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  • Contribution Les habitants du périurbain rêvent ils de mobilités inclusives ?

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    Le droit d’aller et venir constitue une liberté fondamentale, encore faudrait-il que ce droit concerne chaque citoyen, force est de constater qu’aujourd’hui nous en sommes très éloignés selon où nous vivons !
    L’accès à des mobilités réellement « inclusives » constitue en 2018 dans notre pays, un marqueur social ou de lieu de résidence. Un comble dans une république qui se prétend égalitaire, d’autant que la question des transports devient pour notre société absolument centrale, tant :

    • Celle-ci devient nomade. En France, chaque habitant parcourt en moyenne 40 km par jour, soit plus de 14 000 km dans l’année, que cette mobilité soit choisie ou le plus souvent subie,
    • Les transports sont responsables du tiers des émissions de Gaz à Effet de Serre. C’est le seul secteur où ces émissions continuent d’augmenter,
    • La vitalité et la cohésion sociale d’un territoire et de ses habitants reposent en grande partie sur la qualité de ses réseaux de transports et leur complémentarité.

    Ne pas être en capacité de se déplacer librement aujourd’hui dans une société de plus en plus mobile (« mobilis in mobili ») conduit inexorablement à l'exclusion et au déclassement, avec des conséquences concrètes au quotidien : aléa professionnel ou scolaire, absence de perspective à court, moyen et long terme, ressentiment de plus en plus marqué à l’égard des métropoles ou des « élites », comportements électoraux de rupture (abstention ou vote extrémiste) ...

    L’initiative prise par le gouvernement d’organiser des Assises de la Mobilité, comme sa volonté déclarée de privilégier les transports du quotidien, arrive à point nommé …
    Encore faut-il attendre les suites concrètes qui seront données à une telle initiative avant de juger de son bien-fondé.

    Cette contribution fait suite aux 4 billets publiés sur ce blog concernant les assises de la mobilité, et propose 21 propositions concrètes d'actions.
    Notre pays pour avoir trop longtemps ignoré les liens entre urbanisme et mobilités doit désormais remettre les pendules à l’heure de manière accélérée.
    Il lui faut rattraper 30 ans d’abandon des transports quotidiens et dans le même temps, mettre à niveau des réseaux et un modèle de mobilités en total décalage avec la transformation en profondeur du pays et n’apportant plus de réponses adaptées aux besoins et aux demandes des habitants.

    Faut il souligner que l'écart entre offre et demande est une des meilleures illustrations de la fracture territoriale qui mine notre cohésion ? Nous entrons également dans l’ère des mobilités numériques et subissons de plein fouet l’accélération dans des progrès technologiques, disruptifs par nature. Il nous faut anticiper ou tenir compte de tendances à venir, développer de nouveaux contre-pouvoirs, et assimiler au mieux la culture de l’innovation, afin de ne pas la laisser aux seules plateformes

    La contribution est disponible sur ce blog :


    http://jmorer.hautetfort.com/list/documents/en-2018-les-habitants-des-espaces-peri-urbains-revent-ils-de.html

    Bonne lecture ...

    Attention cependant, cette note fait prés de 30 pages, alors bon courage !

     

  • Voeux 2018 : Nous ne pouvons bâtir qu'accordés à demain

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    Traditionnelle cérémonie des vœux, salle des Fêtes archi-comble, cependant malgré tous les personnes présentes, une absence nous pèse et nous peine tout particulièrement, celle de Nicole Bricq, disparue cet été.

    Nicole avait choisi de s'engager en politique autrement, pour agir et faire, laissant aux amateurs de petites phrases, les polémiques politiciennes stériles, à eux les mots, le plus souvent creux, à elle le concret des actes.
    Persuadée que l’action publique pouvait et devait améliorer la vie de nos concitoyens au quotidien, elle n’a jamais oublié qu’il fallait toujours réparer avant de pouvoir retisser, renouer les liens distendus et éviter ainsi que les fractures territoriales ne deviennent des lignes de rupture irréversibles.
    Assumant avec simplicité et efficacité les plus grandes fonctions de la République, ses responsabilités ne l’ont pas empêché de venir à Trilport, sans chichi ni protocole, pour un repas d’anciens, une inauguration, une visite de terrain ou cette cérémonie des vœux, fidèle à des rendez-vous dont elle appréciait simplicité, chaleur humaine, amitié et convivialité.
    C’est une amie fidèle qui nous a quitté, avec laquelle j’ai partagé beaucoup de combats, victorieux ou non, dont le dernier il y a tout juste quelques mois. Véritable combattante, elle donnait envie de se battre contre l'adversité, les injustices, d’agir au présent pour préparer et bâtir un avenir plus solidaire et respectueux de la planète.
    Nicole était une belle personne, comme il en existe trop peu en politique, attentionnée, disponible, accessible, sincère. Il était juste de la remercier et de lui rendre un hommage mérité.

