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Eco-citoyenneté - Page 4

  • Schiste : Doue, ton univers impitoyable !

     

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    Nous étions certainement plus de  2000, samedi dernier sur la butte de Doue pour protester contre le projet d'extraction du pétrole de schiste.

    Malgré la véritable omerta qui entoure ce dossier, le retentissement médiatique qu’a connu la manifestation est une bonne nouvelle ; si pour certains décideurs parisiens ou texans, Doue est au bout du bout, du bout de l’Ile de France, presque le bout du Monde, l’ampleur de la mobilisation permettra peut être à cette magnifique colline verdoyante et à son remarquable panorama de sauver son intégrité, élément fort du patimoine naturel et historique du territoire ...

    Réunir en pareil endroit, José Bové, Eva Joly, Vincent Eble Président du Conseil général, Alain Amedro Vice Président de la Région, Nicole Bricq Sénatrice de Seine et Marne, et des dizaines élus de toutes tendances, dont votre serviteur, n’est pas si fréquent. Les médias ne s’y étaient d’ailleurs pas trompé en étant nombreux au rendez vous. Cause de ce remue ménage, un permis d’exploration du sous-sol minier accordé en catimini par le gouvernement à deux compagnies américaines Toreador et Hess, associées au pétrolier « écologique »,Total, et au groupe GDF Suez ; détail important cependant, il s’agit de prospecter du pétrole « non conventionnel », par fractutation hydraulique.

    Sur le site, chacun a pu s’apercevoir que le stade de la rumeur était depuis longtemps dépassé,  la plate-forme technique déjà bien en place,  (voir photo à la fin de l’article) n’attendant plus que les tours de forage, au grand dam des habitants et des élus, mis devant le fait accompli, sans l’ombre d’une concertation préalable. Devant le tollé et la levée de bouclier déclenchée notamment grâce à Internet, uen vraie vague de fond, les travaux ont été interrompus sur intervention directe de la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, mais qui pourraient reprendre autour du 15 avril.

    Les besoins de recettes d’un gouvernement dont l’horizon budgétaire se limite à l’année en cours, et encore, est un élément à prendre en compte et doit nous inciter à la plus grande prudence, lorsque des intérêts économiques sont en jeu, mieux vaut être parano ! D’autant que si ce type d’exploitation n’était pas trés rentable il y a quelques années, le modèle économique s’est considérablement transformé et la donne a changé devant la modernisation des techniques, la baisse des coûts d’exploitation et à contrario l’augmentation du prix du pétrole.

    Intéressons nous aux acteurs concernés par cette affaire et le manque de transparence et de concertation intolérable  qui l'accompagne depuis l’origine, car tous les seine-et-marnais pourraient être directement concernés si jamais les permis d'exploration puis d'exploitation pétrolières autorisant la fracturation hydraulique étaient autorisées …

     

     

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  • L'annonce faite à Marie (MAM)

     

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    (L'état de la politique étrangère de la France, après :
    le 4eme remaniement en un an et 4 ans de présidence Sarkozy)

     


     

  • Justice : La France 37 eme sur 43 !

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    Les déclarations incendiaires de Nicolas Sarkozy suite à l’affaire Laeticia ont déclenché dans la justice et dans la Police un mouvement de révolte sans précédent. Cette véritable vague de fond, fait notable, est soutenue par une grande majorité de la population.
    L’actuel Président fidèle à ses habitudes a tenté de surfer sur l'émotion légitime des français, en oubliant un détail, qui commence à avoir son importance aux yeux des français; depuis 2002 c’est bien lui le premier responsable de notre sécurité, comme Ministre de l’Intérieur puis ensuite Président de la république.
    Le candidat qu’il était en 2007 ne déclarait il pas "Si je suis élu président de la République, je résoudrai le problème des multirécidivistes dès l'été 2007"… Déclaration une nouvelle fois à l'emporte pièce, qui ne résiste pas au simple examen objectif des faits. 

    La séquence est désormais connue de tous et parfaitement identifiée : dés qu’un fait divers suscite une vague d’indignation légitime, le Président compatit, puis s’agite en désignant un bouc émissaire à la vindicte populaire et en promettant une loi … Technique efficace jusque là, mais qui ne trompe plus personne désormais, tant la ficelle parait grosse !

    Au niveau du nombre de lois, nous avons été servi ! C'est une véritable avalanche législative qui s'est abattue chez les parlementaires puis ensuite dans les tribunaux, avec des textes trop souvent écrits dans l'urgence et aux forceps, techniquement mal conçus car non adaptées (pour cause) et surtout mal préparées, notamment au niveau de leur conséquences et des contraintes liées à leur application au quotidien.

    Cependant pour l’exécutif, peu importe semble t'il. L’important n’est pas de régler le problème  mais de coller plutôt à une actualité quotidienne des plus mouvantes. L'action apparente plutôt que l'action efficace !
    Constat, ce véritable arsenal judiciaire et pénal ne constitue en aucune manière un rempart efficace du fait notamment de la trés grande misère des tribunaux français.

    Une réalité brutale qui devrait rabattre quelque peu la superbe de ce  Président, "Maitre du G20 et du G8" et grand donneur de leçons devant l’éternel. La France occupe en effet un peu glorieux 37e rang européen sur 43 pays (part du budget consacrée à la justice : rapport 2010 de la Commission européenne pour l'efficacité de la justice, CEPEJ), elle se situe désormais derrière l'Azerbaïdjan et l'Arménie, c’est dire …

    Une situation que chaque justiciable peut constater tous les jours, trop souvent à ses dépens, notamment au niveau des délais de traitement des dossiers.
    Lorsque je me rends au Tribunal, il m'arrive de longer des colonnes de dossiers en attente, entreposés dans les couloirs et représentant un nombre incroyable en  mètres linéaires comme en temps de travail, tant les besoins sont criants en personnel et ce dans toutes les juridictions …  Mais pourtant derrière chaque dossier, combien de victimes dans l'attente d'une réponse adaptée et rapide au regard de leur détresse !

    Selon le Ministère, 100.000 peines prononcées ne sont pas exécutées du fait du manque de places en prison, ou de travailleurs sociaux pour en assurer le suivi ! Depuis 3 ans, le concours externe de recrutement de la magistrature est bloqué à 80 places, un seuil qui ne permet plus d'assurer le simple remplacement des magistrats partant en retraite, alors que la France est déjà un des pays européens ayant le plus faible nombre de magistrat par habitant  …

    Un contexte qui conduit les magistrats, avec l’accord de leur hiérarchie, et bien malgré eux, à ne traiter en priorité que les faits les plus graves et reconnus comme prioritaires (notamment la délinquance sexuelle), et à mettre de côté ceux considérés comme moins urgents (quelquefois à tort, a posteriori) … C'est ce qui s'est passé à Nantes, soulignons que le service d’insertion et de probation local (SPIP) avait pourtant alerté à de maintes reprises sa hiérarchie devant  le manque cruel de moyens ne lui permettant pas de conduire ses missions efficacement.

    Un malaise et un mal être que l’on retrouve dans tous les tribunaux de France et de Navarre, j’en veux pour preuve le Tribunal de Meaux, exemple parmi tant d’autres. Les 3 juges d’application des peines se partagent : 2 762 mesures (Travail d’interêt général, liberté conditionnelle, sursis avec mise à l’épreuve …) auquel il faut ajouter le suivi d’une cinquantaine de délinquants sexuels et les 800 pensionnaires de la prison de Chauconin et dans le même registre, chaque agent du SPIP gère entre 130 et 150 délinquants, arrêtons là ce descriptif ...

    Mais le mal est encore bien plus profond. A la pénurie actuelle, s’ajoute des atteintes graves à la séparation des pouvoirs, chère à Montesquieu,  pourtant fondement essentiel de notre démocratie, mais également à l’égalité de chaque citoyen devant le droit … 

     

     

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  • Tapis rouge pour les éco quartiers

    l3-frassati.jpgC’est au « Tapis rouge »,  à deux pas de la gare de l’Est, dans les locaux de ce qui a été le plus ancien « grand magasin » (1784) de Paris, que s’est déroulée la 2eme conférence nationale des Eco quartiers. Deux objectifs affichés : établir un point d’étape sur l’éco quartier "à la française", et présenter la feuille de route 2011 .

    Un cadre quasi intimiste comparé au Musée Branly choisi par Jean Louis Borloo, un an auparavant, pour l’annonce du premier palmarès. La symbolique du fond muséographique, l’architecture épurée de Nouvel, l’intégration spectaculaire du végétal, la luminosité du lieu et la disparition de Levy Strauss la veille, avait créé un climat propice aux envolées lyriques, très présentes dans le  discours ministériel, abordant tant le sens de la vie et le devenir d’une « civilisation » arrivée à un véritable carrefour  (« On the turning away ») que sur les éco quartierś. La dynamique du Grenelle n’était pas alors encore encalminé

    Palmarès, somme toute honorifique (pas de subvention à la clé, contrairement à l’appel à projets régional) distinguant surtout des opérations d’aménagement de quartier d'habitat, sans véritable incidence sur les alentours sinon la verticalité, et très éloignés encore du standard des éco quartiers de référence européens et de l'émergence d'une conception "globale".

    J’avais regretté au moment de la candidature de ma commune au concours national, l’option prise de privilégier une approche thématique et segmentée (eau, déchets, biodiversité, mobilité, sobriété énergétique et énergies renouvelables, densité et formes urbaines, éco-construction) contrairement à celle de la Région Ile de France (appel à projets «  Nouveaux Quartiers Urbains ») transversale, et abordant également les questions de fond relatives au pilotage, à la question sociale, à la rétro action sur la ville ...
    Les choses évoluent cependant, car en lançant la convention dans la grande salle du Tapis Rouge, le secrétaire d’Etat au logement, Benoist Apparu, a présenté l’appel à projets 2011 qui intègre notamment une grille de critères élargie (cadre de vie, préservation des ressources, pilotage …), et témoigne une perception plus globale de la thématique, inflexion due aux travaux du Club National des Eco Quartiers.

    Car au delà de ce concours et de son palmarès officiel, certainement la partie la plus visible et la plus « communicante » mais peut être la plus discutable de la démarche initiée vu les standards retenus, il faut souligner l’importance du « Club national Ecoquartier » créé en cette occasion. Si cette initiative pouvait faire sourire à l’origine, force est de constater qu’elle a démontré sa crédibilité et son intérêt.

    Ce club est le révélateur d’une démarche innovante, atypique et quelque peu iconoclaste, inspirée des pratiques anglo saxonnes, selon Laurent Thery (Grand Prix de l’urbanisme 2010). Durant une année porteurs de projets, élus, professionnels, scientifiques, services de l’Etat se sont retrouvés pour ensemble approfondir leurs connaissances de manière pour le moins transversale, échanger sur les réussites ou difficultés rencontrées, les freins à surmonter, confronter points de vue ou méthodes et explorer des pistes de progrès ou de réflexion  ... 

    Adossé aux activités du club, un Comité Scientifique composé de spécialistes des questions liées à l’urbanisme, au bâtiment, aux inter relations entre vie sociale et habitat, a également planché sur la question …  L’objectif commun étant d’élaborer un référentiel national des éco quartier .

