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Urba et logement

  • Pour le Péri urbain, "Mobilis in mobili"​, mirage ou objectif ?

     

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    Les "rencontres de la mobilité inclusive" organisées par le laboratoire du même nom*  invitent chaque année les acteurs de la mobilité à une journée d'échange consacrées aux difficultés rencontrées par les publics en situation de fragilité. Cette journée permet également aux jeunes pousses de présenter leurs innovations, une quatrième édition qui illustre l'essor véritable de ce marché des mobilités du fait notamment de l’arrivée de nouveaux acteurs issus du monde du numérique.

    J’étais invité à participer à la table ronde dédiée aux mobilités péri-urbaines. Il est bon que les problématiques spécifiques à l'espace péri urbain soient enfin mis en avant dans ce type de rencontre, tant elles concernent des territoires qui se retrouvent aujourd'hui en situation de grande fragilité.
    J’ai rappelé l'état de délabrement des réseaux ferrés de la grande couronne, où se déplacer demeure non seulement un enjeu, mais trop souvent un véritable défi, ce qui à la longue et au quotidien devient pesant et pour le moins anxiogène pour ceux qui vivent dans ces territoires. Il serait pertinent pour le péri urbain, de parler plutôt de mobilités non inclusives.

    Y répondre nécessite de rattraper plus de 30 ans de désengagement total, que ce soit au niveau du parc roulant, des réseaux ou des gares. Conséquence directe de la priorité donnée au Tout TGV par la SNCF toutes ces années, financé par l’abandon délibéré de nos réseaux ferrés régionaux.
    Rattraper un tel retard est difficile, d'autant qu'il faut adapter dans le même temps les infrastructures à la montée en puissance de territoires en plein essor et à la mutation en profondeur de notre société.
    Cette situation est assez similaire à celle que nous connaissons avec la transition numérique; avant d'aborder la dimension des usages, essentielle, il convient cependant de régler la question des tuyaux ! Accéder à une mobilité réellement inclusive nécessite le préalable de "gagner" la bataille des infrastructures. Vaste gageure ...

    Notre société illustre la célèbre devise du capitaine Nemo, "mobilis in mobili ». Ne pas être en capacité de se déplacer en liberté dans une société de plus en plus mobile, conduit inexorablement à l'exclusion et au déclassement.
    Avec des conséquences  trés concrètes : contraintes quotidiennes, absence de perspective, ressentiment de plus en plus marqué à l’égard des métropoles, élites et ville capitale, comportements électoraux de rupture (abstention ou vote extrémiste)...
    Si ce n’est pas encore la guerre des Gaules, les fractures territoriale, sociale et politique déjà présentes s’élargissent au fil des mois. Gagner la bataille des mobilités péri urbaines constitue désormais un enjeu démocratique de premier ordre et devient une priorité républicaine.

    Il est essentiel de remettre l’équité au coeur de la république des territoires, et de maintenir une cohésion sociale aujourd’hui malmenée qui ne tient plus qu’à un fil dans certains territoires et menace de rompre à tout moment.
    Les mobilités sont au cœur de nos vies, trop souvent même de nos angoisses quotidiennes, tant se déplacer est vital pour accéder à un emploi, mais également droit à la culture, aux loisirs, au lien social, au temps libre et libéré. De manière plus globale, les mobilités sont une condition sine qanun de l'épanouissement et de l'émancipation de chaque citoyen ...

     

    Encore devons-nous adapter l’organisation de nos transports à la réalité du monde actuel et substituer à la logique de silo d'antan, une logique systémique basée sur des éco systèmes locaux de mobilités ...

     

     

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  • Habitat social, où en sommes nous ?

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    L’opération des logements sociaux de FSM inaugurée rue de Montceaux cette semaine, me donne l’occasion de faire un point sur notre situation en ce domaine et le partenariat initié avec ce bailleur.

    Je ne l’apprendrais pas aux lecteurs de ce blog, l'article 55 de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain, impose à toute commune francilienne de plus de 1500 habitants d’avoir d’ici 2020, 20% de logements sociaux et 25% en 2025 (loi ALUR). Rappelons que si les décrets d’application de la loi SRU ne datent que de 2002, la pénurie de logements en France est une vieille histoire.
    L'état demande aux élus en un ou deux mandats de réparer plus d’un demi siècle d’immobilisme sur une telle question ; or pour appréhender et maitriser les ressorts d'une problématique que chacun s'accorder à reconnaitre comme complexe, il est nécessaire d’acquérir un minimum d’expertise et de savoir faire dans des domaines aussi divers que le foncier, l’habitat ou l’urbanisme. Le but d’une mixité réussie étant d’offrir aux habitants les conditions d’un véritable épanouissement. Ce qui veut signifie que même pour un élu convaincu de l'intérêt de ce texte, comme je le suis, lancé une telle action, véritable politique publique, lexige un minimum de temps, notamment au début.
    J’ai la conviction que s’il faut bien évidemment suivre à la lettre cette loi légitime, notamment répondre aux exigences quantitatives, il est également important d’en respecter l’esprit et de se fixer des priorités qualitatives ; ce qui est techniquement un peu plus compliqué à réaliser … Aussi, j’ai le sentiment d'avoir agit juste en faisant de la qualité de l’habitat, au sens global, une exigence préalable, et de tout avoir mis en œuvre pour y arriver.
    Il est vrai qu'une autre démarche etait possible : préempter un terrain en périphérie de ville, y bâtir en nombre les locatifs sociaux manquants ... Loin des yeux, loin du cœur ... Méthode simple, rapide, apparemment moins couteuse, respectant les objectifs quantitatifs de la loi SRU, mais pour le moins court termiste.
    J’assume de ne pas avoir été sur ce point exemplaire et d’avoir pris le temps de bien faire ; ce qui en son temps m’a valu des échanges pour le moins directs avec les représentants de l’Etat.

     

    Quelques convictions tout d’abord.

    Un Maire n’est pas l’élu d’une ville mais d’un territoire, ensemble complexe composé d’entités urbaines, agricoles et naturelles qui doivent dialoguer ensemble en bonne intelligence. Notre volonté est de préserver l’intégrité des espaces naturels et agricoles, afin qu’ils gardent toute leur potentialité, en prenant prendre le contre pied du modèle urbain dominant, celui de l’étalement urbain, basé sur le développement de la ville «longue distance», consommatrice de foncier, d’énergie, de pierre, de temps et grande dévoreuse d’espaces …

    Depuis 2005 nous avons considérablement renforcé nos moyens d'action, acquis un réel savoir faire, initié un projet de développement durable du territoire (notamment avec l’éco quartier), réuni des partenaires indispensables, dont les services de l’état avec lesquels nous travaillons en toute transparence et l’Etablissement Public Foncier, qui déploie toute son expertise pour nous aider à construire du logement social ; et ce malgré les diverses difficultés rencontrées : foncières, financières, règlementaires, dont une spécifique à Trilport, un zonage absurde, inéquitable, illégitime pénalisant le montage de toute opération de création de logement sociaux. Nous agissons pour :

    • promouvoir un logement social de qualité, notamment en centre ville : afin de rapprocher les habitants des équipements publics, de développer les mobilités douces, afin de faire de Trilport une ville « courte distance ». Les appartements inaugurés sont lumineux, connectés à la fibre optique, dotés d'outils de suivi mobiles individuels ...
    • diminuer les charges des locataires en participant à la lutte contre le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre (performances thermiques et isolation très performante), en privilégiant le plus possible les matériaux bio sourcés,
    • privilégier les opérations à taille humaine, l’éco construction, l’accessibilité, la signature architecturale du bâti et son intégration au site.
    • Développer une mixité multi générationnelle et sociale dans toute la ville, afin d’éviter ghettoïsation ou sentiment de déclassement et proposer également des solutions de logement adaptées tant aux séniors, qu’aux jeunes
    • Intégrer dans chaque opération les problématiques du stationnement, afin d’apporter des réponses non doctrinales mais bien concrètes

    Mais au delà du rationnel, du technique, des données statistiques, je voudrais surtout et plus que tout parler d’humain, d’affect, de pathos, de désir. Trop peu d’acteurs s’en préoccupent, c’est pourtant essentiel.

    Une feuille de route s’impose : rendre la ville durable, aimable et désirable, en travaillant sur la qualité des espaces, du bâti, des services de proximité mis en place … Vivre en ville, c’est avant tout habiter sa ville et même si possible être habiter par elle.

    Il est grand temps de faire évoluer dans l’inconscient collectif les représentations liées à la ville, à l’épanouissement personnel, familial et collectif, en améliorant concrètement la qualité de vie, les aménités, l’intensité urbaine et placer l’humain et la préservation de la nature au centre de nos réflexions.

    La ville est un tissu vivant qui doit se régénérer, se reconstruire sur lui même, mais être également en capacité de procurer de l’émotion et d’avoir une dimension évocative. S’il est nécessaire de développer une ville plus intense, elle doit dans le même temps être surtout, paradoxalement, plus humaine ... C’est la vision que nous partageons avec nos partenaires.

     

    Pourquoi avoir choisi FSM, et où en sommes nous vis à vis de la loi SRU ?

     

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  • Pour que le 115 ne soit plus aphone

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    La publication du rapport annuel de la Fondation de l’Abbé Pierre est l’occasion chaque année de faire le point sur la situation du logement dans notre pays. Ce document exhaustif est désormais la référence sur cette problématique essentielle située à la confluence de beaucoup des fléaux qui touchent notre société. Son édition 2016 (21eme du nom) bénéficie des données de l’enquête INSEE sur le logement qui démontrent l’aggravation d’une situation impactant de plus en plus de personnes vulnérables, dont les sans domicile fixes.
    Rappelons que si deux millions de personnes attendent toujours l'attribution d'un logement social, notre pays ne parvient toujours pas à héberger plus de la moitié des sans abris, dont le nombre a quasiment doublé en dix ans pour la seule Ile-de-France (+ de 85 % de 2001 à 2011). Une nouvelle tendance inquiétante se confirme, de plus en plus de familles avec enfants sont concernées et se retrouvent sans logis.

