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Trilport - Page 2

  • "Objectif fibre" nous rend visite

    objectif-fibre.jpgDans le cadre du lancement de son dernier guide dédié au raccordement des maisons individuelles neuves au réseau en fibre optique, Objectif fibre a organisé une visite de terrain à Trilport dans un ensemble pavillonnaire de logements sociaux pré-équipé réalisé par les Foyers de Seine-et-Marne (FSM), le bailleur de par la ville.

    Saluons le travail de standardisation effectué par la plate forme interprofessionnelle qu’est « Objectif Fibre » et ce depuis sa création (2009). Elle fédére autour du déploiement généralisé de la fibre optique les acteurs privés et publics emblématiques de plusieurs filières qui ont enfin décidé de jouer collectif.   Le guide présenté aujourd'hui est la meilleure illustration de cet "esprit d'équipe", il vise à garantir la qualité, la pérennité et la conformité des réseaux déployés, notamment dans les territoires les moins denses. 

    Force est de constater que la fibre était jusque là, un signe extérieur de richesse des grandes villes, avantage concurrentiel et résidentiel réservé à leurs seuls habitants. Une situation intolérable dans une République dont l’égalité est une valeur clé et la citoyenneté de plus en plus numérique.
    La manifestation de ce jour démontre que la fibre a pris enfin la clé des champs et s’intéresse désormais au monde péri urbain et rural, ce dont le Maire que je suis ne peut que se féliciter. Trilport petite ville de 5000 habitants est représentative s’il en est, des spécificités de ces territoires péri urbains, voir ruraux, puisque composée de plus de 1 500 pavillons sur 2 200 logements ! 

    La fibre est plus qu’un lien de lumière, elle constitue un véritable  trait d’union, entre tout un chacun et la planète. Les usagers qu’ils soient habitants ou acteurs économiques ne demandent que le minimum, presque rien : être connecté 365 jours sur 365, 24 heures sur 24 heures, en continu, avec un débit leur permettant de disposer de tous les services numériques, il en nait de nouveaux chaque jour.
    Une simplicité apparente qui cache de fait une très grande complexité et l'intervention d’une chaine d’acteur multiple, dans laquelle chaque maillon est essentiel. C’est dire l’utilité d'un tel guide !

    Lorsque l’on aborde le développement des usages numériques, deux maitres mots s’imposent à tous et partout : convergence et interopérabilité, car nous sommes en présence d'un véritable éco système qui s’affranchit des océans et des frontières.

    Le déploiement de la fibre optique est pour le pays et le développement de ses territoires un enjeu stratégique essentiel et prioritaire qui démontre la formidable capacité de mobilisation, mais également d’innovation, de la France. Ce challenge hautement technologique engage à la fois son présent mais aussi la grande partie d’un devenir qui ne peut être que numérique, tant dans le déploiement des infra ou des superstructures, que dans celui des usages ou des objets connectés, domaines dans lesquels notre pays est aux avants postes.

    Mais une telle manifestation signifie bien plus, tant pour notre commune que ce territoire  …

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  • Schiste l'après décision du Conseil Constitutionnel

    schiste.jpgEn 2010, le gouvernement Fillon avait accordé à certaines compagnies pétrolière américaines, Jean Louis Borloo était alors en responsabilité de ces dossiers, des autorisations leur permettant d'explorer le sous sol du pays afin de rechercher les gisements éventuels de gaz ou d'huile de schistes.
    Ces compagnies avaient alors commencé leur travaux d'implantation afin de débuter leurs forages, sans informer au préalable populations et élus locaux. 

    Devant les risques environnementaux avérés, les associations de défense de l’environnement et les élus locaux, notamment en Seine et Marne (cf note précédente) se sont mobilisés en nombre. Cette prise de conscience collective a amené le gouvernement à faire machine arrière, ce dont nous nous sommes réjouis à l'époque et Christian Jacob a déposé une proposition de loi (loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011) visant à interdire l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique, abrogeant les permis exclusifs de recherches recourant à cette seule technique. 

    La société texane Schuepbach, une des compagnies concernés, dont deux des permis miniers avaient été annulés courant octobre 2011, a contesté la constitutionnalité des articles 1 et 3 de cette loi auprès du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, via une question prioritaire de constitutionnalité transmise ensuite au Conseil d'Etat puis au Conseil constitutionnel. Ce dernier a rendu vendredi dernier sa décision.

    Dans son arrêt il a précisé que le législateur "a poursuivi un but d'intérêt général de protection de l'environnement", et que "la restriction apportée tant à la recherche qu'à l'exploitation des hydrocarbures ne revête pas, en l'état des connaissances et des techniques, un caractère disproportionné au regard de l'objectif poursuivi".

    C'est un signal fort envoyé aux détenteurs de permis abrogés, aux lobbies de l’industrie pétrolière, mais également un soutien important pour les riverains des zones d’exploration ou d’exploitation potentielles, dont de nombreuses Seine-et-Marnais (Doue, Jouarre). Cette décision constitue également une garantie de protection pour la sauvegarde des nappes phréatiques, capital dans notre région, et le maintien de l’intégrité des terres agricoles, enjeu de premier plan pour notre pays, tant la fracturation hydraulique présente des risques sérieux pour la sauvegarde de l’environnement.

    Il faut souligner que, dans l’attente de la révision du Code Minier (entièrement à revoir, notamment sur le volet concertation),  le texte actuel de la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 n’écarte ni l'exploration des gisements, ni l’utilisation d’autres technologies que la fracturation hydraulique. Ce qui m'a amené a proposé le vote d'une Motion, en Conseil Municipal.

    Je vous prie de trouver ci joint, le texte voté à l'unanimité, ce Vendredi 18 octobre

     

     

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  • Une rentrée ensoleillée

    forum.jpgL’été « se fait la malle » petit à petit, et pour une fois avec grâce au regard de la météo plus que clémente de ce début septembre. On en oublierait presque que c’est l’heure de la reprise du travail, de l’école ou de la vie associative …

    Pour la rentrée scolaire, les clignotants sont au vert, pourvu que cela dure : pas de suppression de classe à signaler, des locaux prêts et des enseignants quelque peu apaisés, enfin serais je tenté de dire.
    Si la mise en place des rythmes scolaires attendra 2014, nous y travaillons de concert pour que ce soit une réussite pour l'épanouissement des enfants, l’ambiance est plus sereine que les années précédentes :   recrutements de postes, mesure indispensable surtout en Seine et Marne, département sinistré ayant un des taux d’encadrement les plus faibles du pays, relance de la formation des enseignants et annonce de la titularisation progressive des Auxiliaires de Vie Scolaire, qui accompagnent les élèves handicapés dans les établissements. Signalons également l’arrivée des Tableaux Numériques Interactifs dont la commune a doté  20% de ses classes, dont tous les CM2 !

    Mais ce dimanche à Trilport, comme dans beaucoup de villes  s’est déroulé le forum des associations. Une organisation « au cordeau », mais avec l’indispensable esprit de convivialité et de camaraderie qui fait de cette manifestation, un moment de détente, agréable, attendu et apprécié du plus grand nombre (une cinquantaine d'associations pour notre ville de 5000 habitants, excusez du peu!). Grand merci à l’équipe d’animateurs, l’édition 2013 n’ a pas dérogé à la tradition et a été un vrai succès.

    Mais pourquoi faut il préserver la vie associative dans une ville ?

     

     

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  • Une place Albert Camus à Trilport

    albert camus 6.jpg

    Nous avons tenu à honorer pour le centenaire de sa naissance, l'une des plus grandes figures de la littérature et de la philosophie française du XXe siècle, qui a inspiré tant d’entre nous. Philosophe, journaliste, homme de lettres, de théâtre, et surtout homme de cœur et de passion, Albert Camus, aurait effectivement soufflé ses 100 bougies, le 7 novembre 2013.

    A cette occasion, la Place de la Mairie a été baptisé Place Albert Camus.


    Rappelons les paroles prémonitoires qu’il avaient prononcé dans son discours lors de la réception du Prix Nobel de littérature qu’il avait obtenu en 1957, et qui résonnent singulièrement aujourd’hui.


    « Chaque génération sans doute, se croit vouée à refaire le monde.

    La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. 

    Mais sa tâche est peut-être plus grande.

    Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. »


    Albert Camus
    Discours de réception du Prix Nobel de littérature, prononcé à Oslo, le 10 décembre 1957



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    Nicole Bricq, Ministre du Commerce Extérieur et Nicole Klein, Préfète de Seine et Marne

     


     

  • Trilport : Inauguration des travaux de la mairie

    inauguration-mairie.jpgNous avons inauguré, en présence de Nicole Bricq, Ministre du Commerce Extérieur et de Nicole Klein, Préfète de Seine et Marne, les travaux de rénovation de la Maison commune et l’aménagement de sa place, baptisé pour l’occasion. Véritable évènement pour notre ville, les travaux inaugurés ce jour étant les plus importants qu’a connu la Maison Commune depuis sa réalisation.

    Je veux souligner la grande disponibilité de Nicole Bricq, vu son agenda et les missions innombrables qui l'amènent au quatre coins de la planète … Elle revenait le matin même tout juste de Guyane et avait tenu à être parmi nous. C’est devant une belle assemblée composée d’élus municipaux et des villes voisines, de représentants des corps institutionnels et du monde associatif, des entreprises et artisans ayant travaillé sur ce chantier, que s’est déroulée cette manifestation conviviale.

    Si nous avions prévu au départ de construire une nouvelle Mairie, et dans cette optique l’avions inclus dans les réalisations inscrites au Contrat Régional signé en 2006, la municipalité avait donné la priorité aux autres équipements lancés : centre de loisirs, école et gymnase. Au regard du résultat des appels d’offres et du montant de l’addition totale, il est apparu plus raisonnable de rénover les locaux existants de la Maison commune, d’autant que nous devions intervenir sur le bâtiment, le toit de la Mairie prenant l’eau lors des orages.

    Présentation des aménagements inaugurés aujourd’hui …

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  • 14 juillet 2013, le sens d'un hymne

     

    14-juillet-2013.jpg

    La cérémonie du 14 juillet est une célébration particulière, à l’ambiance un peu estivale, car annonciatrice de vacances attendues proches, d’autant pls que l’année a été difficile et quasi interminable.
    Nous avons le plaisir d’accueillir lors de cette manifestation, qu’il y est un soleil éclatant comme en ce 14 juillet, qu'il vente, neige ou pleuve, générallement plutot en novembre ou mai, les musiciens de l'Harmonie du Pays de Meaux. Présence fidèle, qui fait de ces moments solennels, de vrais instants de recueillement et d’émotion, notamment au moment des hymnes. Témoingange rassurant du dynamisme de cette structure, la présence de nombreux jeunes musiciens pour qui ces moments sont d’autant plus importants qu'ils constituent une première.

    Cette commémoration née avec la République témoigne de notre attachement commun à ses valeurs citoyennes, qui au fil du temps et de l’histoire ont forgé ce pays et semé bien au delà de ses frontières, des petites graines de France, patrie des lumières et des droits de l’homme, qui depuis, avec des fortunes diverses fleurissent un peu partout sur la planète.
    Un pays ce n’est pas qu’une économie, un marché ou une géographie, c’est également une histoire, une culture et des valeurs qui transcendent. La France est également symbolisée par des signes extérieurs : les trois couleurs de son drapeau tricolore, nos valeurs républicaines et un hymne national, la Marseillaise, dont un couplet est remis en cause de manière un peu malheureuse me semble t’il …

     

    Pourquoi ?

