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PS

  • Lendemains de scrutin ...

     

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    L’élection présidentielle est désormais derrière nous, enfin serais je tenté de dire. Nous avons évité le pire, c’est bien pour le pays, c’est bien pour l’Europe, c'est bien pour notre jeunesse ...
     
    Je suis satisfait de voir le Front National à moins de 35%, ce qui fait tout de même plus de 11 millions de votes, et remercie les électeurs, de gauche, du centre ou de la droite, qui ont privilégié le vote républicain, en disant avant tout non à Marine Le Pen et ses idées, une attitude qui les honore. L’histoire nous a appris, tragiquement parfois, qu’une démocratie est fragile, mieux vaut parfois ne pas l’oublier que jouer la démocratie à la roulette russe du Ni Ni.
     
    Rarement une élection n’aura été aussi incertaine mais également aussi instructive sur l'état de santé du pays réel. Notre paysage politique s’apparente aujourd'hui à un véritable champ de ruines, voir même de mines sur certains territoires. La nécessité de construire une nouvelle offre politique apparaît comme une évidence absolue à nombre de français, tant la défiance envers les partis politiques traditionnels est à un niveau rarement atteint jusque là ! Encore faut il que cette nouvelle offre ne soit pas un enième recyclage, mais un appel d'air frais.
     
    Ce message, Emmanuel Macron semble l'avoir bien compris.
     
     
    Les résultats du scrutin soulignent les tendances exprimées lors du premier tour et témoignent non seulement d'une terrible et cruelle désillusion envers la classe politique, mais egalement d’une véritable peur de l’avenir et des conséquences d'une mondialisation dérégulée qui s’attaque à nos repères, valeurs, identités et menace les fondements d'un modèle social auquel nous sommes attachés.
     
    Un des enjeux auquel Emmanuel Macron devra répondre au plus vite, est de ne pas laisser de coté dans ses priorités et ses actions, les territoires délaissés depuis si longtemps et leurs habitants qui ne sont pas des citoyens de seconde catégorie. Ils composent la France du terrain, la France d'en bas, cette France dite "périphérique" du monde péri urbain et rural, qui constitue désormais le terreau favori de Mme Le Pen et de ses idées. La classe politique doit apprendre à privilégier le Faire au Dire, le concret aux promesses, et plus que tout partager la vie de ceux qui souffrent, telle qu'ils la vivent au quotidien et la ressentent au plus profond d'eux même...
     
    Mon propos n’a rien contre les électeurs qui ont voté Front National. Leur vote exprime avant tout autre chose, un cri de colère, de défiance, de révolte, mais également de douleur, auquel il faut apporter des réponses concrètes. Ces habitants attendent de leurs gouvernants, non du mépris ou de la démagogie, mais simplement du respect, de l'écoute et de l'efficacité !
     
    Je n'ai rien non plus contre tous ceux, qui ayant le sentiment d'avoir "déjà donné" et de s'être "fait avoir" ont voté blanc, ou pire, ne se sont pas déplacés, refusant de choisir entre un "banquier libéral" et l'extrême droite bleu marine. L'ampleur de ce phénomène, inédit jusque là, interpelle tout autant et exige des réponses tout aussi concrètes, y compris dans la bataille des symboles, tant les conséquences peuvent en être funestes pour une démocratie décidemment bien malade, qui ne peut échouer de nouveau devant tant de désespoir, sinon le pire est à craindre.
     
    Les déclarations des apparatchiks, quelque peu has been, et ce n'est pas une question d'âge loin s'en faut, qui ont encore sévi sur les plateaux télés, addicts aux sunligghts médiatiques, a une fois de plus démontré leur totale déconnection avec la réalité de nos territoires. Ils n’ont toujours rien compris à ce qui se passe aujourd'hui dans le pays, ici et là ...
    La vie n'apprend jamais rien à ceux qui considèrent qu'ils ont, et sont, la vérité incarnée, et que « l’enfer c'est d'abord et avant tout les autres" ...
     
    Nul ne peut s'éxonérer d'un examen de conscience, et ne pas oublier au passage, qu'avant de vouloir  "Changer la vie" des autres, encore faut il sinon les aimer, du moins s'intéresser à eux réellement au lieu de ne s'intéresser qu'à soi et à son plan de carrière ...
    Bien connaitre, vivre et partager le quotidien des citoyens, préférer le concret des réalisations, même humbles, aux promesses hypothétiques de lendemains qui chanteront si jamais, grand jamais si ... me semble être le socle d'une action politique de terrain telle que je la conçois personnellement  !

    Pas à dire, il y a du boulot pour la classe politique actuelle et peut être à venir ...

    A titre personnel, le contexte politique actuel, notamment au niveau local, m'interpelle et va sans doute m’amener à m'impliquer différemment sur d'autres champs, en privilégiant une démarche collective. Je ne peux me résoudre à accepter ce qui ne peut être une fatalité pour mon territoire, voir à chaque élection le FN progresser et progresser encore. 

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  • Quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat

     

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    J’entends des petites musiques qui me font froid au dos : le second tour des présidentielles ne serait qu’une formalité, pourquoi s’inquiéter, autant partir en week end faire le pont du 8 mai, non ? ou une autre mélodie, beaucoup plus lancinante et inquiétante, voter Le Pen ou Macron c’est du pareil au même, alors autant s’abstenir ... Position qui me rappelle une discussion avec Lucie Aubrac, dont les paroles m'ont marqué à jamais : 

    « Face à la montée du FN Jean Michel ...
    Il faut résister ... Il est essentiel de toujours résister …
    Devant l’extrême droite, un seul mot s'impose : Résistance »

     

     
    La France politique est aujourd’hui un véritable champ de mines, la défiance envers les partis politiques est à un niveau rarement atteint jusque là !
    Comme tant d'autres, 
    je pense qu’il nous faut construire une nouvelle offre politique tenant compte de la réalité du terrain, des enjeux et priorités du monde d'aujourd'hui, non de celles d'appareils ou états majors déconnectés de la vie quotidienne telle qu'elle est partagée par le plus grand nombre.

    Les résultats de ce premier tour sont dramatiques à bien des égards, nous avons pourtant évité le pire, mais jusqu'à quand ? La question est posée et mérite une réponse à la hauteur du traumatisme démocratique que nous traversons. Soyons juste, cette réponse ne concerne pas qu'Emmanuel Macron, même si dans le cas ou il l'emporte le 7 mai il sera de sa responsabilité d'y répondre en priorité tant cet enjeu est crucial pour notre pays comme pour l'Europe.

    Le vote du pays réel semble en avoir surpris beaucoup, il ne représente pas pour moi un scoop, loin s'en faut.
    Comme élu local je connais la détresse de mes concitoyens et leur colère et je l'avais touché du doigt lors des dernières élections qu'elles soient municipales, européennes ou régionales. Concernant cette dernière, le discrédit de l'offre politique proposée à nos concitoyens par les partis « traditionnels » est clairement apparue. Le choix de privilégier des calculs d’arrière boutique ou des stratégies personnelles dans la composition des listes au détriment d’acteurs de terrain représentatifs des territoires les plus délaissés a mené aux résultats que l'on connait.
    Le contexte politique ambiant m'a conduit à prendre mes responsabilités afin de contribuer, simplement, à éviter la catastrophe d'un second tour Fillon / Le Pen. Il se serait doublé d'une abstention record, vu le discrédit de la candidature Fillon.

    A priori ce second tour ne devrait pas poser de problème, en théorie. N'oublions pas que la France a déjà connu un 21 avril, et que certaines figures emblématiques de gauche, après avoir mené une trés belle campagne républicaine, citoyenne et populaire, se discrédite en ne donnant pas de consigne claire pour faire barrage à Marine Le Pen.
    Cette réaction égotique, non dénuée d'arrière pensée (les législatives pointent) me navre car elle touche et atteint ce que j'ai de plus profond, tant la menace sur nos valeurs républicaines les plus essentielles est réelle.

    Autant je peux comprendre la déception de militants battus, abattus, leurs rancœurs même, qui n'en aurait pas ? Autant la position de dirigeants historiques de la gauche faisant croire qu'un second tour Le Pen / Macron, c'est Bonnet blanc et blanc bonnet m’apparaît inconcevable, injustifiable et irresponsable ! 

     

    Pourquoi ? 

     

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  • Pourquoi je soutiens Emmanuel Macron

     

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    Socialiste, élu local de cette France périphérique trop souvent ignorée, très impliqué sur les problématiques liées aux fractures territoriales, aux mobilités et au péri urbain, je soutiens la candidature d’Emmanuel Macron.
    Ce choix peut étonner, il fait suite à l’annonce de François Hollande de ne pas se représenter. Décision que j’ai regretté tant j'estime que son quinquennat a été utile au pays. François Hollande a su préserver notre cohésion nationale dans une période particulièrement troublée et délicate et protéger un modèle social abimé par les années Sarkozy.

    Aussi j’en veux particulièrement aux frondeurs, qui de la première année du mandat à la dernière, allant jusqu’à voter une motion de censure, ont grandement contribué à décrédibiliser l’action gouvernementale engagée et à la rendre incompréhensible aux yeux de nos concitoyens, ils se sont à mes yeux déconsidérés. 


    Rocardien et européen convaincu, j'ai toujours défendu un socialisme de la responsabilité et du réel, un socialisme qui aspire à améliorer concrètement le quotidien de nos concitoyens, à leur proposer des perspectives claires et crédibles autour d’un développement solidaire responsable et d’une société ouverte.

    Au-delà des discours, des envolées lyriques des grands soirs ou des effets de tribune, je rappelle que « changer la vie » nécessite le préalable d'être en capacité réelle de le faire réellement. Vouloir un futur « désirable » est louable, qui peut être contre ? Encore faut-il le bâtir au concret, non avec des mots, des théories, des certitudes ou des slogans, mais dans les faits, pierre après pierre, jour après jour.
    C’est ce que le socialiste « mainstream » que je suis (l’appellation est de Thomas Legrand) s’évertue avec humilité à accomplir dans sa commune. Mon quotidien se situe à des années-lumière des états-majors politiques parisiens et des cabinets (qu’ils soient ministériels ou parlementaires) illustrant ce fameux « tunnel » dénoncé par Michele Delaunay dans une tribune au retentissement mérité.

    C'est aussi pour cela qu'il est si important d'ouvrir les fenêtres, de faire un appel d'air frais, d'avoir du sang neuf, d'attirer de nouveaux talents, de nouvelles idées, de reconnecter le politique à la vie quotidienne, à la vie réelle.
    Ce pays recèle de tant de potentiels que "changer la vie" ne peut être l'apanage de quelques happy few détenant une vérité de plus en plus sujette à caution, mais bien l'affaire de tous !
    Je ne peux que constater aujourd’hui, avec inquiétude, la fracture grandissante entre le monde politique de ceux qui nous dirigent et les citoyens, notamment ceux qui se sentent déclassés, oubliés, exclus. Un fil s'est brisé qu'il nous faut renouer au plus vite, non avec des théories mais du concret, de l'écoute et surtout du respect.

    Si j’ai un profond respect pour les militants qui suivent Jean Luc Mélenchon, je n'oublie pas qu'ils représentent une gauche protestataire, qui a sa légitimité, mais ne correspond pas à ma sensibilité politique même si nous avons des confluences et une part d'histoire commune.
    D'autant que le pays est confronté à une « grande transformation » (Poliany)  qui nous impose de réfléchir différemment dans tous les domaines :

    • L’impératif écologique constitue désormais la matrice de tout projet politique et ne doit plus être sous-traité ou délégué à d'autres organisations,
    • limiter la révolution digitale au simple domaine technologique est réducteur, tant cette révolution est à la fois globale et totale et qu'elle bouleverse tous nos repères.
    • la fragmentation de la société et les problématiques relatives à l'identitaire, clivantes et destructrices, nous imposent plus que jamais auparavant, de fédérer, nouer, relier et connecter, afin d’être de nouveau, collectivement, en cohérence pour affronter un monde de plus en plus dérégulé, qui rend d'autant plus incontournable la constitution d’une Europe forte et solidaire.


    Toutes ces pistes nous n’avons pas su ou voulu les explorer, ou trop timidement. Faute de réponses elles nous ont rattrapé depuis, et ce propos ne se limite pas au seul domaine politique, loin s’en faut. Nous vivons une période de « métamorphose » (Edgar Morin), qui nous impose de bâtir des perspectives d’avenir avec les repères du monde d’aujourd’hui, et non plus les balises héritées du monde passé, désormais dépassé.
    Ma conviction est que la Social Démocratie se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Confrontée au défi de sa propre transformation, elle doit savoir se renouveler ou risque alors de disparaître de nos radars, ce qui serait tragique.


    Au regard des enjeux, la « tactique politicienne» à mes yeux n’a plus de sens. Trop de socialistes fourbissent leurs armes en se projetant dans la préparation du congrès d’après les présidentielles. L’urgence absolue aujourd’hui est de combattre les idées de Marine Le Pen, tant le FN surfe avec succès sur la détresse de territoires oubliés et de citoyens se sentant ignorées, déclassés et abandonnés. L'adversaire principal c'est elle, pas Emmanuel Macron me semble t'il, mais à priori beaucoup de mes camarades ne partagent pas ce point de vue. J'espère que les résultats de la prochaine présidentielle, notamment dans nos campagnes leur donneront raison, mais permettez moi d'en douter ? A chacun ses combats ... 
    Cette montée des populismes nous oblige, notamment après l’élection de Trump et le vote du Brexit, ces scrutins nous ont rappellé qu'en démocratie tout peut arriver, y compris le pire, les allemands ont déjà donné.
    Ce n’est pas à un choc entre la droite et la gauche auquel nous sommes confrontés, ne nous y trompons pas, mais bien un véritable choix de civilisation qui se présente à nous, entre le repli sur soi identitaire et anxiogène, la peur et la haine de l'autre ou la défense d'une société ouverte,  métissée, positive, dynamique et européenne.


    Nos concitoyens sont dans l’attente, de perspectives bien évidemment, de sens surtout, mais aussi plus paradoxalement de radicalité dans les propositions des politiques, tant ils savent que la terre a tourné, que la conjoncture économique est tendue et que nous ne vivons plus dans le monde d’avant. Il faut leur parler vrai et cash en leur indiquant clairement le cap suivi afin de dissiper tout malentendu et méprise, ce quinquennat l'a démontré.


    La priorité n'est pas pour moi d’élaborer un prototype de monde idéal et théorique basé sur des certitudes (auto)proclamées, et de donner des leçons à n'en plus finir, mais plus humblement de contribuer à adapter notre pays au nouveau monde qui émerge, en préservant nos valeurs et notre modèle social et culturel, quitte à l’adapter, et plus que tout en protégeant les plus fragiles, les accidentés de la crise, ceux qui sont pour l'instant exclus de tout ...