    La question des réfugiés a donné lieu à une mobilisation tout à fait exceptionnelle (cf billet précédent), qui a permis d’explorer et de découvrir de nouvelles pistes, dont certaines tout à fait appropriées à l'accueil des personnes sans domicile fixe.
    La récupération et l'exploitation politique qu’en a fait un parti comme le Front National, que j’ai vécu en direct lors d’un débat en Conseil Communautaire avec une de leurs élues, laisse pantois. Les représentants de ce mouvement idéologique qui ne s'étaient jamais préoccupés jusque là du sort des exclus, bien au contraire, dénoncent désormais, la « concurrence » entre sans-abri français et réfugiés étrangers et « l’abandon » des SDF de souche au profit de clandestins. La ficelle est un peu grosse ...
    Plutôt qu’une récupération politicienne indigne et pour tout dire assez minable, la question des SDF exige des réponses concrètes et urgentes, tant le système actuel apparait totalement à bout de souffle : centres d’appel saturés, lieux d’hébergement débordés, seulement une personne sur deux qui appelle le 115 se voit offrir une solution pour la nuit, mais également des conditions d'hébergement très préoccupantes, voir indignes et sans aucun traitement social de fond à la clé.

    Il faut arrêter le bricolage social, repenser de manière globale notre politique d’accueil, la refonder, tant il est indispensable de donner à ses familles très fragilisées la possibilité de rebondir et leur permettre effectivement et réellement de sortir de ce qui est devenue une spirale infernale, afin de pouvoir s'intégrer dans la société.

    Pour cela un seul impératif, assumer de faire de la question de l'hébergement des sans abris, une véritable priorité, en y apportant des réponses structurelles sur le court, le moyen et le long terme.

     

    C’est ce que ce billet vous propose d’explorer, en commençant par un état des lieux quelque peu décapant, qui n’est que le reflet d’une triste réalité.

     

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  • Pour 2016 ? Semer des graines d’avenir

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    La cérémonie des vœux est également l’occasion de parler d’avenir (cf billet précédent), de tracer des perspectives pour l'année qui vient, sinon de monde meilleur (sachons rester à notre place), du moins d’actions et projets... En ce qui concerne 2016, les annonces n’ont pas manqué, tant cette année constitue une année pivot, propice à semer des graines du présent et de l’avenir …

    Depuis le 1er janvier, Trilport a rejoint la famille des villes de 5 000 à 10 000 habitants. Le nouveau Plan Local d’Urbanisme qui sera arrêté d’ici peu accompagne ce développement autour d’une priorité claire : privilégier la reconstruction de la ville sur elle même plutôt que consommer inutilement des espaces agricoles et naturels.
    Autres axes stratégiques : développer la bio diversité dans la ville, agir en faveur des alternatives à la voiture individuelle, anticiper les conséquences des aléas météo extrêmes …
    Si nous avons vécu l’année la plus chaude depuis 1880, sans doute même depuis que l’homme est homme, et que le pôle Nord accuse des températures positives supérieures d’au moins 20 °C aux normales saisonnières, cela ne sera pas sans conséquences sur la violence des phénomènes météorologiques des prochains mois. Nous sommes à des années lumière des effets du bruissement des ailes d'un papillon, l'effet "glaçon fondu" est plus dommageable que l'effet papillon.

    Trilport compte 5 017 habitants au 1er janvier 2016, soyons honnête, nous n’avons rien fait ces dernières années pour accélérer ou précipiter ce développement urbain inéluctable, bien au contraire. Il nous semblait important de préserver identité et équilibre du territoire, sans doute, mais surtout préparer la commune à l’arrivée des nouveaux habitants et éviter tout effet champignon, très déstabilisateur en partant d’un principe simple : pour qu’un arbre grandisse harmonieusement, il est nécessaire de creuser des fondations profondes qui permettent à ses racines de se développer progressivement et leur laissent le temps de faire leur place : projet de ville, efficacité et organisation des services aux habitants, équipements publics comme les écoles …

    L’éducation est par définition une graine d’avenir, c’est aussi pour cela, qu’elle a été, est et sera au cœur de nos priorités. Que ce soit dans l’accompagnement des dynamiques éducatives autour de l’éducation à l’environnement, des usages numériques, que dans les activités périscolaire, ou l’investissement dans les locaux, à créer, rénover ou agrandir !
    Nous avons privilégié cette option, car elle permet d’adapter tous nos groupes scolaires aux besoins d’aujourd’hui et redonne à l’école la plénitude de son rôle de creuset de citoyenneté républicaine et d’intégration. Une ville se construit également autour de ses écoles. Dans le même cadre nous ouvrirons également d'ici quelque jour, un lieu d’accueil et d’écoute pour les parents et les enfants de 0 à 6 ans, afin d’améliorer une relation parentale, malmenée quelquefois, notamment en période de crise.

    Limiter nos émissions de Gaz à Effets de Serre est également préserver l’avenir mais aussi et surtout le présent à l'heure de la COP 21. C'est pour agir en ce sens que  nous rénoverons l’éclairage public dans toute la ville, poursuivrons l’isolation thermique des équipements publics en privilégiant l’emploi de matériaux bio-sourcés locaux (chanvre et bois) et lancerons la mise en place d’un mini réseau de chaleur destiné à alimenter Salle des Fêtes, Groupe scolaire Prévert et futur réfectoire.

    Mais de toutes les annonces de la soirée, celle qui a retenu incontestablement l’attention du plus grand nombre est relative à l’éco quartier de l’Ancre de lune …

    Pourquoi ?

     

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  • Fleurissement, Zéro phyto et qualité de l'eau

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    Nous avons accueilli à Trilport il y a quelques jours le jury régional des villes et villages fleuris, visite traditionnelle depuis 1997, année d’obtention de notre Première fleur (suivie d’une seconde en 2000), dans ce concours qui concerne désormais une commune française sur trois, dont 305 pour la seule Ile de France.

    Autant l’avouer, j’avais de sérieuses réserves sur l'utilité d'un tel label. Privilégier un fleurissement ostentatoire, grand consommateur en logistique, eau et produits phytosanitaires, réservé à certains «spots» stratégiques de la ville, ne me semblait pas revêtir de caractère prioritaire.
    L’évolution sensible des critères de ce prix m’a depuis fait changer d’avis. Le respect de l’environnement et la défense de la bio diversité y sont devenus prépondérants, le jury évaluant fleurissement (répartition dans la ville, adaptation aux contraintes des sites, diversité et qualité des compositions, entretien tout au long de l’année), pratiques environnementales déployées, dimension sociale et citoyenne accompagnant la démarche de la collectivité. En fait, c'est bien de la place du végétal dans la ville dont il est question, et des actions en faveur de l'environnement engagées, jusqu'au projet de développement initié.

    Dans ce cadre, soulignons que Trilport bénéficie d’un patrimoine naturel exceptionnel : bords de Marne, forêt domaniale, écrin de cultures entourant le centre urbain et points de vue sur les coteaux environnants uniques dans la région. Dans le même temps la ville a une configuration urbaine affirmée (présence de zones industrielles, d’une gare et de plusieurs infrastructures routières) et se développe, du fait de la loi SRU. Dualité qui nous a mené à initier un projet de territoire dont l’objectif est de construire une ville durable, qui n’oublie pas cependant d’être aimable à ses habitants.

    Notre volonté est de préserver l’intégrité des espaces naturels et agricoles, en limitant l’étalement urbain, piste privilégiée : « construire la ville sur la ville » (plus facile à dire qu’à faire !) mais nous travaillons dans dans le même temps à y renforcer la présence végétale. Ce dernier objectif est à la base de notre engagement dans le label des villes fleuries.
    Le but n’est pas de décrocher une 3eme fleur à tout prix, mais bien de défendre une conception de l’aménagement urbain représentative des spécificités de ce territoire, en nous appuyant sur la place qu’y occupe déjà le végétal.
    Un nouveau modèle de développement urbain est possible, trouvant ses racines dans les spécificités du terroir local et intégrant très en amont les exigences de l'urgence environnementale en apportant des réponses concrètes et utiles pour faciliter l’adaptation de nos villes aux conséquences de la dérégulation climatique.

    L’importance écologique des arbres et espaces verts n’est plus à démontrer (développement de la bio diversité, captation du CO2, régulation thermique lors des périodes de canicule notamment), mais « le végétal » constitue encore trop souvent la variable d’ajustement des opérations d’aménagement, alors qu'il demeure un élément architectural et urbain essentiel. Il apporte à une ville, un quartier, caractère, identité et supplément d’âme, cadence le rythme des saisons et du temps qui passe, sa présence est indispensable à l’épanouissement des habitants de toutes générations, y compris des plus jeunes … Une école sans végétal ou horizon naturel est une école sans ligne de fuite, sans perspectives pour les yeux d’enfants …

    Une question fait débat aujourd’hui : le « zéro phyto ». Certains de nos concitoyens s'agacent de voir « proliférer » au long des trottoirs ou des routes, les herbes folles, mousses, pousses de pissenlit et autres, qui sont pour eux autant d’illustrations d’une ville mal entretenue. Aussi, ils ne manquent pas d’exprimer leur mécontentement aux élus et agents des espaces verts par des remarques acidulées, sinon acides. Rappelons simplement qu'au 1er janvier 2017 l’utilisation des produits phytosanitaires sera interdit sur les voiries, espaces verts, forêts et promenades ouverts au public.
    Durant des décennies, tout paraissait pourtant si simple ! Un geste, l’application d’un produit miracle et plus de mauvaises herbes ! Rappelons simplement que l’efficacité de tels produits dépend surtout de leur toxicité. Si nos jardiniers ont toujours la main verte, ils ont troqué leurs anciens pulvérisateurs pour des binettes, beaucoup moins efficaces en apparence, et se retrouvent  dans l’obligation de s’adapter à une nouvelle donne qui représente une charge considérable de travail supplémentaire. Autant le dire les différentes techniques alternatives qu'elles soient mécaniques, thermiques ou chimiques nécessitent une appropriation difficile et des niveaux de rendus qui seront moins bons que les précédents.

