26/05/2009
L'état de siège médiatique
Une petite anecdote, révélatrice qui en appelle d'autres, inévitablement, au moment où l'on célèbre, sans tambour ni trompette le 2 eme anniversaire de l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée ...
Contexte : le jounal de 20 heures de la 2, présenté par Monsieur Pujadas, la semaine dernière ... Actualité internationale et nationale : les ministres en action, message sublimal : "le monde tangue, la crise nous guette, mais dormez tranquille le gouvernement travaille ..."
Le même jour, la France fait l'objet d'une remontrance de la Commission Européenne devant l'ampleur de son déficit et le non respect de la parole donnée : A la Une du journal télévisée, une question taboue : faut il augmenter les impôts ?
Reportage sur l'agence : France Trésor (plutôt pathétique), interview du Ministre en charge du dossier ( quoi de plus normal ?) et de son opposition, nous sommes en démocratie, non ? Excepté, qu'en fait d'opposition, n'ont été interviewé que des députés de l'UMP, de dangereux gauchos suggérant à demi mot un assouplissement du bouclier fiscal ... Rien d'autres ... gonflé non ? Aucun interview d'un député ou d'un sénateur de gauche ... Message sublimal : "Il n'ya plus d'opposition".
Ne cherchez pas, dans aucun autre sujet de ce journal, la parole n'a été donnée à l'opposition ... Celle de gauche du moins ...
Pas besoin d'être spin doctor pour comprendre la situation ...
Lorsqu'est invité un élu socialiste, il n'est interrogé que sur le coté obscur de la force (Martine, Ségolène, Jack et les autres) et non sur ses propositions face au gouvernement. Ce dernier lui irrradie les ondes de force positive : du petit déjeuner (télévision publique : les quatre questions) au coucher, chez Mme Chabot !
Remarquez, cette situation va s'améliorer puisque désormais c'est le Président lui même qui désignera les dirigeants des chaines publiques nationales, rien n'arrêtera plus la marche en avant de la démocratie médiatique !
Aprés avoir abordé le coté aval de l'information, mille pardons j'ai failli écrire vassal, intéressons nous quelque peu à l'amont ...
Là aucune crainte, Nicolas Sarkozy et son équipe de communiquants assure et s'occupe de tout, en qualité de fournisseur de contenu maitrisé et de produit fini : à chaque visite du Président c'est l'état de siège, au propre comme au figuré, tout doit être sous contrôle afin d'éviter le bug.
Question spontanéité, visite directe sur le terrain, le concept "je parle directement aux français" a certes du plomb dans l'aile, mais à la télé cela donne de si belles images positives et consensuelles et les temps sont si durs !
Les rares fois où les caméras de télévision ont surpris des cris, des protestations, des pancartes contestatrices, le Préfet a été déplacé. Autant dire que depuis le pli est pris et à chaque visite annoncée c'est ville morte ...
Un contrôle de l'image absolu, le moindre grain de sable est à éviter ... Il faut positiver ! Exemple : finale de la Coupe de France, ne cherchez pas le Président au centre du Stade serrant la main aux joueurs des deux équipes, tradition républicaine s'il en est. La peur des applaudissements et des acclamations unanimes de la foule a dissuadé le Président de le faire ... Peur certainement que les sages du CSA, garants impartiaux de l'équité politique ne décomptent ce moment du temps de son temps de parole ! la situation est sous contrôle ...
Certes, tout n'est certainement pas la faute des médias, convenons en ...
Cependant, force est de constater que l'état de siège médiatique est une réalité de plus en plus présente sur l'ensemble des médias télévisés. Non seulement sur ceux maitrisés par les amis de qui vous savez (la bande du Fouquet's), mais désormais également sur les chaines publiques ...
La berlusconisation des esprits est en route en mettant au premier plan la problématique suivante :" positiver et magnifier l'action d'un Président travaillant pour un monde meilleuret le bien de tous et rendre ringard ou pathétique une opposition divisée et non constructive obsédée de querrelles politiciennes".
Une réalité que l'opposition se doit d'assimiler, et au plus vite. Elle doit plus que jamais consacrer ses trop rares moments d'exposition médiatiques à l'essentiel : ouvrir de nouvelles perspectives politiques positives !
07:36 Publié dans Politiques ... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ps, politiques, eco-citoyennete, trilport, pays de meaux, environnement, développement durable
30/01/2009
Jusqu'ou ira t'il ?
