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développement durable

  • Gens du voyage, le retour ...

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    Avant d'aborder la rentrée, un rapide retour sur les deux mois d'été qui viennent de s'écouler, troublés par "l'irruption" soudaine de 300 caravanes qui ont mis les nerfs des riverains et des élus à rude épreuve.
    En quelques heures, le nombre d'habitants de la commune a augmenté de prés de 25%, mille personnes s'implantant en plein champ, à proximité immédiate des habitations, chacun peut imaginer sans peine les conséquences de cette arrivée massive : bruit, accés routier, environnement sanitaire ...


    Chaque année, afin d'éviter ce type d'intrusion, trop fréquent malheureusement, nous implantons barrières forestières, aménagements, encourageons les propriétaires à faire de même (tout en exploitant leurs terres et respectant les directives européennes sur la jachère), collaborons avec les villes voisines ... Mais vu l'étendue des terres à cultiver sur la commune, l'équation n'est pas simple !
    Trilport (comme toutes les villes de l'agglomération) respecte  pourtant le schéma départemental des gens du voyage, ce qui n'est pas si fréquent en Seine et Marne. Une volonté qui implique un engagement financier conséquent (aires d'accueil, aires de grand passage ....) mais également politique, ce type de dépenses étant rarement populaires auprés de nos administrés.

    Lors d'une telle invasion, la situation est difficile à gérer, quelquefois explosive, surtout lorsque l'on se retrouve seul (voir notes précédentes), fort heureusement, cela n'a pas été le cas cet été et je m'en félicite. Je tiens à saluer l'action résolue de la représentante de la Sous Préfecture et le soutien des forces de Police !


    48 heures aprés ce débarquement ...

     

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  • PS : les vacances sont finies !

    vendanges.jpgAvec les premières vendanges, l’heure des universités d’été a sonné, signe incontestable de la rentrée politique.
    Pour le PS cette université est intimement liée à la vlle de la Rochelle… Vu les news apparemment 2009 est un bon cru, l’air frais et vivifiant de l'océan n'y est sans doute pas étranger. Tant mieux, gardons nous de refermer les fenêtres trop tôt afin de garder cette dynamique !

    Après tous les mauvais coups de ces derniers mois (score des européennes, avis de décès post mortem et pour le moins prématurés de certains "grands esprits", désarroi épistolaire de notre première secrétaire, déclarations tonitruantes des uns et des autres … ) ce rendez vous estival arrive à point nommé pour relancer la machine.
    Nous en avions bien besoin vu le calendrier électoral des prochains mois, et des inévitables crispations qu’il va induire auprès de nos partenaires. Il y a urgence à redevenir le parti du mouvement et de l’audace.

    La question des primaires est révélatrice de cette nécessité et a passablement  secoué le landerneau socialiste ces derniers jours. J'avoue ma satisfaction de voir les uns et les autres s’y rallier peu à peu, même si l’enthousiasme de certains est tout à fait relatif !
    L’idée n’est pas nouvelle, rappelons qu’avant l’appel initié par la fondation Terra Nova, Pierre Moscovici, entre autres, avait défendu cette proposition lors de sa candidature pour le Congrès de Reims, sans trop de succès malheureusement …

    Cette mesure ne peut aucunement être le remède miracle à tous les maux traversés actuellement par le PS.

     

    C'est cependant à mes yeux une avancée démocratique et une réelle perspective de dynamique ...

     

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  • Ripostes, c'est fini !

     

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    Le talent, c'est la hardiesse,

    l'esprit libre, les idées larges

     

    Anton Tchekov

     

  • L'état de siège médiatique

    sarko medias2.jpgUne petite anecdote, révélatrice qui en appelle d'autres, inévitablement, au moment où l'on célèbre, sans tambour ni trompette le 2 eme anniversaire de l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée  ...

    Contexte : le jounal de 20 heures de la 2, présenté par Monsieur Pujadas, la semaine dernière ... Actualité internationale et nationale : les ministres en action, message sublimal : "le monde tangue, la crise nous guette, mais dormez tranquille le gouvernement travaille  ..."

    Le même jour, la France fait l'objet d'une remontrance de la Commission Européenne devant l'ampleur de son déficit et le non respect de la parole donnée : A la Une du journal télévisée, une question taboue : faut il augmenter les impôts ?
    Reportage sur l'agence : France Trésor (plutôt pathétique), interview du Ministre en charge du dossier ( quoi de plus normal ?) et de son opposition, nous sommes en démocratie, non ? Excepté, qu'en fait d'opposition, n'ont été interviewé que des députés de l'UMP, de dangereux gauchos suggérant à demi mot un assouplissement du bouclier fiscal ... Rien d'autres ... gonflé non ? Aucun interview d'un député ou d'un sénateur de gauche ...  Message sublimal : "Il n'ya plus d'opposition".
    Ne cherchez pas, dans aucun autre sujet de ce journal, la parole n'a été donnée à l'opposition ... Celle de gauche du moins ...

     

    Pas besoin d'être spin doctor pour comprendre la situation ...
    Lorsqu'est invité un élu socialiste, il n'est interrogé que sur le coté obscur de la force (Martine, Ségolène, Jack et les autres) et non sur ses propositions face au gouvernement. Ce dernier lui irrradie les ondes de force positive : du petit déjeuner (télévision publique : les quatre questions) au coucher, chez Mme Chabot !
    Remarquez, cette situation va s'améliorer puisque désormais c'est le Président lui même qui désignera les dirigeants des chaines publiques nationales, rien n'arrêtera plus la marche en avant de la démocratie médiatique !

    Aprés avoir abordé le coté aval de l'information, mille pardons j'ai failli écrire vassal, intéressons nous quelque peu à l'amont ...
    Là aucune crainte, Nicolas Sarkozy et son équipe de communiquants assure et s'occupe de tout, en qualité de fournisseur de contenu maitrisé et de produit fini : à chaque visite du Président c'est l'état de siège, au propre comme au figuré, tout doit être sous contrôle afin d'éviter le bug.
    Question spontanéité, visite directe sur le terrain, le concept "je parle directement aux français"  a certes du plomb dans l'aile, mais à la télé cela donne de si belles images positives et consensuelles et les temps sont si durs !
    Les rares fois où les caméras de télévision ont surpris des cris, des protestations, des pancartes contestatrices, le Préfet a été déplacé. Autant dire que depuis le pli est pris et à chaque visite annoncée c'est ville morte ...
    Un contrôle de l'image absolu, le moindre grain de sable est à éviter ... Il faut positiver ! Exemple : finale de la Coupe de France, ne cherchez pas le Président au centre du Stade serrant la main aux joueurs des deux équipes, tradition républicaine s'il en est. La peur des applaudissements et des acclamations unanimes de la foule a dissuadé le Président de le faire ... Peur certainement que les sages du CSA, garants impartiaux de l'équité politique ne décomptent ce moment du temps de son temps de parole ! la situation est sous contrôle ...

     

    Certes, tout n'est certainement pas la faute des médias, convenons en ...
    Cependant, force est de constater que l'état de siège médiatique est une réalité de plus en plus présente sur l'ensemble des médias télévisés. Non seulement sur ceux maitrisés par les amis de qui vous savez (la bande du Fouquet's), mais désormais également sur les chaines publiques ...
    La berlusconisation des esprits est en route en mettant au premier plan la problématique suivante :" positiver et magnifier l'action d'un Président  travaillant pour un monde meilleuret le bien de tous et rendre ringard ou pathétique une opposition divisée et non constructive obsédée de querrelles politiciennes".

    Une réalité que l'opposition se doit d'assimiler, et au plus vite. Elle doit plus que jamais consacrer ses trop rares moments d'exposition médiatiques à l'essentiel : ouvrir de nouvelles perspectives politiques positives !

     

  • Les quartiers durables à l'échelle européenne

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    J'ai participé il y a quelques semaines avec une délégation de Maires seine et marnais à une visite d'éco quartiers européens dont celui de Vauban à Fribourg, véritable icône de cette problématique urbaine.


    Deux remarques préalable toutefois : s'il est toujours utile pour un élu d'effectuer des visites de terrain afin de se "nourrir" d'expériences concrètes, le "benchmarking" demeure cependant un outil redoutable qu'il serait dangereux de limiter au simple copier/coller, signalons également qu'il est dommageable de réduire un quartier à une simple réalisation urbaine, même novatrice !
    Un quartier est un pan d'histoire collective qui peut se conjuguer à plusieurs modes : passé simple, composé (même si le décomposé s'impose parfois  ...), présent, futur ou conditionnel, c'est dire ...
    Des habitants y vivent, s'y épanouissent (ou non), quelquefois durant des générations, il est la résultante d'une alchimie complexe dépendant de plusieurs dynamiques qui s'entremêlent : expertise et intelligence collective, ressources financières, vie interne mais également aléas ...

    A ce titre le document de l'ARENE (téléchargeable sur ce blog : "Quartiers durables européens") est utile, si aucun des exemples présentés n'est semblable, tous sont cependant issus d'une volonté politique forte, qui a permis de faire bouger les lignes et d'aplanir les difficultés rencontrées sur le terrain ou en amont.

    Ces préalables étant posés, j'ai retiré de réels enseignements de ces visites enrichissantes et opportunes (j'y reviendrais). Pour être trés clair, mon objectif n'est pas de démontrer le retard indiscutable des français en environnement, ou d'affirmer que les quartiers visités constituent la pierre philosophale du Développement Durable, mais tout simplement d'envisager des pistes de travail à explorer, de les confronter à la réalité "locale" et à ses contraintes afin de faire le point sur une problématique qui est surtout globale ...

    Tout est lié ... Concernant l'avenir de nos enfants et de la planète, une évidence s'impose, l'urgent aujourd'hui n'est plus de s'en convaincre mais d’avancer concrètement vers un mode de développement plus vertueux ...

    Passons aux pistes de travail ...

     

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  • Impressions de hongrie

    Pannon.jpgJ'étais invité le week end du 1er mai en Hongrie, à Pannonhalma (située non loin de Gyor et de Vienne), à l'occasion du 10eme anniversaire du jumelage de cette commune avec Engen, cité allemande à laquelle nous sommes également jumelé. La deuxième mi temps d'une rencontre amicale ayant débuté l'an dernier.

    Le temps d'effectuer un rapide aller retour express dans un pays que j'avais découvert en aout 2006 ...

    10 ans déjà, cela représente peut être peu pour un français, mais tellement pour un hongrois ! C'est effectivement en 1999 qu'Engen et Pannonhalma ont lié leur destin, 10 ans tout juste aprés la chute du mur de Berlin, la Hongrie n'avait alors pas encore intégrée la Communauté Européenne (2004) ! Depuis le temps s'est comme accéléré !.

    J'ai eu le plaisir de retrouver durant ces trois jours, des visages connus, normal, de jeunes Trilportais ayant participé à des chantiers organisés à Pannonhalma, nous avons eu le plaisir de plus d'accueillir en mairie des stagiaires hongrois désireux de se perfectionner dans notre langue ; car fait positif, la culture française semble encore attractive, mais jusqu'à quand ?

    Tout n'est plus aussi définitif sur terre, la planète tourne et ses centres de gravité également, nous aurions tort de l'oublier et de ne pas considérer à leur juste mesure, les pays d'Europe de l'Est,  le potentiel et la chance qu'ils représentent pour notre vieux continent.
    Un constat que la classe politique française dans son ensemble devrait intégrer. Il est paradoxal et significatif que l'Europe d'aujourd'hui soit plus proche de celle d'avant 1914, que de celle de l'aprés Yalta. Les repères, notamment géo politiques, qui ont formés des générations d'occidentaux et de français ne correspondaient en fait qu'à une imposture politique qui depuis s'est dissipé.