    Nous vivons un changement d’époque, ce qui vaut également pour le fleurissement. Il est heureux que notre génération ait enfin pris conscience du danger de certaines de ses pratiques quotidiennes, en apparence inoffensives, pour la planète, que l’on ne soupçonnait pas aussi fragile et périssable.

    Comment définir dans un tel cadre, sinon une doctrine en matière de fleurissement, du moins des priorités claires intégrant les contraintes environnementales ?

    Avant d'aborder plus concrètement dans une prochaine note l'action engagée sur Trilport dans ce domaine et les pistes explorées pour adapter au mieux nos villes aux conséquences de la dérégulation climatique, il me semble urgent de revenir sur la délicate problématique du zéro phyto …

     

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  • Elle était "à l’écoute du bien-être des gens" ...

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    Je viens d'apprendre avec tristesse le décès de Françoise Hélène Jourda, elle était non seulement une architecte talentueuse mais une femme d'exception.
    J'ai eu la chance de la rencontrer plusieurs fois dans le cadre de mes activités d'élu. C'est à elle et l'équipe qu'elle animait que nous avons confié, avec l'aménageur l'AFTRP, les destinées de l'écoquartier de Trilport, "l'Ancre de lune".
    Nous avions été séduits par son projet, son implication concrète et reconnue en architecture environnementale, dont elle était une des pionnières européennes les plus reconnues, son souci de la qualité de vie des habitants, ses partis pris environnementaux, la place laissée au végétal et aux arbres notamment. Mais plus que tout, c'est sa passion sincère à vouloir animer notre projet (au sens premier du mot, "donner la vie") qui nous a convaincu.

    J'ai ensuite appris pourquoi notre éco-quartier avait trouvé une certaine résonance au plus profond d'elle, puisqu'elle a déclaré il y a quelques années :

    "Moi mon rêve, c'est de construire un morceau de ville, sur la ville, dans la ville, pour changer la ville pour démontrer aujourd'hui qu'il est possible de transformer les villes existantes que ce soit au niveau environnemental, au niveau social, et apporter du bonheur aux gens"


    Le métier d'architecte urbaniste aux yeux de cette professionnelle, d'une simplicité non affectée, à la renommée pourtant internationale, devait avant tout être «à l’écoute du bien-être des gens», afin de répondre à leurs besoins, aux usages de la vie et de la ville, prendre en compte également l’urgence environnementale comme l'impératif d'économiser l’énergie en choisissant les matériaux et procédés de construction les plus respectueux de la planète, de leur conception à leur recyclage.

    Autant de parties pris qui ont trouvé de l'écho aux oreilles de l'élu engagé que je suis, sur les questions relatives à l'habitat, à l'urbanisme et au Développement Durable.
    Qu'elle sache, que là où elle est ou pas,  nous ferons tout pour que ce projet soit à la hauteur de ce qu'elle voulait pour la ville, qu'elle soit durable, aimable et désirable ...

     

    Quelques éléments de bio

     

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  • Retour sur les Assises des Petites Villes de France

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    Les XVII Assises des petites villes de France (APVF) qui se sont déroulées à Annonay  marquent un tournant dans la vie de cette association, Martin Malvy, son fondateur ayant décidé de passer la main après 24 ans de Présidence.

    Dans son intervention, il a rappelé avec émotion les mots de François Mitterrand lors des assises de 1991 à Chinon, dans un discours de très haute tenue : «c'est à travers ces villes, ces lieux, que s'est constitué l'humus qui veut qu'aujourd'hui la France ait su traverser les siècles, son premier millénaire. »le Président de la République soulignant que « les Petites Villes sont pour la France un facteur de civilisation déterminant … »

    Martin Malvy laisse une association en plein développement, fédérant 1 200 communes de 3 000 à 25.000 habitants péri urbaines, rurales, ou Centre Bourgs, dont beaucoup en pleine dynamique, avec une population en  augmentation, dont de nombreuses familles et de jeunes, ayant grand besoin de structures et de services adaptés.
    Il est remplacé par un duo de choc  : Olivier Dussopt, nouveau Président, Député-maire d’Annonay (PS), benjamin de l’Assemblée Nationale, rapporteur du texte de loi consacré à la modernisation de l’action publique et à la création des métropoles, et Pierre Jarlier, 1er Vice Président délégué, le Sénateur-maire (UDI) de Saint-Flour,  élu influent de  la Commission des finances et très impliqué dans la défense des collectivités territoriales.

    Ce tandem complémentaire, représentatif et respectueux des équilibres politiques et géographiques de nos petites villes, accède aux responsabilités dans un contexte difficile mais il est  assuré du soutien des élus qui l'ont désigné à l'unanimité comme le nouveau Conseil d’Administration de l’association dont je fais partie. Soulignons que Marylise Lebranchu, Ministre de la décentralisation et de la fonction publique, avait tenu à être présente, belle marque d'amitié pour Martin, Olivier et Pierre et d'intérêt pour l'action de l'APVF.

    La thématique de l'édition 2014  « Territoires : y a-t-il un avenir hors des métropoles ? » a constitué le vrai fil rouge de nos débats. Outre les ateliers proposés, deux tables rondes ont marqué ces deux journées de travail : 

    «Comment faire avec moins dans les collectivités ?», avec une intervention lumineuse de Eric Heyer de l'OFCDE soulignant les risques pour notre économie d’une austérité trop marquée, accentuée par la baisse des dotations des collectivités prévues par le gouvernement, qui impactera directement nos territoires, tant au niveau de l'emploi que de l'activité. Sentiment conforté par Thomas Rougier, Directeur des études de la banque postale,qui chiffres à l’appui a rappelé le poids significatif des collectivités dans l’économie nationale, des propos que le témoignage de Bruno Cavagne, Président de la Fédération Nationale des Travaux Publics, extrêmement inquiet des baisses d’investissement initiés qui pourraient avoir dés cette année de très graves conséquences pour les entreprises et l’emploi local a complété utilement.

    La table ronde finale « Réorganisation territoriale : Y a t’il un avenir hors métropole », a donné lieu à des échanges passionnants, sans langue de bois, ni tabou. Un débat lancé sur de bons rails grâce aux cartes iconoclastes de Christophe Giulli, comparant inégalités territoriales, sociales et vote extrémiste (que de similitudes !), durant lequel  Marylise Lebranchu a fait preuve, comme à son habitude, d'une très grande qualité d’écoute et, avec bien d’autres, indiqué des pistes de réflexion intéressantes : nécessité de revoir les critères de la Dotation Globale de Fonctionnement, d'une péréquation plus marquée, pour plus de solidarité entre les territoires .
    Telle a été le sens de l'intervention que j'ai faite lors de cette table ronde : quitte à diminuer les dotations des collectivités (il faut bien participer à l'effort général !), autant tailler dans les recettes des collectivités qui ont beaucoup de "gras", et il y en a, de nombreuses et de puissantes, que tailler dans l’os celles qui ont aujourd'hui le plus grand mal à boucler leur budget pour des dépenses essentielles. Entre les dépenses accessoires somptueuses de certains, le superflu n'est pas loin, et les services indispensables que trop de collectivités n'arrivent pas à mettre en place ou plus à assumer, faute de financement, il y a plus qu'un monde de différence !
    Il n’est pas admissible que les baisses de l'Etat  impactent mécaniquement de la même proportion toutes les communes, les riches comme les pauvres, et ce faisant, fragilisent les plus faibles, accentuant les inégalités territoriales, qui se rapprochent d'une vraie fracture. Gare à la catastrophe sociale majeure qui pointe dans certains territoires et à l'effet domino systémique.

    Manuel Valls a clôturé nos travaux avec un discours attendu, indiquant sa volonté de laisser une large part à la concertation et au débat parlementaire afin de finaliser la réforme territoriale (seuil de 20 000 habitants pour les intercommunalités, nécessité de maintenir un lien de proximité entre communautés de communes et régions au sein d'une entité « départementale », à la structure restant à définir), annonçant un renforcement de la péréquation et la prochaine réforme de la Dotation Globale de Fonctionnement pour obtenir une répartition plus juste des dotations d'Etat.
    Les Maires ont apprécié sa présence (un seul Premier Ministre était jusque là venu à ces Assises, Lionel Jospin en 1999) comme les mots prononcés « Vous êtes les premiers à retisser les liens, à entretenir le lien social, vous êtes au contact d'une France qui doute ... Vous êtes au contact d'une france qui n'a pas perdu confiance dans ses élus que vous êtes » ou l'injonction de Marylise Lebranchu  «Soyez fiers d'être des élus ».
    Mais bien plus que des mots, ce sont des preuves d'amour que les Maires des Petites Villes de France attendent désormais.

    Tel est le sens, de la résolution finale des assises qui clôture traditionnellement ce rendez vous annuel, regroupant nos propositions, attentes et demandes ...
    Elle porte principalement cette année 
    sur la réorganisation territoriale du pays et les conséquences des baisses  des dotations d’Etat, dont l'ampleur ne nous semblent pas "raisonnable". Elle réaffirme également l’importance mais aussi la fragilité, pour la vie quotidienne et le devenir de nos territoires et de nos concitoyens, du maillon essentiel que constitue nos  petites villes dans l'aménagement de l'espace du territoire et la cohésion sociale, justement en dehors des métropoles.