    Avant de revenir dans de prochaines notes sur le bien fondé ou non, de ce concept d’éco quartier à la française,  il m’est apparu utile de revenir sur une année d’activités du « Club National » auquel j’ai eu l’honneur de participer et qui a initié me semble t’il un véritable mouvement de fond sur cette thématique systémique (et non un mouvement sismique, quoique ...).

     

    Retour sur un peu plus d’un an de réflexion et de travaux …

     

     

     

     

     

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  • Du licenciement abusif en matière d'opinion ...

     

     

    entrer des mots clefs

     

    « Je lui dirais... 

     que les sottises imprimées

    n'ont d'importance qu'aux lieux

    où l'on en gêne le cours;

    que, sans la liberté de blâmer,

    il n'est point d'éloge flatteur;

    et qu'il n'y a que les petits hommes,

    qui redoutent les petits écrits. »

     

    Le mariage de Figaro (1784), V, 3
    Pierre Augustin Caron de Beaumarchais

     

     

    Pour en savoir un peu plus

     

    Note sur ce sujet ( Note précédente)

    Article du Monde, suite de la note (Radio France condamné)

     

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  • SCOT, la géographie au service des territoires ...

     

    scot2.jpg

    Le développement quasi exponentiel de Roissy et de Marne la Vallée, bouleverse l’équilibre territorial du secteur et ce n’est pas le nouveau projet de « Village nature » (qui n’a du « « village que le nom) qui va arranger la donne loin s’en faut, vu l’ambition de cette initiative !

    Dans un tel contexte, la réflexion autour du projet de territoire du Pays de Meaux, arrive à point nommé, d’autant qu’elle repose sur un projet de développement bâtie par les élus autour des valeurs du Développement Durable. 

    Réflexion collective soulignant les atouts de cette agglomération «sentinelle », située entre Marne, canal de l’Ourcq et forêts, constitués de sa très grande diversité (géographique, urbaine, économique) et d’un patrimoine naturel exceptionnel. Les élus ont compris tout l’intérêt de privilégier dans leur modèle de développement le « Pays de Meaux » et ses 18 communes, plutôt qu’un « Grand Meaux », tourné sur un développement autocentré et asphyxiant de la ville centre dans lequel l’essentiel des équipements structurants y seraient localisés …
    Constat simple, si aujourd’hui, 30 000 habitants sur 80 000 n’habitent pas la ville Centre, ils seront sans doute 40 000 dans quelques années … 

    Si tout n’est pas parfait dans l’intercommunalité, nous ne sommes pas dans un monde de bisounours, un élément est essentiel, pour conduire ce projet, vital pour leurs habitants, les élus ont mis de coté leurs divergences notamment politiques, permettant ainsi à cette réflexion territoriale d’avoir réellement du sens et de s’inscrire dans la durée …
    Conséquence, à ce stade de la démarche : des forces qui désunis constitueraient des lourdeurs et des freins rédhibitoires, rassemblées (cf première note de ce blog) deviennent un formidable levier de développement au service d'une véritable vision stratégique et partagée

    Autre atout, la transversalité de la réflexion engagée. Outre le SCOT (voir note précédente) les élus travaillent à l’élaboration d’un Plan Local de déplacement, d’un  Programme Local de l’Habitat et à l’émergence d’un projet économique majeur, le Parc d’Activités du Pays de Meaux.

    Enfin, il faut souligner la qualité du travail des équipes supportant cette réflexion, et notamment le « plus » incontestable apporté par les bureaux d’études sélectionnés. Provinciaux pour l’essentiel, sans à priori francilien, ils ont tout de suite perçu l’originalité d’un territoire à la fois rural, rurbain et urbain, véritable terre de contrastes, atypique des villes franciliennes de la petite couronne.

    Autant d’éléments qui rassemblés permettent non seulement d’esquisser un projet de développement original, mais également d’identifier les tendances lourdes, les atouts  et les défis de ce territoire comme la présence de certains signaux faibles, précurseurs de bouleversement ultérieurs qui pourraient dans un futur proche constituer des opportunités déterminantes.

    La démarche  engagée apporte aux habitants de ce territoire comme à leurs élus, une véritable Valeur Ajoutée, dans laquelle le Développement Durable joue un rôle pivot,

    Pourquoi ?

     

     

     

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  • 2011, année solidaire ?

     

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    La farandole des vœux est lancée, elle fait du mois de janvier un véritable marathon républicain à la gestion délicate pour les agendas, d’autant qu’avec l’intercommunalité et les relations amicales tissées de ci de là entre élus, le nombre de cérémonies aux quelles nous participons, s'est multipliée … 

    Une chose est certaine, beaucoup de nos concitoyens ne sont pas mécontents de voir 2010 se terminer enfin : perte d’emploi, baisse du pouvoir d’achat, incertitudes pour le lendemain, pessimisme ambiant, météo exécrable depuis deux mois, tout se ligue pour que l’heure soit à la sinistrose, le constat est général  … 

    Détail édifiant et révélateur de l'ambiance du moment, à la bourse des valeurs, la solidarité revient au premier plan, c'est une valeur montante, trés nettement et sous  toutes les latitudes  ... Le "gagner plus pour travailler plus", symptomatique d'un individualisme triomphant, a perdu en apparence, beaucoup de ses adeptes, ce dont personnellement je me félicite, en espérant que cela dure  ...

    Sur le terrain, la rigueur est bien présente, mais elle a apparemment ses humeurs, et frappe différemment que vous soyez riches et puissants ou non, c'est bien le problème ! D’autant que l’image donné du pouvoir est loin d’être emballante et l'exemplarité semble à géométrie variable.
    Sur le terrain, les aides financières considérables consenties en 2009 aux banques (cf les vœux de l’an dernier), ont fait exploser les déficits publics, et c’est désormais à chacun d’entre nous de payer la facture : hausse des prélèvements, baisses des dépenses publiques et sociales, souvent menées sans discernement ni équité ... A contrario pour les banques et le CAC 40, "don't panik" c’est reparti, beaucoup reprennent leurs mauvaises habitudes d’antan, celles qui avaient failli nous conduire droit dans le mur  …  

    Plus grave, des dépenses d'investissement incontournables et indispensables au développement du pays et à la sécurité de nos concitoyens sont remis en cause de manière inconsidérée : éducation, recherche, santé (oui c’est aussi de l’investissement pour un pays),infrastructures électriques, centrales nucléaires, réseaux de transports ...  Nous risquons demain de payer au prix fort beaucoup de ces économies du trop court terme ... 

    Pour les communes l’équation est de plus en plus délicate, elles sont en première ligne pour répondre aux besoins immédiats, urgents et multiples des habitants, tant en fonctionnement (mise en place de services proches, réactifs, efficaces) que dans les investissements à réaliser (équipements publics, trottoirs, routes … ) mais ont de moins en moins de latitude financière ce qui au regard des besoins du terrain, risque de poser quelque problème  … 
    Pour exemple l'état de la voirie. Après les deux hivers rigoureux que nous venons de subir, les rues ont  souffert et ce dans toutes les villes, les marchands de bitume vont voir leur chiffre d’affaire exploser en 2011, pour peu que les collectivités puissent effectuer ces travaux !

    Alors que promettre pour 2011 : du sang, de la sueur et des larmes ? Pas tout à fait, ou du moins cela n'a pas été du tout le sens de mon discours lors de cette manifestation républicaine, qu'est la cérémonie des voeux   …

     

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  • 2010, l’année de l’Eyjafjöll

     

    logo-sommet-cancun.jpgPour la planète, 2010 a été une véritable « annus horribilis » à oublier au plus vite, tant les catastrophes se sont succédées à un rythme effréné et effrayant.
    Elles ont  transformé le journal du 20 heures, en une superproduction hollywoodienne aux incroyables effets spéciaux, à un détail prés, la douleur n’était pas virtuelle et les larmes bien réelles …

    Moussons, typhons, inondations innombrables (les prochaines semaines sur ce point sont à suivre y compris chez nous …), incendies dus à la sécheresse, épidémies, dérégulation climatique … La liste très longue est quasi exhaustive, hormis un Tsunami la planète a tout connu. Une constante cependant, dont nous reparlerons,  95% des victimes vivaient dans les pays les plus pauvres... 

    2010 est l’année également qui a connu le plus grand nombre de catastrophes liées aux conditions climatiques depuis que ces statistiques existent (soit 130 ans selon le rapport du réassureur Munich Re qui assure les principales compagnies d’assurance).

    L’homme aussi s’en est mêlé, avec quelques désastres industriels emblématiques et retentissants, touchant cette fois ci les pays industrialisés : marée noire du golfe du Mexique aux USA, boues toxiques de Hongrie, sans oublier les innombrables atteintes à la bio diversité qui atteindront bientôt le point de non retour …

    Jusqu’aux incidents météo qui ont mis au premier plan les caprices de dame nature, des fumées et cendres du volcan islandais Eyjafjöll bloquant à lui tout seul le trafic aérien international pendant plusieurs jours, et les conséquences de quelques flocons d’hiver plus nombreux que d’habitude paralysant l’Europe du Nord et semant une vraie « pagaille » générale …

     

    2010, annus horribilis certes, mais également année riche en enseignements,  que nous devrions nous empresser d’intégrer, tant dans notre pratique que dans certains choix politiques ou éthiques, avant qu’il ne soit trop tard

     

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  • SCOT : quelques clés de lecture à décrypter

    scot.jpgIl me semble utile de revenir sur un point abordé lors du dernier Conseil Communautaire, relatif au Schéma de COhérence Territoriale (ou SCOT ) ; plus précisément au «débat » prévu par les textes qui théoriquement accompagne l’adoption du  Projet d'Aménagement et de Développement Durable (ou PADD), moment clé s’il en est de la réflexion engagée sur notre projet de territoire.

    Je regrette la quasi absence de prise de parole au regard de l’importance d'une telle réflexion collective pour notre jeune intercommunalité et la qualité comme l’originalité de la démarche initiée,  prometteuse à plus d’un titre. 

    Nous disposons désormais d’une véritable vision partagée sur le devenir d’un territoire dans lequel nous vivons, et pour beaucoup d’entre nous, sur lequel nos enfants s’épanouissent. Vision partagée, car réellement collective et relativement consensuelle, du moins pour le moment, nous aurons l’occasion de revenir sur ce point prochainement.

    Il m’a semblé préférable, avant d’aller plus loin dans l’analyse, de décrypter quelques clés de lecture incontournables, qui permettront je l’espère à chacun de disposer des éléments nécessaires à la bonne compréhension de la démarche et d’anticiper les prochaines étapes de ce processus et leurs conséquences tant pour chacune des 18 communes que pour ce coin de Brie.
    Vu l’importance des enjeux qui entourent cette réflexion, elle concerne chaque habitant de ce territoire, mais peut également intéresser tout citoyen impliqué dans les thématiques relatives à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire, car il y a matière !