    L'Europe de l'Ouest, et l'Allemagne l'a bien compris au contraire de nos dirigeants, doit ouvrir les bras à ces nations plutôt que leur donner des leçons ! Et il y a urgence.
    Autant il était aisé d'apparaitre commue une perspective d'avenir face à l'Amérique ringarde de Busch (le dernier opus de Thomas Friedman est à ce sujet explicite), fermée sur elle même et parano, autant celle d'Obama risque fort d'exercer un pouvoir d'attraction tout à fait différent auprés des habitants de ces pays; une situation amplifiée par l'atlantisme de certains de nos dirigeants, ne pensant à l'Europe que lorsqu'elle flatte leur égo, oubliant au passage qu'elle ne peut être que collective !

    Voici quelques impressions fugitives ...

     

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  • Entrons dans la cadence ...

    francilien.jpgJ’ai participé il y a quelques jours, au siège du STIF,  à une réunion portant  sur l’évolution du réseau Paris Est (Paris-La ferté mIlon, Paris – Château Thierry) et la présentation des grandes lignes du « cadencement 2010 ».

    Deux sujets concernant directement Trilport, dont la gare est située au croisement de ces deux lignes et bénéficiera de l'amélioration de l'offre de chacune,. Deux conséquences majeures : une plus grande amplitude (des trains avant 6 heures et après 23 heures) et une meilleuire fréquence (en moyenne deux par heure, 4 lors des heures de pointe), et surtout sans « trous de desserte ».
    Des informations qui mêlées au renforcement de la desserte du RER E à Chelles permettront d’améliorer considérablement l’attractivité des transports collectifs sur le secteur !

    Depuis son arrivée à la tête du STIF, Jean Paul Paul Huchon (après un bras de fer mémorable avec le gouvernement), a fait de l’amélioration des transports la priorité numéro un de la région. Il a engagé des moyens financiers sans précédent pour traduire dans les faits cette volonté politique.
    Objectif : offrir un niveau de qualité de service correspondant aux attentes des usagers, notamment de ceux de la grande couronne.  Depuis 2006, il a lancé un plan d’équipement d’une ampleur inégalée, sur un réseau que «les gouvernements ont déserté depuis trente ans»,, soit 18 à 19 milliards d’euros de dépenses jusqu’en 2020, financés jusque là exclusivement par la région !

    Gardons nous cependant de tout triomphalisme, dans l'attente de l’officialisation de ces propositions et la livraison des nouveaux matériels. Mis reconnnaissons que le compte y est. Le nouveau cadencement va changer la vie au quotidien des milliers d'usagers, l'offre est plus que doublée et dans les deux sens !

    Deux souvenirs me revenaient en mémoire lors de cette réunion ... L'occupation des voies en gare de Trilport avec l’association d’usagers AOUT (ligne de la Ferté Milon) qui s’était terminée dans le bureau du Sous Préfet, et le voyage en train effectué au petit matin avec Jean Paul Huchon en pleine tempête de neige, lors d’une campagne pour les régionales. Il avait alors partagé les conditions de transport quotidiennes des franciliens de la grande couronne, un souvenir qu’il a toujours gardé en tête, nous en avons reparlé depuis et qui explique sen partie son implication sur l'amelioration des transports en grande couronne.

    Des images qui bientôt, espérons le appartiendrons au passé … Mais entrons dans la cadence du cadencement pour mieux explorer les conséquences de ce qui risque d’être une petite révolution …

     

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  • DSC : Encore un effort camarades !

    meaux.jpgLors du dernier Conseil Communautaire nous sommes revenus sur un sujet jusque là polémique, la Dotation de Solidarité Communautaire (cf note précédente). Ce débat a eu au moins le mérite de permettre aux élus d'aborder la notion de solidarité, essentielle, lorsque l’on traite d'intercommunalité.


    Rappelons qu'une structure intercommunale pour fonctionner dispose comme ressources financières des dotations de l'Etat et de la perception de la Taxe Professionnelle (en lieu et place des communes) lorsqu'existe une Taxe Professionnelle Unique (ce qui est le cas pour une communauté urbaine ou une communauté d’agglomération). Quelquefois s'ajoute une fiscalité additionnelle, les administrés devant alors acquitter des impôts locaux supplémentaires.

    En contrepartie, les communes perçoivent une attribution de compensation, basée sur le montant perçu par la commune lors de la création de la structure intercommunale (sans actualisation). En théorie, pas de perte, le surplus de TP finançant les nouveaux services mis en place par la structure intercommunale ou ses investissements, CQFD . Mais tout n'est pas aussi limpide ...

    cette mesure représente le plus souvent pour les budgets municipaux, un sérieux manque à gagner (excepté pour les communes ayant perdu de l'activité économique), car ce mécanisme ne tient pas compte des efforts financiers consentis quelquefois par les communes pour aménager une zone d’activités et créer en amont ces recettes ... Si ces dernières sont intercommunales, les charges elles demeurent exclusivement à la charge de la commune, nous sommes alors à des années lumières du principe de neutralité budgétaire ! De plus les services ou les investissements ne sont quelquefois pas immédiatement au rendez vous, et c'est un euphémisme ...

    Rappelons, pour forcer le trait, et bien qu'elle va disparaitre d'ici peu, que la TP est la taxe locale la plus dynamique, (augmentation du nombre d’entreprises, revalorisation des bases avec la répercussion de l’inflation) et de loin la plus rémunératrice pour la collectivité. Conséquence directe, ne pas revaloriser le montant perçu revient de fait à appauvrir les communes, les dépenses ne diminuant pas; phénomène accentué par la baisse des dotations de l’Etat, surtout lorsque les nouveaux services aux administrés ne sont pas encore au rendez vous et les investissements pas lancés ...
    C'est une des raisons qui a amené le législateur a mettre en place le mécanisme de la Dotation de Solidarité Communautaire. Dispositif adopté par la grande majorité des Communautés d'Agglomérations qui permet selon certaines modalités à la structure itnercommunale de redistribuer aux communes, une part de son budget de fonctionnement.

    Une mise en place que nous demandons depuis la création de la CAPM (Communauté d'Agglomération du Pays de Meaux), et qui avait donné lieu lors du dernier mandat à  un débat reposant principalement sur un clivage politique(cf note précédente). Une situation absurde, cette question étant avant tout d'ordre budgétaire et du domaine de la gouvernance, ce qui explique pourquoi les Communautés d'agglomération qu'elles soient de droite ou de gauche l'ai adopté.

    Si nous avons toujours des pro et des anti DSC, les discussions ont été moins polémiques et la dotation, in fine, acceptée par l'assemblée communautaire  !

    Mais tout n'est pas réglé pour autant ... Revue partiale (on ne se change pas ...)  des arguments des uns et des autres ...

     

     

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  • La Novlangue de la mobilite urbaine

    tc_idf.jpgVoici la deuxième note de la série destinée au transport en commun ... Son objectif est de décrypter quelque peu certaines terminologies, car autant se déplacer est une action que tout un chacun n’a pas trop de mal à expliquer, tant cela parait simple, autant le vocabulaire employé par les spécialistes de la mobilité urbaine laisse pantois, tant il paraît discriminatoire : il y a ceux qui savent et les autres !


    Ce qui est dommageable, car il est utile d’approfondir le sens des mots employés et les concepts qu’ils véhiculent (quoi de plus normal ici), ils sont porteurs de perspectives dont il est important de saisir toutes les nuances et les subtilités.


    Le devenir incertain de la planète et le réchauffement climatique ont placé le transport en commun au premier plan. Rappelons qu’en terme environnemental, il n’y a pas photo, le transport en commun est une solution bien plus « propre » que la voiture particulière et de loin !
    La consommation de cette dernière s'élève, peu ou prou, à un peu moins de 10 litres aux 100 Km (soit 100 Grammes Équivalent Pétrole (ou GEP) par kilomètre parcouru) en cycle urbain, contre 42 litres pour un autobus, 1000 GEP pour un tramway, 2000 GEP pour un métro.

    Pour avoir une vue plus circonstanciée, il faut également intégrer le nombre de voyageurs transportés au kilomètre. Là, tout bascule ! Une voiture particulière transporte en moyenne 1,3 passagers (soit 77 GEP par voyageur), un bus 60 (soit 7 GEP par voyageur un tramway 180 (soit 5,5 par voyageur) …
    Constat, le tramway et le bus sont dix fois plus économes en énergie que l’automobile individuelle ! D'autant que nous n'abordons pas la nature de la source d’énergie utilisée et le taux de remplissage effectif des véhicules lors des heures de pointe !


    Moralité, tout scénario permettant de privilégier le transport en commun est bon pour la planète, mais tout l'enjeu est de le rendre également bon pour l'usager !

    La France a beaucoup de progrès à faire dans ce domaine.
    Facteur déterminant, trop souvent sous estimé, la poussée de l’intercommunalité (voir note précédente), notamment au niveau des agglomérations moyennes ( bassin de vie de 100 000 habitants) qui impulse un développement des réseaux de transport sans précédent, ces derniers pouvant devenir les leviers d’une vraie dynamique de reconquête de territoire, car le structurant et l’irriguant en profondeur. Un impératif cependant, l’offre définie doit correspondre aux besoins du terrain, privilégier une approche multimodale et complémentaire afin de créer une réelle synergie.

    Le réseau de transport devient alors un véritable outil de recomposition urbaine; pour aborder cette problématique, il faut à la fois disposer d’une vue large (grand angle) et de focus particuliers  …

    Je vous propose un petit voyage dans le monde des sigles et des acronymes relatifs à la mobilité urbaine : PLD, TSCP, PDU, PTU, BHSN …

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  • Du lien de causalité en matière d'éducation

    exam_correction.JPGQuelquefois une ouverture de classe proposée par l'Inspection Académique peut être ressentie amèrement par la Communauté éducative locale; cela peut sembler paradoxal mais c'est pourtant  le cas, après la proposition de réouverture définitive faite ces derniers jours pour une  école ayant subi à la rentrée une fermeture définitive de classe (pour seulement quatre élèves)...
    Décision se révélant catastrophique au fil des jours pour les élèves  : l'ensemble des classes de l'école à double niveau, des absences d'un enseignant remplacées par une kyrielle de remplaçants, eux mêmes quelquefois absents ... Illustration : depuis septembre, une classe a eu jusqu'à 8 professeurs différents ! Autant dire que les conditions ne sont pas réunies pour permettre à ces élèves de suivre une scolarité normale !

    J’ai écrit à l’Inspecteur d’Académie afin de lui faire part des inquiétudes légitimes suscitées par ces conditions de scolarité, issues d'une mesure de carte scolaire discutable. Cette réouverture était selon nous, prévisible au regard de l'évolution des effectifs, ce qui ne fait qu’amplifier l'impression de gâchis, le terme n’est pas trop fort, inspiré par cette année. Réouverture dont nous avions indiqué la trés forte probabilité lors de nos multiples entretiens avec les services académiques, I'inspecteur d'Académie puis le représentant du Ministre afin de les convaincre.