    Vous trouverez ci joint, les principales demandes de cette résolution.

     

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  • Succès pour les 1eres assises de l'éco construction

    RES-1311-eco-renovation.pngLa mise en ligne de la vidéo réalisée lors des 1eres assises de l ‘éco rénovation me donne l’occasion de revenir sur cet événement dont j’étais un des initiateurs, ces assises étant le fruit concret des travaux de la commission numéro 4 (que j'anime) du Conseil Participatif de Seine et Marne.

    Lorsque Vincent Eblé et l’exécutif départemental ont lancé la réflexion autour d’un projet de territoire pour le département, ils avaient une intuition : trouver une autre voie de développement pour la Seine et Marne que le traditionnel rééquilibrage Est / Ouest mais aussi une ambition, porter une vision de la Seine-et-Marne partagée par ses habitants et ses acteurs de terrain.  La concertation citoyenne initiée auprès de tous  les seine et marnais et les acteurs qui font ce territoire en  tissant du lien a alimenté cette réflexion qui est allée bien au delà d’un simple diagnostic enrichi, puisqu’elle a permis de développer pour le département, au travers de son projet de territoire, une véritable vision stratégique, bâtie autour de 5 axes d’action majeurs qui devraient  l’entrainer dans un développement durable, respectueux du potentiel agricole et naturel du département comme de ses habitants, mais aussi et c'est important dans le contexte actuel créateur de richesse et d’emplois locaux..

    Je me suis, comme tant d’autres à l’époque, impliqué dans ce processus citoyen, utile pour nos communes et leurs habitants, à plus d'un titre. Vincent Eblé m’a proposé d’aller plus loin dans cet investissement et j’ai accepté de rejoindre le bureau du Conseil Participatif dirigé par Yves LICHTENBERGER, ancien Président du PRES de Marne-la-Vallée. Un engagement totalement bénévole, je le souligne. Intéressé par l'expérience que j'avais acquise du fait de ma contribution aux travaux du Club national des Eco quartiers pendant 3 années, Yves Lichtenberger m’a  proposé d’animer le chantier 4 : « la Seine-et-Marne, territoire leader de l’Éco-construction », ce que j'ai accepté, le challenge m'intéressant.

    Dans ce cadre, nous avons avec l'équipe m'accompagnant dans cette initiative élaboré un plan d’action décliné sur trois objectifs généraux :  identifier et mettre en dynamique les acteurs de l’Éco-construction du territoire, repérer les leviers potentiels ou les freins et contraintes à intégrer, accompagner et susciter les synergies et la constitution de filières locales.

    Mais c’est surtout la méthode de travail choisie qui selon moi a été le vrai déclencheuret a  fait tout l’intérêt de la démarche initiée, qui nous a amené vers ces assises, qui ont constitué une vraie réussite.

    Revenons sur cette méthode ...

     

     

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  • De la ville durable au territoire durable …

    urbanisme.jpg 

    La revue Urbanisme a consacré un numéro spécial à l’étalement urbain et m’a demandé d’y participer voici un extrait de la tribune publiée …

    Revue urbanisme

    Hors série sur l'étalement urbain

     

    " Un Maire n’est pas l’élu d’une ville mais d’un territoire, ensemble complexe composé d’entités urbaines, agricoles et naturelles qui doivent dialoguer ensemble en bonne intelligence ... / ...


    La consommation croissante d’espace naturel en Ile de France, notamment en Seine et Marne atteint des limites qui doivent interpeller les acteurs qui font la ville, tant la menace de voir se dégrader ce patrimoine naturel fragile est réelle. Chacun connaît la contribution des espaces ouverts à l’équilibre de l’écosystème, à la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles mais il est essentiel également d’anticiper et de tenir compte des évolutions liées au réchauffement climatique et à la croissance démographique. La fonction de régulateur thermique joué par les trames vertes et bleues n’est pas à sous estimer et il faudra bien loger et nourrir une planète qui comptera  9 milliards d’habitants en 2050, ce qui impose de préserver une agriculture performante.

    Face à cette réalité environnementale, il nous est apparu évident de prendre le contre pied du modèle culturel urbain dominant, celui de l’étalement urbain, basé sur le développement de la maison individuelle et de la ville  « longue distance », consommatrice (foncier, énergie, pierre, temps) et dévoreuse d’espaces ... / ...


    Mais au delà du rationnel, du technique, il faut surtout parler d’humain, d’affect, de pathos, de désir. Trop peu d’acteurs se préoccupent de cette problématique, pourtant  centrale. Une feuille de route s’impose : rendre la ville désirable et travailler sur la qualité des espaces, du bâti, des services, prendre en compte les besoins des habitants … La question sociale est essentielle, car vivre en ville, c’est avant tout l’habiter.

    Il est urgent de faire évoluer dans l’inconscient collectif les représentations liées à la ville, à l’épanouissement personnel, familial et collectif, en améliorant concrètement la qualité de vie dans la ville,  ses aménités, son intensité urbaine, et en plaçant l’humain et la nature au centre de la réflexion. La ville est un tissu vivant qui doit se régénérer, se reconstruire sur lui même et être en capacité de procurer de l’émotion et d’avoir une dimension évocative : qualité des espaces publics, des formes urbaines, intensité urbaine adaptée au territoire … Il est nécessaire de développer une ville plus intense, mais surtout, paradoxalement, plus humaine ..."


    Texte intégral de la tribune…


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  • Energie: passer de la culture « pastèque » à celle « des groseilles »

    pierre-radanne.jpgJ’ai participé à la conférence « Quelles énergies pour demain ? » organisée par le Cercle Condorcet à Trilport, avec Pierre Radanne pour invité. Cette association issue de la Ligue Française de l'Enseignement cherche à développer l'esprit critique et le débat citoyen, autant dire que ce débat a répondu à cette double exigence. Acteur incontournable des problématiques climatique et énergétique, Pierre Radanne en connaît tous les rouages, qu’ils soient institutionnels, économiques, scientifiques ou encore politiques : ancien Président de l'ADEME, consultant indépendant auprès de nombreux pays et de collectivités, expert international, créateur de l'association 4D, membre de Terra Nova, il est non seulement un homme influent et d’influence, mais également un défricheur et un agitateur d’idées qui fait avancer incontestablement les lignes. Particularité et non des moindres, il se situe tant dans le champ du concret que dans celui des possibles, considérant que lorsque le global ne s’incarne pas dans le local et la proximité avec le citoyen, il reste lettre morte.

    L’époque est cruciale, notre génération est placée face à des choix qui engagent non seulement le présent mais hypothéquerons également l’avenir et le destin de nos enfants. Il nous faut surmonter nombre de défis qui peuvent devenir de véritables bombes à retardement : réchauffement climatique, crises énergétique, croissance démographique, fracture alimentaire et développement des pays émergents… Les réponses à apporter seront à la fois : globales, le réchauffement climatique ignore les frontières des nations, locales, car elles doivent être concrètes et rapides, mais également individuelles, la moitié des émissions de gaz à effet de serre provient directement des habitants.

    La question du changement climatique ne pourra être résolue sans l’adhésion de chacun, encore faut il qu’il soit en capacité d’accepter ces contraintes et la crise économique et financière qui secoue actuellement nos pays constitue en fait une véritable mutation, nous sommes dans le structurel dur et non le conjoncturel et devons prendre les décisions qui s’imposent, d’autant que le volet énergétique est une composante de cette mutation, et que la part de l’énergie dans nos déficits actuels (budget, balance commerciale) est significative.

    Pierre Radanne résume simplement l’enjeu énergétique pour le 21e siècle : «Comment passer de la culture du pastèque, à celle des groseilles …

    C’est le sens de son intervention et de pas mal d'idées communes en matière que je vais tenter de restituer … 

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  • Déviation : l'heure est à la mobilisation

     

    deviation 2.jpg

    La longue et interminable procession de milliers d’automobiles et de poids lourds qui paralyse chaque jour Trilport et l’ensemble du pays de Meaux aux heures de pointe du matin et du soir, risque non seulement de perdurer au delà de 2030 mais bien de s’aggraver.
    La déviation de Trilport n’est en effet  pas inscrite au Schéma Directeur Régional : « Ile de France, objectif 2030 » proposé à l’enquête publique, ce que nous ne pouvons accepter !

    Le Schéma Directeur Régional d’Ile de France (ou SDRIF) fixe dans le temps et l’espace« les moyens de protection et de mise en valeur de l’environnement, la localisation des grandes infrastructures de transport et des grands équipements, détermine la localisation préférentielle des extensions urbaines, ainsi que des activités industrielles, artisanales, agricoles, forestières et touristiques. ».
    C’est ensuite aux collectivités, via leurs documents d’urbanisme locaux respectifs de traduire concrètement les grandes orientations d’aménagement fixées. C’est dire son importance, d’autant que le SDRIF s’impose aux documents de planification « locaux » que sont le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) pour les intercommunalités ou le Plan Local d’Urbanisme (PLU) pour les communes. Tous doivent être compatibles avec le document régional.

    Nous attendions légitimement que soit intégré la déviation de Trilport, dernier maillon du contournement de Meaux à ce schéma, d’autant que sa réalisation était inscrite dans le précédent document régional de 2008. C’est le refus du gouvernement Fillon de valider le projet adopté par les élus régionaux qui à l’époque avait bloqué l’évolution d’un dossier, pourtant sur orbite. Malheureusement, force est de constater qu’elle n’est aujourd’hui pas inscrite dans le nouveau Schéma Directeur régional soumis à l’enquête publique.

    Que penser d’une telle omission ? Est il possible de  changer encore cette donne ?
    Nous le pensons, c’est la raison de l’initiative  « La déviation c’est aussi votre affaire ».