    Encore faut il pour que chacun soit réellement partie prenante dans cette réflexion globale qu’il puisse s’affranchir du barrage sémantique cher aux urbanistes, pour tout dire assez ésotérique et techno … J’en profite pour rappeler les notes consacrées à la démarche initiée sur ma commune autour du Plan Local d’Urbanisme (ou PLU : vous avez dit PADD, PLU  s'il te plait dessine moi une ville), qui complètent utilement ce rapide panorama …

    Voici une tentative de décryptage de quelques concepts ponctuant cette démarche  : SCOT, PADD, DOG, PLD, ou encore démarche AEU …

    Commençons par le SCOT ou Schéma de Cohérence Territoriale …

     

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  • L'avis de Trilport sur le Grand Paris

     

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    A l'occasion du débat public sur le Grand Paris et en réponse à l’invitation du CNDP, j’ai proposé au Conseil Municipal que Trilport apporte sa contribution sur un sujet intéressant au premier chef nos concitoyens, car en relation directe sur la qualité de leurs transports au quotidien, leur cout et leur mode de gestion.

    Nous voulons attirer l'attention sur le besoin urgent de rénovation des transports en commun de grande couronne, comme de certaines interrogations ou demandes de précision et d'un souhait.
    Des éléments qui font l'objet d'une contribution commune aux deux projets proposés au débat public.

    Refusant de choisir entre l'un ou l'autre des deux scénarii, ou de les opposer, nous jugeons préférable de rappeler la priorité que les usagers de la grande couronne que nous sommes, accordent à une rénovation urgente et massive du réseau actuel, notamment férré (métro, RER et TER), véritablement à bout de souffle.
    Le dernier rapport de la Cour des Comptes est sur ce sujet sans nuance. S'il reconnait les progrès substantiels constatés sur le terrain et les efforts déployés par Jean Paul Huchon depuis 2006, année à laquelle l'exécutif régional a pris les rênes du STIF, il souligne le retard qu'il reste à rattraper. Bien du chemin reste en effet à accomplir.

    Nous tenons à souligner que si l’augmentation éventuelle du nombre d'usagers qu'entrainerait la réalisation de ces projets n’est pas au préalable, précédée d’une réelle amélioration du réseau actuel  saturé sur trop de lignes, la conséquence immédiate serait une aggravation considérable des désordres constatée chaque jour par des centaines de milliers de franciliens.

    Il est vital de doter notre région d'une vision globale entre ville centre, petite et grande couronne, reposant sur un système basé sur des points d’interconnexions, le maillage des réseaux longue distance et de proximité, des rabattements adaptés aux flux actuels et futurs à partir des rocades envisagées, et d’envisager ces deux projets dans une logique intermodale n'oubliant pas les usagers résidant en Grande Couronne.

    Nous exprimons les interrogations les plus vives sur le financement de ces infrastructures, l’estimation de leur cout final (surtout celle du Grand Paris dont le montage juridique pose à nos yeux problème) et le calendrier proposé.
    Les risques d’une concentration excessive des budgets d’investissement futurs, notamment dans le contexte actuel de raréfaction de l’argent public, sur ces seules opérations au détriment de la rénovation du réseau actuel, sont malheureusement bien réels et problématiques.

    Enfin nous exprimons le souhait de voir ces deux projets, vu leur complémentarité potentielle, réunis autour d’un consensus fédérateur et constructif, plus respectueux des deniers publics.

     

    Ci joint, la contribution de la ville de Trilport à ces deux débats

     

     

     

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  • Cap sur la Petite Enfance

     

    448_petite_enfance.jpgJ’ai participé vendredi soir à une restitution publique du diagnostic relatif à la « Petite Enfance » que nous avons lancé  en mai 2008 et qui représente dix huit mois de concertation. Le temps nécessaire pour rencontrer familles, professionnelles ou acteurs de terrain, tenter avec eux d’apprivoiser cette problématique pour le moins particulière, et d’ébaucher quelques pistes de travail et d'actions à mettre en place.

    Quelques mots sur le contexte de cette étude. La France grâce à sa politique familiale, possède un taux de fécondité élevé lui permettant d’être un des rares pays européens à assurer le renouvellement de sa population, un point positif lorsque l’on songe à nos retraites mais également au dynamisme du pays. 
    La région Ile de France et plus particulièrement la Seine et Marne font partie des territoires « démographiquement » les plus dynamiques depuis plus de 10 ans. Pourtant paradoxalement, l’offre en mode d’accueil des moins de trois ans, essentielle pour concilier vie familiale et professionnelle, est sur notre département très insuffisante.  Ici, tout ou presque, est à faire, car l’absence de mode de garde adapté constitue un frein sérieux au retour à l’emploi, notamment pour de nombreuses femmes seules (familles monoparentales).

    Le contexte économique, les demandes des parents, les contraintes sociales liées à l’emploi nous ont amené, après avoir mis en place un service jeunesse structuré lors du mandat précédent, à agir sur la Petite Enfance.
    D’autant que la commune évolue : ouverture de droits à construction du fait du nouveau PLU, lancement d’un programme de logements sociaux, vont entraîner une augmentation progressive de la population que l’arrivée de l’éco quartier va amplifier, avec pour corollaire l’émergence, tant quantitative que qualitative, de nouveaux besoins qui sont à l’origine du projet de Maison de la Petite Enfance qui est un des équipements publics prévus dans le cadre de cet éco quartier.

    Nous avons lancé en concertation avec des partenaires institutionnels (Maison Départementale des Solidarités, Caisse d’Allocations Familiales et Mutuelle Sociale Agricole), des professionnelles et des familles un diagnostic territorial exhaustif sur cette thématique, afin de mieux définir les besoins en mode de garde, mais également  les contraintes liées à l’offre de services et  rechercher les solutions les plus adaptées et la démarche à initier.
    Quelques chiffres clés sur cette concertation : 2000 questionnaires distribués, 27 interviews (familles, professionnels, acteurs du terrain …), 3 rencontres départementales de la Petite Enfance, 20 réunions de concertation et de travail, 4 visites de structures : Lizy sur Ourcq, Meaux, Crécy la Chapelle, Pontault-Combault, 2 restitutions publiques … 

    Je veux souligner la pertinence de la méthode proposée par la MSA pour la conduite de ce diagnostic : une enquête quantitative, basée sur un questionnaire largement diffusé dans la ville, suivie d’un volet qualitatif reposant sur des interviews (professionnels, familles ou acteurs du terrain). Deuxième phase riche d’enseignements qui nous a permis de percevoir et d’analyser certaines  tendances en cours et d’explorer de nouvelles perspectives, quelquefois innovantes.

    La confrontation des points de vue, l’analyse des situations et des témoignages a permis de mesurer  les paradoxes d’une société en pleine mutation, et les conséquences du bouleversement des équilibres entre vie professionnelle et vie privé qui se sont accélérés ces dernières années : temps partiel, amplitudes horaires, travail du week end, éclatement des couples mais également précarité … 

    Apporter des réponses appropriées dans un contexte de plus en plus mouvant devient délicat, surtout avec l’environnement budgétaire contraint qui caractérise la période actuelle.  Avec ce diagnostic, nous sommes munis désormais d’un vrai document stratégique, qui va guider notre action des prochaines semaines.

    En effet ...

     

     

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  • Les enjeux du débat autour du Grand Paris ...

     

    20090312PHOWWW00102.jpgLes deux débats publics sur l'"Arc Express" et le "Grand Paris" permettent aux usagers d'avoir une clarification bienvenue et nécessaire sur le contenu des deux projets, leurs modalités comme leurs zones d’ombre …

    Deux rappels toutefois, ces débats n'engagent aucunement les maîtres d'ouvrage (la Région pour Arc express, la Société du Grand Paris pour le Grand Huit), chacun restant libre de sa decision finale , et de la même manière cette procédure  ne constitue ni un lieu de décision ou de négociation, mais un simple espace d'information et d'écoute.

    Entre les productions issues de la consultation internationale des architectes autour du Grand Paris et le projet preparé en catimini sans l'ombre d'une concertation par Christian Blanc, le secrétaire d’Etat au cigare (passion partagée avec le Président de la SGP M Santini), il y a plus qu’une difference, il y a un changement de paradigme. 

    Autre élément à prendre en compte, et au combien déterminant, le niveau du réseau actuel, qui est totalement saturé quarante ans après la création du RER. Le tout TGV est passé par, aspirant toutes les  ressources financières de la SNCF et de RFF. Une situation identifiée désormais par la Cour des comptes  «Entre 2001 et 2009, le trafic sur les réseaux du transport régional a augmenté de près de 20% sans que les infrastructures évoluent en conséquence», indique t'elle dans le rapport qu'elle a consacré au système de transport parisien.

    Un constat presque incompatible avec le projet gouvernemental, vu le contexte de rarefaction de l’argent public qui caractérise la période actuelle. Si effectivement la Société du Grand Paris accapare les financements dédiés au transport public en Ile de France, rien ne pourra se faire ailleurs, un élément determinant dans ces débats. Le STIF et la Région ont décidé d’injecter 18 milliards dans une rénovation du réseau actuel car l'urgence est bien là.

    L'avis négatif du conseil d'Etat sur le Schéma directeur d'Ile-de-France ne simplifie pas la donne, loin s’en faut, la plus haute juridiction administrative a estimé que le vote des lois Grand Paris et Grenelle 2 rendait caduc le document régional.  Plusieurs solutions dés lors sont possibles pour le gouvernement : passer outre cet avis (il n'est que consultatif), légiférer et valider  le Sdrif, ou relancer la procédure ... Et il y a urgence, car désormais le  document d'urbanisme se référence est celui … de 1994 !!!

     

    Quelle contribution peut on apporter à ces débats ? Notamment et surtout lorsque l’on reside en grande couronne, car il faut se garder de ne laisser aucun territoire sur le chemin, telle est la question  ?

     

     

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  • 1914 / 1918 : in memoriam

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    A l'occasion des célébrations du 11 novembre, nous avons organisé en collaboration avec le Musée de la Grande Guerre et diverses associations locales (Rail Club, association des cartophiles du Pyas de Meaux), une exposition qui a permis à de nombreux visiteurs dont beaucoup d'écoliers et de collégiens de s'informer et pour certains de découvrir ce qu'a été la Grande Guerre. 

    Une commémoration qui a également  permis de rappeler la singularité du combat des trop rares pacifistes de l'époque, dont le plus illustre, Jean Jaures, première victime d'un conflit dont il avait annoncé la violence  et l'absurdité bien avant son déclenchement …

    Le devoir de mémoire permet de passer au tamis de l'histoire, certaines idées préconçues ou images d'Epinal convenues, de les confronter à un autre point de vue, moins institutionnel et officiel, afin de constater que certaines sont de réelles impostures à des années lumière de la réalité vécue par les combattants ou les populations civiles d'alors ... Le tribunal de l'histoire réserve parfois son lot de surprises ...

    Et si dans l'histoire dite "moderne" un conflit nécessite un inventaire approfondi,  tant sur sa nature, ses causes, que ses conséquences, c'est bien  la guerre de 1914/ 18, car la Grande Guerre a été instructive à plus d'un titre ...