    Je ne peux que constater aujourd'hui avec amertume les conséquences de cette décision et en évaluer les dommages. Elle a gravement impacté la qualité de l’enseignement prodigué dans une école jusque là sans souci, une dynamique d'équipe est cassée, l'enseignante en poste a été déplacée dans un autre établissement malgré un investissement personnel conséquent non seulement auprés de ses élèves mais de l'école. Nous espérons avec les parents, sans trop y croire,  qu’une telle année n’aura pas de conséquences négatives sur la scolarité future de leurs enfants.

    Situation à des années lumière des objectifs officiels (et théoriques) de réussite affichés par le Ministre lors de ses points presse. Ici point de communication médiatique, le principe de réalité prévaut et il est brutal !

    Certains parents d'élèves et enseignants, chacun peut comprendre leur désarroi, parlent de "casse généralisée" de l'école publique. Soulignons dans le même temps  le travail remarquable et la conscience professionnelle exemplaire des enseignants de cette école qui exercent leur mission sans coup férir depuis septembre dernier, malgré des conditions matérielles et morales plus que délicates et qui honorent leur institution.

    Analyse, cette fois ci plus politique. Il existe bien un lien de causalité direct entre suppression de postes au niveau national et situation locale, ceux qui pouvait en douter, en sont désormais convaincus. Il faut dénoncer le double langage d'élus qui devant les parents d'élèves sont "scandalisés" de telles fermetures, alors que dans le même temps ils soutiennent les mesures de suppressions de postes décidés au niveau national, qui sont pourtant directement à l'origine d'une telle fermeture et des problèmes de remplacement constatés ! Un gand écart idéologique dont certains sont coutumiers, la démagogie n'a quelquefois pas de limite ...

    Je déplore que la question de l'éducation fasse l'objet d'une contreverse dogmatique et politicienne, il en va pourtant de l'avenir de notre pays. Il faut réformer bien sur, mais pour améliorer l'efficacité d'un système, pas pour réaliser de fausses économies qui à teme se révèleront négatives pour le pays, y compris et surtout au niveau économique. Autant l'education nationale ne doit pas être un tonneau des Danaïdes, autant elle doit être considérée pour ce qu'elle est, un investissement pour le futur.
    Je constate avec intérêt l'évolution de groupes de réflexion tel l'institut Montaigne, pourtant classée trés à droite et plutôt catalogué comme chantre du néo libéralisme (bien qu'une révolution culturelle se déroule sous nos yeux, au regard de la crise que nous traversons) qui dans une étude consacrée aux ZEP, démontre l'acuité des problèmes rencontrés au quotidien dans les écoles : "Il y a urgence. Sans égalité assurée très tôt au quotidien, et dès l’école primaire, la société française risque de s’étonner encore longtemps des maux dont elle souffre aujourd’hui" ...

    Une telle conclusion me va, c'est dire ! Elle démontre l'importance et la légitimité de combats visant à soutenir l'activité de structure comme celui du RASED ou de protester contre des suppressions de classe pour deux à quatre élèves manquant selon le département dans lequel ils vivent et les dotations de postes glanées par l'Inspection Académique chaque année.

    L'institut Montaigne ira t'il jusque là dans son aggornamiento politique ?

     

    Permetttez moi sinon d'en douter du moins de l'espérer ...

     

  • 75 milliards d'euros pour le 77

    le-77-en-colere.jpgCe mercredi 4 février à Trilport, Vincent Eblé a poursuivi un exercice de style inédit, débuté cette semaine, inviter les seine et marnais à participer à une réunion publique consacrée aux orientations budgétaires du département.

    Son initiative met en furie l’UMP départementale, bien embêtée pour le coup. Le débat proposé par le Président du Conseil général a beau être public, il est refusé par les Conseillers Généraux UMP qui ont déserté l’hémicycle, et leurs  militants qui ont choisi de distribuer des tracts plutôt que d'y participer. Il est vrai que les faits sont têtus et que la réalité s’impose à tous, comme chacun va pouvoir s'en rendre compte . …


    Si Vincent Eblé a une qualité, reconnue même de ses adversaires, c’est sons sens de la communication. En lançant une campagne médiatique de "mobilisation" destinée à demander à l'État le remboursement de 75 millions d'euros au titre du transfert des charges non compensées totalement depuis 2004, il a fait parler du 77 dans tout le pays. Cette offensive médiatique est totale : affichage dans 750 arrêts de bus, 500.000 exemplaires d'un coupon carte T à renvoyer gratuitement, pétition en ligne et cinq réunions d'information sur l’ensemble du département (dont celle de Trilport). L'objectif est atteint, au grand dam de l’UMP locale.

    Cette offensive fait suite à une lettre adressée au Premier Ministre, François Fillon le 14 janvier, restée depuis sans réponse. Dans ce courrier, très explicite, Le Président du Conseil général démontre, sans peine, que les dépenses transférées augmentent plus vite que les recettes accordées au titre de leur compensation et que la Seine et Marne reçoit de l’Etat beaucoup moins de soutien financier qu’un département francilien comme les Hauts de Seine. Secret de polichinelle connu de tous : les compétences transférées en 2004 aux départements (RMI, personnels d'entretien des collèges et aux routes nationales) sont insuffisamment compensées.
    Lorsque l'État a calculé les charges relatives à sa décentralisation, il l'a fait sur les bases de 2003. Depuis la situation a évolué, et pas forcement dans le bons sens : les Rmistes ont augmenté de 18% en 4 ans (moins value pour le département : 58,989 millions d'euros), pour les routes nationales, le différentiel  est de 4,8 millions d'euros, pour les personnels des collèges de 7,8 millions d'euros (détail de ces sommes dans la 2eme partie de la note)... Soit au total, une addition sur quatre ans évaluée à 75 millions d’euros équivalant , au choix, à 21 points d’impôts, 4 collèges neuf ou 3 ans d’entretien pour les 4400 km de routes départementales !
    Certes, la compensation existe à l’euro prés … pour 2003 ! Or nous sommes en 2009, cherchez l’erreur ?
    Si le dispositif légal est inattaquable, au niveau financier, moral  et politique il est condamnable ; certains parlent même d’arnaque caractérisée … C’est tout l’intérêt du débat engagé par l’exécutif départemental, d’autant qu’un autre sujet embarrassant est soulevé, celui de l’inégalité des dotations de l’Etat entre différents département francilien (voir dans la 2 eme partie de cette note). Est il normal que celles-ci atteignent 174,4 euros par habitant pour le département des Hauts de Seine contre 124,2 euros pour la Seine et Marne ?


    Le débat engagé , n’est ni de droite, ni de gauche, mais vise simplement de défendre les intérêts des Seine et Marnais, c’est pourquoi la réaction de l’UMP locale étonne et détonne …


    L’autre aspect est plus politique ...

     

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  • la nouvelle dimension de la mobilité urbaine

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    La visite récente du T4, le « tram train » de la ligne des coquillettes, l’apparente complexité de concept comme celui de pôle d’échanges intermodal, l’évocation possible de la création d’un Transport en Commun sur site propre (ou TCSP) sur l’agglomération, le lancement des réflexions intercommunales autour du Schéma de Cohérence Territoriale et du Plan Local de déplacement m’amène à aborder cette thématique sur ce blog et a y consacrer quelques notes dont la première concerne la révolution qui secoue actuellement la mobilité urbaine ...

    Depuis que l'homme est homme, se déplacer est synonyme de vivre, au propre comme au figuré … cependant, les repères habituels sont aujourd'hui bouleversés, les déplacements quotidiens, hier cadencés par le rythme naturel du soleil, organisés autour de repères forgés par des générations de travailleurs ne suivent plus nécessairement le mouvement de balancier habituel : métro / boulot / dodo  …
    Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce bouleversement : une société de plus en plus éclatée, voire émiettée, le développement du temps partiel, la pression du prix du foncier, le désir de devenir propriétaires, les incitations au déplacement .… Nous sommes entrés dans une ère de transition et devons nous adapter à cette nouvelle donne ; la mobilité concerne autant le travail, que les loisirs, l'éducation, la santé ou la famille, elle est créatrice de lien social puisque fédératrice par essence.

    La vitalité d'un pays ne repose plus sur la splendeur de bastions forteresses isolés mais bien plus sur la qualité de ces réseaux, des liens tissés entre les territoires entremêlés qui le compose, et constituant autant de valeur ajoutée !

    Pourtant, force est de constater, à l'heure du TGV et des voyages intercontinentaux "low cost", que les progrès considérables réalisés ces dernières années ont surtout concerné les moyennes et longues distances, le transport urbain quotidien , à coté, fait triste figure ...
    Point de fatalité, cependant, car partout où elle est encouragée (mobilité peu chère, qualité de l'offre ...), la fréquentation est au rendez vous !

    Phénomène, pour l'instant limité aux moyennes et grandes distances, mais qui peut demain concerner également la mobilité urbaine. Trois défis majeurs justifient cet optimisme apparent : le réchauffement climatique, la pénurie énergétique, l'allongement de la durée de la vie. Autant de tendances qui rendent incontournables la révolution du transport de proximité.

    La révolution engagée depuis deux décennies dans les grandes agglomérations, surtout à l'étranger, mais la France rattrappe ce retard, avec l’irruption des intercommunalités, concerne désormais les villes moyennes, surtout lorsque les nouvelles entités administratives correspondent effectivement à un bassin de vie … Effet de seuil, masse critique, levier financier, permettent de réunir les moyens permettant de répondre aux demandes du territoire et de ses habitants en intégrant une lecture globale et intermodale des transports, permettant d'optimiser les investissements, de privilégier la mise en place d’une organisation urbaine efficiente, tant en terme de service, de fluidité que de respect environnemental.


    Tels sont les enjeux ... C'est dire ...

     

     

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  • Jusqu'ou ira t'il ?

    pov_con.jpgCela commence à faire décidement  beaucoup !

    Aprés l'affaire Corse (cf note précédente) qui confinait déjà au ridicule, celle de Saint Lô marque une nouvelle étape dans une démesure "a républicaine" et traduit dans les faits une dérive inquiétante au pays des droits de l'homme  ...

    Bien plus grave, les exemples se multiplient ...
    A l'image de ce grand père qui pour avoir tendu une pancarte au bord d'une rue reprenant une expression prononcée et immortalisée par "notre Président"  (voir l'illustration de cette note) s'est retrouvé de longues heures au poste de police  !
    L'exécutif sanctionne des citoyens pour délit d'opinion, et dans le même temps limite l'indépendance de la justice, de la presse, de la télévision publique. Aucun amalgame ici, si ce n'est l'énoncé de faits qui à force d'accumulation commencent à devenir "tendance"et inquiètent plus d'un démocrate ...

    Sanctionner également des représentants de l'Etat, grands ou petits, qui n'ont fait que leur devoir est non seulement scandaleux mais répréhensible ... C'est un abus de pouvoir caractérisé, car où se situe la faute justifiant les décisions prises en Corse où à Saint Lô ?
    A chaque visite présidentielle, pourtant le "ménage" est fait , et bien fait, malgré une pression inimaginable. Je peux personnellement témoigner que chaque fonctionnaire de la Préfectorale ou du Ministère de l'Intérieur est à son maximum, mais à l'impossible nul n'est tenu !

    Le fait du Prince déjà répréhensible dans une monarchie constitutionnelle, l'est encore plus en république. Ces épisodes qui s'enchainent ne témoignent pas seulement d'un manque d'humour et d'esprit de nos dirigeants (faut il employer le pluriel ?), ou de sang froid, mais également d'un refus quasi obsessionnel de voir la réalité en face !

