Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Territoires - Page 2

  • Carnets de campagne : dernière ligne droite

    savigny-campagne.jpgInexorablement ces élections approchent de la fin et peu le regretteront au regard de la fatigue des troupes comme des électeurs. Cette dernière semaine sera cruciale tant elle correspond à la cristallisation de la prise de décision chez nos concitoyens, pas tous encore réellement fixés sur leur choix, ou du moins de ceux qui viendront voter. 
    C’est dans les prochains jours que le choix de voter efficace doit s’imposer à ceux désirant réellement et concrètement une autre Europe que celle proposée par Monsieur Junker. Ne l'oublions pas : "voter UMP, c'est voter Junker, ne pas voter, ou éparpiller son bulletin de vote sur une petite liste, c'est laisser élire Junker et avec lui, la ligne Barroso !"
    Chacun a le droit de ne pas être content de l'Europe, j'en suis, alors autant la changer, non ? Le paradoxe est que la majorité de ceux qui la critiquent ne se déplaceront pas pour voter dimanche 25 mai !
    Tout l’enjeu de cette campagne, et in fine, de la victoire de Martin Schulz est là : voter efficace; d’autant que partout dans le pays, au regard de l’émiettement des listes (31 en Ile de France), de l’importance de l’abstention, le moindre pour-cent de gagné peut se transformer en un siège de plus. L'Ile de France n’échappe pas à la règle, selon le nombre de bulletins, le PS peut se retrouver avec 2,3 ou 4 députés européens d'après les estimations actuelles !

    Force est de constater et surtout de regretter que les médias nationaux n’ont pas défendu l'idée européenne, loin s’en faut, ils ont même été en dessous de tout, et au premier rang les chaines publiques !
    Il n’est pas admissible qu’une couverture maximale soit réservée à des émissions de télé réalité, de  télé crochets ou des évènements d’une importance mineure pour le pays, et si peu pour l'Europe ! Refus de retransmettre le débat entre les cinq postulants, aucun reportage consacré aux différents candidats au poste de Président du prochain Conseil Européen, dont l'un incarnera durant les cinq prochaines années notre continent, aucune enquête sur le double langage de  députés si inactifs et silencieux à Bruxelles et si bavards dans les médias nationaux à Paris, dans leurs critiques de l'Europe ...
    Pour le devoir d'investigation, vous pouvez repasser, autant chercher ailleurs, dans d'autres pays, "nos médias"  se contentant de faire le lit de l’abstention comme celui du FN.
    Faut il rappeler que les téléspectateurs français ne devront qu’à l’habileté politique du premier Secrétaire du PS Jean Christophe Cambadélis, piégeant une chaîne publique à son propre jeu, d'écouter Martin Schulz à une heure de grande écoute, palliant ainsi quelque peu la lâcheté d'un journaliste qui n’avait pas désiré aller à l’encontre de Madame Le Pen refusant de débattre avec le coriace contradicteur qu'est Martin Schulz ! Un journaliste beaucoup moins conciliant avec d'autres femmes politiques, de gauche il est vrai !

    Je veux saluer ce rayon de soleil qu'est l’implication enthousiaste des militants engagés dans cette campagne, pourtant KO debouts après les municipales, et qui malgré un vent mauvais se défoncent chaque jour, histoire de grappiller les quelques voix, qui dimanche prochain, peuvent se traduire par un siège supplémentaire, contribuant ainsi à faire gagner Martin Schulz et avec lui l’Europe !
    L'objectif est que la liste menée par Pervenche Beres ait le plus de députés, si possible même un Seine et Marnais,  « local de l’étape » comme les militants l’annoncent sur les marchés de ces terres de conquête et de reconquête que sont nos villes et villages de Brie ou lors des opérations de porte à porte, avec pour certains un brin de fierté dans la voix, tant cela est rare.

    Les séquences électorales successives de ces derniers mois, dont l’une  toujours en cours, démontrent qu'il nous faut au plus vite, retisser les liens distendus, quelquefois même rompus avec nos concitoyens, nous aurons l’occasion d’y revenir prochainement et j’ai la conviction que la victoire de Martin Schulz peut nous y aider, encore faut il qu'il gagne

    Plus que six jours pour changer la donne en Europe …

     

  • Municipales : ma part de vérité (1/2)

    municipales.jpgJe me suis refusé à  analyser à chaud les résultats des dernières municipales, préférant prendre le temps de la réflexion, tant le choc a été rude, même si localement nous avons échappé au carnage …
    Trop de casse et d’injustice pour beaucoup d’élus dévoués corps et âmes à leurs communes, aux quelles ils ont consacré vie personnelle et professionnelle, énergie et compétences durant des années, avec souvent des résultats remarquables, situation qui n’a pas empêché beaucoup d’entre eux de payer cash une addition qui n’était manifestement pas la leur.

    C’est un sentiment fort de gâchis et d’injustice qui prédomine, même si comme l’a écrit Bernard Poignant, un des grands vaincus du scrutin, reprenant Léon Blum « l’ingratitude est un droit du suffrage universel. Un score ne s’apprécie pas avec des sentiments affectifs. Il se constate et se respecte, parce qu’il exprime un choix et une volonté de l’ensemble des citoyens. ».

    Chacun sait que pour tout gouvernement les élections intermédiaires sont délicates et dépendent du climat économique et social, ou de facteurs irrationnels. Pourtant le résultat des municipales de mars 2014 interpelle tant il apparaît comme exceptionnel, au regard de l’ampleur de l'hémorragie subie par la gauche qui a perdu en deux semaines 151 villes de plus de 10 000 habitants. D'autres enseignements sont également à en retenir car lourds de sens pour les années à venir  :

    o   L’importance de l’abstention, inédite pour des élections municipales (37%), incontestablement une partie de l’électorat de gauche a voulu sanctionner les candidats soutenant le gouvernement,

    o   l’échec cuisant des candidats PS à Grenoble, Montpellier et La Rochelle battu par des candidatures dissidentes

    o   La poussée évidente de l'extrême droite qui remporte dix villes et obtient plus de 1 200 conseillers municipaux contre 80 auparavant, franchissant ainsi une étape clé dans son implantation locale,

    o   L’échec du front républicain, victime du "ni-ni" de Copé et des années Sarko / Buisson comme de la réticence d’électeurs de gauche à voter UMP au second tour. Autre enseignement du second tour, lors des triangulaires beaucoup d’électeurs ayant voté FN au 1er tour ont voté UMP afin de battre le candidat PS,

    o   Les dissensions à gauche qui ont fait perdre beaucoup de villes, offrant même sur un plateau Mantes au FN, une attitude totalement irresponsable et inadmissible.

     

    Pour la droite, ce succès est inespéré, au regard de son bilan (elle n’est pas pour rien dans l’état actuel du pays), de l’absence de projet alternatif manifeste, de la faiblesse également de certaines candidatures locales et des scandales à répétition qui ont frappé l’UMP ces dernières semaines.

    Cette défaite marque également la fin de l’âge d’or du  « socialisme municipal ». L’aspect local de l’élection, la qualité de la gestion des maires sortants ont été balayé par des considérations politiques d'ordre national, ce qu’à titre personnel je regrette.
    Les électeurs  ne doivent pas oublier qu'ils ont porté aux responsabilités des équipes qui devront gérer au quotidien durant les six prochaines années leurs communes, mettre en oeuvre et animer les politiques publiques de proximité nécessaires à leur plein épanouissement, dans un contexte que chacun s’accorde à reconnaitre plus que périlleux. Beaucoup regretterons sans doute leur bulletin et les élus méritants qu'ils ont sanctionné.

    L’onde de choc initiée risque fort de faire passer à droite le Sénat dans quelques mois ainsi que de nombreux départements et régions l’an prochain, à moins que le nouveau gouvernement ne réussisse à sortir de cette spirale de l’échec et d'inverser une tendance déjà très compromise.
    La réaction de François Hollande a été pour une fois rapide et à la hauteur de la gravité du moment, il y a urgence, incontestablement. Il y aura bien, un avant et un après municipales dans ce quinquennat. 

    Mais comment expliquer une telle catastrophe électorale ? Et surtout quoi faire pour rebondir après un tel cataclysme ?
    Je vous propose quelques pistes de réflexion personnelles, ma part de vérité en quelque sorte, en deux temps : l’un relatif aux causes, puis dans un prochain billet, explorer quelques propositions d’actions permettant selon moi de rebondir, car c’est surtout cela qui importe. Nous devons préparer dés aujourd’hui les conditions d'inverser la tendance pour les prochaines élections locales, pas pour gagner un match mais pour proposer de nouvelles perspectives correspondant aux valeurs que nous portons.

     

    Lire la suite

  • De nouveau Maire de Trilport

    elections-1.jpgMe voilà de nouveau Maire de Trilport, après le résultat acquis dans les urnes dimanche 23 mars. Un succès net, plus de 52% des voix, dans un contexte plus que délicat que le second tour des municipales n'a pas atténué au niveau national ce week end, loin s'en faut.
    Je remercie les Trilportais qui nous ont renouvelé leur confiance une fois de plus. Nous ferons tout pour être à la hauteur des espoirs placés en nous.

    Cette victoire électorale est d’autant plus précieuse qu’elle a été acquise dans un contexte politique particulièrement difficile dans lequel de nombreux élus qui avaient bien travaillé ont payé localement une addition nationale. A mes yeux ce succès électoral n’est certainement pas celui de la gauche contre la droite, nous sommes dans un scrutin local, mais bien celle de Trilport notre ville avant tout. Il récompense :

    - Une action, certes imparfaite, mais concrète et indiscutable, qui a du tenir compte de bien des aléas, 
    - Un bilan, dans lequel la parole donnée a été respectée. Je veux saluer tous les élus qui ont passé le relais, après avoir travaillé sans relâche, exigence, responsabilité, esprit d’écoute, énergie et enthousiasme ces six dernières années, afin de faire avancer Trilport, ce dont je les remercie. 
    - Une campagne républicaine, citoyenne, respectueuse des Trilportais qui a su rester digne, citoyenne, républicaine,  éviter toute attaque personnelle, amalgames, approximations, déformations ou altérations de la vérité ou mensonges. Nous sommes restés dans le champ des propositions, cherchant à rassembler plutôt qu'à diviser, quelquefois artificiellement, car c’est bien de rassemblement dont nous avons besoin pour faire avancer ce territoire.
    - la qualité d'une équipe, composée de femmes et d’hommes d’horizons divers, très impliqués dans la ville, représentatifs de ses différents quartiers et générations, une équipe renouvelée par l'arrivée de nouveaux élus désireux d’apporter un regard neuf à l’action municipale,

    Tout nouveau mandat pour une équipe sortante, est à la fois la poursuite de l’action engagée, mais également une nécessaire rupture. Une ville évolue, se renouvelle, connait de nouveaux besoins, a de nouvelles demandes à satisfaire, et l'action menée n'est jamais exempte de défauts, ce qui exige une remise en cause des méthodes, des procédures, et nécessite d’intégrer de nouvelles priorités.

     

    à suivre

     

     

    Lire la suite

  • Municipales, dernière ligne droite avant ...

    programme.jpgLa campagne des municipales touche à sa fin ... Il est temps ... dernière réunion publique hier soir ... ultime distribution de tracts en cours ... Dimanche les électeurs choisiront, le mandat de tout élu est un CDD et c'est bien ainsi.

    Comme en 2008, j'anime une liste d’ouverture, sans attache politique revendiquée, pourquoi ?
    Tout simplement parce que j'essaie de réunir toutes les bonnes volontés et les meilleures compétences pour gérer une ville de 5 000 habitants, connaissant pas mal de contraintes. Aujourd'hui plus qu'hier il est essentiel de rassembler plus que de cliver, afin de défendre au mieux un territoire auquel nous sommes attachés et des valeurs qui nous sont chères. Autant le faire autour d'un projet de ville commun et partagé. 
    J'ai réuni des femmes et des hommes d’horizons divers, impliqués dans la vie de la cité, attachés et aimant cette ville et représentatifs de ses différents quartiers ou générations.
    Précision importante, j‘assume totalement mes opinions politiques, lorsque le vent est porteur, ce qui était le cas en 2008, ou lorsqu'il est l'est moins, comme aujourd'hui. Mais comme élu, je suis le Maire de tous les habitants, quelque soit la couleur de leur bulletin de vote et pense l'avoir démontré au fil de ce mandat.
    Notre équipe est renouvelée de moitié, une ville évolue, a de nouveaux besoins, doit répondre à de nouvelles demandes, ce qui exige une nécessaire remise en cause des méthodes, des procédures, comme la nécessité d’intégrer de nouvelles priorités.
    Il est à mes yeux indispensable d'intégrer des femmes et des hommes apportant un regard neuf à l’action municipale, vecteurs d'une nouvelle dynamique et de leur laisser une vraie place.
    Dans le même temps, une ville a besoin avec le développement de l’intercommunalité et la complexité croissante des dossiers à traiter, de compétences,  disponibilité, d’expérience et de connaissances.  Voilà pourquoi, je tenais à réunir ce mix. Précision, l’équipe que nous présentons aux Trilportais est plus jeune que celle de nos concurrents.