    Nous ne devons plus sacrifier le long terme au court terme et pour ce faire agir sur les 5 E chers à Michel Rocard : Europe, Education, Economie, Ecologie, Etat moderne.

     

    Voilà pourquoi je soutiens Emmanuel Macron.



     

     

     

     

     

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  • Ce soir, je suis triste

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    " Penser clair, parler vrai, agir juste " 

     

    Ce soir je suis triste, Michel Rocard nous a quitté.

     

    J’ai été, je suis et resterais pour toujours "rocardien". Je n'oublie pas que si je me suis engagé un jour en politique, en adhérant notamment au PS, c’est à lui que je le dois.

    Digne héritier de Mendes France, il avait le sens de la morale et de l’éthique, possédait une rigueur et une honnêteté intellectuelle rare, que je n’ai retrouvé ensuite que chez Lionel Jospin. C’est à ce niveau là, que l’on attend le politique.

    Rocard c’était la primauté donnée aux idées, aux propositions, quelquefois disruptives et iconoclastes : comprendre avant toute chose, imaginer les solutions à apporter plutôt que de nouveaux problèmes, proposer et convaincre toujours, et plus que tout, agir juste, faire, afin de changer la vie quotidienne au concret durablement.
    Toute sa vie, ce grand serviteur de l'Etat s'est consacré à 
    la vague des idées plutôt qu'a l’écume des petites phrases ou des commentaires. Il a su ne jamais sacrifier l'avenir, le long et le moyen terme aux imperatifs court termistes de la mode ou de l'instant présent, étant un des trop rares politiques à privilégier le temps long.

    Michel Rocard avait les mots et le verbe libre, une parole authentique et rafraichissante, il a toujours préfére l’équité à une égalité quelquefois factice et inéquitable, privilégiant l’être au paraître et le collectif à l’individualisme.

    Il a eu la grande sagesse de se retirer de la vie politique avec élégance, sur la pointe des pieds, passant le relais aux jeunes générations pour leur laisser construire un avenir meilleur.

    C'était un homme qui aimait passionnément la vie, l’Europe, la nature sauvage et indomptable avec laquelle il faut composer : le vent, les mers et les océans, les pôles aussi ... L’environnement et le devenir de la planète ont été les combats qui ont animé toutes ses dernières années.

     

    Ce soir, je me sens orphelin, Michel Rocard nous a quitté.

     

      

    « Je rêve d'un pays où l'on se parle à nouveau. Je rêve de villes où les tensions soient moindres. Je rêve d'une politique où l'on soit attentif à ce qui est dit, plutôt qu'à qui le dit.

    Je rêve tout simplement d'un pays ambitieux dont tous les habitants redécouvrent le sens du dialogue, pourquoi pas de la fête, et de la liberté.

    Je suis de ceux qui croient, au plus profond d'eux-mêmes, que la liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement.

    Chérir la liberté de cette manière là,
    c'est, construire un nouvel espoir pour que vivent les Français et pour que vive la France. »

    Michel Rocard - Discours d'investiture 1988

     

    En complément, la tribune qu'il a écrit en 2014, pas assez connue celle ci, sur le sens d'un socialisme pour ce nouveau millénaire afin de "l voir éclore la société des hommes à la place de celle de l'argent". Il avait toujours quelques stations d'avance, Michel.

     

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  • #JeSuisRépublicain

    L-UMP-devient-Les-Republicains-appropriation-indue-ou-liberte_image_article_large.jpg

    "Je veux que la République ait deux noms : qu'elle s'appelle Liberté, et qu'elle s'appelle chose publique. "

    Victor Hugo

     

    J'ai représenté Pierre Cohen Président de la Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains au point presse organisé au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris. Nous avons pu y exposer les raisons qui nous ont mené à déposer un référé (procédure d'urgence) pour empêcher l'UMP de s'approprier la dénomination « Les républicains » et en faire le nouveau nom de ce parti. Proposition que Nicolas Sarkozy compte soumettre au vote de ses militants les 28 et 29 mai.
    Notre assignation vise l'UMP et l'agence de communication (Aubert Storch Associés Partenaires) qui a déposé le nom «Les Républicains » et les propositions de logos à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) ! Ce refére est déposé au nom d'un collectif composé de la Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains (FNESR), du Mouvement Républicain et Citoyen, de la Convention pour la sixième République, de Cap 21, de l'association Génération République, ainsi que de 156 citoyens et personnes physiques, dont la famille Républicain. Une pétition actuellement en ligne a collecté plus de 22 000 signatures pour soutenir notre initiative.

    Le TGI de Paris doit rendre sa décision mardi 26 mai mais une victoire judiciaire de l'UMP ne signerait pas pour autant la fin de la procédure,  les juges devant ensuite examiner ce dossier sur le fond, c'est bien sur ce terrain que nous nous situons. Conséquence, l'UMP pourrait bien voir son nouveau nom invalidé plusieurs semaines après l'avoir fait entériner par ses militants ! Nous demandons dans l’attente de cette décision, et à titre conservatoire, que ce parti ne puisse utiliser une appellation que nous jugeons usurpé dans sa communication.

    Cette controverse peut apparaitre quelque peu suranné, voir surréaliste à certains, surtout si on la compare à la violence et à la gravité de l’actualité quotidienne. Le nouveau nom de l'UMP ne changera pas la face de la terre et n'aura aucune incidence sur le réchauffement climatique, nous le savons bien ! Notre volonté et seulement de défendre une valeur qui pour beaucoup de français est mémorielle.
    Depuis le 5 janvier dernier, les valeurs républicaines résonnent singulièrement dans nos coeurs; c'est aussi pour cela que nous ne pouvons admettre cette initiative, pour le moins malheureuse. La république ne peut se dissoudre dans une démarche purement commerciale ou partisane, elle constitue un patrimoine symbolique qui appartient a tous, quelque soit sa confession, ses opinions politiques ou philosophiques.
    Notre conviction est que la République constitue plus que jamais une valeur fondatrice, fédératrice, identitaire, faisant sens, elle a un contenu et posséde un large périmètre : celui de la citoyenneté. Il n’a que faire des différences de confessions ou d’opinions des uns et des autres; sa nature même est de s’imposer à toute une communauté nationale, pour qui la République doit demeurer un patrimoine commun et surtout et plus que tout partagé.

    « Un parti essaie de s’approprier ce bien commun. Nous sommes tous républicains de par l'article 1er de la Constitution et là, les deux tiers de la population se trouvent exclus", a déclaré justement Christophe Léguevaques, un de nos avocats.

    Nicolas Sarkozy et ses communicants tentent de s’approprier à usage exclusif un mot, et plus que tout un concept qui appartient à tous, évinçant du champ "républicain" tous ceux qui ne sont pas adhérent de ce parti. C'est réduire la République a bien peu !
    Soulignons que l’emploi du mot générique « républicains » avec l’article défini « les » sous entend de fait que l'UMP serait le seul en France à être doté de qualités «républicaines» !!! Une  initiative qui constitue un dénigrement de tous les autres partis politiques. « Aucune partie du peuple français ne peut revendiquer son usage exclusif et l'opposer aux autres Français pour les exclure, même de manière sémantique » rappelle l'assignation. La République n'appartient à personne, et encore moins à Nicolas Sarkozy, mais appartient à tous ... Le sang versé pour la défendre depuis Valmy, n'a qu'une couleur, celle de la douleur partagée ...
    Le problème n'est pas que sémantique. "il faudrait ajouter un adjectif, républicains populaires, de droite..." suggère Me Matthieu Boissavy, un de nos avocats qui "ne voudrait pas que dans trente ans, si quelqu'un dit je suis républicain, cela soit synonyme d'être d'une certaine mouvance de droite."

    Cette opération de marketing politique, il ne s'agit que de cela, lancée par une boite de com', relègue principes, histoire même du parti Gaulliste, qu'aurait pensé ce grand homme d'une telle tentative, et valeurs philosophiques communes au rang de marques commerciales à merchandiser, ce qui pour nous n'est absolument pas acceptable !
    La République ne peut devenir une marque cessible ou donner lieu a une OPA de quiconque, elle appartient à tous les Français, ceux qui sont morts pour elles, ceux qui ont en tant besoin aujourd'hui et ceux de demain. Situation  qui a fait dire à un des plaignants, ancien héros de la France Libre, qu'il assistait à un cambriolage de la démocratie.

    Mais revenons sur le fond de cette affaire.

     

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  • Vie de Maire

    vie de Maire.jpgJ'ai participé à l'émission le "Docu-débat" (LCP-Public Sénat) de Claire Barsacq qui prolongeait la diffusion de l'excellent documentaire : 'Vie de Maire". Outre Pascal Carcanade, son réalisateur, étaient invités Fabienne Keller, sénatrice UMP et ancienne Maire de Strasbourg, Samir MAIZAT, candidat aux municipales d'Aubervilliers, animateur de la liste citoyenne "100% Aubervilliers" et Anne MUXEL, Politologue au centre de recherche de Sciences Po, fil rouge du débat : le quotidien des élus locaux.

    Quelques mots sur ce documentaire sensible, délicat et  plus que tout empreint d'humanité. Le réalisateur a su restituer autour de brefs moments de vie, saisis et croqués sur le vif, toute la diversité de nos 36 000 communes et le rôle de catalyseur sociétal qu'y joue l’élu(e) local. Six trajectoires personnelles, aux contextes radicalement différents, ayant pourtant comme points communs : l'amour du terrain, le gout de l’échange direct et un enracinement local authentique à leur territoire.
    La simplicité et la passion qui les animent sont rafraichissantes, à des années lumière des logiques d'appareils, quelquefois hors sols, des états majors parisiens des partis, dans lesquels ambitions personnelles, rivalités, petites phrases assassines fournissent une matière première facile et commode à des médias complaisants, contribuant à donner une image déplorable du politique.
    Ce film, véritable plaidoyer à l’engagement républicain, souligne le rôle des "petits élus locaux" qui s'activent au quotidien, quelque soit la taille de leur commune, pour "être utile à vivre et à rêver" et préserver coute que coute, le lien social, aujourd'hui si menacé,  indispensable pour faire société.
    Ils sont les symboles d'une valeur essentielle, l’engagement. Valeur qui fait de ce mandat de Maire, particulier à plus d'un titre, le plus attachant de toute la vie politique.
    L'importance qu'il prend dans leur vie, tout ce qu'ils y consacrent (en temps, énergie, passion, compétences, conviction), les sacrifices que ce mandat impose au niveau personnel ou professionnel ne sont pas la seule explication de l'ampleur de  leur détresse un soir de défaite électorale. C’est un véritable déchirement personnel qui est ressenti, ce que j'ai perçu l'an dernier auprès de quelques amis défaits,  curieux mélange ou se mêle injustice, sentiment d'abandon et surtout de profonde solitude.
    Durant ce débat j'ai d'ailleurs pu constaté combien Fabienne Keller, ancienne Maire de Strasbourg, portait encore en elle cette fêlure, une blessure intime et cachée au plus profond, qui ne guérit jamais tout à fait.

    Les élections départementales sont passées depuis, aussi aujourd'hui la réalité apparait quelque peu différente, même s'il ne faut jamais comparé un scrutin à un autre ... La fracture entre élu et citoyen s'est encore aggravée, tant ce scrutin a été marqué par une forte abstention et la poussée du Front National. 

    Comment combattre ces deux tendances mortifères ?
    A mes yeux, point de fatalité, mais de l'action concrète ... Voici quelques pistes de réflexion, qui si elles sont personnelles, sont partagées par quelques acteurs du terrain ...

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  • Tristes topiques

    IMG_0688.jpgLes tristes résultats de ce week end, sont de la même veine que ceux des municipales de l'an dernier, une véritable hécatombe ! Le nombre de duels FN / UMP auxquels nous avons assisté, notamment en Seine et Marne, laisse à tout républicain plus qu'un goût amer dans la bouche et chacun  gardera  de ce dimanche un souvenir douloureux.
    L'enjeu local était en théorie l'objectif central du scrutin, il a  laissé place à un test de popularité national, occasionnant beaucoup de dégâts humains, un gâchis territorial sans nom, et un résultat final en trompe l’œil tant il maximalise les résultats de l'UMP (du fait de la division de la gauche) et ne traduit pas concrètement l'incontestable montée du FN. Cette poussée  n'est ni une fatalité, ni inexorable, encore faut il se donner réellement les moyens concrets de la combattre.

    Ces élections doivent interpeller tous les partis républicains, sans exception aucune, y compris et surtout ceux qui se sont auto englués dans un NiNi irresponsable et coupable. Un résultat qui confirme mon opinion sur le fait  que si un élu ou un politique veut réellement changer la vie des autres, il doit d'abord la partager pour la comprendre tout court ! C'est aussi une leçon de ce scrutin.
    Trop de politiques, qu'ils soient de la gauche du PS, de son centre, ou de sa "dite droite"  pour se limiter à ce seul parti, sont totalement hors sol, ancrés et arc boutés a des priorités qui souvent se trouvent à des années lumière de celles de leurs concitoyens ...  Aussi ne faut il pas s'étonner si, un jour, ces derniers décrochent et se détournent d'un discours qui non seulement ne leur parle pas, ne les respecte pas, tant dans sa formulation que dans ses objectifs ou priorités !

    Alors que faire, aujourd'hui et demain ?

