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Territoires - Page 4

  • SCOT : quelques clés de lecture à décrypter

    scot.jpgIl me semble utile de revenir sur un point abordé lors du dernier Conseil Communautaire, relatif au Schéma de COhérence Territoriale (ou SCOT ) ; plus précisément au «débat » prévu par les textes qui théoriquement accompagne l’adoption du  Projet d'Aménagement et de Développement Durable (ou PADD), moment clé s’il en est de la réflexion engagée sur notre projet de territoire.

    Je regrette la quasi absence de prise de parole au regard de l’importance d'une telle réflexion collective pour notre jeune intercommunalité et la qualité comme l’originalité de la démarche initiée,  prometteuse à plus d’un titre. 

    Nous disposons désormais d’une véritable vision partagée sur le devenir d’un territoire dans lequel nous vivons, et pour beaucoup d’entre nous, sur lequel nos enfants s’épanouissent. Vision partagée, car réellement collective et relativement consensuelle, du moins pour le moment, nous aurons l’occasion de revenir sur ce point prochainement.

    Il m’a semblé préférable, avant d’aller plus loin dans l’analyse, de décrypter quelques clés de lecture incontournables, qui permettront je l’espère à chacun de disposer des éléments nécessaires à la bonne compréhension de la démarche et d’anticiper les prochaines étapes de ce processus et leurs conséquences tant pour chacune des 18 communes que pour ce coin de Brie.
    Vu l’importance des enjeux qui entourent cette réflexion, elle concerne chaque habitant de ce territoire, mais peut également intéresser tout citoyen impliqué dans les thématiques relatives à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire, car il y a matière !

    Encore faut il pour que chacun soit réellement partie prenante dans cette réflexion globale qu’il puisse s’affranchir du barrage sémantique cher aux urbanistes, pour tout dire assez ésotérique et techno … J’en profite pour rappeler les notes consacrées à la démarche initiée sur ma commune autour du Plan Local d’Urbanisme (ou PLU : vous avez dit PADD, PLU  s'il te plait dessine moi une ville), qui complètent utilement ce rapide panorama …

    Voici une tentative de décryptage de quelques concepts ponctuant cette démarche  : SCOT, PADD, DOG, PLD, ou encore démarche AEU …

    Commençons par le SCOT ou Schéma de Cohérence Territoriale …

     

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  • L'avis de Trilport sur le Grand Paris

     

    metro-paris-pneu.jpg

    A l'occasion du débat public sur le Grand Paris et en réponse à l’invitation du CNDP, j’ai proposé au Conseil Municipal que Trilport apporte sa contribution sur un sujet intéressant au premier chef nos concitoyens, car en relation directe sur la qualité de leurs transports au quotidien, leur cout et leur mode de gestion.

    Nous voulons attirer l'attention sur le besoin urgent de rénovation des transports en commun de grande couronne, comme de certaines interrogations ou demandes de précision et d'un souhait.
    Des éléments qui font l'objet d'une contribution commune aux deux projets proposés au débat public.

    Refusant de choisir entre l'un ou l'autre des deux scénarii, ou de les opposer, nous jugeons préférable de rappeler la priorité que les usagers de la grande couronne que nous sommes, accordent à une rénovation urgente et massive du réseau actuel, notamment férré (métro, RER et TER), véritablement à bout de souffle.
    Le dernier rapport de la Cour des Comptes est sur ce sujet sans nuance. S'il reconnait les progrès substantiels constatés sur le terrain et les efforts déployés par Jean Paul Huchon depuis 2006, année à laquelle l'exécutif régional a pris les rênes du STIF, il souligne le retard qu'il reste à rattraper. Bien du chemin reste en effet à accomplir.

    Nous tenons à souligner que si l’augmentation éventuelle du nombre d'usagers qu'entrainerait la réalisation de ces projets n’est pas au préalable, précédée d’une réelle amélioration du réseau actuel  saturé sur trop de lignes, la conséquence immédiate serait une aggravation considérable des désordres constatée chaque jour par des centaines de milliers de franciliens.

    Il est vital de doter notre région d'une vision globale entre ville centre, petite et grande couronne, reposant sur un système basé sur des points d’interconnexions, le maillage des réseaux longue distance et de proximité, des rabattements adaptés aux flux actuels et futurs à partir des rocades envisagées, et d’envisager ces deux projets dans une logique intermodale n'oubliant pas les usagers résidant en Grande Couronne.

    Nous exprimons les interrogations les plus vives sur le financement de ces infrastructures, l’estimation de leur cout final (surtout celle du Grand Paris dont le montage juridique pose à nos yeux problème) et le calendrier proposé.
    Les risques d’une concentration excessive des budgets d’investissement futurs, notamment dans le contexte actuel de raréfaction de l’argent public, sur ces seules opérations au détriment de la rénovation du réseau actuel, sont malheureusement bien réels et problématiques.

    Enfin nous exprimons le souhait de voir ces deux projets, vu leur complémentarité potentielle, réunis autour d’un consensus fédérateur et constructif, plus respectueux des deniers publics.

     

    Ci joint, la contribution de la ville de Trilport à ces deux débats

     

     

     

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  • Cap sur la Petite Enfance

     

    448_petite_enfance.jpgJ’ai participé vendredi soir à une restitution publique du diagnostic relatif à la « Petite Enfance » que nous avons lancé  en mai 2008 et qui représente dix huit mois de concertation. Le temps nécessaire pour rencontrer familles, professionnelles ou acteurs de terrain, tenter avec eux d’apprivoiser cette problématique pour le moins particulière, et d’ébaucher quelques pistes de travail et d'actions à mettre en place.

    Quelques mots sur le contexte de cette étude. La France grâce à sa politique familiale, possède un taux de fécondité élevé lui permettant d’être un des rares pays européens à assurer le renouvellement de sa population, un point positif lorsque l’on songe à nos retraites mais également au dynamisme du pays. 
    La région Ile de France et plus particulièrement la Seine et Marne font partie des territoires « démographiquement » les plus dynamiques depuis plus de 10 ans. Pourtant paradoxalement, l’offre en mode d’accueil des moins de trois ans, essentielle pour concilier vie familiale et professionnelle, est sur notre département très insuffisante.  Ici, tout ou presque, est à faire, car l’absence de mode de garde adapté constitue un frein sérieux au retour à l’emploi, notamment pour de nombreuses femmes seules (familles monoparentales).

    Le contexte économique, les demandes des parents, les contraintes sociales liées à l’emploi nous ont amené, après avoir mis en place un service jeunesse structuré lors du mandat précédent, à agir sur la Petite Enfance.
    D’autant que la commune évolue : ouverture de droits à construction du fait du nouveau PLU, lancement d’un programme de logements sociaux, vont entraîner une augmentation progressive de la population que l’arrivée de l’éco quartier va amplifier, avec pour corollaire l’émergence, tant quantitative que qualitative, de nouveaux besoins qui sont à l’origine du projet de Maison de la Petite Enfance qui est un des équipements publics prévus dans le cadre de cet éco quartier.

    Nous avons lancé en concertation avec des partenaires institutionnels (Maison Départementale des Solidarités, Caisse d’Allocations Familiales et Mutuelle Sociale Agricole), des professionnelles et des familles un diagnostic territorial exhaustif sur cette thématique, afin de mieux définir les besoins en mode de garde, mais également  les contraintes liées à l’offre de services et  rechercher les solutions les plus adaptées et la démarche à initier.
    Quelques chiffres clés sur cette concertation : 2000 questionnaires distribués, 27 interviews (familles, professionnels, acteurs du terrain …), 3 rencontres départementales de la Petite Enfance, 20 réunions de concertation et de travail, 4 visites de structures : Lizy sur Ourcq, Meaux, Crécy la Chapelle, Pontault-Combault, 2 restitutions publiques … 

    Je veux souligner la pertinence de la méthode proposée par la MSA pour la conduite de ce diagnostic : une enquête quantitative, basée sur un questionnaire largement diffusé dans la ville, suivie d’un volet qualitatif reposant sur des interviews (professionnels, familles ou acteurs du terrain). Deuxième phase riche d’enseignements qui nous a permis de percevoir et d’analyser certaines  tendances en cours et d’explorer de nouvelles perspectives, quelquefois innovantes.

    La confrontation des points de vue, l’analyse des situations et des témoignages a permis de mesurer  les paradoxes d’une société en pleine mutation, et les conséquences du bouleversement des équilibres entre vie professionnelle et vie privé qui se sont accélérés ces dernières années : temps partiel, amplitudes horaires, travail du week end, éclatement des couples mais également précarité … 

    Apporter des réponses appropriées dans un contexte de plus en plus mouvant devient délicat, surtout avec l’environnement budgétaire contraint qui caractérise la période actuelle.  Avec ce diagnostic, nous sommes munis désormais d’un vrai document stratégique, qui va guider notre action des prochaines semaines.

    En effet ...

     

     

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  • Les enjeux du débat autour du Grand Paris ...

     

    20090312PHOWWW00102.jpgLes deux débats publics sur l'"Arc Express" et le "Grand Paris" permettent aux usagers d'avoir une clarification bienvenue et nécessaire sur le contenu des deux projets, leurs modalités comme leurs zones d’ombre …

    Deux rappels toutefois, ces débats n'engagent aucunement les maîtres d'ouvrage (la Région pour Arc express, la Société du Grand Paris pour le Grand Huit), chacun restant libre de sa decision finale , et de la même manière cette procédure  ne constitue ni un lieu de décision ou de négociation, mais un simple espace d'information et d'écoute.

    Entre les productions issues de la consultation internationale des architectes autour du Grand Paris et le projet preparé en catimini sans l'ombre d'une concertation par Christian Blanc, le secrétaire d’Etat au cigare (passion partagée avec le Président de la SGP M Santini), il y a plus qu’une difference, il y a un changement de paradigme. 

    Autre élément à prendre en compte, et au combien déterminant, le niveau du réseau actuel, qui est totalement saturé quarante ans après la création du RER. Le tout TGV est passé par, aspirant toutes les  ressources financières de la SNCF et de RFF. Une situation identifiée désormais par la Cour des comptes  «Entre 2001 et 2009, le trafic sur les réseaux du transport régional a augmenté de près de 20% sans que les infrastructures évoluent en conséquence», indique t'elle dans le rapport qu'elle a consacré au système de transport parisien.

