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PS - Page 2

  • Marie Richard, candidate de terrain ...

    9469d0061f9d1b30832f38da0e63924a.jpgSi à Paris ou ailleurs certains égos ont leurs humeurs, Marie elle, laboure chaque jour le terrain à la rencontre des électeurs dans une circonscription qu'elle connait bien depuis sa 1ere campagne face à Guy Drut ... 
    Terre de mission difficile que cette 5eme circonscription de Seine et Marne, surtout lorsque l'on est une candidate socialiste ! Le député sortant Guy Drut, visant une fin de carrière au CIO a laissé sa place à un candidat UMP inconnu dont le seul credo, l'unique programme est d'être le candidat qui soutient Sarkozy ... c'est mince mais cela devrait suffire selon lui, c'est dire la confiance qui règne à l'UMP.
    Reste que le premier tour de cette élection est 10 juin,  avant rien n'est joué. Heureusement Marie dispose d'autres atouts en main : elle connait le moindre recoin d'une circonscription aux multiples facettes, les électeurs et élus locaux apprécient son implication, sa présence auprés d'eux durant toutes ces années et plus encore les résultats concrets de ses actions  ...

    Etrange atmosphère pour cette législative située juste quelques jours aprés une présidentielle qui laisse un gout plus qu'amer dans la bouche de beaucoup et qui a quelque peu blasé nos concitoyens devant cette "overdose" de politique. Pourtant quoique les médias avancent, la messe n'est pas encore dite ...

    C'est ce qu'est venu rappeler Jean Glavany, lors d'une réunion publique tenue avec Marie Richard, à la Ferté sous Jouarre, la ville dont elle est Maire ...

     

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  • Une responsabilité : rebondir !

    medium_rose_espoir.jpgPremier constat, net, évident, la politique est de retour et qui peut d’en plaindre ? Record de participation dans les urnes et d'audience des émissions politiques, multiplication des discussions entre collègues et amis, vitalité des débats de la blogosphère et du net, les jeunes des cités se passionnant pour ce scrutin  … Rendons grâce aux deux candidats d’avoir ouvert de nouveau les portes permettant aux français de réinvestir le champ public, il sera difficile désormais de parler de déficit du politique ; ne reste plus qu’à transformer l’essai dans une France en pleine mutation.

    Car la donne politique a effectivement changé :

    - Pour la gauche, le constat est brutal. Au soir du premier tour, le total de ses voix ne dépassait pas les 40 % ; autant dire que la cause semblait entendue pour la candidate socialiste avant même le scrutin du 6 mai. Dans le même temps, la leçon de 2002 a été retenu par les électeurs qui en éparpillant leurs suffrages avaient rendu possible ce naufrage démocratique. Le vote utile s’est imposé face à une forme d'impuissance de l’extrême gauche à changer le cours des choses, n’en déplaise aux donneurs de leçons en tout genre, pour qui le PS « n’est jamais assez … »

     - Pour l’UMP c’est à droite toute ! La victoire personnelle de Nicolas Sarkozy est nette. Il a fait de l’UMP un parti populaire totalement acquis à sa cause dont le nouveau "leader maximo" a entièrement renouvelé le corpus idéologique : retour à l'autorité, l'ordre, le travail, la récompense, la France des propriétaires et une lepénisation avérée et affichée dans certains domaines liés à l’immigration qui n’étaient pas forcément des plus nécessaires …

    Cependant il semble que paradoxalement le choix pour les électeurs, n’est pas été majoritairement celui de la Droite contre la Gauche mais plutôt celui du choix d’un(e) Président(e) et d'un programme pour les 5 ans à venir.

     

    Et c’est sans doute là, que le bas a blessé …

     

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  • "Il n'en restera qu'un ou une ..." et pour moi c'est toujours DSK

    medium_grand_debat.jpgJeudi 16 novembre, 218 711 militants socialistes voteront en leur âme et conscience pour désigner leur candidat(e) à l’élection présidentielle, cloturant ainsi une séquence de plus d’un mois, ponctuée de trés nombreuses soirées consacrées soit au grand oral cathodique (cf note précédente) du mardi soir, soit aux diverses réunions entre militants … Ayant eu l'occasion de me rendre dans différentes sections, je confirme que "les troupes" sont quelque peu fatiguées.

