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Entre Marne et Forêts - Page 4

  • A Jeannot


    a-jeannot.jpgLa vie d’un élu est ainsi faite, qu’il croise chaque jour beaucoup de personnes sur sa route. Cependant, lorsqu’il a grandit dans sa ville, certaines de ces rencontres humaines font également partie de ses souvenirs intimes et prennent alors plus d’importance, car liés à son enfance.
    C’est le tamis de la vie, aussi lorsque ces personnes nous quittent, souvent avec élégance, sur la pointe des pieds, c’est un peu notre histoire qui se fait la malle …

    Jeannot, à l’image de tant d’autres visages, a été un de ses acteurs, qui de par leur passion pour cette ville, leur énergie contagieuse, leur sens du dévouement et de la relation humaine ont tant apporté à notre commune, et fait que vivre ici, est une aventure singulière par bien des aspects.

    Il était construit de bois brut, quelquefois même, un peu abrupt, ce qui donnait lieu à des discussions animées mais toujours respectueuses et passionnées. 
    Mais plus que tout, ce bénévole, Président associatif actif,  était attaché viscéralement à la fête populaire, dans tout ce qu’à de remarquable et noble ce si beau mot ...

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  • Petites villes : Vous avez dit égalité des territoires ?

    apvf.jpgLe calendrier a parfois de ces coïncidences, un vrai signe du destin ! Alors que les 16 eme Assises des Petites villes de France (APVF) se déroulaient à Saint Rémy de Provence avec pour thèmatique « les fractures territoriales », les Sénateurs débutaient l’examen du 1er volet des lois sur la décentralisation, relatif à la métropolisation des grandes agglomérations (Paris, Lyon, Marseille ou PLM).
    Sujet explosif à Saint Remy, la très grande majorité des Maires des Bouches du Rhône concernées par la création de la métropole Marseille-Aix (109 sur 119), toutes couleurs politiques confondues s'opposant àla création de cette métropole. Deux motifs principaux à l'origine de cette fronde : la situation financière délicate de Marseille et les conditions de gouvernance proposées, dont la plupart se retrouvent exclus. Une métropole "ne se décrète pas, elle ne peut qu'être le fruit d'un consensus", a rappelé Hervé Chérubini, Maire de Saint Rémy lors de son mot d’accueil. Cependant la messe n'est pas encore dite, loin s'en faut, et bien des péripéties sont à venir, que ce soit au Sénat ou à l'Assemblée, avant le vote définitif des textes.

    Invités d’honneur des assisses 2013 : Claude Bartolone, Président de l'Assemblée nationale et Cécile Duflot, Ministre de l'Égalité des territoires et du Logement dont le discours était attendu vu l'actualité de ses projets. Les lois sur l’organisation territoriale ne passionneront pas nos concitoyens qui ont bien d’autres priorités en tête, mais elles  transformeront profondément et durablement le paysage institutionnel et le quotidien de chacun.

    Beaucoup d'élus sont fidèles au rendez vous annuel propoé par l'APVF car ces deux jours d'assises se révèlent trés utiles, chacun peut  :

    • aborder des sujets « pratico pratiques » : échanges, retours d’expérience, recherches de solution … Les ateliers sur les conséquences de la baisse des dotations, la transition énergétique ou la mise en place des rythmes scolaires ont été trés appréciés cette année,
    • prendre un peu de hauteur, grâce aux débats de fond proposés apportant des clés de lecture utiles sur les évolutions en cours,
    • peser dans les débats institutionnels, afin de faire entendre la voix particulière des petites villes qui n’ont pas la puissance d’autres "lobbys" plus puissants,

    Le sujet présent dans tous débats et conversations a bien été celui de la réforme territoriale. Chacun aujourd'hui mesure qu'il vaut mieux vaut réformer un système lorsque tout va bien, à froid, en ayant le temps de bien faire les choses et d'accompagner le mouvement, qu'accomplir cette même réforme à chaud, dans l’urgence de la crise comme aujourd’hui !
    La crise budgétaire actuelle fait que tous les robinets se ferment au même moment face à des citoyens de plus en plus en difficulté et désemparé toujours plus.

    Un autre paramètre perturbe cette réforme déjà délicate à mener : le manque de consensus et d’unité des divers représentants d'associations de collectivités; le bal des égos est ouvert : Régions, département, Agglomérations, grandes villes ... Si officiellement personne ne veut du statut co, chacun veut sortir de cette séquence difficile renforcé, c’est à qui mangera l’autre ! Je souhaite bien du plaisir à Marylise Lebranchu, Ministre en charge de cette réforme qui ne méritait certainement pas un tel sort et ces  réactions "corporate" voir corporatistes.

    Voici quelques impressions personnelles, pêle mêle, sur deux journées riches en enseignements et en interrogations concernant le devenir de nos collectivités !

     

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  • Déviation : l'aprés enquête publique

    deviation-5.jpgJe remercie les signataires de la pétition initiée à l’occasion de l’enquête publique sur le Schéma Directeur Régional d’Ile de France (SDRIF) destinée à obtenir la réinscription de la déviation de Trilport. Nous avons réuni prés de 1500 signatures, un nombre significatif compte tenu de nos moyens limités et qui démontre l’importance de ce contournement pour nos concitoyens.
    J’ai remis la pétition et la contribution au SDRIF élaborée par la ville de Trilport au Commissaire Enquêteur et au Vice Président de la Région, Alain Amedro, avec le soutien des conseillères régionales Brigitte Eude et Geneviève Wortham que je tiens à remercier.

    Ma ligne de conduite n’a jamais varié : faire bouger les lignes et progresser concrètement sur ce dossier vu son enjeu pour notre territoire. Il est essentiel pour ce faire, de rassembler toutes les énergies et bonnes volontés, quelque soit la sensibilité politique des différents acteurs, plutôt que d'opposer les uns aux autres par un calcul politicien contreproductif à terme. L'objectif poursuivi est d’aboutir à la réalisation concrète de la déviation, ce qui nécessite vu le contexte budgétaire trés contraint de réunir un tour de table financier pluriel.

    Ce Schéma Directeur est marqué incontestablement de l'empreinte du réseau du Grand Paris. Il délaisse quelque peu, à mes yeux, le volet transport relatif à la grande couronne, qui doit pourtant être abordé en dynamique, et non de manière statique, le statu co n'étant pas envisageable pour 2030. La Seine et Marne, chacun le reconnait, présente beaucoup d’atouts qui devraient lui permettre d’apporter une véritable valeur ajoutée à l’Ile de France. Encore lui faut il combler certaines fractures qui s'aggravent et peuvent perturber son développement, que ces fractures soient territoriale, numérique, sociale ou liées aux mobilités. Nos demandes portent justement sur cette dernière fracture et sont de deux ordres :

    • Electrifier la ligne ferrée Trilport / La Ferté Milon, avant 2024
    • Réintégrer le contournement de Meaux Est, dit « déviation de Trilport », absent de ce Schéma alors qu'il était retenu dans le projet régional de 2008

    Pourquoi ?

    C'est le fond de la contribution que nous avons remis au Commissaire Enquêteur et au Vice Président de la Région et dont je vous présente une synthèse ...

     

     

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  • Energie: passer de la culture « pastèque » à celle « des groseilles »

    pierre-radanne.jpgJ’ai participé à la conférence « Quelles énergies pour demain ? » organisée par le Cercle Condorcet à Trilport, avec Pierre Radanne pour invité. Cette association issue de la Ligue Française de l'Enseignement cherche à développer l'esprit critique et le débat citoyen, autant dire que ce débat a répondu à cette double exigence. Acteur incontournable des problématiques climatique et énergétique, Pierre Radanne en connaît tous les rouages, qu’ils soient institutionnels, économiques, scientifiques ou encore politiques : ancien Président de l'ADEME, consultant indépendant auprès de nombreux pays et de collectivités, expert international, créateur de l'association 4D, membre de Terra Nova, il est non seulement un homme influent et d’influence, mais également un défricheur et un agitateur d’idées qui fait avancer incontestablement les lignes. Particularité et non des moindres, il se situe tant dans le champ du concret que dans celui des possibles, considérant que lorsque le global ne s’incarne pas dans le local et la proximité avec le citoyen, il reste lettre morte.

    L’époque est cruciale, notre génération est placée face à des choix qui engagent non seulement le présent mais hypothéquerons également l’avenir et le destin de nos enfants. Il nous faut surmonter nombre de défis qui peuvent devenir de véritables bombes à retardement : réchauffement climatique, crises énergétique, croissance démographique, fracture alimentaire et développement des pays émergents… Les réponses à apporter seront à la fois : globales, le réchauffement climatique ignore les frontières des nations, locales, car elles doivent être concrètes et rapides, mais également individuelles, la moitié des émissions de gaz à effet de serre provient directement des habitants.

    La question du changement climatique ne pourra être résolue sans l’adhésion de chacun, encore faut il qu’il soit en capacité d’accepter ces contraintes et la crise économique et financière qui secoue actuellement nos pays constitue en fait une véritable mutation, nous sommes dans le structurel dur et non le conjoncturel et devons prendre les décisions qui s’imposent, d’autant que le volet énergétique est une composante de cette mutation, et que la part de l’énergie dans nos déficits actuels (budget, balance commerciale) est significative.

    Pierre Radanne résume simplement l’enjeu énergétique pour le 21e siècle : «Comment passer de la culture du pastèque, à celle des groseilles …

    C’est le sens de son intervention et de pas mal d'idées communes en matière que je vais tenter de restituer … 

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  • Florange, l'arrêt des fourneaux

     

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    Dédicace

     

    "Tirons notre courage de notre désespoir même"

     

    Sénèque



    Les mains d'or (Bernard Lavilliers pour les sidérurgistes de Florange)


     

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  • Une justice et une presse enfin libres

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    d'aprés l'affiche du film "La Haine" de Mathieu Kassovitz.

     

    « Gouverner, c'est maintenir les balances de la justice égales pour tous. »


    Franklin Delano Roosevelt

     

    la preuve par l'exemple ...

  • Déviation : l'heure est à la mobilisation

     

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    La longue et interminable procession de milliers d’automobiles et de poids lourds qui paralyse chaque jour Trilport et l’ensemble du pays de Meaux aux heures de pointe du matin et du soir, risque non seulement de perdurer au delà de 2030 mais bien de s’aggraver.
    La déviation de Trilport n’est en effet  pas inscrite au Schéma Directeur Régional : « Ile de France, objectif 2030 » proposé à l’enquête publique, ce que nous ne pouvons accepter !

    Le Schéma Directeur Régional d’Ile de France (ou SDRIF) fixe dans le temps et l’espace« les moyens de protection et de mise en valeur de l’environnement, la localisation des grandes infrastructures de transport et des grands équipements, détermine la localisation préférentielle des extensions urbaines, ainsi que des activités industrielles, artisanales, agricoles, forestières et touristiques. ».
    C’est ensuite aux collectivités, via leurs documents d’urbanisme locaux respectifs de traduire concrètement les grandes orientations d’aménagement fixées. C’est dire son importance, d’autant que le SDRIF s’impose aux documents de planification « locaux » que sont le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) pour les intercommunalités ou le Plan Local d’Urbanisme (PLU) pour les communes. Tous doivent être compatibles avec le document régional.

