04/12/2009

Vous avez dit 7,7 ?

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Depuis quelques mois, les réflexions sur l'avenir de l'Ile-de-France se multiplient : adoption par la Région de son schéma directeur (toujours bloqué par le gouvernement), propositions autour du Grand Paris (votées sans enthousiasme par les députés de la majorité peu emballés par le grand 8 de Christian Blanc) ...
Notre région traverse incontestablement une période de « multitudes » amplifiée par  la « contre réforme » des collectivités territoriales engagée par ce gouvernement qui impactera inévitablement le devenir de ces espaces de solidarités et de dynamiques locales.

Autant de débats auxquels la Seine et Marne a décidé de s'inviter, tant elle est concernée par la réflexion autour de la région capitale, dont elle représente plus de la moitié de la superficie ! Il n'est que justice qu'elle est son mot à dire, tant elle est une chance de développement de ce territoire, ce que les travaux autour du Grand Paris a totalement ignoré, le soleil se lève pourtant à l'Est !

Cette note aborde le devenir de notre territoire, un sujet transcendant tous clivages idéologiques, mais elle rend compte également d'une réelle "quête identitaire" destinée à transformer les représentations désuettes et dépassés que trop de personnes ont toujours de ce département. Aujourd'hui, la Seine et Marne n’est plus celle qu’a croisé sur sa route Christian Blanc, il y a plus de 20 ans lorsqu’il en a été le Préfet, ceci explique peut être cela !

Afin que notre département en tant que tel, fasse valoir ses arguments et potentialités, Vincent Eblé, président du Conseil général, a lancé une réflexion collective sur son devenir.
Au regard des particularités d'un territoire trop souvent considéré comme l'éxécutoire ou les terres de chasse de la capitale (au propre comme au figuré), il est essentiel que ce projet de développement soit partagé et fédère l’ensemble des acteurs, dont les élus toutes tendances politiques confondues, afin de déterminer des axes d'action forts, consensuels et factuels.

Ce débat public et citoyen s'est organisé autour de multiples supports de concertation : rencontres publiques, plateforme participative,  instances de concertation spécifique (nosu y reviendrons) et le site internet : "seine et marne en projets" ! Trois temps forts le rythmeront :

  • Jusqu’à décembre, « le temps du dialogue et des propositions », avec 8 rencontres publiques organisées sur l’ensemble du Département, et un site Internet collaboratif sur lequel la concertation se poursuit ,
  • De janvier à  mars, « le temps de la synthèse », où les débats de l'automne seront analysés et serviront de base à une synthèse des projets porteurs établie et présentée aux habitants.
  • Ensuite viendra le « temps des décisions », dans lequel sera présenté les grandes orientations du projet.


Débat alimenté également par des instances de concertation, dont la commission consultative des territoires composée de représentants des intercommunalités et de maires, qui se réunit à chaque étape du projet, instance à laquelle je participe. Lors de notre première réunion, nous avons pris connaissance des éléments de diagnostic réunis par Daniel Behar du Cabinet de consultants ACADIE, dont la mission est d’accompagner cette démarche.

Quels sont ils ?

 

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11/11/2009

Les territoires à l'heure de la contre réforme

france.jpgJ’ai reçu comme les 515 000 maires et conseillers municipaux de France, une lettre de Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, et d'Alain Marleix, secrétaire d'Etat relative à la réforme des collectivités territoriales, destinée à «expliquer sans filtres d'aucune sorte » (sic), ce « rendez-vous historique pour la décentralisation » (sic) …
Pour les deux ministres « la  réforme poursuit une triple « ambition » : simplifier, démocratiser et adapter notre organisation territoriale » … Rien de moins !

Nous en sommes pourtant à des années lumières ! Leur démarche s'est surtout caractérisée jusqu'à aujourd'hui, par un manque de dialogue et de concertation flagrant, dénoncé par l’ensemble des associations représentatives d’élus. Un comble vu les conséquences d’une réforme qui bouleversera en profondeur les équilibres politiques et démocratiques territoriaux du pays !
Préparée dans l’opacité la plus totale, malgré les déclarations du Président de la République et de ses ministres, pratiquant le "storytelling" jusqu’à plus soif (nous y reviendrons dans une prochaine note), la réforme territoriale tient en quatre projets de loi.
Sur la clarification nécessaire des compétences et des moyens allouées encore peu de choses précises, ou si peu, excepté la création d’un conseiller territorial siégeant à la fois au conseil général et au conseil régional (voir plus loin), et la suppression de la Taxe Professionnelle.