    Espérons qu'aprés les manifestations d'hier, dont aucun fonctionnaire, grands ou petits, qu'il soit Commissaire ou Sous Préfet n'a pu empêché l'ampleur et le succés, un tsunami de déplacements, limogeages, sanctions ou autres mesures vexatoires ne se produise pas dans l'administration centrale française ...

    A défaut d'égaler Napoléon le grand, le rêve du petit Nicolas n'est il pas celui d'égaler "Napoléon le petit", comme le surnommait Victor Hugo, les décisions prises ces derniers temps sont de cet acabit !

    Dans l'attente de jours plus conformes à notre idéal républicain, vous trouverez ci joint un magnifique poème d'Eluard que je vous invite à redécouvrir ...

     

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  • Pour 2009 ...

    voeux 2009.jpgJanvier est ponctué de cérémonies de vœux qui s’enchainent les unes après les autres; avec l’intercommunalité, c'est la multiplication des petits pains, chacun se rendant la politesse à tour de rôle.
    L’ambiance cette année est particulière, un nouveau mandat s’annonce mais pourtant l’enthousiasme n’est pas au rendez vous, derrière les pupitres comme dans la salle, l'atmosphère est bizarre, tendue, un peu « calme avant la tempête », la faute sans doute aux nuages noirs qui s’amoncellent …

    Le dernier trimestre 2008, a vu un avis de fort coup de vent ... Plus que les dépenses, ce sont les recettes qui inquiètent; l’effondrement des droits de mutation du à la crise immobilière risque d’avoir de graves conséquences pour les collectivités, car ces recettes avaient jusque là contrebalancer le désengagement financier de l’Etat, avec le gel des dotations» annoncé par le gouvernement, le pire est sans doute encore à venir de ce coté …

    Un comble après les mesures exceptionnelles prises pour les banques, sans aucune garantie !
    Rappelons pourtant qu’en 2008, les collectivités locales ont assuré plus de 70% de l'investissement public ! C’est dire leur importance pour l’économie et l’emploi, et il y a tant à faire pour améliorer l'efficacité du pays et la vie de nos concitoyens ou de la planète : isolation, fibre optique, accessibilité, énergies renouvelables ...
    Ce n'est malhaureusement pas la voie choisie par le gouvernement. Mais plus encore, derrière la crise financière, se profile une crise sociale qui risque d’avoir des conséquences dramatiques pour nombre de nos concitoyens.
    Qui sera alors en première ligne pour les aider à passer ce cap ? Les collectivités territoriales …

    Les élus qui dans le même temps, nient le désengagement de l'Etat, demandent plus de dépenses et de services et moins d'impôts aux collectivités (il y en a !) ne rendent pas service à la démocratie surtout dans des périodes difficiles., la démago a des limites ! Mais polémiquer ne sert à rien, c’est d’action concrète dont nos concitoyens ont besoin et ce pour la durée du mandat.
    Lorsque le coup de vent est violent, il faut réduire la voilure, les marins le savent, mais également garder le cap et avancer obstinément…

    En 2009, nous serons sur le pont, prêt à relever le challenge, et à faire plus avec moins !

    Plus que jamais pour un élu l’heure est à l’engagement, non au renoncement … Nous agirons, mais en toute lucidité, selon les enjeux du présent, mais également du court et du moyen terme.

    Dans le même temps, nous préparons le long terme, grâce au Plan Local d’Urbanisme. Il sera un des premiers à intégrer des primes de constructibilité incitant les bailleurs, aménageurs, lotisseurs ou particuliers à "construire écolo", nous agirons également sur le moyen et le long terme avec notre éco quartier et nous répondrons aux besoins du court terme, en fonction de nos moyens en maintenant nos services, sécurisant les rues (Contrat Triennal de voirie), ouvrant un nouveau gymnase, HQE bien évidemment ...

    Concernant le Développement Durable, aprés les différentes cérémonies de vœux auxquelles j’ai assisté, je mesure le chemin parcouru depuis 2002, année à laquelle nous avons placé l’environnement au cœur de notre projet de Territoire.
    Nos premiers équipements HQE fonctionnent depuis de nombreux mois et sont plébiscités par les utilisateurs, les services municipaux intègrent de nouvelles procédures soucieuses du développement durable, nos choix sur la récupération et l’utilisation de l’eau pluviale, les énergies renouvelables ou l’isolation ont été validés avec les accords de Grenelle … Les communes voisines, hier sceptiques, nous rejoignent dans ce combat pour la planète et notre agglomération intègre de plus en plus cette dimension … J’en suis heureux …

    Nous aurons l’occasion de revenir sur les dossiers qui sont sur la table comme sur ceux qui s’y invitent, quemlquefois malgré nous, la mission d'un élu est de répondre, avec les moyens dont il dispose et concrètement, aux défis et aux aléas qui surgissent. C’est ce que nous nous évertuons à faire depuis tant d’années … Les citoyens qui se sont exprimés, et clairement, lors du dernier scrutin municipal, ont validé plus qu’un programme, une démarche, celle de placer la réalisation concrète avant la promesse et éloigner toute démagogie …

    L’envie d’agir et de faire qui nous anime tous, doit être compatible avec un principe de réalité, celui des moyens financiers de la collectivité ! Car on ne peut plus demander l’impossible aux collectivités, elles n’en n’ont plus les moyens ...

    Même si, mais comment il dit Obama ?

    Yes, we can !

  • Il faut sauver les RASED !

    rased.jpg

    Le récent recul du gouvernement sur la réforme des Lycées ne doit pas faire oublier les menaces pesant sur le devenir des RASED (ou Réseau d’aide spécialisé aux élèves en difficulté).

     

    Certains élus, relayant essentiellement l’argumentaire du Ministre Darcos, expliquent que les RASED n’ont plus d’utilité du fait des mesures prises à la rentrée : aide personnalisée, stages de remise à niveau et accompagnement scolaire ... Sans vouloir m’avancer sur le bien fondé, l’utilité et les conditions de mise en place de ces mesures, force est de constater que l’argument ne tient pas la route et ne résiste pas à une analyse , même superficielle !

     

    Rappelons que le dispositif des RASED dont les origines remontent aux années 1970 (et dont le rôle a constamment été réaffirmée par les circulaires ministérielles de tous les gouvernements depuis 2002) est basé sur une équipe pluridisciplinaire composée d’intervenants spécialisés dont un psychologue scolaire. Placée sous l’autorité d’un Inspecteur de l’Education Nationale, chaque équipe intervient sur un secteur qui regroupe plusieurs écoles et se déplace à la demande et selon les besoins dans chaque école de son secteur.

    Mais les différences ne se limitent pas à la seule structure support (école ou Inspection), elles concernent également : le public cible, la qualité des intervenants, le moment et la durée d'intervention, et n’en déplaise au Ministre les objectifs poursuivis ! Autant dire l’ensemble des paramètres qui caractérisent une relation pédagogique …

     

    Car tout n'est pas aussi simple que semble le faire croire Xavier Darcos !

     

     

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  • Révolution numérique : parlons un peu tuyaux ...

    web-2.jpgMajoritaire en France, l’ADSL fait l’objet pourtant de critiques croissantes des internautes rêvant aux nouveau territoires virtuels promis par les opérateurs et obligés de se limiter au tortillard proposé par les communications actuelles (bande passante de 512 Ko).La frustration est désormais dans le fruit, ce qui signifie que le moteur qui anime notre société depuis le jardin d'Eden, est en marche, la situation devrait évoluer ...

    Ce ressenti est apparu nettement lors de la réunion organisée sur cette thématique et déjà abordé dans une note précédente. Selon le statut de chaque acteur, le sens de certains mots revêt une signification toute différente.
    Pour l’opérateur historique et les textes officiels, le « haut débit » commence effectivement et contractuellement à 512 Ko, mais pour l’internaute désirant avoir droit au "triple play" (accés  à Internet, au téléphone et à la télévision avec la même connexion) ce débit est notoirement insuffisant, d’où controverse ….

    L’enquête annuelle réalisée par le CREDOC sur la diffusion des technologies de l'information et de la communication en France en est l’illustration. Cette étude précieuse permet chaque année de dresser un état des lieux et d’analyser les tendances de fond d’un secteur particulièrement dynamique.

    Constat, même si la situation progresse, les teintes du cliché sont toujours sépias. Le rythme de pénétration de l’internet dans les foyers se ralentit, mais la qualité de la connexion s’améliore peu à peu :  67 % des Français de plus de 18 ans disposent d'un ordinateur à domicile contre 64 % en 2007 et 58 % des personnes interrogées (contre 53 % en 2007) déclarent disposer d'une connexion internet. Le bas-débit (attention, inférieur à 512 Ko !) ne concerne plus que 2 % des Français. Mais la fracture numérique n’est pas seulement territoriale, elle est également générationnelle et sociale (ne sont connectés que 14 % des plus de 70 ans et un tiers des personnes disposant d'un revenu mensuel inférieur à 900 euro).

    Pourtant force est de constater qu’internet est le réseau de communication dont la pénétration aura était la plus massive et rapide de notre histoire (20 fois que le téléphone, 10 fois que la radio, 3 fopis que la télé). Entre le début des années 2000 est aujourd’hui, la progression est fulgurante, paradoxalement cela ne suffit plus, la révolution des usages ayant été encore plus exponentielle !

    La responsabilité d’un tel décalage est à chercher du coté de l’émergence du Web 2.0, dont un des déterminants est le développement des wikis. Ces outils collaboratifs transforment de fait l’internaute, hier passif, en producteur de contenus, dont pour certains multimédias. Contenus générant des besoins en « tuyauterie » croissants. L’intelligence collective ne se suffit plus de données textuelles ; illustration : la bande passante utilisée par You Tube en 2007, équivaut à celle du Net en … 2000 !

    Nous sommes entrées dans le deuxième âge du web. Pour Tim O’Reilly, l’inventeur du terme Web 2.00 ;  « les données sont le nouvel Intel Inside » (data is the next Intel Inside) … Les flux de données que les "tuyaux" transportent sont désormais l’essentiel. Le point de rupture (tipping point) est atteint avec les nouvelles exigences des internautes ... Nous ne sommes qu’au début d’un gigantesque big bang, celui de l’ère « connectée ». Une évolution des usages, qui en cette période de crise, arrive à point, tant elle aura des retombées économiques importantes ... Le temps de la « longue traine » est arrivé encore faut il réaliser les investissements nécéssaires ... Car pour qu'il y est du flux encore faut il que les tuyaux suivent ...

    Reparlons donc infrastructures, car il s'agit également de cela  ...

     

     

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  • Passeport biometrique : pour qui l'addition ?

    passeport biométrique.jpgLes communes pourtant déjà soumises à rude épreuve par le gouvernement (diminution drastique des crédits publics, multiplication des transferts de charges sans compensation financière ... ) prennent un nouveau coup avec l’arrivée des passeports biométriques.
    L’Etat, a décidé sans aucune concertation (cela devient une habitude) que ce seraient désormais aux communes « volontaires » de prendre en charge le traitement des nouveaux passeports en lieu et place des Préfectures et Sous Préfectures !