    Nous attendions légitimement que soit intégré la déviation de Trilport, dernier maillon du contournement de Meaux à ce schéma, d’autant que sa réalisation était inscrite dans le précédent document régional de 2008. C’est le refus du gouvernement Fillon de valider le projet adopté par les élus régionaux qui à l’époque avait bloqué l’évolution d’un dossier, pourtant sur orbite. Malheureusement, force est de constater qu’elle n’est aujourd’hui pas inscrite dans le nouveau Schéma Directeur régional soumis à l’enquête publique.

    Que penser d’une telle omission ? Est il possible de  changer encore cette donne ?
    Nous le pensons, c’est la raison de l’initiative  « La déviation c’est aussi votre affaire ».

    Notre objectif est de mobiliser élus locaux et citoyens à participer activement à cette enquête publique, et de signer une pétition demandant à ce que la déviation de Trilport soit de nouveau inscrite au Schéma Directeur de la Région ...

     

    Pourquoi ?

     

     

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  • Budget 2013, gare à « l’effet ciseaux »

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    Le débat d’orientation budgétaire qui précède le vote de chaque budget permet d’informer chaque élu du contexte économique, social, de ses conséquences éventuelles sur la vie de la collectivité et plus précisément de la situation financière de leur commune.
    Ils sont ainsi en capacité de débattre des orientations budgétaires, d’effectuer des propositions utiles à l’élaboration du budget, quitte à proposer une contre programmation et de s’exprimer sur la stratégie de la collectivité à court, moyen ou long terme. Encore faut il qu’ils y travaillent réellement, en laissant de coté le sempiternel "Y'a qu'a faut qu'on" et propose une réelle alternative. 

    Globalement les séquelles de la crise sont toujours perceptibles et les perspectives 2013 encore incertaines, dans la zone euro aucune amélioration n’est réellement envisagée avant le second semestre, c'est dire ... La faute à une forte contraction de l’activité économique : mesures d’assainissement budgétaire initiées, faiblesse de l’investissement des entreprises, baisse du pouvoir d’achat, contraction des exportations et difficultés économiques rencontrées (Grèce, Espagne et Italie). La réduction des déficits recherchée intervient dans un contexte social tendu et contrarie à la fois la reprise de l’emploi comme les politiques publiques en direction des citoyens avec des conséquences sociales souvent douloureuses pour le plus grand nombre.

    En France, le projet de loi de finances fait du redressement budgétaire une priorité absolue, au regard de la situation plus que critique du pays, conséquence directe du bilan calamiteux de la gestion précédente. "Un détail"  que semble oublier une droite revancharde ayant pour le moins la mémoire courte ! Il faut bien que quelqu’un règle la facture, ce que certains de leurs responsables ont l’indécence d’oublier bien trop vite, d'autant que cette dernière est salée ...

    L'objectif des 3% de déficit pour 2013 est abandonné, ce n'est plus un scoop depuis longtemps, pourtant le gouvernement agit toujours pour un retour à l’équilibre budgétaire d’ici 2017. Volonté qui nécessite de renforcer la maîtrise des dépenses publiques, certes, mais un des moyens employés est de faire porter une partie du fardeau aux collectivités : baisse des dotations, poursuite du désengagement de l’Etat excepté certains secteurs jugés prioritaires tels l’Education, la Sécurité et la Justice. Une tendance qui risque fort de se traduire par le transfert de nouvelles charges aux collectivités.

    Celles ci sont en première ligne dans l’effort de redressement initié et ont déjà beaucoup, voir trop donné, avec une  «stabilisation» des dotations de l’Etat pour la 3eme année consécutive qui fait fi à la fois de l'inflation, de l'augmentation des dépenses de personnel et des nouvelles charges que depuis la RGPP elles doivent assumer.
    Les perspectives sont encore plus inquiétantes avec la diminution des dotations de 1,5 milliards d’euros prévue en 2014 et 2015, ce qui inquiète les élus au plus haut point, d’autant que cette baisse de recettes se conjugue au désengagement continu de l’Etat (soutien  aux collectivités, politiques publiques …) et à de nouvelles charges (rythmes scolaires...) imposées aux communes. C'est bien et bel un effet de ciseaux que sont en train de subir de plein fouet les collectivités : baisse des recettes contre augmentation des dépenses. Pour les plus riches, cela va se traduire par une baisse du train de vie, pour les autres, l'heure des choix cornéliens est proche.

    S'il est vrai que la situation financière plus que délicate du pays n'est pas le fait de l'actuel gouvernement, la situation des collectivités doit amener nos dirigeants à réfléchir sur certaines décisions, qui si elles se confirment seront lourdes de conséquences non seulement pour nos villes, mais surtout pour leurs habitants. Le politique national ne doit pas oublier que la commune est en première ligne pour répondre aux urgences, appliquer les réformes et que la situation de nombre d'entre elles risque de devenir précaire d'ici peu.
    D'autant qu'en matière budgétaire, comme souvent ce seront les plus défavorisées qui trinqueront le plus !

    Un exemple parmi tant d’autres celui de Trilport …

     

     

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  • Ne redevenons pas les oubliés du Grand Paris !

    trilport-motrice-agc.jpgDepuis l’arrivée de Jean Paul Huchon comme Président du STIF, force est de constater que pour la grande couronne les conditions de transport ferré ont évolué positivement, que ce soit au niveau du matériel (nouvelles rames) que des prestations grâce à la mise en place du cadencement et des évolutions tarifaires.

    Mais au regard du retard à rattraper, 30 ans de non investissement sur le réseau, l’effort à fournir est toujours considérable, jugez en plutôt !
    Aux heures de pointe (7h à 8 heures) les usagers des gares de Trilport et de Meaux ont le sentiment d’être déjà dans le métro tant ils sont serrés, signalons à toutes fins utiles que le trajet dure environ 40 minutes, avant de retrouver le vrai métro !

    Le manque de confort est évident, il est principalement du à un manque de capacité significatif de l’offre aux heures de pointe, situation qui avec l’augmentation constante et croissante des usagers ne va pas s’arranger dans les prochaines années ... Si aucune amélioration n'est apportée d'ici peu, le pire est encore malheureusement à venir et anéantirait tous les efforts considérables consentis par la Région et le STIF depuis 2006 pour améliorer le quotidien des usagers.

    Il n’y a pas trente six solutions : il faut transporter plus de voyageurs de manière plus confortable aux heures de pointe ! Il est possbile d'activer plusieurs leviers : mettre en place des rames plus spacieuses, augmenter la fréquence des trains, ou encore agir sur les habitudes des usagers (développement de télécentre notamment). Heureusement l’offre semble bien ajustée dans la journée, la nuit et le week end.
    Localement, une solution semble être à privilégier, l'électrification d'une des deux lignes desservant les gares de Meaux et Trilport, elle devait l'être théoriquement pour 2018.

    Malheureusement, certains décideurs semblent remettre en cause cet aménagement, car il devrait couter plus cher que prévu. L’émergence des projets du Grand Paris et les besoins en financement qu'ils nécessitent, il me semble que sur ce projet les évaluations sont également trés discutables, ne doivent pas être étranger à cette hésitation. C'est ce qui m'a incité à interveni, tant auprés des responsables du STIF que des élus concernés.

    Il me parait important de souligner les conséquences pour les usagers d'un éventuel report de ces travaux, tant leur réalisation semble indispensable pour améliorer une situation qui sinon ne fera qu'empirer, c'est dire.
    Il serait paradoxal que les usagers de la Grande couronne, qui ont tant souffert depuis des décennies et ont enfin commencé de nouveau à espérer grâce à l'action énergique de Jean Paul Huchon et du STIF ne redeviennent les oubliés du Grand Paris !


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  • PLU, victoire de la forme sur le fond, de l'intérêt particulier sur l'intérêt général ?

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    Par jugement en date du 20 décembre 2012 le tribunal administratif de Melun a annulé le Plan Local d’Urbanisme de Trilport.
    Son adoption, après plus de deux ans de travail avait constitué une étape importante; il s’agissait de mettre à jour un document datant de 1984 (un POS précédent ayant déjà été annulé) qui n'était plus adapté depuis longtemps aux besoins des habitants et de l’époque comme aux défis auxquels la commune doit répondre, dont les impératifs de la loi SRU ne sont pas les moindres.

    Ce blog s’était fait l’écho de la concertation engagée et des ambitions environnementales portées par un document (voir note précédente) dont l’élaboration avait été et à l'émergence de l'éco quartier de l'Ancre de lune. 

    Ce travail de longue haleine est aujourd’hui annulé par le juge administratif.

    Permettez moi de regretter qu’en matière d’urbanisme l’intérêt général ne soit trop souvent mis en cause, comme dans de très nombreuses annulations de PLU actuellement (une véritable contagion : Noisy le Grand, Montreuil, Rennes, Brest, Hyeres, Colmar…) principalement pour des raisons de forme,  et des requêtes parfois d’une seule personne s’estimant lésée. C’est le triomphe de l’intérêt particulier !

    Les conséquences de telles décisions sont lourdes, tant pour la collectivité (énergie, temps, cout et incidences financières pour les opérations en cours) que ses habitants alors que pour certaines décisions, comme à Trilport, les manquements dénoncés ne sont même pas directement imputables à la commune, mais au Commissaire Enquêteur désigné par le Président du Tribunal Administratif, c’est tout le paradoxe de tels jugements ! 

    Cela pose deux problèmes de fond : les liens entre commune et Commissaire enquêteur et les multiples conséquences de recours qui en se multipliant, quelquefois au nom d’intérêt mercantile, paralysent la vie des collectivités, le développement des territoires et l’accès au logement !

     

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  • Hetero mais solidaire

    mariage_gay.jpg

      

    "Il ne faut pas de tout pour faire un monde.
    Il faut ... du bonheur, et rien d'autre."

     

    Paul Eluard

  • Pour 2013 "transforme ta main !"

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    La longue farandole des vœux est lancée et durera jusqu’à la fin du mois de janvier. Le moral n’y est pas forcément au beau fixe,  bien que les élections nationales ont marqué 2012 et se sont traduites par le retour d'une alternance attendue de beaucoup. Mais ces scrutins ont également révélé le trés mauvais état du pays
    Ni scoop, ni polémique, tous les clignotants, ou presque, sont au rouge et l’heure n’est plus à rechercher les responsables de ce triste bilan, les français ont tranché la question avec leur vote clair.

    Notre énergie doit être consacrée à trouver les solutions qui nous permettront de sortir de cette mauvaise passe, collectivement et surtout rassemblé. Chacun pressent que redresser le cap prendra de nombreux mois, voire quelques années et que des sacrifices s’imposeront à tous, l’heure n’est plus pour les élus ou les décideurs aux promesses inconsidérées ou aux plans sur la comète !

