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Transport et mobilité - Page 2

  • Entrons dans la cadence ...

    francilien.jpgJ’ai participé il y a quelques jours, au siège du STIF,  à une réunion portant  sur l’évolution du réseau Paris Est (Paris-La ferté mIlon, Paris – Château Thierry) et la présentation des grandes lignes du « cadencement 2010 ».

    Deux sujets concernant directement Trilport, dont la gare est située au croisement de ces deux lignes et bénéficiera de l'amélioration de l'offre de chacune,. Deux conséquences majeures : une plus grande amplitude (des trains avant 6 heures et après 23 heures) et une meilleuire fréquence (en moyenne deux par heure, 4 lors des heures de pointe), et surtout sans « trous de desserte ».
    Des informations qui mêlées au renforcement de la desserte du RER E à Chelles permettront d’améliorer considérablement l’attractivité des transports collectifs sur le secteur !

    Depuis son arrivée à la tête du STIF, Jean Paul Paul Huchon (après un bras de fer mémorable avec le gouvernement), a fait de l’amélioration des transports la priorité numéro un de la région. Il a engagé des moyens financiers sans précédent pour traduire dans les faits cette volonté politique.
    Objectif : offrir un niveau de qualité de service correspondant aux attentes des usagers, notamment de ceux de la grande couronne.  Depuis 2006, il a lancé un plan d’équipement d’une ampleur inégalée, sur un réseau que «les gouvernements ont déserté depuis trente ans»,, soit 18 à 19 milliards d’euros de dépenses jusqu’en 2020, financés jusque là exclusivement par la région !

    Gardons nous cependant de tout triomphalisme, dans l'attente de l’officialisation de ces propositions et la livraison des nouveaux matériels. Mis reconnnaissons que le compte y est. Le nouveau cadencement va changer la vie au quotidien des milliers d'usagers, l'offre est plus que doublée et dans les deux sens !

    Deux souvenirs me revenaient en mémoire lors de cette réunion ... L'occupation des voies en gare de Trilport avec l’association d’usagers AOUT (ligne de la Ferté Milon) qui s’était terminée dans le bureau du Sous Préfet, et le voyage en train effectué au petit matin avec Jean Paul Huchon en pleine tempête de neige, lors d’une campagne pour les régionales. Il avait alors partagé les conditions de transport quotidiennes des franciliens de la grande couronne, un souvenir qu’il a toujours gardé en tête, nous en avons reparlé depuis et qui explique sen partie son implication sur l'amelioration des transports en grande couronne.

    Des images qui bientôt, espérons le appartiendrons au passé … Mais entrons dans la cadence du cadencement pour mieux explorer les conséquences de ce qui risque d’être une petite révolution …

     

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  • La Novlangue de la mobilite urbaine

    tc_idf.jpgVoici la deuxième note de la série destinée au transport en commun ... Son objectif est de décrypter quelque peu certaines terminologies, car autant se déplacer est une action que tout un chacun n’a pas trop de mal à expliquer, tant cela parait simple, autant le vocabulaire employé par les spécialistes de la mobilité urbaine laisse pantois, tant il paraît discriminatoire : il y a ceux qui savent et les autres !


    Ce qui est dommageable, car il est utile d’approfondir le sens des mots employés et les concepts qu’ils véhiculent (quoi de plus normal ici), ils sont porteurs de perspectives dont il est important de saisir toutes les nuances et les subtilités.


    Le devenir incertain de la planète et le réchauffement climatique ont placé le transport en commun au premier plan. Rappelons qu’en terme environnemental, il n’y a pas photo, le transport en commun est une solution bien plus « propre » que la voiture particulière et de loin !
    La consommation de cette dernière s'élève, peu ou prou, à un peu moins de 10 litres aux 100 Km (soit 100 Grammes Équivalent Pétrole (ou GEP) par kilomètre parcouru) en cycle urbain, contre 42 litres pour un autobus, 1000 GEP pour un tramway, 2000 GEP pour un métro.

    Pour avoir une vue plus circonstanciée, il faut également intégrer le nombre de voyageurs transportés au kilomètre. Là, tout bascule ! Une voiture particulière transporte en moyenne 1,3 passagers (soit 77 GEP par voyageur), un bus 60 (soit 7 GEP par voyageur un tramway 180 (soit 5,5 par voyageur) …
    Constat, le tramway et le bus sont dix fois plus économes en énergie que l’automobile individuelle ! D'autant que nous n'abordons pas la nature de la source d’énergie utilisée et le taux de remplissage effectif des véhicules lors des heures de pointe !


    Moralité, tout scénario permettant de privilégier le transport en commun est bon pour la planète, mais tout l'enjeu est de le rendre également bon pour l'usager !

    La France a beaucoup de progrès à faire dans ce domaine.
    Facteur déterminant, trop souvent sous estimé, la poussée de l’intercommunalité (voir note précédente), notamment au niveau des agglomérations moyennes ( bassin de vie de 100 000 habitants) qui impulse un développement des réseaux de transport sans précédent, ces derniers pouvant devenir les leviers d’une vraie dynamique de reconquête de territoire, car le structurant et l’irriguant en profondeur. Un impératif cependant, l’offre définie doit correspondre aux besoins du terrain, privilégier une approche multimodale et complémentaire afin de créer une réelle synergie.