    Pour le PS et ses militants l'équation est on ne peut plus simple : Réagir et rebondir ou mourir ... Trouver la capacité de se rassembler, malgré les soubresauts de ces derniers mois, ou dépenser ce qui nous reste d'énergie à se diviser, s'éparpiller au quatre vents de la discorde et de la polémique, pour in fine, ne plus rien peser dans le débat politique national et n'avoir le sentiment d'exister que par la force des ressentiments ou des ambitions déçues !
    De ma petite fenêtre de petit élu local, une vraie colère, jusque là contenue, monte. Elle m'apparait encore plus légitime après ce triste week end, j'ai le sentiment d'un gâchis incommensurable. Une colère froide, libératoire mais à priori inutile, tant espérer qu'un jour l'effet "bottom up" de la réalité du terrain atteigne des états majors parisiens isolés dans leurs tours d'ivoire (souvent d'ailleurs pour jouer un remake de : "Petits Meurtres entre amis") semble vain.
    Pour être clair, mon propos ne concerne pas spécifiquement ce gouvernement ou un courant particulier du PS, car je pense sincèrement, que là n'est pas le nœud du problème, l'origine du divorce et de la fracture avec le citoyen est non seulement bien plus profonde mais elle s'élargit encore après ce scrutin.
    Aussi j'ai de plus en plus de mal à me retrouver dans ces lignes de partage, souvent factices, que sont les courants du PS, quand le leader remplace l’idée, la réponse formatée (pour ne pas dire l'élément de langage) l'interrogation, la certitude la nécessaire remise en cause et le commentaire au final l'analyse ou la perspective, tous les doutes sont permis.
    Un divorce dont le PS n'a pas l'exclusivité, vu les "scores" réalisés par les autres formations de gauche, qui n'avaient lors de cette campagne, à priori, qu'une seule obsession, éparpiller les voix des électeurs avec les conséquences que l'on connait, pour  "casser du PS"! Reléguant du même coup, l'objectif pourtant central du scrutin : gérer des départements afin de proposer à nos concitoyens une politique plus sociale, solidaire et durable.
    Constatons que ces forces politiques, dites "alternatives", n'ont guère déplacé les foules, bien au contraire ! Vu le résultat des urnes, un constat s'impose, arithmétique. Les Français sont loin de réclamer à corps et à cri une politique plus à gauche; leçon que devrait méditer certains de mes camarades ...

    Voilà pour le constat.

     

    Nous devons collectivement, et au plus vite, nous retrouver et surtout nous ressourcer pour "réallumer les étoiles" comme l'écrivait si joliment Apollinaire. Encore faut il pour apercevoir la voie lactée, éteindre les sunlights médiatiques et parasites qui nous aveuglent et éblouissent tant de petits égos exacerbés les empêchant de ne percevoir autre chose que leur seul reflet, dans des miroirs cathodiques pathétiques tant ils sont egotiques.
    Tels des narcisses du XXIeme siècle, captivés de leur seul reflet, ils recherchent la minute d'éternité médiatique, ou au choix le quart d'heure de célébrité plus que relative, que leur offrent sans retenue et si facilement les chaines de la TNT ...

    Il serait bon que chacun retrouve le minimum d'humilité et d'humanité nécessaire, renoue avec la proximité concrète et j'ose le dire l'esprit de camaraderie, tout en s’imprègnant de la réalité locale vécue au quotidien par leurs concitoyens, en ayant une oreille attentive pour les alertes lancées par les sentinelles de proximité que sont les élus locaux PS en place (dont la valeur provient aussi désormais de leur rareté croissante), avant de vouloir donner des leçons à la planète entière ou de lancer des mesures déconnectées du sol qui entraînent le chaos.

    Ne nous trompons pas de combat, engageons nous au service de nos concitoyens pour concrètement changer leur vie chaque jour : pas après pas, si nécessaire même si cela fait réformiste ou "petit bras" de la révolution.
    Cette démarche, je l'assume, pire même je la revendique, tant j'ai le sentiment, comme Maire, de transformer au final plus la vie de mes concitoyens que bien des orateurs médiatiques, adversaires auto proclamés de la finance et du grand capital, excommuniant à tour de bras, grands donneurs de bons points en "socialisme théorique et réthorique" devant l'éternel, ! Il est vrai qu'avec eux la droite peut dormir tranquille sur ces deux oreilles !

    Encore devons nous admettre, que le monde se transforme de plus en plus vite, que ne pas avancer signifie reculer et prendre le risque, in fine, de ne plus peser sur notre destinée, celle du pays, de l'Europe ou de la planete.
    Encore devons nous rappeler que nous ne sommes rien sans les autres, et plus que tout, être persuadé que la priorité absolue à accorder à l'urgence environnementale n'est non seulement pas négociable, mais doit devenir la matrice d'un projet politique ambitieux pour le XXI eme siècle comme le moteur d'un nouveau type de croissance durable et surtout équitable qu'il nous faut construire au plus vite ...

    Si je peux comprendre aisément la réaction d'amis désabusés et écœurés par les résultats (trop qui n'avaient pas démérité, loin s'en faut, l'ont payé cash !) qui lâchent l'affaire, à titre personnel, je ne m'y résous pas, préférant agir plutôt que de voir mourir ou se déliter les valeurs auxquelles je crois et de plus en plus. Ce second tour FN / UMP me restera longtemps au travers de la gorge et je ne veux surtout pas avoir à choisir en 2017 entre un Sarkozy et une Le Pen !
    Je privilégierais, comme toujours, le mode d'action local, mais ne m'interdirais pas désormais d'intervenir en mode plus global, faisant entendre une voix aussi légitime finalement que celles inondant et encombrant sans retenue l'univers médiatique, une toute petite valeur ajoutée en quelque sorte.

     

     

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  • Avant toute chose : Faire obstacle au FN

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    Dimanche je voterais en mon âme et conscience et sans réserve contre le Front National.

    J'aime trop la république, les valeurs que mes grands parents et parents m'ont inculqué pour me tromper de combat ...

    A ceux qui à droite, pronent le "Ni Ni", je répondrais simplement que l'histoire ne leur a rien appris, que les valeurs de la république ne se négocient pas, qu'ils ne s'honorent pas en prenant ainsi une position à des années lumière de l'idéal gaulliste, entrenant un flou qui ne peut les mener in fine qu'à leur perte.

    Aux électeurs de gauche, qui interloqués et révoltés par le non positionnement honteux de l'UMP, se refusent à choisir entre "peste et choléra", je leur conseille de lire la tribune de Boris Cyrulnik, le père du concept de résilience nous y parle surtout de résistance, son histoire personnelle donne quelque peu de poids à ses propos ...

    Je comprends le désarroi de trop d'électeurs désabusées qui avec le sentiment d'être des oubliés de la république se tournent en désespoir de cause vers les promesses sans lendemain du parti frontiste. Je me refuse à les juger en m'arrêtant aux conséquences, je préfére m'attaquer directement aux causes du mal qui ne sont pas uniquement irrationnelles, mais malheureusement aussi très concrètes.
    Je veux simplement leur rappeler qu'un scrutin local n'est pas un sondage d'impopularité nationale. Dimanche prochain, les électeurs désigneront des élus chargés de gérer, dés le lendemain de l'élection, des départements, dont le mandat est destiné à améliorer le quotidien des habitants, ce que trop souvent aveuglés par une colère que je peux comprendre, certains ont tendance à oublier et en désespoir de cause se tournent vers une photo d'inconnus dont ils ne connaissent rien et un simple logo... perspectives pour le moins réductrices ...

    Le vote de la semaine dernière illustre la fracture croissante entre Politique et citoyen, fracture béante et angoissante, dont les états majors parisiens doivent saisir à la fois la gravité, l'urgence et le risque démocratique.
    La politique plus que jamais doit, non seulement se rapprocher de la vie réelle, mais en être l'incarnation, et ne plus rester la chasse gardée d'un sérail d'élèves de grandes écoles et de collaborateurs de cabinet isolés dans leur bulle médiatique et égotique,  laissant à une technostructure hors sol la maitrise des dossiers.

    Aussi, je n'ose imaginer la situation dans toutes ces villes et villages, notamment les plus pauvres, lorsque les baisses de dotations successives auront ébranlé durement ou détruit les digues de solidarité que les élus locaux s'efforcent de maintenir encore, envers et contre tous, malgré les aléas ou coups du sort que nous réservent certaines décisions en provenance de Paris !!!

    Pour finir sur une note plus poétique, quelques vers de la magnifique poésie de Louis Aragon : "La rose et le réséda", repris hier par Christiane Taubira :

    "Quand les blés sont sous la grêle
    Fou qui fait le délicat
    Fou qui songe à ses querelles
    Au coeur du commun combat
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas"



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  • Etre utile à vivre et à rêver

    dilain.jpg

    Les élections locales qui donneront leurs verdicts dans quelques jours, risquent d'apporter de fausses réponses nationales, beaucoup d'observateurs craignant un vote défouloir, à de vrais problèmes locaux.
    Il est bon de rappeler que les élus des 22 et 29 mars devront avant tout gérer des départements, ce que trop d'électeurs que je rencontre ont tendance à oublier.
    Depuis le scrutin municipal de l'an dernier, tout semble se brouiller aux yeux de nos concitoyens, ils risquent d'apprendre à leur dépens qu'un vote local n'est pas un sondage d'impopularité mais bien la désignation d'élus qui devront assumer un mandat destiné à améliorer leur quotidien, il y a toujours des lendemains aux soirées électorales.

    Ce problème de représentation politique illustre la fracture croissante entre le Politique et le local dont chacun, surtout nos responsables, doit saisir à la fois la gravité et le risque démocratique. La politique plus que jamais doit, non seulement se rapprocher de la vie réelle, mais en être l'incarnation, et ne plus rester la chasse gardée d'un sérail d'élèves de grandes écoles et de collaborateurs de cabinet laissant à une technostructure hors sol la maitrise des dossiers.

    L'occasion de saluer la disparition d'un élu local, qui toute sa vie n'a jamais oublié le monde du réel et dont le travail au quotidien a permis de réconcilier nombre de nos concitoyens à l'action politique, surtout lorsqu'elle est authentique, légitime, et plus que tout utile,  je veux bien évidemment parler de Claude Dilain.
    Elu exemplaire s'il en est, humain et humaniste, homme simple mais déterminé, il nous manque cruellement tant il a fait honneur à son mandat local en agissant au quotidien et en portant la voix des oubliés de la république.
    Il a démontré que l'humilité, le doute, l'engagement sincère, et plus que tout l'écoute, permettent concrètement de changer la vie au quotidien, y compris et surtout celle des plus humbles, des exclus de la "France invisible" et sont autant de  clés pour ouvrir des perspectives de monde meilleur à partager.
    Il a agit à l'endroit même, ou certains n'avaient fait qu'attiser et semer par des déclarations irresponsables, haine, division, colère et désespérance. Montrant avec sérénité la force du faire et de la vague inlassable et à contrario la faiblesse du dire et de l'écume médiatique ou sémantique éphémère.

    Claude Dilain a représenté plus que quiconque la noblesse de l'action politique lorsqu'elle est au service de tous et non un outil de promotion à usage personnel. Sa meilleure école a été celle de la vie vécue, de celle qui jour après jour nous façonne et nous amène à nous construire concrètement, avant de vouloir prétendre construire pour les autres.
    Trop de nos politiques aujourd'hui sont à des années lumière de cette démarche authentique, prisonniers d'une bulle médiatique ou d'un microcosme clos, véritable chambre d'écho et de réverbération pour les égos de quelques uns et d'exaspération pour les citoyens. Arrivés aux responsabilités, ils se coupent de ces sentinelles de proximité que sont les élus locaux, qui placés en première ligne sont pourtant autant de lanceurs d'alerte vigilants.
    Les digues de solidarité entretenues au quotidien à grand peine par ces "petits élus", malgré tous les aléas et obstacles placés sur leurs routes, permettent de maintenir encore le minimum de lien et de cohésion sociale qui fait république, là où c’est le plus difficile mais certainement le plus utile, là ou les communes sont trop souvent le dernier acteur public présent et actif ("s'il n'en reste qu'un !"), des digues de solidarités qui risquent de lâcher et de laisser en plan des citoyens de plus en plus paumés qui se sentant abandonnés votent alors pour le parti du désespoir.
    La montée du FN n'est pas irrémédiable, ce n'est ni une fatalité, ni un argument de congrès ou une posture de tribune. Il doit exister certainement plusieurs réponses pour l'endiguer ou la combattre, sur lesquelles beaucoup de nos responsables planchent "activement" en y consacrant moult argumentaires théoriques, moi je n'en connais qu'une, simple, urgente, qui devrait interpeller toute la classe politique nationale : "Retour vers le réel" ...

    Ce réel qui habitait Claude Dilain et était au centre de son engagement politique, ce réel qui l'a amené a interpellé durement la classe politique dans une tribune politique célèbre en 2010.

    Je lui dédie ce texte d'Etienne Roda Gil, qui symbolise magnifiquement son action au service des autres, car il a été avant tout UTILE à VIVRE  ET surtout et plus que tout à REVER ...

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  • Il y a un autre monde, mais il est dans celui ci

    pollution.jpgL'heure au PS est à la préparation du Congrés ... Grande effervescence devant l'éternel s'il en est ... pour certains c'est le moment de se la jouer "tactique", histoire d'influer  "les rapports de force", comme ils l'ont appris dans une vie antérieure, chassez le naturel, il revient au galop ! 
    Nous sommes nombreux à penser qu'un Congrés est  le moment privilégié d'exprimer des idées de fond et de traiter de l'essentiel, et non destiné à se limiter à  l'écume médiatique, à l'accessoire ou à la promotion des plans de carrières de quelques uns.
    Il est grand temps d'ouvrir, non des parenthèses mais bien, les fenêtres pour se confronter à un monde qui mute, à une société qui se délite, une planète qui se fait la malle et se dérègle chaque jour un peu plus, et de proposer de nouvelles perspectives, car là est l'essentiel ... 

    Les repères que nous proposons ne peuvent plus être ceux d'hier, ils sont pour beaucoup, même si on peut le regretter, obsolètes, l'ardente obligations qui nous incombe devant une société en plein bouleversement et de construire les nécessaires balises d'un présent qui conditionne notre avenir proche et la survie même de l'espèce humaine. Nous savons désormais que comme l'a si bien écrit Paul Eluard, s'il y a un autre monde à construire, ses racines sont dans celui ci.

    Le Parti Socialiste doit faire sa mue idéologique autour de la question écologique, tant elle est centrale. Il n’est plus question de sous traiter la problématique environnementale ou de « verdir » un discours de portée « généraliste » bâti sur les idées du XIX eme siècle et la redistribution des richesses d'une croissance productiviste.
    Nous pensons que l’urgence environnementale est la matrice qui s’impose désormais à tout projet politique dont la réelle ambition est de transformer la société aujourd’hui et encore plus demain : que ce soir sur les enjeux (ils sont vitaux pour l’espèce humaine), le périmètre (la planète tout simplement) mais aussi les contraintes à venir (cumulatives et irréversibles) qui toucheront d'abord les plus fragiles ...

    Pour nous, l’urgence environnementale doit être la matrice du socialisme du XXI eme siècle que nous devons collectivement construire en prenant le pouls d'un monde qui avance et se transforme un peu plus chaque jour, c'estle sens de notre motion :

    Agir pour construire une planète plus durable et plus solidaire.

     

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  • Réconcilier France des villes et France des champs

    618849901_huge.jpgDans le cadre des Etats Généraux du Parti Socialiste, j'ai élaboré une contribution relative à la fracture territoriale.
    Rappel de la règle, toute contribution doit être inférieure à 2700 signes, ceci explique peut être cela ...