    Ce constat concerne également les collectivités. Pourtant nos concitoyens ont besoin, non de promesses sans lendemain, ils ont déjà donné, mais de réponses trés concrètes. Force est de constater que la seule porte qui leur soit réellement ouverte, y compris pour exprimer leur mal être, est celle de la Mairie.

    Pourtant la situation financière de nos collectivités est de plus en plus tendue. La poursuite du gel des dotations de l’État et la crise immobilière diminuent nos recettes, alors qu'il nous faut répondre aux demandes croissantes de nos concitoyens, aux conséquences des mesures d’économie prises par l’Etat et d’autres partenaires, sans omettre d'investir pour préparer l’avenir. 

    Le coup du mille feuille territorial, je le laisse à d’autres élus, qui oublient généralement de souligner, que nos collectivités sont parmi les mieux gérées et les moins endettées d’Europe. A contrario, notre pays a besoin d’elus disponibles, qui ne cumulent pas les responsabilités entre Paris et leur circonscription, par exemple. Je suis de ces français qui attendent avec impatience la fin d'un cumul des mandats qui n'a que trop duré !

    Lors de mes permanences, beaucoup de demandes remontent, la détresse est de plus en plus présente dans nos communes, le plus souvent du à un accident de la vie : décès, perte d’emploi, ou séparation du couple aux conséquences souvent dramatiques pour les enfants. 

    Comment agir et allermalgré tout de l’avant dans un tel contexte ?

    quadrature du cercle ou non ?

     

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  • Bonne année

    voeux-2013b.jpg

     

    En 2013, "beaucoup encore il te reste à apprendre."


    Maître Yoda à Comte Dooku,
    Starwar épisode 2 (l'attaque des clones)


  • Nouveau site, nouveaux usages ...


    site-trilport.jpgDeux évènements étaient prévus ce 21 décembre 2012, le premier déterminant pour chacun d’entre nous, puisqu’il s’agissait ni plus ni moins, de la fin du monde (excepté évidemment à Bugarach), il a fait long feu ce qui ne surprendra personne y compris beaucoup de Mayas et même Elisabeth Tessier, voyante de son état, c’est dire … 

    l’autre insignifiant, la mise en ligne du nouveau site internet de Trilport ; un site de collectivité de plus, certes, mais dont quelques particularités méritent qu’on s’y arrête, ne serait ce que pour expliquer des choix qui peuvent surprendre mais révèlent une évolution des usages dont il faut prendre acte.

    Si à l’origine ce type de site était une vitrine de la ville et des services mis à disposition des habitant, un produit fini et complet somme toute, ce temps est désormais révolu. Chaque site, compte tenu de la concurrence féroce règnant sur le web, mais également du manque de temps, de patience et d’attention que l’internaute dédie désormais à la recherche d’informations, doit apporter une véritable et rapide valeur ajoutée à l’utilisateur sous peine d’être délaissé. Soulignons qu’une mairie est aussi une administration dispensant des services quotidiens aux habitants, dont la nature même et le suivi, nécessitent des échanges fréquents entre administrés et administration, qu’ils soient « physiques » (accueil, rendez vous), ou téléphoniques et donc tributaires de contraintes liées à la disponibilité des personnes ou aux horaires des uns et des autres. Autant de limites dont s’affranchit allègrement  le web … 

    Si auparavant un site internet était un tout qui se suffisait à lui même, le développement des réseaux sociaux et des blogs, font qu’il n’est désormais plus qu’un des composants, certainement central, d’un vrai « éco système ». Un site de collectivité, doit être utile pour être utilisé,  il faut qu’il soit pour cela informatif, facilitateur de citoyenneté grâce aux ressources et services qu’il propose, contribuant ainsi à améliorer concrètement la vie des habitants au quotidien, qu’ils soient à domicile, au travail, ou en déplacement butinant sur leurs tablettes ou leurs Smartphones.

    Autant d’éléments qui ont nourrit la réflexion que nous avons initié, avant de lancer l’élaboration du nouveau site. Précisons, c’est très important à mes yeux, qu’il a été conçu par deux sociétés locales particulièrement innovantes, une web agencie et une  agence en communication qui ont fait preuve d’une totale complémentarité, d’un savoir faire et d’un sens de l’innovation qu’il convient de saluer, mais nous y reviendrons … Notre territoire, mais ce n’est pas un scoop, recèle d’une infinité de talents et ce n’est pas l’élu local que je suis qui s’en plaindra !

     

    Abordons les particularités du site que nous pouvons considérer comme révélatrices d’évolutions en cours …

     

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  • Un festival du vent, bien nommé ...

    mini-calvi-1.jpgL’approche des fêtes de Noel ou bien celle de la fin du Monde (chacun son choix) m’incite à mettre ce blog à jour, d’autant que j'ai oublié de publier la  note écrite sur un événement auquel j’ai eu l’honneur de participer début novembre à Calvi, le 21 eme Festival du vent (ou festiventu,  « Courants d’art et inspirations écolos »).

    L'édition 2012 a fait honneur à son nom, au regard de la violence de la tempête qui s’était abattue sur l’ïle de Beauté, le vent était bien au rendez vous, au grand dam des organisateurs, des compagnies aériennes comme de leurs passagers. L’atterrissage sur Bastia a constitué un grand moment d’émotion et d'anthologie tant l'avion a tangué et c'est fait chahuté dans les cieux avant de se poser. Des sensations fortes dignes des plus terrifiantes attractions de Dysneyworld !

    De Dysney le festiventu est pourtant à des années lumière, fort heureusement d'ailleurs ! Créé il y a plus de vingt ans par Serge Orru [l’ancien directeur général du WWF France] son concept est à la fois original et simple : provoquer à Calvi durant l'arrière-saison touristique, des rencontres mêlant personnalités venues de tous les horizons (artistes, sportifs, humanitaires, écologistes, scientifiques, journalistes ...) et des manifestations artistiques ayant pour thématique centrale, l’écologie.
    Force est de constater que le coktail a fonctionné, ce qui est certainement la conséquence de la qualité de ses racines environnementales, durables et profondes comme à celle  de son terreau, la fertile terre de Balagne.

    Un succés jamais démenti depuis, du à la qualité de l’organisation, bon enfant mais efficace, et à  l’engagement des 600 bénévoles qui animent la manifestation et font vibrer les 40.000 festivaliers qui s’y rendent chaque année. Il faut y ajouter également d'autres paramètres comme celui de la magie des lieux, des participants et des instants rares qu'une telle alchimie provoque ... Une chanson en est né, "la ballade de chez Tao" d'Higelin ...
    De nombreux  artistes ou intellectuels français et étrangers s’y donnent rendez vous chaque année, histoire de partager quelques jours de cette ambiance particulière, attachante et unique. Si malheureusement le cru 2012, du fait des éléments déchainés, n’a pas eu le succès populaire habituel, la qualité a été fidèle à la tradition, avec la présence de deux invités vedettes : Yann Arthus-Bertrand et Pierre Rabhi. 

    Revenons sur cette 21 eme édition et trois belles rencontres que j’ai eu le plaisir d'y faire …

    François, Yann, Pierre et les autres, tous les autres ...

     
     

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  • Parrainage républicain, 6 ans après, enfin ...

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    Nous avons fêté ce samedi avec beaucoup de joie mais aussi d'émotion, la régularisation de la famille B. pour laquelle j'avais écrit un billet en 2006 ... A sa relecture, je me souviens et m'indigne encore plus  ...

    Je me souviens, c’était un lundi d’octobre 2006, le 23 plus exactement; ce soir là, nous avions avec le Bureau Municipal et des élus de toutes sensibilités, "franchit le Rubicon" selon la Préfecture d’alors, en célébrant tout simplement, et en conscience, un "Parrainage Républicain" pour une famille de Trilportais tout à fait intégrée, menacée, du jour au lendemain, d'expulsion. 

    L'élu que je suis est plutôt connu pour faire avancer ses dossiers sans exposition médiatique superflue et excessive, notamment et surtout quand ils concernent des personnes, c'est dire qu'avant cette cérémonie, des démarches nous en avons fait, cependant force est de constater que lorsque il n’y a plus d’issue ou de marge de négociation possible, les médias peuvent être un outil efficace, souvent ultime et désespérée !

    Outil peut être, mais surtout pas une fin. Il est quelquefois facile d’endosser de manière éphémère l’habit du super héros en surfant sur la détresse humaine ou l'indignation légitime et immédiate, puis lorsque les feux de l'actualité sont passés, laisser faire, oublier d'agir ou de réparer les dégâts causés ... Certains s'en sont fait une spécialité, presqu'un fonds de commerce ...

    Mais peut on laisser commettre en France, la patrie des droits de l’homme et contre tous les principes que nous ont inculqué notre famille et notre éducation, une injustice manifeste ?

    Est il concevable qu’en France aujourd'hui, deux familles aux liens de parenté évidents (les épouses sont sœurs), arrivés le même jour dans notre pays, dans le même avion de surcroit, sont pour l’une, régularisée puis naturalisée car vivant dans un département voisin, pour l'autre menacée d'expulsion pour la simple raison qu’elle a le malheur d’habiter en Seine et Marne ?

    D’autant que cette famille, absolument sans histoires, loue son logement, paye charges et impôts; le père détenteur d'une carte vitale, cotise à une mutuelle complémentaire, son employeur lui propose même un CDI; la  fille de 11 ans scolarisée depuis son arrivée en France en janvier 2003 est bien intégrée, fréquente diverses associations locales et son frère, âgé de 2 ans et demi, né en France, est inscrit en classe maternelle. C'est dire son intégration !

    Comment expliquer une telle différence de traitement dans notre république, selon la lecture et l'interprétation qu'un haut fonctionnaire fait d'une même circulaire ?

    Qu'en penser ?

     

     

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  • Télécentre, le monde du réel est proche


    visuelTL-300x234.jpgJ’ai participé début novembre à une conférence organisée par la Région Ile-de-France et son agence numérique « la Fonderie » consacrée aux Mutations du travail. L’émergence 
    du travail à distance et la multiplication de «tiers lieux » (télécentres, smartcenter, espaces de co working …) sont autant de marqueurs de la révolution culturelle, sociale et économique qui bouleverse notre société.

    Une thématique déjà abordée dans deux notes précédentes (Les télétravailleurs rèvent ils de télécentres "ubiques", Les télécentres émergent de l'horizon), tant ce sujet s'impose peu à peu dans notre vie quotidienne et dans celle de l'attractivité des territoires.

    Le schéma traditionnel qui depuis la révolution industrielle régissait les relations professionnelles, que ce soit dans l’entreprise ou l’administration, basé sur le principe d’unité de temps et de lieu a vécu.
    Il suffit pour s’en convaincre d’observer les usagers des transports en commun qui penchés sur leur Smartphone ou leurs tablettes dialoguent et surfent en s’affranchissant allègrement de toutes limites spatiales ou temporelles. Le temps de l’ubiquité numérique est arrivé.

