15/07/2008

PS : Devoirs de vacances ...

congres-ps-reims.jpgLes français sont pessimistes. Ils craignent pour leur avenir et celui de leurs enfants : contexte économique désastreux, crise écologique sans précédent, prix du pétrole, baisse sensible du pouvoir d’achat ... Tout semble aller mal, d'autant que la politique menée par l'actuel gouvernement accentue un malaise qui devrait s'accroitre, à en croire le Ministre du Budget. Le pire reste encore à venir semble t'il  ...
A trop jouer sur les fractures de la société et à stigmatiser les uns et les autres, Sarkozy a provoqué une montée de l'individualisme, des corporatismes et du communautarisme sans précédent. La société est de plus en plus en plus morcelée …  Son fameux  "tout est possible" laisse plus qu’un gout amer dans la bouche, car il est plus que sélectif, à l'aune des mesures gouvernementales, chacun peut voir qui trinque ...
Pour le Président et ses amis, tout va bien, le budget de l'Elysée et de sa communication atteint des sommets inégalés, les médias sont de plus en plus sous influence et les couacs au sein de l'éxécutif se multiplient ...  On peut se demandent désormais, à quoi sert un ministre ?

 Pourtant, malgré ce contexte, la gauche est aux abonnés absents. Le PS s'est enlisé dans les querelles d’égo et de personne et se trouve dans l’impossibilité de proposer et d'incarner une réelle alternative. Situation dramatique et inadmissible, car les français sont en souffrance et ont un besoin absolu d'altrenance crédible qui leur ouvre d'autres perspectives, d'autres lignes de fuite !

Le congrès de Reims (week end du 15 novembre) apparait plus que jamais comme une "heure de vérité" décisive. A en croire le nombre de mels arrivés (à ce stade c'est quasimment du spam) et l'imposant document reçu dans ma boite à lettre, le « vide idéologique du PS » brocardé par une droite arrogante a laissé place à un trop plein d’idées : 21 contributions générales à se mettre sous la dent, soit plus de 250 pages !
Les deux mois d'été ne seront pas de trop pour tout étudier les propositions novatrices des uns et des autres. Les militants PS ont également leurs devoirs de vacances !

Le calendrier imparti est serré comme un expresso; sa première phase s’achévera le 23 septembre avec un "Conseil National de Synthèse", prélude à une phase plus décisive dans laquelle les idées laisseront place aux alliances politiques et aux motions …
Espérons que tous soient à la hauteur des enjeux d'un tel rendez vous et cultiveront humilité, lucidité et altruisme !

 

Aujourd'hui, le militant de base que je suis a deux convictions et une interrogation.

- L'heure n'est pas au choix du candidat(e) à la Présidentielle mais au travail de fond. Nous devons choisir un premier secretaire qui remette ce parti au travail et en mouvement avec un seul credo "l'esprit d'équipe"
- L'heure est justement au travail. Non en vase clos, mais en connection directe avec la réalité du pays, des territoires et des français. Pour ce faire, il nous faut ouvrir les fenêtre et les portes, aller à la rencontre des acteurs du terrain. "Partir du réel pour aller vers l'idéal" disait Jean Jaures ... Devise plus que jamais d'actualité, "Car le monde et les temps changent !" ...

Mon interrogation porte sur le mode de désignation du candidat(e). Doit il être désigné par les seuls militants socialistes ou faire l'objet d'une primaire ? 

La question est posée ...

06/07/2008

Abeille, la sentinelle en danger

 

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 " Si l’abeille venait à disparaître, l’humanité n’aurait plus que quelques années à vivre " ...