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  • A Jeannot


    a-jeannot.jpgLa vie d’un élu est ainsi faite, qu’il croise chaque jour beaucoup de personnes sur sa route. Cependant, lorsqu’il a grandit dans sa ville, certaines de ces rencontres humaines font également partie de ses souvenirs intimes et prennent alors plus d’importance, car liés à son enfance.
    C’est le tamis de la vie, aussi lorsque ces personnes nous quittent, souvent avec élégance, sur la pointe des pieds, c’est un peu notre histoire qui se fait la malle …

    Jeannot, à l’image de tant d’autres visages, a été un de ses acteurs, qui de par leur passion pour cette ville, leur énergie contagieuse, leur sens du dévouement et de la relation humaine ont tant apporté à notre commune, et fait que vivre ici, est une aventure singulière par bien des aspects.

    Il était construit de bois brut, quelquefois même, un peu abrupt, ce qui donnait lieu à des discussions animées mais toujours respectueuses et passionnées. 
    Mais plus que tout, ce bénévole, Président associatif actif,  était attaché viscéralement à la fête populaire, dans tout ce qu’à de remarquable et noble ce si beau mot ...

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  • Déviation : l'aprés enquête publique

    deviation-5.jpgJe remercie les signataires de la pétition initiée à l’occasion de l’enquête publique sur le Schéma Directeur Régional d’Ile de France (SDRIF) destinée à obtenir la réinscription de la déviation de Trilport. Nous avons réuni prés de 1500 signatures, un nombre significatif compte tenu de nos moyens limités et qui démontre l’importance de ce contournement pour nos concitoyens.
    J’ai remis la pétition et la contribution au SDRIF élaborée par la ville de Trilport au Commissaire Enquêteur et au Vice Président de la Région, Alain Amedro, avec le soutien des conseillères régionales Brigitte Eude et Geneviève Wortham que je tiens à remercier.

    Ma ligne de conduite n’a jamais varié : faire bouger les lignes et progresser concrètement sur ce dossier vu son enjeu pour notre territoire. Il est essentiel pour ce faire, de rassembler toutes les énergies et bonnes volontés, quelque soit la sensibilité politique des différents acteurs, plutôt que d'opposer les uns aux autres par un calcul politicien contreproductif à terme. L'objectif poursuivi est d’aboutir à la réalisation concrète de la déviation, ce qui nécessite vu le contexte budgétaire trés contraint de réunir un tour de table financier pluriel.

    Ce Schéma Directeur est marqué incontestablement de l'empreinte du réseau du Grand Paris. Il délaisse quelque peu, à mes yeux, le volet transport relatif à la grande couronne, qui doit pourtant être abordé en dynamique, et non de manière statique, le statu co n'étant pas envisageable pour 2030. La Seine et Marne, chacun le reconnait, présente beaucoup d’atouts qui devraient lui permettre d’apporter une véritable valeur ajoutée à l’Ile de France. Encore lui faut il combler certaines fractures qui s'aggravent et peuvent perturber son développement, que ces fractures soient territoriale, numérique, sociale ou liées aux mobilités. Nos demandes portent justement sur cette dernière fracture et sont de deux ordres :

    • Electrifier la ligne ferrée Trilport / La Ferté Milon, avant 2024
    • Réintégrer le contournement de Meaux Est, dit « déviation de Trilport », absent de ce Schéma alors qu'il était retenu dans le projet régional de 2008

    Pourquoi ?

    C'est le fond de la contribution que nous avons remis au Commissaire Enquêteur et au Vice Président de la Région et dont je vous présente une synthèse ...

     

     

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  • Déviation : l'heure est à la mobilisation

     

    deviation 2.jpg

    La longue et interminable procession de milliers d’automobiles et de poids lourds qui paralyse chaque jour Trilport et l’ensemble du pays de Meaux aux heures de pointe du matin et du soir, risque non seulement de perdurer au delà de 2030 mais bien de s’aggraver.
    La déviation de Trilport n’est en effet  pas inscrite au Schéma Directeur Régional : « Ile de France, objectif 2030 » proposé à l’enquête publique, ce que nous ne pouvons accepter !

    Le Schéma Directeur Régional d’Ile de France (ou SDRIF) fixe dans le temps et l’espace« les moyens de protection et de mise en valeur de l’environnement, la localisation des grandes infrastructures de transport et des grands équipements, détermine la localisation préférentielle des extensions urbaines, ainsi que des activités industrielles, artisanales, agricoles, forestières et touristiques. ».
    C’est ensuite aux collectivités, via leurs documents d’urbanisme locaux respectifs de traduire concrètement les grandes orientations d’aménagement fixées. C’est dire son importance, d’autant que le SDRIF s’impose aux documents de planification « locaux » que sont le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) pour les intercommunalités ou le Plan Local d’Urbanisme (PLU) pour les communes. Tous doivent être compatibles avec le document régional.

    Nous attendions légitimement que soit intégré la déviation de Trilport, dernier maillon du contournement de Meaux à ce schéma, d’autant que sa réalisation était inscrite dans le précédent document régional de 2008. C’est le refus du gouvernement Fillon de valider le projet adopté par les élus régionaux qui à l’époque avait bloqué l’évolution d’un dossier, pourtant sur orbite. Malheureusement, force est de constater qu’elle n’est aujourd’hui pas inscrite dans le nouveau Schéma Directeur régional soumis à l’enquête publique.

    Que penser d’une telle omission ? Est il possible de  changer encore cette donne ?
    Nous le pensons, c’est la raison de l’initiative  « La déviation c’est aussi votre affaire ».

    Notre objectif est de mobiliser élus locaux et citoyens à participer activement à cette enquête publique, et de signer une pétition demandant à ce que la déviation de Trilport soit de nouveau inscrite au Schéma Directeur de la Région ...

     

    Pourquoi ?

     

     

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  • Budget 2013, gare à « l’effet ciseaux »

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    Le débat d’orientation budgétaire qui précède le vote de chaque budget permet d’informer chaque élu du contexte économique, social, de ses conséquences éventuelles sur la vie de la collectivité et plus précisément de la situation financière de leur commune.
    Ils sont ainsi en capacité de débattre des orientations budgétaires, d’effectuer des propositions utiles à l’élaboration du budget, quitte à proposer une contre programmation et de s’exprimer sur la stratégie de la collectivité à court, moyen ou long terme. Encore faut il qu’ils y travaillent réellement, en laissant de coté le sempiternel "Y'a qu'a faut qu'on" et propose une réelle alternative. 

    Globalement les séquelles de la crise sont toujours perceptibles et les perspectives 2013 encore incertaines, dans la zone euro aucune amélioration n’est réellement envisagée avant le second semestre, c'est dire ... La faute à une forte contraction de l’activité économique : mesures d’assainissement budgétaire initiées, faiblesse de l’investissement des entreprises, baisse du pouvoir d’achat, contraction des exportations et difficultés économiques rencontrées (Grèce, Espagne et Italie). La réduction des déficits recherchée intervient dans un contexte social tendu et contrarie à la fois la reprise de l’emploi comme les politiques publiques en direction des citoyens avec des conséquences sociales souvent douloureuses pour le plus grand nombre.

    En France, le projet de loi de finances fait du redressement budgétaire une priorité absolue, au regard de la situation plus que critique du pays, conséquence directe du bilan calamiteux de la gestion précédente. "Un détail"  que semble oublier une droite revancharde ayant pour le moins la mémoire courte ! Il faut bien que quelqu’un règle la facture, ce que certains de leurs responsables ont l’indécence d’oublier bien trop vite, d'autant que cette dernière est salée ...

    L'objectif des 3% de déficit pour 2013 est abandonné, ce n'est plus un scoop depuis longtemps, pourtant le gouvernement agit toujours pour un retour à l’équilibre budgétaire d’ici 2017. Volonté qui nécessite de renforcer la maîtrise des dépenses publiques, certes, mais un des moyens employés est de faire porter une partie du fardeau aux collectivités : baisse des dotations, poursuite du désengagement de l’Etat excepté certains secteurs jugés prioritaires tels l’Education, la Sécurité et la Justice. Une tendance qui risque fort de se traduire par le transfert de nouvelles charges aux collectivités.

    Celles ci sont en première ligne dans l’effort de redressement initié et ont déjà beaucoup, voir trop donné, avec une  «stabilisation» des dotations de l’Etat pour la 3eme année consécutive qui fait fi à la fois de l'inflation, de l'augmentation des dépenses de personnel et des nouvelles charges que depuis la RGPP elles doivent assumer.
    Les perspectives sont encore plus inquiétantes avec la diminution des dotations de 1,5 milliards d’euros prévue en 2014 et 2015, ce qui inquiète les élus au plus haut point, d’autant que cette baisse de recettes se conjugue au désengagement continu de l’Etat (soutien  aux collectivités, politiques publiques …) et à de nouvelles charges (rythmes scolaires...) imposées aux communes. C'est bien et bel un effet de ciseaux que sont en train de subir de plein fouet les collectivités : baisse des recettes contre augmentation des dépenses. Pour les plus riches, cela va se traduire par une baisse du train de vie, pour les autres, l'heure des choix cornéliens est proche.

    S'il est vrai que la situation financière plus que délicate du pays n'est pas le fait de l'actuel gouvernement, la situation des collectivités doit amener nos dirigeants à réfléchir sur certaines décisions, qui si elles se confirment seront lourdes de conséquences non seulement pour nos villes, mais surtout pour leurs habitants. Le politique national ne doit pas oublier que la commune est en première ligne pour répondre aux urgences, appliquer les réformes et que la situation de nombre d'entre elles risque de devenir précaire d'ici peu.
    D'autant qu'en matière budgétaire, comme souvent ce seront les plus défavorisées qui trinqueront le plus !

    Un exemple parmi tant d’autres celui de Trilport …

     

     

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  • Ne redevenons pas les oubliés du Grand Paris !

    trilport-motrice-agc.jpgDepuis l’arrivée de Jean Paul Huchon comme Président du STIF, force est de constater que pour la grande couronne les conditions de transport ferré ont évolué positivement, que ce soit au niveau du matériel (nouvelles rames) que des prestations grâce à la mise en place du cadencement et des évolutions tarifaires.

    Mais au regard du retard à rattraper, 30 ans de non investissement sur le réseau, l’effort à fournir est toujours considérable, jugez en plutôt !
    Aux heures de pointe (7h à 8 heures) les usagers des gares de Trilport et de Meaux ont le sentiment d’être déjà dans le métro tant ils sont serrés, signalons à toutes fins utiles que le trajet dure environ 40 minutes, avant de retrouver le vrai métro !

    Le manque de confort est évident, il est principalement du à un manque de capacité significatif de l’offre aux heures de pointe, situation qui avec l’augmentation constante et croissante des usagers ne va pas s’arranger dans les prochaines années ... Si aucune amélioration n'est apportée d'ici peu, le pire est encore malheureusement à venir et anéantirait tous les efforts considérables consentis par la Région et le STIF depuis 2006 pour améliorer le quotidien des usagers.