     

    L’esprit de solidarité qui a animé toute sa vie est à l’unisson de la citation de Paul Eluard choisie pour ces vœux. « On transforme sa main en la mettant dans une autre.

    Nous ne sommes effectivement rien, seuls. Une ville est une communauté de femmes et hommes dont la cohésion fait la force ... Les dynamiques de nos territoires sont également les fruits des liens qui l’animent comme de ceux noués avec ces voisins.

    Que serait l’action d’un Maire sans le soutien et l’activité de son équipe municipale et de l’esprit d’équipe qui prévaut en son sein, sans l’action quotidienne de services municipaux passionnés d’action publique ?

    Ce lien de proximité essentiel est également porté par toutes les forces vives qui animent et protègent notre ville : pompiers, corps médical et para médical, policiers, gendarmes, commerçants, facteurs, travailleurs sociaux …
    Comment oublier le tissu associatif, valeur ajoutée s’il en est du lien social entre Trilportais, et saluer l’énergie de tous les bénévoles qui lui donne vie et consistance.

     

    Le Big Bang politique connue cette année, ne m’a pas surpris, tant j’ai souvent souligné la fracture grandissante entre états-majors politiques et citoyens.

    « L’essentiel est toujours menacé par l’insignifiant » écrivait René Char, lorsqu’insignifiant devient l’essentiel du débat politique, faut-il s’étonner ensuite que nos concitoyens s’en désintéressent le trouvant par trop … insignifiant ?

    Ceux-ci sont dans l’attente, de perspectives, de sens, de vérité dans les propositions des politiques. Nos concitoyens savent que la terre a tourné, que la conjoncture économique est difficile, que nous ne vivons plus dans le monde d’avant. Encore faut-il leur indiquer clairement le cap suivi pour dissiper tout malentendu ou méprise.
    Leur priorité n'est pas de tester un prototype de monde idéal et théorique, de chercher des boucs émissaires ou de fausses excuses, mais d’agir pour adapter ce pays au nouveau monde qui émerge, en veillant à préserver nos valeurs et le modèle social et culturel qui nous unit, tant il protège les plus fragiles.

    Une des réponses est l’Europe. Encore faut-il qu’elle soit présente au concret, dans tous les territoires, et proche des habitants. Chacun doit s’en saisir, citoyen et collectivités, y compris les plus petites. L’Europe ne peut rester la chasse gardée des technocrates sinon elle disparaitra.

     

    En 2017 nous avons beaucoup semé, aussi nous espérons récolter légitimement les premiers fruits de nos efforts dans les prochains mois. Retour sur l'action engagée l'an dernier :

    • Nombreux travaux de mise en accessibilité et  sécurisation d’entrée de ville (Montceaux),
    • Fin du chantier de l’école Maternelle qui sera inaugurée d'ici quelques semaines,
    • Opérations de rénovation et d’isolation des bâtiments communaux, peu spectaculaire mais au combien utile : Complexe Sportif, Mairie, Villa Bia,
    • Avancée  du Pôle Gare avec l’aménagement PMR de l’accès Sud, financée intégralement par Ile de France Mobilités et la Communauté d’Agglomération. Dossier qui après plus de 10 ans est enfin sur de bons rails.
    • Mobilisation pour la ligne P. Ma proposition de créer un observatoire rassemblant élus, SNCF, Ile de France Mobilités, associations d’usagers a été reprise par la SNCF dans le cadre du « projet P Plus » auquel je participe activement.
      Faut-il souligner que de nombreux Trilportais sont également usagers et que lorsque la ligne fonctionne, le nombre de voitures diminue dans nos rues !
      Je me réjouis de voir le front enfin uni des élus et suis heureux de me retrouver moins seul du coup à me battre sur ce dossier. Si rien ne change, c’est galère à perpett pour les usagers du simple fait de leur lieu de naissance ou de résidence, c'est simplement intolérable !

