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Eco-citoyenneté - Page 5

  • OGM / NKM : l'Objet du délire

     
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    "Art. L. 531-2-1. – Les organismes génétiquement modifiés ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l’environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées “sans organismes génétiquement modifiés”, et en toute transparence."

     

    Amendement présenté par Monsieur Chassaigne député PC du Puy de Dôme (lien)

     

     

    Complément : l'EXPOSÉ SOMMAIRE de l'amendement 252 (cf Assemblée Nationale)

    "Cet amendement prévoit que la mise en culture, la commercialisation et l’utilisation ne peuvent se faire que dans le respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales. Il prend en compte des principes déjà retenus par les ministres de l’environnement de l’Union Européenne.
    Par ailleurs, le principe de transparence a été retenu lors des discussions du Grenelle de l’environnement. La question de la transparence de l’évaluation, des activités relatives aux organismes génétiquement modifiés et de l’accès du public aux études relatives à la santé et à l’environnement est déterminante. L’obligation de transparence est inscrite dans la Convention d’Aarhus."
     
     
    Alors où est réellement le problème ? 

     


     

  • Où l'on reparle des agrocarburants

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    Peter Brabeck, futur ex-patron de Nestlé (premier groupe alimentaire mondial) a fait sensation dans un interview donné ce week end portant sur le développement des agro carburants."Si l'on veut couvrir 20% du besoin croissant en produits pétroliers avec des biocarburants, comme cela est prévu, il n'y aura plus rien à manger",

    Il va même beaucoup plus loin dans son analyse, abordant de manière directe la responsabilité sociale des gouvernements et en remettant en cause les incitations fiscales apportés par certains états (dont le notre) ou la communauté européenne pour développer cette filière : "Accorder d'énormes subventions pour les produire est inacceptable moralement et irresponsable", qualifiant même ce type d'aide de "non sens politique".

    Il rappelle que les millions de tonnes de maïs consacrées aux biocarburants sont autant en moins pour le secteur alimentaire et que cette demande nouvelle et croissante entraine des hausses de prix importantes du maïs, soja et blé, une dénonciation qu'il avait déjà effectué l'an dernier dans un interview donné au Financial Times, finalement assez prédictif. Soulignant que cette filière nécessite de plus en plus de terres cultivables et occasionnant directement une importante déforestation. enfin il enfonce le clou précisant que la ressource eau, elle même est également  menacée par ce type de culture (un litre de bioéthanol nécessitant 4.000 litres d'eau).

    Même si chacun doit prendre de telles déclarations avec un certain recul, ce dirigeant défend avant tout les intérêts économiques de son secteur d’activités et de son entreprise, de tels propos donnent un nouveau relief à des critiques de plus en plus nombreuses sur le développement de la filière de l'agro carburant. Critiques et position soutenue dans ce blog et qui jusque là aller à contre courant d'un mode de pensée encore dominant, notamment dans un département céréalier comme celui de la Seine et Marne.

     

    Allons un peu plus loin dans l'analyse pour savoir si Peter Brabeck a raison de parler de "non sens politique" ? 

     

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  • Un recensement douloureux

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    Evidemment,  personne n’oserait remettre en cause le bien fondé du recensement. Il permet de mieux connaître la population résidant sur un territoire donné, fournit  des statistiques indispensables pour la gestion du pays ou de nos collectivités (logement, âge de nos habitants, profession exercée, conditions de logement, modes de transport, déplacements quotidiens ....).
    En donnant un instantané exact de la situation d’un territoire à un moment donné, il permet par là même de mieux en cerner les besoins et de dégager certaines tendances de fond  

    Une succession plus régulière des recensements facilite indéniablement la mise en œuvre des politiques publiques et de déterminer le décompte légal de la population ainsi que certaines de ses conséquences financières ou juridiques (calcul de la Dotation Globale de Fonctionnement, détermination de certain seuils …).

    Bref, le recensement est une opération d'utilité publique que je ne me permettrais pas de remettre en cause.
    Pourtant la "simplification" proposée en 2004, n'a pas fait que des heureux, s'effectuant comme tant d’autres mesures, sur le seul dos des communes …  

    Les services municipaux sont depuis début janvier sur des charbons ardents, une pression inadmissible qui se poursuivra ces prochains jours avec la gestion des élections municipales et cantonales, autre tâche désormais assumée par les seules communes, en lieu et place des services de l'Etat ... 

     Celui ci a beau jeu ensuite de nous donner des conseils de modération fiscale ... Comme quoi, les Conseillers ne sont pas les payeurs !

     

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  • Lettre ouverte à Monsieur Borloo

    58d639b115eadb780fd7e52c42be31d4.jpgMonsieur le Ministre, je vous écris une lettre que vous lirez peut être si vous avez le temps …

     

    Nous inaugurerons la semaine prochaine à Trilport (Seine et Marne), un bâtiment scolaire (cantine scolaire, réfectoire et accueil périscolaire) représentatif de ce qui se fait de mieux aujourd’hui en matière de Haute Qualité Environnementale dans notre pays : isolation, production d’eau chaude et d’électricité par voie solaire notamment …

    Vous êtes d’ailleurs convier à cette inauguration Monsieur le Ministre ainsi que Madame Nathalie Kosciusko – Morizet, votre Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie.

    Ma ville est très mobilisée en matière de Développement Durable (nous sommes la 1ere commune francilienne de moins de 5 000 habitants à avoir lancé un Agenda 21 en 2005), nous avons réalisé l’an dernier un Centre de loisirs qui présentait entre autres qualités environnementales (isolation bois, terrasse végétalisée …) un dispositif de récupération des eaux de pluie destiné à alimenter les chasses d’eau des sanitaires. Nous avions reçu à l’époque le feu vert de la DDASS, décision saluée comme une vraie avancée environnementale par de nombreux élus.

    Le bâtiment qui sera inauguré la semaine prochaine possède le même dispositif, pourtant paradoxalement, nous n’avons pas reçu l’autorisation de l’utiliser. Une situation incompréhensible due à la même Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales annonçant son refus le jour même du Grenelle de l’Environnement, ce qui avait fait alors pas mal de bruit (un reportage télévisé lui ayant même été consacré).

    Avant de m’élever contre une décision qui va à l’opposé des conclusions du Grenelle de l’Environnement, je tiens à revenir et souligner la course d’obstacles que tout élu local doit aujourd’hui surmonter lorsqu’il veut construire durablement. Ce constat devrait inspirer plus d’humilité à nos dirigeants (dont le premier d’entre eux) dans un domaine, où incontestablement nous avons plus de leçons à recevoir de la planète qu’à lui donner, vu notre retard !

    Produire de l’électricité par exemple afin de la revendre à EDF, comme l’autorise pourtant la loi est tout ... sauf simple : rien que pour utiliser des panneaux photo voltaïques entre permis de construire, déclaration préalable, autorisations diverses etvariées à demander à la DRIRE et à EDF (et je fais simple !), les formalités sont multiples (j’en parle tranquillement, le bâtiment que nous inaugurerons a fait l’objet d’une première technique nationale d'EDF simplement pour permettre au réseau traditionnel de recevoir l'électrécité produite !), et si  l’on aborde la question de l’implantation d’une éolienne, ne serait ce que de type urbain (une solution en plein dévleoppement à l'étranger) tout ce complique encore ! Il est vrai que le réseau national d’électricité est conçu pour distribuer l’énergie et non pour en recevoir, mais n'est il pas temps de changer de paradigme !

    Concernant la préservation de la ressource "eau", le retard de notre pays devient franchement inquiétant et certainement pas à la hauteur des enjeux planétaires ! Et c'est un élu d'une commune Seine et Marnaise qui vous interpelle, département où la qualité de l'eau est encore à conquérir !