    Le développement du travail à distance est un enjeu global qui participe à l’aménagement d'un territoire plus durable, contribue à diminuer les émissions de gaz à effets de serre, donne la capacité aux salariés de travailler hors les murs de leur entreprise, ce qui, sous certaines conditions, permet de mieux concilier vie privée et professionnelle, de réduire le  stress et le temps perdu dans les transports et de mener plusieurs activités y compris familiales.
    C’est aussi là que le bât blesse quelquefois, car dans ce cas comment séparer vie privée ou professionnelle ?

    L’écart domicile-travail s’accroît. En 1950 la distance quotidienne parcouru par un français était de 5 kilomètre, elle est de 45 km aujourd’hui ! Et que dire des temps de transport, les franciliens y passent en moyenne plus d’une heure (deux fois plus qu’en province).Selon Bruno Marzloff , du Groupe Chronos, les enjeux des mutations du travail pour un territoire comme l'île de France représentent un gain de temps quotidiens dans les transports domicile / travail de 17 minutes en province et 34 minutes en Île de France.

    L’employeur s’y retrouve aussi : organisation plus souple, flexibilité accrue, charge locative moins élevée, baisse de l’absentéisme, gain de productivité…
    Cette mutation nécessite cependant un préalable : redéfinir les relations hiérarchiques et sociales dans l’entreprise. Le salarié n’est plus jugé sur son présentéisme mais sur des objectifs de travail ; l’encadrement, doit intégrer cette nouvelle donne, définir de nouvelles méthodes de gouvernance ou de médiation et surtout y être formé. . .

    Pour Bruno Marzloff il est important d’évaluer les enjeux des externalités positives du travail à distance (réduction des risques psycho-sociaux, augmentation de la productivité…) et de les confronter aux problématiques de gestion « rationnelle » des organisations.
    Les nouvelles méthodes de management à mettre en place doivent tenir compte également de la déspatialisation et des risques d’isolement des salariés. 
    L’apparition de "tiers lieux" apparait comme une piste pertinente permettant de préserver l’intimité (le domicile n’est pas assimilé au lieu de travail), le lien social, de mutualiser les ressources, favorise créativité, synergie, innovation et intelligence collective (« fertilisation croisée »).

    Aujourd’hui une trentaine de ces espaces collaboratifs existent en Île-de-France, pour l’essentiel situés à Paris. Ouverte en 2008 à Paris 2e, La Cantine a été la première à montrer la voie.

    Ce billet n'aborde pas le débat théorique, plus sémantique que conceptuel d’ailleurs, sur la dénomination de ces espaces (télécentre, tiers lieux, espace de coworking, smart center … ), mais vise surtout à explorer les conditions d’une mise en place concrète et pérenne de tels lieux.

    Avant d'aborder prochainement un projet plus local qui me tient particulièrement à coeur et la situation de la Seine et Marnaise, il est bon de rechercher les leviers de développement qui permettront de favoriser l’émergence des espaces partagés et collaboratifs et de répondre à la question éventuelle du modèle de développement à privilégier.

    Mais existe t’il un modèle unique reproductible ou plusieurs, et quelles sont les conditions à rassembler pour la réussite de tels projets ?

     

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  • Carte postale de Berlin (2/2) : de la commune

    Berlin_1.jpgAprès avoir décrit l’organisation territoriale allemande de manière globale, (cf note précédente), je vous propose d’analyser la collectivité de base du système, la commune, quoi de plus normal pour le Maire que je suis  !

    Remarque préalable, les situations divergent considérablement d’un land à l’autre ; entre ceux du nord marqués par la tradition prussienne privilégiant l’autonomie communale, et ceux du sud (Bavière, Bade-Wurtemberg…) plus centralisateurs, bien des nuances existent. La loi fondamentale permet à chaque land de déterminer son système d’administration territoriale.
    Cependant les collectivités sont sous la tutelle des länder, qui décident des compétences attribuées aux communes et aux districts (ou « Kreise »), l’équivalent de nos départements, qui ont en charge les routes, l'aménagement du territoire, l'action sociale, la jeunesse, les hôpitaux, l'enseignement secondaire, les ordures ménagères … Ce sont les länder, qui attribuent les dotations financières ou valident les budgets.
    Obligation, les budgets des collectivités doivent être équilibré en fonctionnement et l’emprunt n’est autorisé que pour investir ou alimenter sa trésorerie, mais contrairement à la France ou ce principe est respecté, outre Rhin il est surtout théorique, les communes utilisant leurs crédits de trésorerie, à court terme, comme des emprunts à moyen et long terme, les länder ayant « laisser-faire » ce dérapage. Conséquence, l’endettement atteint désormais un seuil critique  (130 milliards d’euros de dette), une situation paradoxale, vu la santé de l’économie du pays et le dogmatisme budgétaire pour le moins «intransigeant» dont fait preuve la Chancelière.

    Les collectivités allemandes sont à des années lumière de la règle d’or, pourtant respectée avec application par les communes françaises. En Nord Westphalie, seules 10% des communes ont un budget équilibré en 2011. Une étude du cabinet d'audit Ernst & Young publiée ces derniers jours noircit ce tableau déjà sombre. Une commune allemande sur deux estime que son endettement va se creuser dans les trois prochaines années, et une sur trois qu'elle ne sera pas en capacité de rembourser ses emprunts. 

    Un surendettement qui constitue une bombe à retardement, tant une brusque augmentation des taux ou une baisse de la croissance du pays peut avoir de graves conséquences. D’autres clignotants sont également au rouge dont celui de la croissance démographique, en berne. Menace très sérieuse pour les prochaines décennies, à laquelle il faut ajouter la hausse continue des dépenses sociales et les besoins d'entretenir et de développer les infrastructure du pays. Devant la gravité de la situation, l’Etat a lancé un « Agenda 2020 » en explorant diverses pistes de réforme (fiscalité, répartition des compétences).

    Les données quantitatives  2011 de cette note sont issues principalement de l’intervention de Roland Schaffer, Maire de la ville de Bergkamen, et Président de l’Association des villes et municipalités allemands « petites et moyennes communes d’Allemagne » (« Deutscher Städte- und Gemeindebund ») devant notre délégation. Il était déjà intervenu à Castelnaudary en septembre dernier lors des assises des Petites Villes de France.
    Son organisation est une des trois associations de collectivités du pays avec celle des « grandes villes » (« Deutsche Städtetag ») et des « départements » (« Deutscher Landkreistag »). Il s'est exprimé dans un français remarquable. Pour l’anecdote, il décrit sa relation avec notre langue, passionnée, comme celle avec sa femme «  je l’aime mais ne la maitrise pas … », ce qui est excessif, vu la qualité de l'intervention …

    Penchons nous sur les spécificités de la gouvernance des communes allemandes et les problèmes qu’elles rencontrent aujourd’hui … 

    Attention cette note est du genre ... dense et longue, mais le sujet s'y prête !

     

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  • Pourquoi commémorer le 11 novembre ?

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    Ce 11 novembre, dans toutes les villes de France, des commémorations se sont déroulées, non seulement pour célébrer le 94e anniversaire de l'Armistice de Novembre 1918 institué « Journée de la victoire et de la paix » depuis 1920, mais également tous les « Morts pour la France ».

    Concernant la victoire de 1918, rappelons simplement que Roland Dorgeles, dans le magnifique roman qu’il a écrit, « Les croix de bois » inspiré de son expérience personnelle dans les tranchées qui l’a marqué à vif et à vie, fait dire à son personnage principal :  

    « J'trouve que c'est une victoire, parce que j'en suis sorti vivant...."

    Ce témoignage poignant relativise toute la portée d’une telle victoire … Et la réhabilitation du soldat Champelant fusillé sur son brancard pour « capitulation en rase campagne » arrive à point nommé pour nous rappeler les conditions de cette "victoire" et les décisions discutables d'un l’Etat major pour qui la vie des soldats n'avait que peu de valeur.

    La commémoration du 11 novembre est désormais dédiée à tous les « Morts pour la France », des poilus de 1914 / 1918, à tous les soldats disparus depuis, qu’ils soient tombés sur les sols algérien, indochinois, ou afghan et c’est bien ainsi … 

     

    Cette commémoration est utile pour se recueillir d’abord.

    Le poids d’une vie humaine, ce n’est pas rien. Il est normal et légitime de rendre hommage aux noms qui ornent chaque monument aux morts de nos villes, et Trilport n’a pas été épargné. Derrière chaque nom, il y a un jeune anonyme parti un beau matin, quelquefois la fleur au fusil, afin de défendre ce pays qu’il chérissait tant, et qui n’est jamais revenu, ni n’a revu les bords de Marne, le clocher de l’église ou simplement sa famille et les personnes aimées.

     

    Cette commémoration est utile pour se souvenir ensuite,

    Dix millions de morts, ce n’est pas rien … La grande guerre est avant tout un abominable et invraisemblable gâchis de militaires mais aussi de civils … Tombés pour quoi, pour qui ? Un soldat mort, n’a plus d’uniforme, il a rejoint un monde sans frontière ni avenir, celui des ombres qui errent à n’en plus finir …

     

    Cette commémoration est utile enfin et surtout pour transmettre,

    aux jeunes générations toute la valeur de la paix et de l’amitié entre les pays et les peuples et ce n'est pas rien. La paix n’est pas un cadeau du ciel mais une responsabilité partagée et un instant de grâce fragile qu’il faut savoir apprécier, mais aussi protéger c’est quelquefois un paradoxe.

    Etre citoyen c ‘est cela aussi. Savoir se recueillir, se souvenir afin d’agir au présent et transmettre aux générations futures. C’est pour cela qu’il est dommage et dommageable que les enseignants et éducateurs ne s’impliquent pas plus dans ces commémorations, vu leur évolution au fil des ans. On y parle désormais plus de paix que de guerre, plus d’amitié que de haine. Il y a des valeurs qu’il faut savoir contribuer à transmettre afin qu’elles constituent de véritables fondations pour l’émergence d’une nouvelle citoyenneté.

    Un des poilus de 14, Jacques Meyer, lieutenant au 329 Régiment d’Infanterie,  l’a écrit avec des mots simples et forts à la fois  …

    « La guerre, mon vieux, tu sais bien ce que c’était, mais quand nous serons morts, qui donc l’aura jamais su ? La guerre, mon vieux, c’est notre jeunesse ensevelie et secrète…"

    Dédions ce 11 novembre  à tous ces jeunes qui auraient pu être nos grands parents et qui sont tombés, ici,  en Europe et partout dans le monde.

     

  • Pour Obama, évidemment ...

     

     

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    Vivre sans espoir, c’est cesser de vivre

     

     Fiodor Dostoïevski 

  • Carte postale de Berlin : "du territoire" (1/2)

    bundestag.jpgJ’ai participé avec une délégation de Maires Seine et Marnais à un voyage d'études à Berlin destiné à observer de plus prés l’organisation territoriale du pays, thématique très en vogue actuellement (cf note précédente). Cette visite riche en enseignements a permis de confronter certaines idées reçues sur les avantages pré supposés du «modèle allemand» au principe de réalité, et de mieux comprendre les particularités de nos villes jumelées (pour Trilport, Engen). 