Les priorités du gouvernement se limitent pour l'heure à une pitoyable opération politicienne (voir plus loin) et à un transfert de la charge des entreprises vers les ménages, car il faudra bien répondre aux besoins quotidiens des français.
Cette réforme n'est pas à la hauteur du mouvement de fond historique que constitue la décentralisation, grâce auquel la France est passé d’un centralisme technocratique bonapartiste (dont certains sont encore nostalgiques) à une démocratie territoriale de proximité et de projet.
Il s'agit d'une recentralisation implicite et explicite du pouvoir au détriment des collectivités locales, à contre courant de la tendance enregistrée dans les démocraties européennes depuis la chute du mur de Berlin.

 

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03/09/2009

Gens du voyage, le retour ...

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Avant d'aborder la rentrée, un rapide retour sur les deux mois d'été qui viennent de s'écouler, troublés par "l'irruption" soudaine de 300 caravanes qui ont mis les nerfs des riverains et des élus à rude épreuve.
En quelques heures, le nombre d'habitants de la commune a augmenté de prés de 25%, mille personnes s'implantant en plein champ, à proximité immédiate des habitations, chacun peut imaginer sans peine les conséquences de cette arrivée massive : bruit, accés routier, environnement sanitaire ...


Chaque année, afin d'éviter ce type d'intrusion, trop fréquent malheureusement, nous implantons barrières forestières, aménagements, encourageons les propriétaires à faire de même (tout en exploitant leurs terres et respectant les directives européennes sur la jachère), collaborons avec les villes voisines ... Mais vu l'étendue des terres à cultiver sur la commune, l'équation n'est pas simple !
Trilport (comme toutes les villes de l'agglomération) respecte  pourtant le schéma départemental des gens du voyage, ce qui n'est pas si fréquent en Seine et Marne. Une volonté qui implique un engagement financier conséquent (aires d'accueil, aires de grand passage ....) mais également politique, ce type de dépenses étant rarement populaires auprés de nos administrés.

Lors d'une telle invasion, la situation est difficile à gérer, quelquefois explosive, surtout lorsque l'on se retrouve seul (voir notes précédentes), fort heureusement, cela n'a pas été le cas cet été et je m'en félicite. Je tiens à saluer l'action résolue de la représentante de la Sous Préfecture et le soutien des forces de Police !


48 heures aprés ce débarquement ...

 

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12/06/2009

"Sortir du rouge par le vert"

 

inauguration-gymnase.jpgVendredi 5 juin, Jean Paul Huchon, Président de la Région et Vincent Eblé, Président du Conseil Général de Seine et Marne sont venus inaugurer le Gymnase de la Noyerie. Ils se sont déclarés surpris du résultat final, il est vrai que les lieux ont quelque peu changé depuis la pose de la première pierre en octobre 2007.

Visite justifiée au regard de leurs contributions respectives à cette réalisation comme à l’ensemble du programme d'équipements mené sur Trilport depuis 2005. Jean Paul Huchon, qui préside également aux destinées du STIF,  a profité de l'évènement pour rappeler l'action régionale menée en faveur de l'amélioration des transports communs en Grande couronne, avec pour illstration le cadencement 2010 qui sera effectif dés décembre prochain.

Tous deux ont fait part de leur inquiétude sur les conséquences sociales de la crise. Jean Paul Huchon dans son discours, avec humour et esprit, a souligné les pistes d'actions privilégiées par la région afin de soutenir activité économique et emploi : hautes technologies, emplois de service à la personne et "croissance verte". Pour illustrer ce dernier point, il a eu la gentillesse de prendre l'exemple de l’action menée à Trilport. Pour l'anecdote, en conclusion il a eu des paroles prémonitoires 48 heures avant le scrutin européen :  "Nous sortirons du rouge par le vert !". L'expression a fait mouche auprés de l'auditoire et a été reprise depuis par la presse locale suite au résultat des européennes !