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  • Eclairer juste et durablement

    c436119a629074459f7c02a414472a1d.jpgIl y a quelques semaines des Lycéens Meldois sont venus m'interroger sur un sujet pour le moins inattendu : la "pollution lumineuse". Cet interview faisait suite au reportage que la revue Astronomie Magazine (voir Documents) a consacré à ma commune et à notre action dans ce domaine.
    La discussion avec ces lycéens m'offre l'opportunité de faire le point sur ce sujet, jamais abordé encore sur ce blog, et pourtant  trés représentatif du Développement Durable.

    Rappelons que l'éclairage représente en moyenne 18% de la consommation d'électricité d'une ville, 23% de sa facture et que chaque année c'est un million de tonnne de CO2 qui sont libérés dans l'atmosphère par l'éclairage public.
    Au regard de l'innovation technologique, trés dynamique dans ce domaine, une commune est donc certaine de réaliser des économies substancielles en renouvellant son parc de luminaires (surtout lampes, luminaires et opriques) et d'agir pour la planète ! Ce qui représente de gros investissement en perspective (rien que pour Trilport nous avons plus de 650 lampadaires) et nécessite dans la majorité des cas, une rénovation du parc progressive.
    C'est ce que nous faisons depuis 2002 en profitant des progrés réalisés; résultat, chaque année, nous éclairons mieux et plus en consommant moins !


    S'il est important pour un élu de se battre afin de réaliser des économies d'éclairage substancielles, il doit dans le même temps assurer à ses habitants pour des raisons de sécurité évidentes une visibilité satisfaisante la nuit, mettre en valeur ses monuments et illuminer sa ville lors des fêtes de fin d'année ... Paradoxal ? Pas tout à fait ...


    Autre point, la diminution de consommation d'énergie, n'est pas le seul argument environnemental, loin s'en faut ! Intervenir sur l'éclairage public revient à influer sur toute une gamme de thématiques liées au Développement Durable, y compris philosophique, c'est dire ...

     

    Alors qu'écrire sur la pollution lumineuse   ?

     

     

     

     

     

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  • Histoire d'eau

  • Grenelle de l'Environnement ... Chiche !

    ebd7f4c423a5f1969bb6fa45f71db5f9.jpgLe Grenelle de l’Environnement s’est terminé sur un satisfecit quasi général et ce n’est pas moi qui m’en plaindrait !

    Pardon d’évoquer quelques souvenirs personnels, style vieux combattant, mais tant pis !
    Lorsqu’en 2002, j'ai incité l'équipe municipale à se lancer dans le Développement Durable, à partir des partenariats contractés avec la Région et le Département, nous apparaissions aux yeux des élus voisins sinon comme des "indiens", du moins comme des originaux  … En 2003 et 2004, au moment de l'élaboration de nos projets H.Q.E, nous devenions selon les uns des "pionniers", et les autres des "dépensiers" et nous en étions encore à l'explication de l'intérêt du concept de Haute Qualité Environnementale,  y compris auprés d'élus de tout premier ordre, qui nous écoutaient poliment mais sans plus. Lorsqu’en 2005, Trilport a lancé son Agenda 21, nous faisions carrément sourire (une mesure "gadget" !), un an aprés nous en étions toujours à l'explication de texte concernant cette démarche (voir note )  …
    Aujourd'hui nos premières réalisations sont incontestablement dans l'air du temps, font parler d'elle, quelquefois malgré nous (cf note sur l'eau, et ronds dans l'eau)  et nombre de villes voisines nous regardent désormais d'un tout autre oeil, certaines allant même jusqu'à suivre cette même voie !

     Au niveau national, le Grenelle de l’Environnement marque également une inflexion forte dans la prise de conscience collective des français en direction du Développement Durable. Saluons le travail effectué par les cinq collèges (Etat, ONG, salariés, employeurs, collectivités territoriales) composant le tour de table tant dans les groupes de travail de l'été, que dans les séances plénières de l'automne. Un sccès à mettre également au crédit des ONG, vu la place décisive qu’elles y ont pris, notons pour l’anecdote qu’aucune n’a claqué la porte !

    Pour la première fois dans notre pays, et c’est là l'essentiel, l’Environnement est traité globalement et non de manière sectorielle et éclatée, l’enjeu est bien à ce niveau. Il est temps que les formations politiques recoivent le message 5 sur 5, revoient leurs fondamentaux et placent au cœur de leur projet de société les questions environnementales comme les problématiques qu’elles induisent.

    La France réagit enfin à ce qui constitue un réel bouleversement copernicien : le réchauffement climatique et ses conséquences … Vu notre retard dans ce domaine, le triomphalisme n'est pas de mise, nos élus seraient bien inspirés de ne pas vouloir donner de leçon à la planère entière mais au contraire faire preuve d'humilité (qualité faisant parfois défaut aux français ...) et retrousser les manches ...Car tout reste à faire !

     Une fois les sunlights des médias éteints, que restera t’il de ce Grenelle ?Au-delà des mots et des images, le plus dur reste à accomplir, notamment en matière de financement, d'arbitrages et de mise en oeuvre.N'oublions pas que les décisions nécessitant des choix décisifs et des décisions concrètes ne seront prises qu'aprés les élections locakes de Mars 2008.

    Comme quoi, le maître mot pour résumer l'aprés Grenelle est bien : Vigilance ...

     

     

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  • Des ronds dans l'eau ... de pluie

    018e7ccf3503e9b594cd016729a50fac.jpgJuste quelques mots sur les premières réactions suscitées par l'interdiction de la DDASS, concernant l'utilisation d 'eau de pluie pour les chasses d'eau des sanitaires du futur réfectoire de l'école de la Charmoye (note précédente).

    Une position officielle qui a fait quelques vaguelettes médiatiques, puisque le Parisien en a fait un article ("pas d'eau de pluie pour les WC de Trilport) et qu'une équipe du journal télévisé régional de FR3 Ile de France en a fait un sujet la semaine dernière.

    Il est vrai qur la proximité du Grenelle de l'Environnement, a placé ce sujet au premier plan de l'actualité, tant la prise de conscience  sur la problématique de la protection de l'Environnement semble enfin réelle et concrète.

    Bien évidemment je ne vais pas m'arrêter là et compte bien intervenir au plus haut niveau pour faire évoluer notre réflexion collective sur ce sujet mineur mais symbolique.
    D'autant qu'une discussion impromptue avec mon médecin sur ce thème, apporte un nouvel angle de vue inédit.
    Que se passe t'il aujourd'hui dans le cas où un enfant boit de l'eau (même potable) au fond de la cuvette des WC au regard de toutes les bactéries (dérections, urine, produits d'entretien) qui y baignent ?

    Faut il pour autant interdire les chasses d'eau, je compte bien saisir la DDASS sur la portée considérable d'un tel risque sanitaire !

  • De la nécessité et de l'avantage de récupérer l'eau de pluie ...

    17559024ab91b85e876908d24a1dbe54.jpgNous construisons actuellement un nouveau bâtiment scolaire (réfectoire, cuisine, sanitaires, locaux techniques et accueil périscolaire) qui devrait ouvrir d'ici janvier. Cette réalisation respecte une démarche  Haute Qualité Environnementale très poussée, puisque pratiquement toutes les cibles HQE sont concernées, beaucoup considérent déjà ce bâtiment comme une référence de l’éco construction. Je reviendrais d'ailleurs trés prochainement sur cette réalisation innovante à plus d'un titre. 

    Une des cibles « HQE » poursuivie est liée à la gestion de la ressource eau. Un objectif précis : récupérer l’eau de pluie afin de l'utiliser pour l’arrosage et les sanitaires (chasses d’eau des WC). Une innovation mise en place l’an dernier sur notre nouveau Centre de Loisirs « Le Petit Prince » (voir notes précédentes : le centre, ses qualités environnementales ). Nous avions été  alors (il y a un peu plus d’un an), les premiers en Seine et Marne à obtenir l’autorisation des services de la DDASS.

    Quelle n’a pas été ma surprise de recevoir la semaine dernière un avis négatif de cette même DDASS concernant une installation similaire (destinée à récupérer l'eau de pluie pour les toilettes des sanitaires) pour ce nouveau bâtiment.