    Une visite placée également sous le signe de l’amitié franco allemande dont nous célébrerons d’ici quelques semaines le 50 ème anniversaire. C’est en effet le 21 janvier 1963 que Konrad Adenauer et Charles de Gaulle ont signé le traité de l’Elysée,  véritable point de départ de l'histoire d’amitié entre nos deux pays qui, malgré quelques turbulences conjoncturelles, se poursuit.
    Comment ne pas évoquer l’émotion qui m’a étreint lorsque j’ai longé des vestiges du Mur de Berlin ou lors de notre visite au stade olympique de Berlin devant la cloche des jeux olympiques de 1936, de sinistre mémoire, où les ombres d'Hitler, de Goebbels se confondaient avec celle beaucoup plus sympathique de Jesse Owens.

    Suite à ce séjour, une réflexion d’ordre général s’impose. Il apparaît délicat de dissocier et de déconnecter l’organisation territoriale d’un pays de son histoire, tant elle en est la résultante. Cependant l’histoire par définition n’est pas figée, elle évolue au gré des évènements ou des circonstances et rappellons que nous avons désormais une histoire commune à écrire, celle de l’Europe.

    Nous avons été accueilli par Roland Schäfer, Président de l’Association des villes et municipalités allemands (petites et moyennes communes d’Allemagne ou Deutscher Städte- und Gemeindebund) et par une délégation de trois députés du Bundestag (CDU, SPD, LINKE) membres du groupe d’amitié franco allemand. Nous avons pu ainsi disposer de deux points de vue différents : l'un issue du représentant des communes, l'autre de ceux du parlement, nous avons pu ainsi toucher du doigt certaines problématiques ou conflits d'intérêt.
    Nous reviendrons dans une prochaine note sur la situation budgétaire des communes allemandes, pour le moins contrastée, la règle d’or n’étant semble t’il pas la règle la mieux respectée par les collectivités d’outre Rhin, mais avant d'aborder  l'aspect budgétaire :

    Quid de ce "mille feuille territorial" dénoncé par certains politiques ou médias nationaux,  est il réellement une spécificité franco française ? …

     

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  • Michel Rousseau, in memoriam

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    Michel Rousseau nous a quitté ce 3 aout 2012. Ce Proviseur de Lycée Professionnel passionné par son métier a attendu les vacances pour tirer sa révérence avec élégance, on ne change pas sa nature ...
    Il avait commencé sa carrière en 1980 comme Professeur d'Allemand au Lycée Charles Baudelaire,  et l'a terminé cet été comme Proviseur du même établissement, son Lycée de coeur.

    Voici quelques mots, non pour atténuer notre peine, mais pour rappeler et saluer l'itinéraire d'un de ces anonymes qui sont la grandeur de l'Education Nationale, héritier légitime des hussards noirs qui à partir des écoles de quartier ou de province ont construit notre République. L'enseignement professionnel fait partie intégrante de cette grande et belle  histoire ...

    Son Lycée et l'institution lui ont rendu l'hommage qu'il méritait, en présence du Recteur de Créteil, William Marois, de la Directrice Départementale des Services de l'Education, de ses proches et de nombreux amis qui l'ont accompagné dans son itinéraire professionnel : Gué à Tresme, Thorigny et Meaux.

     

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  • Des Etats Généraux pour la Démocratie Territoriale

    petite photo fh sorbonne 2.jpgLes États généraux de la démocratie territoriale auxquels j’ai participé sont une initiative de Jean Pierre Bel le nouveau Président du Sénat qui dés son élection au perchoir de « l’assemblée des collectivités territoriales de la République » (selon la formule constitutionnelle) a tenu à lancer cette large concertation. Objectif, permettre aux élus, jusque là exclus de tout dialogue avec l’Etat et considérés comme de simples "sous traitants" par le précédent gouvernement, et encore, de s’inviter au débat, prendre position et avancer leurs propositions sur l’organisation territoriale du pays et le sens de l’action publique. 

    Depuis les lois de décentralisation de 1982 dont nous fêtons le 30eme anniversaire, l’action publique est la résultante de deux forces : les collectivités territoriales et l’Etat. Force est de constater, ce blog s’en est souvent fait l’écho, que nos concitoyens méritent que ces deux acteurs incontorunables travaillent en complémentarité et en harmonie plutôt qu’en opposition. La démocratie territoriale doit reposer avant tout sur la confiance.

    Le climat de défiance, voir de méfiance entre Etat et collectivités qui prévalait jusque là (merci les anathèmes contre les élus inutiles, trop nombreux et dispensieux !),  s’est révélé plus que contre productif pour le pays. Nous devons aboutir, tel nos voisins, à  un partenariat responsable, c'est le sens de l'intervention que j’ai fait dans l’hémicycle de la haute assemblée durant un atelier auquel j'ai participé : les élus ont besoin aujourd’hui plus que jamais, de lisibilité, de stabilité, de sérénité, pour mener à bon port, malgré le vent mauvais qui menace, leur collectivité. Plus le bateau tangue quand la tempête fait rage, plus les pilotes ont besoin de signaux clairs pour tenir le cap et éviter les récifs ou les hauts fonds !

    Ces deux journées ont constitué un moment de respiration républicaine opportun, permettant au débat de sortir de la tarte à crème du «millefeuille territorial», qui s’apparente plus à un mauvais procès non dénué d’arrière pensée politique qu'à une réalité concrète, le problème n'est surement pas à ce niveau, des proches de Marylise Lebranchu indique que "Ce n'est pas un problème de couches dans le mille-feuille, mais de qualité de la crème qui se trouve à l'intérieur ... ", car l'important est bien la qualité de l'action menée auprés de nos concitoyens ou du pays.
    Le contexte économique et social impose évidemment une nécessaire adaptation, mais intelligente, basée sur l'efficacité, la complémentarité ou l'agilité plutôt que sur la désertion des territoires et l'abandon des solidarités. La mutation à entreprendre, profonde, appelle certainement de nouveaux modes d’organisation de l’action publique (rhyzomes, réseau …) mais doit s’appuyer avant tout sur les faiblesses, potentialités et forces des territoires, leur réalité quotidienne, en ce domaine plus qu'en tout autre il faut nécessairement contextualiser !
    Les guerres de tranchées dogmatiques et idéologiques, ou fusent anathèmes, slogans réducteurs, provocations inutiles, sont inutiles et dépassées. Supprimer les départements vu de Neuilly sur Seine, peut aller de source pour ceux qui ont peu besoin de prestations sociales, mais vu de la Creuse, de Corrèze ou même de Seine et Marne est une autre affaire.

    Quelques vérités s’imposent afin d'apporter un peu de rationnalité et de sérénité … Les collectivités assurent plus de 70 % des investissements public et contribuent ainsi à soutenir l’activité de secteurs pourvoyeurs d’emplois, peu délocalisables, tel le bâtiment ou les travaux publics mais aussi les services quotidiens à nos concitoyens de toutes les générations (aide à la personne, petite enfance, périscolaire ...). Le maintien de leur capacité d’investissement mais également d’action est un enjeu déterminant pour notre économie et la cohésion sociale du pays, la relance de la croissance passe également par les collectivités.

    Leur endettement est limité et ne concerne que l’investissement productif, non le fonctionnement, comme l’Etat, le gouvernement précédent était pour le moins mal placé pour faire la leçon lorsque l'on connait son bilan !
    Par rapport aux pays voisins (dont l’Allemagne), la santé financière des collectivités françaises est bonne, saine, et maitrisée, surtout au niveau des déficits et des dettes, et en tout cas bien meilleure qu’il y a 20 ans (Angoulême, Briançon …). Contrairement aux collectivités allemandes dont les revenus dépendent des résultats des entreprises ou à la fonction hospitalière, aucune n'est aujourd'hui en cessation de paiement.

    Pourtant  il faut faire des efforts et rendre l’action publique toujours plus efficiente. Les économies structurelles passent par un diagnostic partagé, une analyse descriptive, prospective puis enfin stratégique; tout l'inverse d'une RGPP venant du haut vers le bas, exclusivement comptable et ne comprenant aucune analyse des conséquences des décisions prises sur le moyen et le long terme. 
    Economiser oui, n’importe comment, certainement pas ! Le dernier rapport de la Cour des comptes est sur ce point révélateur, il faut agir avec méthode, intelligence. Associer à la réflexion les acteurs de l’action publique aurait été sans doute plus efficace !

    En 1981 François Mitterrand déclarait

    « La France a eu besoin d’un pouvoir fort et centralisé pour se faire. Elle a aujourd’hui besoin d’un pouvoir décentralisé pour ne pas se défaire »

    Les faits lui ont donné raisons. Mais un des problèmes que nous devons surmonter en initiant cette nouvelle phase de la décentralisation, est que notre pays, ne dispose plus de marges de manœuvre (voir note précédente) vu le triste bilan de l'équipe gouvernementale précédente.
    Nous devons nous réformer, mais sous la contrainte financière, contrairement aux années 80,

    c’est également ce qu’est venu dire aux élus François Hollande …

     

     

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  • PS : Un congrès à l’ombre d’un budget difficile …

    CongresToulouseContributions.jpgPour le PS l’heure est au congrès, et aux cinq motions présentées aux votes des militants; dans les débats, hormis les stratégies individuelles des uns et des autres, ou de quelques éléments de différenciation programmatiques, deux principaux points de clivage de fond demeurent : les orientations budgétaires du gouvernement et la validation ou non du traité européen.

    Autant le préciser, je défends la Motion 1, portée par l’ensemble des ministres socialistes du gouvernement Ayraud. Je la soutiens par conviction, les orientations prises vu le contexte économique correspondent à mon analyse de la situation, mais également par solidarité.
    La mandature de 5 ans qui s’ouvre sera tout sauf un long fleuve tranquille, au regard du triste bilan de l'équipe précédente qui, pour le moins, « plombe » la trajectoire du pays. S’il est essentiel de préparer le bateau France à affronter les coups de vent annoncés, ils sont et seront encore rudes, la marge de manœuvre pour le moins réduite exige un pilotage des plus fins pour tenir le cap annoncé : redresser le pays dans la justice.

    Point cette fois-ci, d'état de grâce, il faut être être efficace et ce dés le début du mandat. Quatre principes selon moi caractérise ce budget ainsi que la ligne politique ébauchée par le gouvernement Ayraud, même si certains sont encore en filigramme, on ne peut réduire une mandature de 5 ans au seul exercice 2013, : réalité, responsabilité, équité, innovation …

    Le principe de réalité s’impose à tous, vu les conséquences dramatiques de la gestion antérieure. La gauche revient aux affaires dans les pires conditions économiques et sociales que le pays a connu depuis des lustres, du fait du bilan désastreux des cix dernières années, que ce soit au niveau économique, social ou politique.
    Analysons plutôt : seuil de 3 millions de chômeur dépassé en août 2012 (plus 10% sur un an), déficit public atteignant plus de 100 milliards d'euros et représentant 5,2% du PIB (plus 300% en 10 ans), 600 milliards de dettes de plus lors du quinquennat précédent (plus de 90% du PIB !), la charge de la dette avec prés de 50 milliards d'euros (plus 15% en une année) est devenue la 1er dépense du pays (supérieure au budget de l’Education Nationale), et pour rajouter une ombre à un tableau des plus sombre, signalons le record historique du déficit du commerce extérieur qui a dépassé 70 milliards d’euros en 2011 (il était à l'équilibre aprés la mandature Jospin). La France a désormais le 4e plus grand déficit commercial au monde, mais plus que le chiffre c’est la tendance qui préoccupe. Bon courage à Nicole Bricq pour l'inverser ! 