    Un constat presque incompatible avec le projet gouvernemental, vu le contexte de rarefaction de l’argent public qui caractérise la période actuelle. Si effectivement la Société du Grand Paris accapare les financements dédiés au transport public en Ile de France, rien ne pourra se faire ailleurs, un élément determinant dans ces débats. Le STIF et la Région ont décidé d’injecter 18 milliards dans une rénovation du réseau actuel car l'urgence est bien là.

    L'avis négatif du conseil d'Etat sur le Schéma directeur d'Ile-de-France ne simplifie pas la donne, loin s’en faut, la plus haute juridiction administrative a estimé que le vote des lois Grand Paris et Grenelle 2 rendait caduc le document régional.  Plusieurs solutions dés lors sont possibles pour le gouvernement : passer outre cet avis (il n'est que consultatif), légiférer et valider  le Sdrif, ou relancer la procédure ... Et il y a urgence, car désormais le  document d'urbanisme se référence est celui … de 1994 !!!

     

    Quelle contribution peut on apporter à ces débats ? Notamment et surtout lorsque l’on reside en grande couronne, car il faut se garder de ne laisser aucun territoire sur le chemin, telle est la question  ?

     

     

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  • 2 grands débats publics pour 1 Grand Paris

    debat_public_accro.jpgChaque collectivité francilienne est actuellement invitée à participer à la concertation organisée par la Commission nationale du débat public, relative aux deux projets de métro automatique de la region capitale  : le métro du Grand Paris défendu par  l'Etat et l’Arc Express proposé par la region et le STIF.

    Ce débat public constitue une vraie première, imposant de fait, pour que chacun y voit plus clair, une transparence totale de l'information sur les enjeux, le financement, les contraintes de chaque projet et la prise en compte des différents points de vue des acteurs du terrain, concernés par la problématique, qu'ils interviennent d’ailleurs sur le champ économique, politique, social, institutionnel ou associatif …

    Autant les atteintes à la démocratie et à la séparation des pouvoirs depuis 2007 se multiplient, autant il est réconfortant de souligner le coté exemplaire de cette procédure de consultation publique.
    Chacun peut mesurer le chemin parcouru depuis 1976, date à laquelle avait été introduit l’étude d'impact permettant de prendre connaissance des conséquences environnementales d'un ouvrage et la loi Barnier (1995),à l’origine de la création de la Commission nationale du débat public (CNDP).

     Deux dossiers à priori "concurrents » sont proposés actuellement au débat public, avec un objectif à priori commun : faciliter les déplacements des 12 millions d'habitants de la région capitale et des visiteurs occasionnels dans les «prochaines décennies :

    • celui présenté par le gouvernement “ le Grand Paris”, double boucle de métro automatique de 130 kilomètres, est estimé à 23 milliards d'investissements, qui devrait desservir une "quarantaine de gares" et permettre la liaison rapide de "huit pôles majeurs de développement" 
    • celui présenté par le syndicat des transports d'ldF (Stif) , "l’Arc Express", , qui représente  60 kilomètres, coute 6 milliards d'investissement et dessert une cinquantaine de stations. Ce cout est indicatif cependant, ce projet étant intégré au "plan de mobilisation" de 18 milliards d'euros portant sur l’ensemble du réseau francilien, plus que fatigué.

    Afin de permettre à chacun de ses débats de se dérouler au mieux, deux commissions distinctes ont été créées par le CNDP : une sur pour le Grand Paris,  l’autre sur l’Arc Express , 

    Restons vigilant cependant, ce débat n'est pas qu’un débat technique, loin s'en faut, il est surtout politique. Beaucoup de spécilaistes trouvent pour le moins surprenant après les lois de décentralisation qu’un gouvernement intervienne dans des compétences expressement reconnues comme régionales.
    Soulignons que grace à cette procédure de concertation, chaque citoyen disposera des éléments nécessaires à sa complète information. Bien sur, tout n’est pas sur la table  et il conviendra de décrypter les enjeux des débats dans une prochaine note, mais les éléments proposés sont trés intéressants et nombreux.

    Handicap majeur de la procédure à souligner : le manque d’habitude des citoyens. En France, nous sommes encore peu habitués à nous exprimer sur des projets d'aménagement concernant pourtant notre quotidien au premier chef.
    Ce débat public constitue une réelle opportunité pour les citoyens, une vraie chance par rapport à la triste image donnée par les parlementaires ces dernières semaines, abandonnant toute prérogative face à la volonté d’un seul homme. Signe inqiétant et symptomatique  de la véritable crise démocratique traversée par notre pays.

    Avant de traiter dans une autre note, du fond des deux projets proposés,  il m'a semblé important de présenter les outils du débat public, ses acteurs, d’apporter quelques clés de lecture, tant l’existence de cette concertation constitue une innovation démocratique dont nous devons nous louer et que chacun peut et se doit de saisir …


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  • 1914 / 1918 : in memoriam

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    A l'occasion des célébrations du 11 novembre, nous avons organisé en collaboration avec le Musée de la Grande Guerre et diverses associations locales (Rail Club, association des cartophiles du Pyas de Meaux), une exposition qui a permis à de nombreux visiteurs dont beaucoup d'écoliers et de collégiens de s'informer et pour certains de découvrir ce qu'a été la Grande Guerre. 

    Une commémoration qui a également  permis de rappeler la singularité du combat des trop rares pacifistes de l'époque, dont le plus illustre, Jean Jaures, première victime d'un conflit dont il avait annoncé la violence  et l'absurdité bien avant son déclenchement …

    Le devoir de mémoire permet de passer au tamis de l'histoire, certaines idées préconçues ou images d'Epinal convenues, de les confronter à un autre point de vue, moins institutionnel et officiel, afin de constater que certaines sont de réelles impostures à des années lumière de la réalité vécue par les combattants ou les populations civiles d'alors ... Le tribunal de l'histoire réserve parfois son lot de surprises ...

    Et si dans l'histoire dite "moderne" un conflit nécessite un inventaire approfondi,  tant sur sa nature, ses causes, que ses conséquences, c'est bien  la guerre de 1914/ 18, car la Grande Guerre a été instructive à plus d'un titre ...

     

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  • Où en est la déviation de Trilport ?

    question_77.jpgJ’ai profité de la visite cantonale de Vincent Eblé et de la réunion qu’il a organisé avec les élus des deux cantons pour l’interroger sur l’évolution du dossier du contournement de Trilport.

    Le Président du Conseil Général a rappelé son attachement à un projet qu’il a sorti de l’enlisement dans lequel il était plongé depuis des années.
    Ce que je peux aisément confirmer, l’ayant rencontré juste après son élection en 2004, afin de  lui présenter en qualité de nouveau Maire, certains dossiers d’intérêt général, en panne jusqu’alors, qu’il me semblait important de relancer (conditions de transport SNCF sur le secteur, caserne de pompiers de Trilport) ou de mettre enfin sur les rails tel celui de la déviation.

    Force est de constater que sous son impulsion, ces dossiers ont bien avancé.
    J'ai eu l'occasion d'aborder fréquemment dans ce blog les améliorations concernant  les conditions de transport et d'accueuil tant de la gare que des trains (voir les pages "Transport et mobilité "), et l'évolution de  l'actualité du dossier du contournement de Trilport  :

    réalisation des études préparatoires (3 ans d’études et de concertation) qui ont permis de valider dés 2007, un fuseau de passage dans lequel pourra s’intégrer le futur tracé de la déviation. Ce fuseau, a fait l’objet de compromis et d’échanges  qui permettent de concilier à la fois les intérêts écologiques d’un massif forestier de qualité exceptionnelle, l’activité agricole, la proximité de la ville et les contraintes techniques des futurs ouvrages d’art à construire,

     prise en considération par l'assemblée départementale votée à l’unanimité de l’assemblée départementale,

     

    Cependant depuis 2008, , ce dossier semble en panne, pourquoi ? 

    Et surtout où en est on aujourd’hui ?

     

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  • Echange d'expérience franco allemand

    visite-.jpgNous avons accueilli une délégation de 20 Maires du land de Constance, à l'occasion d’un voyage d’études qu'ils consacraient à l’Education et aux inter relations entre collectivités, famille et éducation. Dans ce cadre, ils ont visité un Collège, une école primaire, un Lycée et participé à deux tables rondes en présence de divers acteurs éducatifs ou institutionnels.

    S'il peut paraître surprenant de voir les élus d’un pays cité le plus souvent en exemple, venir s’inspirer de ce qui est en place ici, ne doutons pas une seconde que ce voyage d'études est tout sauf du tourisme.
    Les allemands ont un sens pragmatique redoutable, et surtout la volonté de répondre concrètement à deux challenges majeurs pour leur pays : le défi démographique et l’amélioration de leur système scolaire.

    Alors, pourquoi la France ?

     

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  • Vigie Budgétaire

    boussole_cadran_co012-1.jpg

    ll y a quelques temps, j’ai participé à une réunion de travail trés instructive avec Nicole Bric, Sénatrice de Seine et Marne, et Vice Présidente de la Commission des Finances de la Haute Assemblée.
    Nicole occupe un poste de vigie privilégiée, son activité et ses responsabilités lui permettant  de sentir en amont certains frémissements, de percevoir les futures tendances, d’évaluer la température de l’économie du pays et d’avoir enfin un avis autorisé sur l’état de notre budget.

    Autant dire que le panorama qu'elle nous a brossé, n'est guère réjouissant. Les orientations préparées dans le secret des bureaux de l’Elysée risquent, dés les prochains mois, de causer de sérieux dommages collatéraux dans beaucoup de territoires et de remettre en cause, du jour au lendemain, des politiques publiques et investissements préparés depuis des années par des équipes d'élus afin de répondre aux besoins de leurs concitoyens et à l'urgence de certaines situations.
    Deux textes suscitent bien des inquiétudes : la réforme des collectivités territoriales et le budget 2011. Peu de médias s’y intéressent encore, du fait du retentissement de la réforme des retraites, il est cependant certain que ces deux textes touchent directement la vie de nos concitoyens.