    Si l'on ne gagne jamais une élection sur un bilan, j'assume notre action sur ces six ans, avec ses réussites, réelles, concrètes, mais avec aussi ses échecs ou demi échecs ...  Ceci étant, incontestablement, ces dernières années nous avons doté Trilport de nombreux équipements et nouveaux services appréciés, et pu, c’est peut être le plus important aujourd'hui, regagné les nécessaires marges de manœuvres qui nous permettent d’engager une nouvelle phase de notre action, axée sur l’amélioration concrète et directe du quotidien des habitants. Nous sommes toujours en dynamique, et c'est cette énergie, cette appétence qui nous a permis de construire un programme qui soit adapté à notre commune.
    C'est à la fois une suite, mais également une rupture, afin de renouer avec le fil d'une action plus efficace et la prise en compte des priorités de nos habitants qui ont évolué en six ans ...

    Quelles sont elles ?

    Lire la suite

  • 6 années en 44 pages, Bilan d'un mandat

    bilan1p.jpgNous avons distribué ce week end le Bilan du mandat. 6 ans de travail acharné résumé en 44 pages dont une double représentant la carte des réalisations.
    Curieuse impression, résumer tant d'énergie, de passion en quelques pages semble réducteur pour les acteurs et peut être, ce que je n'espère pas, longuet pour le lecteur.
    Ce document bienvenu arrive à point nommé pour rappeler la réalité des choses, à ceux qu'on a pas du tout vu ou guère rencontré sur le terrain toutes ces années et pour qui rien n'a été fait, ficelle un peu grosse tout de même !
    Quelques uns ressortent même comme le coucou de ma grand mère tous les six ans, c'est dire leur attachement  à cette ville et ses habitants, sans parler de quelques uns qui n'y habitent pas et déclarent toute leur flamme à cette ville, cherchez l'erreur !

    Pour moi, un bilan est un document de campagne et à ce titre, le Maire que je suis, n'en a jamais financé sur les deniers publics,  il est normal que la loi n'autorise aucune publication de ce type l'année de l'élection ... Autant dire que le publier avant, ne sert pas à grand chose. 
    Inutile de chercher la photo du Maire à chaque page du livret, ce n'est pas le genre de la maison, pas du tout ma conception de l'action publique  et certainement pas le but de ce document, qui est avant tout le fruit d'un travail collectif, on ne parle pas d'équipe municipale pour rien.

    Je le rappelle dans mon édito, promettre est facile (encore faut il être crédible) c'est la grande période des "Y'a qu'à faut qu'ont", pourtant force est de constater que faire concrètement l’est beaucoup moins.
    Ce bilan résume fidèlement lmd semble t'il ’action municipale engagée toutes ces années, sur tous les fronts, et l’implication des élus, qui ont rempli avec passion, implication leur tâche.

    Nous avons réussi dans une conjoncture plus que morose  à développer un service public de proximité efficient, envié par beaucoup de communes malgré des contraintes financières fortes et de nombreux aléas, de ce coté, nous avons été plus que gâté  ! 
    Malgré tout nous avons été du genre actifs : création de nouveaux équipements (complexe sportif, réfectoire scolaire ... ), réalisation de nombreux aménagements et mise en place des services utiles aux familles : relais d'Assistantes maternelles, service accueil, structure péri scolaire ouverte de  de 7 heures à 19 heures accueillant désormais les enfants de maternelle, favorisant ainsi l'activité professionnelle des parents ...  

    Le tout, en préservant une fiscalité modérée et un rapport qualité / prix record par rapport à la taille de notre commune et inégalé sur l'agglomération. Nous avons même fait plus et préparé l’avenir en désendettant la commune, grâce à la recherche active de subventions (" That's my job"), qui  financeront les investissements des prochaines années, c'est ce qui s'appelle assurer le Service Après Mandat.

    Une ambition commune nous a animé durant 6 ans : faire de Trilport une ville dynamique, innovante, « bien dans ses baskets », et qui garde  au centre de ses priorités la dimension humaine.  Un credo : Agir pour changer la vie au quotidien, ne serait ce qu'un petit peu chaque jour, avec pour seule ligne directrice, l’intérêt général.

    Tout n'a pas été réussi très certainement, nous avons commis des erreurs qui nous servirons de leçons, mais nous avons, dans un contexte particulièrement difficile effectué ou mis en oeuvre plus de 80% de nos engagements de 2008 ...

    Voici quelques repères financiers, histoire de décrire la ligne de crête étroite qu'il a fallu suivre ...

     

     

    Lire la suite

  • De nouveau candidat

    J2m (1 sur 1)-3.jpg

    Depuis 2008, l’équipe municipale que j’ai l’honneur et le plaisir d’animer a travaillé sans relâche et enthousiasme pour améliorer le quotidien de nos concitoyens et faire avancer notre ville.

    Nous avions proposé un programme ambitieux, nous l'avons respecté : en dotant en six ans Trilport de nombreux équipements et d’une grande partie des aménagements qui lui manquaient, en développant de nouveaux services appréciés des habitants, que beaucoup de communes, y compris plus importantes, nous envient, le tout, en désendettant fortement la ville, malgré des marges de manœuvre pour le moins étroites.

    Il reste évidemment de nombreux chantiers à mener et chacun sait que le contexte est difficile. Mais je suis de ceux qui pensent que cela ne doit pas nous empêcher d’aller de l’avant, bien au contraire. C'est lorsque la situation est difficile qu'il  faut agir, rechercher et apporter des réponses concrètes, réalistes, mais surtout adaptées, à nos communes comme aux territoires dans lesquels nous vivons, en tenant compte du contexte actuel mais aussi des potentialités réelles du terrain.

    C’est la volonté de relever ce défi, d’être surtout utile à la ville dans laquelle je vis et qui m’a vu grandir, qui m’incite à me présenter de nouveau en mars prochain comme je l’ai indiqué à mes concitoyens dans la lettre que je leur ai adressé. 

    Je m’appuierai sur une liste de rassemblement, unie et investie, composée de femmes et d’hommes disponibles, impliqués dans la ville. Une équipe prête à s’engager avec compétence, rigueur et énergie pour relever les challenges passionnants qui s’annoncent. Nous proposerons à nos concitoyens du concret, du réalisme, de l’innovation mais aussi des perspectives, et non un catalogue de promesses non finançables surfant sur les peurs.

    A nos yeux, Trilport doit demeurer une ville accueillante, inventive et solidaire, une ville qui vit et se modernise, une ville qui se soucie de toutes et tous, et plus que tout, une ville qui regarde l’avenir en confiance.

    Pour ce faire, nous proposons aux Trilportais d’agir, d'agir pour partager et construire ensemble une ville plus épanouie.

    Vous pourrez suivre cette campagne,  aventure collective sil en est, sur le site que nous avons créé pour l’occasion  www.pour-une-ville-épanouie.fr ou sur la page Facebook du même nom, ce blog n'étant pas un outil de campagne.

     

  • Succès pour les 1eres assises de l'éco construction

    RES-1311-eco-renovation.pngLa mise en ligne de la vidéo réalisée lors des 1eres assises de l ‘éco rénovation me donne l’occasion de revenir sur cet événement dont j’étais un des initiateurs, ces assises étant le fruit concret des travaux de la commission numéro 4 (que j'anime) du Conseil Participatif de Seine et Marne.

    Lorsque Vincent Eblé et l’exécutif départemental ont lancé la réflexion autour d’un projet de territoire pour le département, ils avaient une intuition : trouver une autre voie de développement pour la Seine et Marne que le traditionnel rééquilibrage Est / Ouest mais aussi une ambition, porter une vision de la Seine-et-Marne partagée par ses habitants et ses acteurs de terrain.  La concertation citoyenne initiée auprès de tous  les seine et marnais et les acteurs qui font ce territoire en  tissant du lien a alimenté cette réflexion qui est allée bien au delà d’un simple diagnostic enrichi, puisqu’elle a permis de développer pour le département, au travers de son projet de territoire, une véritable vision stratégique, bâtie autour de 5 axes d’action majeurs qui devraient  l’entrainer dans un développement durable, respectueux du potentiel agricole et naturel du département comme de ses habitants, mais aussi et c'est important dans le contexte actuel créateur de richesse et d’emplois locaux..

    Je me suis, comme tant d’autres à l’époque, impliqué dans ce processus citoyen, utile pour nos communes et leurs habitants, à plus d'un titre. Vincent Eblé m’a proposé d’aller plus loin dans cet investissement et j’ai accepté de rejoindre le bureau du Conseil Participatif dirigé par Yves LICHTENBERGER, ancien Président du PRES de Marne-la-Vallée. Un engagement totalement bénévole, je le souligne. Intéressé par l'expérience que j'avais acquise du fait de ma contribution aux travaux du Club national des Eco quartiers pendant 3 années, Yves Lichtenberger m’a  proposé d’animer le chantier 4 : « la Seine-et-Marne, territoire leader de l’Éco-construction », ce que j'ai accepté, le challenge m'intéressant.

    Dans ce cadre, nous avons avec l'équipe m'accompagnant dans cette initiative élaboré un plan d’action décliné sur trois objectifs généraux :  identifier et mettre en dynamique les acteurs de l’Éco-construction du territoire, repérer les leviers potentiels ou les freins et contraintes à intégrer, accompagner et susciter les synergies et la constitution de filières locales.

    Mais c’est surtout la méthode de travail choisie qui selon moi a été le vrai déclencheuret a  fait tout l’intérêt de la démarche initiée, qui nous a amené vers ces assises, qui ont constitué une vraie réussite.

    Revenons sur cette méthode ...

     

     

    Lire la suite

  • 2014 année engagée et positive !

    voeux0.jpgJ’avais placé cette cérémonie des vœux sous le signe de l’engagement. Vu la proximité de l’échéance municipale de mars, mon intervention, a été de portée générale,  centrée sur le sens à donner à l’action publique et surtout à celle de l’engagement citoyen.
    Je remercie les nombreuses personnes présentes, la Salle des Fêtes était bondée, dont Nicole Bricq Ministre du Commerce Extérieur, le Sous Préfet ainsi que de nombreux collègues des villes voisines. La dynamique d’un territoire n’est elle pas également le fruit de la qualité des liens tissés entre les différents acteurs de terrain et leur volonté de travailler ensemble ?

    J’ai tenu à rappeler le rôle des communes dans la cohésion du pays, en première ligne pour mener les politiques publiques de proximité elles permettent à beaucoup de nos concitoyens en difficulté, non seulement de ne pas sombrer, mais surtout de rebondir. Les portes de leurs mairies sont pour eux, trop souvent, les seules réellement accessibles. Incontestablement, les communes permettent de mettre de l’huile dans des rouages trop souvent grippés ou bloqués et de renouer les liens distendus ou quelquefois même brisés.

    Chacun sait que le contexte social actuel est très délicat. Plus qu’une crise dont nous devons trouver la sortie, c’est bien une véritable mutation qui est en cours; nous entrons dans un nouveau monde, dans lequel il est essentiel de défendre et de préserver, tout en l’adaptant, notre modèle de société et la cohésion du pays, quelle soit sociale ou territoriale. 

    La France est à un moment crucial de son histoire, comme nos territoires ... Nous sommes, véritablement, à une croisée des chemins … 

    Faut il se lamenter, subir, nous recroqueviller, écouter ceux qui dénigrent plutôt que faire, nous font douter ou jouent sur nos peurs, et donc, in fine, lâcher l’affaire et se résoudre, abandonner ! C’est la solution de la facilité apparente, mais n'oublions jamais que la facture viendra ensuite, plus que douloureuse, dramatique et sans aucune garantie de service après vente, 

    ou bien au contraire redresser la tête, affronter l’adversité et y aller, mais ensemble ?

    J’ai fait mon choix …

     Car nous avons matière à agir, à avoir la pêche, à défaut d'avoir la banane  …

     

     

    Lire la suite

  • Qui Edouard Martin gêne t'il ?

    edouard3nb.jpg

     

    Quelles hommes et femmes politiques voulons nous ?

    A l'image de la vraie vie, celle vécue tous les jours par des millions de gens, en galère et révolte parfois, ou à celle du microcosme médiatique et politique parisien cosy, feutré, fermé, réservé aux seuls diplômés de grandes écoles ou apparatchiks d’écuries présidentielles ?

    Une telle question s’impose après le lynchage médiatique et les réactions suscitées par la courageuse décision d’Edouard Martin d’accepter de conduire la liste PS aux européennes. Des commentaires révélateurs d’un vrai mépris sinon de classe, du moins de caste …


    Un tel procès est inacceptable, par bien des égards


    Lire la suite

  • PISA, tous concernés !

     doisneau_preview.jpgLa publication des résultats de l’étude PISA (Programme international de suivi des acquis des élèves) de l’OCDE a fait sensation, et tant mieux, l’éducation constitue pour tous les pays une priorité absolue.
    C’est dire que les résultats de cette édition doivent nous interpeller tant ils sont lourds de signification, nous payons aujourd’hui la facture de 10 ans d’inaction en ce domaine, car il s'agit bien de la décennie 2002-2012, n'en déplaise à certains amnésiques !