    Ce constat sans appel est préoccupant, autant le dire la "cata" n’est pas loin. Si tout budget est un acte politique, celui ci l'est plus que tout autre tant il marque une véritable rupture; encore faut il pour tenir le cap, intégrer le contexte météo, incertain, les tempêtes prévisibles et les écueils à contourner.
    Nous sommes dans le dur du dur, à des années lumière des effets de tribune : « il faut réinjecter l’argent public pour relancer la croissance » (avec quel argent ?),  des « y’a qu’à faut qu’on », « là ou il y a une volonté, il y a un chemin » …  La pratique assidue des sports ou l’élément naturel domine, m’a appris le sens du mot humilité. La volonté seule ne suffit pas, il faut composer avec les éléments qui nous dépassent pour évoluer et quelquefois progresser.

    Mais je comprends les réactions de certains de mes camarades; avec plus de trois millions de chômeurs et aucune perspective d’amélioration à court terme, notre pays déprime et nos concitoyens désespèrent.
    Méfions nous cependant des anathèmes ou théories simplistes, voir populistes, nos compatriotes ont plus besoin de réponses concrètes que de slogans. On ne règle plus nos factures en monnaie de singe, et nous savons désormais qu’il est impératif de les acquitter.
    Les années précédentes, y compris et surtout la période bling bling chère à Nicolas Sarkozy, ont montré que lorsque la cigale chante un peu trop au soleil, le pays se trouve fort dépourvue l’hiver venu, et que ce sont les plus nécessiteux qui trinquent !

    Faut il pourtant afin d'être en paix avec ses idées, ou en harmonie avec les envies de monde meilleur qui nous animent, distribuer aujourd'hui d’une main ce que l’on reprendra demain de l’autre ? Je ne le pense pas, notre rôle est d'apporter des solutions concrètes à la détresse sociale et de vraies perspectives aux chômeurs, travailleurs pauvres, retraités qui se bagarrent avec des pensions insuffisantes, aux familles à loger comme aux collectivités qui en première ligne n’en peuvent plus !

    Il s’agit ici plus d’un langage de vérité que d’austérité … 

    Il nous faut cependant aller  plus loin dans l’analyse. Pourquoi réduire nos déficits à un tel niveau et parvenir malgré tout, à redresser le pays dans la justice  ?

    Quadrature du cercle ou graal inatteignable ?

     

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  • Petites Villes de France, "30 ans de décentralisation"

    201209151536_w350.jpgCastelnaudary, capitale mondiale du cassoulet accueillait les 15 eme assises de l'Association des Petites Villes de France (APVF), avec pour thématique 2012  un retour sur  « 30 ans de décentralisation » !

    Un rendez vous annuel auquel je suis fidèle tant ces journées sont enrichissantes ... Les tables rondes, ateliers, rencontres organisés durant ces journées apportent des informations importantes sur les tendances qui se profilent, notamment budgétaires, les signaux faibles ou quelquefois lourds à surveiller, des idées d'initiatives à engager, et au regard de la qualité des intervenants, les débats de fond, qu'ils soient budgétaires, juridiques ou sociologiques, des plus instructifs. Il y a de la matière et c'est bien ainsi !
    Ce temps d'échange permet en outre de sortir  la tête du guidon, histoire de mieux voir la route et le cap à suivre,  et  d'échanger entre élus de toutes latitudes, qu'elles soient géographiques ou politiques, et ce sans stratégie préméditée ou calcul à la petite semaine.

    Il y a incontestablement, et c'est une caractéristique identitaire forte de notre pays, un fait "petites villes".  La France comme le souligne Jean Viard dans son dernier ouvrage  «se partage presqu’en deux entre ceux qui vivent dans des communes de plus de 10 000 habitants et ceux qui vivent dans des villes de moins de 10 000 habitants», elles représentent même, au regard des dernières  tendances démographiques, non seulement le présent du  notre pays mais également une partie de son avenir, "small is beautiful" !

    Si entre villages, petites métropoles , communes de la périphérie de grande ville intégrées à une communauté urbaine ou d’agglomération (rurbaine ou suburbaine), les réalités sont très différentes, toutes ces collectivités ont la même volonté d’exister, notamment autour d'un projet de territoire ayant du sens et dans lequel leurs administrés puissent se retrouver pleinement, sans esprit de rélégation. Il s'agit ni plus, ni moins de développer proximité, efficacité, complémntarité et surtout, humanité, nous y reviendrons.
    En marge de ces assises, j’ai été interviewé avec d’autres Maires par un journaliste du Monde sur les conséquences de la crise sociale. Il y a des signaux faibles (ils le sont de moins en moins) qu'il faut savoir percevoir,  révèlant des fractures sociétales profondes et des détresses humaines réelles. Plus que jamais notre société a besoin de repères, de liens mais aussi et surtout de sens, la commune est trés souvent la seule porte accessible ... 

    Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, et Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée , chargée de la Décentralisation ont participé à ces deux journées de travaux, et fait preuve à l'occasion  d’une qualité d'écoute remarquées de tous, tranchant singulièrement avec l'attitude des Ministres ayant assisté aux assises des années précédentes, l’alternance est aussi passée par là ! 

    Les élus ont la "gueule de bois" face aux conséquences des ravages de la RGPP (révision générale des politiques publiques) et de la crise sociale : disparition de commissariats, tribunaux, hôpitaux, de classes scolaires,  déliquescence des services de l'Etat (Équipement notamment), baisse des ressources budgétaires, augmentation du poids des normes à respecter (accessibilité,  sobriété énergétique, encadrement de personnel …), diminution des aides et de l’action du département et de la Région, comptes à rendre ...
    Ce triste panorama témoigne combien "les territoires sont en souffrance" aprés le  "retrait de l'Etat dans les territoires". Trop souvent les élus des petites villes se retrouvent seuls, en première ligne, (mais y a t'il d'autres lignes dans cette bataille ?) pour faire vivre leur commune, appliquer tant bien que mal l'Etat de droit, rendre des comptes sur des décisions inapplicables sur le terrain faute de moyens, soutenir  leurs administrés ...
    Ils se sentent isolés, voir abandonnés, pire quelquefois même pris en otage, parfait bouc émissaire d'une société qui va de l'avant et refuse obstinément de voir la vérité en face. Pourtant face au mauvais temps, ils sont encore vent debout et ne lachent pas l'affaire !

    Lors de ces 15 eme assises, les sujets de discussion ou de débats concernant l'organisation territoriale et le contexte de l'action municipale n’ont pas manqué, certaines perspectives apparaissent enfin, comme une lueur infime et fragile au fond d'un tunnel, jusque là des plus sombres ...

    Jugez en plutôt …

     
     

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  • Notre contribution à la démarche "éco quartier"

    ancre-de-lune.jpgCe blog suit la progression de l’éco quartier de l’Ancre de lune (voir note précédente) dont nous vous rendons régulièrement compte. Nous en sommes désormais à l’analyse des propositions des quatre sociétés d’aménagement qui ont postulé et d’ici quelques semaines le nom de l’aménageur sélectionné sera connu, nous aurons l’occasion d’y revenir d’ici là …

    Pour nous, un éco quartier se doit de respecter une exigence absolue : limiter les émissions de Gaz à Effet de Serre, tant au niveau du bâti, des mobilités, que des usages de ses habitants ou usagers, mais doit également apporter des réponses concrètes aux besoins sociaux du territoire.
    Il faut souligner que tout quartier est par nature multidimensionnel : espace géographique connecté à des proximités territoriales, espace social, culturel, historique ou économique, mais qu'il constitue surtout un espace vécu, la dimension des usages revêt donc une importance essentielle !

    Ce serait une grave erreur de considérer un éco quartier comme un "objet" figé ou duplicable à l'infini. Pour privilégier la voie de la sobriété énergétique (tant au niveau du bâti, des mobilités que des usages), il se doit d'intégrer le contexte environnant, les contraintes ou potentialités locales, le besoin d’adaptabilité de la ville, sa capacité à respirer, évoluer, fonctionner et se régénérer (métabolisme urbain), ce qui impose de ne pas le réduire à une simple opération urbaine et à ne pas faire abstraction de sa dimension sociale qui en constitue par nature le socle incontournable.

    Une des finalités assigné à  l'Ancre de lune depuis son origine, est de « rétro agir» sur son territoire, si ce projet  constitue un lieu de diffusion et d’innovation, tant sociale qu’environnementale, il n'est surtout pas un périmètre d’exception.
    L'Ancre de lune Notre éco doit essaimer les ferments de la Ville Durable, tant ce morceau de ville ne peut être isolé ou déconnecté du territoire dans lequel il se développe. C’est avec cette volonté que le site internet de l’Ancre de lune inauguré en juillet dernier a été conçu : cette « vitrine » présentant les particularités de la démarche initiée, joue le rôle également d’une « boite noire » informant acteurs ou habitants de l’évolution de cette aventure collective et constitue une banque de ressources qui permet de partager les avancées ou innovations expérimentées.

    Le travail réalisé depuis le lancement de l’initiative, l’originalité de la démarche initiée qui repose sur  une expertise plurielle et pluri disciplinaire, grâce au réseau de partenariats constitué, et intégre acteurs  et habitants, a non seulement intéressé la Région, mais également le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie.
    Trilport est un des 14 sites nationaux sélectionnés pour tester le futur label Eco Quartier,  et le Bureau de l'aménagement opérationnel durable (AD4) du Ministère, pilote national de la démarche éco quartier  lui a consacré sa dernière lettre mensuelle !

    Il nous a semblé important que l’énergie dépensée, le travail capitalisé, les innovations expérimentées et progrès réalisés essaiment, tant ils constituent des pratiques urbaines dignes d’intérêt, innovantes, respectueuses des hommes, de la biodiversité et de l’environnement.
    C’est une des raisons qui nous a mené avec des partenaires tel le CAUE 77 ou le CETE Ile de France a mené une réflexion collective qui a aboutit à l’élaboration du "référentiel durable" de l’Ancre de lune (disponible sur le site en téléchargement), réflexion intégrant la nécessité de se positionner sur différentes temporalités, dont celle du temps long, ce qui passe nécessairement par une pérennisation des usages, tant cette démarche particulière se doit de proposer aux habitants ou usagers des perspectives afin de leur permettre de se projeter dans un futur proche, est de devenir ainsi un véritable espace de projet. 

    Mais un référentiel durable, pourquoi faire ?

     

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  • 14 juillet 2012, sous le signe de l’unité nationale


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    Une célébration marquée de ce coté ci du pays, son coté « nord », par une météo capricieuse. Notons avec plaisir cependant que la pluie a respecté une trêve bienvenue à Paris (pas d’effet « rain man » ce coup ci) et Trilport durant les cérémonies, ce qu'ont apprécié tous les participants à ces festivités.