    Institué par le décret du 30 avril 2008, ce nouveau passeport doté d’une puce lisible à distance (technologie RFID) contenant entre autres données, photo et empreintes digitales numérisées permettra aux ressortissants européens de se rendre aux U.S.A à partir de juin 2009. Une sécurisation qui complique quelque peu la traditionnelle prise d'information, il faudra désormais numériser les empreintes, prendre les photos d'identité et transmettre les données sous fichiers numériques. Royal, le gouvernement met sur la table une « compensation financière » de 3 600 euros par commune concernée destinée « théoriquement » à couvrir les frais !
    Autant dire que depuis l’été, les candidats ne se précipitent pas, et pour cause ! Conséquence, c’est aux Préfets de désigner les volontaires ! Procédure surprenante dans une démocratie moderne !

    Si les élus ne peuvent qu’être sensibles à la volonté de moderniser le service aux administrés et d’optimiser la dépense publique, la méthode employée et ses conséquences budgétaires immédiates expliquent grandement les réticences exprimées !
    Autant un Maire peut accepter, avec les réserves d’usages liées au désengagement de l’Etat non compensé financièrement, de prendre à sa charge ce service pour ses seul concitoyens, autant il est anormal voir scandaleux qu’un budget municipal supporte les charges induites pour les administrés des autres villes ! Chaque nouveau site sera doté d’une valise contenant le matériel technique d’élaboration des passeports (enregistrement des empreintes, prise de photos …).

    Les communes nominées étant réparties sur le Département pour un bassin de vie de 30 000 personnes et 2500 demandes environ. Trilport, ville déclarée volontaire contre son gré (nous avons voté une motion en Conseil Municipal sur ce sujet),  avec ses 4762 habitants devra prendre en charge les passeports de 30 000 personnes ! Excusez du peu ... Pour être plus précis nos services ont traité en 2007, 221 titres, soit moins de 10% de l'objectif de réalisation !
    Autant dire que si la nouvelle se confirme, nous serons dans l’obligation de créer un poste supplémentaire pour pouvoir simplement répondre à une mission qui ne concernera que pour 10% mes administrés, pour un cout supérieur à 20 000 euros annuel, sans compter l'aménagement  des locaux, déjà trop exigus  !

    Il est savoureux de rappeler que certaines villes ont poursuivi l’Etat devant le tribunal administratif, au titre des frais générés par la gestion des demandes de cartes d'identité. L’Etat a même été condamné  à régler d’importants dédommagements ; certains de mes Adjoints me poussent à suivre cet exemple. Les décrets de novembre 1999 et février 2001 déléguant aux communes les opérations relatives à la délivrance des papiers d'identité ayant été reconnu illégaux, car ayant pour effet d'imposer indirectement aux communes des dépenses antérieurement supportées par l'Etat, sans dédommagement et sans être prescrites par une loi, contrairement à la législation en vigueur (Tribunal administratif de Strasbourg).

    Vu les réactions du terrain, la Haute assemblée grâce à la Sénatrice socialiste Michèle André a obtenu le doublement de la somme initiale (12 millions d'euros, contre 6,34 millions d'euros), ce qui apparait toujours nettement insuffisant. Les élus n’ont encore aucun compte rendu des expérimentations engagées  (Aube, Gironde, Loire-Atlantique, Nord et Oise), afin d’évaluer le temps nécessaire au traitement des demandes, le nombre d’usagers supplémentaires à accueillir et les perturbations éventuelles sur les services municipaux.

    Sans compter d'autres problèmes périphériques : urgences à traiter (motif de nécessité impérieuse ou d’urgence), moralité la pression sur les Maires et leurs services, n’est pas prête de diminuer ! D’autant que les questions de sécurité accompagnant la délivrance de ce type de document, ne sont pas anecdotiques : les services municipaux seront obligées de relever une nouvelle fois les empreintes des usagers lorsque ces derniers viendront chercher leurs passeports" ! L'aspect juridique ensuite, aucune nouvelle du projet de loi sur la protection de l'identité, qui devrait permettre d'attribuer à une commune, la possibilité d'accomplir cette mission pour le compte d'une autre. Dans l'état actuel du droit, cela n'est pas possible !

    Pourtant la question des passeports bio métriques ne soulève pas que des problèmes de forme ou de compensation financière  … Cela est encore plus complexe lorsque l'on s'attache au fond !

     

     

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  • SEM@FOR 77 : La révolution numérique est en marche ...

    haut-debit.jpg

    Courant novembre, deux évènements locaux se sont entre croisés, à priori sans rapport, mais annonciateur pourtant d’un bouleversement considérable et in fine intrinsèquement liés, nous y reviendrons dans une prochaine note, car le sujet est vaste.

    L’un est la mise en route de SEMAFOR 77, le réseau d’initiative publique lancé par le Conseil général, l’autre l’inauguration de la TNT « tout numérique » à Coulommiers ! C’est de Brie que notre pays débute la longue marche qui la mènera dans trois ans (novembre 2011) à la télévision tout numérique et à l'extinction de la diffusion analogique sur l'ensemble de son territoire.

    L’Internet haut débit est aujourd’hui, comme l’eau ou l’électricité, un fluide essentiel. Y accéder, c’est accéder à la vie (information, éducation, formation, culture, loisirs, e commerce, formalités administratives …), ne pas y accéder c’est en être exclu.
    Pourtant aujourd’hui non seulement les taux de couverture de la population à l’Internet à haut débit (512 Ko) sont insuffisants, mais 2 % de la population française n'est pas desservie. Résultat des courses, 1 à 2 millions de Français se retrouvent physiquement exclus de la société de l’information !

    Cette réalité se mêlant aux inégalités d'accés constatées en Seine et Marne et à l'inévitable fracture numérique des territoires en découlant, ont amené le Conseil général a s'impliqué dans l’aménagement numérique du département. C’est ce que Bertrand Caparroy Vice Président à l’aménagement numérique est venu présenter à Trilport lors d’une réunion publique à laquelle participait également M Bregnard de France Télécom, nous y reviendrons bientôt, car cette réunion fut vive, intéressante, instructive et pas langue de bois …

    Depuis la loi du 21 juin 2004 pour La Confiance en l'Economie Numérique, les collectivités locales peuvent intervenir dans les  infrastructures de télécommunications et créer des réseaux d’initiative publique qui représentent désormais 40 % des accès dégroupés et occupent un rôle prépondérant dans le développement du haut débit : près de 2 milliards d’euros d’investissement global, public et privé y ont été investis ! L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) recensait en septembre 2008 102 projets de réseaux d’initiative publique, dont 85 pro jets majeurs couvrant chacun plus de 60 000 habitants et 56 projets en exploitation.

    Ces collectivités, dont notre Conseil Général, ont lancé des projets d’aménagement de réseaux de fibre optique afin d'irriguer le territoire, relier les bassins de vie (agglomérations, zones d’activités), interconnecter les nœuds des réseaux des opérateurs et régler la difficile question des zones d'ombre (sans accés au haut débit). Car l'inégalité des territoires est avant tout essentiellement économique : investissement effectué ou pas dans de nouveaux équipements et infrastructures. Lorsque cela n’est pas rentable (nombre d’usagers / poids financier de l’infrastructure) les différents opérateurs, y compris l’historique, sont aux abonnés absents, préférant se concentrer dans les zones à même d’assurer un retour sur investissement rapide.

    POur les entreprises privées, vive l’intervention publique, elle est en partie la seule solution, l'unique levier de changement, cela ne vous rappelle rien ?
    Les collectivités territoirales, inutile de chercher l'Etat, investissent en lieu et place des opérateurs privés. C’est ce qu’a fait le Conseil Général de Seine et Marne, avec l’aide de la Région (pour 15 millions €) en lançant une délégation de Service Public sur 20 ans destinée à créer et gérer un réseau de fibre optique déployé sur l’ensemble du département : SEM@FOR 77.

    Quiproquo pourtant.
    Lorsqu’il parle haut débit, l’internaute pense aujourd'hui à 4 ou 8 voir 12 mega; alors que l’étalon actuel pour l’opérateur est fixé à 512 Ko. D’où problème … Le haut débit a fait exploser les usages en quelques années, mais l'arrivée du très haut débit incite à ne plus se poser la question des usages mais de permettre l'émergence des services de demain... Ce sont les usages qui sont désormais à l'avant pointe notamment avec la diffusion des contenus multimédias !

    Tout cela risque encore de s’accélérer d’ici quelques mois …

    Présentation de SEM@FOR 77 et de son importance pour notre territoire  ...

     

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  • PS : la boite de Pandore …

    carton rouge.jpgLa cacophonie médiatique qui règne depuis vendredi soir tourne de plus en plus à la tragi comédie. Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon le PS compterait depuis ce week end beaucoup moins de dirigeants.

    Il est grand temps que chacune et chacun reprenne ses esprits … Si la « boite à coucou » cher au Johny des guignols nous faisait sourire, la boite ouverte depuis vendredi par certains, est plus proche de la boite de pandore !

    Cette ambiance délétère risque non seulement de compromettre durablement les plans sur la comète des unes et des autres ( 2012 n’est pas si loin), mais se révèle être surtout une excellente affaire pour Sarkozy, l’UMP, Bayrou, le MODEM, Cohn Bendit les verts, Besancenot et le NPA. Ils n’en demandaient pas tant et remercient ces drôles de dames et leurs serviteurs de leur sollicitude !

    J’aborde cette situation avec sérénité n’ayant donné, à l’instar de Pierre Moscovici, aucune consigne de vote entre ces deux candidates …

    Je préfère ne pas parler des français qui souffrent face aux difficultés d'un quotidien de plus en plus dur, et la crise sociale qui ne fait que débuter promet d’être terrible ! Devant une telle réalité, le spectacle offert actuellement sur les plateaux de télé par le PS n’est pas seulement à la hauteur, il est carrément obscène.
    Ne parlons pas non plus des militants, pris en otage, dans ces affaires d’égos. Il est temps que les dirigeants qui rêvent de destinée nationale et portent un discours « de renouveau », l’assume et l'incarne concrètement. Qu'ils se comportent en militant, avec sens du collectif, altruisme, esprit de responsabilité et de solidarité, cessent leurs petites phrases assassines  et n'oublie pas que le seul adversaire auquel ils doivent les réserver, siège à l’Elysée et dirige le pays avec les décisions que l’on connait sur l’école, les inégalités, la liberté de la presse et le démantèlement de l’Etat !

    Pourtant, lorsque l’on y songe, dans cette affaire, il n’y a que des perdants ou des perdantes ! Aucune motion présentée n’a dépassé les 30%, c’est une première, pas plus Ségolène que Martine ! La Première Secrétaire à venir, qu’elle qu'elle soit, devra avant tout rechercher cohésion esprit d’équipe et jouer collectif car les deux années qui viennent promettent  d'être au niveau électoral délicates !

    La morale de l’histoire est que pour gagner et avant de vouloir opposer, il faut rassembler ; indiscutablement cela n'a pas été le cas, ce résultat l’atteste cruellement, dont acte !

    Stop au massacre, arretons les attaques médiatiques, ultimatums de tout ordre et menaces de poursuite devant les tribunaux, mettons nous les uns et les autres au travail afin de bâtir un projet rénovateur et les conditions de l’alternance que notre pays mérite !

     

     

  • Grand Prix de l'environnement ...

    arbre-debout-nb.jpgTrilport participe au Grand prix de l’environnement 2008, dont les résultats seront proclamés cette semaine au CNIT dans le cadre d'une exposition sur les énergies renouvelables.