    La fracture sociale et spatiale entre métropole et périphérie s’accentue et transforme en profondeur le pays.
    Ce mouvement de fond amplifié par la crise et les contraintes budgétaires provoque un véritable «bloodshift territorial", les territoires riches aspirant la ressource financière devenue rare aux dépens de la périphérie.
    Conséquence pour les habitants : repli sur soi, déclassement, sentiment d’abandon avec une traduction politique directe : la montée de l’abstention et surtout du vote extrémiste, tant la désespérance s’installe dans ces espaces de déliaison sociale. 

    Accepter la discrimination entre citoyens selon son lieu d’habitation est inacceptable pour tout républicain ! Il nous faut redonner cohésion, espoir, perspectives.
    Reconnaître le fait métropolain, ne signifie pas pour autant abandonner territoires ruraux et péri urbains. Notre planète avec 10 milliards d’habitants aura besoin de se nourrir, se loger, se chauffer et de forêts entretenues pour renouveler son atmosphère.

    Nous devons revitaliser ces territoires autour :

    Des mobilités réelles ou virtuelles. La capacité de se déplacer est un marqueur social et spatial. Pour un métropolitain tout est possible, pour d’autres un vrai parcours du combattant. Il faut développer dans ces territoires des réseaux de transport multi modaux performants basés sur les différents éco systèmes locaux et créer les infrastructures nécessaires aux usages numériques les plus innovants.

    De la transition énergétique afin de lutter contre la précarité qui caractérise l’habitat de la grande périphérie et développer jeunes pousses et filières courtes (bois, matériaux bio sourcés, BTP) créatrices d’emplois locaux et de richesses, 

    De l’équité territoriale. Il ne peut y avoir une France à plusieurs vitesses et des citoyens de seconde zone, relégués, "invisibles". Il faut une péréquation juste, lisible, réactive au cœur d’un pacte républicain renouvelé liant collectivités et Etat pour remettre confiance et sérénité au cœur des relations entre acteurs clés des politiques publiques.

    Du lien social de proximité. En permettant à toutes les collectivités d’être en capacité de répondre aux besoins premiers des familles de plus en plus nombreuses qu’elles accueillent. 

     

    Imaginer aujourd’hui l’organisation territoriale de demain en baronnies ou duchés n’a plus de sens.
    Les dynamiques territoriales tel un réseau neuronal doivent trouver force et énergie dans l’épanouissement de tous les territoires, la qualité et vitalité des liens qui les animent et les relient afin d’initier un développement durable, solidaire et partagé du pays.

    Il est grand temps de réconcilier France des villes et France des champs autour d’un contrat territorial adapté à notre temps.

     

     

  • Le Développement Durable, matrice du socialisme du XXI eme siècle

    Etats generaux.jpgDans le cadre des Etats généraux du PS, nous avons organisé a Trilport une réunion dédiée à la "Sociale Ecologie", le jour même du vote de la loi "sur la transition écologique et la croissance verte" dont un des acteurs et non des moindres Jean Louis Bianco était présent avec nous.

    Ces états généraux sont l'occasion d'ouvrir les fenêtres, encore faut il le vouloir et le faire … Nous sommes nombreux à penser que c'est une nécessité; non pour des postures pré congrès mais plutôt pour laisser entrer la lumière, renouveler l'air ambiant, entendre les bruits et le tumulte du dehors, celui de la vie de tous les jours, contempler les paysages extérieurs, leurs perspectives, histoire de se confronter au monde réel comme  au nouveau qui se construit chaque jour, ici et ailleurs,

    Ouvrir les fenêtres, c’est surtout à un moment donné, arrêter l’entre soi, afin d'échanger avec les autres, tous les autres, au sens large, et de débattre de vrais sujets, de sujets de fond, surtout avec une telle thématique ...

    Placer la question sociale au coeur de la réflexion écologique constitue selon moi non seulement une avancée majeure, mais un passage obligé, une démarche totalement adaptée à notre territoire, tant ces deux questions sont liées inévitablement.

    De par son patrimoine naturel, la qualité de ses espaces et ressources (agriculture, filière bois, croissance démographique, sous sol, ressource en eau, émergence de filière en matériaux bio sourcés comme le chanvre ...), la Seine et Marne est une terre d'opportunités pour l'écologie, encore potentielles et en devenir pour beaucoup ...

    De par les contraintes subies au quotidien par trop de familles ayant le sentiment d'être des "laisser pour compte", abandonner, déclasser, du fait des conséquences d'une discrimination territoriale et sociale avérée : précarité énergétique, problèmes de transport, menaces liées à l'exploitation des gaz, huile et pétrole de schiste, 'état de la ressource eau …

    Chacun constate que la problématique est aussi éminemment sociale ... 

    C'est le sens de la contribution, en moins de 2700 signes (c'est la règle imposée) que j'ai commis pour ces Etats Généraux.

    Elle est intitulée "L'urgence environnementale, le Développement Durable, matrice du socialisme du XXI eme siècle"

     

     

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  • Les territoires 3.0 : Mobilis in mobile

    carte SNCF.jpgNous sommes les héritiers d’une société en voie de disparition dont les repères sont pourtant toujours gravés dans nos gènes, tant ils étaient immuables jusque là. Mondialisation, crises successives,  multiplication des échanges avec les pays émergents, omniprésence d’internet, autant de révolutions qui ont tout bouleversé.
    La terre est redevenue « plate », pour reprendre le titre d’un célèbre livre (Friedman) d'il y a quelques années, un nouveau monde émerge et bouscule ce faisant les schémas traditionnels d'une société pyramidale, verticale, quelque peu immobile …

    Devant une telle mutation, quelle place, dans ce qui n’est jusque là qu’un débat technique sur l’organisationnel, doit on réserver à l’homme, afin de lutter contre les menaces que sont la ghettoïsation, le repli identitaire, le communautarisme, le délitement de la vie démocratique, l’absence de débat de fond,  la montée du consumérisme et de l’individualisme ? 
    Car il y a problème ! Nous appartenions jusque là à des « communautés » uniques, bien cloisonnées, délimitées par des repères identifiés, mais aujourd'hui nos appartenances sont multiples, de quoi avoir le tournis ou le vertige tant la société est fracturée, éclatée et de plus en plus déshumanisée.

    La question identitaire se pose, elle est centrale. Encore faut il rappeler que l’identité se construit autour d'une dynamique, véritable trajectoire entre un point de départ et une destination : le cap à atteindre. Ne la réduire qu’à nos seules racines mène à une impasse, vide de sens, et source de conflits sans fin, car l'identité se construit au fil du temps et des évènements.
    C’est toute la problématique actuelle : sans cap à atteindre comment bâtir un "vivre ensemble" commun que l’on soit en capacité de partager ? S’il est bon de savoir d’où l’on vient, il est essentiel de savoir où l’on va …

    En 2012, une équipe de géographes a étudié pour la Datar «les systèmes urbains français», explorant les différentes configurations susceptibles de faire évoluer  politiques d’aménagement et gouvernances. Hypothèse retenue : pour appréhender fonctionnement et dynamique territoriale intégrer l'étude des «liens» comptent autant que les périmètres des pôles. Suite à leurs travaux une nouvelle représentation des territoires est apparue, permettant de « visualiser » les dynamiques animant nos territoires, l’incidence des différents espaces temps qui cadencent nos vies, ou simplement le degré d'urbanisation du pays.
    Au delà de ses paysages ruraux la France est devenu un archipel d’aires urbaines, tant les usages et besoins des habitants, exprimés ou ressentis, sont exclusivement urbains.
    Mais comment représenter des bassins de vie évolutifs par essence, qui s’affranchissent allègrement des «frontières» administratives traditionnelles ? La réponse traditionnelle jusque là est celle de conteneurs successifs, véritables poupées russes s'emboitant les unes aux autres, dois je souligner que la réforme territoriale proposée aujourd'hui conforte ce vieux schéma, agrandissant seulement les périmètres (seuil des 200 000 ou des 20 000 habitants actuellement brandis par la technostructure), ce qui ne répond pas forcement à la problématique et menace à terme d'éloigner le citoyen du projet commun, mais j’y reviendrais.

    Certaines structures intègrent par obligation cette donne :  réseaux d’eau et d’assainissement, de plus en plus interconnectés, de transport devenant de véritables éco systèmes, tant la multimodalité exige des équilibres économiques et interrelations complexes qui doivent pourtant apparaitre ç chaque usager comme simple et limpide, dernier exemple, quasi systémique, les comités de bassin des agences de l’eau dont la logique repose sur les cycles de l’eau et les bassins versants. Autant de nouvelles pistes intéressantes à explorer et affiner. 

    Quels sont les nouveaux modes de gouvernance à mettre en place pour concilier ou plutôt réconcilier, l’efficacité, l’agilité, la dynamique, la réactivité et la "cognitivité" que doit porter tout territoire avec des citoyens qui doivent s'y retrouver (au propre comme au figuré) et être en capacité d'élaborer, animer et partager un projet de société commun.

    Pas d'échappatoire, il nous faut renouer avec le concept d’humanité, pourquoi ?

     

     

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  • Les territoires à l’heure du big bang

    photo 3-1.JPGLa Terre tourne, de plus en plus vite et subit une véritable «accélération dans l’accélération» ! Le sémaphore de Claude Chappe de la France révolutionnaire de 1789 a disparu depuis belle lurette, remplacé par internet ou la 4G et les chevaux qui délimitaient autrefois les périmètres des départements révolutionnaires regardent désormais passer des voitures électriques.
    Cette "nouvelle donne » n’est plus un scoop pour nos concitoyens depuis un bail, tant ils sont conscients de vivre une période charnière. Jamais le monde n'avait évolué aussi vite : mondialisation, développement des pays émergents, omniprésence d’internet, urgence écologique… Un véritable « changement de temps et d'espace" pour reprendre l'expression chère à Léonard de Vinci !

    Face à ce bouleversement, redéfinir l’organisation politique et administrative du pays a incontestablement du sens; et si depuis de nombreuses années beaucoup estiment prioritaire d’engager une mutation, reconnaissons que seul Deferre l'a initié, mais c'était en 1982, une autre époque déjà ...
    Pourtant la France se transforme en profondeur, implicitement sans le reconnaitre, du coup elle développe lourdeurs, paradoxes ou fractures, loin de représentations désormais désuètes. La modernisation initiée par François Hollande amorce un  mouvement de fond, dans lequel certains principes doivent cependant prévaloir : efficacité, démocratie, et surtout équité sociale, tant la fracture territoriale est aujourd’hui cruellement présente !
    L'organisation territoriale doit être l'outil (et non constituer l'objectif) qui permet l’épanouissement des habitants, qui sont, où qu’ils vivent, des citoyens à part entière de la république !

    Le but de la réforme initiée ne doit pas être de réaliser des économies à court terme mais bien d’apporter au pays plus d’agilité, de fluidité, et de solidarité afin de le placer en capacité de répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain et de donner la faculté à ses habitants de s'y épanouir.
    Aussi, il convient tout en maintenant un rythme soutenu, sans confondre vitesse et précipitation pour autant, de mener cette mutation en cohérence en veillant à renforcer la cohésion sociale du pays, de plus en plus abimée aujourd'hui. La clé de voute d'une telle réforme ne peut être le périmètre, j’y reviendrais, mais bien les moyens, compétences et capacité d’action affectés aux différents acteurs territoriaux.

    Une nouvelle carte politique se dessine peu à peu, insidieusement, accentuant la fracture croissante entre les métropoles et une France «périphérique» de plus en plus déclassée et mise à l’écart. Phénomène amplifié par la raréfaction de l’argent public et la dégradation des ressources des communes, notamment des moins riches, du fait de baisses de dotations qui les atteint plus que les autres; elles sont pourtant positionnées   en première ligne afin d'amortir les effets de la crise et de constituer les digues de solidarité indispensables à la cohésion du pays, digues qui menacent aujourd'hui de rompre à tout moment …

    La vision traditionnelle d’une organisation territoriale pyramidale, monolithique et identique partout dans le  pays, repose sur une vision étriquée et réductrice de la république, faussement égalitaire qui sanctuaires de fait des périmètres souvent dépassés; périmètres défendus bec et ongles par des barons locaux dotés d'une vision patrimoniale  "statique" qui montre cruellement ses limites aujourd'hui !
    Cette vision est mise en brèche par une nouvelle approche pro-active, basée sur les flux (personnes, intellectuels et culturels, économiques et financiers ... ), et une analyse systémique se nourrissant des complémentarités, liens et synergies qui tissent le pays. Un territoire est avant tout une dynamique.

    L’Etat n’est plus le  «maître des horloges» d'antan, vestige d'une conception mécaniste de la société désormais dépassée, mais doit trouver un second souffle afin d'apporter à l’éco système territorial les moyens et la capacité de maintenir son "homéostasie". La société de l’information et les mobilités dans laquelle nous vivons désormais est proche d’une organisation neuronale (voir cognitive).
    Si notre République est une et indivisible, la France est avant tout  terre de contrastes, ce qui nécessite une approche différenciée tenant compte de ses spécificités comme de l'espace temps : structures, moyens alloués, nécessité de maintenir des collectivités intermédiaires (conseils départementaux) afin de maintenir la cohésion indispensable des territoires les plus fragilisés.
    Si l'on y prend garde, le sentiment de déclassement risque fort de se développer dans les territoires qui souffrent le plus durement aujourd'hui, avec à la clé de multiples conséquences, pour certaines exprimées lors des derniers scrutins, car  «Eloignés du peuple, le peuple s’éloignera d’eux» (Edgar Morin) …

    Autant dire que la réussite "sociale" du big bang territorial est cruciale.

    Alors quelle est la structure territoriale à privilégier ? région, département, intercommunauté, commune ?

     

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  • Le désarroi des "oubliés" des villes péri urbaines

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    Un journaliste du Monde m'avait interviewé en novembre  2013 avec d'autre Maires, toutes tendances politiques confondues, dans le cadre d'un article élaboré en prévision des Municipales de Mars 2014 intitulé  "Ile de France : le désarroi des oubliés de la zone 5"  centré sur les difficultés des communes péri urbaines franciliennes.

    Cet article prend aujourd'hui une autre dimension après les résultats des derniers scrutins municipaux ou européens, qui ont largement confirmé les craintes que nous avions émises, mais également, après l'annonce par le gouvernement d'une nouvelle baisse des dotations aux collectivités qui s'ajoutera à celles prévues pour 2014 et 2015 !
    Une annonce qui plonge les élus dans une très forte inquiétude dont je me ferais l'écho dans deux jours  aux Assises des Petites Villes de France qui se tiendront à Annonay.