    Le réseau de transport devient alors un véritable outil de recomposition urbaine; pour aborder cette problématique, il faut à la fois disposer d’une vue large (grand angle) et de focus particuliers  …

    Je vous propose un petit voyage dans le monde des sigles et des acronymes relatifs à la mobilité urbaine : PLD, TSCP, PDU, PTU, BHSN …

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  • la nouvelle dimension de la mobilité urbaine

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    La visite récente du T4, le « tram train » de la ligne des coquillettes, l’apparente complexité de concept comme celui de pôle d’échanges intermodal, l’évocation possible de la création d’un Transport en Commun sur site propre (ou TCSP) sur l’agglomération, le lancement des réflexions intercommunales autour du Schéma de Cohérence Territoriale et du Plan Local de déplacement m’amène à aborder cette thématique sur ce blog et a y consacrer quelques notes dont la première concerne la révolution qui secoue actuellement la mobilité urbaine ...

    Depuis que l'homme est homme, se déplacer est synonyme de vivre, au propre comme au figuré … cependant, les repères habituels sont aujourd'hui bouleversés, les déplacements quotidiens, hier cadencés par le rythme naturel du soleil, organisés autour de repères forgés par des générations de travailleurs ne suivent plus nécessairement le mouvement de balancier habituel : métro / boulot / dodo  …
    Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce bouleversement : une société de plus en plus éclatée, voire émiettée, le développement du temps partiel, la pression du prix du foncier, le désir de devenir propriétaires, les incitations au déplacement .… Nous sommes entrés dans une ère de transition et devons nous adapter à cette nouvelle donne ; la mobilité concerne autant le travail, que les loisirs, l'éducation, la santé ou la famille, elle est créatrice de lien social puisque fédératrice par essence.

    La vitalité d'un pays ne repose plus sur la splendeur de bastions forteresses isolés mais bien plus sur la qualité de ces réseaux, des liens tissés entre les territoires entremêlés qui le compose, et constituant autant de valeur ajoutée !

    Pourtant, force est de constater, à l'heure du TGV et des voyages intercontinentaux "low cost", que les progrès considérables réalisés ces dernières années ont surtout concerné les moyennes et longues distances, le transport urbain quotidien , à coté, fait triste figure ...
    Point de fatalité, cependant, car partout où elle est encouragée (mobilité peu chère, qualité de l'offre ...), la fréquentation est au rendez vous !

    Phénomène, pour l'instant limité aux moyennes et grandes distances, mais qui peut demain concerner également la mobilité urbaine. Trois défis majeurs justifient cet optimisme apparent : le réchauffement climatique, la pénurie énergétique, l'allongement de la durée de la vie. Autant de tendances qui rendent incontournables la révolution du transport de proximité.

    La révolution engagée depuis deux décennies dans les grandes agglomérations, surtout à l'étranger, mais la France rattrappe ce retard, avec l’irruption des intercommunalités, concerne désormais les villes moyennes, surtout lorsque les nouvelles entités administratives correspondent effectivement à un bassin de vie … Effet de seuil, masse critique, levier financier, permettent de réunir les moyens permettant de répondre aux demandes du territoire et de ses habitants en intégrant une lecture globale et intermodale des transports, permettant d'optimiser les investissements, de privilégier la mise en place d’une organisation urbaine efficiente, tant en terme de service, de fluidité que de respect environnemental.


    Tels sont les enjeux ... C'est dire ...

     

     

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  • La vraie mission de RFF

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    Il y a quelques semaines, j’ai visité les travaux de modernisation effectués par Réseau Ferré de France (RFF) sur la ligne Trilport / Chateau Thierry. Chantier imposant vu les moyens humains et matériels déployés : 44 km de rails renouvelés, 40 000 traverses de béton posées et 50 000 tonnes de ballast remplacé …

    Une visite bienvenue qui m'a permis de rencontrer des responsables RFF, histoire de débloquer quelques dossiers en souffrance, et d'entrevoir la vraie vocation d'une entreprise considérée par les élus surtout comme un empêcheur de tourner en rond . Combien de dossiers d’aménagement de gare, de problèmes fonciers perdus depuis de longs mois dans les arcanes de RFF ? Exemple parmi d’autres, le blocage du projet de rénovation des gares de Trilport et de Meaux, plus de  18 mois déjà, que nous attendons des réponses claires de RFF sur un point technique !

    Une situation qui est la conséquence directe de la réforme de 1997 qui en créant RFF a partitionné la SNCF avec une redistribution des rôles à la clé. A RFF la responsabilité  du réseau, à la SNCF la gestion des trains et des gares ! Rappelons cependant que la Cour des Comptes a épinglé le gouvernement sur ce sujet explosif, car dans le même temps l’Etat s'est délesté sur RFF de 28 milliards d’euros de dettes, soit plus de 1,3 millions de charges financières annuelles, excusez du peu !


    Autant dire que depuis, les budgets de rénovation du rail sont plombés, avec des retombées directes sur la qualité du service : retards, allongements des trajets, limitation de la vitesse de trains, arrêts des trains, sécurité …

     

    Alors, quels pistes de réflexion pour l'usager ? Voici, pêle mêle quelques pistes de réflexion (lire la suite ...)