    Une décision qui interpelle au regard des enjeux planétaires mais également de la situation particulière de ma commune vis à vis de la qualité de l'eau et plus globalement du département de Seine et Marne, terre agricole et céréalière s'il en est  ...

    Cet avis négatif pour le moins paradoxal, fait un peu désordre à l’heure du « Grenelle de l’Environnement » !


     

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  • Agro carburant plutôt que Bio carburant

    163af129e2b66f9a0e01013699caaddc.jpgLe monde des céréaliers s’est converti au Développement Durable, ce qui tient du miracle. Aucun mysticisme cependant derrière cet engouement soudain, mais une explication très cartésienne : le développement du carburant vert. Enthousiasme partagé par l’industrie automobile espérant ainsi tirer les marrons du feu et poursuivre son bonhomme de chemin avec le moteur à explosion .

    Des céréaliers influents à Paris comme à Bruxelles, ou leur lobbying efficace a conduit l’Union européenne a fixé l’objectif de faire passer la part des «biocarburants» dans la consommation énergétique à 5,75% d’ici 2010 et à 10% d’ici à 2020 !

    Une décision prise contre l’avis de la grande majorité des ONG environnementales trés réservées sur les risques d'une telle décision  : la distillation de l’éthanol consommant de l'énergie fossile en quantité (charbon ou hydrocarbure) et provoquant  d’importantes émissions de CO2.
    D’autres risques existent également : développement de l'agriculture intensive (utilisation d’engrais et pesticides) et de la mono culture, utilisation sans précaution d’OGM, et rapport qualité / prix discutable du fait des subventions agricoles considérables adressées aux céréaliers des pays riches...

     Pourtant un constat s’impose : la planète a de plus en plus de bouches à nourrir. L’heure n’est donc plus à l’abondance ou la surproduction de céréales, mais à la pénurie ! Du coup les cours s’envolent  et touchent la production de lait et de viande …

     

     

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  • Dean, un ouragan de plus


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    Si le périple du cyclone Dean n’est pas passé inaperçu, surtout en Guadeloupe et en Martinique, s'est surtout pour les dégâts sans précédents qu'il a causé, plus de 70% des plantations de canne à sucre et  100% des bananeraies se sont retrouvées totalement détruites aprés son passage  !
    Le bilan est encore plus dramatique à Haïti, devenue très vulnérable après la déforestation à outrance menée par ses habitants transformant une île tropicale naguère luxuriante en montagne désertique et érodée …  

    Cela aurait pu être pire ! Heureusement Dean a épargné les installations pétrolières du golfe du Mexique, nous préservant d'une catastrophe écologique majeure ! Car mine de rien, au plus fort de sa route, l’ouragan a atteint le niveau maximum de 5 à l'échelle de Saffir-Simpson, l'ultime échelon signalant un ouragan « potentiellement catastrophique » (ayant des pointes de vent supérieures à 249 km/h) !

    Des ouragans heureusement rares mais qui d’ici peu, pourraient se multiplier, avoir l’âme plus vagabonde et se déplacer  plus au nord du fait du réchauffement climatique …

    La boite à Pandore est désormais ouverte et l'homme n'a qu'à s'en mordre les doigts !

     

     

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  • Le pays des hommes integres

    002c26a276a915985e3765edff6679fe.jpgNous avons eu le plaisir de recevoir durant quelques jours une délégation de deux élus burkinabés, dont le Maire de Niou, Ousmane Diallo.
    Niou est une ville située au Burkina Fasso, l'ancienne Haute Volta, pays francophone d’Afrique de l’Ouest coincé entre désert du Sahara et savane, dont beaucoup d'habitants ont versé leur sang pour notre pays. Ils étaient de ces tirailleurs sénégalais morts pour la France lors des deux conflits mondiaux du siècle dernier.
    La Haute-Volta a acquis son indépendance en 1960, avant de prendre le nom de Burkina Faso ou "Patrie des hommes intègres " en 1984, sous l'initiative de Thomas Sankara. Pour situer rapidement ce pays ami rappelons qu'il ne dispose d’aucun accès maritime, qu'il est entouré de six autres pays (Mali, Niger, Bénin, Togo, Ghana et Côte d'Ivoire), et figure parmi les pays les plus pauvres de la planète, la moitié des habitants vivant en dessous du seuil de pauvreté..

    La visite des deux élus (Ousmane Diallo était accompagné d'une Conseillère municipale) est le prolongement des nombreux échanges entre nos deux communes (en fait Niou est un regroupement de 21 villages et compte plus de 26 000 habitants) menés grâce à l’activité d’e l'association « Seine et Marne Sahel, Burkina Fasso » animée par Charles Brossier, Docteur infatigable qui malgré ses 80 printemps déploie une énergie à déplacer les montagnes. 

    Ils ont répondu à l’invitation du Conseil Municipal et leur visite  me donne l’occasion de revenir sur l’importance et la richesse de tels échanges pour nos deux collectivités, mais plus globalement pour nos deux pays ...

     

     

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  • Une jeune pousse prometteuse ...

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    Depuis quelques semaines, les usagers de la Route Départementale 603, voient fleurir sur la zone d’activités de la Halotte qui renaît peu à peu de ses cendres (cf note précédente) des chalets et maisons en bois du plus bel effet ! Ces constructions sont la marque de fabrique de la société Kosibois qui va ouvrir ses portes très prochainement à Trilport.

    L’originalité de cette jeune entreprise liée «génétiquement» au Développement Durable, m‘a amené à organiser, il y a quelques jours, en avant première, une visite de leur site encore en construction, ouverte aux élus municipaux, de l’agglomération, du Conseil Général, de la Région et à quelques décideurs économiques locaux.

    Une visite jugée trés instructive par l'ensemble des visiteurs, passionné par les particularités de cette société. A plus d’un titre, Kosibois peut être considéré comme une « start up » de l’éco construction : âge de ses dirigeant, projet d’entreprise, ambition et activité liée à un marché hight tech et en pleine explosion, celui de la filière bois. Un marché dont j’avais déjà évoqué le potentiel qu'il représente pour notre économie et l'aménagement du pays (cf note précédente) …

    Présentation d’une jeune pousse prometteuse …

     

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  • Climat : il n’y a pas de fatalité !

    medium_polenord.jpgLes travaux du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), entrent enfin dans le domaine du concret, c’est ce qui ressort de la 3eme réunion 2007 qui s’est tenue le mois dernier à Bangkok.
    Un évènement que l’élection présidentielle a quelque peu relégué au second plan.

    La thématique à l’ordre du jour, "l'atténuation du changement climatique", constituait le prolongement des sujets évoqués lors des conférences précédentes, en janvier avec l'évaluation scientifique du phénomène et février sur l’impact du réchauffement pour les pays et les écosystèmes.

    Les conclusions de Bangkok sont raisonnablement optimistes, indiquant que l’objectif de limiter la hausse des températures à 2 degrés pour 2050 est réalisable ! Encore faut il ne pas tarder car la décennie à venir est déterminante. Autre élément rassurant, le coût estimé pour atteindre cet objectif est à notre portée, les experts du GIEC l’évaluant à 0,12% du PIB mondial, sous certaines conditions cependant dont celle d'agir au plus vite !

    Nous sommes entrés depuis quelques années au début d’un réchauffement climatique dont les conséquences sont plus rapides que prévus, du fait d'un phénomène d’accélération du à la "sensibilité climatique" exacerbée de notre planète (conséquence d'une concentration excessive des gaz à effet de serre).
    Les efforts à accomplir aujourd’hui n’auront de conséquences positives que dans 20 ans, du fait de l'inertie de Dame Nature. Car dans le domaine des phénomènes naturels, le temps nécessaire pour influer une tendance établie n'est pas mesurable à l'échelle d'homme; nous sommes réellement à la recherche du temps perdu, un constat qui devrait rendre nos dirigeants à la fois beaucoup plus humble et actifs.
    Chaque jour compte, avec la certitude que si rien n'est fait, tout peut arriver même le pire avec son cortère de conséquences dramatiques !