     

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  • Un bol d'air bienvenu

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    Longitude : 26.3204984 / Latitude : 34.8596191

     

     

    La terre est bleue comme une orange

     

    Paul Eluard


     

     

  • Vigie Budgétaire

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    ll y a quelques temps, j’ai participé à une réunion de travail trés instructive avec Nicole Bric, Sénatrice de Seine et Marne, et Vice Présidente de la Commission des Finances de la Haute Assemblée.
    Nicole occupe un poste de vigie privilégiée, son activité et ses responsabilités lui permettant  de sentir en amont certains frémissements, de percevoir les futures tendances, d’évaluer la température de l’économie du pays et d’avoir enfin un avis autorisé sur l’état de notre budget.

    Autant dire que le panorama qu'elle nous a brossé, n'est guère réjouissant. Les orientations préparées dans le secret des bureaux de l’Elysée risquent, dés les prochains mois, de causer de sérieux dommages collatéraux dans beaucoup de territoires et de remettre en cause, du jour au lendemain, des politiques publiques et investissements préparés depuis des années par des équipes d'élus afin de répondre aux besoins de leurs concitoyens et à l'urgence de certaines situations.
    Deux textes suscitent bien des inquiétudes : la réforme des collectivités territoriales et le budget 2011. Peu de médias s’y intéressent encore, du fait du retentissement de la réforme des retraites, il est cependant certain que ces deux textes touchent directement la vie de nos concitoyens.

     

    Car la situation est sérieuse, jugez plutôt …

     

     

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  • Wir sind Europäer

     

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    Nous avons fêté ce week end, le 10 eme anniversaire de notre jumelage avec la ville allemande d'Engen. De toutes les manifestations qui se sont succédées, la plus émouvante a certainement été la cérémonie  devant l'arbre de jumelage durant laquelle les enfants des écoles ont repris l'hymne européen accompagné d'une simple guitare, en français et en allemand.

    C'est en 2000 que nos deux villes se sont jumeléesdate pivot s'il en est, la fin d’un siècle plus que tourmenté pour l’Europe et les prémices d'un nouveau millénaire qui débute pour nos deux villes par une belle histoire d’amitié. Depuis, l'arbre planté pour l'occasion a bien poussé, au propre comme au figuré. La greffe incontestablement a prise et l’arbuste, un chêne,  a développé des rameaux débordant de vitalité, laissant place peu à peu à un jeune arbre qui ne demande qu’à s’épanouir.

    Durant ces 10 années, grâce à l'énergie et à la volonté de quelques uns, qu'il faut remercier, les occasions de se retrouver n’ont pas manqué, que ce soit à Trilport ou à Engen ! Chaque année une manifestation, une visite, a rappelé à nos deux villes l’existence de l’autre …
    U
    n jumelage sans échanges concrets, sans moments de fête partagés, est comme une ruche sans vie, sans miel, sans nectar; à quoi sert alors une ruche ? Il faut chaque année butiner, se rencontrer, échanger …

    C'est cette succession de petits moments heureux partagés, entre jeunes ou moins jeunes, sportifs ou non sportifs qui construit les amitiés durables. Nous avons également il y a quatre ans découvert l'autre ville jumelée d'Engen, Pannonhalma la hongroise, dont nous avons eu le plaisir d'accueillir le Maire qui a tenu à participer à cette fête d'anniversaire.
    La découverte de
     ce magnifique pays, à l’histoire si riche, a été non seulement pour moi à l'époque, une véritable leçon de géographie, mais surtout d’histoire européenne. J’ai depuis une vision différente de l'Europe, de son histoire, de ses racines et de son formidable potentiel.


    Dix années d’amitié sincère, à l'image de ce que doit être la construction européenne. Non un dédale administratif, un monstre bureaucratique et froid, à mille lieux de la vraie vie, mais une Europe du concret, des citoyens, offrant à chacun d’entre nous des perspectives en un avenir meilleur. Une maison commune à bâtir pierre par pierre, une Europe qui élève …

    Nos histoires, à Pannonhalma, Engen ou Trilport, comme nos langues sont différentes, mais nos cultures ne sont pas si éloignées. Nous somme porteurs d’un modèle de société basé sur l’humain, sur la juste place de l’homme sur une planète qui ne lui appartient pas. Nos différences basées sur un respect mutuel font notre richesse, elles font également notre sagesse, parce qu'issues de nos histoires mêlées, trop souvent dramatiques et douloureuses. 

     Cette perspective commune : l’émergence de la citoyenneté européenne, est notre force, n'en doutons pas surtout dans le contexte économique et social actuel et augure de lendemains meilleurs, d’horizons plus souriants. Comme l'écrivait  simplement Jean Monnet le père de l’Europe … 

    « Ce qui est important, ce n'est, ni d'être optimiste, ni pessimiste, mais d'être déterminé. »


    Nous devons être déterminés, surtout aujourd’hui, car nous sommes européens …


  • Sécurité : au delà des mots ...

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    Le poste de police de Crégy les Meaux, un des trois commissariats de l’agglomération, vient d’être fermé, décision qui apporte un contre point singulier aux récents propos de Christian Estrosi, dénoncés par beaucoup d’élus qui ont tenu à souligner leur irresponsabilité.
    J’avoue mon exaspération face à la récupération politicienne récurrente de la problématique sécuritaire par un gouvernement qui devrait en ce domaine faire preuve d’un minimum d’humilité.
    Notre pays a plus besoin de sérénité, cohérence, action en profondeur, et surtout de consensus républicain dans ce domaine clé s’il en est de notre cohésion nationale, que de polémique ou gesticulation inutiles et contre productives, nous sommes placés devant un enjeu de société, non devant un argument politicien.

    Je profite de l’occasion pour souligner la disponibilité, le professionnalisme et la qualité du travail de terrain de la Police Nationale sur ma commune. Nous travaillons en partenariat depuis de nombreuses années, et en totale complémentarité (Police Municipale, élus, structures jeunesse, Police Nationale) pour le plus grand intérêt des habitants.
    C'est à ce titre que la disparition du commissariat de Crégy m’inquiète. Je crains que cette décision ne  remette en cause l’équilibre actuel, somme toute trés fragile, au regard des missions croissantes confiées aux policiers locaux ces derniers mois, sans dotation de renfort supplémentaire, ou pire, ne soit la première étape d'une dégradation des conditions de sécurité de nos concitoyens.
    Beaucoup ignorent que les extensions de la prison de Chauconin, du centre de rétention Administrative du Mesnil Amelot ou la création du cantonnement de CRS de Meaux, influent directement sur la charge de travail des policiers locaux qui effectuent la quasi totalité des nombreux convoyages des prisonniers ou familles en direction des tribunaux et des hôpitaux aux dépens de leur mission auprès des habitants.

    Concernant la sécurité, de manière générale, les clivages idéologiques s’estompent peu à peu, ce qui est heureux. Ce ne sont pas les outrances des dernières semaines qui bouleverseront cette tendance de fond. Les français ne sont pas dupes de ces tentatives de diversion. Ils savent que les rues de nos villes ne sont ni celles de Bagdad, ni celles de Kaboul, il serait bon d'avoir un minimum de mesure et de décence en ce domaine, les mots ont un sens, il n’y a pas de guerre à conduire concernant la sécurité publique, mais à contrario, une action concrète et résolue à mener, de jour comme de nuit, afin de rétablir l’état de droit républicain pour tous les citoyens, où qu’ils demeurent,  et ce chaque jour. 

    Au delà du discours et des petites phrases, il y a bien les faits et les actes, une fois de plus c’est là que le bas blesse ! Le gouvernement qui diminue actuellement le nombre de policiers ou de professeurs est également celui qui défend contre vents et marées le maintien du bouclier fiscal ou la TVA à 5,5% pour les restaurateurs, à chacun d'assumer ses choix !

    En matière des sécurité, pourtant des pistes de travail et de consensus républicain existent ...

     

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  • 70 ans ont passé ...

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    Certaines cérémonies nous éloignent heureusement d'une actualité ou le manque de valeurs républicaines, y compris de nos dirigeants, devient préoccupant, c'est notamment le cas de ce 14 juillet 2010, qui intervient  70 ans après 1940, l’année où tout a basculé, avec l’appel du 18 juin ….

    Epoque épique que celle de la 2ème guerre mondiale.
    Nous sommes toujours redevables aujourd'hui aux anciens qui ont permis à la France de sortir, non seulement la tête haute d’un conflit mondial généralisé, mais qui l’ont libéré du joug d’une dictature sanguinaire.

    Souvenons nous de l’importance de cet appel, lueur insensée, fragile et magique, véritable fanal d’un phare s'adressant à un pays perdu dans la tempête et qui l'a mené peu à peu à bon port.

    Saluons la décision  historique de Charles de Gaulle, alors sous-secrétaire d'État à la Défense, qui de retour d'une visite d’Etat à Londres auprès de Winston Churchill le 16 juin 1940, apprend le même jour la nomination du maréchal Pétain, partisan de l’armistice, comme nouveau chef du gouvernement et à l'écoute de l’annonce à la radio, le lendemain, par ce dernier de  l’arrêt des combats décide de  repartir immédiatement pour Londres.

    Il y rencontre aussitôt Churchill et lui fait part de son intention d’appeler à la résistance ses compatriotes. Ce dernier, contre l’avis de nombreux ministres britanniques pensant la victoire des nazis inéluctable, l’aide dans cette folle entreprise.
    Trop de citoyens ignorent ce que notre pays doit à Winston Churchill. Sans lui, il n’y aurait pas eu d’appel du 18 juin.
    Les journées qui ont suivi ont été déterminantes, peu de nos compatriotes ayant entendu le Général alors. C’est jour après jour, pierre par pierre, de bouche à oreille, que ce Général de Brigade à titre temporaire de 49 ans, va bâtir non seulement un destin unique, mais ouvrir de nouvelles perspectives à notre pays grâce à la puissance et au pouvoir des mots légitimes qu’il a prononcé.


    "La première chose à faire était de hisser les couleurs, a t'il écrit bien des années après, la radio s'offrait pour cela.

    A mesure que s'envolaient les mots irrévocables, je sentais en moi-même se terminer une vie, celle que j'avais mené dans le cadre d'une France solide et d'une indivisible armée. A quarante-neuf ans, j'entrais dans l'aventure, comme un homme que le destin jetait hors de toutes les séries."

     

    C’est avec reconnaissance et émotion que nous nous sommes associés à cette commémoration lors de la fête nationale, dédiée à la République et à ses valeurs, anti thèse de celles défendues par les nazis et les fascistes…
    Il est heureux qu’en 1940, les français de souche, de nationalité ou de cœur, de toutes origines, couleurs, cultures, religions, se soient mobilisés contre vent et marées, au péril de leur vie, pour libérer notre pays et nos consciences … Nous n’oublierons jamais notre dette a leur égard !