    Avant d’aller plus loin dans le commentaire, revenons sur ce qui est désormais LE LABEL scolaire mondial indiscutable et incontournable : l’étude PISA.
    Des premiers balbutiements de 1962 à aujourd’hui, que de chemin parcouru  : 12 pays en 1962, 32 en 2000, 65 en 2013 et la Chine rejoindra ce club dés 2015. Si jusqu’aux années 2000, PISA a reçu son lot de critiques, notamment de France, cette évaluation s’est imposée du fait de la robustesse et de la rigueur de ses analyses. L’évaluation mesure non les programmes scolaires nationaux mais la capacité des jeunes de 15 à 16 ans à utiliser les connaissances et compétences scolaires acquises dans des situations concrètes de la vie quotidienne.

    Tous les 3 ans, elle donne la température, passant au crible un socle de 3 disciplines considérées comme centrales : la maitrise de la langue, les maths et les sciences.
    Point fort, elle permet les comparaisons internationales (510 000 jeunes issus de 65 pays ont participé à l’édition 2013), mais également rétrospectives. Il est ainsi possible de dégager les tendances qui font sens. En 13 ans l'OCDE a rendu la planète accro à son évaluation livrée clés en main aux politiques, médias, spécialistes de l’éducation, mais aussi de plus en plus au grand public dont de nombreux parents d'élèves ! Masochisme ? On peut se le demander parfois, tant les résultats peuvent être douloureux pour les gouvernements et que sa mise en œuvre coûte (plus de 500 000 euros à la France pour la dernière étude).

    Ces résultats interpellent toute la société, et non uniquement les spécialistes « es éducation ». Outre sa mission de former des citoyens éclairées et instruits, un système éducatif doit leur donner également la capacité de trouver un emploi dans une économie de plus en plus compétitive et concurrentielle et celle de s’adapter aux évolutions à venir.
    C’est dire que la problématique de l'échec scolaire est essentielle, elle ne concerne pas que les  élèves qui en sont victimes ou leurs familles, mais bien le pays tout entier avec des conséquences globales, qu’elles soient sociales ou économiques : perte de compétivité, marginalisation, cohésion sociale, chômage …

    Dans la société planétaire de la connaissance, un pays comme la France ne peut se contenter d’être moyen, son développement futur dépend des capacités qu’auront ses habitants à innover, entreprendre, créer, découvrir…
    Pourtant, de 2002 à 2012, non seulement les résultats de l’éducation à la française ont continué à se dégrader, mais les inégalités ont augmenté fortement, tel est le constat de l'enquête PISA 2013, il est clair, net mais surtout sévère et justifié.

     Voyons de plus prés les résultats obtenus et quelles sont les pistes à explorer pour rebondir et changer une donne bien mal engagée …

     

    Il y a urgence !

     

    Lire la suite

  • De la ville durable au territoire durable …

    urbanisme.jpg 

    La revue Urbanisme a consacré un numéro spécial à l’étalement urbain et m’a demandé d’y participer voici un extrait de la tribune publiée …

    Revue urbanisme

    Hors série sur l'étalement urbain

     

    " Un Maire n’est pas l’élu d’une ville mais d’un territoire, ensemble complexe composé d’entités urbaines, agricoles et naturelles qui doivent dialoguer ensemble en bonne intelligence ... / ...


    La consommation croissante d’espace naturel en Ile de France, notamment en Seine et Marne atteint des limites qui doivent interpeller les acteurs qui font la ville, tant la menace de voir se dégrader ce patrimoine naturel fragile est réelle. Chacun connaît la contribution des espaces ouverts à l’équilibre de l’écosystème, à la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles mais il est essentiel également d’anticiper et de tenir compte des évolutions liées au réchauffement climatique et à la croissance démographique. La fonction de régulateur thermique joué par les trames vertes et bleues n’est pas à sous estimer et il faudra bien loger et nourrir une planète qui comptera  9 milliards d’habitants en 2050, ce qui impose de préserver une agriculture performante.

    Face à cette réalité environnementale, il nous est apparu évident de prendre le contre pied du modèle culturel urbain dominant, celui de l’étalement urbain, basé sur le développement de la maison individuelle et de la ville  « longue distance », consommatrice (foncier, énergie, pierre, temps) et dévoreuse d’espaces ... / ...


    Mais au delà du rationnel, du technique, il faut surtout parler d’humain, d’affect, de pathos, de désir. Trop peu d’acteurs se préoccupent de cette problématique, pourtant  centrale. Une feuille de route s’impose : rendre la ville désirable et travailler sur la qualité des espaces, du bâti, des services, prendre en compte les besoins des habitants … La question sociale est essentielle, car vivre en ville, c’est avant tout l’habiter.

    Il est urgent de faire évoluer dans l’inconscient collectif les représentations liées à la ville, à l’épanouissement personnel, familial et collectif, en améliorant concrètement la qualité de vie dans la ville,  ses aménités, son intensité urbaine, et en plaçant l’humain et la nature au centre de la réflexion. La ville est un tissu vivant qui doit se régénérer, se reconstruire sur lui même et être en capacité de procurer de l’émotion et d’avoir une dimension évocative : qualité des espaces publics, des formes urbaines, intensité urbaine adaptée au territoire … Il est nécessaire de développer une ville plus intense, mais surtout, paradoxalement, plus humaine ..."


    Texte intégral de la tribune…


    Lire la suite

  • Européennes : 5 eme sur 13

    europea.jpg
    C’est officiel, les militants socialistes franciliens ont validé à plus de 77% la liste d’Ile de France aux européennes, sur laquelle je me retrouve en 5eme position. Si cette place n’apparaît pas comme éligible, le PS en Ile de France comptant aujourd’hui deux députés européens, elle constitue une belle marque de confiance que j'apprécie à sa juste valeur. 

    Chacun pressent que ces élections ne seront pas une partie de plaisir et risquent d’être pour le moins «délicates», le vent n’apparaissant guère porteur pour le PS actuellement.
    Reconnaissons cependant qu’il ne l'a jamais était jusque là, il serait bon d’en faire un jour l'analyse. Si l’Europe constitue un enjeu majeur pour le développement de nos pays, tout le monde en convient, cet enjeu à priori n’est que théorique tant il apparaît éloignée des préoccupations et ambitions de nos politiques, toutes couleurs confondues !
    Le prochain scrutin constitue néanmoins une belle tribune pour faire passer à nos concitoyens des messages qui ne soient pas que sublimaux, notamment sur une autre manière de faire l'Europe et surtout de partager ce grand dessein avec le plus grand nombre.

    N’étant ni technocrate, ni spécialiste attitré de ces questions, ni apparatchik, aucun plan de carrière à trois bandes sur ce coup, mon quotidien est celui de mes concitoyens, leurs problèmes sont ceux que je dois surmonter dans ma vie de tous les jours et ma perception actuelle de l’enjeu européen est celle d’un petit élu local de base.
    Je me sens, je suis, profondément européen, du fait de mon itinéraire personnel, de mes voyages et de rencontres humaines inoubliables, mais aussi et surtout de l’histoire, de la géographie et de la diversité culturelle de ce magnifique continent qui est le notre. Pourtant, force est de le constater,  la traduction politique actuelle de l’Europe, sa réalité concrète, l’absence actuelle d'un véritable projet européen de "la maison commune" fait que la situation actuelle ne m’emballe pas « outre mesure » comme le coté plus que désincarné de l'institution. Autant dire que je ne me retrouve absolument pas dans la politique de Barroso des Commissaires Européens actuels.

    Alors que penser de cette position de 5eme, inattendue, sur la liste régionale aux européennes ?

     

    Lire la suite

  • "Objectif fibre" nous rend visite

    objectif-fibre.jpgDans le cadre du lancement de son dernier guide dédié au raccordement des maisons individuelles neuves au réseau en fibre optique, Objectif fibre a organisé une visite de terrain à Trilport dans un ensemble pavillonnaire de logements sociaux pré-équipé réalisé par les Foyers de Seine-et-Marne (FSM), le bailleur de par la ville.

    Saluons le travail de standardisation effectué par la plate forme interprofessionnelle qu’est « Objectif Fibre » et ce depuis sa création (2009). Elle fédére autour du déploiement généralisé de la fibre optique les acteurs privés et publics emblématiques de plusieurs filières qui ont enfin décidé de jouer collectif.   Le guide présenté aujourd'hui est la meilleure illustration de cet "esprit d'équipe", il vise à garantir la qualité, la pérennité et la conformité des réseaux déployés, notamment dans les territoires les moins denses. 

    Force est de constater que la fibre était jusque là, un signe extérieur de richesse des grandes villes, avantage concurrentiel et résidentiel réservé à leurs seuls habitants. Une situation intolérable dans une République dont l’égalité est une valeur clé et la citoyenneté de plus en plus numérique.
    La manifestation de ce jour démontre que la fibre a pris enfin la clé des champs et s’intéresse désormais au monde péri urbain et rural, ce dont le Maire que je suis ne peut que se féliciter. Trilport petite ville de 5000 habitants est représentative s’il en est, des spécificités de ces territoires péri urbains, voir ruraux, puisque composée de plus de 1 500 pavillons sur 2 200 logements ! 

    La fibre est plus qu’un lien de lumière, elle constitue un véritable  trait d’union, entre tout un chacun et la planète. Les usagers qu’ils soient habitants ou acteurs économiques ne demandent que le minimum, presque rien : être connecté 365 jours sur 365, 24 heures sur 24 heures, en continu, avec un débit leur permettant de disposer de tous les services numériques, il en nait de nouveaux chaque jour.
    Une simplicité apparente qui cache de fait une très grande complexité et l'intervention d’une chaine d’acteur multiple, dans laquelle chaque maillon est essentiel. C’est dire l’utilité d'un tel guide !

    Lorsque l’on aborde le développement des usages numériques, deux maitres mots s’imposent à tous et partout : convergence et interopérabilité, car nous sommes en présence d'un véritable éco système qui s’affranchit des océans et des frontières.

    Le déploiement de la fibre optique est pour le pays et le développement de ses territoires un enjeu stratégique essentiel et prioritaire qui démontre la formidable capacité de mobilisation, mais également d’innovation, de la France. Ce challenge hautement technologique engage à la fois son présent mais aussi la grande partie d’un devenir qui ne peut être que numérique, tant dans le déploiement des infra ou des superstructures, que dans celui des usages ou des objets connectés, domaines dans lesquels notre pays est aux avants postes.

    Mais une telle manifestation signifie bien plus, tant pour notre commune que ce territoire  …

    Lire la suite

  • Admettre le fait péri urbain

    lotissements.jpgAvec le vote du Schéma Directeur régional d’Ile de France, la création de la Métropole du Grand Paris, la publication de récents ouvrages ou l’envolée du vote FN dans certains territoires, le fait péri urbain est devenu une réalité incontournable qui fait désormais l’actualité. Indéniablement il existe, je l’ai rencontré, le vis au quotidien comme citoyen mais aussi élu local.  

    Prenons l’Ile de France, région la plus riche du pays (18% de la population nationale, 30% des richesses). Si toutes ses communes appartiennent à l’aire urbaine de Paris, plus des trois quart (85%) avec moins de 2000 habitants, notamment en Seine et Marne, sont considérées comme  péri urbaines. Peut on pour autant les classer en France métropole (note précédente)?
    Non, un seine et marnais ne dispose pas tout à fait des mêmes facilités qu’un habitant de Paris ou de la Petite Couronne; et encore il existe une Seine et Marne des villes et une Seine et Marne des champs ! Ce département connait une croissance démographique ininterrompue depuis plus de 20 ans : foncier disponible, prix attractif, proximité apparente avec la région parisienne …

    Autant d’arguments qui attirent de nombreuses familles, mais au quotidien, la réalité se révèle plus contrastée. La proximité avec Paris est toute relative, au regard de la congestion routière, du manque d’infrastructures en transport en commun, de la saturation d'un réseau ferré sous dimensionné et de l'absence quasi totale de multi modalité. L'organisation actuelle des transports remonte aux années 70, c'est dire, et ce, malgré les efforts déployés par le STIF depuis 2006. Trop souvent, dans le 77 se déplacer s’apparente à un parcours du combattant, que ce soit en voiture ou en transport en commun ! Comment en période de disette budgétaire rattraper 50 ans de sous investissement et financer dans le même temps le réseau du Grand Paris ? 

    Pour les services à la population, le constat n’est guère plus réjouissant. Les collectivités locales ne sont pas toutes en mesure de répondre aux demandes croissantes de leurs nouveaux habitants et aux exigences de l’Etat. Contexte, qui, avec la baisse des recettes annoncée risque de s'aggraver, d’autant que les besoins en structures et services (petite enfance, écoles, péri scolaires, loisirs …) augmentent sans cesse.

    Autre signal alarmant, la santé économique des habitants se fragilise. Devenir propriétaire en grande couronne induit des charges nouvelles, souvent non anticipées, qui se cumulent : remboursements d’emprunts, énergie, il faut chauffer des logements souvent mal isolés, mobilités, la voiture est quasi incontournable. La moindre variation économique met à mal un équilibre financier fragile : prix du gazole, de l’énergie, traites, imposition …  si jamais une perte d’emploi ou une séparation survient, c’est le drame, d’autant que ces familles, urbaines à l’origine, sont coupées de leur réseau de solidarité familiale.
    Des populations qui vivent dans un paradoxe, propriétaires elles privilégient à priori un mode de vie individualiste, mais désirent dans le même temps bénéficier des aménités de la ville, dont elles ont le plus grand mal à se passer, alors que la simple mise en oeuvre des services attendus nécessite une taille critique d’habitants et des ressources financières et logistiques que leurs collectivités n’ont pas.