Cela commence à faire décidement beaucoup !
Aprés l'affaire Corse (cf note précédente) qui confinait déjà au ridicule, celle de Saint Lô marque une nouvelle étape dans une démesure "a républicaine" et traduit dans les faits une dérive inquiétante au pays des droits de l'homme ...
Bien plus grave, les exemples se multiplient ...
A l'image de ce grand père qui pour avoir tendu une pancarte au bord d'une rue reprenant une expression prononcée et immortalisée par "notre Président" (voir l'illustration de cette note) s'est retrouvé de longues heures au poste de police !
L'exécutif sanctionne des citoyens pour délit d'opinion, et dans le même temps limite l'indépendance de la justice, de la presse, de la télévision publique. Aucun amalgame ici, si ce n'est l'énoncé de faits qui à force d'accumulation commencent à devenir "tendance"et inquiètent plus d'un démocrate ...
Sanctionner également des représentants de l'Etat, grands ou petits, qui n'ont fait que leur devoir est non seulement scandaleux mais répréhensible ... C'est un abus de pouvoir caractérisé, car où se situe la faute justifiant les décisions prises en Corse où à Saint Lô ?
A chaque visite présidentielle, pourtant le "ménage" est fait , et bien fait, malgré une pression inimaginable. Je peux personnellement témoigner que chaque fonctionnaire de la Préfectorale ou du Ministère de l'Intérieur est à son maximum, mais à l'impossible nul n'est tenu !
Le fait du Prince déjà répréhensible dans une monarchie constitutionnelle, l'est encore plus en république. Ces épisodes qui s'enchainent ne témoignent pas seulement d'un manque d'humour et d'esprit de nos dirigeants (faut il employer le pluriel ?), ou de sang froid, mais également d'un refus quasi obsessionnel de voir la réalité en face !
Espérons qu'aprés les manifestations d'hier, dont aucun fonctionnaire, grands ou petits, qu'il soit Commissaire ou Sous Préfet n'a pu empêché l'ampleur et le succés, un tsunami de déplacements, limogeages, sanctions ou autres mesures vexatoires ne se produise pas dans l'administration centrale française ...
A défaut d'égaler Napoléon le grand, le rêve du petit Nicolas n'est il pas celui d'égaler "Napoléon le petit", comme le surnommait Victor Hugo, les décisions prises ces derniers temps sont de cet acabit !
Dans l'attente de jours plus conformes à notre idéal républicain, vous trouverez ci joint un magnifique poème d'Eluard que je vous invite à redécouvrir ...
14:43 Publié dans Politiques ... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ps, politiques, eco-citoyennete, trilport, pays de meaux, environnement, développement durable
16/01/2009
Pour 2009 ...
Janvier est ponctué de cérémonies de vœux qui s’enchainent les unes après les autres; avec l’intercommunalité, c'est la multiplication des petits pains, chacun se rendant la politesse à tour de rôle.
L’ambiance cette année est particulière, un nouveau mandat s’annonce mais pourtant l’enthousiasme n’est pas au rendez vous, derrière les pupitres comme dans la salle, l'atmosphère est bizarre, tendue, un peu « calme avant la tempête », la faute sans doute aux nuages noirs qui s’amoncellent …
Le dernier trimestre 2008, a vu un avis de fort coup de vent ... Plus que les dépenses, ce sont les recettes qui inquiètent; l’effondrement des droits de mutation du à la crise immobilière risque d’avoir de graves conséquences pour les collectivités, car ces recettes avaient jusque là contrebalancer le désengagement financier de l’Etat, avec le gel des dotations» annoncé par le gouvernement, le pire est sans doute encore à venir de ce coté …
Un comble après les mesures exceptionnelles prises pour les banques, sans aucune garantie !
Rappelons pourtant qu’en 2008, les collectivités locales ont assuré plus de 70% de l'investissement public ! C’est dire leur importance pour l’économie et l’emploi, et il y a tant à faire pour améliorer l'efficacité du pays et la vie de nos concitoyens ou de la planète : isolation, fibre optique, accessibilité, énergies renouvelables ...
Ce n'est malhaureusement pas la voie choisie par le gouvernement. Mais plus encore, derrière la crise financière, se profile une crise sociale qui risque d’avoir des conséquences dramatiques pour nombre de nos concitoyens.