     

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  • RER A : La réponse du berger à la bergère

     
    1625851221.jpg
     
    "ll n’est pas indi fférent
    que le peuple soit éclairé"
     
     

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  • RER A : de la tartufferie érigée en politique des transports

    200695724.jpgLa semaine dernière les déclarations de Nicolas Sarkozy et de Patrick Devidjan député et Président du Conseil général des Hauts de Seine sur le RER A ont mis le feu aux poudres.  Ces deux personnes ont plusieurs points communs : ils sont UMP, élus des Hauts de Seine depuis des décennies et ne s’étaient jamais penché auparavant sur l’état des lignes du RER et leur financement.

    Que le Président de la rupture et du Pouvoir s’achat, s’émeuve enfin de la situation pitoyable des transports en commun dans la région, notamment en grande couronne est une bonne chose, encore ne faudrait il pas  limiter cette problématique au seul  RER A ;  mais au-delà des mots, où est l'action, car c’est bien là que le bas blesse !

    Les déclaration présidentielles relayées dans la foulée par les propos de Devidjan apparaissent plus comme une provocation, qu’une inflexion de la politique gouvernementale sur la problématique du transport en commun, ce qui aprés les accords de Grenelle est regrettable. Le sens de l’intérêt général de ces deux élus des Hauts parait être à géométrie variable, nous y reviendrons.

    Alors pourquoi tant de haine ? Quelle réalité se cache derrière ses effets de manche ? Où est le grand dessein présidentiel pour les transports publics, après le Grenelle de l’Environnement ?

    Car en définitive, c'est de bien cela qu'il faudrait parler et qui importe aux franciliens !

     

     

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  • Bénef SNCF : qui se moque de qui ?

    1273992186.jpgEn 2007, la SNCF  a fait des bénéfices, qui  s’en plaindra ?  D’autant que pour une première, c'est une réussite, car ce résultat est tout sauf symbolique, il représente tout de même plus d’un milliard d’euros dégagé essentiellement de l’activité TGV.

    Pourtant cet évènement heureux a fait couler beaucoup d'encre et suscité pas mal de réaction en provenance des utilisateurs avertis ou des Régions,  pourquoi ?

    Tout simplement parceque son actionnaire principal, l'Etat, a jugé bon de s'octroyer un dividende de 130 millions d’euros !

    Pour les associations d'usagers ce versement "suscite l’inquiétude car, manifestement, l’Etat sous-estime l’ampleur de l’effort financier qui est nécessaire pour mieux répondre aux exigences de service public". La  SNCF peut affecter "une partie de son résultat 40%) à l'infrastructure ferroviaire" (principalement à l'Agence de financement des infrastructures de transport de France), ces millions auraient pu utilsement servir à améliorer les conditions de transports ou d'accueil des usagers (cf les notes précédentes sur le sujet).

    Une décision qui peut également aux yeux des régions apparaitre comme une véritable provocation … D’autant que cette manne risque fort de se tarir au plus vite car résultant des profits réalisées sur la seule branche excédentaire : le TGV !  Un bénéfice tout à fait conjoncturel, qui ne tient pas compte du nécessaire renouvellement du parc et de l'augmentation prévisible des redevances demandées par RFF à la SNCF ... 

    Examinons avec un peu plus de détails, une situation qui est tout, sauf simple, et convenons qu'effectivement l'Etat ne s'honore pas en agissant de la sorte, et que ce n'est pas avec de telles méthodes qu'il comblera le tonneau des Danaïdes (et pourquoi pas dadaï des?)  qu'est devenu le Budget national  !

     

     

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  • Gare SNCF ... Ce sera bientôt moins pire !

    b0051710ec41ba0c80430ddb7417c396.jpgJ'avais vivement réagi l'an dernier sur ce blog devant les problèmes rencontrés à la gare de Trilport : fermeture partielle le week end envisagées par la SNCF, mesures de restriction de personnel, dégradation des conditions d'accueil  (réparations ou aménagements non réalisés notamment ...cf note précédente ).
    Nous avions mené alors plusieurs initiatives afin de combattre cette dégradation manifeste du service public : classiques (courriers, motion en Conseil, pétition, rencontres avec  divers responsables de l'entreprise, intervention auprés des médias ...) ou plus personnelles (entrevue avec Mme Idrac, Directrice Générale de la SNCF au Salon des Maires et interventions auprés de Jean Paul Huchon, Président du Syndicat des Transport Franciliens) ...
    Cette mobilisation nous avait permis d'obtenir des mesures minimum et de revenir à une situation "standard", grandement insatisfaisante par ailleurs (cf note précédente).
    Nos efforts semblent cependant porter leurs fruits (aprés une période de gestation et de maturation comme pour tout bon fruit qui se respecte), avec les mesures annoncées cpar l'entreprise de transport, le STIF et la Région. J'avais préféré ne pas trop en parler auparavant vu la situation compliquée des transports des dernières semaines.


    Trois vagues de mesures concernent  directement les usagers de la gare : augmentation de la fréquence des trains (dés la semaine prochaine), programme d'aménagements de la gare et des quais pour 2008 .

    Avant de les détailler, si ces améliorations ne changent pas radicalement la donne, elles vont incontestablement dans le bon sens ! Je tiens à préciser que pour moi, elles ne constituent qu'un premier pas, je ne peux m'en satisfaire ...
    Même si cela peut surprendre, j'en conviens, je me garderais de tout triomphalisme au regard de ce qui reste à obtenir !