    Je vous propose de revenir sur des extraits de l'article d'Eric Nunes publié dans le Monde du 5 novembre.

    « Dans le contexte d'un Etat exsangue, l'effort budgétaire de 1,5 milliard d'euros réclamé par le gouvernement aux collectivités territoriales se traduira par une baisse des investissements des communes... 

    Parallèlement, la Cour des comptes, dans un rapport sur les finances des collectivités territoriales publié en octobre, engage les élus locaux à contrôler davantage leurs dépenses de fonctionnement. « Mais on ne peut pas presser un citron qui est vidé. C'est quoi nos marges de manoeuvre, quand 95 % de nos dépenses sont incompressibles ? », interroge Philippe Rio, maire communiste de Grigny (Essonne), 26 000 habitants. Dans cette ville pauvre, surendettée, « les jeunes n'ont ici plus de rêves, plus d'espoir. Mais nous sommes sans marge financière pour maintenir une politique locale. La fracture territoriale ne cesse de se creuser », déplore-t-il. en difficulté ? »

    Pour beaucoup d'élus, le rappel à l'orthodoxie budgétaire des magistrats de la Cour des comptes agace.
    « Je les invite dans ma municipalité et qu'ils m'indiquent où ils voient de la gabegie de deniers publics ! », lance Jean- Michel Morer, maire socialiste de Trilport (Seine-et-Marne), 5 000 habitants. « L'Etat me contraint à mettre en place la réforme des rythmes scolaires, je dois également financer une police municipale et batailler seul pour protéger des zones agricoles contre des constructions illégales. On ne cesse de charger notre barque tout en nous enlevant toujours plus de moyens. »

    Les territoires périurbains de l'Ile-de-France figurent parmi les plus fragiles, soulignent leurs édiles. A cinq mois des municipales, les conséquences pourraient se payer. « Les jeunes qui n'ont pas de boulot finissent par voter FN », avertit Jacques Profit, maire divers gauche de Fontenay-Trésigny, 5 000 habitants (Seine-et-Marne).

    « Mener sur ce territoire une politique locale, c'est mener la guerre au sentiment de déclassement, poursuit Jean-Michel Morer. La capacité d'écoute, d'action et la proximité du maire et de ses services sont la dernière digue de cohésion sociale.

    Le FN l'a très bien compris. En 2012, Marine Le Pen en campagne est venue à Trilport soutenir des facteurs dont les postes étaient menacés. Elle a parlé proximité et service public. C'est très habile. » La candidate du FN a recueilli plus de 22 % des voix à Trilport lors de la présidentielle. « La France de la périphérie ne doit pas être une terre de relégation », conclut le maire socialiste de Trilport."

     

    Autant dire que les derniers résultats n'ont fait que confirmer nos inquiétudes d'alors. Soulignons que les premières baisses de dotations impactent directement nos budgets dés cette année, et se révèlent critiques pour les communes sans trop de moyens comme Trilport. Nous ne taillons plus dans le gras, depuis de nombreuses années, ni dans le muscle d'ailleurs, mais nous en sommes réduits désormais  à tailler carrément dans l'os, alors que l’État annonce de nouvelles baisses qui devraient se prolonger jusqu'en 2017.
    Dans le même temps, il impose la mise en place des rythmes scolaires, sans nouveaux moyens financiers pérennes, l'application de la loi SRU qui se traduira par l'arrivée de nouveaux habitants (rien de plus normal vu les besoins en logements de tant de nos concitoyens) nécessitant obligatoirement la mise en place de nouveaux services et la création d'équipements et d'infrastructures qu'il faudra bien financer !

    Je n'ose penser au prochain budget 2015, à chaque jour sa peine, car je reste persuadé que le bon sens l'emportera sous peine d'une catastrophe sociale majeure et d'un effet domino systémique ...

    Les habitants et les élus peuvent compter sur mon entière détermination pour agir en faveur de nos territoires, il s'agit ici seulement de défendre l'égalité territoriale et la justice sociale pour des habitants qui n'ont pas la chance, ni les moyens, d'habiter et de vivre dans les grandes villes.

      

  • Carnets de campagne : dernière ligne droite

    savigny-campagne.jpgInexorablement ces élections approchent de la fin et peu le regretteront au regard de la fatigue des troupes comme des électeurs. Cette dernière semaine sera cruciale tant elle correspond à la cristallisation de la prise de décision chez nos concitoyens, pas tous encore réellement fixés sur leur choix, ou du moins de ceux qui viendront voter. 
    C’est dans les prochains jours que le choix de voter efficace doit s’imposer à ceux désirant réellement et concrètement une autre Europe que celle proposée par Monsieur Junker. Ne l'oublions pas : "voter UMP, c'est voter Junker, ne pas voter, ou éparpiller son bulletin de vote sur une petite liste, c'est laisser élire Junker et avec lui, la ligne Barroso !"
    Chacun a le droit de ne pas être content de l'Europe, j'en suis, alors autant la changer, non ? Le paradoxe est que la majorité de ceux qui la critiquent ne se déplaceront pas pour voter dimanche 25 mai !
    Tout l’enjeu de cette campagne, et in fine, de la victoire de Martin Schulz est là : voter efficace; d’autant que partout dans le pays, au regard de l’émiettement des listes (31 en Ile de France), de l’importance de l’abstention, le moindre pour-cent de gagné peut se transformer en un siège de plus. L'Ile de France n’échappe pas à la règle, selon le nombre de bulletins, le PS peut se retrouver avec 2,3 ou 4 députés européens d'après les estimations actuelles !

    Force est de constater et surtout de regretter que les médias nationaux n’ont pas défendu l'idée européenne, loin s’en faut, ils ont même été en dessous de tout, et au premier rang les chaines publiques !
    Il n’est pas admissible qu’une couverture maximale soit réservée à des émissions de télé réalité, de  télé crochets ou des évènements d’une importance mineure pour le pays, et si peu pour l'Europe ! Refus de retransmettre le débat entre les cinq postulants, aucun reportage consacré aux différents candidats au poste de Président du prochain Conseil Européen, dont l'un incarnera durant les cinq prochaines années notre continent, aucune enquête sur le double langage de  députés si inactifs et silencieux à Bruxelles et si bavards dans les médias nationaux à Paris, dans leurs critiques de l'Europe ...
    Pour le devoir d'investigation, vous pouvez repasser, autant chercher ailleurs, dans d'autres pays, "nos médias"  se contentant de faire le lit de l’abstention comme celui du FN.
    Faut il rappeler que les téléspectateurs français ne devront qu’à l’habileté politique du premier Secrétaire du PS Jean Christophe Cambadélis, piégeant une chaîne publique à son propre jeu, d'écouter Martin Schulz à une heure de grande écoute, palliant ainsi quelque peu la lâcheté d'un journaliste qui n’avait pas désiré aller à l’encontre de Madame Le Pen refusant de débattre avec le coriace contradicteur qu'est Martin Schulz ! Un journaliste beaucoup moins conciliant avec d'autres femmes politiques, de gauche il est vrai !

    Je veux saluer ce rayon de soleil qu'est l’implication enthousiaste des militants engagés dans cette campagne, pourtant KO debouts après les municipales, et qui malgré un vent mauvais se défoncent chaque jour, histoire de grappiller les quelques voix, qui dimanche prochain, peuvent se traduire par un siège supplémentaire, contribuant ainsi à faire gagner Martin Schulz et avec lui l’Europe !
    L'objectif est que la liste menée par Pervenche Beres ait le plus de députés, si possible même un Seine et Marnais,  « local de l’étape » comme les militants l’annoncent sur les marchés de ces terres de conquête et de reconquête que sont nos villes et villages de Brie ou lors des opérations de porte à porte, avec pour certains un brin de fierté dans la voix, tant cela est rare.

    Les séquences électorales successives de ces derniers mois, dont l’une  toujours en cours, démontrent qu'il nous faut au plus vite, retisser les liens distendus, quelquefois même rompus avec nos concitoyens, nous aurons l’occasion d’y revenir prochainement et j’ai la conviction que la victoire de Martin Schulz peut nous y aider, encore faut il qu'il gagne

    Plus que six jours pour changer la donne en Europe …

     

  • Municipales : ma part de vérité (1/2)

    municipales.jpgJe me suis refusé à  analyser à chaud les résultats des dernières municipales, préférant prendre le temps de la réflexion, tant le choc a été rude, même si localement nous avons échappé au carnage …
    Trop de casse et d’injustice pour beaucoup d’élus dévoués corps et âmes à leurs communes, aux quelles ils ont consacré vie personnelle et professionnelle, énergie et compétences durant des années, avec souvent des résultats remarquables, situation qui n’a pas empêché beaucoup d’entre eux de payer cash une addition qui n’était manifestement pas la leur.

    C’est un sentiment fort de gâchis et d’injustice qui prédomine, même si comme l’a écrit Bernard Poignant, un des grands vaincus du scrutin, reprenant Léon Blum « l’ingratitude est un droit du suffrage universel. Un score ne s’apprécie pas avec des sentiments affectifs. Il se constate et se respecte, parce qu’il exprime un choix et une volonté de l’ensemble des citoyens. ».

    Chacun sait que pour tout gouvernement les élections intermédiaires sont délicates et dépendent du climat économique et social, ou de facteurs irrationnels. Pourtant le résultat des municipales de mars 2014 interpelle tant il apparaît comme exceptionnel, au regard de l’ampleur de l'hémorragie subie par la gauche qui a perdu en deux semaines 151 villes de plus de 10 000 habitants. D'autres enseignements sont également à en retenir car lourds de sens pour les années à venir  :

    o   L’importance de l’abstention, inédite pour des élections municipales (37%), incontestablement une partie de l’électorat de gauche a voulu sanctionner les candidats soutenant le gouvernement,

    o   l’échec cuisant des candidats PS à Grenoble, Montpellier et La Rochelle battu par des candidatures dissidentes

    o   La poussée évidente de l'extrême droite qui remporte dix villes et obtient plus de 1 200 conseillers municipaux contre 80 auparavant, franchissant ainsi une étape clé dans son implantation locale,

    o   L’échec du front républicain, victime du "ni-ni" de Copé et des années Sarko / Buisson comme de la réticence d’électeurs de gauche à voter UMP au second tour. Autre enseignement du second tour, lors des triangulaires beaucoup d’électeurs ayant voté FN au 1er tour ont voté UMP afin de battre le candidat PS,

    o   Les dissensions à gauche qui ont fait perdre beaucoup de villes, offrant même sur un plateau Mantes au FN, une attitude totalement irresponsable et inadmissible.

     

    Pour la droite, ce succès est inespéré, au regard de son bilan (elle n’est pas pour rien dans l’état actuel du pays), de l’absence de projet alternatif manifeste, de la faiblesse également de certaines candidatures locales et des scandales à répétition qui ont frappé l’UMP ces dernières semaines.

    Cette défaite marque également la fin de l’âge d’or du  « socialisme municipal ». L’aspect local de l’élection, la qualité de la gestion des maires sortants ont été balayé par des considérations politiques d'ordre national, ce qu’à titre personnel je regrette.
    Les électeurs  ne doivent pas oublier qu'ils ont porté aux responsabilités des équipes qui devront gérer au quotidien durant les six prochaines années leurs communes, mettre en oeuvre et animer les politiques publiques de proximité nécessaires à leur plein épanouissement, dans un contexte que chacun s’accorde à reconnaitre plus que périlleux. Beaucoup regretterons sans doute leur bulletin et les élus méritants qu'ils ont sanctionné.

    L’onde de choc initiée risque fort de faire passer à droite le Sénat dans quelques mois ainsi que de nombreux départements et régions l’an prochain, à moins que le nouveau gouvernement ne réussisse à sortir de cette spirale de l’échec et d'inverser une tendance déjà très compromise.
    La réaction de François Hollande a été pour une fois rapide et à la hauteur de la gravité du moment, il y a urgence, incontestablement. Il y aura bien, un avant et un après municipales dans ce quinquennat. 

    Mais comment expliquer une telle catastrophe électorale ? Et surtout quoi faire pour rebondir après un tel cataclysme ?
    Je vous propose quelques pistes de réflexion personnelles, ma part de vérité en quelque sorte, en deux temps : l’un relatif aux causes, puis dans un prochain billet, explorer quelques propositions d’actions permettant selon moi de rebondir, car c’est surtout cela qui importe. Nous devons préparer dés aujourd’hui les conditions d'inverser la tendance pour les prochaines élections locales, pas pour gagner un match mais pour proposer de nouvelles perspectives correspondant aux valeurs que nous portons.

     

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  • De nouveau Maire de Trilport

    elections-1.jpgMe voilà de nouveau Maire de Trilport, après le résultat acquis dans les urnes dimanche 23 mars. Un succès net, plus de 52% des voix, dans un contexte plus que délicat que le second tour des municipales n'a pas atténué au niveau national ce week end, loin s'en faut.
    Je remercie les Trilportais qui nous ont renouvelé leur confiance une fois de plus. Nous ferons tout pour être à la hauteur des espoirs placés en nous.

    Cette victoire électorale est d’autant plus précieuse qu’elle a été acquise dans un contexte politique particulièrement difficile dans lequel de nombreux élus qui avaient bien travaillé ont payé localement une addition nationale. A mes yeux ce succès électoral n’est certainement pas celui de la gauche contre la droite, nous sommes dans un scrutin local, mais bien celle de Trilport notre ville avant tout. Il récompense :

    - Une action, certes imparfaite, mais concrète et indiscutable, qui a du tenir compte de bien des aléas, 
    - Un bilan, dans lequel la parole donnée a été respectée. Je veux saluer tous les élus qui ont passé le relais, après avoir travaillé sans relâche, exigence, responsabilité, esprit d’écoute, énergie et enthousiasme ces six dernières années, afin de faire avancer Trilport, ce dont je les remercie. 
    - Une campagne républicaine, citoyenne, respectueuse des Trilportais qui a su rester digne, citoyenne, républicaine,  éviter toute attaque personnelle, amalgames, approximations, déformations ou altérations de la vérité ou mensonges. Nous sommes restés dans le champ des propositions, cherchant à rassembler plutôt qu'à diviser, quelquefois artificiellement, car c’est bien de rassemblement dont nous avons besoin pour faire avancer ce territoire.
    - la qualité d'une équipe, composée de femmes et d’hommes d’horizons divers, très impliqués dans la ville, représentatifs de ses différents quartiers et générations, une équipe renouvelée par l'arrivée de nouveaux élus désireux d’apporter un regard neuf à l’action municipale,

    Tout nouveau mandat pour une équipe sortante, est à la fois la poursuite de l’action engagée, mais également une nécessaire rupture. Une ville évolue, se renouvelle, connait de nouveaux besoins, a de nouvelles demandes à satisfaire, et l'action menée n'est jamais exempte de défauts, ce qui exige une remise en cause des méthodes, des procédures, et nécessite d’intégrer de nouvelles priorités.

