Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Pour le Péri urbain, "Mobilis in mobili"​, mirage ou objectif ?

     

    mobilites-1024x682.jpg


     

    Les "rencontres de la mobilité inclusive" organisées par le laboratoire du même nom*  invitent chaque année les acteurs de la mobilité à une journée d'échange consacrées aux difficultés rencontrées par les publics en situation de fragilité. Cette journée permet également aux jeunes pousses de présenter leurs innovations, une quatrième édition qui illustre l'essor véritable de ce marché des mobilités du fait notamment de l’arrivée de nouveaux acteurs issus du monde du numérique.

    J’étais invité à participer à la table ronde dédiée aux mobilités péri-urbaines. Il est bon que les problématiques spécifiques à l'espace péri urbain soient enfin mis en avant dans ce type de rencontre, tant elles concernent des territoires qui se retrouvent aujourd'hui en situation de grande fragilité.
    J’ai rappelé l'état de délabrement des réseaux ferrés de la grande couronne, où se déplacer demeure non seulement un enjeu, mais trop souvent un véritable défi, ce qui à la longue et au quotidien devient pesant et pour le moins anxiogène pour ceux qui vivent dans ces territoires. Il serait pertinent pour le péri urbain, de parler plutôt de mobilités non inclusives.

    Y répondre nécessite de rattraper plus de 30 ans de désengagement total, que ce soit au niveau du parc roulant, des réseaux ou des gares. Conséquence directe de la priorité donnée au Tout TGV par la SNCF toutes ces années, financé par l’abandon délibéré de nos réseaux ferrés régionaux.
    Rattraper un tel retard est difficile, d'autant qu'il faut adapter dans le même temps les infrastructures à la montée en puissance de territoires en plein essor et à la mutation en profondeur de notre société.
    Cette situation est assez similaire à celle que nous connaissons avec la transition numérique; avant d'aborder la dimension des usages, essentielle, il convient cependant de régler la question des tuyaux ! Accéder à une mobilité réellement inclusive nécessite le préalable de "gagner" la bataille des infrastructures. Vaste gageure ...

    Notre société illustre la célèbre devise du capitaine Nemo, "mobilis in mobili ». Ne pas être en capacité de se déplacer en liberté dans une société de plus en plus mobile, conduit inexorablement à l'exclusion et au déclassement.
    Avec des conséquences  trés concrètes : contraintes quotidiennes, absence de perspective, ressentiment de plus en plus marqué à l’égard des métropoles, élites et ville capitale, comportements électoraux de rupture (abstention ou vote extrémiste)...
    Si ce n’est pas encore la guerre des Gaules, les fractures territoriale, sociale et politique déjà présentes s’élargissent au fil des mois. Gagner la bataille des mobilités péri urbaines constitue désormais un enjeu démocratique de premier ordre et devient une priorité républicaine.

    Il est essentiel de remettre l’équité au coeur de la république des territoires, et de maintenir une cohésion sociale aujourd’hui malmenée qui ne tient plus qu’à un fil dans certains territoires et menace de rompre à tout moment.
    Les mobilités sont au cœur de nos vies, trop souvent même de nos angoisses quotidiennes, tant se déplacer est vital pour accéder à un emploi, mais également droit à la culture, aux loisirs, au lien social, au temps libre et libéré. De manière plus globale, les mobilités sont une condition sine qanun de l'épanouissement et de l'émancipation de chaque citoyen ...

     

    Encore devons-nous adapter l’organisation de nos transports à la réalité du monde actuel et substituer à la logique de silo d'antan, une logique systémique basée sur des éco systèmes locaux de mobilités ...

     

     

    Lire la suite

  • 2017, enfin des moyens pour agir !

     

    Voeux 2017 d.jpg

     

    La longue farandole des vœux 2017 a débuté cette année à Trilport, suivront les villes voisines de l'agglomération, l’agglo elle même, le STIF, la Région, sans oublier nos partenaires de l’éco quartier (l’Etablissement Public Foncier d’Ile de France, Grand Paris Aménagement) puis quelques autres … Janvier est un mois un peu particulier pour les élus, utile pour le relationnel, beaucoup moins pour le reste. 