    Car la route est encore longue et le chemin parsemé d'embuches avant que nous ayons des liaisons quotidiennes dignes de ce nom. Encore faut il arrêter toute démagogie en ce domaine (Y'a qu'à, faut qu'on ...), et ne pas avoir la mémoire courte; la situation actuelle n'est que la conséquence de l'absence d'investissements des 20 dernières années, autant 'en souvenir, afin de ne pas faire deux fois la même erreur ! 

    Donnons nous les moyens de changer réellement la donne, en assumant notamment le cout du changement et son financement. C'est ce que fait pour l'instant le STIF, depuis que Jean Paul Huchon en est Président, et tant mieux au regard du retard que nous avons à combler !


    Car rappelons une bonne fois pour toute que des infrastructures de transport en commun performantes sont un avantage économique comparé et font du bien à la planète !

    C'est une des conclusions du Grenelle de l'Environnement, non ?

     

     

     

     

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  • L'intermodalité vu du Musée quai Branly

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    J'ai participé mercredi dernier dans le cadre prestigieux du musée Branly à une manifestation organisée par la SNCF, à l'occasion du lancement de l'opération : « La nouvelle dynamique des Proximités ». Un programme d'actions destiné à améliorer la qualité des liaisons de proximités SNCF, avec des objectifs précis  ...

    On ne peut que louer cette initiative destinée à accompagner les efforts considérables des Autorités Organisatrices de Transport (en fait les collectivités territoriales) et du STIF (pour l'Ile de France) mais sans doute également à répondre aux critiques émises par le Premier Ministre concernant les liaisons locales de la SNCF (rappelons à ce sujet que le principal actionnaire de cette entreprise publique est l'Etat).
    Il n'est pas sur que les quelques 100 Millions d'euros mobilisés sur 3 ans pour cette initiative et les 1000 emplois nouveaux suffisent à alléger le fardeau des Collectivités, tant les besoins et le retard accumulé sont importants !

    Lors de cette journée, une table ronde était consacrée à "l'intermodalité"; terminologie techno s'il en est, qui décrit pourtant un élément clé du transport de proximité et trés approprié à notre situation locale (j'y reviendrais dans une autre note).
    Lors d'un discours prononcé dans l'amphithéatre Levy Strauss de ce Musée, merveille architecturale s'il en est, Mme Idrac, Présidente de la SNCF a décliné les objectifs poursuivis par cette initiative : avoir prochainement des voyageurs sereins, autonomes et considérés ...

    Tout un programme, reconnaissons le ...

     

     

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  • Attention ! un train peut en cacher beaucoup d'autres

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    C’est vrai qu’il est beau, je peux en parler je l’ai pris il y a quelques semaines et encore en première classe (comme quoi, tout arrive !), juste histoire d’aller faire un aller retour à Reims un lundi après midi de mai, afin de déguster un produit du terroir local en compagnie de quelques élus, de représentants des usagers et de responsables de la SNCF.

    Autant dire que nous avons été quelques uns a profité de l’occasion pour aborder en long en large et en travers la situation inacceptable des trains moins prestigieux qui chaque jour desservent péniblement la grande couronne, j’y reviendrais .
    Ce contexte est connu des responsables SNCF rencontrés avec lesquels nous avons discuté, qui conscients de la situation dramatique du réseau francilien se démenent pour tenter d’améliorer une situation  amplifiée par les travaux du TGV Est : retards, pannes, manque de confort …

    Bien évidemment ce n'est pas la première fois que j'utilise le TGV,; mais dans ces conditions, oui ...Aborder à 300 km / heure, en première classe,  dans un train flambant neuf, les contingences quotidiennes qui empoisonnent la vie de millions d'usagers franciliens, est une situation pour le moins paradoxale, qui permet de toucher du doigt une autre réalité, plus euphorisante, celle des "happy few" des transports. Sans faire de basisme primaire, il existe bien deux perceptions de la mobilité et du transport en commun, deux mondes, deux France …

    Un constat qui dépasse le symbole, même si certains lecteurs n’ont pas apprécié ma remarque sur un train à deux vitesses, il s’agit pourtant bien de cela …

     

     

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  • En attendant le train du futur ...

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    L'action engagée pour améliorer les conditions de transport des lignes SNCF à Trilport, ne va certainement pas s'arrêter après les quelques avancées obtenues concernant la gare, certes réelles (ouverture le week end et en semaine, présence humaine, rénovation des escaliers entamée, aménagements planifiés …) mais nettement insuffisantes.
    La situation actuelle est telle, que l'obligation de poursuivre nos efforts pour obtenir de nouvelles améliorations, notamment sur la qualité de services sur ces lignes s'impose d'elle même !

    S'il y a un domaine ou il ne saurait y avoir de fatalité, c'est bien celui des transport en commun, particulièremet ceux de la grande couronne, car on ne peut admettre que les usagers franciliens ne soient condamnés à subir à perpétuité la situation qu'ils affrontent tous les jours !
    Un élu se doit de réfuter tout sentiment de fatalité, car ce sentiment est paralysant et inhibant par essence. La raison d'être d'un élu est par définition simple : agir utilement pour que demain soit meilleur qu’aujourd'hui, ce qui n’exclut pas pour autant d’être réaliste et concret.

    Une certitude, le retard accumulé dans le domaine des transports ferroviaires de banlieue est la conséquence directe du manque d'investissement total (matériel roulant, infrastructures, gares) qui a caractérisé l'Ile de France depuis des décennies. Ce retard est tel, qu’arriver, ne serait ce qu'à une situation normale demandera des années et des efforts financiers considérables  !