    Cette primaire inédite en France, est une réussite pour le Parti Socialiste qui a su maîtriser cet exercice délicat de démocratie interne, ce qui n’était pas aussi évident au départ !
    La droite peut ironiser tant qu’elle le désire, nous ne sommes pas prêt d’assister en « prime time » à une confrontation d'une telle tenue entre Sarko, MAM ou Monsieur de Villepin. L'affaire « Clearstream » le démontre, et encore nous ne sommes qu'au début de cette dramatique farce ... Autre avantage, et non des moindres, l'occupation intelligente du terrain médiatique, même Sarko semble aphone, c'est dire ! 

    Si les médias ont déjà choisi depuis longtemps leur candidate, et ce n’est pas injure que de le constater, la messe n’est pas dite pour autant, chaque jour qui passe apporte son lot d'informations nouvelles et rien n'indique que les militants socialistes voteront le 16 novembre unanimement pour cette candidate, attendons ...

    Il faut insister sur la nécessité de ce débat, son utilité également, il a permis à chacun de pouvoir se prononcer en toute connaissance de cause sur les qualités ou les limites des candidats au poste de Président de la République ; car il s’agit bien de cela : élire non seulement le candidat qui pourra battre Sarkozy mais aussi celui ou celle qui en occupant durablement ces fonctions pourra changer la donne et marquer pour le coup une réelle rupture avec le régime actuel.

    Des échanges qui n'ont fait que renforcer ma conviction, je voterais DSK le 16 novembre, pourquoi ?

     

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  • "De la confrontation nait (quelquefois) la lumière"

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    Sur la chaine parlementaire, c'était le débat de tous les dangers ...
    L'ensemble de la droite attendait ce moment avec espoir, espérant l'implosion en direct et en mondiovision du PS, victime des "ambitions personnelles" des 3 prétendants en lice, juste à quelques mois d'un scrutin capital, du pain béni ! Beaucoup de militants ou sympathisants socialistes craignaient également cet instant, non sans raison  : division, effondrement de "son" ou "sa" candidat(e) ... Rien de tel n'est arrivé, tant mieux, pour le PS et les français ! Mais revenons sur cet évènement et ses perspectives ...

    Je pense toujours que le calendrier choisi par François Hollande pour la désignation du candidat à la candidature (le mois de novembre) , n'est pas bon. Ne le prenons surtout pas pour un imbécile, certains ne s'en sont d'ailleurs toujours pas relevé, "Fraise des bois" possède un réel sens politique mais force est de constater, qu'il a pris beaucoup de risques avec ce calendrier. Les dérapages plus ou moins controlés, surtout les petites phrases des seconds couteaux, à trés peu d'encablures du vote des français peuvent faire trés mal et certaines cicatrices auront du mal à se refermer en quelques semaines. Cette proximité des dates risque d'empiéter sur la qualité et la profondeur du débat. Un risque qui est peut être d'ailleurs à l'origine de ce choix ...

    Car il faut débattre, n'en déplaise à certains !  Le débat interne est dans les gènes du PS, c'est un de ses particularismes et une de ses richesses. La différence entre le fan, le supporter et le militant est bien là : choisir les yeux ouverts ... "De la confrontation nait la lumière" disait Mao, plutôt spécialiste de l'obscurité ...
    Chaque candidat peut aborder ainsi les problèmes de fond, présenter aux militants sa texture, son grain, ses arguments, ses faiblesses, ses qualités, bref l'humain peut enfin et doit dépasser l'icône.
    Il était inimaginable que cette désignation ne s'effectue sans débat contradictoire, au sondage style vote à la Star Ac, comme le désirait ardemment certains. Mais n'oublions pas cependant qu'aprés la désgnation interne, se déroulera un terrible combat contre la droite de Monsieur Sarkozy,

    Alors que penser d'une telle soirée ? 

     

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  • Pour moi, c'est DSK, mais ...

    medium_dsk.2.pngNous y sommes ... enfin ! Les candidatures sont annoncées. Ils seront finalement trois à se présenter aux suffrages des militants : DSK, Sego et Fabius (par ordre d'apparition à l'écran ...).
    Mille excuses pour les internautes non sympathisants qui liront cette note, mais elle aborde un sujet de fond qui peut les intéresser.