    Si nous avons postulé suite à la visite des organisateurs de cet évènement, nous n’avons pas eu le temps de  constituer un dossier de candidature comme nous l’aurions désiré, avec toutes les conséquences pour cette semaine, mais qu'importe, cet évènement montre le chemin parcouru depuis 2002 !

    Le Développement Durable, nous l’avons pratiqué pendant de longues années comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, sans le savoir ou presque, mais avec passion et volonté …

    Tout a débuté avec une demande de subventions, lors des études préparatoires à un Contrat de développement avec le Conseil Général de Seine et Marne, puis du Conseil régional. Pour établir le diagnostic de ces partenariats, nous avons mené une large concertation auprès des acteurs de terrain et des habitants. Débat des plus fructueux, ayant entrainé une profonde remise en cause de l’action municipale: bouleversement des mentalités et des modes de fonctionnement des élus et des services municipaux, nouvelle organisation des services, introduction de méthodes de travail novatrices, définition de stratégies globales et transversales, développement de l’éco construction …

    Illustration : le programme d'équipements publics lancé, intégralement en H.Q.E, engagement environnemental prolongé avec le lancement dés 2005 d’un Agenda 21. Initiatives qui ont fait de Trilport en quelques années une des villes pionnières du Développement Durable en Ile de France, malgré notre petite taille. Je me souviens encore des commentaires amusés de certains élus de villes voisines, y compris de grandes villes, devant nos mesures qualifiées à l’époque d’originales !
    Aujourd’hui, les premiers équipements sont sorties de terre et fonctionnent depuis de nombreux mois, les services municipaux intègrent les priorités environnementales, nos engagements passés sur la ressource eau, les énergies renouvelables ou l’isolation ont été validés par les accords de Grenelle et les projets que nous avons dans nos cartons, sont dans l’air du temps …
    Les communes voisines, hier sceptiques, nous rejoignent désormais en nous prenant pour exemple. Si je mesure le chemin parcouru en la matière mais ne retiendrait qu'un idée, lorsque l'on parle d'environnement plus on apprend, moins on sait ...

    En matière d'environnement les élus locaux ont une responsabilité particulière : l’action municipale agit directement sur les problématiques liées au réchauffement climatique, en influant concrètement et durablement sur l’habitat, l’organisation urbaine, la consommation et la production d’énergie, la bio diversité ou la mobilité … . Mais également du fait de la résonnance particulière que l’action politique peut revêtir quelquefois auprès des habitants et des autres acteurs de la vie publique.

    Permettez-moi également trois réflexions sur la valeur du temps, la place de l'humain dans le Développement durable et le prix réel des produits ou de leut utilisation  ...

     

     

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  • PS : le champ des possibles ...

    croisée des chemins.jpg

    Autant le dire tout de suite, le vote des militants socialistes n’a pas été celui de la clarification, loin s’en faut !et quoi qu’en dise les médias.
    Si certains ont plus perdu que d’autres (notamment la motion que je défendais), personne n’a réellement gagné !

    Petit rappel, car pour comprendre la cuisine interne d'un Congrés PS, autant en connaitre quelque peu les règles … d’abord le temps des contributions, puis vient celui des motions (les accords politiques), c’est à ce stade que nous sommes.
    Le score de chaque motion est celui réalisé sur l'ensemble des sections; quelques résultats interpellent, à croire qu'il existe des micro climats fédéraux têtus qui font concilier étrangement vote des militants des fédération et appartenance des leaders locaux à telle ou telle motion.

    Heureusement, rien de tel en Seine et Marne !

    Nous en sommes désormais à la préparation du troisième et dernier temps (de la valse !), celui de l’arbitrage final (ou de l’emballage des alliances, c'est au choix), l’étape des résolutions … Pour faire simple et efficace, comment réunir plus de 50% des délégués sur un texte d'orientation politique, appelé résolution ! Autant dire que cette fois ci, mathématiquement il faudra que certains se rassemblent !

    La géographie du PS après le vote du 6 novembre présente un visage pour le moins contrastée : aucune des quatre motions arrivées en tête ne recueille la majorité des suffrages, et de loin, c'est inédit !

    Moralité : personne ne fait donc l’unanimité, voilà de quoi calmer certains égos exarcérbés !
    Si la motion arrivée en tête est bien la E, défendue par Ségolène Royal, ce résultat est à nuancer; il y a deux ans, cette dernière réunissait sur son seul nom, 60% des militants ; c’est dire que depuis le contexte a évolué ! Quand aux motions A (avec 25%) et D (avec 24%) animées par Bertrand Delanoe et Martine Aubry elles n’ont incontestablement pas incarné aux yeux des militans le changement attendu, et Benoit Hamon, malgré sa bonne campagne, n’atteint pas 20%. Voilà pour loes commentaires sportifs ! (j'allais écrire hippique, à défaut d'épique !).

    Constat : ce vote  nous éloigne du spectre d'une pré désignation à l’élection présidentielle et nous recentre sur le devenir du PS. Voilà qui me rappelle passablement la contribution "Besoin de Gauche" présentait par Pierre Moscovici que je défendais il y a peu ...

    Bizarrement le score du 6 novembre, semble lui donner raison, a posteriori ... Pierre suggérait simplement de ne pas se positionner dés 2008 sur un présidentiel, mais sur un Premier Secrétaire, estimant avec raison d'aprés moi que nous avons encore le temps et d'ici 2011, tant de choses peuvent se dérouler, et que l'essentiel est de concentrer notre énergie à mettre le PS  en ordre de marche, tant idéologique (et il y a du boulot) que politique  ...

    C'est bien cela qui importe pour l'instant ...

     

     

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  • "Grand Paris", quel scénario ? La conquête de l’Est ou à l’est rien de nouveau ?

    Grand Paris 77.jpgJ’ai assisté, il y a peu,  à un débat organisé à l’initiative du Conseil général sur le « Grand Paris, quels enjeux pour la Seine et Marne », sujet passionnant à en croire le nombre de personnes présentes; remarque positive, avec les élus et divers acteurs sociaux et économiques présents dans la salle, toutes les sensibilités politiques du territoire étaient représentées, c’est bien là l’essentiel.
    Compliment à la cellule Com' organisatrice, la projection d’interviews d’un panel d’acteurs économiques et sociaux bien choisi a permis de rendre ce débat tonique en rythmant les différents temps de parole, sur du dur plutôt que des banalités !.

    Le dossier du « Grand Paris » engagé par Nicolas Sarkozy, dés juin 2007 (discours de Roissy), est demeuré en arrière plan de la campagne des municipales et des cantonales suivies des résultats électoraux que l’on sait. Il a été depuis relancé avec la nomination d'un secrétaire d'État à "la région capitale", Christian Blanc. Constat, le gouvernement compte dans ses rangs deux Secrétaires d’Etat détachés à des territoires spécifiques : les DOM TOM et le Grand Paris …

    Depuis, les initiatives se sont multipliées : Commission d’études régionale pilotée par Jean-Paul Planchou, rapport de Philippe Dallier, sénateur UMP de Seine Saint Denis remis à l’Observatoire de la décentralisation, concours d’urbanisme lancé par le Gouvernement, création d’un secrétariat d’Etat … Si personne n’est dupe de la manœuvre politique de Sarkozy contre Paris (Delanoe) et la Région (Huchon), rappelons que l’idée ne date pas d’hier. En 1920, la gauche aux rênes de l’ancien département de la Seine demandait  déjà la constitution d’un « Grand Paris » à l’image d’agglomérations européennes voisines. Devant la menace politique représentait par la « ceinture rouge » de l’époque, les élus parisiens ont multiplié les barrières « sanitaires », la construction du périphérique symbolisant cette  frontière. Ce n’est qu’avec l’élection en 2001 à la mairie de Paris de Bertrand Delanoë que des partenariats entre  communes voisines se nouent, notamment autour d’une Conférence métropolitaine centrées sur la résolution de problèmes concrets de voisinage.

    Vu la diversité des projets évoqués, pour la Seine et Marne, tout peu sortir de cette réflexion :  le meilleur ou le pire. Certaines questions pivots restant pivots :  périmètre, statut (une feuille de plus dans le mille feuille institutionnel ?), répartition des richesses et enfin quelles retombées pour l’ensemble des Seine et Marnais ...

    A mes yeux, une exigence, il serait souhaitable que les élus Seine et Marnais se déterminent non sur des  critères partisans mais sur l’intérêt du développement harmonieux de leur territoire. Personnellement, dans l'état actuel des choses, je crains que le Grand Paris ne nous apporte plus d’inconvénients que d’avantages ... Il m'apparait essentiel, avant de lancer quoi que ce soit,  de commencer par une réflexion stratégique de développement de territoire, basée non sur une analyse datant d'une vision des deux siècles derniers, mais sur celui qui commence ...

    Certains retards apparents, lorsque l'on y songe, pouvant se révéler par la suite de formidables potentialités, qu'il faut savoir saisir  …

     

     

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  • Ecole, l'heure de la casse a t'elle sonné ?

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    Retour sur une rentrée scolaire qui risque de laisser quelques traces. Les congés de la Toussaint arrivent cependant à point pour apaiser, sans doute momentanément, l’inquiétude suscitée par ces premières semaines, due principalement aux mesures prises par le Ministre Darcos.

    Un mal être généralisé, s’est instauré dans nos écoles et concerne tous les acteurs de la Communauté éducative : enseignants, parents d’élèves, personnel municipal et de manière plus inquiétante bien évidemment les élèves. Gardons nous d’omettre de cette liste, nombre d’inspecteurs et d’administratifs, chargés d’appliquer des réformes sur lesquelles beaucoup en privé se montrent pour le moins « réservés » :  vague de suppression de postes sans précédent, instauration d’un soutien scolaire improvisé et déstabilisateur entrainant une gabegie incroyable dans les écoles, semaine de quatre jours, risque de démantèlement des RASED …

    Entre les plateaux de télé où le Ministre  joue au réformateur zélé et la réalité du terrain, l’abîme se creuse inexorablement …  A trop confondre vitesse et précipitation, négliger la moindre concertation, privilégier la communication et la démagogie de l’instantanée et des slogans, à, la réalité concrète du terrain et du quotidien des écoles de France et de Navarre, le Ministre est en train de désorganiser en profondeur l'école primaire. Pourtant chacun sait que la croissance de demain, proviendra de notre capacité à bien former les générations futures, qui auront à se positionner demain dans un monde en mouvement ou nombre de pays émergents font de la Connaissance la rampe de lancement de leur développement.

    Attention éducation en péril …. SI le démantèlement amorcé par Darcos se poursuit les conséquences risquent d’être fort graves pour notre pays …  Revue d’effectifs des sujets qui fâchent et description d’une situation qui pourrait rapidement devenir explosive …

     

    D’autant que d’autres dossiers vont rapidement s’inviter sur la table (lire la suite ...) ...

     


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  • A quoi peut servir une sénatrice ?

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    Les mots justes

    trouvés au bon moment

    sont de l'action.

     

    Hannah Arendt

     

     

     

    Le site de Nicole Bricq,

    Sénatrice de Seine et Marne, une référence

     

     

    (suite : intervention de MMe Bricq sur le projet de loi préparé par le gouvernement,sur la crise financière : les raisons d'une abstention, intervention trés enrichissante)

     

     

     



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  • Aprés le 47eme Congres des Maires du 77

    maire-2009.jpgQuelques impressions à chaud, suite au 47 e congrès des maires de Seine-et-Marne qui s’est tenu vendredi à Chelles, avec une thématique pour le moins appropriée à la situation actuelle : « Vivre en Seine-et-Marne, quel défi pour les maires ? ».
    Plus de 700 élus étaient présents à ce rendez vous, un succès indéniable qui prouve l’implication des élus et leur besoin de se retrouver pour débattre et échanger.