Qui sera alors en première ligne pour les aider à passer ce cap ? Les collectivités territoriales …
Les élus qui dans le même temps, nient le désengagement de l'Etat, demandent plus de dépenses et de services et moins d'impôts aux collectivités (il y en a !) ne rendent pas service à la démocratie surtout dans des périodes difficiles., la démago a des limites ! Mais polémiquer ne sert à rien, c’est d’action concrète dont nos concitoyens ont besoin et ce pour la durée du mandat.
Lorsque le coup de vent est violent, il faut réduire la voilure, les marins le savent, mais également garder le cap et avancer obstinément…
En 2009, nous serons sur le pont, prêt à relever le challenge, et à faire plus avec moins !
Plus que jamais pour un élu l’heure est à l’engagement, non au renoncement … Nous agirons, mais en toute lucidité, selon les enjeux du présent, mais également du court et du moyen terme.
Dans le même temps, nous préparons le long terme, grâce au Plan Local d’Urbanisme. Il sera un des premiers à intégrer des primes de constructibilité incitant les bailleurs, aménageurs, lotisseurs ou particuliers à "construire écolo", nous agirons également sur le moyen et le long terme avec notre éco quartier et nous répondrons aux besoins du court terme, en fonction de nos moyens en maintenant nos services, sécurisant les rues (Contrat Triennal de voirie), ouvrant un nouveau gymnase, HQE bien évidemment ...
Concernant le Développement Durable, aprés les différentes cérémonies de vœux auxquelles j’ai assisté, je mesure le chemin parcouru depuis 2002, année à laquelle nous avons placé l’environnement au cœur de notre projet de Territoire.
Nos premiers équipements HQE fonctionnent depuis de nombreux mois et sont plébiscités par les utilisateurs, les services municipaux intègrent de nouvelles procédures soucieuses du développement durable, nos choix sur la récupération et l’utilisation de l’eau pluviale, les énergies renouvelables ou l’isolation ont été validés avec les accords de Grenelle … Les communes voisines, hier sceptiques, nous rejoignent dans ce combat pour la planète et notre agglomération intègre de plus en plus cette dimension … J’en suis heureux …
Nous aurons l’occasion de revenir sur les dossiers qui sont sur la table comme sur ceux qui s’y invitent, quemlquefois malgré nous, la mission d'un élu est de répondre, avec les moyens dont il dispose et concrètement, aux défis et aux aléas qui surgissent. C’est ce que nous nous évertuons à faire depuis tant d’années … Les citoyens qui se sont exprimés, et clairement, lors du dernier scrutin municipal, ont validé plus qu’un programme, une démarche, celle de placer la réalisation concrète avant la promesse et éloigner toute démagogie …
L’envie d’agir et de faire qui nous anime tous, doit être compatible avec un principe de réalité, celui des moyens financiers de la collectivité ! Car on ne peut plus demander l’impossible aux collectivités, elles n’en n’ont plus les moyens ...
Même si, mais comment il dit Obama ?
Yes, we can !
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11/10/2008
Aprés le 47eme Congres des Maires du 77
Quelques impressions à chaud, suite au 47 e congrès des maires de Seine-et-Marne qui s’est tenu vendredi à Chelles, avec une thématique pour le moins appropriée à la situation actuelle : « Vivre en Seine-et-Marne, quel défi pour les maires ? ».
Plus de 700 élus étaient présents à ce rendez vous, un succès indéniable qui prouve l’implication des élus et leur besoin de se retrouver pour débattre et échanger.
Force est de constater au fil des discussions, que le moral est morose, ce qui peut surprendre après un lendemain d’élection. Cette morosité n’est pas seulement la conséquence de la crise financière, mais elle est également due à l’effondrement de repères financiers traditionnels qui perturbe passablement la donne.
Car comme le dit le proverbe, "à trop tirer la ficelle elle casse … " L’adage vaut tant pour l’Etat que pour nos concitoyens; on ne peut plus demander l’impossible aux collectivités territoriales, elles n’en ont plus les moyens !
Le pire reste t’il à venir ? C'est ce que laissait entendre La lettre du Cadre Territorial dés septembre dernier : « 2009, annus horribilis pour les finances locales », les faits semblent lui donner raison, tant au niveau des recettes que des dépenses …
S'il est vrai que la séquence actuelle n’engendre guère à l’optimisme, le « gel des dotations de l’Etat » annoncé par le gouvernement inquiète, surtout lorsque l’on constate que depuis 2006, ce dernier ne répercute même plus l’inflation, et de loin … Chaque élu comprend alors ce que signifie le mot gel : les communes auront moins de dotations en 2009 qu’en 2008.