    Retour sur les vœux de Trilport …

    2016 a été certainement une des années les plus difficiles depuis que je suis Maire : complexité de la feuille de route, importance des dossiers traités sur le devenir de la commune, aléas rencontrés, nous n'en avons pas manqué, stress induit, contexte politique et social anxiogène … Mais plus encore ce sont les difficultés matérielles pour agir du fait de l’insuffisance des dotations perçues de l’Etat qui à la longue pèsent plus que tout …

    Pour Trilport c’est flagrant, surtout après les baisses successives de dotations de ces dernières années, celles de la commune atteignaient 126 € par habitant (2015), alors que la moyenne nationale oscillait selon les strates de 170 à quasiment 200 € !
    Situation qui nous a conduit toutes ces années à travailler notre « richesse intérieure » et à développer une véritable « résilience budgétaire », qui depuis, a eu tout le temps de se graver au plus profond de notre ADN collectif.
    Notre credo ? Appliquer la maxime de Saint Exupéry « dans la vie, il n'y a pas de solutions. Il y a des forces en marche : il faut les créer, et les solutions suivent », nous avons donc optimiser au mieux la dépense publique, sommes partis à la chasse aux subventions et à la course à l'innovation, innover, toujours innover ...

    Le mois de Mai 2016 nous a réservé une belle surprise, la commune dépassant le seuil des 5 000 habitants peut bénéficier désormais des dotations dites de « péréquation ». Terme et calcul techno s'il en est, du Bercu pur jus, qui signifie pour faire simple que les villes riches donnent aux plus pauvres (cf le schéma économique développé par l’illustre Robin des Bois), et comme Trilport est trés pauvre ... Seule ombre au tableau, ces dotations sont remises en cause à chaque loi de finances, mieux vaut donc rester vigilant et ne pas se relâcher …
    En ce qui concerne les subventions, la quête a été fructueuse cette année. Dans notre cas c'est vital, tant elles constituent le grain à moudre qui nous permet d’agir au quotidien et de préparer plus sereinement l’avenir. La question financière demeure essentielle pour une collectivité, surtout lorsqu'elle est pauvre, car fonctionner au quotidien, investir pour demain, exige un minimum de moyens.

    Lors de mon intervention, j'ai abordé la problématique des transports qui fera l’objet d’un prochain billet et la situation de la Communauté d’agglomération du Pays de Meaux qui s'agrandit et compte depuis le 1er janvier, 22 communes et 96 000 habitants.
    Chacun mesure aujourd'hui que la dynamique d’un territoire n’est plus une rente de situation qui dépend de l’importance d’un périmètre ou d’une grandeur passée, mais bien le fruit de la vitalité des liens entre toutes les composantes de ce territoire, des perspectives et projets qui y sont partagés, du métissage des cultures et des approches, de la capacité à faire bouger les lignes, à susciter l’innovation, et plus que tout à créer cohésion et envie de construire afin de faire « ensemble ». Une vitalité indispensable dans un  contexte aussi concurrentiel que celui de la Seine et Marne ou de  l’Ile de France.
    Encore faut-il au préalable créer une dynamique commune, challenge collectif à relever au quotidien pour améliorer la vie de nos habitants. Car le monde avance, autant qu’il le fasse sans oublier nos territoires. Nous possédons une vraie marge de progression ...

    Trilport, comme toutes les villes voisines, amorce un nouveau cap de son développement, peu le perçoivent encore sur le terrain, voulant éviter toute poussée intempestive et brutale de type ville champignons, nous préférons creuser des fondations profondes, elles seules permettront à la ville de grandir avec harmonie, en prenant ses marques …  « Le temps te construit des racines. ».

    Nous agissons afin d’anticiper la montée en puissance des services et infrastructures et d’éviter que la gestion du quotidien ne devienne par la suite insoluble et les réponses de la collectivité trop tardives face aux besoins immédiats de ses habitants.

     

    Mais revenons sur le bilan d’une année 2016 chargée et les perspectives qui s’ouvrent pour 2017, n’est-ce pas l’objectif de toute cérémonie de vœux ?

     

    Lire la suite

  • Pour 2017, que du bonheur !

    Voeux-2017-Trilport.jpg

    Voeux de la ville de Trilport, conception Albert & Concordance (s) / Michel Delon

     

    VILLE  (nf) : d'abord vile (v.980) puis ville (v.1200), du latin classique villa (maison). Fabrique de liens humains en tout genre ...

     

    Pour 2017, je vous souhaite avant toute chose du bonheur et beaucoup de liens humains, positifs et heureux ... Ils rendent bien plus fort, 

     

     

    Meilleurs Voeux 2017

     

    « On transforme sa main en la mettant
    dans une autre.*»

     

      

     

    Trilport vu du ciel

     

    *Paul Eluard

     

    Lire la suite