Je reviendrais prochainement sur les caractéristiques notamment environnementales du gymnase de la Noyerie, mais préfère ici mettre en avant tout le travail souterrain et mené en amont, véritable partie immergée de l'iceberg, qui a permis à ce gymnase de sortir de terre ! Pour une commune comme la notre, la feuille de route initiale (dont cette réalisation représente le dernier volet), était chargée : un centre de Loisirs, un bâtiment scolaire (cantine, réfectoire et accueil), une extension / rénovation de gymnase, et l'aménagement d'une nouvelle Mairie. Indiquons que seul ce dernier objectif a du être reporté. Nous n'avons effectivement pas chômé et chacun pourra voir les priorités des élus !

Programme volontariste ont souligné à la fois  Jean Paul Huchon et Vincent Eblé, mais tenu.
Aucune inconscience de notre part, nous avions pris la rpécaution au préalable, de monter un plan de financement solide et considérablement balisé les zones à risques. Nous avons du cependant faire face à deux difficultés imprévues : l'importance de la baisse des dotations de l'Etat (considérables depuis 2002) et l'envolée des prix du bâtiment  ...

Mais malgré ces aléas nous avons tenu le cap !  Alors, comment une ville de moins de 5 000 habitants comme Trilport, a pu relever un tel challenge ?

 

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01/04/2009

DSC : Encore un effort camarades !

meaux.jpgLors du dernier Conseil Communautaire nous sommes revenus sur un sujet jusque là polémique, la Dotation de Solidarité Communautaire (cf note précédente). Ce débat a eu au moins le mérite de permettre aux élus d'aborder la notion de solidarité, essentielle, lorsque l’on traite d'intercommunalité.


Rappelons qu'une structure intercommunale pour fonctionner dispose comme ressources financières des dotations de l'Etat et de la perception de la Taxe Professionnelle (en lieu et place des communes) lorsqu'existe une Taxe Professionnelle Unique (ce qui est le cas pour une communauté urbaine ou une communauté d’agglomération). Quelquefois s'ajoute une fiscalité additionnelle, les administrés devant alors acquitter des impôts locaux supplémentaires.

En contrepartie, les communes perçoivent une attribution de compensation, basée sur le montant perçu par la commune lors de la création de la structure intercommunale (sans actualisation). En théorie, pas de perte, le surplus de TP finançant les nouveaux services mis en place par la structure intercommunale ou ses investissements, CQFD . Mais tout n'est pas aussi limpide ...

cette mesure représente le plus souvent pour les budgets municipaux, un sérieux manque à gagner (excepté pour les communes ayant perdu de l'activité économique), car ce mécanisme ne tient pas compte des efforts financiers consentis quelquefois par les communes pour aménager une zone d’activités et créer en amont ces recettes ... Si ces dernières sont intercommunales, les charges elles demeurent exclusivement à la charge de la commune, nous sommes alors à des années lumières du principe de neutralité budgétaire ! De plus les services ou les investissements ne sont quelquefois pas immédiatement au rendez vous, et c'est un euphémisme ...

Rappelons, pour forcer le trait, et bien qu'elle va disparaitre d'ici peu, que la TP est la taxe locale la plus dynamique, (augmentation du nombre d’entreprises, revalorisation des bases avec la répercussion de l’inflation) et de loin la plus rémunératrice pour la collectivité. Conséquence directe, ne pas revaloriser le montant perçu revient de fait à appauvrir les communes, les dépenses ne diminuant pas; phénomène accentué par la baisse des dotations de l’Etat, surtout lorsque les nouveaux services aux administrés ne sont pas encore au rendez vous et les investissements pas lancés ...
C'est une des raisons qui a amené le législateur a mettre en place le mécanisme de la Dotation de Solidarité Communautaire. Dispositif adopté par la grande majorité des Communautés d'Agglomérations qui permet selon certaines modalités à la structure itnercommunale de redistribuer aux communes, une part de son budget de fonctionnement.