    Encore faut il ne pas attendre pour intervenir, d'autant que la donne a changé. Nous devons nous montrer extrêmement vigilant et mobilisé chacun à notre niveau (élu, usager) afin d'obtenir au plus vite des améliorations concrètes. Une action qui doit être menée à chaque échelon :  que ce soit de l'ordre temporel (court, moyen et long terme), ou de la nature des acteurs impliqués : collectivités, STIF ou SNCF !

     

    Alors comment agir ?

     

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  • Gare de Trilport : aprés les reponses de la SNCF

    medium_aiguillage.jpgLa mobilisation des élus a porté ses fruits, la SNCF a enfin répondu à nos interrogations, aprés de longs mois de silence radio. Il est vrai que nous n'avons pas ménagé nos efforts pour nous faire entendre (voir les notes précédentes) !

    Bref, j'ai reçu un courrier de Mme Idrac (herself !), Présidente de la SNCF, relatif à la situation de la Gare de Trilport, dans lequel elle prend des engagements précis.
    Ce courrier a précédé de peu une entrevue avec M Testu, Directeur des lignes Transilien de Paris-Est et M Lagay Directeur de l’Etablissement Exploitation Est Ile de France venus jusqu'à mon bureau pour m'informer précisemment de la teneur des  réponses apportées à nos demandes ...

    Cette initiative certes tardive constitue un réel progrés. Lors de cet entretien (plus de deux heures) mené sans langue de bois, tous les sujets ont été évoquées, dont certains relatifs à l'état du parc roulant ...

    Une certitude en tout cas pour l'élu local que je suis. Bien que les avancées obtenues soient réelles, elles ne suffiront pas à doter les usagers des moyens de transport qu'ils sont en droit d'attendre en 2007 ...
    Une responsabilité qui n'engage pas que la SNCF d'ailleurs, au regard de l'état actuel du parc roulant et des infrastructures. La rénovation du réseau va demander beaucoup de moyens humains et financiers et la mobilisation de tous les acteurs. Autant dire qu'il ne faut surtout pas relacher la pression, et que nous devons rester vigilant sur cette question ... 

    Heureusement, nous ne sommes plus seuls et les élus ont désormais leur mot à dire, comme les usagers d'ailleurs ...

     

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  • SNCF, ou le train à 2 vitesses ...

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    Aprés les péripéties autour de la gare de Trilport qui ont alimenté quelques notes de ce  blog, il est toujours question de la SNCF et du surprenant paradoxe offert par cette entreprise ces derniers jours.
    Elle a été en effet capable la même semaine de battre un record du monde en atteignant prés de 600 km sur les rails (à quand la vitesse du son ?) et d’avoir deux jours plus tard un accident à l’arrivée de la Gare de l’Est à moins de 10 km / heure dans un train de banlieue bondé ! Heureusement sans bilan humain trop dramatique, hormis 70 blessés légers.

    Deux évènements contradictoires, révélateurs cependant du contraste entre besoins du terrain, moyens mis en place et priorités d'entreprise car apparemment entre TGV et T.E.R la SNCF a fait son choix ...

    Rappel des faits ...

     

     

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  • Gare SNCF de Trilport : trop, c'est trop !

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    Avis aux usagers d'une gare que nous évoquons trop souvent dans ce blog !

    Les perturbations depuis les fêtes du réveillon ne cessent de s'aggraver , et cela risque de durer jusqu'au 23 janvier, dixit la SNCF ...
    Le distributeur automatique (vous savez celui qui ne pouvait traiter que les cartes Monéo) est en panne ! Toujours pas de réponse officielle de la SNCF à mon dernier courrier ou à la motion votée en Conseil Municipal.

    La coupe étant pleine, nous avons décidé de demander aux usagers de nous aider dans nos démarches,  en signant, dans un premier temps, une pétition dénonçant l'aggravation des conditions de sécurité et d'accueil de la gare !

    Pour se la procurer, la faire signer et la renvoyer à la Mairie de Trilport, rendez vous sur le site de la commune 

     

    Précédentes notes sur cette thématique

    SNCF, la mise en danger d'autrui peut elle constituer un paramètre de gestion pertinent ?

    A quand une gare "humanisée" à Trilport

     Le Transilien n’est pas encore arrivé à Trilport 

    Bras de fer gagnant pour Huchon

    Transilien : les résultats ne sont franchement pas au rendez vous

    La grande messe transilienne

  • SNCF : la mise en danger d'autrui peut elle constituer un paramètre de gestion pertinent ?

    medium_gare_de_trilport.jpgLa réponse officielle de la SNCF à mes courriers et à mon intervention lors du Congrés des Maires, auprés de Mme Idrac est enfin arrivée en Mairie signée du responsable Transilien de Paris Est (aprés plus de deux mois d'attente !).

    Elle a malheureusement confirmé les rumeurs inquiétantes qui circulaient officieusement depuis quelques jours sur la réorganisation en cours devant s'appliquer dés janvier 2007 :

    - aucune certitude sur le nombre d'agents SNCF présents physiquement en gare de Trilport lors des heures de pointe du matin et du soir (l'indicateur actuel est trop souvent : zéro présence d'agent !)
    - changement de nature des postes des agents nommés, désormais exclusivement issus de la filière commerciale,
    - fermeture de la gare du samedi 14 heures au lundi 5h30,
    - rien sur l'amélioration du suivi des travaux de maintenance, ni sur celle des conditions d'accueil et d'accessibilité de la gare, indignes des standards les plus élémentaires (quand au label Transilien ...)