     

    à suivre

     

     

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  • Qui Edouard Martin gêne t'il ?

    edouard3nb.jpg

     

    Quelles hommes et femmes politiques voulons nous ?

    A l'image de la vraie vie, celle vécue tous les jours par des millions de gens, en galère et révolte parfois, ou à celle du microcosme médiatique et politique parisien cosy, feutré, fermé, réservé aux seuls diplômés de grandes écoles ou apparatchiks d’écuries présidentielles ?

    Une telle question s’impose après le lynchage médiatique et les réactions suscitées par la courageuse décision d’Edouard Martin d’accepter de conduire la liste PS aux européennes. Des commentaires révélateurs d’un vrai mépris sinon de classe, du moins de caste …


    Un tel procès est inacceptable, par bien des égards


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  • Européennes : 5 eme sur 13

    europea.jpg
    C’est officiel, les militants socialistes franciliens ont validé à plus de 77% la liste d’Ile de France aux européennes, sur laquelle je me retrouve en 5eme position. Si cette place n’apparaît pas comme éligible, le PS en Ile de France comptant aujourd’hui deux députés européens, elle constitue une belle marque de confiance que j'apprécie à sa juste valeur. 

    Chacun pressent que ces élections ne seront pas une partie de plaisir et risquent d’être pour le moins «délicates», le vent n’apparaissant guère porteur pour le PS actuellement.
    Reconnaissons cependant qu’il ne l'a jamais était jusque là, il serait bon d’en faire un jour l'analyse. Si l’Europe constitue un enjeu majeur pour le développement de nos pays, tout le monde en convient, cet enjeu à priori n’est que théorique tant il apparaît éloignée des préoccupations et ambitions de nos politiques, toutes couleurs confondues !
    Le prochain scrutin constitue néanmoins une belle tribune pour faire passer à nos concitoyens des messages qui ne soient pas que sublimaux, notamment sur une autre manière de faire l'Europe et surtout de partager ce grand dessein avec le plus grand nombre.

    N’étant ni technocrate, ni spécialiste attitré de ces questions, ni apparatchik, aucun plan de carrière à trois bandes sur ce coup, mon quotidien est celui de mes concitoyens, leurs problèmes sont ceux que je dois surmonter dans ma vie de tous les jours et ma perception actuelle de l’enjeu européen est celle d’un petit élu local de base.
    Je me sens, je suis, profondément européen, du fait de mon itinéraire personnel, de mes voyages et de rencontres humaines inoubliables, mais aussi et surtout de l’histoire, de la géographie et de la diversité culturelle de ce magnifique continent qui est le notre. Pourtant, force est de le constater,  la traduction politique actuelle de l’Europe, sa réalité concrète, l’absence actuelle d'un véritable projet européen de "la maison commune" fait que la situation actuelle ne m’emballe pas « outre mesure » comme le coté plus que désincarné de l'institution. Autant dire que je ne me retrouve absolument pas dans la politique de Barroso des Commissaires Européens actuels.

    Alors que penser de cette position de 5eme, inattendue, sur la liste régionale aux européennes ?

     

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  • PS : Un congrès à l’ombre d’un budget difficile …

    CongresToulouseContributions.jpgPour le PS l’heure est au congrès, et aux cinq motions présentées aux votes des militants; dans les débats, hormis les stratégies individuelles des uns et des autres, ou de quelques éléments de différenciation programmatiques, deux principaux points de clivage de fond demeurent : les orientations budgétaires du gouvernement et la validation ou non du traité européen.

    Autant le préciser, je défends la Motion 1, portée par l’ensemble des ministres socialistes du gouvernement Ayraud. Je la soutiens par conviction, les orientations prises vu le contexte économique correspondent à mon analyse de la situation, mais également par solidarité.
    La mandature de 5 ans qui s’ouvre sera tout sauf un long fleuve tranquille, au regard du triste bilan de l'équipe précédente qui, pour le moins, « plombe » la trajectoire du pays. S’il est essentiel de préparer le bateau France à affronter les coups de vent annoncés, ils sont et seront encore rudes, la marge de manœuvre pour le moins réduite exige un pilotage des plus fins pour tenir le cap annoncé : redresser le pays dans la justice.

    Point cette fois-ci, d'état de grâce, il faut être être efficace et ce dés le début du mandat. Quatre principes selon moi caractérise ce budget ainsi que la ligne politique ébauchée par le gouvernement Ayraud, même si certains sont encore en filigramme, on ne peut réduire une mandature de 5 ans au seul exercice 2013, : réalité, responsabilité, équité, innovation …

    Le principe de réalité s’impose à tous, vu les conséquences dramatiques de la gestion antérieure. La gauche revient aux affaires dans les pires conditions économiques et sociales que le pays a connu depuis des lustres, du fait du bilan désastreux des cix dernières années, que ce soit au niveau économique, social ou politique.
    Analysons plutôt : seuil de 3 millions de chômeur dépassé en août 2012 (plus 10% sur un an), déficit public atteignant plus de 100 milliards d'euros et représentant 5,2% du PIB (plus 300% en 10 ans), 600 milliards de dettes de plus lors du quinquennat précédent (plus de 90% du PIB !), la charge de la dette avec prés de 50 milliards d'euros (plus 15% en une année) est devenue la 1er dépense du pays (supérieure au budget de l’Education Nationale), et pour rajouter une ombre à un tableau des plus sombre, signalons le record historique du déficit du commerce extérieur qui a dépassé 70 milliards d’euros en 2011 (il était à l'équilibre aprés la mandature Jospin). La France a désormais le 4e plus grand déficit commercial au monde, mais plus que le chiffre c’est la tendance qui préoccupe. Bon courage à Nicole Bricq pour l'inverser ! 

    Ce constat sans appel est préoccupant, autant le dire la "cata" n’est pas loin. Si tout budget est un acte politique, celui ci l'est plus que tout autre tant il marque une véritable rupture; encore faut il pour tenir le cap, intégrer le contexte météo, incertain, les tempêtes prévisibles et les écueils à contourner.
    Nous sommes dans le dur du dur, à des années lumière des effets de tribune : « il faut réinjecter l’argent public pour relancer la croissance » (avec quel argent ?),  des « y’a qu’à faut qu’on », « là ou il y a une volonté, il y a un chemin » …  La pratique assidue des sports ou l’élément naturel domine, m’a appris le sens du mot humilité. La volonté seule ne suffit pas, il faut composer avec les éléments qui nous dépassent pour évoluer et quelquefois progresser.

    Mais je comprends les réactions de certains de mes camarades; avec plus de trois millions de chômeurs et aucune perspective d’amélioration à court terme, notre pays déprime et nos concitoyens désespèrent.
    Méfions nous cependant des anathèmes ou théories simplistes, voir populistes, nos compatriotes ont plus besoin de réponses concrètes que de slogans. On ne règle plus nos factures en monnaie de singe, et nous savons désormais qu’il est impératif de les acquitter.
    Les années précédentes, y compris et surtout la période bling bling chère à Nicolas Sarkozy, ont montré que lorsque la cigale chante un peu trop au soleil, le pays se trouve fort dépourvue l’hiver venu, et que ce sont les plus nécessiteux qui trinquent !

    Faut il pourtant afin d'être en paix avec ses idées, ou en harmonie avec les envies de monde meilleur qui nous animent, distribuer aujourd'hui d’une main ce que l’on reprendra demain de l’autre ? Je ne le pense pas, notre rôle est d'apporter des solutions concrètes à la détresse sociale et de vraies perspectives aux chômeurs, travailleurs pauvres, retraités qui se bagarrent avec des pensions insuffisantes, aux familles à loger comme aux collectivités qui en première ligne n’en peuvent plus !

    Il s’agit ici plus d’un langage de vérité que d’austérité … 

    Il nous faut cependant aller  plus loin dans l’analyse. Pourquoi réduire nos déficits à un tel niveau et parvenir malgré tout, à redresser le pays dans la justice  ?

    Quadrature du cercle ou graal inatteignable ?

     

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  • Lendemain d'élections

    libe_2.jpgNe boudons pas notre plaisir, les élections législatives en apportant la majorité dont avait besoin le gouvernement de Jean Marc Ayraud pour poursuivre son aventure, représente une belle victoire pour la gauche qui dispose,c’est une première dans l’histoire du pays, de la majorité dans les deux assemblées.

    Sa responsabilité, face aux enjeux que le pays doit relever, est entière désormais. De la qualité des réponses concrètes qu’apportera le gouvernement et de la capacité de François Hollande à proposer de nouvelles perspectives permettant au pays de rebondir dépend le présent de chacun et l’avenir des prochaines générations.
    Si la machine France n’est pas cassée après les innombrables coups de boutoir reçus ces dernières années, chacun s’accorde à reconnaitre qu’elle est du moins bien grippée.

    Nous reviendrons, au fil des décisions et des mesures prises, sur les différents chantiers lancés par Jean Marc Ayraud. Stratégiques ils exigeront de nos responsables lucidité, sens des responsabilités, courage, esprit d’écoute, d’ouverture et de dialogue, mais également énergie, ténacité et pédagogie. Le contexte économique et social demeure trés préoccupant et le chemin de crête est n’en doutons pas étroit.

    Ce scrutin n’a pas été non plus sans enseignement, tant au niveau national que local. La déconvenue rencontrée tant à droite qu’à gauche par des candidats imposés par le sommet à la base, et l’effet «bottom up» qui s’en est suivi, doit faire réfléchir les dirigeants de nos organisations politiques.
    Rien ne sera plus comme avant, Guéant, Royal, Mérieux l’ont appris notamment à leurs dépens. Les appareils ne peuvent plus ignorer impunément le vote et l’adhésion des militants ou sympathisants locaux dans un scrutin dont l’issue dépend justement d’un territoire au périmètre précis. L’introduction d’une dose de proportionnelle pourrait éviter la multiplication de ces «petits drames» qui ne laissent personne indemne et grèvent la capacité militante. Trop souvent les états majors privilégient au temps passé, à la passion, au dévouement à la chose publique et à l’implication des hommes et femmes de terrain, des stratégies individuelles d’apparetchik(e)s le plus souvent parisiens. 

    Le scrutin actuel a vécu, personnellement je ne le regretterais pas. Il n’est ni logique, ni sain pour une démocratie qu’un mouvement politique qui représente plus de 15% des votes soit absent de l’hémicycle, et dans le même ordre d’idée, les  voix de François Bayrou et de Jean Luc Mélenchon manqueront à l’assemblée nationale; j’étais de ces  socialistes qui espérait un geste en leur direction de mon mouvement politique. L’institution d’une dose de proportionnelle permettra de remédier à ces problèmes, le scrutin municipal est sur ce sujet une piste intéressante à suivre.

    L’heure est désormais aux grandes manoeuvres que ce soit à Droite, au centre ou à gauche au niveau national et bien évidemment local …

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  • Nicole Bricq, "the right woman at the right place"

    1702336_5_743f_nicole-bricq-le-14-mai-a-paris-deux-jours_4cd75d9083d54ea2140fa458319856a6.jpgLe choix de Nicole Bricq comme Ministre de l’Environnement est une excellente nouvelle, pour la politique en général, tant elle fait honneur à l’engagement public et citoyen, qu’à l’Environnement.
    Si beaucoup s’attendait à la voir entrer au gouvernement, c’est plutôt en qualité de Ministre du Budget, dont elle est devenue une spécialiste reconnue. Première femme à occuper la fonction parlementaire de Rapporteure général du Budget, ses interventions étaient redoutées de tous les ministres, ce n’est pas Valérie Pécresse qui me démentira, tant elle s’est fait remuer "grave" par cette grande parlementaire lors de séances mémorables au Sénat.

    Si ce blog s'est souvent fait l'écho de son activité de parlementaire au service des territoires et des collectivités, c'est du fait de son travail inlassable, tant à la haute assemblée que sur le terrain et dans des domaines trés divers. Une présence et un soutien qui ne nous ont jamais fait défaut.

    Mais Nicole Bricq est également une authentique spécialiste du Développement Durable, qui si elle ne pratique pas le « green washing » et n’appartient pas au club des écolos "addicts aux médias", maitrise toute la problématique de ce domaine, notamment d'un volet souvent sous estimé car quelque peu rébarbatif, mais pourtant essentiel, celui de la fiscalité écologique, car c’est bien là que souvent tout se joue.
    Nicole c’est du lourd, voir du très lourd : une détermination sans faille, une grande capacité d’écoute et une puissance de travail incroyable; elle dispose également comme atouts de ses compétences dans la maitrise des outils économiques financiers fiscaux et budgétaires et une très bonne connaissance des différents acteurs du monde de l’écologie, qu’ils soient associatifs, publics ou industriels, et de leurs logiques respectives face à l'enjeu environnemental.
    Pierre Radanne (Expert environnemental, Président de l’association 4D et ancien président de l’ADEME) apprécie cette nomination «il n’y avait pas dix personnes capables de prendre un tel  poste ! ", pour lui incontestablement Nicole est dans le lot.
    Sentiment partagé par les spécialistes de ces questions. José Bové que j’ai rencontré la veille de la constitution du gouvernement Ayraud (à l’occasion des législatives dans la 6eme circonsription de Seine et Marne) en est persuadé également, à l'occasion il a souligné le rôle de Nicole dans la mobilisation contre l’exploration des gaz de schistes, et la qualité de son travail parlementaire dont sa proposition de loi sur l'exploitation des gaz de schiste est l'illustration.

    Une nomination qui atteste que l’environnement constitue un axe déterminant de la politique de François Hollande et Jean Marc Ayraud. Avoir confié ce poste non à un(e) responsable verte mais à une socialiste, principale animatrice du Pôle écologique du PS et Rapporteur Général du Budget de surcroit, indique clairement l’importance que le dossier de la transition énergétique aura dans le dispositif gouvernemental et sa politique économique et budgétaire.
     
    tant ce domaine est stratégique a bien des égards …
     
     

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  • Le rassemblement c’est maintenant.


    francois.jpgS’il faut saluer la belle victoire de François Hollande de dimanche dernier, il faut surtout en souligner l’importance, non seulement pour le pays mais également pour l’Europe. Elle arrive à un moment clé pour infléchir enfin une politique économique engluée dans l’austérité et réhabiliter dans la doxa économique, l'idée même du concept de  croissance comme élément stabilisateur budgétaire et porteur de dynamique tant au niveau financier que social.