     

    Car la situation est sérieuse, jugez plutôt …

     

     

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  • L'AGC, 6 ans aprés ...


    105C.jpgCe samedi 18 septembre j'ai eu la trés grande joie d'accueillir en gare de Trilport, une des cinq nouvelles rames équipant désormais la ligne autrefois sinistrée "La Ferté Milon / Meaux" avec à son bord de nombreuses personnalités (voir vidéo) de la SNCF et du monde politique, dont Jean Paul Huchon, venus pour inaugurer ces nouvelles rames.

     
    Ne jouons pas les modestes, j'ai particulièrement gouté ce moment,  tant je l'ai attendu et souhaité. Cette inauguration est le fruit d'une mobilisation exemplaire des usagers, je pense surtout à l'association AOUT, de quelques élus, trop peu à l'époque, dont je faisais partie. Nous défendions une position commune, refuser l'extinction de la ligne de chemin de fer de la Ferté Milon, une mesure que certains décideurs nous présentaient comme une fatalité incontournable.

    Je me souviens avec précision d'un fait, vieux de six ans. Le jeune Maire que j'étais (tout juste quelques semaines), menait à l'époque un combat que beaucoup m'annonçait perdu d'avance : l'amélioration des transport en commun sur ce secteur particulièrement sinistré de l'Ile de France.
    J'avais à ce titre rencontré les représentants de l'association AOUT, un collectif d'usagers de la ligne,  en leur apportant tout mon soutien, vu leurs demandes légitimes:  retards plus que fréquents, suppression de train au dernier moment sans information préalable, pannes nombreuses ...

    AUjourd'hui, heureusement la ituation change, qu'en est il ?

     

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  • SAV Poste : à bientôt pour le savoir …

     

     

    PosteSM carte postale 1.JPG

     

    Le fil a été renoué cet été avec les responsables départementaux de La Poste qui ont enfin retrouvé l'adresse de la Mairie.

    Rendez vous avait été pris, courant juillet, le jour même ou un journaliste d'un quotidien local, interrogeait les responsables de l'entreprise pour la Seine et Marne, suite à la motion que j'avais proposé au vote du Conseil Municipal (voir note précédente), il y a des coïncidences heureuses ...

    C'est ainsi que j'ai rencontré le Directeur Départemental, en charge des Projets et du Développement, accompagné du responsable local de l'agglomération. J'ai abordé lors de notre entretien, les points évoqués (voir note précédente), soulignant le manque d'accessibilité, l'absence de confidentialité, et la sécurité autour du Distributeur Automatique de Billets … en indiquant notre disponibilité afin de travailler en collaboration sur d'éventuels scénarios d'amélioration ou aménagements avec les élus et les services municipaux.

    Mes interlocuteurs m'ont écouté avec beaucoup d'attention, s'excusant de leur longue absence de réponse (plus de dix huit mois). Ils ont souligné l'intérêt du  bureau de Poste de Trilport pour leur enseigne, indiquant qu'il diligenterait un audit dans les prochains mois aboutissant à des propositions substantielles et concrète d'améliorations, qui devraient nous être présentées en 2011 afin de répondre aux problèmes soulignés. 

    J'ai tenu à aborder également lors de cet entretien un autre sujet d'inquiétude pour les usagers et les habitants : la dégradation de la qualité  des tournées de distribution de courrier, qui concerne toutes les communes dépendant du bureau de Trilport;  la situation devient en effet de plus en plus problématique. J'ai d'ailleurs  reçu à de maintes reprises des facteurs lors de mes permanences et une délégation inter syndicale venu m'alerter sur cette situation. Mes interlocuteurs, ne pouvant intervenir sur ce dossier, m'ont promis d'intervenir afin qu'un des responsables départemental de ce secteur prenne contact avec moi au plus vite.

     

    Un entretien finalement, assez constructif, mais qui en appelle bien d'autres, car comme le signale fort justement une des nombreuses campagnes de pub de La Poste :

    "Jusqu'où irez vous grâce à La Poste ?

    A bientôt pour le savoir …"

     

    Une maxime qui résume assez bien la situation !

     

  • Sécurité : au delà des mots ...

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    Le poste de police de Crégy les Meaux, un des trois commissariats de l’agglomération, vient d’être fermé, décision qui apporte un contre point singulier aux récents propos de Christian Estrosi, dénoncés par beaucoup d’élus qui ont tenu à souligner leur irresponsabilité.
    J’avoue mon exaspération face à la récupération politicienne récurrente de la problématique sécuritaire par un gouvernement qui devrait en ce domaine faire preuve d’un minimum d’humilité.
    Notre pays a plus besoin de sérénité, cohérence, action en profondeur, et surtout de consensus républicain dans ce domaine clé s’il en est de notre cohésion nationale, que de polémique ou gesticulation inutiles et contre productives, nous sommes placés devant un enjeu de société, non devant un argument politicien.

    Je profite de l’occasion pour souligner la disponibilité, le professionnalisme et la qualité du travail de terrain de la Police Nationale sur ma commune. Nous travaillons en partenariat depuis de nombreuses années, et en totale complémentarité (Police Municipale, élus, structures jeunesse, Police Nationale) pour le plus grand intérêt des habitants.
    C'est à ce titre que la disparition du commissariat de Crégy m’inquiète. Je crains que cette décision ne  remette en cause l’équilibre actuel, somme toute trés fragile, au regard des missions croissantes confiées aux policiers locaux ces derniers mois, sans dotation de renfort supplémentaire, ou pire, ne soit la première étape d'une dégradation des conditions de sécurité de nos concitoyens.
    Beaucoup ignorent que les extensions de la prison de Chauconin, du centre de rétention Administrative du Mesnil Amelot ou la création du cantonnement de CRS de Meaux, influent directement sur la charge de travail des policiers locaux qui effectuent la quasi totalité des nombreux convoyages des prisonniers ou familles en direction des tribunaux et des hôpitaux aux dépens de leur mission auprès des habitants.

    Concernant la sécurité, de manière générale, les clivages idéologiques s’estompent peu à peu, ce qui est heureux. Ce ne sont pas les outrances des dernières semaines qui bouleverseront cette tendance de fond. Les français ne sont pas dupes de ces tentatives de diversion. Ils savent que les rues de nos villes ne sont ni celles de Bagdad, ni celles de Kaboul, il serait bon d'avoir un minimum de mesure et de décence en ce domaine, les mots ont un sens, il n’y a pas de guerre à conduire concernant la sécurité publique, mais à contrario, une action concrète et résolue à mener, de jour comme de nuit, afin de rétablir l’état de droit républicain pour tous les citoyens, où qu’ils demeurent,  et ce chaque jour. 

    Au delà du discours et des petites phrases, il y a bien les faits et les actes, une fois de plus c’est là que le bas blesse ! Le gouvernement qui diminue actuellement le nombre de policiers ou de professeurs est également celui qui défend contre vents et marées le maintien du bouclier fiscal ou la TVA à 5,5% pour les restaurateurs, à chacun d'assumer ses choix !

    En matière des sécurité, pourtant des pistes de travail et de consensus républicain existent ...

     

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  • 5 chantiers pour la Seine et Marne

    cc77 copie.jpg

    La réflexion sur le devenir de la Seine et Marne (cf note précédente), arrive peu à peu à son terme. Pour Daniel Behar et sa coopérative Acadie, mandatés par le Conseil général, pour conduire et piloter ces travaux, l’heure de la synthèse et des propositions finales approche (28 mai à Savigny le Temple). Les dernières propositions nous ont été présenté pour calage, fruits concrets de la concertation initiée depuis novembre.


    Rappelons que l’objet de cette réflexion collective est d’élaborer le projet de développement du département, pas celui du Conseil général. Cette volonté affirmée de l’exécutif départemental explique le processus de concertation choisie, qui vise à mobiliser l’ensemble des acteurs du territoire, seine et marnais compris.
    Idée générale, aboutir à un projet co produit et le décliner en objectifs transversaux incontournables, car légitimes et consensuels. Une réflexion identitaire basée sur une démarche « collaborative », se situant  à des années lumière de celle initiée par le gouvernement pour le Grand Paris, par exemple …

    Le processus de concertation a fait ressortir deux idées forces : affirmer une vision nouvelle de la Seine-et-Marne en Ile-de-France (afin de faire tomber le schéma traditionnel de territoire rural, pour ne pas dire retardé, revendiquant en permanence un rééquilibrage à l’est), et faire de l'innovation sinon un passage obligé, du moins un levier de développement ...

    Il nous faut abandonner tout  esprit  de mimétisme vis-à-vis de l’ouest francilien, mais au contraire affirmer nos propres forces, en élaborant  un modèle de développement choisi et non importé (le « copier coller » en terme d’urbanisme étant par essence réducteur et dangereux) et mettre en exergue les potentialités de ce territoire. Car si paradoxalement, le "77" à l'image en Ile de France d’un territoire à la marge, il a la capacité de  « jouer sa propre carte », du fait de sa population, ses ressources naturelle, sa position charnière, entre métropole, bassin parisien  et provinces …

    L’intérêt de cette réflexion est de dépasser le cadre institutionnel, qui bougera certainement dans les années à venir. Deux réserves cependant, il faut souligner l’intérêt de sauvegarder pour les seine et marnais ces deux espaces de solidarité, que constituent le département et la Région, et l’importance stratégique des « liens » entre les territoires, qu’ils soient humains, logistiques, liés à la mobilité ou culturels. L’enjeu est d’assumer un positionnement nouveau, dépassant la posture passive du simple « rééquilibrage par rapport à l’ouest », il s'agit désormais de « Faire l’Est à l’est ».