    Un de ces français a illuminé de ses mots simples cette période noire de notre histoire. Son recueil « Poésie et Vérité » parut en 1942 rassemblant des poèmes de lutte a été diffusé à travers toute l'Europe sous le manteau, par radio, ou parachutage, dont le plus fameux, Liberté


    Chacun comprendra mon émotion lorsque j'ai honoré au nom de l'Etat français, quatre de nos anciens, qui ont traversé cette période trouble, tumultueuse et dramatique de notre histoire. Il est essentiel, aujourd’hui plus qu’hier, de rappeler leur dévouement et le sacrifice de ceux qui y ont laissé malheureusement leur vie.


    Tous, ils ont rendu ses couleurs à notre pays et à notre République : le Bleu, le Blanc, le Rouge et redonné sens aux trois valeurs républicaines : Liberté, Egalité, Fraternité …


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  • France Inter : écoutez la déférence

     

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    Ce jeudi 1 juillet, comme beaucoup d’auditeurs, je n’écouterais, ni ne pod casterait France Inter, montrant ainsi ma désapprobation face à la décision  brutale du PDG de Radio-France, Jean-Luc Hees et du directeur de France Inter, Philippe Val de congédier  les deux troublions, qui agaçaient tant de nos puissants : Stéphane Guillon et Didier Porte.

    Ne doutons pas une seconde que la « courageuse » décision de Jean Luc Hees, nommé à ce poste par qui vous savez, a été saluée en très haut lieu comme il se doit. Nicolas Sarkozy, Christian Estrosi, Eric Woerth, Christine Boutin, Eric Besson et consort peuvent se congratuler, France Inter à la rentrée rejoindra le troupeau des médias des amis du Fouquet’s ou du club du Cercle.
    Chacun démontre son indépendance comme il estime devoir le faire, quitte à s’asseoir sur la tradition de liberté de ton qui caractérise la radio nationale depuis le « tribunal des flagrants délires » cher à nos coeurs et nos mémoires.

    Jean Luc Hees a beau déclarer « L'humour ne doit pas être confisqué par de petits tyrans …  Je considère que cette tranche d'humour est un échec. Elle a montré une grande misère intellectuelle, dont je ne m'accommode pas. », il aura du mal à convaincre tant cela ressemble à de la mauvaise foi.
    Les mots de ces humoristes ont trouvé un écho incroyable toutes ces années auprès de leurs 2 millions d’auditeurs (record d'audience de cette tranche horaire, toutes radios confondus), à croire que les maux de la société politique et ses us et coutumes n'y soient pas étranger.
    Ne serait ce pas ce succès qui est à l’origine de cette décision ? Le fait que  leurs billets au vitriol fassent mouche plus souvent que raison a du  effectivement constituer pour certains "happy few" un problème de fond et de forme, surtout au niveau de leur égo, quelquefois hypertrophié !


    J’en parle d’autant plus à l’aise qu'il m'arrivait à l'occasion de les trouver trop caricaturaux, mais c’est aussi cela la liberté d’expression, et le rôle d'une caricature. Plantu rase gratis quelquefois  !
    Il est aussi utile dans une démocratie, d'avoir des humoristes qui décoiffent, éveillent les consciences et aident leurs auditeurs à ouvrir les yeux que des humoristes qui endorment, asseptisent ou se spécialisent dans la gaudriole politiquement assexuée?
    Avec cette décision, le Philippe Val d'aujourd'hui, prend le contre pied du Philippe Val des caricatures de Mahomet, la vie est parfois surprenante !

    A deux ans du  rendez vous crucial préparé par l’actuel locataire de l’Elysée, il est éminemment stratégique pour lui de reprendre la main trés en amont afin de travailler le sillon médiatique et d'y semer ses graines en enlevant la mauvaise herbe. Quoiqu'ils s'en défendent, la décision de Hees et de Val est politiquement  dans le sens du vent, car les humeurs de Guillon et Porte commençaient à faire désordre rue du Faubourg Saint Honoré.

    De  toutes les réactions suscitées par cette décision trés controversée, le billet d’humeur de François Morel « Fini de rire » m’a particulièrement touché, tant l’humoriste a souligné avec émotion, classe, dignité et gravité tout ce que cette station représente et ce que cette décision remet en cause. Un modèle du genre. Il revient sur son passé d'auditeur, les années nostalgiques de la radio « élitaire pour tous », qu’était France Inter.
    Tradition poursuivie jusque là, grâce à Nicoles Demorand dans sa matinale, créneau horaire dans lequel nous pouvions entendre, bien sur François Guillon ou Didier Porte, mais également Bernard Marris, Dominique Seux, Thomas Legrand, Bernard Guetta et tant d’autres …

    Un mélange des genres, au combien stimulant et enrichissant, un cocktail à la saveur inégalée  …

    "Le mépris n'est jamais une bonne méthode de gouvernance", a précisé François Morel, surtout lorsqu'il s'adresse au deux millions d'auditeurs de cette tranche horaire.
    Le plus paradoxal dans cette affaire, sidéral serais je tenté même d'écrire, est la réaction de Philippe Val, précisant que dans une tranche  matinale vouée à l’information, "il n’est pas utile de sortir son nez de clown", alors que justement le succès de cette formule est ce mixt complémentaire, décomplexé et jubilatoire

    Question nez rouge, celui de Philippe Val doit de plus en plus ressembler à celui de Pinicchio, au sens figuré bien évidemment (je n'attaque jamais les particularités physiques d'une personne et n'aurais donc pas à m'excuser), tant le patron de France Inter semble avoir la mémoire qui flanche !
    Rappelons que dans le passé, il s'était affublé lui d'un gros, d'un trés gros nez rouge,  du genre rouge qui tache, afin de pratiquer  l'humour avec son compère Font. Un humour d'une délicatesse et d'une  finesse toute relative,,  comme vous pouvez vous en rendre compte ...

    De quoi faire sourire même Didier Porte, c'est dire ...

    Le poids des mots, le choc des images et surtout des contradictions est quelquefois violent ...

    "Messieurs les Censeurs, bonsoir ..."


     

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  • La note juste

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    Ce samedi, nous avons rendu un hommage mérité à Michel Vallier à l'occasion de sa nomination comme Maire Honoraire.

    Exercice de style particulier ...
    Si nous avons voulu  garder le relativisme des choses afin d'éviter toute flagornerie ou cirage de pompe superflu,  qui serait à des années lumière de la nature profonde de ce qu’est réellement Michel, comment dans le même temps ne pas honorer l’action exceptionnelle qu’il a mené pour notre commune ?

    Il y a eu en effet un avant, que j’ai connu comme simple habitant, Trilport était alors une ville sans équipement structurant, services à la population ou projet de territoire, et un après, suite à l'action qu'il a initié de 1978 à 2004 (date à laquelle j'ai pris le relais), et durant laquelle la commune s’est développée autour non seulement de nouvelles infrastructures mais  des liens sociaux qui s'y sont multipliés : vie associative, action sociale, liens multi générationnels ...
    Plus encore en creusant des fondations solides et profondes, il nous permet aujourd’hui de bâtir un projet de développement de territoire solidaire, en harmonie avec le magnifique patrimoine naturel qui nous entoure et les objectifs environnementaux qui s’imposent à tous.

    Il nous semblait important afin de lui rendre l'hommage qu'il mérite d'inviter une personnalité emblématique de la noblesse de l’action publique lorsqu’elle est au service des autres et du collectif.
    C'est ainsi que j'ai proposé à Lionel Jospin de venir à Trilport célébrer cet évènement, eu égard à l'admiration que Michel Vallier porte à son action d'homme d'Etat,  mais également du fait des valeurs d’altruisme que représente plus que quiconque l'ancien Premier Ministre, comme aux qualités que chacun lui reconnait : intégrité, respect de la parole donnée, sens de l'action collective, qui sont suffisamment rares dans le monde politique, pour être soulignées.

    Lionel Jospin était  certainement le plus à même d’officier en cette occasion.

    Il était ... la note juste …

     

    Plaisir double, car je n'oublie pas que j'ai été son étudiant durant deux années à Sceaux. Incontestablement, il a contribué comme Michel Vallier à mon engagement dans la vie politique. Concernant cette question essentielle de l’engagement, je me retrouve totalement dans ses propos  :

    « S’engager, c’est quitter l’état de spectateur pour rejoindre celui d’acteur … à la fidélité aux convictions, il faut joindre la recherche de l’intérêt général. S’engager, c’est prendre conscience que l’on appartient à une société, c’est, plus largement, se vouloir partie prenante de la communauté des hommes.

    L’engagement est une dimension essentielle de la condition humaine »

    C’est peu de dire que nous avons été honoré par une telle visite.
    Beaucoup espèrent et pensent, comme moi, que les graines semées par l'action de Lionel Jospin,  et elles sont innombrables, fleuriront demain jusqu'à devenir de beaux fruits qui porteront  de nouvelles perspectives, perspectives dont nous avons le plus grand besoin  …

     

    Extrait du Discours que j'ai prononcé pour l'occasion ...

    Michel nous pardonnera sans doute de lui avoir fait la surprise de cette venue ...

     

     

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  • Racines identitaires ...

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    Le passionnant dossier du Nouvel Observateur consacré à l’immigration, sous le titre « Comment ils sont devenus français » constitue un vrai bol d’air après des mois de débats frileux, voir nauséabonds consacrés à l’identité nationale ... Débats qui reconnaissons le nous ont pas mal  pollué l'atmosphère ces derniers temps !
    Ce dossier apporte un regard frais, voir un peu décalé, sur les racines de la France d’aujourd’hui et d'hier, qui sont multiples, et a suscité chez moi une certaine émotion vu mon parcours familial. Cette question des origines et de l'identité étant en effet pour certains d'entre nous quasi existentialiste car fondatrice, et nous touchant jusqu'à l’intime …

    Avant d’aller plus loin, une autre interrogation est également possible, un citoyen français d’aujourd’hui a t’il une ou plusieurs identités ?
    A l’époque ou l’on peut quasiment faire le tour de son avatar en 3D, le titre du film de Cameron est évocateur, comme à l'heure de la mondialisation, qui met à mal beaucoup de nos repères, cette véritable quête identitaire mérite qu’on y consacre une réflexion plus générale au regard de la place qu’elle occupe et occupera toujours dans l'espace public demain ...

    D’autant que si cet excellent dossier est consacré à la valeur ajoutée inestimable apportée par certains  émigrés célèbres, qui ont incontestablement marqué notre pays, notre histoire ou notre culture, (rappelons que 5 des 7 personnalités françaises préférés des français sont issues de l’immigration), une autre étude, l’enquête "trajectoires et origines (dite Téo)" menée conjointement par l’INSEE et l’INED en 2008 apporte un lot d'informations quantitatives instructives qui mettent à mal certaines théories entendues concernant  les "français de souche".

    La France comptait en 2008 (date de l'enquête) 5 millions d’émigrés, soit 8% de sa population. Plus on remonte au fil des générations, plus cette proportion grandit contrairement à celle des «français dits de souche » qui elle diminue … 11% de la population a un parent au moins d’origine étrangère (6,5 millions) dont 3 millions deux parents,  si nous remontons jusqu'aux grands parents nous approchons la barre des 20% !