    Avant toute chose, il est utile de bien appréhender l’état de délabrement dans lequel se trouve le pays, ce mot ne me semble pas trop fort, tant le constat ne se limite pas aux seules finances publiques, loin s’en faut. Une situation qui restreint d’autant le champ des possibles et qui explique la prudence du nouveau Président lors de cette campagne électorale, application concrète de l’adage jospinien: « ne promettre que ce que l’on pourra tenir ».

    Si l’échec du quinquennat de Nicolas Sarkozy est patent, il est surtout global. La France n’est pas seulement moins forte aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a cinq ans, elle est ébranlée, jusque dans ses fondements mêmes.
    Les virages successifs pris par l’ancien Président en cours de mandat, nombre de ses choix ou orientations, plus que discutables, y ont contribué, au moins autant sinon plus que la crise, d’autant que les clivages, souvent artificiels qu’il a suscité, la campagne du second tour est sur ce point explicite, n’ont pas amélioré la donne.

    L’échec économique, apparaît,  sur au moins quatre fronts de manière objective :

    •L’emploi. Le  taux de chômage est d’environ 10% avec deux publics particulièrement sinistrés : les jeunes (20% pour les moins de 25 ans, dans certains territoires le taux de chômage est supérieur à 50%) et les plus de 50 ans. Beaucoup d’acteurs économiques craignent l’émergence soudaine de nouveaux plans sociaux, retardés du fait du scrutin présidentiel. Le chomage n'a pas été considéré comme une priorité lors de ce quinquennat.

    •Le déficit public, toujours élevé (5,4%), avec une dette qui atteint  un niveau record (85% du PIB), Une situation budgétaire qui impose de jouer à la fois sur la dépense et les recettes ! Encore faut il une répartition juste de l'effort de redressement exigé.

    •Le commerce extérieur avec prés de 70 milliards d’euros de déficit. Un véritable repli qui révèle les difficultés de notre industrie à se maintenir, le recul de sa compétitivité ; notamment vis à vis de voisins européens comme l’Allemagne.

    •La croissance, qu’il nous faut absolument retrouver, tant elle influe directement sur l’emploi, la compétitivité, mais également le moral des français. Il faudrait qu’elle soit supérieure à 1,2%, pour générer de l'emploi, alors qu‘elle se situe actuellement à 0,7%, et que les dernières perspectives de Bruxelles ou du FMI ne sont pas franchement euphorisantes …

    Mais l’échec est également social et politique ... Comment sortir d’un tel marasme ?

     

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  • N'oublions pas avril 2002, votons efficace

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    La jeunesse n'a pas de frontière ... 

     

    Pourquoi voter François Hollande, dés le 22 avril 2012 ou les raisons d'un vote


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  • Lendemain de primaires

     

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    "Avec vous, dès demain,

    Je veux construire une France qui croit en sa jeunesse et donc en son avenir.
    Une France qui croit en l'égalité, où chaque citoyen paie ses impôts en fonction de ce qu'il gagne et possède réellement,
    Une France qui croit en ses valeurs et qui sera capable de mettre en place,
    un modèle de République écologique et solidaire."


    François Hollande
    Candidat des socialistes à l'élection présidentielle de 2012
    16 octobre 

     

    Résultats du scrutin des primaires au niveau local

     

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  • Primaires : pour moi, c’est Hollande

    phpThumb_generated_thumbnailjpg.jpegEn organisant aujourd’hui la 1ere consultation citoyenne ouverte de l’histoire politique française, le PS entre certainement dans l’inconnu,  mais n’en déplaise aux thuriféraires de droite, après son initiative, rien désormais ne sera plus comme avant dans la politique française.
    Avant d’expliquer en quelques mots, pourquoi je soutiens la candidature de François Hollande, je vous propose un retour rapide sur l’irruption des primaires citoyennes dans notre vie politique.

    Permettez moi en premier lieu d’avoir une pensée "émue" pour certains leaders politiques de l’UMP, qui vont attendre avec beaucoup d’inquiétude les taux de participation de ce soir. Il est vrai, qu’ils n'ont guère au préalable dans leurs interventions médiatiques, brillé par leur ouverture d’esprit, démontrant tout le conservatisme qui les caractérise et faisant preuve d’une mauvaise foi avérée, malheureusement habituelle de leur part. 
    Reconnaissons cependant en toute objectivité, que d’autres élus de droite ont réagit plus intelligemment devant le réel succès, médiatique et populaire, de la campagne des primaires auprès des français. Ils en ont même tiré des enseignements pour de prochains scrutins, dont acte.
    Ce n'est pas seulement faire preuve de fair play, mais bien reconnaitre la légitimité d'un nouveau mode de désignation citoyen, apportant un bol d'air bienvenu et une réelle valeur ajoutée à la politique nationale. Il est évident que les professionnels des arrière boutiques politiciennes ou officines, tant à gauche qu'à droite, verrouillant à tour de bras, ont tout à perdre de ce style d'initiative; ceci explique peut être cela ... Comment sinon expliquer la frilosité et l'hositilité manifeste constatée devant cette innovation politique majeure.
    Pour ma part, je pense que rien désormais, ne sera plus comme avant.

    Nous sommes en effet, à des années lumière du fichage et de l’encartage dénoncés par les « éléments de langage » en provenance directe de la rue de Boëtie, QG de l’UMP qui  n’ont abusé personne, surtout pas les français.
    Rappelons à toutes fin utiles que le PS avait, au prélable, consulté  le Conseil constitutionnel, la Commission nationale des comptes de campagne, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), tenues compte de leurs remarques, pour aboutir au final à des procédures, lourdes mais trés sécurisées et permettant une parfaite transparence.

    Si le succès est au rendez vous, il faut en premier lieu en féliciter les 6 candidats, sans exclusive. Ils ont su résisté aux affres de la division, au règne des petites phrases assassines, et nous ont proposé des débats de haute tenue, où chacun malgré un respect mutuel à pu montrer sa différence.

    Nous sommes à des années lumière du caporalisme trés "voix de son maître" de certains mouvements politiques, dont l'UMP.

     

    Pourquoi soutenir la candidature de François Hollande ?

     

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  • Sénat : Tout est en effet possible ...

    senatoriales-2011.giflendemain de journée électorale

     

    Retour sur un dimanche consacré aux sénatoriales dont les résultats tant locaux que nationaux compensent largement le regret d’avoir passé l’essentiel de cette magnifique journée ensoleillée à la Salle des Fêtes de la ville préfecture, Melun.

    Beaucoup de commentateurs de la chose politique se déclarent surpris d’un tel résultat, mais l’objectivité m’oblige à préciser que je pressentais un tel bouleversement, j'y reviendrais peu aprés, car la tendance constatée dimanche dernier vient de loin.
    Il est utile afin de mesurer toute l’ampleur de la vague de fond qui a secoué la haute assemblée, et au delà, l'ensemble descollectivités françaises de rappeler quelques points de repères :

    En 1995, la gauche disposait de 90 sénateurs sur 321, c’était il est vrai au siècle dernier, à l'époque ou ce mandat durait 9 ans et que le département de Seine et Marne n’avait jamais connu de sénateur progressiste (ce qui a changé depuis 2004).
    A l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, la droite disposait de 203 sièges contre 128 à la gauche,depuis dimanche dernier la donne a bien changé; puisque la gauche rassemble désormais 178 sièges sur 348, majorité absolue, cerise sur le gateau, sa liste en Seine et Marne a terminé en tête en réunissant plus de 43% des suffrages exprimés.
    Ces résultats représentent un vrai bouleversement (voir ci après), décidemment avec Nicolas Sarkozy, tout est possible !

    Je regrette pour ma part, la mauvaise foi de certains hommes politiques de droite le soir de l'élection, dont notamment celle de Gérard Larcher Président du Sénat ou de Jean Pierre Raffarin, refusant de reconnaître une défaite pourtant incontestable. Elle témoigne de la propension de certains élus, à considérer leur camp comme « propriétaires  de droit divin » de leurs mandats électifs et traduit un curieux respect de la démocratie. Ces réactions démontrent également tout l'intérêt et l'utilité d'une alternance, rappelons que la "haute assemblée" depuis son origine a toujours été un marqueur prononcé de la droite la plus conservatrice.

    Avant de revenir sur les multiples causes à l’origine de ce succés électoral, je tenais à saluer le travail de terrain quotidien et l’activité parlementaire inlassable des premiers sénateurs seine et marnais de gauche,dont Nicole Bricq.
    Ils ont démontré à beaucoup d’élus locaux qui en doutaient, l’utilité du Sénat et les ont réconcilié avec cette assemblée, qui j'en suis désormais persuadé peut réellement devenir enfin le parlement des territoires.

     

    Mais pour aller au delà du simple commentaire politique, voici mon analyse sur ces résultats et les perspectives qu'il ouvre …

     

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  • Primaires : le(s) lièvre(s) et la tortue ...

     

    photo_1273038319277-1-0.jpg« J’ai longuement réfléchi et beaucoup consulté. Le moment est venu d’avancer dans la clarté et la simplicité : ma réponse est la suivante »,

    Je ne suis pour l’instant pas candidat aux primaires organisées par le Parti Socialiste.
    Plusieurs raisons expliquent une décision, somme toute  assez logique :

    J'ai conscience que le moment n’est pas encore venu. Les textes votées par les militants sont clairs sur les échéances, cette question, importante au demeurant, se posera réellement aux uns et aux autres au printemps. L’important pour l’heure est de bien préparer la campagne des cantonales, qui si elles sont bien menées, peuvent amener le Sénat à basculer à gauche, ce qui constituerait une véritable première dans la vie parlementaire française.

    L’autre point, central, est de savoir si une éventuelle candidature de ma personne constituerait une réelle opportunité pour le pays et une véritable valeur ajoutée pour les idées et les valeurs que je défend. Je n’en suis pour l’heure pas tout à fait certain, c'est dire  …

    Enfin, autre élément à prendre en considération, l'arrivée possible d'une nouvelle candidature, attendue celle là, et que moi même je souhaite, l’ayant défendue par le passé et qui prend aujourd'hui une nouvelle  ampleur dans le pays …

     

    Au delà de la plaisanterie de ce propos liminaire, je tiens à rassurer au plus vite les lecteurs réguliers de ce blog,  je suis on ne peut plus conscient de ne pas avoir le niveau du job, tout en pressentant également ne pas être le seul dans ce cas de figure, mais cela est une autre histoire ...

    Ne nous y trompons pas, l’élection présidentielle de 2012 sera pour la gauche une séquence délicate à mener et risque de se révéler cruciale non seulement pour notre pays mais également pour une Europe dramatiquement en panne aujourd'hui, selon le(la) candidat(e) qui l'emportera.

    Chacun connaît l’état actuel du pays, tant budgétaire que social et ses fractures, toujours plus nombreuses ...
    Après plus d'une décennie de gestion d'une droite qui a eu en main absolument toutes les manettes à sa disposition pour mener sa politique, et qui ne peut contester qu'il s'agit bien de son bilan, beaucoup pressentent que les semaines qui suivront l’élection présidentielle ne seront pas une douce sinécure, loin s’en faut …

    Il est nécessaire et vital de rassembler le pays, et de renforcer la cohésion sociale plutôt qu’exacerber les clivages, de stopper la casse délibérée de notre modèle social, qu’il faudra cependant renouveler et regénérer, de rétablir enfin  l’état de droit, de renforcer la décentralisation, de lancer une politique européenne et étrangère audacieuse et innovante, de mettre en place les infrastructures qui permettront à notre économie et à nos concitoyens de connaitre des lendemains meilleurs ... Je pense notamment aux mobilités, à l’accessibilité (dont  le Très Haut débit ...), à l'économie verte mais également et surtout aux investissements immatériels que sont  l'enseignement, la connaissance, la recherche, la culture et la cohésion sociale, autant de valeur ajoutée pour la vitalité économique, culturelle et sociale du pays.

    Il faut absolument redonner de l’espérance et des perspectives, notamment aux plus fragilisés par la crise sociale, il est grand temps de tirer enfin par le haut le débat politique ! Cette élection présidentielle constitue un véritable enjeu de société.


    Force est de constater qu’au regard de ce constat brutal, froid, implacable, mais malheureusement proche de la triste réalité, peu de personnes ont le profil et la carrure du job.
    Ce n’est faire injure à quiconque ou lui manquer de respect que de le constater … Plus que jamais, nous devons  avoir « the rigt man (or woman) at the rigth place », dont acte ...

     

    Concernant, cette "course aux primaires", qui fait vibrer les journalistes et tant phantasmer la droite,  quelques remarques aux actuels ou futurs « compétiteurs » …. Il leur faudra :

    - éviter la boite à claques et la course aux égos, qui n’a pas lieu d’être au regard de l'attente du pays et de la détresse traversée par trop de nos concitoyens. Le « pourquoi pas moi » peut effectivement donner des résultats assez pittoresques, pour ne pas dire pitoyables,

    - Se garder de toute diatribe ou attaque personnelle malvenue, qui aurait pour seule conséquence d'affaiblir son camp, en gardant bien en tête que pour l’emporter nous devrons être non seulement unis mais également réunir autour de nous …

    Terminons sur un brin de malice.
    Rappelons qu’Esope, qui s’il n ‘était pas beau avait un grand sens du relativisme et de l’humour. Il a inspiré à Jean de La Fontaine de nombreuses fables dont une fameuse qui commence par un vers trés approprié à la situation actuelle  …

     

    "Rien ne sert de courir; il faut partir à point …"

     

     

    Pour lire les deux fables de Jean de La Fontaine et Esope, cliquez

     

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  • PS : les vacances sont finies !

    vendanges.jpgAvec les premières vendanges, l’heure des universités d’été a sonné, signe incontestable de la rentrée politique.
    Pour le PS cette université est intimement liée à la vlle de la Rochelle… Vu les news apparemment 2009 est un bon cru, l’air frais et vivifiant de l'océan n'y est sans doute pas étranger. Tant mieux, gardons nous de refermer les fenêtres trop tôt afin de garder cette dynamique !

    Après tous les mauvais coups de ces derniers mois (score des européennes, avis de décès post mortem et pour le moins prématurés de certains "grands esprits", désarroi épistolaire de notre première secrétaire, déclarations tonitruantes des uns et des autres … ) ce rendez vous estival arrive à point nommé pour relancer la machine.
    Nous en avions bien besoin vu le calendrier électoral des prochains mois, et des inévitables crispations qu’il va induire auprès de nos partenaires. Il y a urgence à redevenir le parti du mouvement et de l’audace.