    Certains pré requis s’imposent cependant, et des interrogations demeurent … Comment innover ? Quel modèle de développement privilégier ? Quels axes d’action poursuivre ?
    Y répondre nécessite de bien poser les jalons et de réfléchir sur les modes de faire, les méthodes à initier, l’importance de travailler « collaborativement » à partir des synergies, des réseaux d’acteurs en place … ils sont pluriels et de toute sorte …
    La stratégie proposée par le cabinet ACADIE est de nous faire sortir des figures imposées habituelles,avec trois types de démarches : élaborer un manifeste politique affirmant une vision nouvelle pour le 7.7 et prospective, proposer des éléments concrets de mise en œuvre plus fédérateurs et ciblés qu’exhaustifs et surtout respecter la méthode poursuivie, reposant sur le partenariat et le travail collaboratif entre acteurs locaux.


    Une volonté, transcender les clivages politiques, générationnels et catégoriels afin d’aboutir à un consensus sur un projet de territoire qui fait sens, et de parler d’une même voix …


    Alors, comment faire concrètement ?

     

     

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  • Budget : effet de ciseau annoncé


    money.jpgLe budget municipal aura cette année une particularité dont nous nous serions bien passé, des recettes inférieures à celles de l’année précédente !
    Deux causes principales à cette situation inédite  :  la diminution substancielle des dotations de l’état et la poursuite de l’effondrement des droits de mutations (voir plus loin).
    Ces droits de mutations constitue des recettes importantes, il est bon de rappeler qu'ils ont rapporté à la commune  240 000 euros en 2008, 140 000 en 2009 et 98 000 en 201O … La crise immobilière est passée par là, mais heureusement on en voit le bout  …

    Dans le même temps, les prix repartent à la hausse, dernière augmentation annoncée celle du gaz. A ce sujet, il est utile de préciser que le taux d’inflation réellement supportée par les communes est supérieur à celui avancé par l’INSEE. Le  «panier du maire» (voir plus loin) s’élevera à prés de 3%, cet indice (créé par l’Association des Maires de France) intégre entre autres critères, les augmentations de charges de personnel, part importante s’il en est des budgets municipaux.

    Nous sommes victimes, comme beaucoup de collectivités, d'un « effet de ciseau », qui se caractérise par le croisement de  deux tendances contradictoires et simultanées : diminution des recettes et augmentation des dépenses. Si la situation est maitrisée, elle nous impose d'agir sur la structure même du budget, afin d’éviter de nous retrouver dans le rouge d’ici deux à trois ans, dans le cas où cette tendance persisterait.

    La suppression de la taxe professionnelle, qui n'est ni plus ni moins qu'un transfert des charges des entreprises aux ménages, risque fort de se transformer en véritable bombe à retardement d’ici 2011, nous aurons l'occasion d'y revenir, cependant peu de nos concitoyens savent que dans le même temps, beaucoup plus insidieusement, les collectivités ont subi une diminution continue des dotations de l’Etat. Ces collectivités sont pourtant un acteur économique majeur,réalisant  ¾ de l’investissement public et faisant travailler un nombre considérable de PME et de TPE. La situation actuelle ne sera pas sans conséquence dans le domaine de l'emploi.
    Illustration concrète  de cette diminution des recettes, ma commune, qui touche pourtant une Dotation Globale de Fonctionnement bien inférieure à la moyenne de la strate, il faudra qu'un jour l'Etat s'explique sur ces inégalités incompréhensibles : sur les bases 2009, nos dotations auraient  du être supérieures à 772 000 euros (DGF, DSR et DNP),  nous ne toucherons pourtant que 735 000 euros  cette année, cherchez l'erreur et nous n'avons appris cette information,qu'il y a tout juste une dizaine de jours, soit fin mars, cela  n'est pas admissible  !!!

    Une autre mesure discutable concerne le Fonds de Compensation de la TVA (ou FCTVA). Il faut savoir que les  communes récupèrent la TVA payée sur leurs dépenses d’investissement deux ans après. Or depuis 2009, le gouvernement intégre le FCTVA à l’enveloppe "normée" de ses dotations, le considérant comme tel, ce qui constitue de fait une spoliation caractérisée, avec pour conséquence directe la diminution du montant  global des dotations. Je n’ose imaginer le tollé qu’aurait susciter une telle mesure prise à l’encontre des entreprises !

    Entre le bouclier fiscal destiné à quelques "happy few" et le bouclier social et territorial concernant l’ensemble des citoyens, le gouvernement a choisit et sans nuance. Sur le même registre, signalons juste pour l'anecdote, qu’il ne compense plus le montant des dégrèvements accordés en matière d’impôts locaux (impact : une diminution du produit fiscal attendu supérieure à 12 0O0 €  cette année !). Dans ce contexte  la suppression de la taxe carbone constitue finalement une bonne nouvelle, les collectivités n’auraient sans doute pas bénéficié d’aménagements contrairement aux entreprises les plus pollueuses …

    Si chacun doit avoir conscience de la situation économique et budgétaire problématique dans lequel est plongé notre pays, soulignons, contrairement aux affirmations du Ministre du budget et trésorier de l’UMP, Eric Woerth, que la part de déficit due aux collectivités est marginale.
    Ce dernier s’élève fin 2009, à 144,8 milliards d’euros, ce qui représente 7,5% du PIB. Ce déficit se décompose comme suit : administrations centrales (Etat et organismes divers) 80% du PIB avec 114,2 milliards d’euros, organismes de Sécurité Sociale 17% du PIB avec  25 milliards d’euros,  collectivités territoriales 0,3% du PIB (5,6 milliards d’euros).
    Les collectivités sont dans une situation nettement plus saine que l’Etat :  endettement modéré, elles ont eu la capacité de réduire le montant de leur dette financière sept années de suite à partir de 1996 tout en conservant un niveau élevé d’investissement, leur dette vise à financer exclusivement des biens durables (non des dépenses de fonctionnement) et améliore les services rendus à la population, enfin l’évolution moyenne des dépenses publiques communales est plus faible que celle du PIB (+1,9% pour le fonctionnement et +1,7% pour l’investissement).


    Voilà pour le topo, mais comment réagir face à ce phénomène d’« effet de ciseau » qui nous touche en 2010 ?

     

     

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  • Jeunes talents : Osons !

    jeunes-talents-affiche.jpgCe week end s'est déroulée, à Trilport, la 4eme édition des « Jeunes Talents ». Une manifestation née de la rencontre improbable entre une étudiante en BTS cherchant un cas pratique pour son diplôme, une municipalité désireuse de mettre en avant le potentiel créatif des jeunes de son territoire et une salle chaleureuse, lumineuse, à l’atmosphère particulière, la salle Saint Exupéry, une véritable alchimie qui depuis a porté ses fruits …

    Le concept est on ne peut plus simple : donner carte blanche, sous le parrainage amical d’un(e) artiste confirmé(e), souvent local(e), à de jeunes créateurs, afin qu'ils nous dévoilent leur univers artistique … Chacun se met littéralement à nu ... par l'art ... en révélant ses sentiments, peurs ou joies mais aussi et surtout talents. Les voies artistiques diffèrent (dessin, peinture, graphe, photo, sculpture, vidéo) selon les parcours et l'itinéraire personnel de chacun, mais l’énergie créatrice est bien la même et c'est ce qui importe …

    Voilà pourquoi nous accompagnons depuis son origine cette initiative. Ici, le mot cultures s’écrit au pluriel et l'art est surtout une formidable main tendue vers l'autre ...
    Une porte ouverte qui se révèle une vraie invitation au voyage (qui chacun le sait forme toutes les jeunesses), les pratiques artistiques multiples réunit en ce lieu, convergent vers une confluence commune : aller à l’émotion authentique afin de la partager ...

    Dés son lancement, cette exposition a rencontré son public et suscité intérêt et curiosité auprès des créateurs locaux et des visiteurs, plongés dans un voyage aux itinéraires et saveurs multiples, emplis d’émotion, de spontanéité et de fraicheur …

    Ce voyage suscite bien des envies, non des envies d'ailleurs, mais des envies d'ici ... si nous savourons notre chance d'habiter une région riche d’un patrimoine naturel et historique considérable,  ce coin de Brie recèle également bien d’autres trésors qui possèdent une particularité inestimable, celle de se conjuguer au présent et au futur ...

    Et c'est bien pour cela que nous devons oser à l'image du choix de la "marraine" 2010, Caroline Pinet, qui elle aussi ose ...

     

     

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  • 2010 promet d'être coton

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    La période des voeux a débuté .. Tradition républicaine s’il en est, mais également moment privilégié pour faire le point, esquisser la feuille de route de l’année à venir pour une collectivité, remercier et célébrer toutes les énergies qui permettent le « mieux vivre ensemble ».

    Force est de constater, que plus que la crise cette année c’est le contexte national qui pèse, comme rarement … L’hallali des collectivités territoriales a t’il commencé ? Nul ne le sait encore … Mais le climat est quelque peu délétère, dans l'attente d'une  décision, venant d'ailleurs, tout en haut ...

    2009 laisse cependant comme un goût amer dans la bouche, la crise économique bouleverse nos repères. Entre les milliards d’euros des déficits présents ou à venir, les aides financières accordés aux banques et nos budgets, il y a pire qu’un décalage, un abîme …
    Car pour la majorité d’entre nous, un euro reste un euro, toujours aussi difficile à gagner.

    Si personne ne remet en cause l’action en faveur du système financier, il fallait intervenir, on ne peut que s’étonner de l’absence absolue de garanties exigées  : aucune … Il y a les mots et les actes …  La crise n’est pas encore terminée (cf l’excellent article de Michel Rocard) car aucune remise à plat réelle n’a été encore engagée, les mêmes causes produiront les mêmes effets, nous sommes toujours dans la nasse.

    Aujourd’hui, citoyens et collectivités sont soumis à une triple peine : payer pour le sauvetage des banques, considérablement, subir de plein fouet la baisse des dépenses publiques et sociales, voir leurs dépenses d'investissement même essentielles remises en cause. Car la tentation sera grande pour certains politiques de faire régler aux seuls ménages et collectivités l’addition !