    Inexorablement, le mouvement démographique initié s’amplifie, véritable vase communiquant : les habitants des grandes villes migrent en périphérie,  notamment rurale et une nouvelle géographie urbaine s’esquisse, qui n’est pas sans conséquence sur les besoins en infrastructures et les politiques publiques à mettre en oeuvre, qui doivent absolument se renouveler à l’aune de ce nouveau contexte …

    Dans l’attente, vu l’inertie, ces territoires délaissés risquent si l’on y prend garde de devenir de véritables espaces de déliaison sociale ... "

     Alors comment agir pour changer durablement et surtout concrètement cette donne ?

     

    Lire la suite

  • Schiste l'après décision du Conseil Constitutionnel

    schiste.jpgEn 2010, le gouvernement Fillon avait accordé à certaines compagnies pétrolière américaines, Jean Louis Borloo était alors en responsabilité de ces dossiers, des autorisations leur permettant d'explorer le sous sol du pays afin de rechercher les gisements éventuels de gaz ou d'huile de schistes.
    Ces compagnies avaient alors commencé leur travaux d'implantation afin de débuter leurs forages, sans informer au préalable populations et élus locaux. 

    Devant les risques environnementaux avérés, les associations de défense de l’environnement et les élus locaux, notamment en Seine et Marne (cf note précédente) se sont mobilisés en nombre. Cette prise de conscience collective a amené le gouvernement à faire machine arrière, ce dont nous nous sommes réjouis à l'époque et Christian Jacob a déposé une proposition de loi (loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011) visant à interdire l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique, abrogeant les permis exclusifs de recherches recourant à cette seule technique. 

    La société texane Schuepbach, une des compagnies concernés, dont deux des permis miniers avaient été annulés courant octobre 2011, a contesté la constitutionnalité des articles 1 et 3 de cette loi auprès du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, via une question prioritaire de constitutionnalité transmise ensuite au Conseil d'Etat puis au Conseil constitutionnel. Ce dernier a rendu vendredi dernier sa décision.

    Dans son arrêt il a précisé que le législateur "a poursuivi un but d'intérêt général de protection de l'environnement", et que "la restriction apportée tant à la recherche qu'à l'exploitation des hydrocarbures ne revête pas, en l'état des connaissances et des techniques, un caractère disproportionné au regard de l'objectif poursuivi".

    C'est un signal fort envoyé aux détenteurs de permis abrogés, aux lobbies de l’industrie pétrolière, mais également un soutien important pour les riverains des zones d’exploration ou d’exploitation potentielles, dont de nombreuses Seine-et-Marnais (Doue, Jouarre). Cette décision constitue également une garantie de protection pour la sauvegarde des nappes phréatiques, capital dans notre région, et le maintien de l’intégrité des terres agricoles, enjeu de premier plan pour notre pays, tant la fracturation hydraulique présente des risques sérieux pour la sauvegarde de l’environnement.

    Il faut souligner que, dans l’attente de la révision du Code Minier (entièrement à revoir, notamment sur le volet concertation),  le texte actuel de la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 n’écarte ni l'exploration des gisements, ni l’utilisation d’autres technologies que la fracturation hydraulique. Ce qui m'a amené a proposé le vote d'une Motion, en Conseil Municipal.

    Je vous prie de trouver ci joint, le texte voté à l'unanimité, ce Vendredi 18 octobre

     

     

    Lire la suite

  • Etes vous France périphérique ou métropole ?

    La-crise-qui-vient.jpgAvant l’été le résultat aux législatives de Villeneuve sur Lot, avec une poussée remarquée du FN avait fait couler beaucoup d’encre.
    Il convient d‘aborder cette élection sans fausse pudeur, langue de bois ou recherche de boucs émissaires inutile, sous peine de voir les mêmes causes reproduire les mêmes effets. Qu’on le veuille ou non, ce vote est signifiant et pourrait n’être d’ici quelques mois qu’un signe annonciateur d’une évolution encore plus brutale.

    Si le cas Cahuzac a joué,  tant il interpelle, déstabilise et écœure nombre d’électeurs (on le serait à moins !), le contexte économique et social a également compté. La crise touche au plus profond nos villes et campagnes (chômage, baisse du pouvoir d’achat, sinistrose), paradoxalement l’offre politique ne propose pas, ou peu, de perspectives visibles et crédibles.

    Du fait de cette absence  nos concitoyens ont le plus grand mal à se projeter dans un futur « positif  et heureux». Réformer le pays, pourquoi pas estiment ils ? Mais comment ? Pour aller où et devenir quoi ? Tant que les partis traditionnels n’apporteront pas de réponses claires à ces questions simples, ils ne seront, ni crédibles, ni audibles.

    Dans des registres différents des ouvrages récents (Christophe Guilluy, Laurent Davezies, Herve Le Bras), explorent les fractures sociales du pays et décrivent deux mondes littéralement opposés : la « France des métropoles », qui dispose des capacités à s’adapter à la mutation en cours, et les autres territoires, qu’ils soient péri-urbains (nous y reviendrons), ruraux ou industriels, fragilisés par l’impact des délocalisations, du chômage, ébranlés par la déliquescence des services public, ceux que Christophe Giully réunit sous l’appellation « France périphérique ».

    Si cette « France » n’est pas encore perdue, elle est pour l’heure déconnectée. Les médias en parlent pas, ou peu, excepté les lendemains d’élection, tant ce pays « invisible » est éloigné des sunlights des leaders d’opinion ou des lieux de pouvoir.
    Conséquence, ces terres constituent autant de points d’accroche pour les idées dites « populistes » et c’est le Front National qui en tire principalement avantage. Car ce nouveau contexte a été totalement assimilé par Marine Le Pen, il est même à l’origine du recentrage idéologique et des nouvelles positions sur les services publics et l’action de l’Etat du mouvement d’extrême droite. Climat favorisé par l’atmosphère anxiogène que certains s’évertuent à accentuer, nourrissant un terreau de plus en plus perméable au chant des sirènes des populismes de tout bord et des « Y’ qu’à « , «  Faut qu’on ».

    La transformation en profondeur du pays accentue ces fractures, tant elle renforce les territoires forts et affaiblit à contrario les autres, qui accueillent de plus en plus de populations en difficulté. La réforme des collectivités en cours risque de renforcer ces inégalités dans un contexte de disette budgétaire qui fragilisera encore plus les « maillons faibles ».

    Ce dualisme est il factice, schématique, artificiel, illusoire, ou erroné ? Et où situer le péri urbain dans ces deux France ?

     

    Lire la suite

  • Une rentrée ensoleillée

    forum.jpgL’été « se fait la malle » petit à petit, et pour une fois avec grâce au regard de la météo plus que clémente de ce début septembre. On en oublierait presque que c’est l’heure de la reprise du travail, de l’école ou de la vie associative …

    Pour la rentrée scolaire, les clignotants sont au vert, pourvu que cela dure : pas de suppression de classe à signaler, des locaux prêts et des enseignants quelque peu apaisés, enfin serais je tenté de dire.
    Si la mise en place des rythmes scolaires attendra 2014, nous y travaillons de concert pour que ce soit une réussite pour l'épanouissement des enfants, l’ambiance est plus sereine que les années précédentes :   recrutements de postes, mesure indispensable surtout en Seine et Marne, département sinistré ayant un des taux d’encadrement les plus faibles du pays, relance de la formation des enseignants et annonce de la titularisation progressive des Auxiliaires de Vie Scolaire, qui accompagnent les élèves handicapés dans les établissements. Signalons également l’arrivée des Tableaux Numériques Interactifs dont la commune a doté  20% de ses classes, dont tous les CM2 !

    Mais ce dimanche à Trilport, comme dans beaucoup de villes  s’est déroulé le forum des associations. Une organisation « au cordeau », mais avec l’indispensable esprit de convivialité et de camaraderie qui fait de cette manifestation, un moment de détente, agréable, attendu et apprécié du plus grand nombre (une cinquantaine d'associations pour notre ville de 5000 habitants, excusez du peu!). Grand merci à l’équipe d’animateurs, l’édition 2013 n’ a pas dérogé à la tradition et a été un vrai succès.

    Mais pourquoi faut il préserver la vie associative dans une ville ?

     

     

    Lire la suite

  • Une place Albert Camus à Trilport

    albert camus 6.jpg

    Nous avons tenu à honorer pour le centenaire de sa naissance, l'une des plus grandes figures de la littérature et de la philosophie française du XXe siècle, qui a inspiré tant d’entre nous. Philosophe, journaliste, homme de lettres, de théâtre, et surtout homme de cœur et de passion, Albert Camus, aurait effectivement soufflé ses 100 bougies, le 7 novembre 2013.

    A cette occasion, la Place de la Mairie a été baptisé Place Albert Camus.


    Rappelons les paroles prémonitoires qu’il avaient prononcé dans son discours lors de la réception du Prix Nobel de littérature qu’il avait obtenu en 1957, et qui résonnent singulièrement aujourd’hui.


    « Chaque génération sans doute, se croit vouée à refaire le monde.

    La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. 

    Mais sa tâche est peut-être plus grande.

    Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. »


    Albert Camus
    Discours de réception du Prix Nobel de littérature, prononcé à Oslo, le 10 décembre 1957



    inauguration-mairie8.jpg

    Nicole Bricq, Ministre du Commerce Extérieur et Nicole Klein, Préfète de Seine et Marne

     


     

  • Trilport : Inauguration des travaux de la mairie

    inauguration-mairie.jpgNous avons inauguré, en présence de Nicole Bricq, Ministre du Commerce Extérieur et de Nicole Klein, Préfète de Seine et Marne, les travaux de rénovation de la Maison commune et l’aménagement de sa place, baptisé pour l’occasion. Véritable évènement pour notre ville, les travaux inaugurés ce jour étant les plus importants qu’a connu la Maison Commune depuis sa réalisation.

    Je veux souligner la grande disponibilité de Nicole Bricq, vu son agenda et les missions innombrables qui l'amènent au quatre coins de la planète … Elle revenait le matin même tout juste de Guyane et avait tenu à être parmi nous. C’est devant une belle assemblée composée d’élus municipaux et des villes voisines, de représentants des corps institutionnels et du monde associatif, des entreprises et artisans ayant travaillé sur ce chantier, que s’est déroulée cette manifestation conviviale.

    Si nous avions prévu au départ de construire une nouvelle Mairie, et dans cette optique l’avions inclus dans les réalisations inscrites au Contrat Régional signé en 2006, la municipalité avait donné la priorité aux autres équipements lancés : centre de loisirs, école et gymnase. Au regard du résultat des appels d’offres et du montant de l’addition totale, il est apparu plus raisonnable de rénover les locaux existants de la Maison commune, d’autant que nous devions intervenir sur le bâtiment, le toit de la Mairie prenant l’eau lors des orages.

    Présentation des aménagements inaugurés aujourd’hui …

    Lire la suite

  • Petites villes : Vous avez dit égalité des territoires ?

    apvf.jpgLe calendrier a parfois de ces coïncidences, un vrai signe du destin ! Alors que les 16 eme Assises des Petites villes de France (APVF) se déroulaient à Saint Rémy de Provence avec pour thèmatique « les fractures territoriales », les Sénateurs débutaient l’examen du 1er volet des lois sur la décentralisation, relatif à la métropolisation des grandes agglomérations (Paris, Lyon, Marseille ou PLM).
    Sujet explosif à Saint Remy, la très grande majorité des Maires des Bouches du Rhône concernées par la création de la métropole Marseille-Aix (109 sur 119), toutes couleurs politiques confondues s'opposant àla création de cette métropole. Deux motifs principaux à l'origine de cette fronde : la situation financière délicate de Marseille et les conditions de gouvernance proposées, dont la plupart se retrouvent exclus. Une métropole "ne se décrète pas, elle ne peut qu'être le fruit d'un consensus", a rappelé Hervé Chérubini, Maire de Saint Rémy lors de son mot d’accueil. Cependant la messe n'est pas encore dite, loin s'en faut, et bien des péripéties sont à venir, que ce soit au Sénat ou à l'Assemblée, avant le vote définitif des textes.

    Invités d’honneur des assisses 2013 : Claude Bartolone, Président de l'Assemblée nationale et Cécile Duflot, Ministre de l'Égalité des territoires et du Logement dont le discours était attendu vu l'actualité de ses projets. Les lois sur l’organisation territoriale ne passionneront pas nos concitoyens qui ont bien d’autres priorités en tête, mais elles  transformeront profondément et durablement le paysage institutionnel et le quotidien de chacun.