    Autant dire que ces "non propositions", constituent une dégradation évidente des conditions d'accueil et de sécurité des nombreux usagers (plus de 3 000 tout de même) fréquentant quotidiennement cette gare; nous n'abordons même pas la question de l'information minimale à apporter sur les quais ou en gare aux voyageurs !
    L'ensemble de ces raisons m'a amené à proposer au Conseil Municipal le vote d'une motion de protestation, votée à l'unanimité, et la demande d'une entrevue aux responsables SNCF; gageons que si rien ne bouge, nous n'en resterons pas là !
    Nous sommes au demeurant trés inquiets des risques que les absences fréquentes et répétées de toute présence humaine font courir aux usagers (plus de 100 absences de services constatées à prioiri depuis janvier !).

     

    Ci aprés le texte de la motion votée par le Conseil Municipal de Trilport, jeudi 14 décembre 2006 ...

     

     

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  • A quand une gare humanisée à Trilport ?

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    Faute de ne pas avoir eu encore de réponse des responsables de la SNCF depuis fin octobre (cf note « Le Transilien n’est pas encore arrivé à Trilport »), je me suis rendu mercredi dernier lors du dernier Congrès des Maires à l’invitation de Mme Idrac, numéro un de la SNCF, histoire de faire le point ...

    La nouvelle dirigeante de la SNCF, qui a succédé à Louis Gallois il y a peu, avait convié à un pot de l’amitié, les Maires des communes ayant participé à l’opération « Une idée, Une commune, Une gare », le cas de Trilport. Initiative consistant à réaliser un aménagement relatif à une gare cofinancé à la fois par la SNCF et la commune.
    Pour la gare de Trilport : la réfection globale des clôtures donnant sur une rue (le chemin d'Armentières) ainsi que la création d’une entrée à proximité d’un Parking de Stationnement Régional, que nous avions demandé à la SNCF de créer.

    J'ai profité de ce moment de convivialité, pour la rencontrer (style "rencontre furtive", cependant nous avons pu dialoguer), ainsi que des hauts responsables de cette entreprise avec lesquels j'ai discuté beaucoup plus longuement afin de me faire l'écho des problèmes rencontrés à Trilport.

    J'ai beaucoup insisté sur l'attachement des usagers et des élus à la présence physique d'agents de la SNCF dans les gares, paraphrasant notamment le célèbre mot de Jean Bodin , philosophe médiéval : « Il n’y a de richesse que d’homme … » ... Comme quoi déjà au Moyen Age, les ressources humaines étaient placées par certains sages au premier plan,

     

    car le noeud du problème est bien là, jugez en plutôt ...

     

     

     

     

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  • Le Transilien n'est toujours pas arrivé à Trilport

    medium_gare-sncf-trilport.jpgDepuis aout, nous recevons régulièrement en Mairie des courriers de la SNCF, nous signalant : "qu'en raison de l'absence inopinée d'un agent la vente au guichet en Gare de Trilport est interrompue". La multiplication de ce type de courrier depuis deux mois pérennise un état de fait  inadmissible et ce pour plusieurs raisons.

    Mais avant d'aller plus loin, pardon d'évoquer un souvenir personnel : un matin d'octobre, devant me rendre à la Région, je vais en Gare de Trilport pour acheter un billet, mais impossible d'entrer, cette dernière étant fermée du fait de "l'absence inopinée d'un agent ".
    Disposant d'une carte bleue et désirant utiliser le distributeur automatique situé à l'extérieur, je me retrouve alors devant une difficulté majeure : ce dernier n'accepte que les cartes MONDEO ! Me voilà devenu fraudeur malgré moi; une situation désagréable mais finalement sans préjudice, car arrivé au guichet de la Gare de l'Est, le préposé devant la situation m'a laissé passer me permettant du coup d'économiser le prix d'un aller !

    Cet illustration est malheureusement représentative d'un contexte local devenu inadmissible qui provoque ma colère. Il est intolérable qu'au moment où la Région et le STIF entreprennent un effort sans précédent afin d'améliorer la qualité des transports des franciliens, la SNCF, qui devrait être la figure de proue de cette ambition collective, se comporte comme elle le fait en Gare de Trilport ...

     

    Car il ne s'agit pas ici de ne parler des "absences inopinées et répétitives  d'un agent" mais d'un malaise local plus  général.

     

     

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  • STIF : Tel est pris qui croyait prendre ...

    Jean Paul Huchon, Président du Conseil Régional, également nouveau Président du STIF (Syndicat des Transports d’Ile de France) c'est une des conséquences attendues des élections régionales de 2004. La majorité veut remettre à niveau les transports en communs en Ile de France et aborde ce dossier avec la même détermination que celui des Lycées lors du précédent mandat. Une situation apparemment insupportable pour la Droite régionale, y compris aprés la fin de l'invraisemblable bras de fer imposé par l'Etat à la Région sur le montant des dotations financières destinées à compenser les nouvelles compétences transférées au titre du STIF (voir note précédente) et qui s'est terminé par un succés total de Jean Paul Huchon.

    Chacun pouvait alors penser que devant l'urgence de la situation et le retard pris, les élus auraient enfin toute latitude pour se mettre avec sérénité au travail. C'était sans compter sur l'esprit revanchard de certains, le résultat des urnes leur étant défavorable, ils ont décidé de changer les règles du jeu ...