    Trois enseignements sont à mes yeux, à retenir de cette séquence :

    • La nécessité absolue de réguler le système financier. Il a plus que besoin de gouvernance publique et de régulation vu les risques inconsidérées et irresponsables pris par une minorité avec l’argent des autres … Force est de constater qu’aujourd’hui,  rien n’a changé !
    • Souligner le rôle joué par notre système de protection sociale qui a permis à la France de mieux amortir la crise. Certes il est à ajuster, à améliorer, mais ses fondements sont à préserver, à des années lumière du bouclier fiscal. Il en va de notre cohésion sociale, élément indissociable de notre patrimoine national, je n’ai surtout pas parlé d’identité laissant cette notion aux démiurges ou aux spécialistes,
    • Constater la fragilité du monde réel et la nécessité de privilégier un des axes fondateurs du Développement Durable, le principe de responsabilité. Une notion globale qui dépasse le simple cadre économique, intégrant le moyen et le long terme, et ce jusqu’à la survie de notre planète …

    Il est savoureux de constater sur ces différents points la conversion de certains de nos politiques qui revêtent aujourd’hui devant les sunlights des médias planétaires, la tunique de l’évangélisateur lavant plus blanc que blanc ... de quoi les rendre en théorie un peu plus humbles, quoique ...

    Force est de constater pourtant que malheureusement, cette conversion n’est qu’apparente. …

     

     

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  • Vous avez dit 7,7 ?

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    Depuis quelques mois, les réflexions sur l'avenir de l'Ile-de-France se multiplient : adoption par la Région de son schéma directeur (toujours bloqué par le gouvernement), propositions autour du Grand Paris (votées sans enthousiasme par les députés de la majorité peu emballés par le grand 8 de Christian Blanc) ...
    Notre région traverse incontestablement une période de « multitudes » amplifiée par  la « contre réforme » des collectivités territoriales engagée par ce gouvernement qui impactera inévitablement le devenir de ces espaces de solidarités et de dynamiques locales.

    Autant de débats auxquels la Seine et Marne a décidé de s'inviter, tant elle est concernée par la réflexion autour de la région capitale, dont elle représente plus de la moitié de la superficie ! Il n'est que justice qu'elle est son mot à dire, tant elle est une chance de développement de ce territoire, ce que les travaux autour du Grand Paris a totalement ignoré, le soleil se lève pourtant à l'Est !

    Cette note aborde le devenir de notre territoire, un sujet transcendant tous clivages idéologiques, mais elle rend compte également d'une réelle "quête identitaire" destinée à transformer les représentations désuettes et dépassés que trop de personnes ont toujours de ce département. Aujourd'hui, la Seine et Marne n’est plus celle qu’a croisé sur sa route Christian Blanc, il y a plus de 20 ans lorsqu’il en a été le Préfet, ceci explique peut être cela !

    Afin que notre département en tant que tel, fasse valoir ses arguments et potentialités, Vincent Eblé, président du Conseil général, a lancé une réflexion collective sur son devenir.
    Au regard des particularités d'un territoire trop souvent considéré comme l'éxécutoire ou les terres de chasse de la capitale (au propre comme au figuré), il est essentiel que ce projet de développement soit partagé et fédère l’ensemble des acteurs, dont les élus toutes tendances politiques confondues, afin de déterminer des axes d'action forts, consensuels et factuels.

    Ce débat public et citoyen s'est organisé autour de multiples supports de concertation : rencontres publiques, plateforme participative,  instances de concertation spécifique (nosu y reviendrons) et le site internet : "seine et marne en projets" ! Trois temps forts le rythmeront :

    • Jusqu’à décembre, « le temps du dialogue et des propositions », avec 8 rencontres publiques organisées sur l’ensemble du Département, et un site Internet collaboratif sur lequel la concertation se poursuit ,
    • De janvier à  mars, « le temps de la synthèse », où les débats de l'automne seront analysés et serviront de base à une synthèse des projets porteurs établie et présentée aux habitants.
    • Ensuite viendra le « temps des décisions », dans lequel sera présenté les grandes orientations du projet.


    Débat alimenté également par des instances de concertation, dont la commission consultative des territoires composée de représentants des intercommunalités et de maires, qui se réunit à chaque étape du projet, instance à laquelle je participe. Lors de notre première réunion, nous avons pris connaissance des éléments de diagnostic réunis par Daniel Behar du Cabinet de consultants ACADIE, dont la mission est d’accompagner cette démarche.

    Quels sont ils ?

     

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  • Les territoires à l'heure de la contre réforme

    france.jpgJ’ai reçu comme les 515 000 maires et conseillers municipaux de France, une lettre de Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, et d'Alain Marleix, secrétaire d'Etat relative à la réforme des collectivités territoriales, destinée à «expliquer sans filtres d'aucune sorte » (sic), ce « rendez-vous historique pour la décentralisation » (sic) …
    Pour les deux ministres « la  réforme poursuit une triple « ambition » : simplifier, démocratiser et adapter notre organisation territoriale » … Rien de moins !

    Nous en sommes pourtant à des années lumières ! Leur démarche s'est surtout caractérisée jusqu'à aujourd'hui, par un manque de dialogue et de concertation flagrant, dénoncé par l’ensemble des associations représentatives d’élus. Un comble vu les conséquences d’une réforme qui bouleversera en profondeur les équilibres politiques et démocratiques territoriaux du pays !
    Préparée dans l’opacité la plus totale, malgré les déclarations du Président de la République et de ses ministres, pratiquant le "storytelling" jusqu’à plus soif (nous y reviendrons dans une prochaine note), la réforme territoriale tient en quatre projets de loi.
    Sur la clarification nécessaire des compétences et des moyens allouées encore peu de choses précises, ou si peu, excepté la création d’un conseiller territorial siégeant à la fois au conseil général et au conseil régional (voir plus loin), et la suppression de la Taxe Professionnelle.

    Les priorités du gouvernement se limitent pour l'heure à une pitoyable opération politicienne (voir plus loin) et à un transfert de la charge des entreprises vers les ménages, car il faudra bien répondre aux besoins quotidiens des français.
    Cette réforme n'est pas à la hauteur du mouvement de fond historique que constitue la décentralisation, grâce auquel la France est passé d’un centralisme technocratique bonapartiste (dont certains sont encore nostalgiques) à une démocratie territoriale de proximité et de projet.
    Il s'agit d'une recentralisation implicite et explicite du pouvoir au détriment des collectivités locales, à contre courant de la tendance enregistrée dans les démocraties européennes depuis la chute du mur de Berlin.

     

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  • Gens du voyage, le retour ...

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    Avant d'aborder la rentrée, un rapide retour sur les deux mois d'été qui viennent de s'écouler, troublés par "l'irruption" soudaine de 300 caravanes qui ont mis les nerfs des riverains et des élus à rude épreuve.
    En quelques heures, le nombre d'habitants de la commune a augmenté de prés de 25%, mille personnes s'implantant en plein champ, à proximité immédiate des habitations, chacun peut imaginer sans peine les conséquences de cette arrivée massive : bruit, accés routier, environnement sanitaire ...


    Chaque année, afin d'éviter ce type d'intrusion, trop fréquent malheureusement, nous implantons barrières forestières, aménagements, encourageons les propriétaires à faire de même (tout en exploitant leurs terres et respectant les directives européennes sur la jachère), collaborons avec les villes voisines ... Mais vu l'étendue des terres à cultiver sur la commune, l'équation n'est pas simple !
    Trilport (comme toutes les villes de l'agglomération) respecte  pourtant le schéma départemental des gens du voyage, ce qui n'est pas si fréquent en Seine et Marne. Une volonté qui implique un engagement financier conséquent (aires d'accueil, aires de grand passage ....) mais également politique, ce type de dépenses étant rarement populaires auprés de nos administrés.

    Lors d'une telle invasion, la situation est difficile à gérer, quelquefois explosive, surtout lorsque l'on se retrouve seul (voir notes précédentes), fort heureusement, cela n'a pas été le cas cet été et je m'en félicite. Je tiens à saluer l'action résolue de la représentante de la Sous Préfecture et le soutien des forces de Police !


    48 heures aprés ce débarquement ...

     

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  • "Sortir du rouge par le vert"

     

    inauguration-gymnase.jpgVendredi 5 juin, Jean Paul Huchon, Président de la Région et Vincent Eblé, Président du Conseil Général de Seine et Marne sont venus inaugurer le Gymnase de la Noyerie. Ils se sont déclarés surpris du résultat final, il est vrai que les lieux ont quelque peu changé depuis la pose de la première pierre en octobre 2007.

    Visite justifiée au regard de leurs contributions respectives à cette réalisation comme à l’ensemble du programme d'équipements mené sur Trilport depuis 2005. Jean Paul Huchon, qui préside également aux destinées du STIF,  a profité de l'évènement pour rappeler l'action régionale menée en faveur de l'amélioration des transports communs en Grande couronne, avec pour illstration le cadencement 2010 qui sera effectif dés décembre prochain.

    Tous deux ont fait part de leur inquiétude sur les conséquences sociales de la crise. Jean Paul Huchon dans son discours, avec humour et esprit, a souligné les pistes d'actions privilégiées par la région afin de soutenir activité économique et emploi : hautes technologies, emplois de service à la personne et "croissance verte". Pour illustrer ce dernier point, il a eu la gentillesse de prendre l'exemple de l’action menée à Trilport. Pour l'anecdote, en conclusion il a eu des paroles prémonitoires 48 heures avant le scrutin européen :  "Nous sortirons du rouge par le vert !". L'expression a fait mouche auprés de l'auditoire et a été reprise depuis par la presse locale suite au résultat des européennes !

    Je reviendrais prochainement sur les caractéristiques notamment environnementales du gymnase de la Noyerie, mais préfère ici mettre en avant tout le travail souterrain et mené en amont, véritable partie immergée de l'iceberg, qui a permis à ce gymnase de sortir de terre ! Pour une commune comme la notre, la feuille de route initiale (dont cette réalisation représente le dernier volet), était chargée : un centre de Loisirs, un bâtiment scolaire (cantine, réfectoire et accueil), une extension / rénovation de gymnase, et l'aménagement d'une nouvelle Mairie. Indiquons que seul ce dernier objectif a du être reporté. Nous n'avons effectivement pas chômé et chacun pourra voir les priorités des élus !