    Notre objectif est de mobiliser élus locaux et citoyens à participer activement à cette enquête publique, et de signer une pétition demandant à ce que la déviation de Trilport soit de nouveau inscrite au Schéma Directeur de la Région ...

     

    Pourquoi ?

     

     

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  • Un festival du vent, bien nommé ...

    mini-calvi-1.jpgL’approche des fêtes de Noel ou bien celle de la fin du Monde (chacun son choix) m’incite à mettre ce blog à jour, d’autant que j'ai oublié de publier la  note écrite sur un événement auquel j’ai eu l’honneur de participer début novembre à Calvi, le 21 eme Festival du vent (ou festiventu,  « Courants d’art et inspirations écolos »).

    L'édition 2012 a fait honneur à son nom, au regard de la violence de la tempête qui s’était abattue sur l’ïle de Beauté, le vent était bien au rendez vous, au grand dam des organisateurs, des compagnies aériennes comme de leurs passagers. L’atterrissage sur Bastia a constitué un grand moment d’émotion et d'anthologie tant l'avion a tangué et c'est fait chahuté dans les cieux avant de se poser. Des sensations fortes dignes des plus terrifiantes attractions de Dysneyworld !

    De Dysney le festiventu est pourtant à des années lumière, fort heureusement d'ailleurs ! Créé il y a plus de vingt ans par Serge Orru [l’ancien directeur général du WWF France] son concept est à la fois original et simple : provoquer à Calvi durant l'arrière-saison touristique, des rencontres mêlant personnalités venues de tous les horizons (artistes, sportifs, humanitaires, écologistes, scientifiques, journalistes ...) et des manifestations artistiques ayant pour thématique centrale, l’écologie.
    Force est de constater que le coktail a fonctionné, ce qui est certainement la conséquence de la qualité de ses racines environnementales, durables et profondes comme à celle  de son terreau, la fertile terre de Balagne.

    Un succés jamais démenti depuis, du à la qualité de l’organisation, bon enfant mais efficace, et à  l’engagement des 600 bénévoles qui animent la manifestation et font vibrer les 40.000 festivaliers qui s’y rendent chaque année. Il faut y ajouter également d'autres paramètres comme celui de la magie des lieux, des participants et des instants rares qu'une telle alchimie provoque ... Une chanson en est né, "la ballade de chez Tao" d'Higelin ...
    De nombreux  artistes ou intellectuels français et étrangers s’y donnent rendez vous chaque année, histoire de partager quelques jours de cette ambiance particulière, attachante et unique. Si malheureusement le cru 2012, du fait des éléments déchainés, n’a pas eu le succès populaire habituel, la qualité a été fidèle à la tradition, avec la présence de deux invités vedettes : Yann Arthus-Bertrand et Pierre Rabhi. 

    Revenons sur cette 21 eme édition et trois belles rencontres que j’ai eu le plaisir d'y faire …

    François, Yann, Pierre et les autres, tous les autres ...

     
     

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  • Le Grand Paris, a t’il besoin d’espaces ouverts ?

    espace-ouv1.jpgJ’ai participé, il y a quelques semaines, à la 2eme table ronde des  «Conversations Métropolitaines » (cf note précédente) dont l'intitulé évocateur : « Les espaces ouverts sont-ils l’avenir du Grand Paris ? », nous rapproche  du poème d’Aragon, mais aussi paradoxalement de la thèmatique abordée lors du débat précédent, qui était consacré lui à l'intensité urbaine.

    Rapide rappel. Un « espace ouvert » est un espace non construit, qui n’est ni altéré, ni imperméabilisé, autrement dit le terme regroupe les espaces agricoles et naturels. Il est bon de savoir que dés qu’une parcelle est bâtie et imperméabilisée, il lui faut des siècles, avant qu’elle ne puisse se reconstituer. Malgré cette réalité qui interpelle, beaucoup de professionnels de l’aménagement persistent à les considérer comme des réserves foncières ! Est il utile de souligner que la réversibilité est dans ce cas à sens unique !

    J'en veux pour preuve, un constat simple. Depuis quarante ans, la consommation d’espace naturel s'intensifie, une tendance que rien ne semble stopper. En 5 ans c’est l’équivalent d’un département comme la Seine-et-Marne, un des plus étendus du pays, qui a disparu, soit 24 m2 chaque seconde (Chambre d’agriculture).
    Conséquence directe du modèle culturel dominant de "l’american way of life" dont le style de vie est basé sur le développement de la voiture et de la maison individuelle avec jardin, l’étalement urbain, la multiplication de grands pôles commerciaux (« malls ») en périphérie.
    Autant d'éléments qui induisent le développement  d’une « ville consommatrice » (foncier, énergie, pierre, temps), dévoreuse d’espaces ouverts.
    Si nous voulons encore préserver des espaces naturels et agricoles significatifs, nous devons donc sortir de ce modèle, mais par le haut. Les urbanistes, élus, promoteurs, architectes, acteurs de l’aménagement  doivent s’y atteler au plus vite, avec un prélable,  rendre la ville durable désirable ce qui nécessite de faire évoluer les représentations culturelles liées à l’épanouissement personnel et familial, mais également la qualité de vie dans les villes.

    C’est ce qui est ressorti d'interventions fortes lors de ce débat. Notamment celle de Jean Yves Chapuis (voir plus loin) reprécisant qu’il est important d’anticiper les mutations, de ne pas figer une ville qui doit se faire, se défaire et se refaire de manière quasi continue.
    Si les espaces naturels et agricoles, sont d’ores et déjà un atout considérable pour notre pays, nous y reviendrons, leur formidable potentiel nous permettra demain de surmonter bien des défis, à condition bien évidemment d'avoir pu et su protéger leur intégrité.
    Aujourd'hui la menace de les voir disparaitre ou se dégrader est réelle a rappelé  Mireille Ferri (voir plus loin). Elle a souligné que la question centrale de leur survie est bien celle de leur valorisation. Une réalité économique qui doit s’imposer à tous, tant lors de l’élaboration des documents d’urbanisme, les espaces ouverts constituant  le « contre point » du bourg urbanisé, que dans les choix économiques : agriculture vivrière, éco matériaux ...

    Pour les préserver deux pistes doivent être explorées au plus vite :

    • limiter l’étalement urbain, et décourager toute spéculation, altération et fragmentation concernant ces espaces
    • valoriser lers produits issus de l'agriculture afin de maintenir une activité économique significative ayant de réelles perspectives de développement

     

    Vous en doutez ?

     

     

     

     

     

     

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  • Vous avez dit "Habitat, seniors, services" ?

    fsm-hss2.jpgIl y a juste deux ans, nous recevions le Préfet de Seine et Marne venu signer en Mairie de Trilport, le Contrat de Mixité Sociale nous liant à l’Etat. Force est de constater que la situation depuis a évolué, fort heureusement, et que la manifestation d’aujourd’hui avec la signature de la convention « Habitat Seniors service » avec le bailleur social FSM, en est la meilleure illustration, j’y reviendrais …

    Si l'article 55 de la loi Solidarité et Renouvellement Urbains impose un seuil quantitatif à atteindre et l’obligation pour la commune de construire d’ici 2020, plus de 250 logements sociaux pour arriver aux 20% exigés, notre volonté est de doubler cet objectif d'une exigence qualitative ; ce qui est techniquement plus compliqué, mais nous désirons avant tout respecter l’esprit et le texte de la loi, en doublant les exigences quantitatives de réponses qualitatives.  L’objectif de l’équipe municipale est de créer une mixité générationnelle et sociale épanouie dans toute la ville, sans ghettoïsation, afin d’éviter tout sentiment de déclassement ou de relégation.

    C’est un fait, le parcours résidentiel est en panne dans notre pays depuis des décennies, surtout dans le domaine du logement aidé ; panne qui pénalise d’autant plus certains public fragilisés, dont les seniors, de plus en plus nombreux.

    Le dernier recensement INSEE (2006) souligne un vieillissement de la population locale. Les plus de 60 ans représentent désormais prés de 20% des Trilportais (contre 13% en 1982), les plus de 65 ans 13,3% et les plus de 75 ans 7%. Tendance qui n’est pas particulière à notre ville, mais concerne le pays tout entier.

    Il nous faut anticiper les conséquences du vieillissement progressif du pays.  L’INSEE indique qu’en 2050, 31,9% des habitants auront plus de 60 ans (contre 20,8% en 2005) et que les 75 ans et plus passeront de 8% en 2000 à 15,6% en 2050.  Si cet allongement de l’espérance de vie est une bonne nouvelle, cette évolution impose désormais de penser autrement la ville et les relations inter générationnelles.

    Quitter son logement représente pour une personne âgée un traumatisme, du fait d’une perte de repères essentiels et de la rupture de son réseau social. Elle entraine souvent un véritable sentiment de déclassement et d’abandon. Le vieillissement est trop souvent synonyme d’isolement et de solitude lié soit à des problèmes de santé, d’accessibilité, de mobilité.

    Il est essentiel de favoriser le prolongement de l’autonomie résidentielle en mettant en place une offre adaptée. 

     

    C’est bien l’objet du label Habitat Seniors services et de la signature d’aujourd’hui avec FSM 

     

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  • PIG : More nature than nature ?

    Les seine et marnais rêvent-ils de moutons électriques ?

     

    5509mec_27.jpegLes incidences environnementales de « Villages nature » ne se limitent pas à ce seul projet, loin s’en faut. Le futur site touristique fait l’objet en effet d’un Programme d’Intérêt Général (ou PIG), qui impactera considérablement le secteur, et bien au delà des 500 hectares consommés par Dysney and Co.