    Beaucoup d'élus sont fidèles au rendez vous annuel propoé par l'APVF car ces deux jours d'assises se révèlent trés utiles, chacun peut  :

    • aborder des sujets « pratico pratiques » : échanges, retours d’expérience, recherches de solution … Les ateliers sur les conséquences de la baisse des dotations, la transition énergétique ou la mise en place des rythmes scolaires ont été trés appréciés cette année,
    • prendre un peu de hauteur, grâce aux débats de fond proposés apportant des clés de lecture utiles sur les évolutions en cours,
    • peser dans les débats institutionnels, afin de faire entendre la voix particulière des petites villes qui n’ont pas la puissance d’autres "lobbys" plus puissants,

    Le sujet présent dans tous débats et conversations a bien été celui de la réforme territoriale. Chacun aujourd'hui mesure qu'il vaut mieux vaut réformer un système lorsque tout va bien, à froid, en ayant le temps de bien faire les choses et d'accompagner le mouvement, qu'accomplir cette même réforme à chaud, dans l’urgence de la crise comme aujourd’hui !
    La crise budgétaire actuelle fait que tous les robinets se ferment au même moment face à des citoyens de plus en plus en difficulté et désemparé toujours plus.

    Un autre paramètre perturbe cette réforme déjà délicate à mener : le manque de consensus et d’unité des divers représentants d'associations de collectivités; le bal des égos est ouvert : Régions, département, Agglomérations, grandes villes ... Si officiellement personne ne veut du statut co, chacun veut sortir de cette séquence difficile renforcé, c’est à qui mangera l’autre ! Je souhaite bien du plaisir à Marylise Lebranchu, Ministre en charge de cette réforme qui ne méritait certainement pas un tel sort et ces  réactions "corporate" voir corporatistes.

    Voici quelques impressions personnelles, pêle mêle, sur deux journées riches en enseignements et en interrogations concernant le devenir de nos collectivités !

     

    Lire la suite

  • Déviation : l'aprés enquête publique

    deviation-5.jpgJe remercie les signataires de la pétition initiée à l’occasion de l’enquête publique sur le Schéma Directeur Régional d’Ile de France (SDRIF) destinée à obtenir la réinscription de la déviation de Trilport. Nous avons réuni prés de 1500 signatures, un nombre significatif compte tenu de nos moyens limités et qui démontre l’importance de ce contournement pour nos concitoyens.
    J’ai remis la pétition et la contribution au SDRIF élaborée par la ville de Trilport au Commissaire Enquêteur et au Vice Président de la Région, Alain Amedro, avec le soutien des conseillères régionales Brigitte Eude et Geneviève Wortham que je tiens à remercier.

    Ma ligne de conduite n’a jamais varié : faire bouger les lignes et progresser concrètement sur ce dossier vu son enjeu pour notre territoire. Il est essentiel pour ce faire, de rassembler toutes les énergies et bonnes volontés, quelque soit la sensibilité politique des différents acteurs, plutôt que d'opposer les uns aux autres par un calcul politicien contreproductif à terme. L'objectif poursuivi est d’aboutir à la réalisation concrète de la déviation, ce qui nécessite vu le contexte budgétaire trés contraint de réunir un tour de table financier pluriel.

    Ce Schéma Directeur est marqué incontestablement de l'empreinte du réseau du Grand Paris. Il délaisse quelque peu, à mes yeux, le volet transport relatif à la grande couronne, qui doit pourtant être abordé en dynamique, et non de manière statique, le statu co n'étant pas envisageable pour 2030. La Seine et Marne, chacun le reconnait, présente beaucoup d’atouts qui devraient lui permettre d’apporter une véritable valeur ajoutée à l’Ile de France. Encore lui faut il combler certaines fractures qui s'aggravent et peuvent perturber son développement, que ces fractures soient territoriale, numérique, sociale ou liées aux mobilités. Nos demandes portent justement sur cette dernière fracture et sont de deux ordres :

    • Electrifier la ligne ferrée Trilport / La Ferté Milon, avant 2024
    • Réintégrer le contournement de Meaux Est, dit « déviation de Trilport », absent de ce Schéma alors qu'il était retenu dans le projet régional de 2008

    Pourquoi ?

    C'est le fond de la contribution que nous avons remis au Commissaire Enquêteur et au Vice Président de la Région et dont je vous présente une synthèse ...

     

     

    Lire la suite

  • Energie: passer de la culture « pastèque » à celle « des groseilles »

    pierre-radanne.jpgJ’ai participé à la conférence « Quelles énergies pour demain ? » organisée par le Cercle Condorcet à Trilport, avec Pierre Radanne pour invité. Cette association issue de la Ligue Française de l'Enseignement cherche à développer l'esprit critique et le débat citoyen, autant dire que ce débat a répondu à cette double exigence. Acteur incontournable des problématiques climatique et énergétique, Pierre Radanne en connaît tous les rouages, qu’ils soient institutionnels, économiques, scientifiques ou encore politiques : ancien Président de l'ADEME, consultant indépendant auprès de nombreux pays et de collectivités, expert international, créateur de l'association 4D, membre de Terra Nova, il est non seulement un homme influent et d’influence, mais également un défricheur et un agitateur d’idées qui fait avancer incontestablement les lignes. Particularité et non des moindres, il se situe tant dans le champ du concret que dans celui des possibles, considérant que lorsque le global ne s’incarne pas dans le local et la proximité avec le citoyen, il reste lettre morte.

    L’époque est cruciale, notre génération est placée face à des choix qui engagent non seulement le présent mais hypothéquerons également l’avenir et le destin de nos enfants. Il nous faut surmonter nombre de défis qui peuvent devenir de véritables bombes à retardement : réchauffement climatique, crises énergétique, croissance démographique, fracture alimentaire et développement des pays émergents… Les réponses à apporter seront à la fois : globales, le réchauffement climatique ignore les frontières des nations, locales, car elles doivent être concrètes et rapides, mais également individuelles, la moitié des émissions de gaz à effet de serre provient directement des habitants.

    La question du changement climatique ne pourra être résolue sans l’adhésion de chacun, encore faut il qu’il soit en capacité d’accepter ces contraintes et la crise économique et financière qui secoue actuellement nos pays constitue en fait une véritable mutation, nous sommes dans le structurel dur et non le conjoncturel et devons prendre les décisions qui s’imposent, d’autant que le volet énergétique est une composante de cette mutation, et que la part de l’énergie dans nos déficits actuels (budget, balance commerciale) est significative.

    Pierre Radanne résume simplement l’enjeu énergétique pour le 21e siècle : «Comment passer de la culture du pastèque, à celle des groseilles …

    C’est le sens de son intervention et de pas mal d'idées communes en matière que je vais tenter de restituer … 

    Lire la suite

  • Déviation : l'heure est à la mobilisation

     

    deviation 2.jpg

    La longue et interminable procession de milliers d’automobiles et de poids lourds qui paralyse chaque jour Trilport et l’ensemble du pays de Meaux aux heures de pointe du matin et du soir, risque non seulement de perdurer au delà de 2030 mais bien de s’aggraver.
    La déviation de Trilport n’est en effet  pas inscrite au Schéma Directeur Régional : « Ile de France, objectif 2030 » proposé à l’enquête publique, ce que nous ne pouvons accepter !

    Le Schéma Directeur Régional d’Ile de France (ou SDRIF) fixe dans le temps et l’espace« les moyens de protection et de mise en valeur de l’environnement, la localisation des grandes infrastructures de transport et des grands équipements, détermine la localisation préférentielle des extensions urbaines, ainsi que des activités industrielles, artisanales, agricoles, forestières et touristiques. ».
    C’est ensuite aux collectivités, via leurs documents d’urbanisme locaux respectifs de traduire concrètement les grandes orientations d’aménagement fixées. C’est dire son importance, d’autant que le SDRIF s’impose aux documents de planification « locaux » que sont le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) pour les intercommunalités ou le Plan Local d’Urbanisme (PLU) pour les communes. Tous doivent être compatibles avec le document régional.

    Nous attendions légitimement que soit intégré la déviation de Trilport, dernier maillon du contournement de Meaux à ce schéma, d’autant que sa réalisation était inscrite dans le précédent document régional de 2008. C’est le refus du gouvernement Fillon de valider le projet adopté par les élus régionaux qui à l’époque avait bloqué l’évolution d’un dossier, pourtant sur orbite. Malheureusement, force est de constater qu’elle n’est aujourd’hui pas inscrite dans le nouveau Schéma Directeur régional soumis à l’enquête publique.

    Que penser d’une telle omission ? Est il possible de  changer encore cette donne ?
    Nous le pensons, c’est la raison de l’initiative  « La déviation c’est aussi votre affaire ».

    Notre objectif est de mobiliser élus locaux et citoyens à participer activement à cette enquête publique, et de signer une pétition demandant à ce que la déviation de Trilport soit de nouveau inscrite au Schéma Directeur de la Région ...

     

    Pourquoi ?

     

     

    Lire la suite

  • Budget 2013, gare à « l’effet ciseaux »

    r-MANIFESTATION-MADRID-large570.jpg

    Le débat d’orientation budgétaire qui précède le vote de chaque budget permet d’informer chaque élu du contexte économique, social, de ses conséquences éventuelles sur la vie de la collectivité et plus précisément de la situation financière de leur commune.
    Ils sont ainsi en capacité de débattre des orientations budgétaires, d’effectuer des propositions utiles à l’élaboration du budget, quitte à proposer une contre programmation et de s’exprimer sur la stratégie de la collectivité à court, moyen ou long terme. Encore faut il qu’ils y travaillent réellement, en laissant de coté le sempiternel "Y'a qu'a faut qu'on" et propose une réelle alternative. 

    Globalement les séquelles de la crise sont toujours perceptibles et les perspectives 2013 encore incertaines, dans la zone euro aucune amélioration n’est réellement envisagée avant le second semestre, c'est dire ... La faute à une forte contraction de l’activité économique : mesures d’assainissement budgétaire initiées, faiblesse de l’investissement des entreprises, baisse du pouvoir d’achat, contraction des exportations et difficultés économiques rencontrées (Grèce, Espagne et Italie). La réduction des déficits recherchée intervient dans un contexte social tendu et contrarie à la fois la reprise de l’emploi comme les politiques publiques en direction des citoyens avec des conséquences sociales souvent douloureuses pour le plus grand nombre.

    En France, le projet de loi de finances fait du redressement budgétaire une priorité absolue, au regard de la situation plus que critique du pays, conséquence directe du bilan calamiteux de la gestion précédente. "Un détail"  que semble oublier une droite revancharde ayant pour le moins la mémoire courte ! Il faut bien que quelqu’un règle la facture, ce que certains de leurs responsables ont l’indécence d’oublier bien trop vite, d'autant que cette dernière est salée ...

    L'objectif des 3% de déficit pour 2013 est abandonné, ce n'est plus un scoop depuis longtemps, pourtant le gouvernement agit toujours pour un retour à l’équilibre budgétaire d’ici 2017. Volonté qui nécessite de renforcer la maîtrise des dépenses publiques, certes, mais un des moyens employés est de faire porter une partie du fardeau aux collectivités : baisse des dotations, poursuite du désengagement de l’Etat excepté certains secteurs jugés prioritaires tels l’Education, la Sécurité et la Justice. Une tendance qui risque fort de se traduire par le transfert de nouvelles charges aux collectivités.

    Celles ci sont en première ligne dans l’effort de redressement initié et ont déjà beaucoup, voir trop donné, avec une  «stabilisation» des dotations de l’Etat pour la 3eme année consécutive qui fait fi à la fois de l'inflation, de l'augmentation des dépenses de personnel et des nouvelles charges que depuis la RGPP elles doivent assumer.
    Les perspectives sont encore plus inquiétantes avec la diminution des dotations de 1,5 milliards d’euros prévue en 2014 et 2015, ce qui inquiète les élus au plus haut point, d’autant que cette baisse de recettes se conjugue au désengagement continu de l’Etat (soutien  aux collectivités, politiques publiques …) et à de nouvelles charges (rythmes scolaires...) imposées aux communes. C'est bien et bel un effet de ciseaux que sont en train de subir de plein fouet les collectivités : baisse des recettes contre augmentation des dépenses. Pour les plus riches, cela va se traduire par une baisse du train de vie, pour les autres, l'heure des choix cornéliens est proche.

    S'il est vrai que la situation financière plus que délicate du pays n'est pas le fait de l'actuel gouvernement, la situation des collectivités doit amener nos dirigeants à réfléchir sur certaines décisions, qui si elles se confirment seront lourdes de conséquences non seulement pour nos villes, mais surtout pour leurs habitants. Le politique national ne doit pas oublier que la commune est en première ligne pour répondre aux urgences, appliquer les réformes et que la situation de nombre d'entre elles risque de devenir précaire d'ici peu.
    D'autant qu'en matière budgétaire, comme souvent ce seront les plus défavorisées qui trinqueront le plus !

    Un exemple parmi tant d’autres celui de Trilport …

     

     

    Lire la suite

  • Ne redevenons pas les oubliés du Grand Paris !

    trilport-motrice-agc.jpgDepuis l’arrivée de Jean Paul Huchon comme Président du STIF, force est de constater que pour la grande couronne les conditions de transport ferré ont évolué positivement, que ce soit au niveau du matériel (nouvelles rames) que des prestations grâce à la mise en place du cadencement et des évolutions tarifaires.

    Mais au regard du retard à rattraper, 30 ans de non investissement sur le réseau, l’effort à fournir est toujours considérable, jugez en plutôt !
    Aux heures de pointe (7h à 8 heures) les usagers des gares de Trilport et de Meaux ont le sentiment d’être déjà dans le métro tant ils sont serrés, signalons à toutes fins utiles que le trajet dure environ 40 minutes, avant de retrouver le vrai métro !