    Programme volontariste ont souligné à la fois  Jean Paul Huchon et Vincent Eblé, mais tenu.
    Aucune inconscience de notre part, nous avions pris la rpécaution au préalable, de monter un plan de financement solide et considérablement balisé les zones à risques. Nous avons du cependant faire face à deux difficultés imprévues : l'importance de la baisse des dotations de l'Etat (considérables depuis 2002) et l'envolée des prix du bâtiment  ...

    Mais malgré ces aléas nous avons tenu le cap !  Alors, comment une ville de moins de 5 000 habitants comme Trilport, a pu relever un tel challenge ?

     

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  • DSC : Encore un effort camarades !

    meaux.jpgLors du dernier Conseil Communautaire nous sommes revenus sur un sujet jusque là polémique, la Dotation de Solidarité Communautaire (cf note précédente). Ce débat a eu au moins le mérite de permettre aux élus d'aborder la notion de solidarité, essentielle, lorsque l’on traite d'intercommunalité.


    Rappelons qu'une structure intercommunale pour fonctionner dispose comme ressources financières des dotations de l'Etat et de la perception de la Taxe Professionnelle (en lieu et place des communes) lorsqu'existe une Taxe Professionnelle Unique (ce qui est le cas pour une communauté urbaine ou une communauté d’agglomération). Quelquefois s'ajoute une fiscalité additionnelle, les administrés devant alors acquitter des impôts locaux supplémentaires.

    En contrepartie, les communes perçoivent une attribution de compensation, basée sur le montant perçu par la commune lors de la création de la structure intercommunale (sans actualisation). En théorie, pas de perte, le surplus de TP finançant les nouveaux services mis en place par la structure intercommunale ou ses investissements, CQFD . Mais tout n'est pas aussi limpide ...

    cette mesure représente le plus souvent pour les budgets municipaux, un sérieux manque à gagner (excepté pour les communes ayant perdu de l'activité économique), car ce mécanisme ne tient pas compte des efforts financiers consentis quelquefois par les communes pour aménager une zone d’activités et créer en amont ces recettes ... Si ces dernières sont intercommunales, les charges elles demeurent exclusivement à la charge de la commune, nous sommes alors à des années lumières du principe de neutralité budgétaire ! De plus les services ou les investissements ne sont quelquefois pas immédiatement au rendez vous, et c'est un euphémisme ...

    Rappelons, pour forcer le trait, et bien qu'elle va disparaitre d'ici peu, que la TP est la taxe locale la plus dynamique, (augmentation du nombre d’entreprises, revalorisation des bases avec la répercussion de l’inflation) et de loin la plus rémunératrice pour la collectivité. Conséquence directe, ne pas revaloriser le montant perçu revient de fait à appauvrir les communes, les dépenses ne diminuant pas; phénomène accentué par la baisse des dotations de l’Etat, surtout lorsque les nouveaux services aux administrés ne sont pas encore au rendez vous et les investissements pas lancés ...
    C'est une des raisons qui a amené le législateur a mettre en place le mécanisme de la Dotation de Solidarité Communautaire. Dispositif adopté par la grande majorité des Communautés d'Agglomérations qui permet selon certaines modalités à la structure itnercommunale de redistribuer aux communes, une part de son budget de fonctionnement.

    Une mise en place que nous demandons depuis la création de la CAPM (Communauté d'Agglomération du Pays de Meaux), et qui avait donné lieu lors du dernier mandat à  un débat reposant principalement sur un clivage politique(cf note précédente). Une situation absurde, cette question étant avant tout d'ordre budgétaire et du domaine de la gouvernance, ce qui explique pourquoi les Communautés d'agglomération qu'elles soient de droite ou de gauche l'ai adopté.

    Si nous avons toujours des pro et des anti DSC, les discussions ont été moins polémiques et la dotation, in fine, acceptée par l'assemblée communautaire  !

    Mais tout n'est pas réglé pour autant ... Revue partiale (on ne se change pas ...)  des arguments des uns et des autres ...

     

     

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  • 75 milliards d'euros pour le 77

    le-77-en-colere.jpgCe mercredi 4 février à Trilport, Vincent Eblé a poursuivi un exercice de style inédit, débuté cette semaine, inviter les seine et marnais à participer à une réunion publique consacrée aux orientations budgétaires du département.

    Son initiative met en furie l’UMP départementale, bien embêtée pour le coup. Le débat proposé par le Président du Conseil général a beau être public, il est refusé par les Conseillers Généraux UMP qui ont déserté l’hémicycle, et leurs  militants qui ont choisi de distribuer des tracts plutôt que d'y participer. Il est vrai que les faits sont têtus et que la réalité s’impose à tous, comme chacun va pouvoir s'en rendre compte . …


    Si Vincent Eblé a une qualité, reconnue même de ses adversaires, c’est sons sens de la communication. En lançant une campagne médiatique de "mobilisation" destinée à demander à l'État le remboursement de 75 millions d'euros au titre du transfert des charges non compensées totalement depuis 2004, il a fait parler du 77 dans tout le pays. Cette offensive médiatique est totale : affichage dans 750 arrêts de bus, 500.000 exemplaires d'un coupon carte T à renvoyer gratuitement, pétition en ligne et cinq réunions d'information sur l’ensemble du département (dont celle de Trilport). L'objectif est atteint, au grand dam de l’UMP locale.

    Cette offensive fait suite à une lettre adressée au Premier Ministre, François Fillon le 14 janvier, restée depuis sans réponse. Dans ce courrier, très explicite, Le Président du Conseil général démontre, sans peine, que les dépenses transférées augmentent plus vite que les recettes accordées au titre de leur compensation et que la Seine et Marne reçoit de l’Etat beaucoup moins de soutien financier qu’un département francilien comme les Hauts de Seine. Secret de polichinelle connu de tous : les compétences transférées en 2004 aux départements (RMI, personnels d'entretien des collèges et aux routes nationales) sont insuffisamment compensées.
    Lorsque l'État a calculé les charges relatives à sa décentralisation, il l'a fait sur les bases de 2003. Depuis la situation a évolué, et pas forcement dans le bons sens : les Rmistes ont augmenté de 18% en 4 ans (moins value pour le département : 58,989 millions d'euros), pour les routes nationales, le différentiel  est de 4,8 millions d'euros, pour les personnels des collèges de 7,8 millions d'euros (détail de ces sommes dans la 2eme partie de la note)... Soit au total, une addition sur quatre ans évaluée à 75 millions d’euros équivalant , au choix, à 21 points d’impôts, 4 collèges neuf ou 3 ans d’entretien pour les 4400 km de routes départementales !
    Certes, la compensation existe à l’euro prés … pour 2003 ! Or nous sommes en 2009, cherchez l’erreur ?
    Si le dispositif légal est inattaquable, au niveau financier, moral  et politique il est condamnable ; certains parlent même d’arnaque caractérisée … C’est tout l’intérêt du débat engagé par l’exécutif départemental, d’autant qu’un autre sujet embarrassant est soulevé, celui de l’inégalité des dotations de l’Etat entre différents département francilien (voir dans la 2 eme partie de cette note). Est il normal que celles-ci atteignent 174,4 euros par habitant pour le département des Hauts de Seine contre 124,2 euros pour la Seine et Marne ?


    Le débat engagé , n’est ni de droite, ni de gauche, mais vise simplement de défendre les intérêts des Seine et Marnais, c’est pourquoi la réaction de l’UMP locale étonne et détonne …


    L’autre aspect est plus politique ...

     

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  • Passeport biometrique : pour qui l'addition ?

    passeport biométrique.jpgLes communes pourtant déjà soumises à rude épreuve par le gouvernement (diminution drastique des crédits publics, multiplication des transferts de charges sans compensation financière ... ) prennent un nouveau coup avec l’arrivée des passeports biométriques.
    L’Etat, a décidé sans aucune concertation (cela devient une habitude) que ce seraient désormais aux communes « volontaires » de prendre en charge le traitement des nouveaux passeports en lieu et place des Préfectures et Sous Préfectures !

    Institué par le décret du 30 avril 2008, ce nouveau passeport doté d’une puce lisible à distance (technologie RFID) contenant entre autres données, photo et empreintes digitales numérisées permettra aux ressortissants européens de se rendre aux U.S.A à partir de juin 2009. Une sécurisation qui complique quelque peu la traditionnelle prise d'information, il faudra désormais numériser les empreintes, prendre les photos d'identité et transmettre les données sous fichiers numériques. Royal, le gouvernement met sur la table une « compensation financière » de 3 600 euros par commune concernée destinée « théoriquement » à couvrir les frais !
    Autant dire que depuis l’été, les candidats ne se précipitent pas, et pour cause ! Conséquence, c’est aux Préfets de désigner les volontaires ! Procédure surprenante dans une démocratie moderne !

    Si les élus ne peuvent qu’être sensibles à la volonté de moderniser le service aux administrés et d’optimiser la dépense publique, la méthode employée et ses conséquences budgétaires immédiates expliquent grandement les réticences exprimées !
    Autant un Maire peut accepter, avec les réserves d’usages liées au désengagement de l’Etat non compensé financièrement, de prendre à sa charge ce service pour ses seul concitoyens, autant il est anormal voir scandaleux qu’un budget municipal supporte les charges induites pour les administrés des autres villes ! Chaque nouveau site sera doté d’une valise contenant le matériel technique d’élaboration des passeports (enregistrement des empreintes, prise de photos …).

    Les communes nominées étant réparties sur le Département pour un bassin de vie de 30 000 personnes et 2500 demandes environ. Trilport, ville déclarée volontaire contre son gré (nous avons voté une motion en Conseil Municipal sur ce sujet),  avec ses 4762 habitants devra prendre en charge les passeports de 30 000 personnes ! Excusez du peu ... Pour être plus précis nos services ont traité en 2007, 221 titres, soit moins de 10% de l'objectif de réalisation !
    Autant dire que si la nouvelle se confirme, nous serons dans l’obligation de créer un poste supplémentaire pour pouvoir simplement répondre à une mission qui ne concernera que pour 10% mes administrés, pour un cout supérieur à 20 000 euros annuel, sans compter l'aménagement  des locaux, déjà trop exigus  !