    Alors comment inverser une tendance qui n’a fait que s’accélérer ces dernières années ? (d’après le rapport, les émissions de gaz à effet ayant augmenté de 70 % entre 1970 et 2004) ... "Game is over"

     

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  • "Ils étaient vingt et trois ..."

    medium_lucie.3.jpg J’ai croisé la route de Lucie Aubrac lors d’une conférence qu’elle donnait devant les collégiens de Trilport. Je n’oublierais jamais cette femme simple, directe, émouvante, frêle et forte à la fois, seule dans ce grand réfectoire parmi des collégiens turbulents qui sont restés subitement scotchés à leurs chaises, suspendus à ses mots, ses silences, son énergie … On aurait subitement entendu une mouche voler, une curieuse impression de recueillement !

    Je n’oublierais jamais l’instant où elle a sorti de sa poche, ce trop fameux bout d’étoffe jaune délavé, fripé du poids des années, l'étoile dessinée, symbole d’un passé révolu qu’elle amenait toujours avec elle comme un signal d’alarme …

    Je n’oublierais jamais cette leçon de vie, de dignité, d’humanisme et de courage …

    Je garde en mémoire également, notre discussion ensuite, et les nombreuses questions qu'elle m'a posé sur la vie politique locale … C'était juste après le choc des élections de 2002, ce traumatisme qui a tant changé de choses en nous … Je n’oublierais jamais ses encouragements … « Bas toi Jean Michel, c’est bien, il faut surtout résister … » …

    Résistance … Sa vie entière a été placé sous ce mot … Elle personnifiait la France que l’on aime et qui aime, terre d’accueil, de liberté, d’égalité, de fraternité, mais aussi de révolte, de courage et d’espoir ...  La France des "vingt et trois" de l’affiche rouge célébrée par Aragon, celle qui a remporté la Coupe du Monde, une France avec des valeurs aux antipodes du Ministère de l'Immigration et de l'identité nationale proposé par certains …

    Pourquoi ?

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  • Plaidoyer pour la filière bois

    medium_arbre.jpgA l'heure du réchauffement de la planète, du changement climatique et de la déforestation, la filière bois présente une série d'avantages qui devrait la placer au premier plan de nos préoccupations, certainement bien avant les bio carburants (voir note précédente) ...
    Que ce soit pour se chauffer, pour produire de l'énergie ou tout simplement pour bâtir, le bois est non seulement une solution du passé ou du présent mais aussi et surtout d'avenir, grâce notamment au développement de la bio masse (le bio carburant de deuxième génération) et de l'éco construction.

    Paradoxalement en France, cette filière est loin d’être optimisée, malgré le potentiel naturel inestimable que possède notre pays. Pire le retard s'accumule jusqu'à devenir inquiétant ...

    Pourquoi cette timidité, quel est l'intérêt stratégique du développement de la filière bois pour notre pays, mais également à l'échelon plus local, existe t'il des risques de concurrence que ce soit au Nord, à l'Est ou à l'Ouest ?

    Toute une série d'interrogations légitimes qui mérite que l'on s'arrête quelque peu sur la problématique de cette filière et son formidable potentiel ...

     

     

     

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  • Les Bio carburants sont ils réellement écolos ?

    medium_tournesol3.3.jpgL’enquête du mensuel de l’UFC  « Que Choisir » sur les bio carburants a fait l'effet d'une bombe dans le Landerneau écologique.
    Ces combustibles, issus de la transformation de sucres (cannes à sucre, betterave …) ou d’huiles (tournesol, colza …) d'origine végétale, constituent en effet un axe central de la politique environnementale de l'actuel gouvernement.
    En théorie, il n'y a pas photo ! L'intérêt économique semble indiscutable tant le secteur des transports est captif du pétrole (il en dépend à plus de 98%); or comme chacun sait les prix du baril flambent (+ 26 % entre janvier 2004 et janvier 2007), notre atmosphère s'en ressent, ce secteur étant avec celui du logement une des principales sources d'emission de gaz à effet de serre. Autre avantage, les bio carburants sont produits sur notre territoire, cette filière est créatrice d’emplois et permet de réduire notre dépendance énergétique.

    Un thème abordé lors du dernier congrès des Maires de Seine et Marne, avec une intervention flamboyante du Président de la Chambre d’Agriculture qui dans un discours aux accents lyriques a insisté sur la nécessité de réagir afin de sauver la planète en développant notamment les bio carburants au plus vite. Indiquons cependant que cet orateur est le représentant numéro 1 des céréaliers en France, qu’il cumule entre autres fonctions celle de Président du Comité Européen des Biocarburants … Ce qui relativise quelque peu la portée objective et "visionnaire" de ses propos ...

    « Que choisir » met à mal la doctrine «écologiquement correcte» des lobbies céréaliers et du gouvernement Villepin et le train de mesures pris pour faire passer la part des biocarburants dans les transports de 2% aujourd’hui à 7 % en 2010 et 10 % en 2015.
    L’enquête de ce mensuel a le mérite de soulever des interrogations majeures sur l'intérêt de ce choix : efficacité énergétique et environnementale, coût réel pour la collectivité, impact sur la ressource aquatique et les terres cultivées.

    Alors, les bio carburants sont ils une vraie solution écologique ou une cadeau fait aux céréaliers ?

     

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  • Que penser du pacte ecologique ?

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    Si vous n'avez pas encore signé le "Pacte Ecologique" proposé par Nicolas Hulot, il est encore temps de rejoindre les quelques 452 603 signataires (hier, tard dans la soirée).
    Inutile de faire durer un suspens "intolérable", c’est ce que j’ai fait peu avant Noël. Ce qui ne signifie pas pour autant que je sois prêt à défendre son éventuelle candidature à l’élection présidentielle, loin s’en faut.
    La démarche de ce personnage emblématique de TF1 (qui est loin d’être ma chaîne télé préférée, ce serait plutôt le contraire …), son coté médiatique, comme ses relations  privilégiées avec l'actuel Président de la République (il a été l'un de ses Conseillers à la Mairie de Paris) peuvent  interpeller quelque peu; mais, il faut quelquefois savoir séparer comme le disait Mitterand, le bon grain de l’ivraie, parabole biblique appropriée au contexte, qui trouve ici une portée toute symbolique ! Attachons nous plutôt à l'analyse des propositions de fond.

    Rapide retour sur les relation entre médias et "sauveurs de l'Environnement "… Le passionné de plongée sous marine que je suis, sait ce que la Mer doit à un homme comme Cousteau. Il ne s’agit pas ici d’évoquer les qualités humaines trés contreversées de ce personnage mais bien l’impact qu’il a eu à son époque sur les consciences grâce à ses documentaires télévisés et à son action. Cap'tain Cousteau, l'homme au bonnet rouge, a été un des précurseurs de Hulot, utilisant à merveille la démocratie d’opinion pour influer l'action des politiques afin qu'ils prennent en compte la protection des océans et le sort des "générations futures" ... Concernant la protection des fonds marins, il y a eu un avant et un aprés Cousteau ... Dont acte ...

    Hulot, qu’on le veuille ou non, personnifie désormais dans notre pays, la lutte contre le changement climatique. Il a su faire évoluer le concept d’une émission populaire comme Ushuaia, tournée principalement à l'origine vers les sports extrêmes en relation avec la nature, que ce soit sous les eaux, dans les airs ou sur terre, mettant en valeur des héros cathodiques sans peur et sans reproche (dont lui même trés souvent) vers des voyages plus initiatiques et intimistes tournées vers le respect des richesses de notre planète et de son éco système et privilégiant les rencontres avec des humanistes hors du commun (Théodore Monod, Paul Emile Victor … ).
    La séquence émotion et ses images chocs, ont peu à peu laissé place à la réflexion et la remise en cause du mode de développement qui nous a amené où nous en sommes, c'est à dire au bord du gouffre.

    Séquence analyse ...
    Ce Pacte écologique, qu'en penser concrètement ?