Un véritable coup de poignard, car les droits de mutation qui ont permis jusque là aux communes et aux départements de contrebalancer ce désengagement financier croissant de l’Etat ont diminué en 2007, une situation qui au regard de la crise immobilière ne risque pas de s’améliorer. Le choc promet d'être brutal !
Concernant les dépenses tout est à l’avenant : les besoins croissants de nos concitoyens (la crise sociale n’est pas un vain mot), les conséquences de l'application de nouvelles normes exigées à tout bout de champ par l'Etat (sécurité, environnement, question sanitaire, personnel …) sans aucune contrepartie financière, plombent la situation et font de plus courir des risques pénaux aux élus.
D’autant que l’inflation s’en mêle. Faut il rappeler qu'au regard de leur activité, les collectivités sont très sensibles à la poussée inflationniste, notamment avec les postes budgétaires liés aux aliments (cantines scolaires), aux salaires, au BTP (plus 20% en 3 ans) ou à l’énergie.C’est peu de dire que la flambée du prix des matières premières a fait mal (les dépenses énergétiques ont ainsi grimpé de 30 % depuis 2005), ce qui explique que "le panier du maire" progresse chaque année de plus du double de l’inflation officielle !
Pourtant, depuis des mois, le gouvernement fait des collectivités locales, le bouc émissaire de la dérive des finances publiques. C’est le jeu du pompier incendiaire, il est le principal responsable de cette situation : désengagement financier, retrait tous azimuts de l'Etat, nouvelles normes à appliquer …
Mais attention, en cette période de chute de l’activité économique, un rappel pressant s’impose, qui devrait faire réfléchir le gouvernement : les collectivités locales ont assuré seules, plus de 70 % de l'investissement public !
Alors, quelles perspectives pointent à l'horizon 2009 ?
21:39 Publié dans Politiques ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, politiques, eco-citoyennete, trilport, pays de meaux, environnement, développement durable
19/09/2008
Pour une Laïcité ... républicaine !
L’accueil réservé par le Président de la république au Très Saint Père (TSP), après la controverse suscitée par ses discours de Latran et de Ryad a remis au premier plan le débat sur la laïcité. Le pape Benoit XVI (B16) a pris position, personne ne s’en étonne, pour la «laïcité positive» prônée par Sarkozy qui à Latran en référence aux « racines chrétiennes « de la France avait souhaité que la République s'enrichisse d'une "réflexion morale inspirée de convictions religieuses" ayant "des liens avec la transcendance" … Ni plus, ni moins …
Ne revenons pas sur la pseudo analyse historique, devant plus aux images d’Epinal (Clovis, Jeanne d’Arc …) qu’à la réalité des faits et sur une vision plus proche du Concordat de Napoléon que de la loi de 1905 ; signalons simplement que cette position est partagée par B16, dont le discours de Ratisbonne (2006), portait sur la « menace pour l’Occident » représentée par l'islam après les attentats du 11-Septembre.
Lecture pour le moins réductrice et amnésique de l’histoire de ces derniers siècles (aucune allusion aux périodes délicates de l’inquisition, de la colonisation ou des guerres de religion …) qui ne peut surprendre du cardinal Ratzinger (l’actuel B16), proche des catholiques traditionalistes, hostile à l’avortement, la contraception, le divorce, le mariage des prêtres et l’ordonnancement de femmes prêtres …
La laïcité fait aujourd’hui débat, et qui s’en plaindra ?
Pourtant certains arguments développés méritent qu'on les examine de plus prés (lire la suite) ...
12:25 Publié dans Politiques ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, politiques, eco-citoyennete, trilport, pays de meaux, environnement, développement durable
29/08/2008
Afghanistan, le sens d'une présence

La mort des 10 soldats français nous interpelle. Chaque citoyen qu'il soit ou non spécialiste de l’art militaire ou de géo politique, s’interroge. Ce drame exige de vraies réponses pour comprendre ce qui s'est réellement passé afin que ces morts ne soient pas inutiles.