    Il est savoureux de rappeler que certaines villes ont poursuivi l’Etat devant le tribunal administratif, au titre des frais générés par la gestion des demandes de cartes d'identité. L’Etat a même été condamné  à régler d’importants dédommagements ; certains de mes Adjoints me poussent à suivre cet exemple. Les décrets de novembre 1999 et février 2001 déléguant aux communes les opérations relatives à la délivrance des papiers d'identité ayant été reconnu illégaux, car ayant pour effet d'imposer indirectement aux communes des dépenses antérieurement supportées par l'Etat, sans dédommagement et sans être prescrites par une loi, contrairement à la législation en vigueur (Tribunal administratif de Strasbourg).

    Vu les réactions du terrain, la Haute assemblée grâce à la Sénatrice socialiste Michèle André a obtenu le doublement de la somme initiale (12 millions d'euros, contre 6,34 millions d'euros), ce qui apparait toujours nettement insuffisant. Les élus n’ont encore aucun compte rendu des expérimentations engagées  (Aube, Gironde, Loire-Atlantique, Nord et Oise), afin d’évaluer le temps nécessaire au traitement des demandes, le nombre d’usagers supplémentaires à accueillir et les perturbations éventuelles sur les services municipaux.

    Sans compter d'autres problèmes périphériques : urgences à traiter (motif de nécessité impérieuse ou d’urgence), moralité la pression sur les Maires et leurs services, n’est pas prête de diminuer ! D’autant que les questions de sécurité accompagnant la délivrance de ce type de document, ne sont pas anecdotiques : les services municipaux seront obligées de relever une nouvelle fois les empreintes des usagers lorsque ces derniers viendront chercher leurs passeports" ! L'aspect juridique ensuite, aucune nouvelle du projet de loi sur la protection de l'identité, qui devrait permettre d'attribuer à une commune, la possibilité d'accomplir cette mission pour le compte d'une autre. Dans l'état actuel du droit, cela n'est pas possible !

    Pourtant la question des passeports bio métriques ne soulève pas que des problèmes de forme ou de compensation financière  … Cela est encore plus complexe lorsque l'on s'attache au fond !

     

     

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  • "Grand Paris", quel scénario ? La conquête de l’Est ou à l’est rien de nouveau ?

    Grand Paris 77.jpgJ’ai assisté, il y a peu,  à un débat organisé à l’initiative du Conseil général sur le « Grand Paris, quels enjeux pour la Seine et Marne », sujet passionnant à en croire le nombre de personnes présentes; remarque positive, avec les élus et divers acteurs sociaux et économiques présents dans la salle, toutes les sensibilités politiques du territoire étaient représentées, c’est bien là l’essentiel.
    Compliment à la cellule Com' organisatrice, la projection d’interviews d’un panel d’acteurs économiques et sociaux bien choisi a permis de rendre ce débat tonique en rythmant les différents temps de parole, sur du dur plutôt que des banalités !.

    Le dossier du « Grand Paris » engagé par Nicolas Sarkozy, dés juin 2007 (discours de Roissy), est demeuré en arrière plan de la campagne des municipales et des cantonales suivies des résultats électoraux que l’on sait. Il a été depuis relancé avec la nomination d'un secrétaire d'État à "la région capitale", Christian Blanc. Constat, le gouvernement compte dans ses rangs deux Secrétaires d’Etat détachés à des territoires spécifiques : les DOM TOM et le Grand Paris …

    Depuis, les initiatives se sont multipliées : Commission d’études régionale pilotée par Jean-Paul Planchou, rapport de Philippe Dallier, sénateur UMP de Seine Saint Denis remis à l’Observatoire de la décentralisation, concours d’urbanisme lancé par le Gouvernement, création d’un secrétariat d’Etat … Si personne n’est dupe de la manœuvre politique de Sarkozy contre Paris (Delanoe) et la Région (Huchon), rappelons que l’idée ne date pas d’hier. En 1920, la gauche aux rênes de l’ancien département de la Seine demandait  déjà la constitution d’un « Grand Paris » à l’image d’agglomérations européennes voisines. Devant la menace politique représentait par la « ceinture rouge » de l’époque, les élus parisiens ont multiplié les barrières « sanitaires », la construction du périphérique symbolisant cette  frontière. Ce n’est qu’avec l’élection en 2001 à la mairie de Paris de Bertrand Delanoë que des partenariats entre  communes voisines se nouent, notamment autour d’une Conférence métropolitaine centrées sur la résolution de problèmes concrets de voisinage.

    Vu la diversité des projets évoqués, pour la Seine et Marne, tout peu sortir de cette réflexion :  le meilleur ou le pire. Certaines questions pivots restant pivots :  périmètre, statut (une feuille de plus dans le mille feuille institutionnel ?), répartition des richesses et enfin quelles retombées pour l’ensemble des Seine et Marnais ...

    A mes yeux, une exigence, il serait souhaitable que les élus Seine et Marnais se déterminent non sur des  critères partisans mais sur l’intérêt du développement harmonieux de leur territoire. Personnellement, dans l'état actuel des choses, je crains que le Grand Paris ne nous apporte plus d’inconvénients que d’avantages ... Il m'apparait essentiel, avant de lancer quoi que ce soit,  de commencer par une réflexion stratégique de développement de territoire, basée non sur une analyse datant d'une vision des deux siècles derniers, mais sur celui qui commence ...

    Certains retards apparents, lorsque l'on y songe, pouvant se révéler par la suite de formidables potentialités, qu'il faut savoir saisir  …

     

     

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  • Nous avons gardé une Seine et Marne d'avance !

    1156413876.jpgSoyons clair : l'information la plus importante à mes yeux et que nous gardons une « Seine et Marne d’avance » , tant mieux pour mes concitoyens ! La majorité de gauche conduite par Vincent Eblé sort confortée de ce second tour des cantonales,  malgré une droite seine et marnaise revancharde qui a tout fait pour reprendre un  département qu’elle considère toujours comme sa propriété privée.

    Sur le canton de  Meaux Sud, nous avons été battu. Je veux d'abord remercier chaleureusement les électeurs qui nous ont accordé leurs suffrages et leur confiance, prés de 4 000 tout de même (sur 8 955 exprimés), ce qui n’a pas suffit, car à l'arrivée plus de 1000 voix nous sépare du candidat UMP Jean François Pariggi. Mais c'était une élection à trois tours : ma commune, Trilport (nous atteignons prés de 61% des voix), le canton (voir ci aprés) et le département au décompte final des gains et des pertes des uns et des autres. 

    LE PS détenait ce canton depuis 1976 et la victoire de Michel Vallier, qui a été 32 ans durant son fidèle et exemplaire Conseiller Général. Nous savions que le challenge du fait surtout de la proximité du scrutin avec les municipales était difficile. Ce contexte a carrément brouillé chez beaucoup d'électeurs les enjeux du vote et sa spécificité "départementale", d’autant que l’ UMP s’est bien gardée tout au long de cette campagne d’aborder concrètement son projet pour la Seine et Marne, limitant son propos au seul canton de Meaux Sud (et à titre plus anecdotique du Pays de Meaux) et un argumentaire sur l'imposition des plus caricaturaux (voir note précédente) ...
    Mais qui au final pourrait jouer des tours à ses auteurs.

    Du fait assez mécaniquement, les tendances enregistrées lors du scrutin des municipales ont influé celui des cantonales. Un contexte politique qui risquait d'influer le résultat final en cas de mauvaise performance des listes de gauche locales, d'autant qu'il fallait intégrer le « poids » du vote des quartiers de la ville Centre : Meaux.

    C'est ce qui s'est effectivement déroulée ...

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  • Gardons une Seine et Marne d'avance

    481186961.jpgDimanche 16 mars, dans le canton de Meaux Sud, les électeurs se déplaceront de nouveau pour voter. Pourtant me diront certains les élections municipales ont rendu leur verdict dés le 9 mars dans les 10 communes de ce canton , mais ce second tour est uniquement consacré aux élections cantonales. Ce qui est une bonne chose, car ce scrutin a trop été jusque là, à l'arrière plan des municipales, il est pourtant de première importante pour le quotidien de chacun, au regard du rôle joué désormais par le département. C'est la raison principale de ma candidature au Conseil général.

    La question du maintien du département a été remis au premier plan avec le rapport Attali. J'avoue ma réserve,  il y a quelque années encore sur l'utilité de ce maintien, l'action du Conseil général, notamment en Seine et Marne, m'apparaissait alors pour le moins décalée de la réalité et des besoins concrets des seine et marnais. Trois évènements m'ont cependant fait changer d'opinion :

        * les conséquences des lois Raffarin et les nouvelles compétences attribuées aux départements, même s'il faut insister sur le manque de moyens financiers correspondants délivrés par l'Etat,

        * l'action de la nouvelle majorité départementale animée par Vincent Eblé depuis avril 2004. En écrivant cela, je ne suis pas dans la posture d’un militant ou d ‘un fan, je m’en expliquerais plus loin,

        * ma perception comme Maire, des difficultés actuelles de mes concitoyens et du  retard considérable de notre pays sur certaines problématiques liées au handicap, à l'action sur le troisième êge ou au logement notamment ...

     

    C'est pourquoi, j'ai la conviction qu'il faut absolument se mobiliser et s'impliquer pour  "Garder une Seine et Marne d'avance" !

     

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  • Devoir de mémoire

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    Samedi dernier était  consacré au « devoir de mémoire », avec deux commémorations bien différentes se déroulant ce même jour, relatives à deux évènements qui ont marqué notre histoire.

    L’inauguration du monument de Barcy consacré aux "poilus" morts lors de la Bataille de la Marne. a constitué un moment empreint d'émotion, cependant certains mots prononcés lors des discours officiels m’ont laissé quelque peu songeur.
    Le souvenir de cette terrible bataille doit il se limiter aux seuls actes héroïques de jeunes français défendant nos trois couleurs et notre sol contre l’envahisseur allemand ou à l'évocation d'un journal de guerre victorieux ? D'autres enseignements, me semble t'il  doivent être tirés de ce conflit majeur de l’histoire moderne qui a durablement transformé notre continent !