     

    Quelle sera notre feuille de route pour 2018 ?

     

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  • A l'ére des mobilités numériques

     

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    Assises de la mobilité #4

     

    La vague de fond numérique n'en finit pas de bousculer nos repères et fait entrer le petit monde des mobilités dans l'ère de l'internet des objets, de l'intelligence artificielle, de la Data, des assistants virtuels, de la réalité augmentée ...

    Autant de signaux faibles initiaux devenus de véritables tendances sociétales qui alimentent la révolution numérique et composent un bouquet des futurs possibles aux nuances quasi infinies.

     Deux innovations technologiques liées aux mobilités ont grandement contribué à l’ampleur du tsunami numérique : l’informatique mobile et la géo localisation.

    Aucun internaute n’imagine plus aujourd’hui se déplacer dans les transports en commun sans être en capacité de surfer, consulter ses messages ou recevoir des notifications personnalisées. Le temps passé n’est plus perdu mais « enrichi" ou "augmenté" d'informations glanées et émises à partir de nos appareils mobiles.

     

    La magie du digital permet aujourd’hui d’être « présent » simultanément à plusieurs endroits et d’atteindre de fait une véritable ubiquité numérique. Si auparavant internet était associé à des ordinateurs assignés à résidence, désormais il est partout : montres, téléphones, vêtements, mobiliers, dans les nuages … quasi évanescent.

    Une certitude cependant, s’il existe un domaine qui sera toujours plus numérique, c’est bien celui des mobilités, tant l’homme est (re)devenu un nomade.

     

    Le réseau mondial pour répondre aux attentes d’utilisateurs de plus en plus consommateurs et accros de bande passante (cloud, streaming, vidéo, objets connectés …) poursuit sa montée en puissance et occupe une place centrale dans notre société, telle la Matrice des frères Wachowski.

    Cependant, le moindre bug dans les rouages hyper sophistiqués  des services mis en place peut avoir des conséquences désastreuses et des effets dominos inattendus. Ces situations dites « perturbées » nous sont insupportables, tant elles révèlent la fragilité d’un réseau qui demeure ténu et fragile et in fine sa (notre) faillibilité.

     C’est particulièrement vrai en ce qui concerne les transports. Les exemples de situations perturbés se multiplient. Elles ne concernent pas que les lignes sinistrées, qui y sont il est vrai, abonnées et en subissent les conséquences, quasiment toutes les semaines.

    Paradoxalement les opérateurs ne semblent toujours pas avoir saisi la portée des évolutions de fond d’une société devenue « communicante ». L’usager n’est plus le « mouton » d’antan qui subissait sans réagir les difficultés du réseau comme des coups du sort, connecté aux réseaux sociaux il baigne dans un univers dans lequel l’information lui parvient en temps réel et par plusieurs canaux, et exige légitimement des comptes, dont celui d'être informer un minimum, ce que les entreprises de transports de notre pays semblent toujours ignorer.

    Il est inconcevable qu’en 2017 la problématique de la communication aux usagers ne constitue pas une priorité. Ce n’est plus une question accessoire mais une question de fond, qui en situation de crise peut avoir des conséquences regrettables.

     

     

    Proposition 1 : Développer l’accès à l’internet dans tous les segments de la chaîne de mobilités et tous les territoires.

    Faut-il souligner que l’attente sur le quai ou en gare fait partie intégrante du temps de transport et que le mobilier comme les gares peuvent contribuer à améliorer le confort d'usage des usagers ayant besoin de surfer.

     

     

    Proposition  2 : Privilégier une organisation « agile », qui soit en capacité effective de réagir face à des aléas en apportant les réponses les plus adaptées.

    Il faut considérer les opérations liées aux politiques de maintenance et de sécurité des différents systèmes et infrastructures comme un enjeu absolument prioritaire, tant il est déterminant de sa robustesse et de son efficience.