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  • STIF : bras de fer gagnant pour Huchon ...

    La Commission Consultative des Charges (CCEC) de l'Assemblée nationale, présidé par Alain Fourcade, député UMP est composée de 11 élus de toutes tendances politiques et de 11 fonctionnaires a donné raison à Jean Paul Huchon dans le bras de fer l’opposant au gouvernement à propos du STIF (Syndicat des transports d'Ile-de-France).

     

    Il devait prendre la présidence de ce Syndicat au 1er juillet 2005 selon la loi du 13 août 2004 transférant la responsabilité de l’organisation du réseau des transports publics en Ile de France aux collectivités territoriales.

     

    L' avis de la CCEC nous intéresse au premier chef (cf notes précédentes sur Transilien) car cette décision conditionne la qualité de nos transports pour les années à venir. Rappelons que jusque-là, les représentants du Conseil Régional et de cinq départements franciliens (ceux de gauche) dont Paris, ont refusé de siéger afin de protester contre les dotations très largement insuffisantes octroyées par l’Etat. Un bras de fer entamé il y a presque six mois et qui va pouvoir se terminer avec pour seuls vainqueurs les douze millions franciliens qui se déplacent chaque jour dans les Transports en commun (SNCF, RATP …).

    Les conclusions de la CCEC démontrent bien que sur ce dossier, Jean Paul Huchon avait raison sur toute la ligne et que sa détermination et sa fermeté ont obligé l’Etat à assumer ses responsabilités financières.

     

    Raisons d’un réel « désamour » entre Région et Gouvernement …

    Devant prendre la responsabilité du STIF au 1er juillet 2005, la Région attendait les propositions du gouvernement; en l’absence d’un audit, des évaluations ont été effectué par les services de la Région, évaluations non remises en cause depuis. A la fin juin, l'Etat a révélé le montant des garanties financières accordées pour cette nouvelle responsabilité. Elle se sont révélés très largement sous estimées et insuffisantes aux besoins en fonctionnement et en investissement. Il est bon de souligner que selon la SNCF, plus de 50 % de son matériel circule exclusivement en Ile de France pour transporter 60% de son trafic voyageurs…

    Les dotations prévues pour l’Ile de France étaient de loi inférieures à celles des autres régions !

     

    Décisions de la CCEC ... Un, deux, trois zéros !

    Concernant le renouvellement du matériel roulant

    Le gouvernement octroie 400 millions d'euros, pour le renouvellement du matériel roulant de la SNCF dont la moitié pourra être utilisée au cours des exercices 2005, 2006 et 2007. Un montant qui devrait permettre d'assurer 20 % du financement nécessaire au renouvellement des wagons et locomotives des RER et des trains de banlieue. Auquel s’ajoute 140 millions d’euros versés chaque année à la SNCF pour l’entretien de son matériel en Ile-de-France à la région constitue un apport supplémentaire, l’intégralité de la somme étant désormais dédié à notre Région.

     

    Concernant le montant de la compensation pour le fonctionnement du STIF.

    L'Etat avait accordé la somme de 529 millions d'euros ; une somme qui ne permettait pas de financer des engagements pris par le gouvernement en matière de baisse de certaines tarifications et d'amélioration du service avant le transfert de responsabilité : instauration du demi-tarif pour les bénéficiaires de la CMU, allongement d'une heure du service pendant les week-ends pour les métros et le RER (2H15), compensation de la perte de l'abattement fiscal des conducteurs du réseau privé Optile, compensation du lundi de Pentecôte travaillé…

    La CCEC a estimé le coût de ces mesures à 88 millions d'euros.

     

    Levée des inquiétudes sur les retraites RATP

    L'Etat a garanti une «étanchéité totale» des retraites RATP par rapport au Stif qui n'aura donc pas à payer les pensions des agents du métro.

     

    Point d'étape

    Lors d’une séance de l’Assemblée régionale, le 22 juin dernier, Jean Paul Huchon déclarait

    « A prendre les rênes du STIF sans une compensation suffisante, le risque serait grand que nos projets ne soient pas réalisés, que nos finances soient asséchées et que les franciliens en fassent les frais !! »

    Avec ses conclusions, la CCEC permet désormais à l’exécutif régional de prendre les rênes du Syndicat des transports d'Ile-de-France et de pouvoir enfin réellement se mettre au travail …

     

    Il était temps !

     

     

    Notes précédentes sur le sujet :

     

    http://jmorer.hautetfort.com/archive/2005/09/23/grande-messe-transilienne.html

     

    http://jmorer.hautetfort.com/archive/2005/09/29/transilien-les-resultats-de-l-enquete.html

  • La grande messe transilienne

    La Défense, vendredi 23 septembre,

     

    J'ai assisté aux "Premières rencontres Transilien" qui se sont déroulées au Palais du CNIT. Thierry MIGNAUW, directeur de Transilien SNCF,  a recu lors d'une véritable "grande messe" un panel de 5OO élus ayant participé à la consultation lancée auprés de l'ensemble des élus franciliens afin de présenter, en avant première, les résultats de cette enquête confiée par SNCF à Qualimage et CSA.
    La participation à ce sondage, plus de 13% de retour (pour presque 30 000 élus), souligne l'intérêt grandissant des élus pour les questions relatives au transport. Au regard du mécontentement ressenti à Trilport par les mauvaises conditions d'accueuil (gare) et de transport (lignes Ferté Milon et Ferté Sous Jouarre) , je me devais de répondre aux questions de l'enquête et d'être présent à cette réunion ...