    Un 14 juillet particulier intervenant après une année électorale marquée de deux élections nationales majeures qui ont divisé les français, arrivant à point nommé pour permettre à chacun de se réunir autour de valeurs communes dépassant les clivages politiques.

    Signalons que la volonté d’unité nationale est à l’origine de cette célébration républicaine, puisque la toute première cérémonie remonte à 1790, année durant laquelle la Commune de Paris, sous l'impulsion de Lafayette (illustration), invite les représentants des fédérations venant de toutes les provinces du pays, un 14 juillet pour célébrer la prise de la Bastille un an auparavant, et de défiler sur le Champ de Mars devant le roi. L’intention à l’époque de « refonder l’unité nationale » et de réconcilier les français paraît louable, mais chacun sait ce qu’il advint par la suite.

    Le désordre tumultueux que va connaître ensuite le pays fait rapidement tomber dans l’oubli cette célébration, qui n’est reprise qu’en 1880, sous la IIIe République. Là encore, il s’agit de réconcilier le pays avec lui même, après les terribles ravages de la Commune et ses 30 000 morts, véritable et dramatique guerre civile. Du coup, on ne lésine pas sur les symboles républicains : La Marseillaise devient hymne officiel et le 14 juillet fête nationale, mais en fait c’est 1790 que l’on célèbre, la fête de la Fédération, et non la prise de la Bastille de 1789, du fait du sang versé lors de cette journée plus sanglante qu'il n'y semble.

     

    Mais pourquoi un tel souci d’unité nationale aujourd’hui ?


     

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  • L’Ancre de lune lève l’ancre …

    mini-pres-referentiel-4-j2m.jpgL’éco quartier de l’Ancre de lune lève l’ancre, ou du moins il commence à se dévoiler avec le lancement de son site internet : www.lancredelune.fr.

    Nous avons organisé à l’occasion du lancement du site internet de l'éco quartier, un moment de convivialité afin de remercier les partenaires qui nous accompagnent depuis le début de notre projet, dans ce que nous pouvons désormais appeler une véritable aventure.
    Nous avons également profité de l'occasion pour présenter dans le même temps le «référentiel durable » élaboré avec la collaboration étroite du CAUE 77 et du CETE Ile de France, sur lequel nous aurons l'occasion de revenir tant ce travail mérite qu'on s'y intéresse. Etait également convié à cette manifestation, 
    les quatre aménageurs ayant postulé à l'appel d'offres afin de leur présenter en avant première l'ambition d'un projet, quelque peu hors norme.

    Avant d’être un simple projet d’aménagement urbain, l’Ancre de lune est une aventure humaine au service du lien social de proximité, qui témoigne d’une prise de conscience collective de la responsabilité de l’homme envers son environnement mais aussi envers son territoire et les besoins qu’il abrite. Notre volonté est de faire de ce morceau de ville et de vie, non un territoire d’exception, mais une terre de diffusion et de partage, ayant la capacité non seulement de rétroagir sur la ville, mais qui soit « en résonnance » avec son, ou plutôt ses territoires.

    Remarque préalable, cette aventure ne peut être que collective et partagée, tant la réalité du terrain impose toute sa complexité. Une ville ne peut être considérée comme un objet fini, mais résulte d’une alchimie mêlant histoire, géographie, morphologie urbaine, environnement naturel ou culturel,  politique (grande ou petite), habitudes et usages … Tout s’entremêle et interagit …

    Par essence, un quartier est un condensé de vie, collective et sociale, qui respire, se développe, évolue, mute, se régénère, et obéit aux règles complexes d'un véritable  «métabolisme urbain». Un quartier est également par nature multidimensionnel : espace géographique, culturel, historique, économique, mais surtout, espace vécu et lié ou relié (connecté ?) à des réseaux de proximité, qu'elles soient sociales ou spatiales.*
    Il doit pour exister encore demain, proposer de véritables perspectives à ses habitants afin de leur permettre de se projeter dans un futur proche et de devenir ainsi un véritable espace de projet.

    Par définition, un éco quartier ne peut être considéré comme un objet figé, s’il privilégie la voie de la sobriété énergétique, que ce soit  au niveau du bâti, des mobilités ou de ses usages, il doit également intégrer le besoin d’adaptabilité de la ville et faciliter ainsi sa capacité à « respirer », fonctionner ou se régénérer; ce qui impose de ne pas faire abstraction de ses dimensions humaine et sociale qui en constituent par nature le socle incontournable.

    C’est tout cela que nous voulons restituer, avec le site lancredelune.Fr et actualisé au fil du temps qui file …

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  • L'énergie des "Djeunes" créateurs ...

    261154_246556832126513_2694231_n.jpgCe week end à Trilport, les jeunes créateurs étaient à l’honneur, avec la 6eme édition du "JE.T.T" (ou JEunes Talents de Trilport). Une manifestation qui a trouvé sa juste place et suscite beaucoup d’intérêt auprès des créateurs locaux comme de ses visiteurs. Un succès contagieux, cette formule s'étant depuis déclinées en d’autres lieux, ce dont il faut se réjouir, la culture n’ayant pas de frontière.

    Le concept initial est des plus simple : offrir un espace d’exposition à de jeunes créateurs et mettre en valeur un parrain, artiste confirmé dans sa pratique et impliqué sur le territoire. Une 6eme édition qui atteint cette année une nouvelle dimension, avec la réalisation d’une grande fresque et l’organisation d’un concert ouvert aux groupes locaux de musique rock.

    Le potentiel créatif de ces jeunes talents (graphistes, vidéastes, musiciens) s'est exprimé avec force, quelque soit les techniques employées, ou la démarche artistique initiée.

    Le parrain de l’édition 2012 est pour la première fois un dessinateur et auteur de BD, Albert qui rejoint le cortège des parrains des éditions précédentes : Vera DORRER, Caroline PINET, François THION, Yves BELIN, Yann MATTHIAS. La bande dessinée, véritable art majeur, vecteur d‘émotion, d’esthétisme, de chaleur humaine mais aussi de dérision a passionné les nombreux visiteurs, interpellés par les oeuvres présentées.

    Si ce territoire est riche de son patrimoine naturel et historique, il l’est aussi et surtout du potentiel créatif de ses nombreux habitants, notamment de ses jeunes, qu’il suffit de dévoiler pour qu’il s’épanouisse ou se révèle, c'est une des grandes qualités de tels évènements ...

    Et que ce soit en graphisme ou en musique, car il est bon de revenir sur les jeunes talents invités pour cette édition ... 

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  • Lendemain d'élections

    libe_2.jpgNe boudons pas notre plaisir, les élections législatives en apportant la majorité dont avait besoin le gouvernement de Jean Marc Ayraud pour poursuivre son aventure, représente une belle victoire pour la gauche qui dispose,c’est une première dans l’histoire du pays, de la majorité dans les deux assemblées.

    Sa responsabilité, face aux enjeux que le pays doit relever, est entière désormais. De la qualité des réponses concrètes qu’apportera le gouvernement et de la capacité de François Hollande à proposer de nouvelles perspectives permettant au pays de rebondir dépend le présent de chacun et l’avenir des prochaines générations.
    Si la machine France n’est pas cassée après les innombrables coups de boutoir reçus ces dernières années, chacun s’accorde à reconnaitre qu’elle est du moins bien grippée.

    Nous reviendrons, au fil des décisions et des mesures prises, sur les différents chantiers lancés par Jean Marc Ayraud. Stratégiques ils exigeront de nos responsables lucidité, sens des responsabilités, courage, esprit d’écoute, d’ouverture et de dialogue, mais également énergie, ténacité et pédagogie. Le contexte économique et social demeure trés préoccupant et le chemin de crête est n’en doutons pas étroit.

    Ce scrutin n’a pas été non plus sans enseignement, tant au niveau national que local. La déconvenue rencontrée tant à droite qu’à gauche par des candidats imposés par le sommet à la base, et l’effet «bottom up» qui s’en est suivi, doit faire réfléchir les dirigeants de nos organisations politiques.
    Rien ne sera plus comme avant, Guéant, Royal, Mérieux l’ont appris notamment à leurs dépens. Les appareils ne peuvent plus ignorer impunément le vote et l’adhésion des militants ou sympathisants locaux dans un scrutin dont l’issue dépend justement d’un territoire au périmètre précis. L’introduction d’une dose de proportionnelle pourrait éviter la multiplication de ces «petits drames» qui ne laissent personne indemne et grèvent la capacité militante. Trop souvent les états majors privilégient au temps passé, à la passion, au dévouement à la chose publique et à l’implication des hommes et femmes de terrain, des stratégies individuelles d’apparetchik(e)s le plus souvent parisiens. 

    Le scrutin actuel a vécu, personnellement je ne le regretterais pas. Il n’est ni logique, ni sain pour une démocratie qu’un mouvement politique qui représente plus de 15% des votes soit absent de l’hémicycle, et dans le même ordre d’idée, les  voix de François Bayrou et de Jean Luc Mélenchon manqueront à l’assemblée nationale; j’étais de ces  socialistes qui espérait un geste en leur direction de mon mouvement politique. L’institution d’une dose de proportionnelle permettra de remédier à ces problèmes, le scrutin municipal est sur ce sujet une piste intéressante à suivre.

    L’heure est désormais aux grandes manoeuvres que ce soit à Droite, au centre ou à gauche au niveau national et bien évidemment local …

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  • Nicole Bricq, "the right woman at the right place"

    1702336_5_743f_nicole-bricq-le-14-mai-a-paris-deux-jours_4cd75d9083d54ea2140fa458319856a6.jpgLe choix de Nicole Bricq comme Ministre de l’Environnement est une excellente nouvelle, pour la politique en général, tant elle fait honneur à l’engagement public et citoyen, qu’à l’Environnement.
    Si beaucoup s’attendait à la voir entrer au gouvernement, c’est plutôt en qualité de Ministre du Budget, dont elle est devenue une spécialiste reconnue. Première femme à occuper la fonction parlementaire de Rapporteure général du Budget, ses interventions étaient redoutées de tous les ministres, ce n’est pas Valérie Pécresse qui me démentira, tant elle s’est fait remuer "grave" par cette grande parlementaire lors de séances mémorables au Sénat.

    Si ce blog s'est souvent fait l'écho de son activité de parlementaire au service des territoires et des collectivités, c'est du fait de son travail inlassable, tant à la haute assemblée que sur le terrain et dans des domaines trés divers. Une présence et un soutien qui ne nous ont jamais fait défaut.