    Lorsqu'en 1914, la France, l'Angleterre et la Russie déclarent la guerre à l'Allemagne, peu de personnes (sinon Jaurès) se doutent du terrible cataclysme qu'ils ont déclenché. Pour la grande majorité des décideurs d'alors, qu’ils soient économiques, politiques ou militaires, cette guerre sera courte, opinion largement partagée par les populations, ce qui explique l’ambiance particulière des premiers jours de guerre et dans l'esprit de beaucoup de Français, l’heure de la revanche contre l'Allemagne Prussienne après la défaite de 1871 a enfin sonné ! 

    Début 1914, c’est une guerre de mouvement qui s’amorce, les armées allemandes traversent la Belgique, envahissent la France et se dirigent vers Paris. C’est à ce moment que se déroule la bataille de la Marne, épisode qui marque un  tournant décisif du conflit et le début d'une guerre de position interminable,intimement liée désormais à 14/18.
    Cette bataille qui permettra à l’armée française de rétablir une situation très compromise, s'est déroulée dans notre région, touchant au plus profond certaines de nos communes voisines comme Neufmoutiers ou tomba Peguy, Monthyon, Saint-Soupplets, Marcilly,  Etripilly, Chambry, Barcy ...

    Elle fut pour nombre de spécialistes, la première guerre moderne. Un affrontement total et sanglant à la puissance de feu jusque là inégalée causant une effroyable et intolérable boucherie. Lors de la "guerre des marchands de canon" (Krups contre Wendel) toutes les techniques modernes militaires ont été expérimentées, tant sur terre, que dans les mers et les airs!

    Jamais autant d'hommes n'avaient combattu jusqu’alors et n'étaient tombés sur le champ d'horreur !

     

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  • Deviation de Trilport, c'est voté !

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    J’ai eu le plaisir d’assister (en direct live s'il vous plait !) au vote par l’Assemblée Départementale à Melun de la "prise en considération du projet de contournement nord-est de Meaux", ou autrement dit le lancement de la déviation de Trilport ! Un constat s'impose, Vincent Eblé a tenu ses engagements, à la lettre et dans les délais promis (cf dernière note sur le sujet)

    Je m'étais juré, il y a déjà quelques années (le temps passe) lors du lancement des toutes premières études, d'assister à ce moment clé. Un instant émouvant par ce qu'il signifie comme changement potentiel, à la fois proche et lointain ... Nous savons que beaucoup d'eau coulera sous les ponts de la Marne avant que nous puissions fouler les premiers mètres de la future voie de contournement, mais à partir d'aujourd'hui, demain ne sera plus comme hier !
    L'annonce d'une déviation est un déchirement, l'annonce d'une coupure future et irrémédiable d'une ligne d'horizon, d'un paysage ... Mais nous n'avions plus le choix, vu la situation intenable d'aujourd'hui, Trilport étant totalement asphyxiée par le trafic des voitures et des poids lourds !

    A bien des égards 2007 constitue une année charnière  : présentation du tracé définitif par Vincent Eblé lors de sa visite en février, inscription du tracé au Schéma Directeur Régional d’Ile de France par l’Assemblée Régionale (lorsque l'on sait que c'est l'unique projet de contournement routier retenu par la Région pour ce SDRIF, on mesure l'importance de la décision !) et enfin, vote de ce jour !

    Chacun doit mesurer l'importance de ce moment clé qui marque le point de départ effectif d’une déviation attendue depuis plus de 30 ans par des milliers de franciliens ...

     

     

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  • Quinze février 2007

    medium_deviation3.jpgCertaines journées dans la vie d’un élu comptent plus que d'autres, quelquefois simplement du fait de leur portée symbolique. Le 15 février 2007, incontestablement, restera une de ces dates.
    Trois évènements en sont à l'origine, deux relatifs au projet de contournement de Meaux Nord Est (plus connu sous le nom de « Déviation de Trilport » ), un au retour dans la Zone d’activité de la Halotte d’une entreprise sinistrée, après un séjour de plus de deux ans en zone franche … Evènements sans lien apparent mais résultant d’un long travail de dossier et de concertation avec l'ensemble des différents acteurs, institutionnels ou non.

    Deux dossiers assez lourds, quand on y pense et qui sont loin d'être terminés. Dossiers sur lesquels il a fallu combattre tout sentiment de fatalité ou de résignation pour avancer.
    En privilégiant l’action publique, comme outil ... Pour être efficace celle ci nécessite des élus un engagement réel, souvent discret, privilégie le travail de fond et la concertation et a surtout plus besoin de sérénité que de petites phrases ou de coups de "com" sans lendemain !
    Enfin, au dessus de tout, elle impose une réelle humilité, car elle est, plus que jamais œuvre collective (et non le fait d'un homme (ou d'une femme) providentiel !), résultant de la mutualisation des compétences et ressources des différentes collectivités territoriales qui maillent notre territoire. Réseaux auquel je ne désespère pas de voir se reconnecter un jour prochain, l’Etat.

     

    Retour sur une journée vraiment particulière …

     

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  • La Justice a le blues ...

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    Pour la justice, 2006 restera comme "l'anno horribilis". La faute à Outreau peut être, mais pas seulement ... Les politiques s'en sont également mêlés : frénésie législative, critiques acerbes et attaques en règle en provenance même de Ministres en titre et non des moindres, Sarko en première ligne. Mais la cause principale de ce mal être est surtout un cruel manque de moyens qui commence à peser à la longue sur le moral des troupes. Il démontre d'ailleurs la totale mauvaise foi de certains de ses zélateurs aujourd'hui en responsabilité.
    L'année 2007, à priori n'inspire pas plus d'optimisme aux acteurs de terrain que sont les juges et les avocats. C'est l'impression trés nette qui est ressortit de la rentrée solennelle du tribunal correctionnel de Meaux. Dans l'interminable série des voeux, cette audience constitue toujours un moment particulier permettant de prendre le pouls de l'institution judiciare, une composante essentielle s'il en est de notre démocratie. Ce n'est pas pour rien que beaucoup de spécialistes estiment que l’on connait en profondeur l’état d’un pays en étudiant sa justice.

    Trois intervenants prennent invariablement la parole en ce moment solemnel : le Président du Tribunal pour les juges, le Procureur le parquet et le bâtonnier au nom des avocats du barreau ...

    Trois temps forts dont l'intensité varie selon la qualité des intervenants ou la gravité du propos ...

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  • Un chantier exemplaire à plus d'un titre (suite)

    medium_deviation_meaux.4.jpgAprés avoir salué le rôle des hommes et femmes qui ont réalisé sur le terrain la déviation Sud Ouest de Meaux (cf note précédente), il n'est que justice de revenir sur le rôle de ceux qui ont permis à ce chantier de voir le jour, je veux bien sur parler ici, des élus, qui ont été nombreux à participer à ce dossier à des degrés divers, chacun à son niveau.

    Deux enseignements majeurs sont à retenir :
    - Lorsque l'intérêt général est placé au premier plan, en laissant de coté les intérêts particuliers ou partisans, de grandes choses sont possibles, ce chantier en est la parfaite illustration.
    - Il est important pour un pays d'avoir une puissance publique qui est la capacité de s'engager et d'investir.

     

    Pourquoi ?

     

     

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  • Un chantier exemplaire.

    medium_viaduc8.3.jpgMercredi 13 septembre, j'ai eu le plaisir de participer à l'inauguration de la déviation Sud Ouest du Pays de Meaux, évènement de première importance s'il en est pour notre jeune agglomération.
    Pour fêter un moment attendu depuis des décennies par des dizaines de milliers de personnes (30 000 utilisateurs /jour sont prévus), du beau monde s'était donné rendez vous sur le "tarmac" : deux Ministres, et non des moindres, Messieurs Perben et Coppé (également Preésident de la Communauté d(Agglomération, Maire de Meaux et Conseiller Régional), le Président de la Région Jean Paul Huchon, du Département Vincent Eblé, le corps préfectoral au grand complet (du préfet de Région au Sous Préfet), les équipes de la DDE, un aéropage d'élus trés varié Conseillers Régionaux et Généraux, Maires ...) et les représentants des nombreuses entreprises ayant travaillé sur ce chantier...

    Quels enseignements peut on tirer de la réussite d'une telle réalisation ?

     

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  • Te recuerdo Salvado !

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    Chaque 2eme samedi de septembre, la communauté chilienne du Pays de Meaux commemore les victimes du 11 septembre 1973. Une cérémonie, moins médiatique que celle d'un autre 11 septembre mais tout aussi émouvante, qui se déroule devant la stèle érigée en l'honneur du Président Allende, en présence des membres de la communauté chilienne, des élus et des représentants des partis de gauche.

    Un moment de recueillement et de retrouvailles attendu de beaucoup et particulièrement important à mes yeux ...

     

     

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  • Déviations de Trilport : le long travail des politiques

    medium_AVION-TRILPORT-3.jpgTrilport possède une caractéristique dont se passerait bien ses élus et ses habitants, son fameux bouchon ... Aux heures de pointe il faut souvent prés de 40 minutes pour effectuer les cinq kilomètres permettant de traverser la ville !
    "Mais que font les élus" se demandent sans doute les trop nombreux franciliens (plus de 30 000, estimation 1998 !) qui se retrouvent bloqués de précieuses minutes chaque jour malgré eux !

    La note d'aujourd'hui a pour but de faire le point sur le dossier plus complexe qu'il parait du contournement de Trilport qui évolue de nouveau, enfin  ...

     

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  • Ou l’on reparle des gens du voyage

    La question des gens du voyage, déjà évoquée en de maintes occasions sur ce blog, est récurrente et revient dés les premiers rayons du soleil annonçant l'été. Un problème complexe au regard de la diversité des réponses concrètes à apporter selon la nature des personnes concernées (sédentaires, occasionnels, grands passages) et constitue un des serpents de mer pour  lequel notre société n'a toujours pas trouvé de réponse acceptable,et ce depuis des siècles, en voici le dernier épisode ...
    Début mars, nous reçevons de la Préfecture un document d’une cinquantaine de pages intitulé  « Propositions pour un ré-examen du Schéma Départemental d’Accueil des gens du Voyage » accompagné d’un courrier demandant au Conseil Municipal de se prononcer dans un délai de deux mois ... Surprise !!!

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