     

     

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  • De l'ouverture des magasins les jours de reveillon

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    Vous ne l'ignorez sans doute pas, cette année, les réveillons des 24 et 31 décembre tombent un dimanche, une bizarrerie calendaire qui a suscité une trés forte demande d'ouverture pour ces deux journées de nombre de commerces.
    Trilport n'a pas échappé à ce mouvement "de fond", amplifié par les médias aprés les déclarations pour le moins contreversées de Renaud Dutreil, Ministre du Commerce.

     Rapide rappel du contexte : La loi autorise l'ouverture des commerces le dimanche, sous la condition d'obtenjir l'accord préalable du Maire de la commune sur laquelle le commerce est installé. Là où le bas blesse, est qu'un Maire peut refuser cette dérogation, c'est ce qui s'est passé à Trilport et ce sont ces refus qui ont déclenché l'ire du Ministre Dutreil les trouvant "absurde" !
    Nous avons sur la commune, un supermarché ouvert les dimanche matins et tous les jours de la semaine, bénéficiant ainsi d'une amplitude d'ouverture pour le moins large ! Son Directeur m'a toutefois fait parvenir une demande d'ouverture jusqu'à 17 heures pour les 24 et 31 décembre. Demande que j'ai examiné avec soin sans à priori.

     

    Quelles sont les raisons qui m'ont pourtant poussé, en accord avec le Bureau Municipal unanime, dans un premier temps à refuser cette dérogation, au grand dam trés certainement dudit MInistre  ?

    Voici un exemple instructif qui démontre finalement l'intérêt d'un tel texte, vu sous un autre angle ...

     

     

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  • Le Changement climatique devient enfin une affaire d’économiste …

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    La 12ème conférence des Nations unies sur le changement climatique qui s’est tenue à Naïrobi, au Kenya, n’a rien apporté de nouveau, malheureusement ...
    Pour les choses sérieuses rendez vous est pris pour 2007 à Bali, en Indonésie, pour l'instant il semble urgent d'attendre !
    Pourtant la situation s’aggrave pour tous et partout; s’il y a bien un domaine ou la mondialisation est à la fois globale et avérée, c’est bien celui de l’environnement et ce malgré le phénomène dit du nuage de Tchernobyl, vous savez bien ce nuage radio actif qui s’arrêtait pile poil, aux frontières de la France !

    Rappelons que les accords de Kyoto, n’ont pas toujours été ratifié par de nombreux pays dont le premier d’entre eux, les USA. Pendant que les pays signataires s'évertuent à réduire leurs émissions de 5 % d'ici à 2012, les émissions américaines ont augmenté de prés de 16% depuis 1990. Espérons que le résultat des dernieres élections américaines qui ont vu la victoire des démocrates d'Al Gore, change la donne radicalement ! Dans le club des réfractaires citons également l'Australie, dont les émissions par habitant sont parmi les plus élevées au monde mais également et surtout trois futurs géants, des pays continents, dont la croissance inquiète au plus haut point les spécialistes : le Brésil, la Chine et l'Inde …

    Lors de la conférence de Nairobi, deux nouveaux points ont cependant été abordé :
    - La nécessité de créer un fonds d'adaptation afin de soutenir les pays en développement face aux défis du changement climatique, reste à définir l’instance gestionnaire, reste à définir le gestionnaire chargé de sa gouvernance,
    - L’incidence de la déforestation, notamment dans les pays en développement, elle représente de 20 à 25 % des émissions mondiales de CO2,on a bien tort de minorer ce phénomène, la symbolique de l'arbre en sort renforcé,

    Avec Naïrobi, d’ici l’année prochaine, rien ne devrait influer une tendance qui devient chaque année plus irréversible ; il n’y a peut être pas de fatalité mais les faits sont têtus; cette vérité n’est plus celle des seuls scientifiques mais est partagée désormais par les économistes, c’est un des principaux mérite des conclusions du rapport de l'économiste britannique Nicholas Stern

     

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  • "Le Petit Prince", Centre de loisirs HQE

    medium_clsh_saint_ex.2jpg.jpgLe Centre de Loisirs "Le Petit Prince", inauguré la semaine dernière (voir note précédente) est le premier équipement public réalisé à Trilport en Haute Qualité Environnementale ; ce qui lui a valu d'ailleurs un article du quotidien de référence des franciliens (le seul : "Le Parisien") sous le titre "Un Centre de Loisirs écolo", papier plutôt positif, un fait suffisamment rare pour être signalé et nous changeant de l'habituelle rubriques des Faits Divers qui attirent tant les journalistes.

    Cette réalisation marque concrètement l'implication de l'équipe municipale dans la démarche de "Développement Durable", placée désormais au coeur de nos projets d’équipements et de notre action sur le terrain …
    Trilport est la première commune francilienne de moins de 5000 d’habitants à se lancer dans la conduite d'un Agenda 21. Une démarche plutôt lourde à mettre en place, surtout pour une petite commune comme la nôtre, car transversale et nécessitant tout à la fois un pilotage fin et une concertation maximum.
    L'Agenda 21 permet cependant à une collectivité de proposer des réponses concrètes et locales aux enjeux essentiels et globaux auquels nous devons faire face collectivement et qui menacent le devenir de notre planète. Nous n'avons pas d’autre issue, c'est ce que démontre toutes les études qui se succèdent et qui au fil des ans deviennent de plus en plus pessimistes (facteur 4, rapport Stern …) !

    Le Centre de Loisirs « Le Petit Prince »  est la première illustration de cette volonté; nous avons placé sa réalisation sous le double signe du Développement Durable et du geste architectural, grâce en grande partie à notre fructueuse collaboration avec les architectes en charge du projet Mme Minazolli et M Puget …

     

    Voici une présentation trés rapide de la démarche suivie pour réaliser cet équipement sous le signe du Développement Durable en attendant les prochains équipements du Contrat Régional dont nous reparlerons bientôt ...

     

     

     

     

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  • Planète, la preuve par quatre

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    La venue en France, de l’ex futur Président américain, Al Gore, n’est pas passée inaperçue, loin s’en faut et ce dernier n’y est pas allé par quatre chemins pour faire passer son message, radical : "Aux politiques de se mêler du réchauffement de la terre !". Affiche insolite, que celle d’un évangélisateur venu d’outre atlantique, en tournée mondiale pour la promotion d’un film « Une vérité qui dérange » , faire un cours aux parlementaires français. Le plus savoureux est que les USA n'ont toujours pas ratifier le protocole de Kyoto.

    Problème … Gros problème, car pour les scientifiques, appliquer ce protocole est déjà insuffisant pour diminuer efficacement à long terme  les émissions de gaz carbonique et le réchauffement d'une planète qui n'a jamais été aussi chaude depuis douze mille ans !

    Il faudrait diviser par 4, les émissions de CO2 d'ici à 2050, pour simplement limiter à 2 °C la hausse moyenne de la température . C'est ce qu'indique entre autres éléments le rapport remis par le groupe d'experts présidé par l'économiste Christian de Boissieu, président du Conseil d'Analyse Economique au gouvernement, lundi 9 octobre, rapport baptisé "Facteur 4", chacun voit pourquoi ...

    A la clé, 29 propositions destinées à diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre (GES) à l’horizon 2050. Un objectif ambitieux mêlant un ensemble de considérations et des enjeux majeurs pour les politiques publiques.
    Car comme l'écrit Christian de Boissieur, "Le Facteur 4" oblige à penser et à agir à long terme, dans un monde où tout mène au court terme ...

    S'il est techniquement possible d'atteindre un tel objectif, cela ne sera pas trés simple et ce pour plusieurs raisons ...

     

     

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  • La biodiversité à 2 pas : Le Grand Voyeux

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    Pour fêter ses 30 ans, l’Agence des Espaces Verts (ou AEV) d'Ile de France a pris une initiative originale :  inviter partenaires, élus et associations sur quelques sites emblématiques de son action. C'était au tour du Domaine Régional du Grand Voyeux, situé à Congis-sur-Thérouanne (Seine-et-Marne) d'être à l'honneur.