    Le manque de confort est évident, il est principalement du à un manque de capacité significatif de l’offre aux heures de pointe, situation qui avec l’augmentation constante et croissante des usagers ne va pas s’arranger dans les prochaines années ... Si aucune amélioration n'est apportée d'ici peu, le pire est encore malheureusement à venir et anéantirait tous les efforts considérables consentis par la Région et le STIF depuis 2006 pour améliorer le quotidien des usagers.

    Il n’y a pas trente six solutions : il faut transporter plus de voyageurs de manière plus confortable aux heures de pointe ! Il est possbile d'activer plusieurs leviers : mettre en place des rames plus spacieuses, augmenter la fréquence des trains, ou encore agir sur les habitudes des usagers (développement de télécentre notamment). Heureusement l’offre semble bien ajustée dans la journée, la nuit et le week end.
    Localement, une solution semble être à privilégier, l'électrification d'une des deux lignes desservant les gares de Meaux et Trilport, elle devait l'être théoriquement pour 2018.

    Malheureusement, certains décideurs semblent remettre en cause cet aménagement, car il devrait couter plus cher que prévu. L’émergence des projets du Grand Paris et les besoins en financement qu'ils nécessitent, il me semble que sur ce projet les évaluations sont également trés discutables, ne doivent pas être étranger à cette hésitation. C'est ce qui m'a incité à interveni, tant auprés des responsables du STIF que des élus concernés.

    Il me parait important de souligner les conséquences pour les usagers d'un éventuel report de ces travaux, tant leur réalisation semble indispensable pour améliorer une situation qui sinon ne fera qu'empirer, c'est dire.
    Il serait paradoxal que les usagers de la Grande couronne, qui ont tant souffert depuis des décennies et ont enfin commencé de nouveau à espérer grâce à l'action énergique de Jean Paul Huchon et du STIF ne redeviennent les oubliés du Grand Paris !


    Lire la suite

  • Pour 2013 "transforme ta main !"

    voeu-2013-c.jpg

    La longue farandole des vœux est lancée et durera jusqu’à la fin du mois de janvier. Le moral n’y est pas forcément au beau fixe,  bien que les élections nationales ont marqué 2012 et se sont traduites par le retour d'une alternance attendue de beaucoup. Mais ces scrutins ont également révélé le trés mauvais état du pays
    Ni scoop, ni polémique, tous les clignotants, ou presque, sont au rouge et l’heure n’est plus à rechercher les responsables de ce triste bilan, les français ont tranché la question avec leur vote clair.

    Notre énergie doit être consacrée à trouver les solutions qui nous permettront de sortir de cette mauvaise passe, collectivement et surtout rassemblé. Chacun pressent que redresser le cap prendra de nombreux mois, voire quelques années et que des sacrifices s’imposeront à tous, l’heure n’est plus pour les élus ou les décideurs aux promesses inconsidérées ou aux plans sur la comète !

    Ce constat concerne également les collectivités. Pourtant nos concitoyens ont besoin, non de promesses sans lendemain, ils ont déjà donné, mais de réponses trés concrètes. Force est de constater que la seule porte qui leur soit réellement ouverte, y compris pour exprimer leur mal être, est celle de la Mairie.

    Pourtant la situation financière de nos collectivités est de plus en plus tendue. La poursuite du gel des dotations de l’État et la crise immobilière diminuent nos recettes, alors qu'il nous faut répondre aux demandes croissantes de nos concitoyens, aux conséquences des mesures d’économie prises par l’Etat et d’autres partenaires, sans omettre d'investir pour préparer l’avenir. 

    Le coup du mille feuille territorial, je le laisse à d’autres élus, qui oublient généralement de souligner, que nos collectivités sont parmi les mieux gérées et les moins endettées d’Europe. A contrario, notre pays a besoin d’elus disponibles, qui ne cumulent pas les responsabilités entre Paris et leur circonscription, par exemple. Je suis de ces français qui attendent avec impatience la fin d'un cumul des mandats qui n'a que trop duré !

    Lors de mes permanences, beaucoup de demandes remontent, la détresse est de plus en plus présente dans nos communes, le plus souvent du à un accident de la vie : décès, perte d’emploi, ou séparation du couple aux conséquences souvent dramatiques pour les enfants. 

    Comment agir et allermalgré tout de l’avant dans un tel contexte ?

    quadrature du cercle ou non ?

     

    Lire la suite

  • Nouveau site, nouveaux usages ...


    site-trilport.jpgDeux évènements étaient prévus ce 21 décembre 2012, le premier déterminant pour chacun d’entre nous, puisqu’il s’agissait ni plus ni moins, de la fin du monde (excepté évidemment à Bugarach), il a fait long feu ce qui ne surprendra personne y compris beaucoup de Mayas et même Elisabeth Tessier, voyante de son état, c’est dire … 

    l’autre insignifiant, la mise en ligne du nouveau site internet de Trilport ; un site de collectivité de plus, certes, mais dont quelques particularités méritent qu’on s’y arrête, ne serait ce que pour expliquer des choix qui peuvent surprendre mais révèlent une évolution des usages dont il faut prendre acte.

    Si à l’origine ce type de site était une vitrine de la ville et des services mis à disposition des habitant, un produit fini et complet somme toute, ce temps est désormais révolu. Chaque site, compte tenu de la concurrence féroce règnant sur le web, mais également du manque de temps, de patience et d’attention que l’internaute dédie désormais à la recherche d’informations, doit apporter une véritable et rapide valeur ajoutée à l’utilisateur sous peine d’être délaissé. Soulignons qu’une mairie est aussi une administration dispensant des services quotidiens aux habitants, dont la nature même et le suivi, nécessitent des échanges fréquents entre administrés et administration, qu’ils soient « physiques » (accueil, rendez vous), ou téléphoniques et donc tributaires de contraintes liées à la disponibilité des personnes ou aux horaires des uns et des autres. Autant de limites dont s’affranchit allègrement  le web … 

    Si auparavant un site internet était un tout qui se suffisait à lui même, le développement des réseaux sociaux et des blogs, font qu’il n’est désormais plus qu’un des composants, certainement central, d’un vrai « éco système ». Un site de collectivité, doit être utile pour être utilisé,  il faut qu’il soit pour cela informatif, facilitateur de citoyenneté grâce aux ressources et services qu’il propose, contribuant ainsi à améliorer concrètement la vie des habitants au quotidien, qu’ils soient à domicile, au travail, ou en déplacement butinant sur leurs tablettes ou leurs Smartphones.

    Autant d’éléments qui ont nourrit la réflexion que nous avons initié, avant de lancer l’élaboration du nouveau site. Précisons, c’est très important à mes yeux, qu’il a été conçu par deux sociétés locales particulièrement innovantes, une web agencie et une  agence en communication qui ont fait preuve d’une totale complémentarité, d’un savoir faire et d’un sens de l’innovation qu’il convient de saluer, mais nous y reviendrons … Notre territoire, mais ce n’est pas un scoop, recèle d’une infinité de talents et ce n’est pas l’élu local que je suis qui s’en plaindra !

     

    Abordons les particularités du site que nous pouvons considérer comme révélatrices d’évolutions en cours …

     

    Lire la suite

  • Télécentre, le monde du réel est proche


    visuelTL-300x234.jpgJ’ai participé début novembre à une conférence organisée par la Région Ile-de-France et son agence numérique « la Fonderie » consacrée aux Mutations du travail. L’émergence 
    du travail à distance et la multiplication de «tiers lieux » (télécentres, smartcenter, espaces de co working …) sont autant de marqueurs de la révolution culturelle, sociale et économique qui bouleverse notre société.

    Une thématique déjà abordée dans deux notes précédentes (Les télétravailleurs rèvent ils de télécentres "ubiques", Les télécentres émergent de l'horizon), tant ce sujet s'impose peu à peu dans notre vie quotidienne et dans celle de l'attractivité des territoires.

    Le schéma traditionnel qui depuis la révolution industrielle régissait les relations professionnelles, que ce soit dans l’entreprise ou l’administration, basé sur le principe d’unité de temps et de lieu a vécu.
    Il suffit pour s’en convaincre d’observer les usagers des transports en commun qui penchés sur leur Smartphone ou leurs tablettes dialoguent et surfent en s’affranchissant allègrement de toutes limites spatiales ou temporelles. Le temps de l’ubiquité numérique est arrivé.

    Le développement du travail à distance est un enjeu global qui participe à l’aménagement d'un territoire plus durable, contribue à diminuer les émissions de gaz à effets de serre, donne la capacité aux salariés de travailler hors les murs de leur entreprise, ce qui, sous certaines conditions, permet de mieux concilier vie privée et professionnelle, de réduire le  stress et le temps perdu dans les transports et de mener plusieurs activités y compris familiales.
    C’est aussi là que le bât blesse quelquefois, car dans ce cas comment séparer vie privée ou professionnelle ?

    L’écart domicile-travail s’accroît. En 1950 la distance quotidienne parcouru par un français était de 5 kilomètre, elle est de 45 km aujourd’hui ! Et que dire des temps de transport, les franciliens y passent en moyenne plus d’une heure (deux fois plus qu’en province).Selon Bruno Marzloff , du Groupe Chronos, les enjeux des mutations du travail pour un territoire comme l'île de France représentent un gain de temps quotidiens dans les transports domicile / travail de 17 minutes en province et 34 minutes en Île de France.

    L’employeur s’y retrouve aussi : organisation plus souple, flexibilité accrue, charge locative moins élevée, baisse de l’absentéisme, gain de productivité…
    Cette mutation nécessite cependant un préalable : redéfinir les relations hiérarchiques et sociales dans l’entreprise. Le salarié n’est plus jugé sur son présentéisme mais sur des objectifs de travail ; l’encadrement, doit intégrer cette nouvelle donne, définir de nouvelles méthodes de gouvernance ou de médiation et surtout y être formé. . .

    Pour Bruno Marzloff il est important d’évaluer les enjeux des externalités positives du travail à distance (réduction des risques psycho-sociaux, augmentation de la productivité…) et de les confronter aux problématiques de gestion « rationnelle » des organisations.
    Les nouvelles méthodes de management à mettre en place doivent tenir compte également de la déspatialisation et des risques d’isolement des salariés. 
    L’apparition de "tiers lieux" apparait comme une piste pertinente permettant de préserver l’intimité (le domicile n’est pas assimilé au lieu de travail), le lien social, de mutualiser les ressources, favorise créativité, synergie, innovation et intelligence collective (« fertilisation croisée »).

    Aujourd’hui une trentaine de ces espaces collaboratifs existent en Île-de-France, pour l’essentiel situés à Paris. Ouverte en 2008 à Paris 2e, La Cantine a été la première à montrer la voie.

    Ce billet n'aborde pas le débat théorique, plus sémantique que conceptuel d’ailleurs, sur la dénomination de ces espaces (télécentre, tiers lieux, espace de coworking, smart center … ), mais vise surtout à explorer les conditions d’une mise en place concrète et pérenne de tels lieux.

    Avant d'aborder prochainement un projet plus local qui me tient particulièrement à coeur et la situation de la Seine et Marnaise, il est bon de rechercher les leviers de développement qui permettront de favoriser l’émergence des espaces partagés et collaboratifs et de répondre à la question éventuelle du modèle de développement à privilégier.

    Mais existe t’il un modèle unique reproductible ou plusieurs, et quelles sont les conditions à rassembler pour la réussite de tels projets ?

     

    Lire la suite

  • Carte postale de Berlin (2/2) : de la commune

    Berlin_1.jpgAprès avoir décrit l’organisation territoriale allemande de manière globale, (cf note précédente), je vous propose d’analyser la collectivité de base du système, la commune, quoi de plus normal pour le Maire que je suis  !

    Remarque préalable, les situations divergent considérablement d’un land à l’autre ; entre ceux du nord marqués par la tradition prussienne privilégiant l’autonomie communale, et ceux du sud (Bavière, Bade-Wurtemberg…) plus centralisateurs, bien des nuances existent. La loi fondamentale permet à chaque land de déterminer son système d’administration territoriale.
    Cependant les collectivités sont sous la tutelle des länder, qui décident des compétences attribuées aux communes et aux districts (ou « Kreise »), l’équivalent de nos départements, qui ont en charge les routes, l'aménagement du territoire, l'action sociale, la jeunesse, les hôpitaux, l'enseignement secondaire, les ordures ménagères … Ce sont les länder, qui attribuent les dotations financières ou valident les budgets.
    Obligation, les budgets des collectivités doivent être équilibré en fonctionnement et l’emprunt n’est autorisé que pour investir ou alimenter sa trésorerie, mais contrairement à la France ou ce principe est respecté, outre Rhin il est surtout théorique, les communes utilisant leurs crédits de trésorerie, à court terme, comme des emprunts à moyen et long terme, les länder ayant « laisser-faire » ce dérapage. Conséquence, l’endettement atteint désormais un seuil critique  (130 milliards d’euros de dette), une situation paradoxale, vu la santé de l’économie du pays et le dogmatisme budgétaire pour le moins «intransigeant» dont fait preuve la Chancelière.