    Rappelons au passage que Transilien est depuis 6 ans la marque du service public de la SNCF en Ile de France et participe avec le soutien de la Région Île-de-France et du Syndicat des Transports d’Ile de France (STIF) à la rénovation des gares et des trains, au développement des équipements d'information et de sûreté et au renforcement de  la présence humaine sur le réseau, un vaste chantier en cours ... Cette nouvelle marque déposée (presqu'un label) révèle une nouvelle implication de l'entreprise SNCF sur le terrain ... avec plus de 20 000 agents, 5 000 trains circulant chaque jour sur 1280 km de lignes, 385 gares et 2,4 millions de voyageurs quotidiens, la SNCF est en effet un acteur incontournable du développement de nos communes ...

    Cette manifestation a été ponctuée de deux tables rondes, du discours de Jean Paul Huchon et de l'intervention trés mezzo voce de Louis Gallois, sacrifiant pour l'occasion, nous a t'on dit, une réunion des Présidents des Sociétés de Chemins de fer Européennes se déroulant à Copenhague, afin d'être parmi nous ... 
    Saluons tout d'abord cette initiative, il n'est pas si courant pour une telle entreprise d'ériger un acte masochiste en exercice d'exorcisation collective permettant sinon d'oublier le passé, du moins d'envisager autrement le présent et l'avenir immédiat ...
    "du passé faisons table rase .. Le monde va changer de base ... Nous ne sommes rien, soyons tout ".


    C'est sympathique et on a envie d'y croire ... Cependant certaines interrogations persistent, surtout aprés les deux tables rondes et le discours de Jean Paul Huchon ...

    1ere table ronde « Les transports collectifs dans une grande métropole : enjeux pour l’Ile de France »
    Elle a permis aux participants (dont François ASCHER, Urbaniste,  Denis BAUPIN, Adjoint au Maire de Paris , Mireille FERRI et Serge Mery  Vice-présidente du Conseil Régional chargée ) d'effectuer des comparatif trés instructifs sur la situation des transports métropolitains dans des métropoles aussi variées que Madrid, Tokyo, Londres ... et Paris.
    Il en ressort : qu'une des difficultés récurrentes de notre pays est la longueur des procédures administratives précédant la réalisation de l'infrastructure projetée (5 à 7 ans entre la prise de décision et la réalisation), que le manque d'investissement depuis plus d'une décennie consacré au réseau ou au renouvellement du parc roulant devient plus que préoccupant, et qu'il existe une trop grande diversité des situations entre Première couronne, deuxième couronne, et franges ... Ile de France, terre de contrastes ...

    2eme table ronde « Avancer ensemble en Ile de France quelles relations de proximité et quels partenariats ? »
    Louis Gallois a souligné que la conclusion essentielle de cette enquête pour la SNCF était d'effectuer une véritable révolution Copernicienne dans l'entreprise ... Ou comment transformer une société tutelaire, définissant du haut de son autorité toute puissante :  priorités, besoins pour les usagers, choix technologiques, en fonction de l'imperatum d'ingénieurs maison tous trés qualifiés, en une nouvelle société réactive, à l'écoute des usagers (collectivités territoriales, Autorités Organisatrices de Transport) laissant aux élus la responsabilité de définir les besoins et les prescriptions et d'évaluer l'action de l'entreprise sur le terrain ... Tout un programme ...
    Certains points noirs ont été soulignés : manque de réactivité de la SNCF, difficulté récurrente de travailler en synergie, refus des ingénieurs de prendre à bras le corps les problèmes immédiats des usagers privilégiant une approche à trop long terme et des solutions techniques complexes (les usagers de la Fete Milon devraient apprécié). Apparemment la révolution culturelle Transilienne est en marche ... 

    Le discours de Jean Paul Huchon à la veille de la grande manifestation organisée par les associations d'usagers, certains partis politiques (dont les Verts, le PC et le PS), de nombreux élus municipaux, départementaux et régionaux  afin d'exiger de l'Etat l'attribution des moyens financiers nécessaires à la reprise du STIF (Syndicat des Transport Ile de France) a été sans équivoque.
    Un transfert accepté par les élus régionaux à condition d'obtenir de l’Etat les compensations financières suffisantes (sur la base de celles accordées aux autres régions) permettant de garantir ainsi la pérennité du réseau de transport et le  bon fonctionnement du parc roulant actuel ...
    Des compensations estimées par le Région à plus de
    500 Millions d'euros (charges des retraites des agents de la RATP, dépenses obligatoires prévues par la loi, renouvellement du matériel roulant de la SNCF, et  reconstitution du fond de roulement dans les comptes d’exploitation du STIF) mais refusées par l'Etat. Conséquence : la Région Ile-de-France, Paris ainsi que les quatre départements de gauche d’Ile-de-France ont refusé de désigner leurs représentants au Conseil d’Administration du STIF. Ce dernier est donc sans pilote depuis le 1er juillet 2005.

    Suite aux deux tables rondes, aux réactions, aux questions des élus présents et à la réalité du terrain , les propos du Président Huchon n'ont trouvé aucun contradicteur dans la salle ... Qui s'en étonne ?


     Affaire à suivre, trés vite ...