    La procédure du PIG est particulière, elle autorise l'Etat à imposer aux collectivités territoriales des projets reconnus d'utilité publique (ouvrage, opération d’aménagement… ). Concernant « Villages Nature », les associations environnementales remettent en cause cette notion « d’intérêt général », pour ce qui est de fait une appropriation par des entreprises privées, d’espaces forestiers et de terres agricoles, voués à être transformer en site touristique international.
    C’est bien le lancement de Villages Nature qui a entrainé la révision du PIG initial du secteur IV de Marne-la-Vallée par l'Etat, qui prévoit que «la population devrait atteindre d’ici à 2030 entre 55 000 et 60 000 habitants», soit 35 000 habitants de plus qu’aujourd’hui , excusez du peu !

    Une procédure qui transformera de manière irréversible un secteur bien plus étendu que prévu à l’origine ; si dans le décret initial de mars 1987 seul le secteur nord de l’A4 était urbanisable, la localisation actuelle intègre 108 hectares qui n’étaient pas concernés par cette convention.
    Deux communes, situées hors périmètre, se sont trouvées intégrées, bien malgré elles, dans l’aventure de « Villages Nature », suite à une décision prise sans préavis ni concertation.

    Les représentants des collectivités voisines (cf note précédente) ont insisté sur la nécessité préalable de mettre à niveau les infrastructures de transport (routières et ferrés) sur un secteur déjà saturé ! Sur ce point aucune précision n’a été donnée sur leur calendrier de réalisation et les modalités de financement, d’autant que les travaux autour du réseau du Grand Paris vont compliquer une donne déjà explosive.

    Autant d’éléments, qui dans le cadre d’une opération plaçant à priori le Développement Durable comme priorité première font désordre et laissent pour le moins perplexe, tout en inquiètant un grand nombre d’élus.

    Voilà un dossier de rentrée qui promet et risque fort d’évoluer dans les prochains mois, d’autant qu’il aborde deux problématique qui ne laisse peronne indifférent : celles de l’environnement et du lien social.

    Car comme l’évoquait le slogan publicitaire de « Tyrell Coorporation », autre grande entreprise du 7eme art et qui inspire sans doute les managers de Dysney, méfions nous du : « More human than human »

    Il est effectivement important, de replacer l’humain au centre de ce projet, l’humain réel pas son répliquant.

     

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  • "Villages nature" est il réellement nature ?

    lagoon.jpgLa SNCF lors de la dernière réunion du club de partenaires avant la trêve estivale, a eu la judicieuse idée d’inviter Dominique Cocquet, Directeur général de «Villages Nature », afin qu’il présente un projet qui a déjà fait couler beaucoup d’encre.
    Ce « routier » du « monde merveilleux de  Disney », société ou depuis 20 ans il occupe divers postes à responsabilité, venait tout juste de clore le cycle de réunions de concertation imposé par la Commission nationale du débat public (site de la CNDP, note du blog sur cette instance), c’est dire qu’il était affuté pour cette présentation.

    Son discours a coulé, limpide comme de l’eau de source, le manager aguerri laissant place à un véritable évangélisateur au discours  environnemental quasi mystique soulignant l’harmonie entre l’homme et la nature et célébrant la rencontre entre génie humain et génie des lieux.

    Ne nous y trompons cependant pas, derrière le « green washing » d’une présentation publique bien rodée, le model business du projet apparaît clairement. Rappel utile, Dominique Coquet dans une vie antérieure a également dirigé Forest-Hill Développement et à ce titre le projet Aquaboulevard de Paris.

    Villages nature est une joint venture entre deux acteurs majeurs du tourisme et du divertissement « Pierre & Vacances Center Parcs », leader européen du tourisme de proximité (40 années d’expérience) et Euro Disney, dont le navire amiral Disneyland Paris, est la 1ere destination touristique européenne avec plus de 230 millions de visites depuis 1992. Leur collaboration est né d'un projet commun mené sur Euro Dysney en 2003 (Adagio Aparthotel).
    Les deux nouveaux partenaires décident de surfer sur une tendance de fond autour de l’environnement, et l’intérêt croissant pour l’éco tourisme et le tourisme vert. Deux initiatives du Groupe Pierre & Vacances Centers Parc vont dans ce sens : le domaine de Belle Dune, en baie de Somme (label Éco-Village), et le dernier né des Centers Parcs, celui des Trois Forêts Moselle- Lorraine.

    Villages Nature est le fruit de cette réflexion sur la « quête de l’harmonie entre l’homme et la nature », concept totalement adapté aux vacances familiales; mixt entre un immense Center Parc nouvelle génération et des résidences hôtelières thématiques, dans l’esprit du Davy Crockett Ranch.
    Le projet initial est d’élaborer un prototype, encore faut il disposer d'un espace suffisamment étendu et d’infrastructures à proximité. En cas de succès, le nouveau produit touristique pourra s’attaquer à̀ d’autres marchés européens (Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni …).

    Un site semble particulièrement adapté; localisé au coeur de l'Europe, à 6 km de Disneyland Paris; avec une surface potentielle de 500 hectares. Il présente l'avantage déterminant d'être à proximité immédiate de Disneyland, ce qui permet non seulement à ces deux pôles d'être complémentaires, mais  de partager les infrastructures déjà existantes ou prévues sur Val d’Europe : 1er hub TGV de France à Marne-la-Vallée/Chessy, RER A, Autoroute A4, lignes de bus interurbaines, navettes aéroportuaires ...

    C’est ainsi que le projet "Villages nature" est né … 

    Mais, ce  projet qui marquera notre environnement immédiat dans les prochaines années est il respectueux de la nature ?

     

     

     

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  • Grand Paris : L’intensité urbaine à l’ordre du jour

    jardin-abbe-pierre_s.jpgLa 1ere soirée débat des « Conversations Métropolitaines » (cf note précédente), consacrée à l’intensité urbaine a été inaugurée par le tout nouveau Président de l’Atelier International du Grand Paris, Pierre Mansat dans un lieu totalement adapté au sujet des tables rondes, et certainement pas du au hasard,  puisqu’il s’agit de l’amphithéatre de l’Université Paris Diderot, implanté en plein cœur de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) « Paris Rive Gauche ».

    Cette  ZAC constitue l’opération urbaine la plus ambitieuse menée à Paris depuis le 19 eme siècle. Nous sommes déjà dans la ville post Kyoto : tours résidentielles, jardins durables, celui de l’abé Pierre est un modèle de gestion différenciée des espaces, passerelle pour piétons, réutilisation d’anciens bâti industriels emblématiques, telle l’ancienne halle des Grands Moulins de Paris abritant l’amphithéatre, le Paris d’Hausmann est bien loin …

    Nous sommes incontestablement dans un morceau de ville qui se régénère … Manque cependant à proximité de l’amphi,  des parcs à vélo, comme quoi la durabilité est un long combat !
    Aujourd’hui plus de 5.000 habitants y vivent, 15 000 salariés y travaillent, à terme ils seront prés de 20 000 habitants pour 60.000 salariés !

    C’est dire l’importance de ce chantier hors norme de plus de 130 hectares, situé à un jet de pierre de la Très Grande Bibliothèque de France. 

    Force est de constater que les trois tables rondes qui se sont succédées, animées par Cyrille Poy, journaliste des plus spécialisés, nous ont plongé au cœur des thématiques liées à l’intensité urbaine, et des freins entre cet objectif encore lointain est la situation actuelle ressentie par les acteurs du terrain.

    Constat, l’intensité urbaine doit intégrer deux  paramètres : la multiplication des recours juridiques due à une complexité incroyable des procédures et l’échelle des temporalités …

     

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  • Petites Villes : sens de la vie ou sens de la ville ?

    jean-viard-photo-2009-07-06-VIII-universite-d-ete-310.JPGLors des assises de l’APVF (cf note précédente) les Maires des Petites Villes, ont été interpellé par l’intervention de Jean Viard, chercheur (CNRS, CEVIPOF), éditorialiste (JDD, Terra Eco …)  à ses heures perdues et élu local également. Il a esquissé en quelques traits le portrait d’une société en pleine (®)évolution, dans laquelle la carte n’est plus liée à un seul territoire mais bien à plusieurs, dont certains, virtuels et globaux.

     

     Constat positif cependant, nous vivons de plus en plus longtemps :

    « En un siècle, nous avons gagné vingt-cinq ans d’espérance de vie. Onze ans depuis 1945. Cinq ans depuis 1981. Trois heures par jour actuellement. C’est d’ailleurs pour cela que nous serons bientôt neuf milliards …

    Si vous avez la chance d’avoir du travail pendant 42 ans et 35 heures par semaine, vous travaillerez en tout 63 000 heures dans votre vie, mettons 70 000, avec les heures sup et autres compléments. La vie en France dure en moyenne 700 000 heures. Le travail égale donc moins de 10% de la vie en 2010.

    En 1900, on travaillait 40% de sa durée de vie. Nous avons bâti une société de vie longue et de travail court et nos enfants vivront 100 000 heures de plus que nous. »


    Si l’espérance de vie s’allonge, paradoxalement dans le même temps la société devient de plus en plus pessimiste en l’avenir, et fait face à une crise profonde, qui n’est pas seulement financière et sociale, mais plus globale, concernant également le politique, la quête de sens et de valeurs.

    Plus que jamais, nos concitoyens ont besoin d’horizon, de perspectives, car pour  Jean Viard, aujourd’hui si les français se rattachent tant au présent, c’est bien par peur du futur … Même les afghans sont plus optimistes, c'est dire  !

     

    Que penser d’une telle analyse ?