    Les collectivités allemandes sont à des années lumière de la règle d’or, pourtant respectée avec application par les communes françaises. En Nord Westphalie, seules 10% des communes ont un budget équilibré en 2011. Une étude du cabinet d'audit Ernst & Young publiée ces derniers jours noircit ce tableau déjà sombre. Une commune allemande sur deux estime que son endettement va se creuser dans les trois prochaines années, et une sur trois qu'elle ne sera pas en capacité de rembourser ses emprunts. 

    Un surendettement qui constitue une bombe à retardement, tant une brusque augmentation des taux ou une baisse de la croissance du pays peut avoir de graves conséquences. D’autres clignotants sont également au rouge dont celui de la croissance démographique, en berne. Menace très sérieuse pour les prochaines décennies, à laquelle il faut ajouter la hausse continue des dépenses sociales et les besoins d'entretenir et de développer les infrastructure du pays. Devant la gravité de la situation, l’Etat a lancé un « Agenda 2020 » en explorant diverses pistes de réforme (fiscalité, répartition des compétences).

    Les données quantitatives  2011 de cette note sont issues principalement de l’intervention de Roland Schaffer, Maire de la ville de Bergkamen, et Président de l’Association des villes et municipalités allemands « petites et moyennes communes d’Allemagne » (« Deutscher Städte- und Gemeindebund ») devant notre délégation. Il était déjà intervenu à Castelnaudary en septembre dernier lors des assises des Petites Villes de France.
    Son organisation est une des trois associations de collectivités du pays avec celle des « grandes villes » (« Deutsche Städtetag ») et des « départements » (« Deutscher Landkreistag »). Il s'est exprimé dans un français remarquable. Pour l’anecdote, il décrit sa relation avec notre langue, passionnée, comme celle avec sa femme «  je l’aime mais ne la maitrise pas … », ce qui est excessif, vu la qualité de l'intervention …

    Penchons nous sur les spécificités de la gouvernance des communes allemandes et les problèmes qu’elles rencontrent aujourd’hui … 

    Attention cette note est du genre ... dense et longue, mais le sujet s'y prête !

     

    Lire la suite

  • Carte postale de Berlin : "du territoire" (1/2)

    bundestag.jpgJ’ai participé avec une délégation de Maires Seine et Marnais à un voyage d'études à Berlin destiné à observer de plus prés l’organisation territoriale du pays, thématique très en vogue actuellement (cf note précédente). Cette visite riche en enseignements a permis de confronter certaines idées reçues sur les avantages pré supposés du «modèle allemand» au principe de réalité, et de mieux comprendre les particularités de nos villes jumelées (pour Trilport, Engen). 


    Une visite placée également sous le signe de l’amitié franco allemande dont nous célébrerons d’ici quelques semaines le 50 ème anniversaire. C’est en effet le 21 janvier 1963 que Konrad Adenauer et Charles de Gaulle ont signé le traité de l’Elysée,  véritable point de départ de l'histoire d’amitié entre nos deux pays qui, malgré quelques turbulences conjoncturelles, se poursuit.
    Comment ne pas évoquer l’émotion qui m’a étreint lorsque j’ai longé des vestiges du Mur de Berlin ou lors de notre visite au stade olympique de Berlin devant la cloche des jeux olympiques de 1936, de sinistre mémoire, où les ombres d'Hitler, de Goebbels se confondaient avec celle beaucoup plus sympathique de Jesse Owens.

    Suite à ce séjour, une réflexion d’ordre général s’impose. Il apparaît délicat de dissocier et de déconnecter l’organisation territoriale d’un pays de son histoire, tant elle en est la résultante. Cependant l’histoire par définition n’est pas figée, elle évolue au gré des évènements ou des circonstances et rappellons que nous avons désormais une histoire commune à écrire, celle de l’Europe.

    Nous avons été accueilli par Roland Schäfer, Président de l’Association des villes et municipalités allemands (petites et moyennes communes d’Allemagne ou Deutscher Städte- und Gemeindebund) et par une délégation de trois députés du Bundestag (CDU, SPD, LINKE) membres du groupe d’amitié franco allemand. Nous avons pu ainsi disposer de deux points de vue différents : l'un issue du représentant des communes, l'autre de ceux du parlement, nous avons pu ainsi toucher du doigt certaines problématiques ou conflits d'intérêt.
    Nous reviendrons dans une prochaine note sur la situation budgétaire des communes allemandes, pour le moins contrastée, la règle d’or n’étant semble t’il pas la règle la mieux respectée par les collectivités d’outre Rhin, mais avant d'aborder  l'aspect budgétaire :

    Quid de ce "mille feuille territorial" dénoncé par certains politiques ou médias nationaux,  est il réellement une spécificité franco française ? …

     

    Lire la suite

  • Des Etats Généraux pour la Démocratie Territoriale

    petite photo fh sorbonne 2.jpgLes États généraux de la démocratie territoriale auxquels j’ai participé sont une initiative de Jean Pierre Bel le nouveau Président du Sénat qui dés son élection au perchoir de « l’assemblée des collectivités territoriales de la République » (selon la formule constitutionnelle) a tenu à lancer cette large concertation. Objectif, permettre aux élus, jusque là exclus de tout dialogue avec l’Etat et considérés comme de simples "sous traitants" par le précédent gouvernement, et encore, de s’inviter au débat, prendre position et avancer leurs propositions sur l’organisation territoriale du pays et le sens de l’action publique. 

    Depuis les lois de décentralisation de 1982 dont nous fêtons le 30eme anniversaire, l’action publique est la résultante de deux forces : les collectivités territoriales et l’Etat. Force est de constater, ce blog s’en est souvent fait l’écho, que nos concitoyens méritent que ces deux acteurs incontorunables travaillent en complémentarité et en harmonie plutôt qu’en opposition. La démocratie territoriale doit reposer avant tout sur la confiance.

    Le climat de défiance, voir de méfiance entre Etat et collectivités qui prévalait jusque là (merci les anathèmes contre les élus inutiles, trop nombreux et dispensieux !),  s’est révélé plus que contre productif pour le pays. Nous devons aboutir, tel nos voisins, à  un partenariat responsable, c'est le sens de l'intervention que j’ai fait dans l’hémicycle de la haute assemblée durant un atelier auquel j'ai participé : les élus ont besoin aujourd’hui plus que jamais, de lisibilité, de stabilité, de sérénité, pour mener à bon port, malgré le vent mauvais qui menace, leur collectivité. Plus le bateau tangue quand la tempête fait rage, plus les pilotes ont besoin de signaux clairs pour tenir le cap et éviter les récifs ou les hauts fonds !

    Ces deux journées ont constitué un moment de respiration républicaine opportun, permettant au débat de sortir de la tarte à crème du «millefeuille territorial», qui s’apparente plus à un mauvais procès non dénué d’arrière pensée politique qu'à une réalité concrète, le problème n'est surement pas à ce niveau, des proches de Marylise Lebranchu indique que "Ce n'est pas un problème de couches dans le mille-feuille, mais de qualité de la crème qui se trouve à l'intérieur ... ", car l'important est bien la qualité de l'action menée auprés de nos concitoyens ou du pays.
    Le contexte économique et social impose évidemment une nécessaire adaptation, mais intelligente, basée sur l'efficacité, la complémentarité ou l'agilité plutôt que sur la désertion des territoires et l'abandon des solidarités. La mutation à entreprendre, profonde, appelle certainement de nouveaux modes d’organisation de l’action publique (rhyzomes, réseau …) mais doit s’appuyer avant tout sur les faiblesses, potentialités et forces des territoires, leur réalité quotidienne, en ce domaine plus qu'en tout autre il faut nécessairement contextualiser !
    Les guerres de tranchées dogmatiques et idéologiques, ou fusent anathèmes, slogans réducteurs, provocations inutiles, sont inutiles et dépassées. Supprimer les départements vu de Neuilly sur Seine, peut aller de source pour ceux qui ont peu besoin de prestations sociales, mais vu de la Creuse, de Corrèze ou même de Seine et Marne est une autre affaire.

    Quelques vérités s’imposent afin d'apporter un peu de rationnalité et de sérénité … Les collectivités assurent plus de 70 % des investissements public et contribuent ainsi à soutenir l’activité de secteurs pourvoyeurs d’emplois, peu délocalisables, tel le bâtiment ou les travaux publics mais aussi les services quotidiens à nos concitoyens de toutes les générations (aide à la personne, petite enfance, périscolaire ...). Le maintien de leur capacité d’investissement mais également d’action est un enjeu déterminant pour notre économie et la cohésion sociale du pays, la relance de la croissance passe également par les collectivités.

    Leur endettement est limité et ne concerne que l’investissement productif, non le fonctionnement, comme l’Etat, le gouvernement précédent était pour le moins mal placé pour faire la leçon lorsque l'on connait son bilan !
    Par rapport aux pays voisins (dont l’Allemagne), la santé financière des collectivités françaises est bonne, saine, et maitrisée, surtout au niveau des déficits et des dettes, et en tout cas bien meilleure qu’il y a 20 ans (Angoulême, Briançon …). Contrairement aux collectivités allemandes dont les revenus dépendent des résultats des entreprises ou à la fonction hospitalière, aucune n'est aujourd'hui en cessation de paiement.

    Pourtant  il faut faire des efforts et rendre l’action publique toujours plus efficiente. Les économies structurelles passent par un diagnostic partagé, une analyse descriptive, prospective puis enfin stratégique; tout l'inverse d'une RGPP venant du haut vers le bas, exclusivement comptable et ne comprenant aucune analyse des conséquences des décisions prises sur le moyen et le long terme. 
    Economiser oui, n’importe comment, certainement pas ! Le dernier rapport de la Cour des comptes est sur ce point révélateur, il faut agir avec méthode, intelligence. Associer à la réflexion les acteurs de l’action publique aurait été sans doute plus efficace !

    En 1981 François Mitterrand déclarait

    « La France a eu besoin d’un pouvoir fort et centralisé pour se faire. Elle a aujourd’hui besoin d’un pouvoir décentralisé pour ne pas se défaire »

    Les faits lui ont donné raisons. Mais un des problèmes que nous devons surmonter en initiant cette nouvelle phase de la décentralisation, est que notre pays, ne dispose plus de marges de manœuvre (voir note précédente) vu le triste bilan de l'équipe gouvernementale précédente.
    Nous devons nous réformer, mais sous la contrainte financière, contrairement aux années 80,

    c’est également ce qu’est venu dire aux élus François Hollande …

     

     

    Lire la suite

  • PS : Un congrès à l’ombre d’un budget difficile …

    CongresToulouseContributions.jpgPour le PS l’heure est au congrès, et aux cinq motions présentées aux votes des militants; dans les débats, hormis les stratégies individuelles des uns et des autres, ou de quelques éléments de différenciation programmatiques, deux principaux points de clivage de fond demeurent : les orientations budgétaires du gouvernement et la validation ou non du traité européen.

    Autant le préciser, je défends la Motion 1, portée par l’ensemble des ministres socialistes du gouvernement Ayraud. Je la soutiens par conviction, les orientations prises vu le contexte économique correspondent à mon analyse de la situation, mais également par solidarité.
    La mandature de 5 ans qui s’ouvre sera tout sauf un long fleuve tranquille, au regard du triste bilan de l'équipe précédente qui, pour le moins, « plombe » la trajectoire du pays. S’il est essentiel de préparer le bateau France à affronter les coups de vent annoncés, ils sont et seront encore rudes, la marge de manœuvre pour le moins réduite exige un pilotage des plus fins pour tenir le cap annoncé : redresser le pays dans la justice.

    Point cette fois-ci, d'état de grâce, il faut être être efficace et ce dés le début du mandat. Quatre principes selon moi caractérise ce budget ainsi que la ligne politique ébauchée par le gouvernement Ayraud, même si certains sont encore en filigramme, on ne peut réduire une mandature de 5 ans au seul exercice 2013, : réalité, responsabilité, équité, innovation …

    Le principe de réalité s’impose à tous, vu les conséquences dramatiques de la gestion antérieure. La gauche revient aux affaires dans les pires conditions économiques et sociales que le pays a connu depuis des lustres, du fait du bilan désastreux des cix dernières années, que ce soit au niveau économique, social ou politique.
    Analysons plutôt : seuil de 3 millions de chômeur dépassé en août 2012 (plus 10% sur un an), déficit public atteignant plus de 100 milliards d'euros et représentant 5,2% du PIB (plus 300% en 10 ans), 600 milliards de dettes de plus lors du quinquennat précédent (plus de 90% du PIB !), la charge de la dette avec prés de 50 milliards d'euros (plus 15% en une année) est devenue la 1er dépense du pays (supérieure au budget de l’Education Nationale), et pour rajouter une ombre à un tableau des plus sombre, signalons le record historique du déficit du commerce extérieur qui a dépassé 70 milliards d’euros en 2011 (il était à l'équilibre aprés la mandature Jospin). La France a désormais le 4e plus grand déficit commercial au monde, mais plus que le chiffre c’est la tendance qui préoccupe. Bon courage à Nicole Bricq pour l'inverser ! 