Une mise en place que nous demandons depuis la création de la CAPM (Communauté d'Agglomération du Pays de Meaux), et qui avait donné lieu lors du dernier mandat à  un débat reposant principalement sur un clivage politique(cf note précédente). Une situation absurde, cette question étant avant tout d'ordre budgétaire et du domaine de la gouvernance, ce qui explique pourquoi les Communautés d'agglomération qu'elles soient de droite ou de gauche l'ai adopté.

Si nous avons toujours des pro et des anti DSC, les discussions ont été moins polémiques et la dotation, in fine, acceptée par l'assemblée communautaire  !

Mais tout n'est pas réglé pour autant ... Revue partiale (on ne se change pas ...)  des arguments des uns et des autres ...

 

 

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07/02/2009

75 milliards d'euros pour le 77

le-77-en-colere.jpgCe mercredi 4 février à Trilport, Vincent Eblé a poursuivi un exercice de style inédit, débuté cette semaine, inviter les seine et marnais à participer à une réunion publique consacrée aux orientations budgétaires du département.

Son initiative met en furie l’UMP départementale, bien embêtée pour le coup. Le débat proposé par le Président du Conseil général a beau être public, il est refusé par les Conseillers Généraux UMP qui ont déserté l’hémicycle, et leurs  militants qui ont choisi de distribuer des tracts plutôt que d'y participer. Il est vrai que les faits sont têtus et que la réalité s’impose à tous, comme chacun va pouvoir s'en rendre compte . …


Si Vincent Eblé a une qualité, reconnue même de ses adversaires, c’est sons sens de la communication. En lançant une campagne médiatique de "mobilisation" destinée à demander à l'État le remboursement de 75 millions d'euros au titre du transfert des charges non compensées totalement depuis 2004, il a fait parler du 77 dans tout le pays. Cette offensive médiatique est totale : affichage dans 750 arrêts de bus, 500.000 exemplaires d'un coupon carte T à renvoyer gratuitement, pétition en ligne et cinq réunions d'information sur l’ensemble du département (dont celle de Trilport). L'objectif est atteint, au grand dam de l’UMP locale.

Cette offensive fait suite à une lettre adressée au Premier Ministre, François Fillon le 14 janvier, restée depuis sans réponse. Dans ce courrier, très explicite, Le Président du Conseil général démontre, sans peine, que les dépenses transférées augmentent plus vite que les recettes accordées au titre de leur compensation et que la Seine et Marne reçoit de l’Etat beaucoup moins de soutien financier qu’un département francilien comme les Hauts de Seine. Secret de polichinelle connu de tous : les compétences transférées en 2004 aux départements (RMI, personnels d'entretien des collèges et aux routes nationales) sont insuffisamment compensées.
Lorsque l'État a calculé les charges relatives à sa décentralisation, il l'a fait sur les bases de 2003. Depuis la situation a évolué, et pas forcement dans le bons sens : les Rmistes ont augmenté de 18% en 4 ans (moins value pour le département : 58,989 millions d'euros), pour les routes nationales, le différentiel  est de 4,8 millions d'euros, pour les personnels des collèges de 7,8 millions d'euros (détail de ces sommes dans la 2eme partie de la note)... Soit au total, une addition sur quatre ans évaluée à 75 millions d’euros équivalant , au choix, à 21 points d’impôts, 4 collèges neuf ou 3 ans d’entretien pour les 4400 km de routes départementales !
Certes, la compensation existe à l’euro prés … pour 2003 ! Or nous sommes en 2009, cherchez l’erreur ?
Si le dispositif légal est inattaquable, au niveau financier, moral  et politique il est condamnable ; certains parlent même d’arnaque caractérisée … C’est tout l’intérêt du débat engagé par l’exécutif départemental, d’autant qu’un autre sujet embarrassant est soulevé, celui de l’inégalité des dotations de l’Etat entre différents département francilien (voir dans la 2 eme partie de cette note). Est il normal que celles-ci atteignent 174,4 euros par habitant pour le département des Hauts de Seine contre 124,2 euros pour la Seine et Marne ?