    Depuis sa création en 1976, l’AEV prend une place de plus en plus importante en Ile de France grâce à son activité en direction de l'environnement : acquisition, aménagement, réhabilitation, réalisation d'inventaires écologiques (espèces et habitats) géologie et archéologiques, études diagnostiques, notamment paysagères, aménagement et  valorisation des milieux ....
    C'est notamment ce qui a été entrepris depuis 1999 sur le domaine régional du Grand Voyeux. Un site unique en Ile de France, à la richesse faunistique et floristique remarquable qui présente en outre la particularité d'être situé tout juste à quelques kilomètres de Trilport.

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  • Halotte : Chronique d'une catastrophe annoncée

    medium_justice.jpgMardi 26 septembre, Tribunal de Meaux, l'audience relative à l'explosion des radiateurs de Meaux débute ...
    Rappelons que cette catastrophe avait en octobre 2002 tué deux personnes et détruit la zone d'activités de la Halotte (cf notes précédentes) avec une violence telle, qu'on avait comparé l'explosion à celle d'AZF ! Aprés plus de quatre ans d'enquêtes, "l'heure de la vérité" est enfin venue. Deux personnes sont poursuivies, pour homicide involontaire par imprudence et destruction, le gérant de la société et son plombier.

    Se retrouver au Tribunal, quatre ans aprés, a quelque chose d'étrange ... Le filtre du temps, trés certainement ... quatre années pour rendre justice, c'est long, trop long ... Des gens sont morts, depuis, ont déménagé, la plupart des entreprises sinistrées ont repris leurs activités sur un autre site, à regret souvent, les situations des uns et des autres ont évolué entrainant aussi une autre perception des évènements.

    La boucle n'est pourtant pas bouclée, loin s'en faut, jusqu'à ce jour. Une question n'a toujours pas de réponse, pourquoi cette catastrophe a t'elle eu lieu ?

     

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  • 14 juillet 2006

    medium_july_14.jpgC’est généralement avec beaucoup de plaisir que les élus voient arriver les célébrations du 14 juillet : la présence du soleil, la symbolique représentée par la fête nationale, la proximité des vacances, le début de la trêve estivale ...
    Traditionnelement, pour fêter l'évènement, je sors de son placard mon écharpe tricolore, tant pis si cela fait vieux jeu ! A mes yeux, cette célébration républicaine par essence incarne l’esprit révolutionnaire de notre Nation depuis 1789 autour du tryptique Liberté, Egalité et Fraternité !

    Cette année, la cérémonie se déroulait seulement quelques jours après une finale de Coupe du Monde, perdue d’une courte tête (celle de Zizou), dans laquelle une équipe de France Black, Blanc, Beur a porté au plus haut nos trois couleurs déchaînant tout à la fois enthousiasme et excitation dans l'ensemble du pays ...

     

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  • Verbatim : Devos ou le Sens de la Vie ...

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     Retour sur la disparition de Raymond Devos qui s'il possédait le sens des mots avait également à travers ceux ci, le sens de la vie ...

    Florilèges de citations qui pourraient inspirer bien des politiques  ... Le monde de l'absurde et du relativisme récèle une logique implacable ... 

    Voici quelques traits d'humour géniaux, des citations, à savourer, méditer, laisser mijoter et faire fructifier ...

     

     

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  • Eau : Comment ne pas boire une dernière tasse ...

    medium_mexico_eau2006.jpg 

    Occulté par la crise du CPE, le 4ème Forum mondial de l'eau s’est tenu fin mars à Mexico avec pour thème « L’action locale pour un défi global » ( tout un programme pour un élu de terrain !), peu aprés la publication du Rapport mondial des Nations Unies.
    Ce document publié tous les trois ans dresse un état des lieux des ressources en eau douce de la planète. Sa dernière édition (la 2eme)  intitulée « L’eau, une responsabilité partagée » va à l’encontre de beaucoup d’idées reçues et démontre que le problème n’est pas forcement là ou on l’attend …

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  • Eden's new : l'empreinte écologique

    Dis moi quelle est ton empreinte écologique, je te dirais qui tu es ...

     

    Une telle citation pourrait faire sourire et pourtant. Que ce soit pour se nourrir, se déplacer, se loger ou gérer ses déchets, l'homme prend à la planète des ressources naturelles afin de les consommer. Tout allait bien jusque là, les ressources de la Nature semblaient inépuisables, l'époque est révolue ... définitivement. La planète s'appauvrit, une tendance qui s'emballe et qui est soulignée par la notion d'empreinte écologique.

     L’empreinte écologique est un indicateur estimant les ressources naturelles utilisées. Il permet de mesurer directement l’influence de l’homme et surtout de son mode de vie sur la planète. Si nous plaçons les résultats de chaque pays en perspective des 10 milliards d'habitants estimés pour 2050, avec pour base la croissance économique mondiale actuelle, l’empreinte écologique permet de dégager les enjeux à long terme et suggère les modifiations à apporter dans notre mode de développement afin de ne pas consommer plus que ce que la planète nous offre.

    De quoi remettre en cause beaucoup de certitudes sur la qualité et la supériorité de notre mode de vie vis à vis d'autres continents, plus défavorisés. La sagesse et l'intelligence, ne sont pas forcemment là où on les attend... Pour l'instant, tout est partage et la dégradation des uns (les riiches) concernent directement et au premier chef les autres (les pauvres), qui n'y peuvent malheureusement mais ...

     

    Si le monde consommait comme :

     

    un Américain, il faudrait 6,8 planètes pour subvenir aux besoins de la population mondiale

    un Européen, il faudrait 3,4 planètes pour subvenir aux besoins de la population mondiale

    un Chinois, il faudrait 0,55 planètes pour subvenir aux besoins de la population mondiale (???)

     un Africain, il faudrait 0,45 planètes pour subvenir aux besoins de la population mondiale

     

  • Mondovino, Verbatim ...

     

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    Nossiter, le réalisateur de ce film :


     "Le vin, dans sa complexité infinie d'expressions, est sur la planète entière, la chose la plus à l'image de l'être humain … Essayer de saisir l'état du monde du vin, c'est forcément une quête sur notre relation à la vie et à la mort, mais aussi une quête sur la transmission d'un passé, orienté vers l'avenir. Cette notion de transmission de génération en génération, de ce qu'on fait passer et de ce qui ne survit pas... de ce qui est perdu... ou de ce qu'on rejette consciemment, est devenu pour moi le Graal de cette aventure sur trois continents."

     

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  • Mondovino ou quand Parkerisation rime avec Globalisation

    Les vacances sont souvent un moment privilégié pour lire des livres ou voir des films qu’un emploi du temps trop chargé nous a laissé échappé … C’est le cas avec Mondovino le film de Jonathan Nossiter présenté au Festival de Cannes 2004 qui est sorti en DVD.
    Le vin il connaît, Jonathan Nossiter, il n’est pas tombé dedans quand il était petit, mais tout comme … Car ce réalisateur réputé a travaillé comme serveur œnologue à Paris et passé un diplôme de sommelier à New York. Il cependant a gardé ancré au plus profond de lui la french touch et l’amour du bon vin et du terroir. Son documentaire, savant et subtil montage (sur prés de 500 heures enregistrées) est un modèle du genre.

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  • Le H51N, Epidémie ou pandémie ?

    La grippe aviaire risque fort d’être le sujet de discussion favori des prochains mois. Son virus qui suit la longue route des oiseaux migrateurs et du printemps est désormais aux portes de l'Europe. Sa présence en Turquie est avérée, pays depuis l’origine des temps situé à la confluence de l’Asie, l’Europe et l’Afrique. Le risque de propagation est réel et préoccupant car cette maladie peut atteindre des pays sans aucune infrastructure sanitaire et vétérinaire digne de ce nom (pays africains notamment), ce qui pourrait entrainer à terme une situation catastrophique.