    Une situation qui m'interpelle singulièrement puisque c ’est la mienne … Je suis né fils d’immigré ce que je n'oublierais jamais, tant je dois à mes grands parents comme  à ce pays ...

    Mes grands parents Mariano, Miguel, Salvadora, Grégoria ont vécu toute leur vie avec  un certificat de réfugié et une carte de séjour, dans ce pays qu'ils avaient choisi avec la passion du navigateur qui après avoir affronté bien des tempêtes et des aléas, décide un beau jour de poser son sac, devant un rivage qui lui fait soudain signe et se dit « ca y’est c’est ici » …
    Ils s'y sont installés, fuyant une dictature sanguinaire à pied avec enfants et troupeaux (ces derniers bloqués à la frontière) lors de la fameuse  "retirada" (nom donné à l'exode des républicains espagnol ). Nouvelle vie, nouveau départ, espérance en des jours meilleurs pour leurs familles et leur enfants dans ce pays qu'ils nous ont appris à aimer tant et tant.

    Une terre d’accueil choisie avec le coeur, qui dans la tourmente leur a ouvert ses bras. Ce que je n’oublierais jamais …

     

    Mais l’identité c’est encore bien plus …

     

     

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  • To be or not to be ?

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    That is the question …

    Une problématique toute personnelle que l’actuel Ministre de l’immigration et de l’Identité Nationale (il fallait vraiment vouloir assumer la responsabilité d’un ministère portant cet intitulé) doit apparemment se poser dans son fort intérieur …
    Car pour exister, du moins médiatiquement, il se donne un mal de chien, ou de ministre, cet homme, en multipliant les initiatives les plus diverses et en courant le moindre plateau télé ... sans grand succès ma foi, et heureusement, car au niveau exemplarité ...

    Un de nos philosophes les plus fameux a écrit que l’identité est une trajectoire. Lorsque l'on voit la trajectoire fulgurante de ce Ministre, beaucoup se demandent jusqu'où s'arrêtera sur l’échiquier politique la dérive de celui qui donne de la politique une image aussi sulfureuse.
    Comme quoi, parfois un homme est la proie de ses vérités ...

    Mais là n'est pas le problème. Le plus grave dans cette affaire est d'avoir mêler immigration et identité nationale au sein d’un même ministère. Une décision qui m’interpelle, me choque et me révulse. Il y a la question de l’immigration et il y a celle de l’identité, différentes par nature, elles méritent chacune des approches différenciées.
    Si l’on se réfère à notre histoire contemporaine, les périodes où le politique a mêlé la question de l’identité et celle de l’immigration ne sont pas parmi les pages les plus glorieuses; pourtant, paradoxe, la France serait elle réellement la France, sans immigration ? 
    Tous les Français, disait Braudel sont fils d'immigrés. La faute à l’histoire mais surtout à la Géographie qui a fait de notre pays un carrefour européen et méditerranéen …

    Mener un débat sur l'identité nationale dans les préfectures à la demande du chef de l’état est une confusion des genres regrettable dont les  raisons politiciennes, à proximité immédiate des élections régionales, n’ont trompé personne. C'est pourquoi je ne me rendrais pas au débat organisé ce jour par le Sous Préfet.

    Pourtant, cette problématique est centrale. Si la question identitaire est une interrogation majeure pour un individu, c'est une interpellation politique et philosophique essentielle pour une communauté. Y répondre collectivement nous éloigne de la fourmilière, et fait que l’homme est homme … Encore faut il mener sérieusement cette réflexion de fond. Ce débat exige profondeur, clarté et  sérénité. Il s'agit d'une quête identitaire qui transcende les  clivages politiques et peut se résumer en une phrase simple : que signifie aujourd’hui dans ce monde globalisé et éclaté dans lequel nous vivons  être français ?

    Lors d'un interview l'historien Fernand Braudel a apporté une contribution lumineuse que je vous propose de lire ou relire ... Une contribution parmi d'autres, car le sujet mérite que chacun s'y arrete, et apporte sa pierre à l'oeuvre collective, que l'on soit puissant ou non, "sachant" ou non ...

     

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  • Prix National Art Urbain 2009

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    La ville de Trilport était une des six villes sélectionnées pour la finale  du Prix National de l'Association pour l'art urbain, qui se déroulait à la Maison de la RATP, avec pour thème 2009 "le Centre urbain et son environnement accessible à tous".

    Précision utile, c'est le jury de cette association qui nous avait contacté, conséquence directe je pense du buzz émanant de la commune, suite aux réalisations et à la démarche environnementale initiée sur le terrain malgré les nombreuses contraintes rencontrées. Ce même jury, après une visite sur site d'une journée nous incitant à participer à leur édition 2009.

    Cette soirée a permis au nombreux public présent d'accomplir un véritable tour de France en moins d'une heure, vu le mode opératoire imposé par les organisateurs. Le concours tenant plutôt du speed dating, chaque candidature disposant de "8 minutes pour convaincre" sur la base d'un diaporama (deux minutes de présentation de la commune, par le Maire, six minutes pour décrire l'opération présentée, par un technicien). Avant de revenir plus en profondeur sur notre candidature, soulignons la diversité des situations présentées : tant au niveau de la localisation, que de la taille des communes ou de leur nature, touristiques ou pas (je pense notamment à Pèzenas et Plan d'Aups).

    Soutenu par le CAUE 77 pour ce prix national, nous avions placé notre candidature sous le signe du "Petit Prince". Ayant finalement opté pour la démarche globale initiée, y compris avec ses imperfections, plutôt que pour la description d'une réalisation aboutie "exemplaire", comme celle du gymnase HQE de la Noyerie, modèle du genre au niveau accessibilité.

    Pour être très rapide indiquons que le Grand Prix 2009 a été remporté par la commune de  La Rivière (38), Trilport remportant lui  la catégorie "respect de l'environnement", le jury ayant du être sensible à la démarche globale inititiée .

     

    Revenons un peu sur la "ballade du Petit Prince" qui nous a valut cette distinction ...



     

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  • Attention, une antenne peut en cacher d'autres ...

    antenne-relais.jpgDevant procéder à une rénovation majeure du  château d’eau de la commune (la première depuis sa construction), il a semblé utile avant de lancer ce chantier, de faire le point sur les antennes relais installées au sommet de l'edifice.
    Ces dernières, ici comme ailleurs, sont sources d'inquiétude pour les riverains, il est à nos yeux important d’apporter des réponses face à ces interrogations légitimes, le principe de précaution devant prévaloir en l’espèce.
    Pour ce faire, afin de disposer d'éléments d'analyse objectifs (basés sur les connaissances actuelles) il nous est apparu inidspensable d’évaluer la puissance des ondes émises et d’avoir une idée précise de l’exposition du public aux champs électromagnétiques sur différents endroits de la commune.

    Problème, nous sommes toujours dans une zone d'incertitude, le Grenelle des ondes n'ayant pour l'heure apporté aucune clarification. Les élus sont placés une fois de plus au carrefour des contradictions d’une société qui ne sait toujours pas où situer ses priorités : risque sanitaire zéro, ou  mobilité informationnelle universelle permettant de se connecter 24h sur 24, où que l'on soit sur la planète !
    Pour faire plus simple : les usagers désirent disposer de téléphones nomades à haut débit et à haut niveau intégrés de services, mais ne veulent surtout pas d'antennes relais à proximité de leur domicile …  Choix cornélien, rendu d'autant plus difficile que quelquefois l'irrationnel vient troubler les règles du jeu.
    A vouloir ignorer des "inquiétudes sanitaires", nos sociétés sont passés à coté de faits sanitaires majeurs, et ce pour des raisons trop souvent mercantiles. La transparence et la vigilance sont de mise sur de telles questions, il en va de la santé des habitants qui ne saurait être prise en otage pour des raisons économiques !

    Nous avons négocié avec les opérateurs téléphoniques le financement d’une étude (application du Guide des Relations entre opérateurs et communes) menée par une société indépendante. Afin d’être totalement transparent, nous avons confié le pilotage de cette démarche, dans le cadre de l'Agenda 21,  au « Comité 21 » de la commune (instance de concertation regroupant des citoyens non élus impliqués sur les questions d'environnement et de sécurité sanitaire).

    Avec une feuille de route se limitant à deux objectifs principaux : répertorier et identifier les installations de Radiotéléphonie Mobile présentes sur le territoire de la commune et évaluer leur puissance sur le territoire de la commune. Avec également deux principes : éviter et diabolisation et complaisance. Travail mené à terme, aux résultats probants, qui a donné lieu à une réunion publique de haute tenue (présentation powerpoint à télécharger) comme à l'élaboration d'un dossier pour un prochain numéro du journal municipal.

    Avant d’aborder le mode opératoire et les résultats de l'étude, un constat évident, nous vivons dans un monde peuplé d’ondes, et des plus diverses ... Il est essentiel d'être dans ce domaine vigilant et éveillé afin de prendre les dispositions qui s'imposent, au titre du principe de précaution que ce soit sur le court, le moyen ou le long terme. Vous trouverez à la fin de cet article quelques conseils de bon sens mais qu'il est utile de rappeler !)

    D'autant qu’un fait nouveau est apparu lors de la campagne de mesure, et qui risque d'avoir des conséquences pour le moins inattendues sur la suite des évènements et qui va peut être nous entrainer dans une nouvelle séquence, en lien avec un opérateur différent et des ondes d’un tout autre acabit …

     

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  • HQE : Comment essaimer utile ...

    hqe_3.jpgCe blog a souvent fait référence à la démarche HQE (ou Haute Qualité Environnementale) du fait du programme d’équipements mené depuis 2004, premier du genre au niveau régional à  respecter une telle démarche pour l’ensemble des équipements réalisés, ce qui pour une commune de moins de 5000 habitants n’était pas si évident.

    Les trois équipements (centre de loisirs, réfectoire scolaire et gymnase) issus de ce programme, aux signatures architecturales et choix techniques très différents fonctionnent désormais tous les jours pour le plus grand intérêt de leurs utilisateurs. Depuis l'inauguration du premier équipement, le Centre de Loisirs le "Petit Prince" nous avons effectué un point après chaque réalisation afin de faire évoluer nos pratiques, solutions et priorités techniques.

    Deux considérations générales sur la HQE. Elle présente l’avantage de viser des cibles différentes  (eco construction, eco gestion, confort et santé) complémentaires, donc d’agir sur un spectre plus large, mais à contrario, son inconvénient est de ne pas donner d’obligation de résultat (indicateur objectif), ce qui peut poser problème, notamment lorsque l’on aborde l’efficacité énergétique. D’autant que les architectes français contrairement à leurs homologues allemands étaient jusqu’à peu, peu sensibilisé sur ce point. Une situation qui change vitesse grand V, et tant mieux !

    Ecueil à éviter, ne pas tenir compte du chant des sirènes et résister à l’effet de mode, afin de se concentrer sur les fondamentaux. Certains choix moins clinquants et visibles extérieurement, sont de fait, en terme d’efficacité beaucoup plus déterminant sur l’empreinte écologique d’un équipement. Pour faire simple, entre panneaux solaires et isolation, c’est généralement le deuxième point, même s’il est moins "fun" et visible  qui est le plus efficace.