    Force est de constater au fil des discussions, que le moral est morose, ce qui peut surprendre après un lendemain d’élection. Cette morosité n’est pas seulement la conséquence de la crise financière, mais  elle est également due à l’effondrement de repères financiers traditionnels qui  perturbe passablement la donne.

    Car comme le dit le proverbe, "à trop tirer la ficelle elle casse … "  L’adage vaut tant pour l’Etat que pour nos concitoyens; on ne peut plus demander l’impossible aux collectivités territoriales, elles n’en ont plus les moyens !

    Le pire reste t’il à venir ? C'est ce que laissait entendre La lettre du Cadre Territorial dés septembre dernier : « 2009, annus horribilis pour les finances locales », les faits semblent lui donner raison, tant au niveau des recettes que des dépenses …

    S'il est vrai que la séquence actuelle n’engendre guère à l’optimisme, le « gel des dotations de l’Etat » annoncé par le gouvernement inquiète, surtout lorsque l’on constate que depuis 2006, ce dernier ne répercute même plus l’inflation, et de loin … Chaque élu comprend alors ce que signifie le mot gel : les communes auront moins de dotations en 2009 qu’en 2008.
    Un véritable coup de poignard, car les droits de mutation qui ont permis jusque là aux communes et aux départements de contrebalancer ce désengagement financier croissant de l’Etat ont diminué en 2007, une situation qui au regard de la crise immobilière ne risque pas de s’améliorer. Le choc promet d'être brutal !

    Concernant les dépenses tout est à l’avenant : les besoins croissants de nos concitoyens (la crise sociale n’est pas un vain mot), les conséquences de l'application de nouvelles normes exigées à tout bout de champ par l'Etat (sécurité, environnement, question sanitaire, personnel …) sans aucune contrepartie financière, plombent la situation et font de plus courir des risques pénaux aux élus.

    D’autant que l’inflation s’en mêle. Faut il rappeler qu'au regard de leur activité, les collectivités sont très sensibles à la poussée inflationniste, notamment avec les postes budgétaires liés aux aliments (cantines scolaires), aux salaires, au BTP (plus 20% en 3 ans) ou à l’énergie.C’est peu de dire que la flambée du prix des matières premières a fait mal (les dépenses énergétiques ont ainsi grimpé de 30 % depuis 2005), ce qui explique que "le panier du maire" progresse chaque année de plus du double de l’inflation officielle !

    Pourtant, depuis des mois, le gouvernement fait des collectivités locales, le  bouc émissaire de la dérive des finances publiques. C’est le jeu du pompier incendiaire, il est le principal responsable de cette situation : désengagement financier, retrait tous azimuts de l'Etat, nouvelles normes à appliquer …

    Mais attention, en cette période de chute de l’activité économique, un rappel pressant s’impose, qui devrait faire réfléchir le gouvernement : les collectivités locales ont assuré seules, plus de 70 % de l'investissement public !

     

    Alors, quelles perspectives pointent à l'horizon 2009 ?

     

     

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  • Pourquoi un éco quartier en coeur de ville ?

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    Rapide retour sur la réunion publique consacrée à l'éco quartier « Cœur de ville » qui s'est déroulée la semaine dernière.

    Avant de revenir sur une thématique passionnante qui va nous servir de fil rouge quelque temps, il y a de quoi faire, je vous propose un résumé trés synthétique des épisodes précédents, histoire de comprendre comment nous en sommes arrivés à un tel projet ... Ou chronique du développement d'un petit bourg seine et marnais au fil des siècles ...

    Trilport s’est développée depuis son origine, le long de la route royale numéro 3 (dénommée depuis D603) et de routes transversales qui la traversent avant de se rejoindre au niveau du gué, puis du pont de la  commune qui en font depuis un nœud de communication incontournable sur la route d’Allemagne et depuis quelques années un goulot d'étanglement qui attend impatiemment la réalisation d'une déviation.
    Une zone d'activité s'y est implantée, avec des hauts et des bas, certaines entreprises au moment des "années crises" fermant leurs portes en laissant derrière elles des friches industrielles en déshérence, situées non loin du centre ville et de la gare.

    Ces dernières décennies, la ville s’est étendue, surtout en périphérie, du fait de l’implantation de plusieurs lotissements construits sur les terres agricoles, illustration concrète de l’étalement urbain si caractéristique de notre région. Aucune évolution urbaine notable par contre, n'a concerné le vieux bourg, qui a gardé ses caractéristiques traditionnelles : habitat vétuste, rues étroites, cours communes, impasse, enclavement, absence de liaisons douces, trottoirs quasi inexistants, manque d’espaces publics … Des vestiges d'une organisation urbaine n'étant plus adaptée aux nécessités et aux besoins (liaison douces, accessibilité, stationnement) de notre temps.

    Nous avions prévu de profiter des travaux du Plan Local d’Urbanisme pour étudier la destinée de la friche industrielle lorsqu'une série d’occupations successives de gens du voyage a provoqué des nuisances considérables aux riverains. Devant une certaine "passivité" du  propriétaire et refusant de laisser la situation se dégrader, j'ai lancé une étude sur ce secteur afin d’explorer différentes pistes d’aménagement.

     

    Quelques faits nouveaux sont également à prendre en compte :

    l'obligation de respecter l’article 55 de la loi SRU et l'objectif fixé par l'Etat et le Plan Local d'Urbanisme de l'agglo de construire 17 logements aidés par an sur 20 années, afin d'aboutir aux 20% de logements sociaux.Nous voulons répondre à cette demande légitime, en privilégiant la qualité du bâti et la taille humaine des opérations lancées.

    Le projet de transformer la gare de Trilport en pôle d’échange intermodal (bus / train), mutation qui permettra de favoriser l’utilisation des transports en commun, de désenclaver la gare et de limiter les problèmes de stationnement sur le secteur. Nous travaillons sur ce dossier avec la Région, le STIF, la SNCF et la commun auté d'agglomération.

    L’engagement de Trilport pour le Développement Durable depuis 2002, date du lancement du projet de  développement de territoire mené avec le Département et la Région. Certains jalons témoingent de cette volonté : 2005, Trilport est la première commune francilienne de moins de 5 000 habitants à se lancer dans un Agenda 21, suscitant d'ailleurs à l'époque quelques railleries aux alentours, 2006 : inauguration de notre première réalisation H.Q.E … Un effort qui ne s'est pas interrompu, loin s'en faut, les fidèles lecteurs de ce blog le savent !


    Autant d'initiatives, de réflexions, d’échanges avec des acteurs du territoire, d’objectifs poursuivis, d’expériences passées, qui en s’entrecroisant prennent du sens et nous incitent à privilégier une réflexion durable, globale et transversale avec le Développement Durable au centre des arbitrages et des priorités ...

     

    Ce projet d'éco quartier est le fruit de cette réflexion, mais pas seulement car ...

     

     

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  • La vraie mission de RFF

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    Il y a quelques semaines, j’ai visité les travaux de modernisation effectués par Réseau Ferré de France (RFF) sur la ligne Trilport / Chateau Thierry. Chantier imposant vu les moyens humains et matériels déployés : 44 km de rails renouvelés, 40 000 traverses de béton posées et 50 000 tonnes de ballast remplacé …

    Une visite bienvenue qui m'a permis de rencontrer des responsables RFF, histoire de débloquer quelques dossiers en souffrance, et d'entrevoir la vraie vocation d'une entreprise considérée par les élus surtout comme un empêcheur de tourner en rond . Combien de dossiers d’aménagement de gare, de problèmes fonciers perdus depuis de longs mois dans les arcanes de RFF ? Exemple parmi d’autres, le blocage du projet de rénovation des gares de Trilport et de Meaux, plus de  18 mois déjà, que nous attendons des réponses claires de RFF sur un point technique !

    Une situation qui est la conséquence directe de la réforme de 1997 qui en créant RFF a partitionné la SNCF avec une redistribution des rôles à la clé. A RFF la responsabilité  du réseau, à la SNCF la gestion des trains et des gares ! Rappelons cependant que la Cour des Comptes a épinglé le gouvernement sur ce sujet explosif, car dans le même temps l’Etat s'est délesté sur RFF de 28 milliards d’euros de dettes, soit plus de 1,3 millions de charges financières annuelles, excusez du peu !


    Autant dire que depuis, les budgets de rénovation du rail sont plombés, avec des retombées directes sur la qualité du service : retards, allongements des trajets, limitation de la vitesse de trains, arrêts des trains, sécurité …

     

    Alors, quels pistes de réflexion pour l'usager ? Voici, pêle mêle quelques pistes de réflexion (lire la suite ...)

     

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  • PS : Pour moi ce sera Bertrand

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    Un Congrès du PS est une période crispante, pour beaucoup de militants mais encore plus pour les sympathisants qui souvent y perdent leur latin et quelquefois patience …
    Du vrai pain béni pour les médias "indépendants" (Lagardère, Bolloré ...) qui s’en donnent à cœur joie mais plus malencontreusement du fait de quelques apprentis machiavel de seconde zone confondant reconstruction et combinazione tout en rêvant de grandeur et de lendemains qui chantent ... De vrais tontons flingueurs  !

    Question de tempo, très certainement pour cette traditionnelle et véritable valse à trois temps : un, les contributions, deux les motions et enfin, au bout du bout, troisième et dernier temps ... l’émotion des résolutions, bonnes nous l'espérons …

    J’ai été signataire de la contribution présenté par Pierre Moscovici. Pensant que les deux priorités absolues étaient de remettre le PS au travail et de changer son mode de gouvernance afin d’élaborer collectivement  un projet novateur, clair, et qui soit surtout adapté aux enjeux d’aujourd’hui et de demain …

    A nos yeux, une seule méthode, de l'air ! Ouvrir les portes et les fenêtres afin de faire rentrer dans la vieille maison un peu de ce vent frais qui nous manque tant : experts, think thank, acteurs du terrains … Il faut redonner à nos concitoyens envie du PS, car au regard de la situation dramatique actuelle, plus que jamais la France a besoin de gauche !

    Encore faut il pour prétendre constituer une alternative crédible en 2012, un impératif absolu : clarrifier nos positions au plus vite, quitte à trancher si nécessaire afin d’éviter la cacophonie ambiante qui caractérise le PS depuis que Hollande en est son Premier Secrétaire.

    Une gouvernance efficace et une ligne claire, voilà ce dont manque cruellement le PS actuellement …Si au nom de l'Unité, il s'agit de préparer un Congrès du renoncement du fait d’une alliance des contraires, sans renouvellement de génération, de pratique et de ligne directrice, alors le pire est à craindre. Ne pas choisir c’est surtout choisir de ne rien faire !

    Voilà en partie ce qui explique mon ralliement à l'instant des motions comme celui de beaucoup de mes camarades à la motion préentée par Bertand Delanoe ...