Espérons que le débat parlementaire apporte toutes les clarifications nécessaires, sans tabous, ni récupération, surenchère ou démagogie.
Il est sain que notre pays s’interroge sur le sens de son engagement en Afganistan et ses modalités. Si pour certains il ne peut exister de guerre sans victimes, il est heureux qu’en France le sang versé ait un prix qui ne soit pas simplement celui des larmes et des honneurs.
Contrairement aux dirigeants qui « n’ont pas de doute et referais les mêmes choses », j'estime salutaire de se demander si ces morts étaient évitables : nature des moyens engagés, pertinence de la nouvelle stratégie de notre pays ... Le remplacement des forces spéciales par de jeunes soldats, peu expérimentés est il par exemple adapté dans ce champ d’opérations, certainement un des plus dangereux au monde ?
Les talibans, ne sont pas les soldats "moyenâgeux" décrits par d'éminents stratèges de salon, rappelons qu'ils n’ont jamais perdu une guerre, que ce soit contre les russes ou les américains. Ces derniers y ont pour la première fois en juin perdus plus d’hommes qu’en Irak. La région peut se révéler très rapidement un véritable bourbier.
Mais autant le dire, être absent de cette région, véritable plaque tournante du terrorisme mondial, avec deux pays voisins munis de l’arme nucléaire (Pakistan, Iran) dont un pour le moins instable, peut se révéler périlleux pour nos sociétés. Encore faut il ne pas se tromper de combat, ni de siècle : cette guerre n’est pas le choc des civilisations décrit par Bush et ses affidés, la lutte entre les forces du mal et celles du bien a pour le moins démontré tragiquement ses limites, en Irak comme sur ce terrain. Au regard de la situation militaire actuelle, il serait sans doute opportun d'opter pour une autre stratégie.
Les Occidentaux, comme le souligne Vedrine ont perdu le monopole de l’histoire (l'ont ils seulement eu ?), il est plus qu'urgent qu’ils réfléchissent aux politiques à adopter face à ce bouleversement "tectonique" , faute de quoi ils s’enferreront dans des politiques de force simplistes et vouées à l’échec.
Je voulais souligner la pertinence de deux contributions utiles, celle du journaliste de Libération, "spécialiste" des questions de défense, Jean Dominique Merchet (cf son blog : "secret défense") et le remarquable article paru dans le Figaro (comme quoi ...) dont l'auteur est François Sureau (cf article).
En voici d'ailleurs un extrait … C’est à la fois digne, émouvant et juste
01:03 Publié dans Politiques ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, politiques, eco-citoyennete, trilport, pays de meaux, environnement, développement durable
16/08/2008
Le pays des droits de l'homme

En 2008 pour être bien accueilli en France mieux vaut s’appeler Kadhafi ou Assad qu’être Prix Nobel de la Paix.
L’accueil fait à Tenzin Gyatso, Dalaï Lama de son état, en visite dans notre pays est à des années lumière des fastes réservés à Khadafi, en décembre dernier lors de sa visite d’état tapageuse ou des honneurs rendus sur les Champs Elysées au Président syrien Assad lors des cérémonies du 14 juillet !
Malheureusement ce cas de figure ne s’est pas limité pas au seul exécutif, la France a été au delà des espérances chinoises ...
La ville de Nantes, par exemple, a été sommée par le Préfet de Région de retirer de son fronton ledrapeau Tibétain installé pour la visite dans cette ville du Dalaï Lama, au motif que cela gênait l'Etat français" ('il n'était ni obligatoire, ni souhaitable, ni opportun de pavoiser !).
Si une délégation de parlementaires a pu finalement recevoir le chef spirituel des Tibétains dans un bureau (bien que ce Palais ne manque pas de salons surtout au mois d’aout), il a fallu que les élus négocient auprès du Président Poncelet, 3eme personnage de l’Etat garant des traditions démocratiques du Parlement, pour que l’encombrant visiteur entre par « la cour d’honneur et non par la cave ou les égouts! ».
Huis clos retentissant qui a provoqué une prise de conscience et causé un profond malaise relayé par les médias; du coup et après avoir appris que le Dalaï Lama serait reçu officiellement par des élus de l’opposition, le Président de la République a trouvé une date dans sans son agenda 2008, Bernard Kouchner et Ramada Yade, Secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme (ça ne s’invente pas ! ) se sont enfin réveillés !