Le débat engagé , n’est ni de droite, ni de gauche, mais vise simplement de défendre les intérêts des Seine et Marnais, c’est pourquoi la réaction de l’UMP locale étonne et détonne …


L’autre aspect est plus politique ...

 

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08/12/2008

Passeport biometrique : pour qui l'addition ?

passeport biométrique.jpgLes communes pourtant déjà soumises à rude épreuve par le gouvernement (diminution drastique des crédits publics, multiplication des transferts de charges sans compensation financière ... ) prennent un nouveau coup avec l’arrivée des passeports biométriques.
L’Etat, a décidé sans aucune concertation (cela devient une habitude) que ce seraient désormais aux communes « volontaires » de prendre en charge le traitement des nouveaux passeports en lieu et place des Préfectures et Sous Préfectures !

Institué par le décret du 30 avril 2008, ce nouveau passeport doté d’une puce lisible à distance (technologie RFID) contenant entre autres données, photo et empreintes digitales numérisées permettra aux ressortissants européens de se rendre aux U.S.A à partir de juin 2009. Une sécurisation qui complique quelque peu la traditionnelle prise d'information, il faudra désormais numériser les empreintes, prendre les photos d'identité et transmettre les données sous fichiers numériques. Royal, le gouvernement met sur la table une « compensation financière » de 3 600 euros par commune concernée destinée « théoriquement » à couvrir les frais !
Autant dire que depuis l’été, les candidats ne se précipitent pas, et pour cause ! Conséquence, c’est aux Préfets de désigner les volontaires ! Procédure surprenante dans une démocratie moderne !

Si les élus ne peuvent qu’être sensibles à la volonté de moderniser le service aux administrés et d’optimiser la dépense publique, la méthode employée et ses conséquences budgétaires immédiates expliquent grandement les réticences exprimées !
Autant un Maire peut accepter, avec les réserves d’usages liées au désengagement de l’Etat non compensé financièrement, de prendre à sa charge ce service pour ses seul concitoyens, autant il est anormal voir scandaleux qu’un budget municipal supporte les charges induites pour les administrés des autres villes ! Chaque nouveau site sera doté d’une valise contenant le matériel technique d’élaboration des passeports (enregistrement des empreintes, prise de photos …).

Les communes nominées étant réparties sur le Département pour un bassin de vie de 30 000 personnes et 2500 demandes environ. Trilport, ville déclarée volontaire contre son gré (nous avons voté une motion en Conseil Municipal sur ce sujet),  avec ses 4762 habitants devra prendre en charge les passeports de 30 000 personnes ! Excusez du peu ... Pour être plus précis nos services ont traité en 2007, 221 titres, soit moins de 10% de l'objectif de réalisation !
Autant dire que si la nouvelle se confirme, nous serons dans l’obligation de créer un poste supplémentaire pour pouvoir simplement répondre à une mission qui ne concernera que pour 10% mes administrés, pour un cout supérieur à 20 000 euros annuel, sans compter l'aménagement  des locaux, déjà trop exigus  !

Il est savoureux de rappeler que certaines villes ont poursuivi l’Etat devant le tribunal administratif, au titre des frais générés par la gestion des demandes de cartes d'identité. L’Etat a même été condamné  à régler d’importants dédommagements ; certains de mes Adjoints me poussent à suivre cet exemple. Les décrets de novembre 1999 et février 2001 déléguant aux communes les opérations relatives à la délivrance des papiers d'identité ayant été reconnu illégaux, car ayant pour effet d'imposer indirectement aux communes des dépenses antérieurement supportées par l'Etat, sans dédommagement et sans être prescrites par une loi, contrairement à la législation en vigueur (Tribunal administratif de Strasbourg).

Vu les réactions du terrain, la Haute assemblée grâce à la Sénatrice socialiste Michèle André a obtenu le doublement de la somme initiale (12 millions d'euros, contre 6,34 millions d'euros), ce qui apparait toujours nettement insuffisant. Les élus n’ont encore aucun compte rendu des expérimentations engagées  (Aube, Gironde, Loire-Atlantique, Nord et Oise), afin d’évaluer le temps nécessaire au traitement des demandes, le nombre d’usagers supplémentaires à accueillir et les perturbations éventuelles sur les services municipaux.