    Pour aller au delà de la démarche H.Q.E, je vous propose, à partir de notre modeste "retour d'expérience", de dégager synthétiquement, donc de manière réductrice et arbitraire, quelques caractéristiques communes aux trois équipements pouvant être considérées de fait comme de véritables « invariants ».
    Ce type d'analyse présente l'intérêt de dégager des invariants, qui ont la capacité d'être "reproductibles" dans d’autres contextes (site, choix technique ou typologie d’équipement), facilitant ainsi l’essaimage de pratiques environnementales vertueuses expérimentées concrètement sur le terrain.

     

    Quelles sont elles ?

     

     

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  • Le bien être peut il être soluble dans un indicateur ?

    city calculator.jpgIl n'a fallut pas moins de 22 spécialistes, deux prix Nobels d'économie, et pas des moindres (Joseph Stiglitz et Amartya Sen) plus un économiste reconnu (Jean-Paul Fitoussi), pour constituer la « commission sur la mesure de la performance économique et du progrès social » lancée apr Nicolas Sarkozy, himself.
    Unique obsession de toutes ces têtes pensantes : élaborer l’indicateur miracle permettant de déterminer la performance qualitative d’un pays, afin de détrôner l’unique étalon de performance utilisé depuis les années 30, le produit intérieur brut ou PIB.
    Cette quête du graal peu commune est destinée sinon à révolutionner l’économie, du moins son ressenti en réintégrant notamment dans l'analyse, les cotés obscurs de la force que demeurent encore pour les décideurs  le volet social et l'écologie !

    Mais peut-on réellement mesurer la qualité d’une société avec une colonne de chiffres ?
    C’est ce que l'équipe hollandaise de Winy Maas (MVRDV), une des dix équipes retenues pour plancher sur le grand Paris, a tenté de mettre en place, avec son «City Calculator», application informatique permettant à partir de données dites « objectives » de définir des schémas d'optimisation de l'urbanisme … Le futur Grand Paris pourra ainsi devenir «une des villes les plus qualitatives, vertes et compactes au monde» …CQFD ….

    Aujourd'hui, tout économiste sérieux sait que le PIB ne peut raisonnablement indiquer la qualité de vie des habitants d’un pays, qui peut fort bien connaitre à la fois une croissance exponentielle de son PIB et une détérioration importante de la qualité de la vie de sa population. Car le noeud du problème est bien la répartition des fruits de la croissance obtenue ! Celle ci, jusque à l'an dernier était au rendez vous. Cela n'est plus le cas désormais, et trop souvent les statistiques sont  annonciatrices de mauvaises nouvelles mettant à plat les stratégies de communication les plus sophistiquées; pour beaucoup de politiques, la tentation de briser le thermomètre est forte ...

    Sur le fond une interrogation simple, changer l’indicateur du bien être, améliorera t'il le bien être lui-même ? Problématique sans doute plus philosophique qu’économique …

    Ceci étant pour les politqiues s'interroger sur l’évaluation du « bien être » des habitants est fondamental, n'est ce pas la finalité de leur action ?
    Encore faut il dans le même temps, ne pas oublier quelques points secondaires aux yeux de certains, la santé de notre planète vu les dégâts croissants causés par l’empreinte écologique et ne pas oublier dans la foulée  "l'empreinte sociale", donnée importante s'il en est  !

     

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  • Un gymnase Ecolo parait il ?

    forum-leger.jpg

    Le forum des associations s'est tenu cette année dans l'enceinte du complexe de la Noyerie. Une première qui s'est révélée une totale réussite illustrant à merveille la vitalité de la vie associative locale.
    Avec moins de 5 000 habitants, Trilport compte en effet une cinquantaine d'associations, et des plus diverses ...
    Nous tenons à ce particularisme, vital pour le lien social et alimentant un esprit de convivialité que nous revendiquons et auquel nous sommes trés attachés.

    Les nombreux visiteurs ont pu découvrir le nouveau gymnase, 3 eme équipement public "HQE" de la commune, qui a pu bénéficié ainsi de l'expérience accumulée depuis 2006 (voir les notes précédentes : centre de loisirs, école de la Charmoye).
    Remarque toute personnelle,  cette expérience du concret et du terrain concernant l'architecture environnementale surtout lorsqu'elle concerne les équipements publics se révèle trés précieuse permettant d'aller plus loin en dégeant l'essentiel de l'accessoire .

    Une réalisation en tout cas, attendue depuis de nombreuses années par les scolaires et les sportifs, de tout âge (y compris le troisème âge) et de tout handicap, un des nombreux points remarquables de l’ouvrage étant sa totale accessibilité depuis le parking.
    Cet ouvrage fait l’objet, pour l'instant, d’un large consensus auprès de ses utilisateurs, et se révèle à l’usage opérationnel, pratique et évolutif; étant issu d'une véritable "co production" entre architecte, élus, utilisateurs (scolaires ou associatifs), services municipaux en charge de l'entretien et de la maintenance cela n'a rien de surprenant. Cette réflexion collective ayant débuté très en amont du projet, dés la désignation de l’architecte de fait.

    Quelques mots sur la Haute Qualité Environnementale de cet équipement (HQE) qui devient peu à peu une marque de fabrique locale, ici à Trilport ...

     

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  • Mais que fait la Mairie ?


    voiture neige.jpgCette question bien des élus l’ont entendu ces derniers jours provenant d’administrés excédés par les conséquences de la neige et du verglas. Pour être tout à fait clair, au moins un de mes concitoyens a dépassé les bornes dans l’expression d’une colère peut être légitime mais quelque peu excessive au regard d'une analyse  circonstanciée de la situation.

    L’occasion d’aborder un sujet de saison dans lequel semble-t-il un élu local n’a que des coups à prendre et où la démagogie s’en donne à cœur joie.

    De manière générale, la météo s’exprime avec retenue dans notre pays et trop souvent avec excès dans d’autres régions du globe moins favorisées. Tous les observateurs avisés le confirment, le réchauffement climatique induit des sautes d’humeur de dame nature de plus en plus fréquentes et violentes.

    Pourtant, rien de tel cette semaine en Ile de France, si ce n’est un temps d’hiver  : gel, neige et  verglas. L’exceptionnel, n’en déplaise à François Fillon qui a perdu là une bonne occasion de se taire (bonjour la démagogie) a été l'ampleur des chutes de neige (une fois tous les 20 ans) qui ont touché le sud de la France. Selon leur ampleur, les intempéries ont effectivement une incidence directe sur les infrastructures (électricité …) et les conditions de transport, tant au niveau des voies ferrées, des airs ou de la route et peuvent empêcher tout déplacement.
    Les collectivités territoriales, comme les gestionnaires d’infrastrutures de transport sont alors mises à l’épreuve; car la perception de l'ampleur des contraintes est par définition relative, et dépend du point de vue de chacun, excepté lorsque cela tourne au tragique !

    Nous vivons sur une planète dominée par l’homme, ce dernier accepte difficilement que la Nature prenne le dessus (sans doute notre coté Promothéen, ce demi dieu qui avait dérobé le feu aux dieux avant que ceux ci ne se vengent ...). Certes, il peut y avoir effectivement faillite du gestionnaire mais également des demandes d'usagers impossibles à satisfaire, malgré toute la bonne volonté du monde ...

    Chaque pratiquant d’activité « nature » (qu’elle soit de montagne ou nautique) sait que lorsque l’élément naturel s’exprime  (tempête, avalanche …), l’homme n’est rien et doit composer : plier pour ne pas rompre, ou du moins s'adapter; réaction naturelle que paradoxalement notre société a tendance à de plus en plus rejeter.

    Avant de revenir sur les carences supposées des services municipaux, deux paramètres sont à  prendre en compte également et à ne pas négliger : chaque intervention requiert un minimum de logistique, certaines des interventions classiques (tel le salage) ne sont pas sans incidence sur notre environnement. ..

    Les jalons étant posés nous pouvons apporter quelques précisions utiles à tous ...


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  • Grand Prix de l'environnement ...

    arbre-debout-nb.jpgTrilport participe au Grand prix de l’environnement 2008, dont les résultats seront proclamés cette semaine au CNIT dans le cadre d'une exposition sur les énergies renouvelables.

    Si nous avons postulé suite à la visite des organisateurs de cet évènement, nous n’avons pas eu le temps de  constituer un dossier de candidature comme nous l’aurions désiré, avec toutes les conséquences pour cette semaine, mais qu'importe, cet évènement montre le chemin parcouru depuis 2002 !

    Le Développement Durable, nous l’avons pratiqué pendant de longues années comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, sans le savoir ou presque, mais avec passion et volonté …

    Tout a débuté avec une demande de subventions, lors des études préparatoires à un Contrat de développement avec le Conseil Général de Seine et Marne, puis du Conseil régional. Pour établir le diagnostic de ces partenariats, nous avons mené une large concertation auprès des acteurs de terrain et des habitants. Débat des plus fructueux, ayant entrainé une profonde remise en cause de l’action municipale: bouleversement des mentalités et des modes de fonctionnement des élus et des services municipaux, nouvelle organisation des services, introduction de méthodes de travail novatrices, définition de stratégies globales et transversales, développement de l’éco construction …

    Illustration : le programme d'équipements publics lancé, intégralement en H.Q.E, engagement environnemental prolongé avec le lancement dés 2005 d’un Agenda 21. Initiatives qui ont fait de Trilport en quelques années une des villes pionnières du Développement Durable en Ile de France, malgré notre petite taille. Je me souviens encore des commentaires amusés de certains élus de villes voisines, y compris de grandes villes, devant nos mesures qualifiées à l’époque d’originales !
    Aujourd’hui, les premiers équipements sont sorties de terre et fonctionnent depuis de nombreux mois, les services municipaux intègrent les priorités environnementales, nos engagements passés sur la ressource eau, les énergies renouvelables ou l’isolation ont été validés par les accords de Grenelle et les projets que nous avons dans nos cartons, sont dans l’air du temps …
    Les communes voisines, hier sceptiques, nous rejoignent désormais en nous prenant pour exemple. Si je mesure le chemin parcouru en la matière mais ne retiendrait qu'un idée, lorsque l'on parle d'environnement plus on apprend, moins on sait ...

    En matière d'environnement les élus locaux ont une responsabilité particulière : l’action municipale agit directement sur les problématiques liées au réchauffement climatique, en influant concrètement et durablement sur l’habitat, l’organisation urbaine, la consommation et la production d’énergie, la bio diversité ou la mobilité … . Mais également du fait de la résonnance particulière que l’action politique peut revêtir quelquefois auprès des habitants et des autres acteurs de la vie publique.

    Permettez-moi également trois réflexions sur la valeur du temps, la place de l'humain dans le Développement durable et le prix réel des produits ou de leut utilisation  ...