    Il n’y a pas trente six solutions : il faut transporter plus de voyageurs de manière plus confortable aux heures de pointe ! Il est possbile d'activer plusieurs leviers : mettre en place des rames plus spacieuses, augmenter la fréquence des trains, ou encore agir sur les habitudes des usagers (développement de télécentre notamment). Heureusement l’offre semble bien ajustée dans la journée, la nuit et le week end.
    Localement, une solution semble être à privilégier, l'électrification d'une des deux lignes desservant les gares de Meaux et Trilport, elle devait l'être théoriquement pour 2018.

    Malheureusement, certains décideurs semblent remettre en cause cet aménagement, car il devrait couter plus cher que prévu. L’émergence des projets du Grand Paris et les besoins en financement qu'ils nécessitent, il me semble que sur ce projet les évaluations sont également trés discutables, ne doivent pas être étranger à cette hésitation. C'est ce qui m'a incité à interveni, tant auprés des responsables du STIF que des élus concernés.

    Il me parait important de souligner les conséquences pour les usagers d'un éventuel report de ces travaux, tant leur réalisation semble indispensable pour améliorer une situation qui sinon ne fera qu'empirer, c'est dire.
    Il serait paradoxal que les usagers de la Grande couronne, qui ont tant souffert depuis des décennies et ont enfin commencé de nouveau à espérer grâce à l'action énergique de Jean Paul Huchon et du STIF ne redeviennent les oubliés du Grand Paris !


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  • Pour 2013 "transforme ta main !"

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    La longue farandole des vœux est lancée et durera jusqu’à la fin du mois de janvier. Le moral n’y est pas forcément au beau fixe,  bien que les élections nationales ont marqué 2012 et se sont traduites par le retour d'une alternance attendue de beaucoup. Mais ces scrutins ont également révélé le trés mauvais état du pays
    Ni scoop, ni polémique, tous les clignotants, ou presque, sont au rouge et l’heure n’est plus à rechercher les responsables de ce triste bilan, les français ont tranché la question avec leur vote clair.

    Notre énergie doit être consacrée à trouver les solutions qui nous permettront de sortir de cette mauvaise passe, collectivement et surtout rassemblé. Chacun pressent que redresser le cap prendra de nombreux mois, voire quelques années et que des sacrifices s’imposeront à tous, l’heure n’est plus pour les élus ou les décideurs aux promesses inconsidérées ou aux plans sur la comète !

    Ce constat concerne également les collectivités. Pourtant nos concitoyens ont besoin, non de promesses sans lendemain, ils ont déjà donné, mais de réponses trés concrètes. Force est de constater que la seule porte qui leur soit réellement ouverte, y compris pour exprimer leur mal être, est celle de la Mairie.

    Pourtant la situation financière de nos collectivités est de plus en plus tendue. La poursuite du gel des dotations de l’État et la crise immobilière diminuent nos recettes, alors qu'il nous faut répondre aux demandes croissantes de nos concitoyens, aux conséquences des mesures d’économie prises par l’Etat et d’autres partenaires, sans omettre d'investir pour préparer l’avenir. 

    Le coup du mille feuille territorial, je le laisse à d’autres élus, qui oublient généralement de souligner, que nos collectivités sont parmi les mieux gérées et les moins endettées d’Europe. A contrario, notre pays a besoin d’elus disponibles, qui ne cumulent pas les responsabilités entre Paris et leur circonscription, par exemple. Je suis de ces français qui attendent avec impatience la fin d'un cumul des mandats qui n'a que trop duré !

    Lors de mes permanences, beaucoup de demandes remontent, la détresse est de plus en plus présente dans nos communes, le plus souvent du à un accident de la vie : décès, perte d’emploi, ou séparation du couple aux conséquences souvent dramatiques pour les enfants. 

    Comment agir et allermalgré tout de l’avant dans un tel contexte ?

    quadrature du cercle ou non ?

     

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  • Parrainage républicain, 6 ans après, enfin ...

    boukra.jpg

    Nous avons fêté ce samedi avec beaucoup de joie mais aussi d'émotion, la régularisation de la famille B. pour laquelle j'avais écrit un billet en 2006 ... A sa relecture, je me souviens et m'indigne encore plus  ...

    Je me souviens, c’était un lundi d’octobre 2006, le 23 plus exactement; ce soir là, nous avions avec le Bureau Municipal et des élus de toutes sensibilités, "franchit le Rubicon" selon la Préfecture d’alors, en célébrant tout simplement, et en conscience, un "Parrainage Républicain" pour une famille de Trilportais tout à fait intégrée, menacée, du jour au lendemain, d'expulsion. 

    L'élu que je suis est plutôt connu pour faire avancer ses dossiers sans exposition médiatique superflue et excessive, notamment et surtout quand ils concernent des personnes, c'est dire qu'avant cette cérémonie, des démarches nous en avons fait, cependant force est de constater que lorsque il n’y a plus d’issue ou de marge de négociation possible, les médias peuvent être un outil efficace, souvent ultime et désespérée !

    Outil peut être, mais surtout pas une fin. Il est quelquefois facile d’endosser de manière éphémère l’habit du super héros en surfant sur la détresse humaine ou l'indignation légitime et immédiate, puis lorsque les feux de l'actualité sont passés, laisser faire, oublier d'agir ou de réparer les dégâts causés ... Certains s'en sont fait une spécialité, presqu'un fonds de commerce ...

    Mais peut on laisser commettre en France, la patrie des droits de l’homme et contre tous les principes que nous ont inculqué notre famille et notre éducation, une injustice manifeste ?

    Est il concevable qu’en France aujourd'hui, deux familles aux liens de parenté évidents (les épouses sont sœurs), arrivés le même jour dans notre pays, dans le même avion de surcroit, sont pour l’une, régularisée puis naturalisée car vivant dans un département voisin, pour l'autre menacée d'expulsion pour la simple raison qu’elle a le malheur d’habiter en Seine et Marne ?

    D’autant que cette famille, absolument sans histoires, loue son logement, paye charges et impôts; le père détenteur d'une carte vitale, cotise à une mutuelle complémentaire, son employeur lui propose même un CDI; la  fille de 11 ans scolarisée depuis son arrivée en France en janvier 2003 est bien intégrée, fréquente diverses associations locales et son frère, âgé de 2 ans et demi, né en France, est inscrit en classe maternelle. C'est dire son intégration !

    Comment expliquer une telle différence de traitement dans notre république, selon la lecture et l'interprétation qu'un haut fonctionnaire fait d'une même circulaire ?

    Qu'en penser ?

     

     

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  • Notre contribution à la démarche "éco quartier"

    ancre-de-lune.jpgCe blog suit la progression de l’éco quartier de l’Ancre de lune (voir note précédente) dont nous vous rendons régulièrement compte. Nous en sommes désormais à l’analyse des propositions des quatre sociétés d’aménagement qui ont postulé et d’ici quelques semaines le nom de l’aménageur sélectionné sera connu, nous aurons l’occasion d’y revenir d’ici là …

    Pour nous, un éco quartier se doit de respecter une exigence absolue : limiter les émissions de Gaz à Effet de Serre, tant au niveau du bâti, des mobilités, que des usages de ses habitants ou usagers, mais doit également apporter des réponses concrètes aux besoins sociaux du territoire.
    Il faut souligner que tout quartier est par nature multidimensionnel : espace géographique connecté à des proximités territoriales, espace social, culturel, historique ou économique, mais qu'il constitue surtout un espace vécu, la dimension des usages revêt donc une importance essentielle !

    Ce serait une grave erreur de considérer un éco quartier comme un "objet" figé ou duplicable à l'infini. Pour privilégier la voie de la sobriété énergétique (tant au niveau du bâti, des mobilités que des usages), il se doit d'intégrer le contexte environnant, les contraintes ou potentialités locales, le besoin d’adaptabilité de la ville, sa capacité à respirer, évoluer, fonctionner et se régénérer (métabolisme urbain), ce qui impose de ne pas le réduire à une simple opération urbaine et à ne pas faire abstraction de sa dimension sociale qui en constitue par nature le socle incontournable.

    Une des finalités assigné à  l'Ancre de lune depuis son origine, est de « rétro agir» sur son territoire, si ce projet  constitue un lieu de diffusion et d’innovation, tant sociale qu’environnementale, il n'est surtout pas un périmètre d’exception.
    L'Ancre de lune Notre éco doit essaimer les ferments de la Ville Durable, tant ce morceau de ville ne peut être isolé ou déconnecté du territoire dans lequel il se développe. C’est avec cette volonté que le site internet de l’Ancre de lune inauguré en juillet dernier a été conçu : cette « vitrine » présentant les particularités de la démarche initiée, joue le rôle également d’une « boite noire » informant acteurs ou habitants de l’évolution de cette aventure collective et constitue une banque de ressources qui permet de partager les avancées ou innovations expérimentées.

    Le travail réalisé depuis le lancement de l’initiative, l’originalité de la démarche initiée qui repose sur  une expertise plurielle et pluri disciplinaire, grâce au réseau de partenariats constitué, et intégre acteurs  et habitants, a non seulement intéressé la Région, mais également le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie.
    Trilport est un des 14 sites nationaux sélectionnés pour tester le futur label Eco Quartier,  et le Bureau de l'aménagement opérationnel durable (AD4) du Ministère, pilote national de la démarche éco quartier  lui a consacré sa dernière lettre mensuelle !

    Il nous a semblé important que l’énergie dépensée, le travail capitalisé, les innovations expérimentées et progrès réalisés essaiment, tant ils constituent des pratiques urbaines dignes d’intérêt, innovantes, respectueuses des hommes, de la biodiversité et de l’environnement.
    C’est une des raisons qui nous a mené avec des partenaires tel le CAUE 77 ou le CETE Ile de France a mené une réflexion collective qui a aboutit à l’élaboration du "référentiel durable" de l’Ancre de lune (disponible sur le site en téléchargement), réflexion intégrant la nécessité de se positionner sur différentes temporalités, dont celle du temps long, ce qui passe nécessairement par une pérennisation des usages, tant cette démarche particulière se doit de proposer aux habitants ou usagers des perspectives afin de leur permettre de se projeter dans un futur proche, est de devenir ainsi un véritable espace de projet. 

    Mais un référentiel durable, pourquoi faire ?

     

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  • L’Ancre de lune lève l’ancre …

    mini-pres-referentiel-4-j2m.jpgL’éco quartier de l’Ancre de lune lève l’ancre, ou du moins il commence à se dévoiler avec le lancement de son site internet : www.lancredelune.fr.

    Nous avons organisé à l’occasion du lancement du site internet de l'éco quartier, un moment de convivialité afin de remercier les partenaires qui nous accompagnent depuis le début de notre projet, dans ce que nous pouvons désormais appeler une véritable aventure.
    Nous avons également profité de l'occasion pour présenter dans le même temps le «référentiel durable » élaboré avec la collaboration étroite du CAUE 77 et du CETE Ile de France, sur lequel nous aurons l'occasion de revenir tant ce travail mérite qu'on s'y intéresse. Etait également convié à cette manifestation, 
    les quatre aménageurs ayant postulé à l'appel d'offres afin de leur présenter en avant première l'ambition d'un projet, quelque peu hors norme.