     

     

    Proposition 3 : Mener une véritable révolution culturelle en ce qui concerne la communication opérateur / usagers : formation des personnels, mise en place d’outils et de dispositifs d’information en temps réel efficients, lancement de stratégies omnicanales (affichages, humanisation, applications mobiles, réseaux sociaux, site internet …)

    Informer les usagers en temps réel et en transparence afin de leur permettre de prendre les dispositions nécessaires en cas de situation perturbée devient de fait une obligation absolue. Cette démarche doit également concerner la communication interne d'entreprise ou de structure qui se doivent désormais de travailler en transversalité afin d’être plus efficace et agile.

     

    De la solitude à la multitude

    Pour reprendre une métaphore de Pierre Radanne, notre système de mobilités mute, il passe d’un modèle « pastèque » à un modèle « groseille ». Le temps des transports de masse, à la logique descendante, « top down », dans lequel la demande devait s’adapter comme elle le pouvait à une offre limitée (en qualité et quantité) est révolu. L’heure est désormais à un modèle quasi individualisé, de type « bottom up » à la logique ascendante. C’est à l’offre de tenir compte de la demande.

     Elément déclencheur d’une telle révolution ? De simples traces, y compris éphémères, collectées par une multitude de capteurs (bornes de validation, portillons des gares ou de parking …) disséminés ici ou là, parmi lesquels nos téléphones portables.

    Ces miettes d’informations éparpillées telles des poussières d’étoile grâce au progrès technologique prennent consistance et sens. La puissance effective du Big data permet de créer des occurrences entre points de données de nature différente, sans lien de causalité apparent, afin de « profiler» des parcours usagers et orienter nos trajets, à l’image de la voie lactée dirigeant les premiers navigateurs.

     Elles alimentent en continu des applications qui en extraient et exploitent toute la richesse contextuelle (comportements, habitudes, modes de vie …).

    Leur volume croit exponentiellement, ainsi que les performances des réseaux de communication et infrastructures de stockage. Jusqu’à l’arrivée de l’Intelligence Artificielle, les informaticiens ne pouvaient en traiter qu'une partie infime. Chaque avancée dans le domaine du Big Data élargie d’autant le champ des possibles et ouvre de nouvelles perspectives.

    La remontée du terrain de données « locales» y contribue, elle permet d'augmenter la chaine de valeurs, d'obtenir des gains d’opportunité d’autant plus significatifs que les nouveaux services potentiels sont quasi individualisés, la chaine de transports étant considérée dans toute sa globalité, de porte à porte.
    Grâce à ses capacités prédictives et malgré d'évidentes zones d’ombre, un côté obscur qui inquiète à juste titre, des fragilités et faiblesses qu’il faut souligner., le Big Data devient l'oracle de notre époque. Il est à l’origine d’une nouvelle économie, véritable terreau pour les jeunes pousses qui s'y développent et partent à la conquête de nouveaux marchés tel celui des mobilités.

     

    Créer c’est souvent connecter des choses » (Steve Jobs)

    Les transports suscitent l'intérêt d’acteurs néophytes mais experts dans le domaine de la Data. Ils proposent des services inédits et de nouvelles briques à plugger dans des éco système de mobilités en élaboration : auto partage, covoiturage, transport à la demande, services personnalisés aux usagers …

    Ils ont d’autant plus d’impact auprès des utilisateurs qu’ils substituent à l’approche silo et mono canal, les compétences d’équipes pluridisciplinaires dont le but est de faire vivre à leurs clients « la meilleure expérience utilisateur possible ».

    La logique « Think différent, Think Design » prédomine désormais, en phase avec des mobilités qui, pour être inclusives, se doivent de répondre avant tout aux besoins et attentes des voyageurs.

     

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  • Meilleurs voeux 2018

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    La terre aime le soleil

    Et elle tourne

    Pour se faire admirer

    Et le soleil la trouve belle

    Et il brille pour elle;

    Et quand il est fatigué

    Il va se coucher

    Et la lune se lève.

     

    (J Prévert)


    Meilleurs Voeux 2018


    En espérant que  Bansky et ses œuvres retrouvent sourire et joie en 2018 ...

    Ce sera bon signe pour toutes et tous