    Mais Nicole Bricq est également une authentique spécialiste du Développement Durable, qui si elle ne pratique pas le « green washing » et n’appartient pas au club des écolos "addicts aux médias", maitrise toute la problématique de ce domaine, notamment d'un volet souvent sous estimé car quelque peu rébarbatif, mais pourtant essentiel, celui de la fiscalité écologique, car c’est bien là que souvent tout se joue.
    Nicole c’est du lourd, voir du très lourd : une détermination sans faille, une grande capacité d’écoute et une puissance de travail incroyable; elle dispose également comme atouts de ses compétences dans la maitrise des outils économiques financiers fiscaux et budgétaires et une très bonne connaissance des différents acteurs du monde de l’écologie, qu’ils soient associatifs, publics ou industriels, et de leurs logiques respectives face à l'enjeu environnemental.
    Pierre Radanne (Expert environnemental, Président de l’association 4D et ancien président de l’ADEME) apprécie cette nomination «il n’y avait pas dix personnes capables de prendre un tel  poste ! ", pour lui incontestablement Nicole est dans le lot.
    Sentiment partagé par les spécialistes de ces questions. José Bové que j’ai rencontré la veille de la constitution du gouvernement Ayraud (à l’occasion des législatives dans la 6eme circonsription de Seine et Marne) en est persuadé également, à l'occasion il a souligné le rôle de Nicole dans la mobilisation contre l’exploration des gaz de schistes, et la qualité de son travail parlementaire dont sa proposition de loi sur l'exploitation des gaz de schiste est l'illustration.

    Une nomination qui atteste que l’environnement constitue un axe déterminant de la politique de François Hollande et Jean Marc Ayraud. Avoir confié ce poste non à un(e) responsable verte mais à une socialiste, principale animatrice du Pôle écologique du PS et Rapporteur Général du Budget de surcroit, indique clairement l’importance que le dossier de la transition énergétique aura dans le dispositif gouvernemental et sa politique économique et budgétaire.
     
    tant ce domaine est stratégique a bien des égards …
     
     

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  • Pourquoi lier les célébrations du 8 et du 9 mai ?

    h-4-2068467-1273510558.jpgChaque année dans toutes les villes de France, le 8 mai, nous célébrons la fin de la 2eme guerre mondiale et de l'horreur nazie. Il est bon de se souvenir que le nazisme est né d’une victoire mal assumée par des vainqueurs trop dominateurs, de l'humiliation de tout un peuple et d'un pays vaincu, qu'il s’est développé au fil d’une crise économique, sociale et politique profonde et que cette idéologie a prospéré non seulement sur un nationalisme exacerbé, et le repli des peuples sur eux mêmes mais aussi sur la recherche de boucs émissaires.

    Plus qu’une guerre, cette victoire a mis fin à une tragédie et une abomination …

    Personne ne doit oublier les camps de concentration, le port de l’étoile jaune, la Shoah, la solution finale, tous ces morts, civils et militaires, qu’ils soient allemands, anglais, américains, russes, français, de la métropole ou des colonies d’Afrique du Nord, d’Asie, d’Afrique, tout ce sang versé et mélé …
    La culture, religion, race, langue ou couleur de peau même de chacun de ces morts était sans doute différente, mais un idéal commun les animait : terrasser l’ignominie nazie afin que règne la liberté des pays, des hommes  et des consciences… 

    Célébrer cette tragédie et ce sacrifice commun est un devoir de mémoire incontournable tant nous sommes redevables de ce combat pour un monde meilleur. Sans toutes ces volontés, tous ces sacrifices notre présent serait aujourd'hui sans aucun doute différent …
    C'est une obligation morale que de transmettre aux générations futures, non seulement toute la symbolique d'une telle journée, mais aussi et surtout le souvenir de toutes ces horreurs vécues et subies. 
    Pourtant, il me semble bon de lier la commémoration du 8 mai à celle du 9 mai, jour de l’Europe, tant nous devons paradoxalement, la lente émergence de l’Europe politique à la nécessité absolue de nos peuples de se réconcilier afin de tirer toutes les leçons d'un passé tumultueux dont celui des deux dernières guerres mondiales …

    Une filiation directe, lié à tout ce sang versé durant les siècles écoulées dans tous nos pays. Filiation que François Mitterand a souligné dans un de ces tout derniers discours …

     

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  • Pendant ce temps la vie continue …

    stylo-comptes.jpgSi l’attention de nos concitoyens a été accaparée par l’actualité nationale ces derniers mois avec les présidentielles, cela risque fort de durer dans les  prochains jours du fait des législatives qui démarrent.
    Pendant ce temps, la vie des collectivités se poursuit …  autant dire que les agendas sont actuellement des plus délicats à gérer, les mois de mai et juin n'étant pas les moins chargés en évènements divers pour les élus locaux.

    Le vote du budget a constitué un moment clé de l'année, fixant non seulement les objectifs poursuivis par la collectivité et le chemin pour les atteindre, mais apportant de fait un éclairage sur le contexte économique et social ambiant, les collectivités n'étant pas  déconnectées de la conjoncture, surtout européenne.

    La crise non seulement perdure (baisse brutale de la croissance, remontée significative du chômage …) mais se double désormais d’une crise des liquidités. Les banques réduisent drastiquement leurs participations au financement des collectivités et des entreprises, vu la raréfaction de la ressource financière et l’application de nouvelles règles prudentielles régissant le marché inter bancaire depuis Bâle 3. Un état de fait qui pénalise petites entreprises et collectivités, restreignant d’autant leur marge de manoeuvre.

    Les plans de rigueur budgétaire mis en œuvre ont eu pour conséquence principale de contracter l’activité économique, empêchant toute croissance, freinant consommation des ménages, activité des collectivités, reprise de l’emploi et développant la précarité.
    Contexte dont nos collectivités doivent tenir compte, tant sur un court terme difficile, voir périlleux, que sur un long terme incertain, en attendant une reprise de la croissance, une problématique qui a constitué un des enjeux de la présidentielle.

    La charge de la dette devient plus pesante, elle constitue en 2012 le premier poste budgétaire de l’Etat (prés de 49 milliards d’euros), supérieure désormais au budget  de l’Education Nationale ! Soulignons que la dette des collectivités locales ne représente que 10 % de la dette publique totale, qu’elle porte essentiellement sur des équipements et des infrastructures (non sur le fonctionnement comme l’Etat) et constitue plus de 70 % de l’investissement public, c’est dire l'importance de l'impact de la santé des collectivités pour l’économie et les emplois du pays en général.

    Elles doivent faire face non seulement à un contexte délicat, comme tout ménage, mais également au gel persistant des dotations de l’Etat (depuis 2010 !), une baisse de fait, l'inflation n'étant pas répercutée, malgré les besoins croissants de nos concitoyens et du pays.

    Qu’en est il du budget 2012 d'une commune comme Trilport  ? Illustrations ...

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  • Le rassemblement c’est maintenant.


    francois.jpgS’il faut saluer la belle victoire de François Hollande de dimanche dernier, il faut surtout en souligner l’importance, non seulement pour le pays mais également pour l’Europe. Elle arrive à un moment clé pour infléchir enfin une politique économique engluée dans l’austérité et réhabiliter dans la doxa économique, l'idée même du concept de  croissance comme élément stabilisateur budgétaire et porteur de dynamique tant au niveau financier que social.

    Avant toute chose, il est utile de bien appréhender l’état de délabrement dans lequel se trouve le pays, ce mot ne me semble pas trop fort, tant le constat ne se limite pas aux seules finances publiques, loin s’en faut. Une situation qui restreint d’autant le champ des possibles et qui explique la prudence du nouveau Président lors de cette campagne électorale, application concrète de l’adage jospinien: « ne promettre que ce que l’on pourra tenir ».

    Si l’échec du quinquennat de Nicolas Sarkozy est patent, il est surtout global. La France n’est pas seulement moins forte aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a cinq ans, elle est ébranlée, jusque dans ses fondements mêmes.
    Les virages successifs pris par l’ancien Président en cours de mandat, nombre de ses choix ou orientations, plus que discutables, y ont contribué, au moins autant sinon plus que la crise, d’autant que les clivages, souvent artificiels qu’il a suscité, la campagne du second tour est sur ce point explicite, n’ont pas amélioré la donne.

    L’échec économique, apparaît,  sur au moins quatre fronts de manière objective :

    •L’emploi. Le  taux de chômage est d’environ 10% avec deux publics particulièrement sinistrés : les jeunes (20% pour les moins de 25 ans, dans certains territoires le taux de chômage est supérieur à 50%) et les plus de 50 ans. Beaucoup d’acteurs économiques craignent l’émergence soudaine de nouveaux plans sociaux, retardés du fait du scrutin présidentiel. Le chomage n'a pas été considéré comme une priorité lors de ce quinquennat.

    •Le déficit public, toujours élevé (5,4%), avec une dette qui atteint  un niveau record (85% du PIB), Une situation budgétaire qui impose de jouer à la fois sur la dépense et les recettes ! Encore faut il une répartition juste de l'effort de redressement exigé.

    •Le commerce extérieur avec prés de 70 milliards d’euros de déficit. Un véritable repli qui révèle les difficultés de notre industrie à se maintenir, le recul de sa compétitivité ; notamment vis à vis de voisins européens comme l’Allemagne.

    •La croissance, qu’il nous faut absolument retrouver, tant elle influe directement sur l’emploi, la compétitivité, mais également le moral des français. Il faudrait qu’elle soit supérieure à 1,2%, pour générer de l'emploi, alors qu‘elle se situe actuellement à 0,7%, et que les dernières perspectives de Bruxelles ou du FMI ne sont pas franchement euphorisantes …

    Mais l’échec est également social et politique ... Comment sortir d’un tel marasme ?

     

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  • La Seine-et-Marne est désormais vue du ciel, s’il existe ?

    Corbis.jpg 

    C’est avec tristesse que je viens d’apprendre que Christian Bartillat vient de tourner avec élégance la dernière page de sa vie, afin d'écrire de sa belle écriture déliée le mot fin …

    Et des pages on peut dire qu’ il en a connu … écrites avec passion, rigueur et humilité de sa plume alerte et précise, ou découvertes en provenance de tous les horizons et de tous les continents … 
    Ce diplômé en sciences politiques, essayiste et écrivain, a surtout été pour la majorité d'entre nous un éditeur de premier plan.

    Je devrais plutôt dire « à géométrie variable »,  tant il a accordé autant d’importance, de considération et de respect à des auteurs majeurs tel Karen Blixen, Anais Nin, Virginia Woolf ou Henry Miller qu’il a contribué à faire connaître en France, qu’à des historiens locaux anonymes dédiant leur existence, à la petite histoire des petites gens d’antan ou à leur territoires .…

    Cet éditeur reconnu de la place de Paris, directeur général des Éditions Stock, avait en effet décidé de consacrer la dernière partie de sa vie, à contribuer à nous rappeler l’importance et la qualité d’un patrimoine historique, culturel local, trop souvent méconnu, oublié ou même ignoré … Un des livres édités par les presses du village, ne s'appelle t'il pas "La Seine et Marne vue du ciel" ?

    Il l'a fait en présidant notamment aux destinées de la Société d’histoire et d’art de Meaux, mais surtout en créant les éditions « Christian de Bartillat », puis les Presses du Village qu'il a dirigé durant vingt-huit ans, jusqu’en 2010, lors de la cessation d’activités d'une maison d’édition,  atteint par la maladie 


    Cela a été une si belle aventure ...


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