     

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  • Ne l’appelait plus jamais Clem’

    Coincé dans les eaux de Méditerranée, le porte avion Clemenceau devait terminer son dernier voyage en Inde aprés deux mois de traversée afin d’y être démantelé ; à un détail prés, la Cour Suprême de ce pays lui a interdit l’accès de ses eaux territoriales estimant que la quantité d’amiante à traiter violait la convention de Bâle relative à l'élimination des déchets dangereux.

    L’odyssée pitoyable de ce fleuron de la flotte nationale, porte drapeau ayant porté haut nos couleurs dans toutes les eaux du globe et lors des derniers conflits du XXeme siècle est instructive, non sur le fait de savoir si un matériel militaire est concerné par cette convention, mais par trois erreurs lourdes de sens commises par le Gouvernement : L’absence de filière de démantelement, les dangers de l’amiante, l’affront fait à l’Inde.

     

     L’absence de filière de démantèlement

    Puissance navale de premier rang, nous possédons une flotte importante , une industrie et des chantiers navals qui luttent actuellement pour leur survie. La société aujourd’hui demande aux industriels de posséder certes l’art de faire mais également celui de défaire; cette tendance se généralise sur l’ensemble des secteurs industriels et pose beaucoup de problèmes à notre industrie nationale, tout secteur confondu. Le Développement Durable impose pourtant la création de ce type de filière, véritable passage obligé, et tant mieux pour la planète.

    Les coques du Clémenceau comme celles de la majorité des navires construits aprés la deuxième guerre recèlent beaucoup d’amiante, l’emploi de ce matériau étant inévitable à l'époque par ses qualités d'isolant au feu, la faiblesse de son coût, sa toxicité n'ayant pas été avérée (quoique ...).

     

    Au regard de la décision prise par le gouvernement, certaines questions méritent d’être posées :

    • Ce type de process industriel est il impossible techniquement à accomplir dans un chantier naval français ?
    • Est il créateur d’emplois ?
    • Le Clémenceau est il un cas unique ?

     

    Car ce marché est viable économiquement pour notre industrie : du fait de la technicité qu'il requiert et de l'importance du stock d'amiante contenu dans de nombreux ouvrages ou équipements  (bâtiment notamment ...), de fait, le désamiantage est malheureusement  un marché porteur.

     

    Les dangers de l’amiante

    Entre autres inconvénients, l’amiante présente la caractéristique d'être trés volatile, ce qui le rend d’autant plus dangereux. Effectuer un  désamiantage est une opération délicate à mener : il faut confiner et rendre étanche la zone à décontaminer avant de pouvoir l’extraire. Au regard des dangers évoqués, cette procédure est une opération plus que délicate malgré une réglementation très stricte et le risque environnemental est présent à toutes les étapes : extraction, transport et traitement.

    Cette technique est désormais maîtrisée dans nos pays, mais depuis assez peu de temps, et rien n’assure que les procédures mises au point en Europe soient généralisées sur d’autres continents.

    La découverte du fléau de l’amiante ne remonte officiellement en France qu’à 1997, même si ses dangers sont connus depuis bien plus de temps (début du siècle dernier). Difficulté majeure, si le temps d’exposition ou la quantité de fibres absorbés sont des paramètres significatifs, ils ne sont pas déterminants, une exposition ou une quantité absorbée infime peut se révéler mortelle, ce qui a amené l’Etat malgré la puissance du lobby des producteurs, qui a fait ses preuves jusque dans un passé récent, a procédé finalement aprés bien des altermoiements coupables (on se rappelle le scandale des veuves de l'amiante) à son interdiction totale.

    Le problème aujourd'hui est que l’on trouve de l’amiante dans nombre d'endroits trés divers, notamment dans le bâtiment : plafonds, sols, tuyauteries mais également industrie automobile (freins), partout où l’on doit agir contre la chaleur. Ce risque est si important que lors d’une vente de bien immobilier un diagnostic "amiante" doit être effectué obligatoirement; il est dommageable que cette obligation n’est pas été étendu aux propriétaires vis à vis de leurs locataires. .

     

    L’offense faite à l’Inde

    Cette affaire est également exemplaire des relations Nord / Sud dans le domaine de l’Environnement et de l'élimination des déchets toxiques ou dangereux. On ne peut que regretter le mauvais exemple donné par la France, surtout après les déclarations de Chirac sur le Développement Durable et la « maison qui brûle ».

    Débattre pour savoir si un matériel militaire doit s’affranchir de la convention de Bâle comme le fait l'Etat français est une insulte à l’intelligence des peuples et au Développement Durable. Poser simplement la problématique en ces termes est inacceptable et scandaleux. Saluons au contraire le rôle joué par la convention de Bâle qui protège la santé des populations des pays du Tiers monde (quelquefois malgré leurs dirigeants) en limitant ce type d’exportation. Elle n'autorise l'exportation  des matériaux dangereux que lorsque le Pays d’origine « ne dispose pas des moyens techniques et des installations nécessaires pour éliminer les déchets en question selon des méthodes écologiquement rationnelles et efficaces ». Est ce le cas de la France ?

     

    Le temps aussi de considérer l’Inde tout autrement. Cette grande nation ne plus être considérée comme un pays du Tiers Monde, loin s’en faut, mais comme un pays état souverain disposant d'une économie florissante, d'un système éducatif qui donne des résultats remarquables, et d'une démocratie qui s’est confortée ces dernières années même si cette nation est toujours une terre de contraste.

     

    La patrie de  Amartya Sen, prix Nobel de l’Economie commence désormais à jouer dans la cour des grands, voir des trés grands, il serait bon de s'en souvenir dans les années à venir.

     

  • L'aprés Kyoto commence à Montréal

    Une réunion d’une extrême importance se déroule actuellement à Montréal du 27 novembre au 9 décembre 2005: la 11e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (dite COP 11), première conférence internationale sur ce sujet depuis l’entrée en vigueur, du Protocole de Kyoto en février dernier (lire note précédente), accord qui sera certainement au cœur des débats.

    Un premier bilan pourra être fait sur les cibles de réduction assignées aux différents pays afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre. La déclaration de pays d'Amérique du Sud qui a connu la pire sécheresse du bassin amazonien et le début du dégel des glaciers andins démontre que la prise de conscience des pays en "voie de développement" est en cours. Trop souvent en première ligne lors des catastrophes naturelles et trop peu organisé pour pouvoir protéger leurs habitants au mieux, ils ne peuvent se désinteresser d'une telle question, même au prix de difficultés supplémentaires pour se développer.

     

    Le Monde fait état de deux études publiées par le journal Science, cette semaine, qui confirment le rôle joué par l’homme dans le réchauffement climatique  et la gravité de la situation actuelle :

    • Une équipe américaine révèle que le niveau des océans a augmenté deux fois plus rapidement au cours des 150 dernières années que lors des cinq millénaires précédents (deux millimètres par an contre un auparavant). La moitié de cette hausse est imputable aux activités humaines résultant du rejet de dioxyde de carbone (effet de serre).
    • Une équipe européenne a étudié l'évolution de l'atmosphère terrestre depuis 650 000 ans, et a constaté que si la quantité de dioxyde de carbone avait été relativement stable jusqu'au début de la révolution industrielle, depuis la hausse constatée est environ 200 fois plus rapide !

     Depuis 2001, le protocole a été ratifié par l'Union européenne, le Japon, le Canada et la Russie mais rejeté par les Etats-Unis, qui reste le premier pollueur de la planète avec 25 % des émissions de gaz carbonique en 2003; un accord critiqué par les américains car il propose deux vitesses : une exigeante en direction des pays développés, une beaucoup plus modérée en direction des pays en transition (pour certains carrément « Lost in translation »).

