériaux bio sourcés,
    • privilégier les opérations à taille humaine, l’éco construction, l’accessibilité, la signature architecturale du bâti et son intégration au site.
    • Développer une mixité multi générationnelle et sociale dans toute la ville, afin d’éviter ghettoïsation ou sentiment de déclassement et proposer également des solutions de logement adaptées tant aux séniors, qu’aux jeunes
    • Intégrer dans chaque opération les problématiques du stationnement, afin d’apporter des réponses non doctrinales mais bien concrètes

    Mais au delà du rationnel, du technique, des données statistiques, je voudrais surtout et plus que tout parler d’humain, d’affect, de pathos, de désir. Trop peu d’acteurs s’en préoccupent, c’est pourtant essentiel.

    Une feuille de route s’impose : rendre la ville durable, aimable et désirable, en travaillant sur la qualité des espaces, du bâti, des services de proximité mis en place … Vivre en ville, c’est avant tout habiter sa ville et même si possible être habiter par elle.

    Il est grand temps de faire évoluer dans l’inconscient collectif les représentations liées à la ville, à l’épanouissement personnel, familial et collectif, en améliorant concrètement la qualité de vie, les aménités, l’intensité urbaine et placer l’humain et la préservation de la nature au centre de nos réflexions.

    La ville est un tissu vivant qui doit se régénérer, se reconstruire sur lui même, mais être également en capacité de procurer de l’émotion et d’avoir une dimension évocative. S’il est nécessaire de développer une ville plus intense, elle doit dans le même temps être surtout, paradoxalement, plus humaine ... C’est la vision que nous partageons avec nos partenaires.

     

    Pourquoi avoir choisi FSM, et où en sommes nous vis à vis de la loi SRU ?

     

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