Albert Einstein

 

Un apiculteur de ma commune vient de perdre ses 20 ruches ; depuis qu’il récolte le miel (1993) il n’avait jamais connu une telle mésaventure. Au printemps, ces ruches respiraient la vie et regorgeaient de pollen, fin avril, ne voyant plus d’aller et venues, il a ouvert ses ruches pour y découvrir ses abeilles mortes. Il ne sait toujours pas pourquoi …

Un incident à ne pas prendre à la légère, vu la place particulière tenue par l’abeille dans notre vie. Elle ne se limite pas à être l'unique insecte dont l'homme consomme la production (miel, pollen, propolis, gelée royale, cire), le miel a longtemps était la seule source de sucre existante, mais l’abeille est surtout l'insecte pollinisateur par essence. Elle donne la vie et c'est un maillon essentiel dans le maintien de nos écosystèmes. La survie de plus de 80% des espèces végétales dans le monde en dépend. Rappelons que cet insecte malgré sa fragilité, a réussi à traverser deux ères géologiques.

Jusqu'à ces dernières années, ses populations dans nos régions étaient en déclin. Conséquence de la raréfaction des plantes à nectar et pollen (plantes mellifères). Plusieurs faits sont à l'origine de ce phénomène : urbanisation, remembrement, mono culture intensive, herbicides, insecticides et fongicides … Une tendance heureusement remise en cause aujourd’hui.
L’abeille est enfin reconnue pour ce qu'elle est : un indicateur biologique exceptionnel, sentinelle indispensable de la qualité de l’environnement, ce qui explique que de nombreuses villes dont Paris ont relancé son élevage.

Nous ne devons pas sous estimé la mésaventure qui a touché notre apiculteur, elle doit au contraire nous interpeller, d’autant que cet incident n’est pas isolé et se multiplie. La pérennité même de l’abeille semble menacée : pesticides (Régent, gaucho, poncho), développement des OGM, apparition du frelon asiatique (vespa velutina), syndrome d’effondrement ... Les causes sont multiples mais toutes liées à notre mode de développement.

Pourquoi les ruches se vident-elles de leurs habitantes ? Pourquoi les abeilles qui partent- butiner ne reviennent jamais dans leur maison ? Quelle est la vraie cause de ces disparitions ?

 

 Les pistes sont nombreuses et préoccupantes. Il est donc important de savoir ce qui est arrivé aux 20 ruches de Trilport !

 

 

 

  (à suivre : article paru dans les Echos en aout dernier et abordant ce phaénomène de disparition)

 

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04/07/2008

Gracias a la vida

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Gracias a la vida,

Que me ha dado tanto ...

 

Me dio el corazón,

Que agita su marco

Cuando miro el fruto

Del cerebro humano,

Cuando miro al bueno

Tan lejos del malo ...

 

 

(paroles complètes et surtout traduction)

 

Violetta Parra

 

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30/06/2008

SRU : La réponse du cancre

 

ecrivain-maison-~-sme0013.jpgJe tiens à réagir à l'article d'un quotidien local relatif à la "non application" de l'article 55 de la loi SRU par ma commune. Il est vrai que dans un monde ou la communication et l'éphémère brouille tous les messages, le travail de fond effectué et non seulement ingrat mais peu "vendeur" car non visible instantanément. Alors sus au baudet, deux phrases suffisent pour qualifier Trilport comme une des villes qui "semblent n'en avoir cure malgré les sanctions financières ..." et "continuent de jouer les cancres"... Fermer le ban !

J'ai beau avoir l'habitude des raccourcis ravageurs et réducteurs comme du rôle de bouc émissaire assigné aux élus locaux (obligation de résultat sans moyens nécessaires, chercher le hiatus), ce style d'article fait toujours mal ! Bien évidemment aucun des auteurs n'a pris la peine de m'interroger au préalable ou même de consulter les quelques notes de ce blog consacrées à ce sujet, pas le temps certainement, de toute manière le bouc émissaire était tout trouvé  …  

Facile, trop facile ... Injuste, trop injuste ... Mais surtout faux, totalement faux ...

Alors : qu'en est il exactement ? Ou en sommes nous réellement sur la question délicate du logement social ? Quelles sont les difficultés rencontrées sur le terrain ?

 Sans vous infliger la relecture de mes précédentes notes  (notamment loi SRU où en est Trilport, de la Zone 2 à la Zone 1  ), il me semble opportun vu les réactions suscitées par l'article, de rappeler le sens du combat mené pour un logement social de qualité respectueux de son environnement, mais également les freins et obstacles rencontrés sur le terrain ... La part de vérité du cancre que je suis , en quelque sorte !