    Car (lire la suite)

     

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  • Pour une Laïcité ... républicaine !

    file_351775_350479.jpgL’accueil réservé par le Président de la république au Très Saint Père (TSP), après la controverse suscitée par ses discours de Latran et de Ryad a remis au premier plan le débat sur la laïcité. Le pape Benoit XVI (B16) a pris position, personne ne s’en étonne,  pour la  «laïcité positive» prônée par Sarkozy qui à Latran en référence aux « racines chrétiennes « de la France avait souhaité que la République s'enrichisse d'une "réflexion morale inspirée de convictions religieuses" ayant "des liens avec la transcendance" … Ni plus, ni moins …

    Ne revenons pas sur la  pseudo analyse historique, devant plus aux images d’Epinal (Clovis, Jeanne d’Arc …) qu’à la réalité des faits et sur une vision plus proche du Concordat de Napoléon que de la loi de 1905 ; signalons simplement que cette position est partagée par B16, dont le discours de Ratisbonne (2006), portait sur la « menace pour l’Occident » représentée par l'islam après les attentats du 11-Septembre.
    Lecture pour le moins réductrice et amnésique de l’histoire de ces derniers siècles (aucune allusion aux périodes délicates de l’inquisition, de la colonisation ou des guerres de religion …) qui ne peut surprendre du  cardinal Ratzinger (l’actuel B16), proche des catholiques traditionalistes, hostile à l’avortement, la contraception, le divorce, le mariage des prêtres et l’ordonnancement de femmes prêtres …

    La laïcité fait aujourd’hui débat, et qui s’en plaindra ?

     

    Pourtant certains arguments développés méritent qu'on les examine de plus prés  (lire la suite) ...

     

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  • Rentrée scolaire à l'école de la Charmoye

    manif-ecole.jpgDepuis mardi dernier, des parents d'élèves occupent l'école de la Charmoye à Trilport,  afin de protester  contre une fermeture de classe décidée par l'Inspection Académique, pour ... 4 élèves sous le seuil administratif requis (104 au lieu de 109 demandés) !

    Conséquence de cette décision, toutes les classes de l'école (4) se retrouvent désormais à double niveau ! C'est la raison principale de l'inquiétude et la colère des parents.

    Il est réconfortant de voir les parents d'élèves se mobiliser pour défendre la qualité de l’enseignement, et cohérent pour notre municipalité de les soutenir : motion, prise de contact avec les élus nationaux et départementaux, participations aux délégations, rendez vous avec les responsables scolaires académiques ...  D'autant que notre commune ne ménage pas ses efforts pour accompagner l'Etat et assumer notre responsabilité dans ce domaine, tant en investissement qu'en fonctionnement !

    Beaucoup de parents se révoltent contre une décision qui apparait en complet décalage avec la communication officielle gouvernementale sur le "soutien individualisé" et les "stages de remise à niveau" ... Comme quoi, entre les mots et les actes, il y a souvent un abîme, qui est celui de la communication ...

    Je veux souligner le lien de causalité direct, dans ce cas de figure, entre politique nationale et réalité locale. L'Inspecteur d'Académie, décide en fonction des moyens mis à sa disposition par l'Etat. Reconnaissons que le contexte national de suppression de postes dans le primaire a nécessairement des retombées sur le terrain, y compris dans les écoles d'une commune, d'un canton, d'une circonscription ou d'un département. Dire le contraire serait mentir ! C'est ce que nous constatons avec cette suppression de poste !


    J'ai obtenu rapidement une entrevue auprés de l'Inspecteur d'Académie. Ce dernier m'a longuement écouté (prés de deux heures d'entretien), mais a maintenu au final une décision due pour lui à un manque de moyens qui ne lui permet pas de s'affranchir, pour cette école, du seuil fixé au niveau départemental, au nom de la "transparence et de l'égalité républicaine" !

     

    Autre anomalie dénoncée avec raison par les parents et qu'il convient de souligner, le seuil de fermeture est plus faible que celui d'ouverture ... Pour l'Administration, il est donc beaucoup plus simple de fermer une classe, que d'en ouvrir une ...CQFD ...

     

    Car l'équité a tout de même des limites ...

     

     

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  • Ridiculement grotesque

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    « Quand à Monsieur,

    s'il n'est pas capable de comprendre

    qu'il vaut mieux s'appeler Jacquard

    que Jacquouille, qu'il prenne de la juvamine ! »




    Jean Marie Poiré

    Les visiteurs




  • Afghanistan, le sens d'une présence

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    La mort des 10 soldats français nous interpelle. Chaque citoyen qu'il soit ou non spécialiste de l’art militaire ou de géo politique, s’interroge. Ce drame exige de vraies réponses pour comprendre ce qui s'est réellement passé afin que ces morts ne soient pas inutiles.
    Espérons que le débat parlementaire apporte toutes les clarifications nécessaires, sans tabous, ni récupération, surenchère ou démagogie.

    Il est sain que notre pays s’interroge sur le sens de son engagement en Afganistan et ses modalités. Si pour certains il ne peut exister de guerre sans victimes, il est heureux qu’en France le sang versé ait un prix qui ne soit pas simplement celui des larmes et des honneurs.

    Contrairement aux dirigeants qui « n’ont pas de doute et referais les mêmes choses », j'estime salutaire de se demander si ces morts étaient évitables : nature des moyens engagés, pertinence de la nouvelle stratégie de notre pays ... Le remplacement des forces spéciales par de jeunes soldats, peu expérimentés est il par exemple adapté dans ce champ d’opérations, certainement un des plus dangereux au monde ?

    Les talibans, ne sont pas les soldats "moyenâgeux" décrits par d'éminents stratèges de salon, rappelons qu'ils n’ont jamais perdu une guerre, que ce soit contre les russes ou les américains. Ces derniers y ont pour la première fois en juin perdus plus d’hommes qu’en Irak. La région peut se révéler très rapidement un véritable bourbier.

    Mais autant le dire, être absent de cette région, véritable plaque tournante du terrorisme mondial, avec deux pays voisins  munis de l’arme nucléaire (Pakistan, Iran) dont un pour le moins instable, peut se révéler périlleux pour nos sociétés. Encore faut il ne pas se tromper de combat, ni de siècle : cette guerre n’est pas le choc des civilisations décrit par Bush et ses affidés, la lutte entre les forces du mal et celles du bien a pour le moins démontré tragiquement ses limites, en Irak comme sur ce terrain. Au regard de la situation militaire actuelle, il serait sans doute opportun d'opter pour une autre stratégie.
    Les Occidentaux, comme le souligne Vedrine ont perdu le monopole de l’histoire (l'ont ils seulement eu ?), il est plus qu'urgent qu’ils réfléchissent aux politiques à adopter face à ce bouleversement "tectonique" , faute de quoi ils s’enferreront dans des politiques de force simplistes et vouées à l’échec.

    Je voulais souligner la pertinence de deux contributions utiles, celle du journaliste de Libération, "spécialiste" des questions de défense, Jean Dominique Merchet (cf son blog : "secret défense") et le remarquable article paru dans le Figaro (comme quoi ...) dont l'auteur est François Sureau (cf article).

     

    En voici d'ailleurs un extrait … C’est à la fois digne, émouvant et juste

     

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  • Le pays des droits de l'homme

     

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    En 2008 pour être bien accueilli en France mieux vaut s’appeler Kadhafi ou Assad qu’être Prix Nobel de la Paix.

    L’accueil fait à Tenzin Gyatso, Dalaï Lama de son état, en visite dans notre pays est à des années lumière des fastes réservés à Khadafi, en décembre dernier lors de sa visite d’état tapageuse ou des honneurs rendus sur les Champs Elysées au Président syrien Assad lors des cérémonies du 14 juillet !

    Malheureusement ce cas de figure ne s’est pas limité pas au seul exécutif, la France a été au delà des espérances chinoises ...
    La ville de Nantes, par exemple, a été sommée par le Préfet de Région de retirer de son fronton ledrapeau Tibétain installé pour la visite dans cette ville du Dalaï Lama, au motif que cela gênait l'Etat français" ('il n'était ni obligatoire, ni souhaitable, ni opportun de pavoiser !).
    Si une délégation de parlementaires a pu finalement recevoir le chef spirituel des Tibétains dans un bureau (bien que ce Palais ne manque pas de salons surtout au mois d’aout), il a fallu que les élus négocient auprès du Président Poncelet, 3eme personnage de l’Etat garant des traditions démocratiques du Parlement, pour que l’encombrant visiteur entre par « la cour d’honneur et non par la cave ou les égouts! ».

    Huis clos retentissant qui a provoqué une prise de conscience et causé un profond malaise relayé par les médias; du coup et après avoir appris que le Dalaï Lama serait reçu officiellement par des élus de l’opposition, le Président de la République a trouvé une date dans sans son agenda 2008, Bernard Kouchner et Ramada Yade, Secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme (ça ne s’invente pas ! ) se sont enfin réveillés !

    Le choix de la non violence, la sagesse et le rayonnement international de ce personnage le place dans l’inconscient collectif au niveau d’un Gandhi ou d'un Martin Luther King. Contrairement aux dictateurs du Proche Orient désireux de s’approprier le nucléaire que la France est prête à leur vendre, le 14 eme Dalaï Lama n’a rien à acheter lui.

     

    Sur ce dossier, Nicolas Sarkozy a multiplié les impairs vis à vis du Dalaï Lama, bien évidemment mais aussi de la Chine  ...

     

     

     

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  • Dégustons l'huitre de Marennes Oléron

    huitre marennes.jpgDe passage sur l’île d’Oléron lors de mes congés d’été, je n’ai pas résisté au plaisir de déguster la production locale d’huitres et de découvrir plus en profondeur l’activité ostréicole.
    Cette industrie a fait la une des journaux en juillet dernier, du fait d’une surmortalité record des naissains (jeunes huitres de un à deux ans). Si les réveillons de fin d’année ne sont pas menacés, cette disparition soudaine et massive ne sera pas sans conséquence pour les années à venir (dés 2010-2011); rappelons qu’il faut trois à quatre années pour qu’une huitre (après une période variable d’affinage dans les claires) ne soit consommable.

    Une surmortalité qui a décimé en l’espace de quelques mois l’ensemble des bassins ostréicoles français, avec des taux de mortalité allant de de 40 à 100 % des naissains d’huîtres creuses, tous ou presque d'origine japonaises, soit 99% de la production française.

    Une véritable catastrophe pour les milliers de personnes vivant de cette industrie, vitale pour l’économie de leurs territoires ; avec 130.000 tonnes par an la France est le premier producteur européen et le quatrième mondial derrière la Chine, le Japon et la Corée du Sud. Une activité qui est également un argument touristique de premier plan pour ces régions !

    Le plus paradoxal est que l’huitre est à la fois robuste, elle est de loin antérieure à l'arrivée de l’homme sur terre, et fragile.  Sa survie est totalement liée à l’équilibre et la vitalité d'un éco système complexe, qu’il ne faut surtout pas limiter à l’Océan, notamment dans le cas de l’huitre de Marennes, car bien des paramètres interviennent y compris terrestres : température de la mer, apports en eau douce, salinité, prédateurs, algues, pollution des effluents et affluents ...


    La crise traversée aujourd’hui par le monde ostréicole est une illustration parfaite des problématiques actuelles. Ou comment concilier développement vertueux de nos territoires, interrelations entre nos différentes activités et le milieu, gérer le risque sanitaire et protéger notre environnement …


    Car tout est lié !

     

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  • Citius, Altius, Fortius

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    Le spectacle du monde ressemble à celui des Jeux olympiques :


    les uns y tiennent boutique,
    d'autres paient de leur personne,
    d'autres se contentent de regarder.

     

    Pythagore