Sans compter d'autres problèmes périphériques : urgences à traiter (motif de nécessité impérieuse ou d’urgence), moralité la pression sur les Maires et leurs services, n’est pas prête de diminuer ! D’autant que les questions de sécurité accompagnant la délivrance de ce type de document, ne sont pas anecdotiques : les services municipaux seront obligées de relever une nouvelle fois les empreintes des usagers lorsque ces derniers viendront chercher leurs passeports" ! L'aspect juridique ensuite, aucune nouvelle du projet de loi sur la protection de l'identité, qui devrait permettre d'attribuer à une commune, la possibilité d'accomplir cette mission pour le compte d'une autre. Dans l'état actuel du droit, cela n'est pas possible !

Pourtant la question des passeports bio métriques ne soulève pas que des problèmes de forme ou de compensation financière  … Cela est encore plus complexe lorsque l'on s'attache au fond !

 

 

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30/10/2008

"Grand Paris", quel scénario ? La conquête de l’Est ou à l’est rien de nouveau ?

Grand Paris 77.jpgJ’ai assisté, il y a peu,  à un débat organisé à l’initiative du Conseil général sur le « Grand Paris, quels enjeux pour la Seine et Marne », sujet passionnant à en croire le nombre de personnes présentes; remarque positive, avec les élus et divers acteurs sociaux et économiques présents dans la salle, toutes les sensibilités politiques du territoire étaient représentées, c’est bien là l’essentiel.
Compliment à la cellule Com' organisatrice, la projection d’interviews d’un panel d’acteurs économiques et sociaux bien choisi a permis de rendre ce débat tonique en rythmant les différents temps de parole, sur du dur plutôt que des banalités !.

Le dossier du « Grand Paris » engagé par Nicolas Sarkozy, dés juin 2007 (discours de Roissy), est demeuré en arrière plan de la campagne des municipales et des cantonales suivies des résultats électoraux que l’on sait. Il a été depuis relancé avec la nomination d'un secrétaire d'État à "la région capitale", Christian Blanc. Constat, le gouvernement compte dans ses rangs deux Secrétaires d’Etat détachés à des territoires spécifiques : les DOM TOM et le Grand Paris …

Depuis, les initiatives se sont multipliées : Commission d’études régionale pilotée par Jean-Paul Planchou, rapport de Philippe Dallier, sénateur UMP de Seine Saint Denis remis à l’Observatoire de la décentralisation, concours d’urbanisme lancé par le Gouvernement, création d’un secrétariat d’Etat … Si personne n’est dupe de la manœuvre politique de Sarkozy contre Paris (Delanoe) et la Région (Huchon), rappelons que l’idée ne date pas d’hier. En 1920, la gauche aux rênes de l’ancien département de la Seine demandait  déjà la constitution d’un « Grand Paris » à l’image d’agglomérations européennes voisines. Devant la menace politique représentait par la « ceinture rouge » de l’époque, les élus parisiens ont multiplié les barrières « sanitaires », la construction du périphérique symbolisant cette  frontière. Ce n’est qu’avec l’élection en 2001 à la mairie de Paris de Bertrand Delanoë que des partenariats entre  communes voisines se nouent, notamment autour d’une Conférence métropolitaine centrées sur la résolution de problèmes concrets de voisinage.

Vu la diversité des projets évoqués, pour la Seine et Marne, tout peu sortir de cette réflexion :  le meilleur ou le pire. Certaines questions pivots restant pivots :  périmètre, statut (une feuille de plus dans le mille feuille institutionnel ?), répartition des richesses et enfin quelles retombées pour l’ensemble des Seine et Marnais ...

A mes yeux, une exigence, il serait souhaitable que les élus Seine et Marnais se déterminent non sur des  critères partisans mais sur l’intérêt du développement harmonieux de leur territoire. Personnellement, dans l'état actuel des choses, je crains que le Grand Paris ne nous apporte plus d’inconvénients que d’avantages ... Il m'apparait essentiel, avant de lancer quoi que ce soit,  de commencer par une réflexion stratégique de développement de territoire, basée non sur une analyse datant d'une vision des deux siècles derniers, mais sur celui qui commence ...