    Avant d’être un simple projet d’aménagement urbain, l’Ancre de lune est une aventure humaine au service du lien social de proximité, qui témoigne d’une prise de conscience collective de la responsabilité de l’homme envers son environnement mais aussi envers son territoire et les besoins qu’il abrite. Notre volonté est de faire de ce morceau de ville et de vie, non un territoire d’exception, mais une terre de diffusion et de partage, ayant la capacité non seulement de rétroagir sur la ville, mais qui soit « en résonnance » avec son, ou plutôt ses territoires.

    Remarque préalable, cette aventure ne peut être que collective et partagée, tant la réalité du terrain impose toute sa complexité. Une ville ne peut être considérée comme un objet fini, mais résulte d’une alchimie mêlant histoire, géographie, morphologie urbaine, environnement naturel ou culturel,  politique (grande ou petite), habitudes et usages … Tout s’entremêle et interagit …

    Par essence, un quartier est un condensé de vie, collective et sociale, qui respire, se développe, évolue, mute, se régénère, et obéit aux règles complexes d'un véritable  «métabolisme urbain». Un quartier est également par nature multidimensionnel : espace géographique, culturel, historique, économique, mais surtout, espace vécu et lié ou relié (connecté ?) à des réseaux de proximité, qu'elles soient sociales ou spatiales.*
    Il doit pour exister encore demain, proposer de véritables perspectives à ses habitants afin de leur permettre de se projeter dans un futur proche et de devenir ainsi un véritable espace de projet.

    Par définition, un éco quartier ne peut être considéré comme un objet figé, s’il privilégie la voie de la sobriété énergétique, que ce soit  au niveau du bâti, des mobilités ou de ses usages, il doit également intégrer le besoin d’adaptabilité de la ville et faciliter ainsi sa capacité à « respirer », fonctionner ou se régénérer; ce qui impose de ne pas faire abstraction de ses dimensions humaine et sociale qui en constituent par nature le socle incontournable.

    C’est tout cela que nous voulons restituer, avec le site lancredelune.Fr et actualisé au fil du temps qui file …

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  • L'énergie des "Djeunes" créateurs ...

    261154_246556832126513_2694231_n.jpgCe week end à Trilport, les jeunes créateurs étaient à l’honneur, avec la 6eme édition du "JE.T.T" (ou JEunes Talents de Trilport). Une manifestation qui a trouvé sa juste place et suscite beaucoup d’intérêt auprès des créateurs locaux comme de ses visiteurs. Un succès contagieux, cette formule s'étant depuis déclinées en d’autres lieux, ce dont il faut se réjouir, la culture n’ayant pas de frontière.

    Le concept initial est des plus simple : offrir un espace d’exposition à de jeunes créateurs et mettre en valeur un parrain, artiste confirmé dans sa pratique et impliqué sur le territoire. Une 6eme édition qui atteint cette année une nouvelle dimension, avec la réalisation d’une grande fresque et l’organisation d’un concert ouvert aux groupes locaux de musique rock.

    Le potentiel créatif de ces jeunes talents (graphistes, vidéastes, musiciens) s'est exprimé avec force, quelque soit les techniques employées, ou la démarche artistique initiée.

    Le parrain de l’édition 2012 est pour la première fois un dessinateur et auteur de BD, Albert qui rejoint le cortège des parrains des éditions précédentes : Vera DORRER, Caroline PINET, François THION, Yves BELIN, Yann MATTHIAS. La bande dessinée, véritable art majeur, vecteur d‘émotion, d’esthétisme, de chaleur humaine mais aussi de dérision a passionné les nombreux visiteurs, interpellés par les oeuvres présentées.

    Si ce territoire est riche de son patrimoine naturel et historique, il l’est aussi et surtout du potentiel créatif de ses nombreux habitants, notamment de ses jeunes, qu’il suffit de dévoiler pour qu’il s’épanouisse ou se révèle, c'est une des grandes qualités de tels évènements ...

    Et que ce soit en graphisme ou en musique, car il est bon de revenir sur les jeunes talents invités pour cette édition ... 

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  • Pendant ce temps la vie continue …

    stylo-comptes.jpgSi l’attention de nos concitoyens a été accaparée par l’actualité nationale ces derniers mois avec les présidentielles, cela risque fort de durer dans les  prochains jours du fait des législatives qui démarrent.
    Pendant ce temps, la vie des collectivités se poursuit …  autant dire que les agendas sont actuellement des plus délicats à gérer, les mois de mai et juin n'étant pas les moins chargés en évènements divers pour les élus locaux.

    Le vote du budget a constitué un moment clé de l'année, fixant non seulement les objectifs poursuivis par la collectivité et le chemin pour les atteindre, mais apportant de fait un éclairage sur le contexte économique et social ambiant, les collectivités n'étant pas  déconnectées de la conjoncture, surtout européenne.

    La crise non seulement perdure (baisse brutale de la croissance, remontée significative du chômage …) mais se double désormais d’une crise des liquidités. Les banques réduisent drastiquement leurs participations au financement des collectivités et des entreprises, vu la raréfaction de la ressource financière et l’application de nouvelles règles prudentielles régissant le marché inter bancaire depuis Bâle 3. Un état de fait qui pénalise petites entreprises et collectivités, restreignant d’autant leur marge de manoeuvre.

    Les plans de rigueur budgétaire mis en œuvre ont eu pour conséquence principale de contracter l’activité économique, empêchant toute croissance, freinant consommation des ménages, activité des collectivités, reprise de l’emploi et développant la précarité.
    Contexte dont nos collectivités doivent tenir compte, tant sur un court terme difficile, voir périlleux, que sur un long terme incertain, en attendant une reprise de la croissance, une problématique qui a constitué un des enjeux de la présidentielle.

    La charge de la dette devient plus pesante, elle constitue en 2012 le premier poste budgétaire de l’Etat (prés de 49 milliards d’euros), supérieure désormais au budget  de l’Education Nationale ! Soulignons que la dette des collectivités locales ne représente que 10 % de la dette publique totale, qu’elle porte essentiellement sur des équipements et des infrastructures (non sur le fonctionnement comme l’Etat) et constitue plus de 70 % de l’investissement public, c’est dire l'importance de l'impact de la santé des collectivités pour l’économie et les emplois du pays en général.

    Elles doivent faire face non seulement à un contexte délicat, comme tout ménage, mais également au gel persistant des dotations de l’Etat (depuis 2010 !), une baisse de fait, l'inflation n'étant pas répercutée, malgré les besoins croissants de nos concitoyens et du pays.

    Qu’en est il du budget 2012 d'une commune comme Trilport  ? Illustrations ...

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  • La Seine-et-Marne est désormais vue du ciel, s’il existe ?

    Corbis.jpg 

    C’est avec tristesse que je viens d’apprendre que Christian Bartillat vient de tourner avec élégance la dernière page de sa vie, afin d'écrire de sa belle écriture déliée le mot fin …

    Et des pages on peut dire qu’ il en a connu … écrites avec passion, rigueur et humilité de sa plume alerte et précise, ou découvertes en provenance de tous les horizons et de tous les continents … 
    Ce diplômé en sciences politiques, essayiste et écrivain, a surtout été pour la majorité d'entre nous un éditeur de premier plan.

    Je devrais plutôt dire « à géométrie variable »,  tant il a accordé autant d’importance, de considération et de respect à des auteurs majeurs tel Karen Blixen, Anais Nin, Virginia Woolf ou Henry Miller qu’il a contribué à faire connaître en France, qu’à des historiens locaux anonymes dédiant leur existence, à la petite histoire des petites gens d’antan ou à leur territoires .…

    Cet éditeur reconnu de la place de Paris, directeur général des Éditions Stock, avait en effet décidé de consacrer la dernière partie de sa vie, à contribuer à nous rappeler l’importance et la qualité d’un patrimoine historique, culturel local, trop souvent méconnu, oublié ou même ignoré … Un des livres édités par les presses du village, ne s'appelle t'il pas "La Seine et Marne vue du ciel" ?

    Il l'a fait en présidant notamment aux destinées de la Société d’histoire et d’art de Meaux, mais surtout en créant les éditions « Christian de Bartillat », puis les Presses du Village qu'il a dirigé durant vingt-huit ans, jusqu’en 2010, lors de la cessation d’activités d'une maison d’édition,  atteint par la maladie 


    Cela a été une si belle aventure ...


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  • La marche d’Arcelor à Trilport, «l’acier lorrain vivra»

    Ou les leçons d’une marche citoyenne


     

    ARCELOR-marche-web.jpg

    C’est avec plaisir que nous avons accompagné les salariés d’Arcelor Mital lors de leur étape à Trilport pour le dernier kilomètre de la journée. Il paraissait tout à fait normal de nous associer à cette initiative citoyenne qui constitue certainement la réponse la plus intelligente que les syndicalistes pouvaient apporter aux lacrymogènes reçus des forces de l'ordre les empêchant d’accéder au QG de Nicolas Sarkozy, il y a quelques jours.
    Soulignons que c'est cet "accueil" qui est à l’origine de cette marche tant ils l'ont mal vécu. L'aspect incontestablement pacifique, bon enfant et non violent de leur initiative n'en prend que plus de relief, non ce ne sont pas des casseurs, et le seul mot d’ordre politique qui les a animé durant ces dix journées est le slogan : «l'acier lorrain vivra !».

    A leur arrivée à Trilport, les syndicalistes étaient impactés physiquement et moralement par les dix journées de marche, la fatigue, la pression, mais surtout les blessures diverses (ampoules, contractures ou entorses), résultant d'un effort physique auquel ils n’étaient pas préparés, totalisant déjà prés de 300 kilomètres au compteur.
    Cependant, si leur énergie était quasi intacte, c'est bien grâce à la chaleur de l’accueil et aux multiples témoignages de sympathie recues tout au long de leur parcours, qui les ont littéralement "booster" dans leur effort, relayé par les attaques inutiles de Nicolas Sarkozy du début de semaine sur l'action syndicale.

    Ce soutien populaire s’est vérifié à Trilport. Nous avions fait appel à toutes les bonnes volontés pour l’occasion, et avons été entendu au delà de nos espérances … habitants, retraités, syndicalistes, mais aussi beaucoup d'anonymes apportant spontanément nourriture, réconfort ou argent, et donnant ainsi à l’événement toute la dimension citoyenne à laquelle nous tenions.
    Jusqu’aux soins diligentés à leur arrivée afin de soigner les bobos et de leur permettre de repartir le lendemain du bon pied, afin d’être présent au rendez vous fixé au pays, sous la tour Eiffel, sentinelle d'acier lorrain, chacun le sait désormais.

    La dimension populaire de la marche pour l'emploi (ou encore marche de l'acier) a dépassé le seul cadre des hauts fourneaux, tant elle constitue non seulement un défi insensé pour sauver l'emploi des salairés de Florange, mais aussi interpelle le politique, et ce à plusieurs niveaux, dont celui notamment de la parole donnée, du poids des mots, et de la désespérance et la colère qu’entraine les promesses non tenues,

     

    J’y reviendrais …




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  • Les facteurs rêvent ils de voiture électrique ?