     

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  • "Conversations urbaines" autour du (trés) Grand Paris

    logo.gifL'Atelier international du Grand Paris (AIGP) lance un cycle de débats intitulé « Conversations métropolitaines » consacré à l'avenir de la métropole francilienne.
    Installé depuis février 2010 au Palais de Tokyo (dans les anciens locaux de la FEMIS) l’équipe permanente de  L'AIGP poursuit  la réflexion initiée lors de la consultation internationale de 2008, avec une feuille de route claire : provoquer le débat, catalyser et accompagner les recherches sur les enjeux urbains liés au projet, et alimenter le travail des 10 équipes d’architectes toujours en charge du suivi de ce grand dessein. L’AIGP associe à parité Etat et collectivités territoriales, Pierre Mansat Maire Adjoint de Bertrand Delanoe est apparemment pressenti pour en prendre la présidence ce qui ne serait que justice au regard du travail qu'il a effectué sur notre métropole.

    Afin de contribuer à l’émergence d’une vision «partagée», et de prendre en compte les initiatives locales et la réalité du terrain,  l’Atelier international du Grand Paris s'est associé à l’Union régionale des Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement d’Île-de-France (URCAUE) pour organiser ces "Conversations Urbaines". Elles sont ouvertes aux élus, acteurs du terrain et professionnels de l’aménagement urbain et regroupent des séminaires techniques, des soirées débats qui donneront l’occasion de confronter et croiser les différents points de vue sur les stratégies et pratiques urbaines mises en œuvre en Île-de-France, notamment au travers du prisme de l’Intensité urbaine et des Espaces ouverts. 

    • Intensité urbaine, afin de faire émerger la « métropole de l’après Kyoto » selon quelques principes : combattre l’étalement urbain, agir sur les mobilités en améliorant et l’optimisant le réseau de transport en commun, renforcer l’accessibilité des services de proximité au plus grand nombre. 
    • Espaces ouverts, ces derniers étant de plus en plus menacés, malgré leur qualité et leur complémentarité avec l’espace urbain. Espaces naturels pourtant indispensables pour lutter contre l'urbanisation consommatrice de foncier,  mais également apporter des solutions au  réchauffement climatique et à la dégradation de la bio diversité. 

    Les "conversations métropolitaines" sont l'occasion de faire remonter  les retours d’expérience, susciter et provoquer les interrogations autour des nouveaux modes de faire (territoire, habitants, acteurs locaux), aborder les contraintes rencontrées, mais aussi  faciliter une réflexion plus transversale portant notamment sur les usages ...

    J'ai eu l'honneur d'être invité à leur premier séminaire de travail consacré à une thématique pour le moins sensible et controversée ; celle de l’intensité urbaine …

    Vaste débat, et ce pour plusieurs raisons …

     

     

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  • Eco quartier : de l'efficacité énergétique

    bonne-4.jpgRetour sur la Conference nationale
    à Grenoble(2)

    L’intervention d’Olivier Sidler a constitué un autre temps fort de la Conférence.

    Energéticien renommé (c’est un des techniciens à l’origine de la RT 2012), il dirige depuis plus de 30 ans Enertech, bureau d’étude spécialisé dans l’énergétique des bâtiments et a mené, à ce titre, une trentaine de projets BBC (consommant moins de 50 KWhep/an au m2, pour le chauffage) et conduit actuellement des chantiers de bâtiments à énergie positive. 

    Selon  lui, la très basse consommation répond à plusieurs impératifs :

    • La diminution des ressources énergétiques fossiles,
    • L’augmentation prévisible du prix de l’énergie, sous l’effet de la rupture offre/demande (dite pic de Hubbert), il faut anticiper cette hausse, qui touchera de plein fouet les  personnes les plus défavorisées avec des conséquences dramatiques,
    • Certaines des ressources énergétiques, qu'elles soient fossiles (gaz de schistes, pétrole offshore) ou d'origine nucléaire posent plus de problèmes que de solutions, malgré les affirmations des pétroliers et d'EDF

    Sans oublier le réchauffement climatique, conséquence directe des émissions de Gaz à effet de serre due à l’homme et son empreinte écologique. Quelques degrés de plus et c’est un véritable changement d’ère climatique qui survient. Pour s’en convaincre, rappelons que depuis le dernier maximum glaciaire (20.000 ans), la moyenne des températures sur terre n’a augmenté «que» de 5°C, c'est dire !

    Olivier Sidler n’y va pas par quatre chemin, l’heure est plus que grave et nécessite une réaction rapide de notre part. L’équilibre planétaire, instable aujourd’hui, dépend de la capacité des océans et forêts à absorber le carbone rejeté.
    Les spécialistes l’estiment à 3 milliards de tonnes / an, soit 0,5 t. de Carbone/pers/an (base des 6 milliards d’habitants), correspondant à environ 1,8 t. de CO2/pers/an. En France, nous atteignons environ 2,4 tonnes de carbone/hab/an. Pour être dans les clous, il faut diviser nos émissions par plus de quatre, c'est le fameux facteur 4 (voir note précédente).
    Surtout que la terre comptera en 2050, 10 milliards d'habitants (et non plus 6) et un plus grand nombre de pays développés, du moins faut il l'espérer. Le rejet annuel ne pourra alors dépasser 0,3 t. de Carbone/pers/an : nous arriverons au facteur ….7.

    Tendance soulignée par de grands spécialistes qui s’accordent sur un constat, le facteur 4 ne peut être considéré que comme un minimum, nous en sommes pourtant toujours trop éloigné. Mais plus le choix dsormais, nous devons y arriver très vite, sinon la machine terre pourrait bien s’emballer et entrainer dans son sillage, le climat. Deux pistes prioritaires pour y arriver  : les transports et le bâti

    Justement concernant le bâti Olivier Sidler propose de vraies pistes d'actions, basées sur ses retours d'expérience et les mesures recueillies au fil des ans, qui lui ont permis de constituer une des plus importantes bases de données au monde dédiée aux usages de l’énergie, afin de comprendre ou se situent les consommations dans un bâtiment.

    Le Grenelle prévoit qu'en 2020,  le parc de bâtiments dans son ensemble devra consommer 38% de moins qu’aujourd’hui. L'objectif est louable mais y arriver sera un peu plus difficile en pratique, il implique que l'on rénove 900 000 « vieux »  logements (d'avant 1975) par an, pour ramener leur consommation à 50 Kwh/m2/an et ce durant 12 années !

     Alors rêve ou réalité ?

     

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  • Eco quartier : du métabolisme urbain

    bonne-1.jpg

    Retour sur la Conference nationale
    à Grenoble(1)

    La dernière  Conférence Nationale du Club des éco quartiers  (cf note précédente) était consacrée à la thématique « Eco-renouvellement, Eco-rénovation » se déroulait à Grenoble. Au programme de la journée, outre la visite de l’éco quartier de Bonne, référence du développement durable à la française, des ateliers, durant lesquelles deux interventions m’ont particulièrement marqué, celle d’Alain Maugard,  l’ancien président du CSTB (1993 à 2008), je l’avais croisé à l’époque, et qui depuis 2009 conduit la destinée de QUALIBAT, et d’Olivier Sidler, expert en énergétique du bâtiment, dirigeant du cabinet Enertech, certainement  un des meilleurs spécialistes français des bâtiments à basse consommation énergétique actuellement.

    Avant d’aborder dans une prochaine note la visite de l’éco quartier lui même, j’ai jugé important de revenir plus en détail, sur les interventions marquantes de la journée, ou plutôt les interpellations, de deux grands témoins invités à s’exprimer devant nous pour l’occasion, Alain Maugard et Olivier Sidler.

    D’un coté un visionnaire, de l’autre un grand technicien menant deux approches très complémentaires, reposant sur deux histoires personnelles très différentes mais nous proposant e la même ligne de fuite.

     Avant-gardiste de renom, Alain MAUGARD, nous a livré sa vision, non seulement technique mais également urbaine, de la ville de demain confrontée aux impératifs environnementaux aujourd’hui, dont nous devons absolument tenir compte.

    Il a centré son intervention sur le métabolisme humain et a appelé à revenir à la ville médiévale … Paradoxal ou non ?

    Jugez plutôt ...

     

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  • Eco quartier à la française ou pas ?

    fsm.jpgTout l’enjeu, dans la montée en puissance des projets d’EcoQuartiers sur le territoire, est de ne pas perdre le cap initial, « agir contre le réchauffement climatique ».
    J’en suis d’autant plus convaincu après ma participation à la journée nationale des éco quartiers qui s’est déroulée à Grenoble, il y a tout juste quelques jours.

    Les interventions lumineuses d’Olivier Siedler et d'Alain Maugard, l'ancien président du CSTB, sur lesquelles je reviendrais dans un prochain post, ont dressé constat clair. Notre société est plus que jamais à un moment critique du fait du stress énergétique imminent qui menace et du réchauffement climatique.

    Il nous faut anticiper et repenser notre modèle économique, nos modes de consommation et habitudes de vie  au plus vite. Limiter l’efficacité énergétique à la seule consommation du bâti est par trop réducteur, l’élaboration des matériaux, leur transport, recyclage après usage, comme leur localisation sont des déterminants incontournables. Le bilan énergétique doit être global, c’est l’unité de mesure pertinente d’un éco quartier : modes de déplacements, localisation des pôles générateurs de flux urbains, atténuation et adaptation aux changements climatiques ...