Certains retards apparents, lorsque l'on y songe, pouvant se révéler par la suite de formidables potentialités, qu'il faut savoir saisir  …

 

 

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22/03/2008

Nous avons gardé une Seine et Marne d'avance !

1156413876.jpgSoyons clair : l'information la plus importante à mes yeux et que nous gardons une « Seine et Marne d’avance » , tant mieux pour mes concitoyens ! La majorité de gauche conduite par Vincent Eblé sort confortée de ce second tour des cantonales,  malgré une droite seine et marnaise revancharde qui a tout fait pour reprendre un  département qu’elle considère toujours comme sa propriété privée.

Sur le canton de  Meaux Sud, nous avons été battu. Je veux d'abord remercier chaleureusement les électeurs qui nous ont accordé leurs suffrages et leur confiance, prés de 4 000 tout de même (sur 8 955 exprimés), ce qui n’a pas suffit, car à l'arrivée plus de 1000 voix nous sépare du candidat UMP Jean François Pariggi. Mais c'était une élection à trois tours : ma commune, Trilport (nous atteignons prés de 61% des voix), le canton (voir ci aprés) et le département au décompte final des gains et des pertes des uns et des autres. 

LE PS détenait ce canton depuis 1976 et la victoire de Michel Vallier, qui a été 32 ans durant son fidèle et exemplaire Conseiller Général. Nous savions que le challenge du fait surtout de la proximité du scrutin avec les municipales était difficile. Ce contexte a carrément brouillé chez beaucoup d'électeurs les enjeux du vote et sa spécificité "départementale", d’autant que l’ UMP s’est bien gardée tout au long de cette campagne d’aborder concrètement son projet pour la Seine et Marne, limitant son propos au seul canton de Meaux Sud (et à titre plus anecdotique du Pays de Meaux) et un argumentaire sur l'imposition des plus caricaturaux (voir note précédente) ...
Mais qui au final pourrait jouer des tours à ses auteurs.

Du fait assez mécaniquement, les tendances enregistrées lors du scrutin des municipales ont influé celui des cantonales. Un contexte politique qui risquait d'influer le résultat final en cas de mauvaise performance des listes de gauche locales, d'autant qu'il fallait intégrer le « poids » du vote des quartiers de la ville Centre : Meaux.

C'est ce qui s'est effectivement déroulée ...

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13/03/2008

Gardons une Seine et Marne d'avance

481186961.jpgDimanche 16 mars, dans le canton de Meaux Sud, les électeurs se déplaceront de nouveau pour voter. Pourtant me diront certains les élections municipales ont rendu leur verdict dés le 9 mars dans les 10 communes de ce canton , mais ce second tour est uniquement consacré aux élections cantonales. Ce qui est une bonne chose, car ce scrutin a trop été jusque là, à l'arrière plan des municipales, il est pourtant de première importante pour le quotidien de chacun, au regard du rôle joué désormais par le département. C'est la raison principale de ma candidature au Conseil général.

La question du maintien du département a été remis au premier plan avec le rapport Attali. J'avoue ma réserve,  il y a quelque années encore sur l'utilité de ce maintien, l'action du Conseil général, notamment en Seine et Marne, m'apparaissait alors pour le moins décalée de la réalité et des besoins concrets des seine et marnais. Trois évènements m'ont cependant fait changer d'opinion :

    * les conséquences des lois Raffarin et les nouvelles compétences attribuées aux départements, même s'il faut insister sur le manque de moyens financiers correspondants délivrés par l'Etat,

    * l'action de la nouvelle majorité départementale animée par Vincent Eblé depuis avril 2004. En écrivant cela, je ne suis pas dans la posture d’un militant ou d ‘un fan, je m’en expliquerais plus loin,

    * ma perception comme Maire, des difficultés actuelles de mes concitoyens et du  retard considérable de notre pays sur certaines problématiques liées au handicap, à l'action sur le troisième êge ou au logement notamment ...

 

C'est pourquoi, j'ai la conviction qu'il faut absolument se mobiliser et s'impliquer pour  "Garder une Seine et Marne d'avance" !

 

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