    Ce constat sans appel est préoccupant, autant le dire la "cata" n’est pas loin. Si tout budget est un acte politique, celui ci l'est plus que tout autre tant il marque une véritable rupture; encore faut il pour tenir le cap, intégrer le contexte météo, incertain, les tempêtes prévisibles et les écueils à contourner.
    Nous sommes dans le dur du dur, à des années lumière des effets de tribune : « il faut réinjecter l’argent public pour relancer la croissance » (avec quel argent ?),  des « y’a qu’à faut qu’on », « là ou il y a une volonté, il y a un chemin » …  La pratique assidue des sports ou l’élément naturel domine, m’a appris le sens du mot humilité. La volonté seule ne suffit pas, il faut composer avec les éléments qui nous dépassent pour évoluer et quelquefois progresser.

    Mais je comprends les réactions de certains de mes camarades; avec plus de trois millions de chômeurs et aucune perspective d’amélioration à court terme, notre pays déprime et nos concitoyens désespèrent.
    Méfions nous cependant des anathèmes ou théories simplistes, voir populistes, nos compatriotes ont plus besoin de réponses concrètes que de slogans. On ne règle plus nos factures en monnaie de singe, et nous savons désormais qu’il est impératif de les acquitter.
    Les années précédentes, y compris et surtout la période bling bling chère à Nicolas Sarkozy, ont montré que lorsque la cigale chante un peu trop au soleil, le pays se trouve fort dépourvue l’hiver venu, et que ce sont les plus nécessiteux qui trinquent !

    Faut il pourtant afin d'être en paix avec ses idées, ou en harmonie avec les envies de monde meilleur qui nous animent, distribuer aujourd'hui d’une main ce que l’on reprendra demain de l’autre ? Je ne le pense pas, notre rôle est d'apporter des solutions concrètes à la détresse sociale et de vraies perspectives aux chômeurs, travailleurs pauvres, retraités qui se bagarrent avec des pensions insuffisantes, aux familles à loger comme aux collectivités qui en première ligne n’en peuvent plus !

    Il s’agit ici plus d’un langage de vérité que d’austérité … 

    Il nous faut cependant aller  plus loin dans l’analyse. Pourquoi réduire nos déficits à un tel niveau et parvenir malgré tout, à redresser le pays dans la justice  ?

    Quadrature du cercle ou graal inatteignable ?

     

    Lire la suite

  • Petites Villes de France, "30 ans de décentralisation"

    201209151536_w350.jpgCastelnaudary, capitale mondiale du cassoulet accueillait les 15 eme assises de l'Association des Petites Villes de France (APVF), avec pour thématique 2012  un retour sur  « 30 ans de décentralisation » !

    Un rendez vous annuel auquel je suis fidèle tant ces journées sont enrichissantes ... Les tables rondes, ateliers, rencontres organisés durant ces journées apportent des informations importantes sur les tendances qui se profilent, notamment budgétaires, les signaux faibles ou quelquefois lourds à surveiller, des idées d'initiatives à engager, et au regard de la qualité des intervenants, les débats de fond, qu'ils soient budgétaires, juridiques ou sociologiques, des plus instructifs. Il y a de la matière et c'est bien ainsi !
    Ce temps d'échange permet en outre de sortir  la tête du guidon, histoire de mieux voir la route et le cap à suivre,  et  d'échanger entre élus de toutes latitudes, qu'elles soient géographiques ou politiques, et ce sans stratégie préméditée ou calcul à la petite semaine.

    Il y a incontestablement, et c'est une caractéristique identitaire forte de notre pays, un fait "petites villes".  La France comme le souligne Jean Viard dans son dernier ouvrage  «se partage presqu’en deux entre ceux qui vivent dans des communes de plus de 10 000 habitants et ceux qui vivent dans des villes de moins de 10 000 habitants», elles représentent même, au regard des dernières  tendances démographiques, non seulement le présent du  notre pays mais également une partie de son avenir, "small is beautiful" !

    Si entre villages, petites métropoles , communes de la périphérie de grande ville intégrées à une communauté urbaine ou d’agglomération (rurbaine ou suburbaine), les réalités sont très différentes, toutes ces collectivités ont la même volonté d’exister, notamment autour d'un projet de territoire ayant du sens et dans lequel leurs administrés puissent se retrouver pleinement, sans esprit de rélégation. Il s'agit ni plus, ni moins de développer proximité, efficacité, complémntarité et surtout, humanité, nous y reviendrons.
    En marge de ces assises, j’ai été interviewé avec d’autres Maires par un journaliste du Monde sur les conséquences de la crise sociale. Il y a des signaux faibles (ils le sont de moins en moins) qu'il faut savoir percevoir,  révèlant des fractures sociétales profondes et des détresses humaines réelles. Plus que jamais notre société a besoin de repères, de liens mais aussi et surtout de sens, la commune est trés souvent la seule porte accessible ... 

    Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, et Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée , chargée de la Décentralisation ont participé à ces deux journées de travaux, et fait preuve à l'occasion  d’une qualité d'écoute remarquées de tous, tranchant singulièrement avec l'attitude des Ministres ayant assisté aux assises des années précédentes, l’alternance est aussi passée par là ! 

    Les élus ont la "gueule de bois" face aux conséquences des ravages de la RGPP (révision générale des politiques publiques) et de la crise sociale : disparition de commissariats, tribunaux, hôpitaux, de classes scolaires,  déliquescence des services de l'Etat (Équipement notamment), baisse des ressources budgétaires, augmentation du poids des normes à respecter (accessibilité,  sobriété énergétique, encadrement de personnel …), diminution des aides et de l’action du département et de la Région, comptes à rendre ...
    Ce triste panorama témoigne combien "les territoires sont en souffrance" aprés le  "retrait de l'Etat dans les territoires". Trop souvent les élus des petites villes se retrouvent seuls, en première ligne, (mais y a t'il d'autres lignes dans cette bataille ?) pour faire vivre leur commune, appliquer tant bien que mal l'Etat de droit, rendre des comptes sur des décisions inapplicables sur le terrain faute de moyens, soutenir  leurs administrés ...
    Ils se sentent isolés, voir abandonnés, pire quelquefois même pris en otage, parfait bouc émissaire d'une société qui va de l'avant et refuse obstinément de voir la vérité en face. Pourtant face au mauvais temps, ils sont encore vent debout et ne lachent pas l'affaire !

    Lors de ces 15 eme assises, les sujets de discussion ou de débats concernant l'organisation territoriale et le contexte de l'action municipale n’ont pas manqué, certaines perspectives apparaissent enfin, comme une lueur infime et fragile au fond d'un tunnel, jusque là des plus sombres ...

    Jugez en plutôt …

     
     

    Lire la suite

  • Notre contribution à la démarche "éco quartier"

    ancre-de-lune.jpgCe blog suit la progression de l’éco quartier de l’Ancre de lune (voir note précédente) dont nous vous rendons régulièrement compte. Nous en sommes désormais à l’analyse des propositions des quatre sociétés d’aménagement qui ont postulé et d’ici quelques semaines le nom de l’aménageur sélectionné sera connu, nous aurons l’occasion d’y revenir d’ici là …

    Pour nous, un éco quartier se doit de respecter une exigence absolue : limiter les émissions de Gaz à Effet de Serre, tant au niveau du bâti, des mobilités, que des usages de ses habitants ou usagers, mais doit également apporter des réponses concrètes aux besoins sociaux du territoire.
    Il faut souligner que tout quartier est par nature multidimensionnel : espace géographique connecté à des proximités territoriales, espace social, culturel, historique ou économique, mais qu'il constitue surtout un espace vécu, la dimension des usages revêt donc une importance essentielle !

    Ce serait une grave erreur de considérer un éco quartier comme un "objet" figé ou duplicable à l'infini. Pour privilégier la voie de la sobriété énergétique (tant au niveau du bâti, des mobilités que des usages), il se doit d'intégrer le contexte environnant, les contraintes ou potentialités locales, le besoin d’adaptabilité de la ville, sa capacité à respirer, évoluer, fonctionner et se régénérer (métabolisme urbain), ce qui impose de ne pas le réduire à une simple opération urbaine et à ne pas faire abstraction de sa dimension sociale qui en constitue par nature le socle incontournable.

    Une des finalités assigné à  l'Ancre de lune depuis son origine, est de « rétro agir» sur son territoire, si ce projet  constitue un lieu de diffusion et d’innovation, tant sociale qu’environnementale, il n'est surtout pas un périmètre d’exception.
    L'Ancre de lune Notre éco doit essaimer les ferments de la Ville Durable, tant ce morceau de ville ne peut être isolé ou déconnecté du territoire dans lequel il se développe. C’est avec cette volonté que le site internet de l’Ancre de lune inauguré en juillet dernier a été conçu : cette « vitrine » présentant les particularités de la démarche initiée, joue le rôle également d’une « boite noire » informant acteurs ou habitants de l’évolution de cette aventure collective et constitue une banque de ressources qui permet de partager les avancées ou innovations expérimentées.

    Le travail réalisé depuis le lancement de l’initiative, l’originalité de la démarche initiée qui repose sur  une expertise plurielle et pluri disciplinaire, grâce au réseau de partenariats constitué, et intégre acteurs  et habitants, a non seulement intéressé la Région, mais également le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie.
    Trilport est un des 14 sites nationaux sélectionnés pour tester le futur label Eco Quartier,  et le Bureau de l'aménagement opérationnel durable (AD4) du Ministère, pilote national de la démarche éco quartier  lui a consacré sa dernière lettre mensuelle !

    Il nous a semblé important que l’énergie dépensée, le travail capitalisé, les innovations expérimentées et progrès réalisés essaiment, tant ils constituent des pratiques urbaines dignes d’intérêt, innovantes, respectueuses des hommes, de la biodiversité et de l’environnement.
    C’est une des raisons qui nous a mené avec des partenaires tel le CAUE 77 ou le CETE Ile de France a mené une réflexion collective qui a aboutit à l’élaboration du "référentiel durable" de l’Ancre de lune (disponible sur le site en téléchargement), réflexion intégrant la nécessité de se positionner sur différentes temporalités, dont celle du temps long, ce qui passe nécessairement par une pérennisation des usages, tant cette démarche particulière se doit de proposer aux habitants ou usagers des perspectives afin de leur permettre de se projeter dans un futur proche, est de devenir ainsi un véritable espace de projet. 

    Mais un référentiel durable, pourquoi faire ?

     

    Lire la suite

  • L’Ancre de lune lève l’ancre …

    mini-pres-referentiel-4-j2m.jpgL’éco quartier de l’Ancre de lune lève l’ancre, ou du moins il commence à se dévoiler avec le lancement de son site internet : www.lancredelune.fr.

    Nous avons organisé à l’occasion du lancement du site internet de l'éco quartier, un moment de convivialité afin de remercier les partenaires qui nous accompagnent depuis le début de notre projet, dans ce que nous pouvons désormais appeler une véritable aventure.
    Nous avons également profité de l'occasion pour présenter dans le même temps le «référentiel durable » élaboré avec la collaboration étroite du CAUE 77 et du CETE Ile de France, sur lequel nous aurons l'occasion de revenir tant ce travail mérite qu'on s'y intéresse. Etait également convié à cette manifestation, 
    les quatre aménageurs ayant postulé à l'appel d'offres afin de leur présenter en avant première l'ambition d'un projet, quelque peu hors norme.

    Avant d’être un simple projet d’aménagement urbain, l’Ancre de lune est une aventure humaine au service du lien social de proximité, qui témoigne d’une prise de conscience collective de la responsabilité de l’homme envers son environnement mais aussi envers son territoire et les besoins qu’il abrite. Notre volonté est de faire de ce morceau de ville et de vie, non un territoire d’exception, mais une terre de diffusion et de partage, ayant la capacité non seulement de rétroagir sur la ville, mais qui soit « en résonnance » avec son, ou plutôt ses territoires.

    Remarque préalable, cette aventure ne peut être que collective et partagée, tant la réalité du terrain impose toute sa complexité. Une ville ne peut être considérée comme un objet fini, mais résulte d’une alchimie mêlant histoire, géographie, morphologie urbaine, environnement naturel ou culturel,  politique (grande ou petite), habitudes et usages … Tout s’entremêle et interagit …

    Par essence, un quartier est un condensé de vie, collective et sociale, qui respire, se développe, évolue, mute, se régénère, et obéit aux règles complexes d'un véritable  «métabolisme urbain». Un quartier est également par nature multidimensionnel : espace géographique, culturel, historique, économique, mais surtout, espace vécu et lié ou relié (connecté ?) à des réseaux de proximité, qu'elles soient sociales ou spatiales.*
    Il doit pour exister encore demain, proposer de véritables perspectives à ses habitants afin de leur permettre de se projeter dans un futur proche et de devenir ainsi un véritable espace de projet.

    Par définition, un éco quartier ne peut être considéré comme un objet figé, s’il privilégie la voie de la sobriété énergétique, que ce soit  au niveau du bâti, des mobilités ou de ses usages, il doit également intégrer le besoin d’adaptabilité de la ville et faciliter ainsi sa capacité à « respirer », fonctionner ou se régénérer; ce qui impose de ne pas faire abstraction de ses dimensions humaine et sociale qui en constituent par nature le socle incontournable.

    C’est tout cela que nous voulons restituer, avec le site lancredelune.Fr et actualisé au fil du temps qui file …

    Lire la suite