    La question des primaires est révélatrice de cette nécessité et a passablement  secoué le landerneau socialiste ces derniers jours. J'avoue ma satisfaction de voir les uns et les autres s’y rallier peu à peu, même si l’enthousiasme de certains est tout à fait relatif !
    L’idée n’est pas nouvelle, rappelons qu’avant l’appel initié par la fondation Terra Nova, Pierre Moscovici, entre autres, avait défendu cette proposition lors de sa candidature pour le Congrès de Reims, sans trop de succès malheureusement …

    Cette mesure ne peut aucunement être le remède miracle à tous les maux traversés actuellement par le PS.

     

    C'est cependant à mes yeux une avancée démocratique et une réelle perspective de dynamique ...

     

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  • PS : la boite de Pandore …

    carton rouge.jpgLa cacophonie médiatique qui règne depuis vendredi soir tourne de plus en plus à la tragi comédie. Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon le PS compterait depuis ce week end beaucoup moins de dirigeants.

    Il est grand temps que chacune et chacun reprenne ses esprits … Si la « boite à coucou » cher au Johny des guignols nous faisait sourire, la boite ouverte depuis vendredi par certains, est plus proche de la boite de pandore !

    Cette ambiance délétère risque non seulement de compromettre durablement les plans sur la comète des unes et des autres ( 2012 n’est pas si loin), mais se révèle être surtout une excellente affaire pour Sarkozy, l’UMP, Bayrou, le MODEM, Cohn Bendit les verts, Besancenot et le NPA. Ils n’en demandaient pas tant et remercient ces drôles de dames et leurs serviteurs de leur sollicitude !

    J’aborde cette situation avec sérénité n’ayant donné, à l’instar de Pierre Moscovici, aucune consigne de vote entre ces deux candidates …

    Je préfère ne pas parler des français qui souffrent face aux difficultés d'un quotidien de plus en plus dur, et la crise sociale qui ne fait que débuter promet d’être terrible ! Devant une telle réalité, le spectacle offert actuellement sur les plateaux de télé par le PS n’est pas seulement à la hauteur, il est carrément obscène.
    Ne parlons pas non plus des militants, pris en otage, dans ces affaires d’égos. Il est temps que les dirigeants qui rêvent de destinée nationale et portent un discours « de renouveau », l’assume et l'incarne concrètement. Qu'ils se comportent en militant, avec sens du collectif, altruisme, esprit de responsabilité et de solidarité, cessent leurs petites phrases assassines  et n'oublie pas que le seul adversaire auquel ils doivent les réserver, siège à l’Elysée et dirige le pays avec les décisions que l’on connait sur l’école, les inégalités, la liberté de la presse et le démantèlement de l’Etat !

    Pourtant, lorsque l’on y songe, dans cette affaire, il n’y a que des perdants ou des perdantes ! Aucune motion présentée n’a dépassé les 30%, c’est une première, pas plus Ségolène que Martine ! La Première Secrétaire à venir, qu’elle qu'elle soit, devra avant tout rechercher cohésion esprit d’équipe et jouer collectif car les deux années qui viennent promettent  d'être au niveau électoral délicates !

    La morale de l’histoire est que pour gagner et avant de vouloir opposer, il faut rassembler ; indiscutablement cela n'a pas été le cas, ce résultat l’atteste cruellement, dont acte !

    Stop au massacre, arretons les attaques médiatiques, ultimatums de tout ordre et menaces de poursuite devant les tribunaux, mettons nous les uns et les autres au travail afin de bâtir un projet rénovateur et les conditions de l’alternance que notre pays mérite !

     

     

  • PS : le champ des possibles ...

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    Autant le dire tout de suite, le vote des militants socialistes n’a pas été celui de la clarification, loin s’en faut !et quoi qu’en dise les médias.
    Si certains ont plus perdu que d’autres (notamment la motion que je défendais), personne n’a réellement gagné !

    Petit rappel, car pour comprendre la cuisine interne d'un Congrés PS, autant en connaitre quelque peu les règles … d’abord le temps des contributions, puis vient celui des motions (les accords politiques), c’est à ce stade que nous sommes.
    Le score de chaque motion est celui réalisé sur l'ensemble des sections; quelques résultats interpellent, à croire qu'il existe des micro climats fédéraux têtus qui font concilier étrangement vote des militants des fédération et appartenance des leaders locaux à telle ou telle motion.

    Heureusement, rien de tel en Seine et Marne !

    Nous en sommes désormais à la préparation du troisième et dernier temps (de la valse !), celui de l’arbitrage final (ou de l’emballage des alliances, c'est au choix), l’étape des résolutions … Pour faire simple et efficace, comment réunir plus de 50% des délégués sur un texte d'orientation politique, appelé résolution ! Autant dire que cette fois ci, mathématiquement il faudra que certains se rassemblent !

    La géographie du PS après le vote du 6 novembre présente un visage pour le moins contrastée : aucune des quatre motions arrivées en tête ne recueille la majorité des suffrages, et de loin, c'est inédit !

    Moralité : personne ne fait donc l’unanimité, voilà de quoi calmer certains égos exarcérbés !
    Si la motion arrivée en tête est bien la E, défendue par Ségolène Royal, ce résultat est à nuancer; il y a deux ans, cette dernière réunissait sur son seul nom, 60% des militants ; c’est dire que depuis le contexte a évolué ! Quand aux motions A (avec 25%) et D (avec 24%) animées par Bertrand Delanoe et Martine Aubry elles n’ont incontestablement pas incarné aux yeux des militans le changement attendu, et Benoit Hamon, malgré sa bonne campagne, n’atteint pas 20%. Voilà pour loes commentaires sportifs ! (j'allais écrire hippique, à défaut d'épique !).

    Constat : ce vote  nous éloigne du spectre d'une pré désignation à l’élection présidentielle et nous recentre sur le devenir du PS. Voilà qui me rappelle passablement la contribution "Besoin de Gauche" présentait par Pierre Moscovici que je défendais il y a peu ...

    Bizarrement le score du 6 novembre, semble lui donner raison, a posteriori ... Pierre suggérait simplement de ne pas se positionner dés 2008 sur un présidentiel, mais sur un Premier Secrétaire, estimant avec raison d'aprés moi que nous avons encore le temps et d'ici 2011, tant de choses peuvent se dérouler, et que l'essentiel est de concentrer notre énergie à mettre le PS  en ordre de marche, tant idéologique (et il y a du boulot) que politique  ...

    C'est bien cela qui importe pour l'instant ...

     

     

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  • PS : Pour moi ce sera Bertrand

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    Un Congrès du PS est une période crispante, pour beaucoup de militants mais encore plus pour les sympathisants qui souvent y perdent leur latin et quelquefois patience …
    Du vrai pain béni pour les médias "indépendants" (Lagardère, Bolloré ...) qui s’en donnent à cœur joie mais plus malencontreusement du fait de quelques apprentis machiavel de seconde zone confondant reconstruction et combinazione tout en rêvant de grandeur et de lendemains qui chantent ... De vrais tontons flingueurs  !

    Question de tempo, très certainement pour cette traditionnelle et véritable valse à trois temps : un, les contributions, deux les motions et enfin, au bout du bout, troisième et dernier temps ... l’émotion des résolutions, bonnes nous l'espérons …

    J’ai été signataire de la contribution présenté par Pierre Moscovici. Pensant que les deux priorités absolues étaient de remettre le PS au travail et de changer son mode de gouvernance afin d’élaborer collectivement  un projet novateur, clair, et qui soit surtout adapté aux enjeux d’aujourd’hui et de demain …

    A nos yeux, une seule méthode, de l'air ! Ouvrir les portes et les fenêtres afin de faire rentrer dans la vieille maison un peu de ce vent frais qui nous manque tant : experts, think thank, acteurs du terrains … Il faut redonner à nos concitoyens envie du PS, car au regard de la situation dramatique actuelle, plus que jamais la France a besoin de gauche !

    Encore faut il pour prétendre constituer une alternative crédible en 2012, un impératif absolu : clarrifier nos positions au plus vite, quitte à trancher si nécessaire afin d’éviter la cacophonie ambiante qui caractérise le PS depuis que Hollande en est son Premier Secrétaire.

    Une gouvernance efficace et une ligne claire, voilà ce dont manque cruellement le PS actuellement …Si au nom de l'Unité, il s'agit de préparer un Congrès du renoncement du fait d’une alliance des contraires, sans renouvellement de génération, de pratique et de ligne directrice, alors le pire est à craindre. Ne pas choisir c’est surtout choisir de ne rien faire !

    Voilà en partie ce qui explique mon ralliement à l'instant des motions comme celui de beaucoup de mes camarades à la motion préentée par Bertand Delanoe ...

    Car (lire la suite)

     

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  • PS : Devoirs de vacances ...

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    Les français sont pessimistes. Ils craignent pour leur avenir et celui de leurs enfants : contexte économique désastreux, crise écologique sans précédent, prix du pétrole, baisse sensible du pouvoir d’achat ... Tout semble aller mal, d'autant que la politique menée par l'actuel gouvernement accentue un malaise qui devrait s'accroitre, à en croire le Ministre du Budget. Le pire reste encore à venir semble t'il  ...
    A trop jouer sur les fractures de la société et à stigmatiser les uns et les autres, Sarkozy a provoqué une montée de l'individualisme, des corporatismes et du communautarisme sans précédent. La société est de plus en plus en plus morcelée …  Son fameux  "tout est possible" laisse plus qu’un gout amer dans la bouche, car il est plus que sélectif, à l'aune des mesures gouvernementales, chacun peut voir qui trinque ...
    Pour le Président et ses amis, tout va bien, le budget de l'Elysée et de sa communication atteint des sommets inégalés, les médias sont de plus en plus sous influence et les couacs au sein de l'éxécutif se multiplient ...  On peut se demandent désormais, à quoi sert un ministre ?

    Pourtant, malgré ce contexte, la gauche est aux abonnés absents. Le PS s'est enlisé dans les querelles d’égo et de personne et se trouve dans l’impossibilité de proposer et d'incarner une réelle alternative. Situation dramatique et inadmissible, car les français sont en souffrance et ont un besoin absolu d'altrenance crédible qui leur ouvre d'autres perspectives, d'autres lignes de fuite !

    Le congrès de Reims (week end du 15 novembre) apparait plus que jamais comme une "heure de vérité" décisive. A en croire le nombre de mels arrivés (à ce stade c'est quasimment du spam) et l'imposant document reçu dans ma boite à lettre, le « vide idéologique du PS » brocardé par une droite arrogante a laissé place à un trop plein d’idées : 21 contributions générales à se mettre sous la dent, soit plus de 250 pages !
    Les deux mois d'été ne seront pas de trop pour tout étudier les propositions novatrices des uns et des autres. Les militants PS ont également leurs devoirs de vacances !

    Le calendrier imparti est serré comme un expresso; sa première phase s’achévera le 23 septembre avec un "Conseil National de Synthèse", prélude à une phase plus décisive dans laquelle les idées laisseront place aux alliances politiques et aux motions …
    Espérons que tous soient à la hauteur des enjeux d'un tel rendez vous et cultiveront humilité, lucidité et altruisme !


    Aujourd'hui, le militant de base que je suis a deux convictions et une interrogation.

    - L'heure n'est pas au choix du candidat(e) à la Présidentielle mais au travail de fond. Nous devons choisir un premier secretaire qui remette ce parti au travail et en mouvement avec un seul credo "l'esprit d'équipe"
    - L'heure est justement au travail. Non en vase clos, mais en connection directe avec la réalité du pays, des territoires et des français. Pour ce faire, il nous faut ouvrir les fenêtre et les portes, aller à la rencontre des acteurs du terrain. "Partir du réel pour aller vers l'idéal" disait Jean Jaures ... Devise plus que jamais d'actualité, "Car le monde et les temps changent !" ...

    Mon interrogation porte sur le mode de désignation du candidat(e). Doit il être désigné par les seuls militants socialistes ou faire l'objet d'une primaire ?

    La question est posée ...

  • La Rochelle 2007

    5cf1ba42645ecd6e222cbbc74090e252.jpg  Quatre mois après sa victoire aux présidentielle Nicolas Sarkozy est toujours aussi populaire, situation qui contraste avec celle d'un PS englué dans des querelles de personnes ... 

    La messe est elle dite pour autant ? Non et heureusement pour notre pays qui aura bien besoin d'une opposition solide devant la nature des projets gouvernementaux qui s'annoncent …

    Le trouble actuel du PS s’explique.
    Une organisation politique désirant concrètement « changer la vie » a un impératif pour atteindre cet objectif : gagner les élections qui seules lui donneront les moyens de « pouvoir faire » … Il est donc logique qu’elle s'interroge après un troisième échec consécutif à la présidentielle, scrutin majeur s'il en est de la vie politique nationale.
    Le PS doit effectuer une analyse sans complaisance sur les causes de ses échecs répétés et mener une autocritique profonde tant sur son leadership, sa stratégie politique et le projet de société proposé aux français.

    Cette crise d’identité salutaire mais tardive au regard de l'évolution de la planète devra être surmonter au plus vite, car les socialistes ont trois défis à relever dés à présent : engager une profonde mutation, mener une opposition intelligente, crédible, créative, dynamique et résolue à l’actuel gouvernement et bâtir une réelle alternance pour notre pays.

     

    Si la victoire nette de Sarkozy lui laisse apparemment une grande marge de manœuvre, ce dernier ne dispose plus de son bouc émissaire favori (Jacques Chirac) pour endosser les erreurs de la politique menée par la droite y compris celle voulu par l'ancien Minsitre de l'Intérieur (cf note).
    Si en apparence, rien n’a changé : multiplication des effets d’annonces, frénésie médiatique, inflation législative et omniprésence apparente (y a-t-il un Premier Ministre dans l’avion ?),
    il ne pourra plus se contenter, comme cet été, de réagir "à chaud" à chaque fait divers médiatique, l'exploiter au maximun en promettant de tout changer devant les caméras.
    Surfer sur l’opinion ne permet pas de traiter en profondeur les problèmes rencontrés, "l'écume n'est pas la vague de fond"...
    S'il veut rester crédible, Sarko devra, chose nouvelle pour lui, respecter les promesses tenus et assumer des résultats dont il est seul comptable …

    Malheureusement, l’opposition pointe aux abonnés absents excepté quelques commentaires et règlements de comptes internes, en oubliant au passage les 17 millions de Français qui lui a fait confiance.

     Le PS est momentanément en état de choc ...

    L'heure est au bal des procureurs ...

     

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