     

    Quatre points cruciaux devraient être abordés, lors de cette conférence :

    • Celui, après 2012, de la deuxième phase prolongeant le protocole de Kyoto exigeant des pays développés la réduction de leurs émissions d'ici à 2012 d'au moins 5 % par rapport au niveau de 1990,
    • L’élargissement de ces mesures, sous réserves d’aménagements à l’ensemble des pays (y compris sous développés),
    • Les mesures d’adaptation permettant d’accompagner les changements climatiques désormais inévitables, concernant en priorité les régions situées en premier lieu prés de l’Arctique et les terres australes,
    • L’amélioration du « Mécanisme de développement propre», outil économique permettant de soutenir des projets de développement durable afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les pays en développement (grâce aux « crédits à carbone »).

    Un des enjeu x majeurs de cette conférence est l’évolution sur la question du changement climatique de pays comme : les  USA (1er pollueur de la planète), la Chine et l’Inde, qui d’après les projections de l'Agence internationale de l'énergie, émettront en 2030 plus de CO2 que les pays actuellement développés

       
  • Impressions sur Riou

    Durant  la semaine de Toussaint, j'ai plongé sur l’archipel de Riou (situé au Sud de Marseille), ce court séjour m’a permis de constater sur place les progrès réalisés depuis 20 ans dans la protection de l’environnement ...

     

    Depuis juillet 1992, l'archipel de Riou est la propriété du Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres, situé sur le territoire de la ville de Marseille, dans le 8eme arrondissement et dans le site classé des calanques (à l'instar de Morgiou et Sormiou), il offre à ses visiteurs un paysage minéral spectaculaire découpé de falaises vertigineuses. La diversité de sa faune et de sa flore est exceptionnelle, ses îles jouent un rôle capital dans la reproduction de nombreuses familles d'oiseaux marins de la rade phocéenne. Deux dangers perturbent cependant cette belle harmonie : la présence de populations animales introduites par l’homme (rats et lapins) et la fréquentation de ces lieux enchanteurs par les plaisanciers.

    La faune et la flore sous marine de l'archipel sont d’une diversité et d’une richesse rare; certains de ses sites sont quasi mythiques (Impériaux , Grand Conglue …) dans le petit monde de la plongée sous marine et ont marqué et façonnés des générations de plongeurs.  La profondeur (plus de 60 mètres), l'atmosphère, l'ambiance, la luminosité, l'intensité des bleus y règnant, la richesse de la faune et de la flore, les tombants de gorgones rouges interminables, la diversité du relief sous marin avec la présence de nombreuses grottes, arches et tunnels font de ces plongées des moments exceptionnels et inoubliables

    Autre satisfaction et non des moindres, lors de nos plongées, nous avons rencontré, dès dix mètres de profondeur, des mérous, des langoustes et du corail en fleurs à profusion, rencontres encore impossible dans cette zone il y a seulement une quinzaine d'années.

     

    En défense de l'environnement, il n'y a pas de fatalité mais ...

    Le Conservatoire du Littoral qui gère désormais l'archipel constitue une véritable chance pour la défense du patrimoine naturel et met un terme aux spéculations immobilières qui ont dénaturé trop de "bords de mer" et confisqués une partie du patrimoine naturel national au profit de quelques privilégiés fortunés. Natif de Hyéres , je ne peux que regretter la création tardive d'une telle structure qui aurait permis de sauver du béton des centaines de kilomètres de rivages magnifiques. Nous devons demeurer extrêmement vigilant sur toute limitation (textes, moyens financiers et juridiques) de l'action et du rôle de ce type de structures qui sont d'une importance vitale pour la défense de notre patrimoine naturel.

     

    Dans les premiers films et livres de Cousteau (« Le Monde du Silence » notamment) le corail et les mérous étaient les victimes expiatoires toutes désignés des "hommes grenouilles". Au fil des voyages, des films, des rencontres, le message du Capitaine de la Calypso s’est transformé en une défense exigeante et passionnée de l'écosystème sous marin. La popularité de Cousteau, notamment, a facilité une prise de conscience générale  avec l'installation de stations d’épuration, l'élaboration de schémas d’assainissement, l'éducation des pratiquants de chasse (il n’y a pas ici de guerre de la palombe) et de plongée sous marine, l'arrêt de pratiques néfastes telle le pillage du corail. Minéral par son squelette, végétal par son allure, animal en réalité, il a toujours été associé à l'histoire de la Méditerranée et fascine les hommes depuis les temps préhistoriques. La légende rapporte que c'est Persée qui en tranchant la tête de la Gorgone sur un lit d'algues marines rapidement recouvertes du sang coulant transforma ces algues pétrifiées en corail rouge. Dans l'antiquité "l'or rouge" s'échangeait contre l'ambre de la mer du Nord, au Moyen Âge il était considéré à la fois comme un talisman contre le mauvais sort et comme un médicament (en poudre), puis il a été jusqu'à aujourd'hui beaucoup utilisé en bijouterie. Trop souvent les colonies de corail ont été victimes des "homo palminus" et tels des trophés exhibés dans les vitrines ou les aquariums des plongeurs du monde entier, une mode désormais dépassée. Dorénavant, ces même plongeurs peuvent admirer à la lueur des torches, dès les dix mètres de profondeur à peine, la beauté exceptionnelle de parois garnies de corail incandescent qui fleurissent et les ramener sous forme de fichiers photos numériques.

     

    Ce séjour m'a permis de découvrir des îles sauvages préservées et un coté de la ville de Marseille que je ne soupçonnais pas. Je comprends mieux depuis l'oeuvre d'Izzo et son attachement à la cité Phocéenne; comme quoi, à Marseille  il n'y a a pas que la Cannebière ou l'OM, même si l'on apprécie l'un et l'autre !

    Autre enseignement, exportable celui là, en matière de défense de l’environnement, s'il n’y a pas de fatalité, il faut cependant un savant cocktail de détermination, de moyens humains et financiers, de courage politique, de sens de la communication et de pédagogie pour permettre aux générations futures de s'épanouir sur la planète bleue ...

     

    Alors autant commencer tôt ...

     

     

    Liens utiles

    Conservatoire du Littoral : http://www.conservatoire-du-littoral.fr/

    Site de l'organisateur de la croisière plongée : http://www.revatua.com

     

  • I've a black dream ...


    L'ouragan Katarina a remis dramatiquement les pendules à l'heure.

    Le gendarme mondial qui impose en temps réel sa "vision du bonheur" à peu prés partout sur la planète, n'a pas su, ou pu, prévenir et réagir face à une catastrophe naturelle prévisible. Car comme le rappelait Paul Krugman, avant le 11 septembre 2003, l’Agence fédérale en charge des catastrophes naturelles avait dressé la liste des trois catastrophes auxquelles s’exposaient le plus les Etats-Unis: une attaque terroriste sur New-York, un tremblement de terre de forte magnitude à San Francisco et un ouragan de grande amplitude sur La Nouvelle-Orléans. Force est de constater que rien n'a été fait."L’Amérique naguère célèbre pour sa capacité à résoudre les problèmes (can-do attitude) a aujourd’hui un gouvernement impuissant (a can’t-do government) qui cherche des excuses au lieu de faire son travail." (Paul Krugman)

    Se pose alors une terrible question : Y aurait il eu autant de victimes si l'ouragan Katrina s'était abattu sur Washington ?

    Cette catastrophe va faire sans doute beaucoup plus de victimes que le 11 septembre. Reste à espérer qu'elle ait autant de retentissement et entraine autant de remise en cause !

    Il s'agira là, non d'envoyer des missiles Tomahawks sur des mosquées et des G.I à Bagdad, ou de fermer ses frontières, mais plus simplement d'entretenir les infrastructures de son pays (routes, digues ...), d'en créer de nouvelles, et de s'occuper enfin socialement des innombrables noirs américains qui vivent sous le seuil de pauvreté. L 'American way of life a plus que des ratés et avec son Président en première ligne a montré sa face obscure, sans jeu de mot aucun.

    Un constat mélé de regret et d'amertume, la grande majorité des milliers de morts laissés par Katrina sur le terrain avaient deux points communs : être noir et pauvre ... De quoi se remémorer le discours de Marthin Luther King, qui malheureusement résonne toujours avec d'autant de force et d'actualité.

    Un extrait du discours du Pasteur Marthin Luther King est accessible dans les documents