Campons le décor dans son contexte concret et réel : la problématique du logement social ne date pas d'hier, cependant la loi SRU est récente (décembre 2000) et ses décrets d'application encore plus ...Est-il utile de préciser que si nous étions une des rares villes de l’agglomération (hors Meaux)  à disposer de locatifs sociaux (constat toujours d'actualité) nous n’avions aucune expertise en interne sur cette problématique complexe. Autre rappel utile, Trilport n'est pas Neuilly sur Seine (au hasard), et n'a pas les moyens financiers de cette ville,  détail certainement mais influant directement sur notre capacité d'action et réactivité; désolé, il faut avoir les moyens pour agir vite !

Mon engagement sur ce dossier s'explique à la fois par la détresse des personnes reçues régulièreement lors de mes permanences recherchant un toit accessible, mais aussi pour une raison simple , j’ai vécu moi même dans un logement social de longues années; et j’ai la conviction d'agir juste en faisant de  la qualité une exigence préalable. Nous ne parlons pas ici d’objets que l'on entassent mais d'hommes, de femmes et d'enfants qui devront vivre et surtout s'épanouir dans ces quartiers ...

Maire depuis 2004, il me semble ne pas avoir chomé en ce domaine; tout cancre que je suis !
Il m’a fallut dans un premier temps renforcer nos moyens d'action , rencontrer les différents partenaires, acquérir une réelle connaissance des enjeux, moyens et contraintes. Puis choisir nos partenaires, étendre le périmètre de préemption, solliciter les services domaniaux (ce qui n’est pas le plus rapide), entamer les procédures d'acquisition avec les notaires et agences immobilières, rétrocéder les terrains acquis au bailleur social pressenti, solliciter les emprunts nous permettant d'agir, lancer les travaux du nouveau Plan Local d’Urbanisme qui intégrera cette exigence comme priorité.

Bien sur, cela n'est rien ... Si ce n'est un minimum de temps, de réflexion, de moyens financiers, d’énergie ... Sans laisser de coté la gestion quotidienne de la commune, le lancement du programme d'équipements qui nous permettra de disposer des infrastructures nécessaires (notamment au niveau des écoles) et surtout de faire face au contexte budgétaire « délicat » que nous connaissons vu le désengagement croissant de l'État inversement proportionnel à ses demandes et à celles de nos concitoyens ...

Nos efforts portent enfin leurs fruits …  Le premier programme a été livré la semaine dernière avec quelques semaines de retard, les appels d'offre du prochain sont en route et notre Plan Local d'Urbanisme devrait être voté avant la fin de l'année. Il intègrera notamment l'obligation pour chaque nouveau programme d'intégrer 30% de logements sociaux. Nous lançons en parallèle un éco quartier (j’y reviendrais) dont le logement aidé est un objectif central !

Une autre démarche était possible : préempter un terrain en périphérie de ville et y bâtir les locatifs sociaux manquants; c'était plus simple, rapide, moins couteux et surtout respectueux des objectifs quantitatifs de la loi SRU ! Une méthode choisie par nombre de collectivités et d'élus, évidemment exemplaires ... Nous avons choisi une autre voie, plus complexe à mettre en route mais nous semble t’il plus durable afin de ne pas reproduire demain les ghettos d'aujourd'hui  ... Une leçon tirée de novembre 2005 !

 

Si vous avez le courage de lire jusqu'au bout du bout la suite de cette note (je vous rassure trés synthétique), vous disposerez d'un état de notre action des dernières années et des principaux obstacles rencontrés sur le terrain. Les auteurs de l'article pourront toujours s'en inspirer pour nuancer quelque peu leur analyse, car tout n'est pas aussi simple et manichéen qu'ils ont l'air de l'écrire et peut être de le croire !

 

Autant le dire tranquillement, j'ai quelquefois le sentiment d’être un peu isolé dans mon combat en faveur d'un logement social de qualité !

 

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