    Avant de donner les raisons qui m'amènent à soutenir la candidature de DSK, il m'apparait important d'énoncer quelques vérités premières :

    - je regrette le calendrier qui nous est imposé. Il aurait été préférable, et de loin, avoir et ce débat et ce vote avant l'été. Nous serions aujourd'hui en ordre de marche et offririons un tout autre visage aux français. Si on n'y prend garde, le risque de "machine à perdre" évoquée est bien là,

    - il est essentiel de ne pas se tromper d'adversaire. Nous n'en avons qu'un, Nicolas Sarkozy. Il faut absolument que chaque candidat et ses supporters gardent calme, sérénité, sens du parti et de l'intérêt général; attention aux dérapages et aux petites phrases ! C'est notre responsabilité collective. N'oublions pas qu'aprés le(s) vote(s) de désignation, nous nous rassemblerons autour d'un(e) seul(e) candidat(e). Autant s'en souvenir avant de débattre. C'est pour cela que je n'évoquerais dans cette note pas une certaine candidature, ne désirant pas tomber moi même dans ce travers (charité bien ordonnée commence par soi même)

    - Débattre et laisser aux militants la décision finale du choix du candidat à la Pésidentielle aprés un vrai moment de vie démocratique est une richesse que seul notre parti politique s'autorise, ce n'est surtout pas une faiblesse. On peut regretter le moment, le contexte mais pas le principe. Le débat interne est dans nos gènes depuis Epinay, il est une de nos forces. Une condition toutefois, privilégier la confrontation des idées et refuser celle des ambitions personnelles, afin de ne jamais revivre Rennes.

     

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  • Echos du Mans ...

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    " Le défi aujourd’hui, pour tout socialiste, ce n’est pas simplement la révolte contre l’injustice. Mais c’est aussi, peut-être surtout, de se donner les moyens de rendre la France plus juste. Il faut que ce congrès soit utile. Comment être utile aux Français ? Comment être utile à ces ouvriers licenciés quand leur entreprise accumule des bénéfices ? Comment être utile à ces familles dont les fins de mois durent trois semaines ? Comment être utile à ces jeunes couples qui ne trouvent pas le moyen de se loger ? A ces retraités qui ont travaillé toute leur vie, et qui se retrouvent démunis ? Comment être utile à ces jeunes des banlieues qui sont d’ici, et qu’on veut renvoyer ailleurs ? A tous ces jeunes qui accumulent les handicaps ? A ces hommes, à ces femmes qui travaillent dur ou qui ne travaillent pas ? Qui souffrent et qui parfois le crient ?

    Aux Français, nous ne proposons pas les lendemains qui chantent, mais le présent qui change. Nous ne voulons pas d’une gauche avec ses engagements flamboyants du dimanche et sa triste réalité du lundi. Nous ne voulons pas d’une gauche des paroles, mais d’une gauche des actes.

    Partons de nous pour aller vers les autres, pas l’inverse. C’est le projet qui commande les alliances, pas les alliances qui sont un projet "

     

    Dominique Strauss Kahn 

  • Reussir le Mans ...

    Un congrés socialiste est une dramaturgie qui se joue en quatre actes :
    - Premier acte, la section où les militants votent sur les motions présentées à leurs suffrages, 
    - Second acte, le Congrés Fédéral (au niveau départemental) où sont rassemblés, validés ou non les votes de chaque section, désignés, selon les résultats, les représentants des différentes motions au Conseil Fédéral (l'assemblée délibérante de la Fédération ) et le nombre de délégués envoyés au Mans,
    - Troisième acte, le Congrés National où sous les sunlights des médias et dans les réunions noctures interminables, tout se joue ou presque,
    - Quatrième et dernier acte, l'élection du Premier Secrétaire National au scrutin universel des militants ( qui se prononcent également le même jour sur le choix du Secrétaire Fédéral et des secrétaires de section).

    Retour sur le Congrés Fédéral
    Les péripéties pour le moins surprenantes de la Fédération du Pas de Calais où aprés, semble t'il, "quelques" tractations téléphoniques entre Laurent Fabius et Daniel Percheron (Premier fédéral de cette Fédération) la Motion 2 de Fabius a transformé en moins de 24h une déroute en simple défaite (quoique !), passant au niveau national de 18% de votes à un peu plus de 21% a troublé et alimenté beaucoup de conversations de militants.  Un épisode qui laisse perplexe et inquiet sur la vie démocratique de certaines fédérations.