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    François, le personnage inoubliable créé par Jacques Tati dans ses deux films (« L'École des facteurs » et surtout « Jours de fête ») qui a fait connaitre dans toute la planète ce personnage central pour nos villes et nos vies qu'est le facteur,  doit remuer dans sa tombe devant la mort annoncée d'un métier qu’il chérissait tant.

    La distribution du courrier devient aujourd’hui un véritable sujet d’inquiétude, tant pour les habitants confrontés à une dégradation croissante des conditions de distribution, que pour les facteurs eux mêmes; ce que l’actualité de ces derniers jours a souligné tragiquement.

    J’ai reçu, il y a quelques semaines, à leur demande, des représentants de la Direction Départementale de la distribution de La Poste, souhaitant me rencontrer.
    Demande inhabituelle, qui ne m’a guère surpris au demeurant, ayant ces derniers mois joué un rôle de médiateur entre la hiérarchie et les facteurs confronté à un conflit du travail pour le moins compliqué et délicat.

    Notre discussion a débuté assez cordialement par le rappel de l’engagement de La Poste en faveur de la voiture électrique. Jean Paul Bailly leur PDG, a annoncé un programme d’acquisitions sur 4 ans, portant sur plus de 3 000 véhicules 2 places de Peugeot, et 15 000 utilitaires Renault Kangoo. Ils ont soulignél'engagement responsable et citoyen de l'entreprise et sa  contribution à la lutte contre les émissions de Gaz à Effet de Serre. Voilà pour la version coté pile, car cette mesure cache d’autres initiatives, moins sympathique coté face  …

    Selon ces responsables, l’introduction massive des véhicules électrique nécessite de facto l’installation de bornes de raccordement électrique qui ne peuvent être implantées que sur des plates formes industrielles centralisées.

    Personne ne voit le rapport ? Elémentaire pourtant cher lecteur ...

    Les facteurs basés actuellement sur des bureaux de distribution déployés sur le territoire, tel celui de Trilport qui dessert aujourd'hui 14 communes, se retrouveront de fait déplacés en totalité sur un site unique, ce qui signifie la disparition totale de ces bureaux.

    La ficelle est un peu grosse, l’innovation environnementale et citoyenne apparaissant du coup plutôt comme un prétexte destiné à camoufler une opération de restructuration qui bouleversera en profondeur l’organisation de la distribution du courrier et qui n’est pas sans poser de nombreuses interrogations, tant logistiques que de fond …

     

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  • Les voeux 2012 ...

    Voeux-2012c.jpg Remarque générale, peu d'élus regrettent 2011, année anxiogène s’il en est ... Mais derrière les multiples rebondissements de la crise de la zone euro et le sort d’un Triple A qui ne tient désormais plus qu’à un fil, il y a plus grave, la réalité du terrain, quelquefois dramatique. 

    Les habitants que je rencontre ne me parlent pas de crise, encore moins de triple ou de double A mais évoquent simplement l'emploi ou le logement qu'ils n'ont pas et leur pouvoir d’achat qui baisse inexorablement alors que dans le même temps la précarité se développe avec les risques d'exclusion  liés.
    Les problèmes d’approvisionnement des Restaus du Cœur témoignent de l'ampleur de cette détresse. Trop de familles aujourd’hui dans la difficulté n’ont plus d’espoir dans le lendemain, et désabusés, lassés des promesses non tenues, s’éloignent du politique.

    Le succès du mouvement des indignés certes interpelle, mais s’il est nécessaire et utile de s’indigner, il faut surtout mettre en place des réponses concrètes plus que des mots, des promesses ou des slogans ne durant que le temps d'une campagne électorale; 2007 est passé par là.  Il est certain que nous y verrons plus clair dans quelques mois,  le prochain scrutin présidentiel promet d’être décisif. 

    Notre pays se relèvera de cette séquence, défi somme tout relatif comparé à ce que nos parents et grands parents ont traversé et vécu durant les dernières décennies, reste à savoir en quel état …  Encore faut il ne pas se tromper de crise. Si ce que nous subissons aujourd’hui est une crise d’ajustement (de la dette, de la gouvernance, de la répartition de la richesse, de notre mode de croissance …) certes douloureuse, elle n’est pas la crise systémique que certain veulent nous survendre. 

    A contrario, celle qui nous amènera à changer nos choix de vie, notre modèle de société,  imposera régulation et réhabilitation du long terme et de l’investissement face au modèle actuel dominé par le court terme et la société de consommation, est bien la crise environnementale due aux  émissions de Gaz à effet de serre, y répondre est vital.


    J’ai des raisons d’espérer, sentiment qui me vient du terrain, et de l’activité des femmes et des hommes que j’y croise chaque jour. Ils y vivent, y travaillent, s’impliquent, souvent avec passion, notamment dans nos associations, et font de Trilport une ville dynamique, attractive, attachante, avec une véritable dimension humaine, faite de convivialité, d’amitié et de solidarités …
    Cette vitalité est une valeur ajoutée créatrice qu’il faut savoir apprécier à son juste prix.

    Nous avons pu semer en 2011, dans un cadre budgétaire tendu et contraint, quelques graines d’avenir qui ne demandent qu’à s’épanouir et fleurir, avant de produire les fruits espérés.  Ce qui n’est pas si mal, car  si pour le plus grand nombre, le fruit est l’essentiel de l’arbre, les vrais jardiniers savent qu’en réalité, c’est la graine qui importe

    Alors que proposer en 2012 ?

     

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  • Aide à domiciles, attention danger !

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    Nous avons eu le plaisir d'accueillir les délégués de l'UNA 77 (Union Nationale des Aides à domicile) à l'occasion de leur assemblée générale annuelle.

    Cette association créé en 1970 regroupe l'essentiel des structures d'aides à domicile, une cinquantaine, intervenant dans le département.
    Autant le préciser immédiatement, ce secteur d'activités pourtant indispensable à la cohésion sociale du pays, traverse actuellement une sérieuse période de turbulences. En 2009, ces structures ont réalisé plus de 1 300 000 000 heures auprès de 12 000 usagers; l'ASSAD de Trilport et de ses environs, en réalisant plus de 50 000 heures.  

    C'est dire l'importance de leur action quotidienne auprés de nos concitoyens, qui permet à nombre de personnes âgées et dépendantes de poursuivre leur vie en toute harmonie, à leur domicile, dans nos villes et villages. 

    Le vieillissement est trop souvent synonyme d’isolement et de solitude lié soit à des problèmes de santé, d’accessibilité, de mobilité. Chacun d’entre nous, à un moment donné de sa vie, dans son environnement familial ou amical proche, a pu mesuré ce constat avec humilité. Quitter son logement représente pour les personnes âgées un traumatisme irréparable :  perte de repères essentiels, rupture du réseau social,  sentiment de déclassement et d’abandon.

    À l’horizon 2050, selon l’Insee, le nombre de personnes âgées de 60 ans devrait doubler, de 75 ans, tripler (pour atteindre 11,6 millions) et celui des 85 ans et plus, potentiellement concernées par une perte d’autonomie, multiplié par quatre (1,3 million en 2000 et 4,8 millions en 2050). 
    Avec l’allongement de la durée de vie, la problématique de la relation entre vieillissement de la population et adaptation du logement mais aussi des services de proximité, devient incontournable. Phénomène sociétal inéluctable que notre société se doit de préparer au mieux. Certes le vieillissement croissant de la population est une conséquence heureuse des progrès de la société, mais il nous impose d'être présent au rendez vous et de répondre à ces nouveaux besoins.

    Cependant, malgré l'importance de l'enjeu, l’année même du « débat sur la dépendance » voulu par le Président de la République, qui pour l’heure n'a donnée suite à aucune proposition concrète, la situation de beaucoup de ces associations est plus que problématique.

    Ce paradoxe a été le point clé de mon intervention, lors du mot d'accueil effectué en ouverture des travaux de cette réunion ...

     

     

     

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  • Vous avez dit "Habitat, seniors, services" ?

    fsm-hss2.jpgIl y a juste deux ans, nous recevions le Préfet de Seine et Marne venu signer en Mairie de Trilport, le Contrat de Mixité Sociale nous liant à l’Etat. Force est de constater que la situation depuis a évolué, fort heureusement, et que la manifestation d’aujourd’hui avec la signature de la convention « Habitat Seniors service » avec le bailleur social FSM, en est la meilleure illustration, j’y reviendrais …

    Si l'article 55 de la loi Solidarité et Renouvellement Urbains impose un seuil quantitatif à atteindre et l’obligation pour la commune de construire d’ici 2020, plus de 250 logements sociaux pour arriver aux 20% exigés, notre volonté est de doubler cet objectif d'une exigence qualitative ; ce qui est techniquement plus compliqué, mais nous désirons avant tout respecter l’esprit et le texte de la loi, en doublant les exigences quantitatives de réponses qualitatives.  L’objectif de l’équipe municipale est de créer une mixité générationnelle et sociale épanouie dans toute la ville, sans ghettoïsation, afin d’éviter tout sentiment de déclassement ou de relégation.

    C’est un fait, le parcours résidentiel est en panne dans notre pays depuis des décennies, surtout dans le domaine du logement aidé ; panne qui pénalise d’autant plus certains public fragilisés, dont les seniors, de plus en plus nombreux.

    Le dernier recensement INSEE (2006) souligne un vieillissement de la population locale. Les plus de 60 ans représentent désormais prés de 20% des Trilportais (contre 13% en 1982), les plus de 65 ans 13,3% et les plus de 75 ans 7%. Tendance qui n’est pas particulière à notre ville, mais concerne le pays tout entier.

    Il nous faut anticiper les conséquences du vieillissement progressif du pays.  L’INSEE indique qu’en 2050, 31,9% des habitants auront plus de 60 ans (contre 20,8% en 2005) et que les 75 ans et plus passeront de 8% en 2000 à 15,6% en 2050.  Si cet allongement de l’espérance de vie est une bonne nouvelle, cette évolution impose désormais de penser autrement la ville et les relations inter générationnelles.

    Quitter son logement représente pour une personne âgée un traumatisme, du fait d’une perte de repères essentiels et de la rupture de son réseau social. Elle entraine souvent un véritable sentiment de déclassement et d’abandon. Le vieillissement est trop souvent synonyme d’isolement et de solitude lié soit à des problèmes de santé, d’accessibilité, de mobilité.

    Il est essentiel de favoriser le prolongement de l’autonomie résidentielle en mettant en place une offre adaptée. 

     

    C’est bien l’objet du label Habitat Seniors services et de la signature d’aujourd’hui avec FSM 

     

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  • 14 juillet 2011

    affiche.jpgFêter le 14 juillet c’est poursuivre la longue chaine des commémorations de la fête nationale qui se sont succédées depuis 1790, mais aussi et surtout célébrer les trois valeurs républicaines qui ont fait de nous, ce que nous sommes et de notre pays, la France et qui au fil de l’histoire se sont diffusées comme autant de signes d’espoir en un monde meilleur.

    « Liberté, égalité, fraternité », valeurs intemporelles et universelles s’il en est, complémentaires aussi, tant la fraternité fédère les deux premières. Lorsque la  société est morcelée, fragmentée, éclatée, que l’individualisme se développe, la fraternité prend alors tout son sens, sinon à quoi sert de vivre ensemble ?
    La solidarité est la mission première des collectivités et notamment de nos communes, car si elle ne s'en préoccuperaient pas qui le ferait ?