Le choix de la non violence, la sagesse et le rayonnement international de ce personnage le place dans l’inconscient collectif au niveau d’un Gandhi ou d'un Martin Luther King. Contrairement aux dictateurs du Proche Orient désireux de s’approprier le nucléaire que la France est prête à leur vendre, le 14 eme Dalaï Lama n’a rien à acheter lui.
Sur ce dossier, Nicolas Sarkozy a multiplié les impairs vis à vis du Dalaï Lama, bien évidemment mais aussi de la Chine ...
12:07 Publié dans Politiques ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, politiques, eco-citoyennete, trilport, pays de meaux, environnement, développement durable
23/06/2008
RGPP : attention à l'addition !
Le site Mediapart l’avait annoncé dés janvier «… depuis des semaines, des mois, en catimini, un petit comité de salut public travaille Pour « réformer » en profondeur l’architecture même de l’administration ou certaines règles de la protection sociale; nom de code de l'opération : Révision Générale des Politiques Publiques …», il a fallu cependant attendre le résultat des élections municipales pour voir le rythme des annonces s’accélérer, la réorganisation des armées présentée la semaine dernière n'étant qu'une illustration de plus d'un mouvement de fond. Que les choses soient claires. Nul ne peut être contre (surtout pas moi) l’idée de réformer l’appareil d’Etat afin de le mettre au diapason de son temps (globalisation, développement des technologies de communication …), le rendre plus efficace et optimiser la dépense publique ! Un préalable cependant, pour être efficace et équitable, il est essentiel que ce mouvement d’ensemble s'effectue en toute sérénité et transparence.
Voici quelques réflexions de l'élu local de petite ville que je suis, confronté quotidiennement aux problèmes récurrents de mes concitoyens, certes ils peuvent apparaitre subalternes aux yeux de certains de nos dirigeants, mais ils sont bien réels. Afin de dissiper tout malentendu, Maire de ma commune depuis 2004 je considère qu’optimiser l’action des services municipaux est une de mes missions essentielles.
Limiter la pression fiscale est une préoccupation constante de mon équipe et de mes collaborateurs, car l’euro collecté par l’impôt principalement, doit être le plus utile possible. Pourtant force est de constater et ce malgré toute notre bonne volonté, que le contexte budgétaire de nos communes devient de plus en plus difficile.
Voilà pourquoi je me permets d’aborder le sujet de l'art délicat de la réforme en politique. Art difficile s'il en est, sur le fond comme sur la forme. Car il faut le souligner et insister, en matière de réforme, la forme est souvent aussi importante que le fond, n’en déplaise aux experts de la RGPP. Si cet exercice de style apparait nouveau, voir exotique à certains de nos hauts dirigeants, je tiens à les rassurer, dans nos petites villes c'est une figure imposée. Depuis quelques temps, quasimment chaque année notre budget est sur le fil du rasoir, ce qui explique notre désarroi (voir colère) lorsque l'Etat change au fil des humeurs d'un Grand décideur la donne ou ne respecte pas ses engagements !
Peu de mes compatriotes ne mesurent aujourd'hui toute la portée de la RGPP. Où nous mènera ce train de mesures ? Quel sera la facture en termes de services à acquitter par nos concitoyens et nos communes ?
A l’heure d’aujourd’hui, anomalie démocratique s'il en est, rien ne transpire sur ce qui sera réellement lancé dans les prochaines semaines, rien ne filtre sur le grand dessein qu’une telle réforme est censé poursuivre.Aucun projet n’a donné lieu à un débat public portant sur une nouvelle définition de l’Etat au XXIeme siècle et sur le "qui fait quoi et avec quels moyens "... Les pseudos orientations stratégiques annoncées à grands coups de trompettes par le Président Sarkozy lors de ces interventions publiques sont pour le moins floues ou de portée limitée et n’ont donné lieu à aucune expertise en amont avec des acteurs de terrain. Nous y reviendrons prochainement car ce débat est essentiel ! Les mesures prises, pour la plupart dans la précipitation sont avant tout budgétaires et reposent sur des diminutions d’effectifs.
Si chacun peut voir les moins, on recherche toujours désespérément le plus pour les usagers.
Nulle répartition équitable des tâches et des moyens n’apparait entre Etat et collectivités (surtout au niveau des moyens).
Où nous mène la RGPP ?