     

     

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  • Dégustons l'huitre de Marennes Oléron

    huitre marennes.jpgDe passage sur l’île d’Oléron lors de mes congés d’été, je n’ai pas résisté au plaisir de déguster la production locale d’huitres et de découvrir plus en profondeur l’activité ostréicole.
    Cette industrie a fait la une des journaux en juillet dernier, du fait d’une surmortalité record des naissains (jeunes huitres de un à deux ans). Si les réveillons de fin d’année ne sont pas menacés, cette disparition soudaine et massive ne sera pas sans conséquence pour les années à venir (dés 2010-2011); rappelons qu’il faut trois à quatre années pour qu’une huitre (après une période variable d’affinage dans les claires) ne soit consommable.

    Une surmortalité qui a décimé en l’espace de quelques mois l’ensemble des bassins ostréicoles français, avec des taux de mortalité allant de de 40 à 100 % des naissains d’huîtres creuses, tous ou presque d'origine japonaises, soit 99% de la production française.

    Une véritable catastrophe pour les milliers de personnes vivant de cette industrie, vitale pour l’économie de leurs territoires ; avec 130.000 tonnes par an la France est le premier producteur européen et le quatrième mondial derrière la Chine, le Japon et la Corée du Sud. Une activité qui est également un argument touristique de premier plan pour ces régions !

    Le plus paradoxal est que l’huitre est à la fois robuste, elle est de loin antérieure à l'arrivée de l’homme sur terre, et fragile.  Sa survie est totalement liée à l’équilibre et la vitalité d'un éco système complexe, qu’il ne faut surtout pas limiter à l’Océan, notamment dans le cas de l’huitre de Marennes, car bien des paramètres interviennent y compris terrestres : température de la mer, apports en eau douce, salinité, prédateurs, algues, pollution des effluents et affluents ...


    La crise traversée aujourd’hui par le monde ostréicole est une illustration parfaite des problématiques actuelles. Ou comment concilier développement vertueux de nos territoires, interrelations entre nos différentes activités et le milieu, gérer le risque sanitaire et protéger notre environnement …


    Car tout est lié !

     

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  • Qiu Xiaolong ou le Petit dragon

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    Le moment est particulièrement bien choisi pour vous faire découvrir un de mes romanciers favoris, l’écrivain chinois Qiu Xiaolong (petit dragon en chinois) : les vacances d’été sont propices à la découverte de  livres policiers dépaysant, et les siens le sont à plus d’un titre, l’intérêt grandissant pour la Chine, ce pays continent qui accueille les jeux olympiques, la série de ses nouvelles inédites que Le Monde publie …

    Maisplus encore,  l’originalité de cet auteur que j’ai découvert il y a plus de 5 ans et la très grande qualité de ses romans qui ont le bon gout d’être publié en poche.

    Quelques mots sur son itinéraire : il est né à Shanghai en 1953, où il grandit, sa famille est victime des gardes rouges durant la Révolution culturelle, lors de ses études il intègre l'Institut des Sciences Sociales de Shanghai. Remportant une bourse d’études, il part aux Etats-Unis en 1988, afin de rédiger son doctorat sur l'auteur T.S. Eliot. Les évènements de Tienanmen éclatent, il écrit des articles, en faveur des étudiants et devant la répression décide de rester aux Etats Unis.
    Il enseigne alors à l’université de Saint Louis et se met à écrire en anglais. Devant le succès rencontré, il se consacre uniquement à cette activité.
    Publié dans une vingtaine de pays, il retourne depuis 1997 en Chine pour de courts séjours, ce qui lui permet d’être très informé sur l’état de son pays d’origine et de ses habitants.

    Une acuité que l’on retrouve dans tous ses romans.Ses livres sont bâtis autour d’un personnage principal récurrent, l'inspecteur Chen Cao, tout à la fois cadre du Parti,  membre de l'Union des écrivains et policier.

    L’intrigue policière est le prétexte pour nous plonger dans le véritable Tsunami subit par la Chine depuis l’ouverture économique initiée par Den Xiaoping. Un bouleversement sans précédent.

    Comme l’écrit Xiu " La transition, c'est que le pire des deux s'est uni : le pouvoir du parti unique avec le capitalisme le plus sauvage."

    C'est dire ...

     

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  • Abeille, la sentinelle en danger

     

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     " Si l’abeille venait à disparaître, l’humanité n’aurait plus que quelques années à vivre " ...

    Albert Einstein

     

    Un apiculteur de ma commune vient de perdre ses 20 ruches ; depuis qu’il récolte le miel (1993) il n’avait jamais connu une telle mésaventure. Au printemps, ces ruches respiraient la vie et regorgeaient de pollen, fin avril, ne voyant plus d’aller et venues, il a ouvert ses ruches pour y découvrir ses abeilles mortes. Il ne sait toujours pas pourquoi …

    Un incident à ne pas prendre à la légère, vu la place particulière tenue par l’abeille dans notre vie. Elle ne se limite pas à être l'unique insecte dont l'homme consomme la production (miel, pollen, propolis, gelée royale, cire), le miel a longtemps était la seule source de sucre existante, mais l’abeille est surtout l'insecte pollinisateur par essence. Elle donne la vie et c'est un maillon essentiel dans le maintien de nos écosystèmes. La survie de plus de 80% des espèces végétales dans le monde en dépend. Rappelons que cet insecte malgré sa fragilité, a réussi à traverser deux ères géologiques.

    Jusqu'à ces dernières années, ses populations dans nos régions étaient en déclin. Conséquence de la raréfaction des plantes à nectar et pollen (plantes mellifères). Plusieurs faits sont à l'origine de ce phénomène : urbanisation, remembrement, mono culture intensive, herbicides, insecticides et fongicides … Une tendance heureusement remise en cause aujourd’hui.
    L’abeille est enfin reconnue pour ce qu'elle est : un indicateur biologique exceptionnel, sentinelle indispensable de la qualité de l’environnement, ce qui explique que de nombreuses villes dont Paris ont relancé son élevage.

    Nous ne devons pas sous estimé la mésaventure qui a touché notre apiculteur, elle doit au contraire nous interpeller, d’autant que cet incident n’est pas isolé et se multiplie. La pérennité même de l’abeille semble menacée : pesticides (Régent, gaucho, poncho), développement des OGM, apparition du frelon asiatique (vespa velutina), syndrome d’effondrement ... Les causes sont multiples mais toutes liées à notre mode de développement.

    Pourquoi les ruches se vident-elles de leurs habitantes ? Pourquoi les abeilles qui partent- butiner ne reviennent jamais dans leur maison ? Quelle est la vraie cause de ces disparitions ?

     

     Les pistes sont nombreuses et préoccupantes. Il est donc important de savoir ce qui est arrivé aux 20 ruches de Trilport !

     

     

     

      (à suivre : article paru dans les Echos en aout dernier et abordant ce phaénomène de disparition)

     

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  • OGM / NKM : l'Objet du délire

     
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    "Art. L. 531-2-1. – Les organismes génétiquement modifiés ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l’environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées “sans organismes génétiquement modifiés”, et en toute transparence."

     

    Amendement présenté par Monsieur Chassaigne député PC du Puy de Dôme (lien)

     

     

    Complément : l'EXPOSÉ SOMMAIRE de l'amendement 252 (cf Assemblée Nationale)

    "Cet amendement prévoit que la mise en culture, la commercialisation et l’utilisation ne peuvent se faire que dans le respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales. Il prend en compte des principes déjà retenus par les ministres de l’environnement de l’Union Européenne.
    Par ailleurs, le principe de transparence a été retenu lors des discussions du Grenelle de l’environnement. La question de la transparence de l’évaluation, des activités relatives aux organismes génétiquement modifiés et de l’accès du public aux études relatives à la santé et à l’environnement est déterminante. L’obligation de transparence est inscrite dans la Convention d’Aarhus."
     
     
    Alors où est réellement le problème ? 

     


     

  • Où l'on reparle des agrocarburants

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    Peter Brabeck, futur ex-patron de Nestlé (premier groupe alimentaire mondial) a fait sensation dans un interview donné ce week end portant sur le développement des agro carburants."Si l'on veut couvrir 20% du besoin croissant en produits pétroliers avec des biocarburants, comme cela est prévu, il n'y aura plus rien à manger",

    Il va même beaucoup plus loin dans son analyse, abordant de manière directe la responsabilité sociale des gouvernements et en remettant en cause les incitations fiscales apportés par certains états (dont le notre) ou la communauté européenne pour développer cette filière : "Accorder d'énormes subventions pour les produire est inacceptable moralement et irresponsable", qualifiant même ce type d'aide de "non sens politique".

    Il rappelle que les millions de tonnes de maïs consacrées aux biocarburants sont autant en moins pour le secteur alimentaire et que cette demande nouvelle et croissante entraine des hausses de prix importantes du maïs, soja et blé, une dénonciation qu'il avait déjà effectué l'an dernier dans un interview donné au Financial Times, finalement assez prédictif. Soulignant que cette filière nécessite de plus en plus de terres cultivables et occasionnant directement une importante déforestation. enfin il enfonce le clou précisant que la ressource eau, elle même est également  menacée par ce type de culture (un litre de bioéthanol nécessitant 4.000 litres d'eau).

    Même si chacun doit prendre de telles déclarations avec un certain recul, ce dirigeant défend avant tout les intérêts économiques de son secteur d’activités et de son entreprise, de tels propos donnent un nouveau relief à des critiques de plus en plus nombreuses sur le développement de la filière de l'agro carburant. Critiques et position soutenue dans ce blog et qui jusque là aller à contre courant d'un mode de pensée encore dominant, notamment dans un département céréalier comme celui de la Seine et Marne.

     

    Allons un peu plus loin dans l'analyse pour savoir si Peter Brabeck a raison de parler de "non sens politique" ? 

     

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  • Un recensement douloureux

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    Evidemment,  personne n’oserait remettre en cause le bien fondé du recensement. Il permet de mieux connaître la population résidant sur un territoire donné, fournit  des statistiques indispensables pour la gestion du pays ou de nos collectivités (logement, âge de nos habitants, profession exercée, conditions de logement, modes de transport, déplacements quotidiens ....).
    En donnant un instantané exact de la situation d’un territoire à un moment donné, il permet par là même de mieux en cerner les besoins et de dégager certaines tendances de fond  

    Une succession plus régulière des recensements facilite indéniablement la mise en œuvre des politiques publiques et de déterminer le décompte légal de la population ainsi que certaines de ses conséquences financières ou juridiques (calcul de la Dotation Globale de Fonctionnement, détermination de certain seuils …).

    Bref, le recensement est une opération d'utilité publique que je ne me permettrais pas de remettre en cause.
    Pourtant la "simplification" proposée en 2004, n'a pas fait que des heureux, s'effectuant comme tant d’autres mesures, sur le seul dos des communes …  

    Les services municipaux sont depuis début janvier sur des charbons ardents, une pression inadmissible qui se poursuivra ces prochains jours avec la gestion des élections municipales et cantonales, autre tâche désormais assumée par les seules communes, en lieu et place des services de l'Etat ... 

     Celui ci a beau jeu ensuite de nous donner des conseils de modération fiscale ... Comme quoi, les Conseillers ne sont pas les payeurs !

     

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