    En ce 14 juillet 2011, l'atmosphère est maussade, es temps paraissent difficiles et les français sont carrément pessimistes. La faute à une crise interminable dont personne ne voit la fin et la transformation de nps repère habituels, trés certainement, mais aussi sans doute à l’absence de perspectives politiques immédiates, en  attendant 2012.

    Ceci étant, il faut relativiser, dans la passé de notre pays bien des 14 juillet ont été plus dramatiques, les conflits mondiaux du siècle dernier en attestent. Sous d’autres latitudes également ce 14 juillet est plus rude.
    Comment ne pas penser en ce jour aux 6 soldats tombés en Afghanistan pour défendre l’idée qu’ils se faisaient de la France et de ses valeurs. J’avoue cependant avoir du mal à comprendre l’utilité d’un engagement militaire dont la justification ne semble plus qu’être la défense du régime corrompu d’Hamid Kharzaï, de plus en plus isolé et rejeté des afghans. J’ose espèrer que le sacrifice de nos 70 soldats tués ne soit pas vain, et que ce conflit ne se révèle pas constituer une impasse dramatique.

    Mais cette journée était également placée à Trilport sous le signe Napoléonien, du fait de la présence des grognards qui étaient parmi nous, histoire de commémorer le 14 juillet …

     Pourquoi, pourriez vous vous demander ?

     

     

     

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  • Budget 2011, premieres orientations

    montage-cm_mairie.jpg

    Acte politique majeur, le vote du budget conditionne l’action d’une municipalité. C’est pourquoi le législateur a prévu l’organisation d’un Débat d’orientation budgétaire, contradictoire, qui se déroule dans les deux mois qui précède ce vote.
    L’objectif de ce débat ?  Apporter à chaque élu les éléments d’appréciation et de cadrage lui permettant d’éclairer ses choix et d'être en capacité d’effectuer si nécessaire arbitrages ou contre propositions.

    Débat que nous venons d’avoir en Conseil, sans contradiction réelle ou proposition alternative de notre opposition locale, ce que je regrette pour ma part … Nous rencontrons cependant un problème de taille, les services de l’Etat sont dans l’incapacité de nous communiquer des éléments fiables sur les dotations 2011,  représentant  une part significative des recettes de la commune.
    Ce cas de figure est une des multiples conséquences de la politique budgétaire actuelle, et de l’imprévoyance gouvernementale, elle souligne également l’importance toute relative accordée aux  collectivités territoriales et à leurs budgets, considéré comme une simple variable d’ajustement permettant de rattraper les cadeaux clientélistes et les conséquences financières de décisions prises dans la précipitation et sans étude préalable.
    Rappelons que l’année dernière, l’annonce au dernier moment d’une baisse significative de recettes pourtant attendues, baisse totalement injustifiée avait causé l’augmentation de nos taux.

    La suppression de la taxe professionnelle est l’illustration de cette imprévoyance. Décidée unilatéralement par le Président de la République afin d’alléger les charges des entreprises, cette mesure a couté au final deux fois plus cher au budget de l’Etat que prévue initialement ! Un delta de 3,5 milliards, s’il vous plait !
    Facture, acquittée par chaque contribuable (excepté bien sur, les hauts et très hauts revenus). Dommage collatéral, cette  décision a impacté directement les ressources des départements et régions, pénalisé leur action au service de nos concitoyens et le soutien apporté aux communes qui ont vu les dispositifs d’aides ou subventions diminuer sensiblement.

    Décision idéologique et dommageable, surtout vu la crise sociale profonde affrontée par le pays et qui touche nos concitoyens, notamment les plus fragilisés, qui ont plus que besoin de réponses concrètes et proches, comme nos entreprises ont besoin d’infrastructures qui fonctionnent et de travail : 80% de l’investissement public étant le fait des collectivités territoriales, la baisse des dotations a inévitablement des répercussions négatives, sur l’économie et l’emploi, surtout auprès des nombreuses PME du pays, dont la santé est nettement moins florrissantes que celle des société du CAC 40 !

    Nous sommes déjà à la mi mars, et nous ne disposons d’aucune information sur le montant des dotations 2011 ! Plus exactement, nous ne savons pas de combien ce montant diminuera.
    Devant cette incertitude, nous avons anticipé une baisse de 3%, qui s’ajoutera à celle des années précédentes, et à la reprise de l’inflation (2%), avec l'espoir que la surprise ne sera pas plus douloureuse, c’est dire ...
    L’Etat dans le même temps, poursuit son désengagement, transfére de nouvelles taches aux communes (dernier exemple en date, l’instruction des documents d’urbanisme…) et supprime des postes pourtant utiles au pays d’enseignants, médecins, policiers ...
    Une politique qui ne l'empêche pas pour autant de multiplier ses exigences auprès des élus et les effets de communication vers les français. Un positionnement dangereux qui aggrave le déficit de confiance des citoyens envers le politique et pousse beaucoup d’entre eux vers les extrêmes et les réponses simplistes, voir simplificatrices.

    Autre objet d’inquiétude, les hypothèses de croissance du budget national, si l’ensemble des économistes tablent sur une croissance 2011 équivalente à celle de la zone euro (soit 1,6 %),  les projections gouvernementales atteignent les 2 %!
    Scénario plus qu’optimiste, fortement improbable. Les recettes seront sans doute inférieures aux prévisions. Que fera alors le Gouvernement, rogner dépenses sociales et services auprès de nos concitoyens, augmenter les impôts des ménages ?
    Il est à craindre qu'il ne fasse les deux à la fois, mais certainement après 2012 comme l'indique l'excellent blog de la sénatrice Nicole Bricq, toujours aussi utile.

    Mais examinons de plus prés la situation de la commune et la feuille de route que nous nous sommes fixés pour 2011 …

     

     

     

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  • Contrat de Mixité Sociale, où en est on ?

    11476_22_d.jpgIl y a moins de deux ans, j’ai signé pour ma commune avec le Préfet de Seine et Marne, un Contrat de Mixité Sociale, partenariat liant l’Etat aux communes ayant des difficultés à atteindre l'objectif triennal de construction de logements sociaux fixé par la loi SRU, ce qui est le cas de Trilport (voir plus loin), en soutenant leurs opérations, jugées prioritaires pour les services de l'Etat (financement, assistance …).
    Suite à l’adoption toute récente du PLU de la commune, il me semble opportun de faire un point d'étape, la donne va pouvoir désormais changer fort heureusement, afin d'évoquer les difficultés rencontrés jusque là sur le terrain, révélatrices de certaines contradictions de notre société.

    SI je suis très impliqué sur ce dossier,  c' est pour plusieurs raisons :

    • détresse des personnes en attente d’un logement que je reçois lors de mes permanences,
    • nécessité de mettre en place un parcours résidentiel complet sur la commune permettant à chacun quelque soit son âge, ses revenus ou son handicap de disposer d'un logement adapté et digne,
    • mais aussi, parce qu'ayant vécu dans une tour HLM de longues années; j’ai la conviction d'agir juste en faisant de la qualité pour le logement social une exigence préalable et en mettant tout en œuvre pour atteindre cet objectif ...

    Rappelons certains éléments trop souvent oubliés.
    Si la pénurie des logements sociaux en France est une vieille histoire, force est de constater que les décrets d’application de la loi SRU ne datent que de 2002. Les élus, notamment des petites villes, pour appréhender les enjeux d’une problématique que chacun s'accorder à reconnaitre complexe et inconnue pour eux jusque là, ont du acquérir un minimum d’expertise et de savoir faire dans des domaines aussi complexes que ceux du foncier et de l’urbanisme (connaissance des règles du jeu, des acteurs, sélection et choix des partenaires, montage et lancement des actions …) en ce en très peu de temps.
    Pour l'urbanisme, cette prise de conscience salutaire mais tardive a constitué une véritable révolution culturelle, qui s'est doublée d’une accélération subite du temps ... Où comment abolir en quelques mois, des décennies d’indifférence et d’inaction ?
     Bouc émissaire tout désigné, l’élu local ! A lui de régler au plus vite les contradictions de notre société, et au meilleur coût s’il vous plait ! Maire depuis 2004, force est de constater qu'en ce domaine, j'ai du tout construire et il m’a bien fallu trois ans, sans aide d'aucune sorte avant d'être en capacité d’intervenir concrètement et ce dans un contexte financier difficile.

    Il est vrai qu’une autre démarche était possible : préempter un terrain en périphérie et y bâtir en nombre les locatifs sociaux manquants ... Loin des yeux, loin du coeur ... Une méthode simple, rapide, moins couteuse, et respectueuse des objectifs quantitatifs de la loi SRU, voie d’ailleurs choisie par beaucoup d’élus, très certainement exemplaires.
    La réflexion initiée par la municipalité nous a mené vers une toute autre direction : créer de la mixité sociale sur toute la ville,  en privilégiant des exigences qualitatives : opération à taille humaine, éco construction, accessibilité, mixité multi générationnelle et sociale au niveau du quartier, qualité architecturale, intégration au site. Un objectif, réussir une mixité générationnelle et sociale épanouie qui dure et sans ghettoïsation ou sentiment de déclassement.

    Dans le même temps afin de répondre aux exigences quantitatives de la loi, compliqué d'intervenir sur un tissu urbain déjà constitué et nous permettant à terme de rattraper notre retard, nous avons mis en place un nouveau Plan Local d’Urbanisme et lancé la création d’un éco quartier, deux démarches dans lesquels la mixité sociale et multi générationnelle sont des priorités.

    Je vous propose un rapide point d’étape sur les actions concrètes entreprises et les difficultés rencontrées sur le terrain, histoire de faire tomber quelques à priori et idées pré concues. Tout n'est pas aussi simple que certains veulent le croire y compris quand la volonté des élus est au rendez vous. Car un paramètre central est à intégrer, surtout en urbanisme, car très souvent incompressible, le temps de l'action ...

    Mais revenons à la réalité du terrain ...



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  • Un club SNCF, pour le Pays de Meaux

    sncf_internet.jpg

    Il y a quelques jours, j’ai participé à la première réunion du « Club des partenaires » de la SNCF. Cette initiative expérimentée depuis 2004 avec succès par l’entreprise nationale lors du lancement des lignes de TGV en province (TGV Est ou Rhin Rhône) vise à mettre en place un lieu de rencontre et d’échange régulier avec les acteurs politiques et socio économiques locaux accompagnant la mise en place de nouvelles offres de transport.
    Objectif : débattre sur les problématiques liées aux mobilités et au développement des territoires, souvent entre mêlées.

    Particularité, si jusque là ces clubs avaient été créés pour les offres TGV, cette fois ci s'est différent, elle concerne la ligne P qui bénéficie d'efforts significatifs engagés à la fois par le STIF et la SNCF, notamment sur le secteur du Pays de Meaux, mais version grand large …

    Objectifs affichés : mieux se connaître, échanger sur des projets mutuels, se dire les choses « telles qu’elles sont » afin d’appréhender plus globalement les interactions entre mobilités et territoires.