    En Seine et Marne, rien de tel, et au regard de la netteté des votes exprimés (motion Hollande : +55%, Motion Fabius : -20% et motion NPS : +22%) on ne peut que regretter l'attitude des responsables départementaux de la Motion Fabius qui ont consacré l'essentiel de leur expression publique, a jeté le discrédit sur des résultats pourtant indiscutable. Attitude regrettable d'autant que paradoxalement les mêmes orateurs s'étaient il y a peu (quelques mois tout juste) allègrement affranchis de respecter le vote militant aprés le référendum interne sur la Constitution Européenne, menant même une campagne publique active contre un texte pourtant approuvé par la majorité du PS. Force est de constater que si des militants lors de leurs interventions enrichissent et élèvent le débat politique grace à des arguments et des idées contradictoires, trop souvent l'argumentaire "fabiusien" est d'un autre registre ; ce qui leur permet toutefois de ne pas aborder le fond des choses et de rester au stade des simples slogans ...

    Les enjeux d'un Congrés
    Les enjeux du Mans sont d'une toute autre nature et notre responsabilité doit être à la mesure de l'attente des français. Les querelles de personnes, les positionnements tactiques des divers présidentiales entretiennent la plus grande confusion et ne sont pas à la hauteur des enjeux d'aujourd'hui, l'état actuel de l'opinion publique en atteste (cf sondage du CSA publié dans Le Monde).
    Il est essentiel et urgent d'offrir des perspectives crédibles à un pays en désespérance, aux jeunes de banlieue déboussolés dont la seule ligne de fuite ne peut être la violence mais doit être la Société ... Ces gamins paumés par la violence sociale et l'absence de perspectives proposées ne sont pas une "racaille" que l'on "karcherise" mais des élèves de notre école publique, de nos collèges et de nos lycées ...
    La France a grand besoin de cette jeunesse et de sa formidable énergie que l'on peut canaliser quoique pense Sarkozy ... Si c'est cette France Bleue, Black, Blanc, Beur qui a permis à notre pays de gagner la Coupe du monde, nous ne devons plus la cantonner aux seuls terrains de sport.  Combien actuellement siègent sur les bancs de l'Assemblée Nationale, au Sénat, dans les organes dirigeants de  nos partis politiques (y compris au PS) ou dans les Conseils d'Administration des sociétés ?
    Soyons vigilants et innovateurs sur cette thématique. Ce ne sont pas les solutions gouvernementales et un couvre feu prolongé abusivement pour  trois mois qui apporteront une issue à cette grave crise sociale et institutionnelle qu'il ne faut surtout pas limiter aux seuls banlieues. Elles ne sont que le condensé et le concentré de nos contradictions et des difficultés multiples de nos société modernes. Constatons que depuis trente ans les réponses apportées par les gouvernements successifs de Droite et de Gauche n'ont pas suffit et rien changé ! Sur ce sujet, nous devons nous garder de tout propos démagogique, de toute promesse non crédible et nous remettre humblement au travail. 
    Insistons cependant sur un point, les gouvernements Raffarin et Villepin avec l'abandon de la Police de Proximité, la baisse des moyens accordés aux collèges et aux Lycées, l'arrêt des subventions aux associations de terrain, la suppression des emplois jeunes et les interventions plus que limites de Sarkozy ont incontestablement précipité les évènements et participé grandement à l'embrasement général.

    L'enjeu du Mans est de relancer une dynamique brisée par le scrutin européen, de remobiliser et de rassembler un Parti et ses militants autour d'orientations claires. Le résultat du vote des sections prouve que la majorité des socialistes est attachée à faire du PS, non une courroie de transmission d'idées venues de l'extrême gauche, mais une force de propositions, à partir de laquelle une alternative réelle, durable et sincère de changement peut et doit naître. "Dire ce que l'on va faire et faire ce que l'on dit .." propos jospinien, réformiste, peut être, mais qui peut en toute simpicité contribuer à changer la vie au concret, au quotidien et redonner une crédibilité à l'action politique.