02:40 Publié dans Politiques ... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ps, politiques, eco-citoyennete, trilport, pays de meaux, environnement, développement durable
09/06/2008
Les petites villes dans l'oeil du cyclone

J'ai participé aux XIe Assises des petites villes de France qui se déroulaient à Figeac, la semaine dernière.
Ce rendez vous annuel permet aux élus de faire le point, de débattre des problèmes rencontrés au quotidien, des expérimentations en cours chez les uns ou les autres, de s’informer sur les problématiques communes et d’apporter au débat public, l'éclairage des soutiers de la démocratie locale que finalement nous sommes !
Un Maire de petite ville affronte en effet de plein fouet et en première ligne les contradictions de notre société. Il existe un abîme entre les mots de certains happy few médiatiques, ayant une vérité sur tout, et les maux du plus grand nombre n'ayant accés eux à rien ou à pas grand chose ! Contraste saisissant qui n'est qu'une illustration du principe de réalité que tout élu de terrain se doit de garder en tête !
Ces assises tombaient à pic, quelques semaines après les attaques de ministres en mal de bouc émissaire (nous y reviendrons), et du contexte budgétaire particulier de ce début de mandat, marqué par un désengagement de l'Etat qui ne se limite plus désormais aux seules dotations financières mais concerne directement l'aménagement du territoire !
Deux jours rythmés de tables rondes consacrées aux défis qui attendent les élus pour une nouvelle mandature qui promet d'être rock and roll et ponctuées de visites ministérielles : Hubert Falco, secrétaire d'Etat à l'Aménagement du territoire et Alain Marleix, secrétaire d'Etat chargé des Collectivités territoriales.
Martin Malvy, reconduit à la tête de l'Association des Petites villes de France (ou APVF), a résumé l’état d’esprit général par une formule choc « les petites villes de France, qui regroupent un tiers de la population totale, sont dans l'œil du cyclone".
Des propos qui s'ils ont le mérite de la clarté, se doivent d’être explicités !
01:44 Publié dans Politiques ... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ps, politiques, eco-citoyennete, trilport, pays de meaux, environnement, développement durable
01/05/2008
Rigueur ... la cigale et les fourmis
Comme beaucoup de mes concitoyens, j'ai regardé le Président Sarkozy, jeudi dernier, émission qui m'a laissé pour le moins perplexe. Certes ce dernier admet enfin certaines erreurs, mais elles ne sont selon lui que de communication ! Aveu surprenant lorsque l'on connait les moyens et la logistique dépensées pour cette dernière !
La remise en cause s'est arrété à ce constat ! Les mauvais résultats enregistrés actuellement qu'ils soient économiques ou sociaux ne peuvent lui être imputables (prix du baril de pétrole, crise des matières premières, subprimes ...) vu que toutes ces causes pour lui étaient impossibles à déterminer quelques semaines auparavant ( ?)
Une précision, tout d’abord, l’objectif de cette note n’est pas de dire que tout est parfait et que rien n’est à améliorer.
Nul ne peut remettre en cause la nécessité de réformer l'Etat, afin ne serait ce tout simplement que de le mettre au diapason de l'évolution de la société et du pays (transformation du paysage institutionnel, révolution des techniques de communication, évolution démographique ...). L’administration publique n’a pas d’alternative, elle doit évoluer pour répondre au meilleur cout aux besoins de nos concitoyens et du pays et bénéficier des gains de productivté permis par l'évolution technologique.
L'idée de performance n'est pas tabou, loin s'en faut, encore faut il que le maitre mot soit la qualité du service rendu au meilleur prix.
Je reviendrais sur ce thème car beaucoup est à en dire, d’autant que je reste intimement convaincu que les infrastructures et les services sont pour un pays tel que le notre des avantages concurrentiels avant que d’être des charges; encore faut il que l’euro d'impôt dépensé soit un euro utile.
Auijourd’hui, je veux réagir sur deux points abordés par Sarkozy lors de son show télévisé : l'augmentation du déficit et la politique de rigueur engagée par ce gouvernement.
Au regard de la réalité des faits, l'action engagée par ce gouvernement me rappelle le titre d’une célèbre fable de La Fontaine, qui n’est pas « Le lièvre et la tortue » (quoique !) mais plutôt « La cigale et la fourmi » ...
19:09 Publié dans Politiques ... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ps, politiques, eco-citoyennete, trilport, pays de meaux, environnement, développement durable