    Pour la SNCF l’intérêt est évident, il tient non seulement à la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise, mais ce type de structure informelle permet d’avancer et de tester idées ou concepts, de présenter des projets et initiatives directement liées à l’offre ferroviaire, mais également à tous les champs de la mobilité sur lesquels elle agit directement ou indirectement et ils sont nombreux ... Concept : « faire se rencontrer attentes du territoire et offres de mobilité dans un cadre prospectif ».

    Pour les participants (élus, collectivités, services de l’Etat, entreprises, chambres consulaires, acteurs de la formation professionnelle …) l’intérêt est réel. Chacun peut se tenir informer des projets de la SNCF, comme des autres acteurs, et ce très en amont. Il peut ainsi  y contribuer et élargir le débat qui souvent va  bien au delà du seul domaine du transport ferroviaire.  Un regret pour ma part, l’absence de l’autre grand opérateur du secteur, car il m’apparaît important lorsque l’on aborde la question de la multi modalité d’avoir tous les acteurs autour de la table.

    Soulignons aussi l’efficacité du format de la réunion, très adapté aux contraintes agendaires des participants (18h / 20h un jour de semaine, 5 réunions annuelles) et le choix du cadre, détendu, afin de faciliter les échanges.

    Lorsque l’on se souvient des premières notes de ce blog, relatif aux relations avec la SNCF, on mesure le chemin parcouru, et c’est tant mieux …

     

    Quelques constats après ce premier rendez vous …

     

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  • PLU : la longue marche en avant

    note-plu-couelurZAC4.jpgLe Plan Local d’Urbanisme (PLU) est voté, enfin devrais je dire, tant cela m’a semblé long ; cerise sur le gâteau, aucun des deux groupes d’opposition n'a vote contre, il se sont abstenus, il ne pouvait sans doute guère faire plus, ce que personnellement je regrette.
    Ce résultat satisfaisant est le fruit d’une concertation à laquelle je tenais, tant à mes yeux cette réflexion doit être celle d'une ville et des obligations liées à son développement (sociales et environnementales) et non celle de quelques élus isolés ou d'un simple bureau d'études.

    Si dans une commune une réflexion est stratégique, c’est bien celle liée au PLU. Il doit non seulement favoriser un urbanisme compatible avec le projet politique de la ville, mais être un levier de développement tenant compte de problématiques urbaines et sociales de plus en plus complexes, notamment au niveau local, Trilport étant une ville à la fois rurale, à la fois urbaine…
    Enfin, il se doit d'être un facilitateur afin de contribuer à  dénouer tout un écheveau de contraintes et de nuisances (industrie, infrastructure de transport …). En tenant compte de deux nécessités absolue : limiter le réchauffement climatique et l’émission des gaz à effet de serre, et protéger la bio diversité.

    Pourtant paradoxalement, plus les réponses à apporter sont urgentes et difficiles à élaborer, plus l’élu doit se prémunir avant d’agir.
    Cette note est née d’une discussion informelle avec un collègue Maire se lançant justement dans l’élaboration d’un PLU et ayant quelques interrogations sur le sujet.
    Si la délibération du Conseil Municipal du 4 février cloture un marathon de 5 années, (en comptabilisant l’intermède des élections municipales qui a duré quasiment un an), il est utile me semble t'il de revenir sur certains enseignements tirés  de cette expérience …

    Avant de faire un point dans une prochaine note, sur notre éco quartier, le travail avance et nous avons lancé la concertation de la Zone d'Aménagement Concerté (ZAC) multi sites qui lui servira se support principal, il m'a semblé important de revenir sur le PLU ...

     

    Revue de détail de ce qui pour beaucoup d’élus s’apparente à une vraie course à obstacles …

     

     

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  • Tapis rouge pour les éco quartiers

    l3-frassati.jpgC’est au « Tapis rouge »,  à deux pas de la gare de l’Est, dans les locaux de ce qui a été le plus ancien « grand magasin » (1784) de Paris, que s’est déroulée la 2eme conférence nationale des Eco quartiers. Deux objectifs affichés : établir un point d’étape sur l’éco quartier "à la française", et présenter la feuille de route 2011 .

    Un cadre quasi intimiste comparé au Musée Branly choisi par Jean Louis Borloo, un an auparavant, pour l’annonce du premier palmarès. La symbolique du fond muséographique, l’architecture épurée de Nouvel, l’intégration spectaculaire du végétal, la luminosité du lieu et la disparition de Levy Strauss la veille, avait créé un climat propice aux envolées lyriques, très présentes dans le  discours ministériel, abordant tant le sens de la vie et le devenir d’une « civilisation » arrivée à un véritable carrefour  (« On the turning away ») que sur les éco quartierś. La dynamique du Grenelle n’était pas alors encore encalminé

    Palmarès, somme toute honorifique (pas de subvention à la clé, contrairement à l’appel à projets régional) distinguant surtout des opérations d’aménagement de quartier d'habitat, sans véritable incidence sur les alentours sinon la verticalité, et très éloignés encore du standard des éco quartiers de référence européens et de l'émergence d'une conception "globale".

    J’avais regretté au moment de la candidature de ma commune au concours national, l’option prise de privilégier une approche thématique et segmentée (eau, déchets, biodiversité, mobilité, sobriété énergétique et énergies renouvelables, densité et formes urbaines, éco-construction) contrairement à celle de la Région Ile de France (appel à projets «  Nouveaux Quartiers Urbains ») transversale, et abordant également les questions de fond relatives au pilotage, à la question sociale, à la rétro action sur la ville ...
    Les choses évoluent cependant, car en lançant la convention dans la grande salle du Tapis Rouge, le secrétaire d’Etat au logement, Benoist Apparu, a présenté l’appel à projets 2011 qui intègre notamment une grille de critères élargie (cadre de vie, préservation des ressources, pilotage …), et témoigne une perception plus globale de la thématique, inflexion due aux travaux du Club National des Eco Quartiers.

    Car au delà de ce concours et de son palmarès officiel, certainement la partie la plus visible et la plus « communicante » mais peut être la plus discutable de la démarche initiée vu les standards retenus, il faut souligner l’importance du « Club national Ecoquartier » créé en cette occasion. Si cette initiative pouvait faire sourire à l’origine, force est de constater qu’elle a démontré sa crédibilité et son intérêt.

    Ce club est le révélateur d’une démarche innovante, atypique et quelque peu iconoclaste, inspirée des pratiques anglo saxonnes, selon Laurent Thery (Grand Prix de l’urbanisme 2010). Durant une année porteurs de projets, élus, professionnels, scientifiques, services de l’Etat se sont retrouvés pour ensemble approfondir leurs connaissances de manière pour le moins transversale, échanger sur les réussites ou difficultés rencontrées, les freins à surmonter, confronter points de vue ou méthodes et explorer des pistes de progrès ou de réflexion  ... 

    Adossé aux activités du club, un Comité Scientifique composé de spécialistes des questions liées à l’urbanisme, au bâtiment, aux inter relations entre vie sociale et habitat, a également planché sur la question …  L’objectif commun étant d’élaborer un référentiel national des éco quartier .

    Avant de revenir dans de prochaines notes sur le bien fondé ou non, de ce concept d’éco quartier à la française,  il m’est apparu utile de revenir sur une année d’activités du « Club National » auquel j’ai eu l’honneur de participer et qui a initié me semble t’il un véritable mouvement de fond sur cette thématique systémique (et non un mouvement sismique, quoique ...).

     

    Retour sur un peu plus d’un an de réflexion et de travaux …

     

     

     

     

     

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  • 2011, année solidaire ?

     

    voeux-blog.jpg

    La farandole des vœux est lancée, elle fait du mois de janvier un véritable marathon républicain à la gestion délicate pour les agendas, d’autant qu’avec l’intercommunalité et les relations amicales tissées de ci de là entre élus, le nombre de cérémonies aux quelles nous participons, s'est multipliée … 

    Une chose est certaine, beaucoup de nos concitoyens ne sont pas mécontents de voir 2010 se terminer enfin : perte d’emploi, baisse du pouvoir d’achat, incertitudes pour le lendemain, pessimisme ambiant, météo exécrable depuis deux mois, tout se ligue pour que l’heure soit à la sinistrose, le constat est général  … 

    Détail édifiant et révélateur de l'ambiance du moment, à la bourse des valeurs, la solidarité revient au premier plan, c'est une valeur montante, trés nettement et sous  toutes les latitudes  ... Le "gagner plus pour travailler plus", symptomatique d'un individualisme triomphant, a perdu en apparence, beaucoup de ses adeptes, ce dont personnellement je me félicite, en espérant que cela dure  ...

    Sur le terrain, la rigueur est bien présente, mais elle a apparemment ses humeurs, et frappe différemment que vous soyez riches et puissants ou non, c'est bien le problème ! D’autant que l’image donné du pouvoir est loin d’être emballante et l'exemplarité semble à géométrie variable.
    Sur le terrain, les aides financières considérables consenties en 2009 aux banques (cf les vœux de l’an dernier), ont fait exploser les déficits publics, et c’est désormais à chacun d’entre nous de payer la facture : hausse des prélèvements, baisses des dépenses publiques et sociales, souvent menées sans discernement ni équité ... A contrario pour les banques et le CAC 40, "don't panik" c’est reparti, beaucoup reprennent leurs mauvaises habitudes d’antan, celles qui avaient failli nous conduire droit dans le mur  …  

    Plus grave, des dépenses d'investissement incontournables et indispensables au développement du pays et à la sécurité de nos concitoyens sont remis en cause de manière inconsidérée : éducation, recherche, santé (oui c’est aussi de l’investissement pour un pays),infrastructures électriques, centrales nucléaires, réseaux de transports ...  Nous risquons demain de payer au prix fort beaucoup de ces économies du trop court terme ... 

    Pour les communes l’équation est de plus en plus délicate, elles sont en première ligne pour répondre aux besoins immédiats, urgents et multiples des habitants, tant en fonctionnement (mise en place de services proches, réactifs, efficaces) que dans les investissements à réaliser (équipements publics, trottoirs, routes … ) mais ont de moins en moins de latitude financière ce qui au regard des besoins du terrain, risque de poser quelque problème  … 
    Pour exemple l'état de la voirie. Après les deux hivers rigoureux que nous venons de subir, les rues ont  souffert et ce dans toutes les villes, les marchands de bitume vont voir leur chiffre d’affaire exploser en 2011, pour peu que les collectivités puissent effectuer ces travaux !

    Alors que promettre pour 2011 : du sang, de la sueur et des larmes ? Pas tout à fait, ou du moins cela n'a pas été du tout le sens de mon discours lors de cette manifestation républicaine, qu'est la cérémonie des voeux   …

     

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  • SCOT : quelques clés de lecture à décrypter

    scot.jpgIl me semble utile de revenir sur un point abordé lors du dernier Conseil Communautaire, relatif au Schéma de COhérence Territoriale (ou SCOT ) ; plus précisément au «débat » prévu par les textes qui théoriquement accompagne l’adoption du  Projet d'Aménagement et de Développement Durable (ou PADD), moment clé s’il en est de la réflexion engagée sur notre projet de territoire.

    Je regrette la quasi absence de prise de parole au regard de l’importance d'une telle réflexion collective pour notre jeune intercommunalité et la qualité comme l’originalité de la démarche initiée,  prometteuse à plus d’un titre. 