    Nous devons garder en mémoire un principe essentiel qui doit guider aujourd'hui nos dirigeants, nos votes et nos choix lors de ce Congrés et lors de la désignation de notre candidat pour 2007, comme il a guidé bien avant nous, Jaures contre Guesde, puis Blum contre Mollet : Les idées avant les hommes, les hommes au service des idées ...
    Et certainement pas, les idées au service d'hommes exprimant aujourd'hui le contraire de ce qu'ils ont toujours pensé ou réalisé lorsqu'ils étaient en responsabilité ... Marx ne disait il pas que seule la Vérité est révolutionnaire ... Comme quoi même derrière un réformiste accompli peut se cacher un vrai révolutionnaire ...

     

    Je suis signataire de la Motion 1 défendue par François Hollande, DSK, Lionel Jospin, Martine Aubry notamment ...

     

  • Congres, l'heure des longues contributions

    Mardi 12 septembre, aprés minuit ...

     

    La réunion de présentation des contributions organisée par la Fédération vient de s'achever ... Une réunion statutaire qui apparait bizarrement comme un exercice de style ou une figure imposée ... Mais enrichissante car il y a matière à phosphorer pour le militant de base.


    En premier lieu, au niveau de la quantité des textes (six cahiers de 150 à 200 pages chacun, soit plus de 1000 pages), les soirées d'été n'étaient pas de trop pour s'imprégner de la substantifique moelle ... Quand à la qualité, la vérité oblige à dire qu'elle est à géométrie variable; fonction des textes, de leurs auteurs et de leur conviction ...

    Le militant pour avoir un avis éclairé doit lire l'ensemble des textes des contributions (dur, dur ...) qu'elles soient de portée générale ou thèmatiques et il y a plétohore, on se bouscule au portillon ! Je suis obligé d'avouer que je ne suis pas tout à fait un militant éclairé n'ayant pas lu (pas pu ?) lire l'ensemble de la prose proposée.

    L'autre exercice passionnant est de s'adonner à la chasse aux noms des signataires, afin d'obtenir une géographie circonstanciée et instantanée des humeurs du moments, des futurs ralliements ou reniements ...

    Cette phase 1 est celle de l'incantation précède la phase 2, celle de la décantation ...
    Les contributions vont alors effectuer leur mue, s'autodétruire ou non et se transformer en motions ... Derrière les mots, vont soudain apparaitre les hommes, les intentions et les ambitions ...

    Coincidence ? Je suis actuellement en pleine relecture de mes classiques (caciques ?) ... Jaures contre Guesde en 1900, Blum contre Mollet en 1946 ... Et tout cela grâce au site re-so ( http://www.re-so.net/) qui offre un florilège des textes de référence qui ont marqué la gauche ...

    Dont l'intervention de Blum en 1946, prémonitoire ...


    "C’est cette transformation essentielle de la structure sociale, cette “ mutation ” qui constitue pour nous la révolution. C’est en ce sens que j’ai tant de fois répété qu’il n’existe pas deux espèces de socialisme, dont l’un serait révolution l’autre ne le serait pas. Nous pensons que cette transformation est révolutionnaire, même si elle est acquise par des moyens légaux et, à l’inverse, un soulèvement populaire victorieux qui n’aboutirait pas à la transformation sociale ne serait pas à nos yeux la révolution.
    Nous croyons que la mutation révolutionnaire du système social a pour condition la conquête du pouvoir politique par les travailleurs organisés en partis de classe. La conquête du pouvoir n’est pas une fin en soi, mais la condition préalable et indispensable de la transformation révolutionnaire."

    Souvent, l'histoire est un éternel recommencement ... Le Mans echappera t'il à la règle ?
    Question subsidiaire : qui joue aujourd'hui le rôle de Mollet, le "gauchiste" de l'époque qui dénonçait le libéralisme de ses adversaires ?
    L'heure de vérité approche, la responsabilité collective nous impose lors du prochain congrés du Mans, de ne pas en faire un Rennes Bis, notre pays ne mérite pas cela ...


    Heureusement la conclusion de Blum est ré-so-lument optimiste et nous laisse les plus grands espoirs pour les épisodes suivants :

    "Ce que je sais, quant à moi, c’est que pour le socialisme aucune blessure ne peut être mortelle, qu’il sortira de cette crise comme de tant d’autres, et qu’une fois de plus, il fera surgir des profondeurs de la nation les forces et les hommes nécessaires à sa victoire."

     

    Des extraits du discours de Blum sont accessibles dans les documents