    Nous disposons désormais d’une véritable vision partagée sur le devenir d’un territoire dans lequel nous vivons, et pour beaucoup d’entre nous, sur lequel nos enfants s’épanouissent. Vision partagée, car réellement collective et relativement consensuelle, du moins pour le moment, nous aurons l’occasion de revenir sur ce point prochainement.

    Il m’a semblé préférable, avant d’aller plus loin dans l’analyse, de décrypter quelques clés de lecture incontournables, qui permettront je l’espère à chacun de disposer des éléments nécessaires à la bonne compréhension de la démarche et d’anticiper les prochaines étapes de ce processus et leurs conséquences tant pour chacune des 18 communes que pour ce coin de Brie.
    Vu l’importance des enjeux qui entourent cette réflexion, elle concerne chaque habitant de ce territoire, mais peut également intéresser tout citoyen impliqué dans les thématiques relatives à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire, car il y a matière !

    Encore faut il pour que chacun soit réellement partie prenante dans cette réflexion globale qu’il puisse s’affranchir du barrage sémantique cher aux urbanistes, pour tout dire assez ésotérique et techno … J’en profite pour rappeler les notes consacrées à la démarche initiée sur ma commune autour du Plan Local d’Urbanisme (ou PLU : vous avez dit PADD, PLU  s'il te plait dessine moi une ville), qui complètent utilement ce rapide panorama …

    Voici une tentative de décryptage de quelques concepts ponctuant cette démarche  : SCOT, PADD, DOG, PLD, ou encore démarche AEU …

    Commençons par le SCOT ou Schéma de Cohérence Territoriale …

     

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  • L'avis de Trilport sur le Grand Paris

     

    metro-paris-pneu.jpg

    A l'occasion du débat public sur le Grand Paris et en réponse à l’invitation du CNDP, j’ai proposé au Conseil Municipal que Trilport apporte sa contribution sur un sujet intéressant au premier chef nos concitoyens, car en relation directe sur la qualité de leurs transports au quotidien, leur cout et leur mode de gestion.

    Nous voulons attirer l'attention sur le besoin urgent de rénovation des transports en commun de grande couronne, comme de certaines interrogations ou demandes de précision et d'un souhait.
    Des éléments qui font l'objet d'une contribution commune aux deux projets proposés au débat public.

    Refusant de choisir entre l'un ou l'autre des deux scénarii, ou de les opposer, nous jugeons préférable de rappeler la priorité que les usagers de la grande couronne que nous sommes, accordent à une rénovation urgente et massive du réseau actuel, notamment férré (métro, RER et TER), véritablement à bout de souffle.
    Le dernier rapport de la Cour des Comptes est sur ce sujet sans nuance. S'il reconnait les progrès substantiels constatés sur le terrain et les efforts déployés par Jean Paul Huchon depuis 2006, année à laquelle l'exécutif régional a pris les rênes du STIF, il souligne le retard qu'il reste à rattraper. Bien du chemin reste en effet à accomplir.

    Nous tenons à souligner que si l’augmentation éventuelle du nombre d'usagers qu'entrainerait la réalisation de ces projets n’est pas au préalable, précédée d’une réelle amélioration du réseau actuel  saturé sur trop de lignes, la conséquence immédiate serait une aggravation considérable des désordres constatée chaque jour par des centaines de milliers de franciliens.

    Il est vital de doter notre région d'une vision globale entre ville centre, petite et grande couronne, reposant sur un système basé sur des points d’interconnexions, le maillage des réseaux longue distance et de proximité, des rabattements adaptés aux flux actuels et futurs à partir des rocades envisagées, et d’envisager ces deux projets dans une logique intermodale n'oubliant pas les usagers résidant en Grande Couronne.

    Nous exprimons les interrogations les plus vives sur le financement de ces infrastructures, l’estimation de leur cout final (surtout celle du Grand Paris dont le montage juridique pose à nos yeux problème) et le calendrier proposé.
    Les risques d’une concentration excessive des budgets d’investissement futurs, notamment dans le contexte actuel de raréfaction de l’argent public, sur ces seules opérations au détriment de la rénovation du réseau actuel, sont malheureusement bien réels et problématiques.

    Enfin nous exprimons le souhait de voir ces deux projets, vu leur complémentarité potentielle, réunis autour d’un consensus fédérateur et constructif, plus respectueux des deniers publics.

     

    Ci joint, la contribution de la ville de Trilport à ces deux débats

     

     

     

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  • Cap sur la Petite Enfance

     

    448_petite_enfance.jpgJ’ai participé vendredi soir à une restitution publique du diagnostic relatif à la « Petite Enfance » que nous avons lancé  en mai 2008 et qui représente dix huit mois de concertation. Le temps nécessaire pour rencontrer familles, professionnelles ou acteurs de terrain, tenter avec eux d’apprivoiser cette problématique pour le moins particulière, et d’ébaucher quelques pistes de travail et d'actions à mettre en place.

    Quelques mots sur le contexte de cette étude. La France grâce à sa politique familiale, possède un taux de fécondité élevé lui permettant d’être un des rares pays européens à assurer le renouvellement de sa population, un point positif lorsque l’on songe à nos retraites mais également au dynamisme du pays. 
    La région Ile de France et plus particulièrement la Seine et Marne font partie des territoires « démographiquement » les plus dynamiques depuis plus de 10 ans. Pourtant paradoxalement, l’offre en mode d’accueil des moins de trois ans, essentielle pour concilier vie familiale et professionnelle, est sur notre département très insuffisante.  Ici, tout ou presque, est à faire, car l’absence de mode de garde adapté constitue un frein sérieux au retour à l’emploi, notamment pour de nombreuses femmes seules (familles monoparentales).

    Le contexte économique, les demandes des parents, les contraintes sociales liées à l’emploi nous ont amené, après avoir mis en place un service jeunesse structuré lors du mandat précédent, à agir sur la Petite Enfance.
    D’autant que la commune évolue : ouverture de droits à construction du fait du nouveau PLU, lancement d’un programme de logements sociaux, vont entraîner une augmentation progressive de la population que l’arrivée de l’éco quartier va amplifier, avec pour corollaire l’émergence, tant quantitative que qualitative, de nouveaux besoins qui sont à l’origine du projet de Maison de la Petite Enfance qui est un des équipements publics prévus dans le cadre de cet éco quartier.

    Nous avons lancé en concertation avec des partenaires institutionnels (Maison Départementale des Solidarités, Caisse d’Allocations Familiales et Mutuelle Sociale Agricole), des professionnelles et des familles un diagnostic territorial exhaustif sur cette thématique, afin de mieux définir les besoins en mode de garde, mais également  les contraintes liées à l’offre de services et  rechercher les solutions les plus adaptées et la démarche à initier.
    Quelques chiffres clés sur cette concertation : 2000 questionnaires distribués, 27 interviews (familles, professionnels, acteurs du terrain …), 3 rencontres départementales de la Petite Enfance, 20 réunions de concertation et de travail, 4 visites de structures : Lizy sur Ourcq, Meaux, Crécy la Chapelle, Pontault-Combault, 2 restitutions publiques … 

    Je veux souligner la pertinence de la méthode proposée par la MSA pour la conduite de ce diagnostic : une enquête quantitative, basée sur un questionnaire largement diffusé dans la ville, suivie d’un volet qualitatif reposant sur des interviews (professionnels, familles ou acteurs du terrain). Deuxième phase riche d’enseignements qui nous a permis de percevoir et d’analyser certaines  tendances en cours et d’explorer de nouvelles perspectives, quelquefois innovantes.

    La confrontation des points de vue, l’analyse des situations et des témoignages a permis de mesurer  les paradoxes d’une société en pleine mutation, et les conséquences du bouleversement des équilibres entre vie professionnelle et vie privé qui se sont accélérés ces dernières années : temps partiel, amplitudes horaires, travail du week end, éclatement des couples mais également précarité … 

    Apporter des réponses appropriées dans un contexte de plus en plus mouvant devient délicat, surtout avec l’environnement budgétaire contraint qui caractérise la période actuelle.  Avec ce diagnostic, nous sommes munis désormais d’un vrai document stratégique, qui va guider notre action des prochaines semaines.

    En effet ...

     

     

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  • 1914 / 1918 : in memoriam

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    A l'occasion des célébrations du 11 novembre, nous avons organisé en collaboration avec le Musée de la Grande Guerre et diverses associations locales (Rail Club, association des cartophiles du Pyas de Meaux), une exposition qui a permis à de nombreux visiteurs dont beaucoup d'écoliers et de collégiens de s'informer et pour certains de découvrir ce qu'a été la Grande Guerre. 

    Une commémoration qui a également  permis de rappeler la singularité du combat des trop rares pacifistes de l'époque, dont le plus illustre, Jean Jaures, première victime d'un conflit dont il avait annoncé la violence  et l'absurdité bien avant son déclenchement …

    Le devoir de mémoire permet de passer au tamis de l'histoire, certaines idées préconçues ou images d'Epinal convenues, de les confronter à un autre point de vue, moins institutionnel et officiel, afin de constater que certaines sont de réelles impostures à des années lumière de la réalité vécue par les combattants ou les populations civiles d'alors ... Le tribunal de l'histoire réserve parfois son lot de surprises ...

    Et si dans l'histoire dite "moderne" un conflit nécessite un inventaire approfondi,  tant sur sa nature, ses causes, que ses conséquences, c'est bien  la guerre de 1914/ 18, car la Grande Guerre a été instructive à plus d'un titre ...

     

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  • Où en est la déviation de Trilport ?

    question_77.jpgJ’ai profité de la visite cantonale de Vincent Eblé et de la réunion qu’il a organisé avec les élus des deux cantons pour l’interroger sur l’évolution du dossier du contournement de Trilport.

    Le Président du Conseil Général a rappelé son attachement à un projet qu’il a sorti de l’enlisement dans lequel il était plongé depuis des années.
    Ce que je peux aisément confirmer, l’ayant rencontré juste après son élection en 2004, afin de  lui présenter en qualité de nouveau Maire, certains dossiers d’intérêt général, en panne jusqu’alors, qu’il me semblait important de relancer (conditions de transport SNCF sur le secteur, caserne de pompiers de Trilport) ou de mettre enfin sur les rails tel celui de la déviation.

    Force est de constater que sous son impulsion, ces dossiers ont bien avancé.
    J'ai eu l'occasion d'aborder fréquemment dans ce blog les améliorations concernant  les conditions de transport et d'accueuil tant de la gare que des trains (voir les pages "Transport et mobilité "), et l'évolution de  l'actualité du dossier du contournement de Trilport  :

    réalisation des études préparatoires (3 ans d’études et de concertation) qui ont permis de valider dés 2007, un fuseau de passage dans lequel pourra s’intégrer le futur tracé de la déviation. Ce fuseau, a fait l’objet de compromis et d’échanges  qui permettent de concilier à la fois les intérêts écologiques d’un massif forestier de qualité exceptionnelle, l’activité agricole, la proximité de la ville et les contraintes techniques des futurs ouvrages d’art à construire,

     prise en considération par l'assemblée départementale votée à l’unanimité de l’assemblée départementale,

     

    Cependant depuis 2008, , ce dossier semble en panne, pourquoi ? 

    Et surtout où en est on aujourd’hui ?

     

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