    L'EcoQuartier n’est qu’un des premiers signes précurseurs de la ville durable, responsable et en tant que telle consciente de l’empreinte de son métabolisme sur la planète et de sa capacité à diffuser (« essaimer ») des pratiques environnementales plus vertueuses à ses alentours.
    Un futur proche qui ne doit pas nous faire perdre de vue, que le présent nous impose d’agir sur le bâti actuel, tant il est énergivore. Au delà des bonnes intentions, toujours louables, qui jusque là caractéristisait la démarche environnementale de nos sociétés, l’heure est aux réalisations concrètes et à l’efficacité réelle, il y a urgence.
    Pour ce faire, il est nécessaire de se fixer un cap et des objectifs ambitieux à atteindre:

    • Se doter d’indicateurs significatifs, suffisamment simples pour être appropriables de tous, et communs à tous les projets (comparaisons, seuils d'excellence ou de qualité, références  ...)
    • travailler sur les processus afin de pouvoir piloter les actions, de faire évoluer si besoin les objectifs, et de pérenniser la démarche,
    •  réfléchir sur les outils "facilitateurs" des mises en pratiques et poursuivre la sensibilisation de la population
    •  élargir le regard au-delà̀ de nos frontières pour s'inscrire dans les démarches communautaires (cadre de référence européen de la ville durable notamment), nous y reviendrons également dans un prochain post
    •  faciliter transferts, partages de connaissance entre les différents acteurs, qu’ils soient chercheurs, concepteurs, décideurs ou professionnels (agriculture, bâtiment, urbanise, architecture, aménagement paysager, énergéticien ...)

    Force est de constater que la démarche EcoQuartier initiée par le Ministère répond à cette attente et favorise un processus continu d’ auto apprentissage collectif, quasi "cognitif", ouvert à l’innovation quelle soit technique, sociale, citoyenne ou organisationnelle.
    Le contexte financier actuel impose de considérer dés son origine le cout global final d’un équipement ou d’un aménagement (investissement, charges de fonctionnement ou de maintenance, qualité d’usage, devenir : déconstruction, recyclage ou réversibilité ...), il se traduit encore aujourd’hui par un surcout significatif.
    Ce qui n'est pas admissible, tant cela  est discriminatoire. C’est paradoxalement lorsque l’on a peu de moyens, qu’il est important de s’interroger, d’explorer des pistes de travail, d’anticiper afin de dépenser moins et mieux. Plus on est en crise, plus il faut réfléchir afin de ne pas commettre d’erreurs qui coutent cher au final.
    Les collectivités pauvres, n’ont pas la capacité de bâtir économe, c’est ce qui a notamment motivé notre candidature à l’appel à projet régional sur les « Nouveaux Quartiers urbains », nous voyons les résultats aujourd’hui.


    Le ministère souhaite créer pour 2012 un « label EcoQuartier », dont l’intérêt est d’approcher plus finement ce que doit être un EcoQuartier, ou plutôt ce qu’il ne doit pas être. La difficulté de l’exercice est bien de trouver le juste équilibre entre trop contraindre, ce qui découragerait tout esprit d’innovation et standardiserait une démarche qui n’a pas à l’être et trop permettre, ce qui du coup enlèverait tout intérêt à la démarche

    Certains parlent d’« éco quartier à la française », ce qui semble prétentieux compte tenu de notre retard sur ces questions, et constitue également un non sens, tant les enjeux environnementaux d’aujourd’hui dépassent les simples frontières nationales, l’épisode de Fukushima en étant une illustration éclatante. N'oublions pas de plus, qu’une réflexion sur la ville durable européenne est en cours..

    Ci joint à la débottée, quelques idées d’ordre général …

     

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  • Contrat de Mixité Sociale, où en est on ?

    11476_22_d.jpgIl y a moins de deux ans, j’ai signé pour ma commune avec le Préfet de Seine et Marne, un Contrat de Mixité Sociale, partenariat liant l’Etat aux communes ayant des difficultés à atteindre l'objectif triennal de construction de logements sociaux fixé par la loi SRU, ce qui est le cas de Trilport (voir plus loin), en soutenant leurs opérations, jugées prioritaires pour les services de l'Etat (financement, assistance …).
    Suite à l’adoption toute récente du PLU de la commune, il me semble opportun de faire un point d'étape, la donne va pouvoir désormais changer fort heureusement, afin d'évoquer les difficultés rencontrés jusque là sur le terrain, révélatrices de certaines contradictions de notre société.

    SI je suis très impliqué sur ce dossier,  c' est pour plusieurs raisons :

    • détresse des personnes en attente d’un logement que je reçois lors de mes permanences,
    • nécessité de mettre en place un parcours résidentiel complet sur la commune permettant à chacun quelque soit son âge, ses revenus ou son handicap de disposer d'un logement adapté et digne,
    • mais aussi, parce qu'ayant vécu dans une tour HLM de longues années; j’ai la conviction d'agir juste en faisant de la qualité pour le logement social une exigence préalable et en mettant tout en œuvre pour atteindre cet objectif ...

    Rappelons certains éléments trop souvent oubliés.
    Si la pénurie des logements sociaux en France est une vieille histoire, force est de constater que les décrets d’application de la loi SRU ne datent que de 2002. Les élus, notamment des petites villes, pour appréhender les enjeux d’une problématique que chacun s'accorder à reconnaitre complexe et inconnue pour eux jusque là, ont du acquérir un minimum d’expertise et de savoir faire dans des domaines aussi complexes que ceux du foncier et de l’urbanisme (connaissance des règles du jeu, des acteurs, sélection et choix des partenaires, montage et lancement des actions …) en ce en très peu de temps.
    Pour l'urbanisme, cette prise de conscience salutaire mais tardive a constitué une véritable révolution culturelle, qui s'est doublée d’une accélération subite du temps ... Où comment abolir en quelques mois, des décennies d’indifférence et d’inaction ?
     Bouc émissaire tout désigné, l’élu local ! A lui de régler au plus vite les contradictions de notre société, et au meilleur coût s’il vous plait ! Maire depuis 2004, force est de constater qu'en ce domaine, j'ai du tout construire et il m’a bien fallu trois ans, sans aide d'aucune sorte avant d'être en capacité d’intervenir concrètement et ce dans un contexte financier difficile.

    Il est vrai qu’une autre démarche était possible : préempter un terrain en périphérie et y bâtir en nombre les locatifs sociaux manquants ... Loin des yeux, loin du coeur ... Une méthode simple, rapide, moins couteuse, et respectueuse des objectifs quantitatifs de la loi SRU, voie d’ailleurs choisie par beaucoup d’élus, très certainement exemplaires.
    La réflexion initiée par la municipalité nous a mené vers une toute autre direction : créer de la mixité sociale sur toute la ville,  en privilégiant des exigences qualitatives : opération à taille humaine, éco construction, accessibilité, mixité multi générationnelle et sociale au niveau du quartier, qualité architecturale, intégration au site. Un objectif, réussir une mixité générationnelle et sociale épanouie qui dure et sans ghettoïsation ou sentiment de déclassement.

    Dans le même temps afin de répondre aux exigences quantitatives de la loi, compliqué d'intervenir sur un tissu urbain déjà constitué et nous permettant à terme de rattraper notre retard, nous avons mis en place un nouveau Plan Local d’Urbanisme et lancé la création d’un éco quartier, deux démarches dans lesquels la mixité sociale et multi générationnelle sont des priorités.

    Je vous propose un rapide point d’étape sur les actions concrètes entreprises et les difficultés rencontrées sur le terrain, histoire de faire tomber quelques à priori et idées pré concues. Tout n'est pas aussi simple que certains veulent le croire y compris quand la volonté des élus est au rendez vous. Car un paramètre central est à intégrer, surtout en urbanisme, car très souvent incompressible, le temps de l'action ...

    Mais revenons à la réalité du terrain ...



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  • PLU : la longue marche en avant

    note-plu-couelurZAC4.jpgLe Plan Local d’Urbanisme (PLU) est voté, enfin devrais je dire, tant cela m’a semblé long ; cerise sur le gâteau, aucun des deux groupes d’opposition n'a vote contre, il se sont abstenus, il ne pouvait sans doute guère faire plus, ce que personnellement je regrette.
    Ce résultat satisfaisant est le fruit d’une concertation à laquelle je tenais, tant à mes yeux cette réflexion doit être celle d'une ville et des obligations liées à son développement (sociales et environnementales) et non celle de quelques élus isolés ou d'un simple bureau d'études.

    Si dans une commune une réflexion est stratégique, c’est bien celle liée au PLU. Il doit non seulement favoriser un urbanisme compatible avec le projet politique de la ville, mais être un levier de développement tenant compte de problématiques urbaines et sociales de plus en plus complexes, notamment au niveau local, Trilport étant une ville à la fois rurale, à la fois urbaine…
    Enfin, il se doit d'être un facilitateur afin de contribuer à  dénouer tout un écheveau de contraintes et de nuisances (industrie, infrastructure de transport …). En tenant compte de deux nécessités absolue : limiter le réchauffement climatique et l’émission des gaz à effet de serre, et protéger la bio diversité.

    Pourtant paradoxalement, plus les réponses à apporter sont urgentes et difficiles à élaborer, plus l’élu doit se prémunir avant d’agir.
    Cette note est née d’une discussion informelle avec un collègue Maire se lançant justement dans l’élaboration d’un PLU et ayant quelques interrogations sur le sujet.
    Si la délibération du Conseil Municipal du 4 février cloture un marathon de 5 années, (en comptabilisant l’intermède des élections municipales qui a duré quasiment un an), il est utile me semble t'il de revenir sur certains enseignements tirés  de cette expérience …

    Avant de faire un point dans une prochaine note, sur notre éco quartier, le travail avance et nous avons lancé la concertation de la Zone d'Aménagement Concerté (ZAC) multi sites qui lui servira se support principal, il m'a semblé important de revenir sur le PLU ...

     

    Revue de détail de ce qui pour beaucoup d’élus s’apparente à une vraie course à obstacles …

     

     

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  • SCOT, la géographie au service des territoires ...

     

    scot2.jpg

    Le développement quasi exponentiel de Roissy et de Marne la Vallée, bouleverse l’équilibre territorial du secteur et ce n’est pas le nouveau projet de « Village nature » (qui n’a du « « village que le nom) qui va arranger la donne loin s’en faut, vu l’ambition de cette initiative !

    Dans un tel contexte, la réflexion autour du projet de territoire du Pays de Meaux, arrive à point nommé, d’autant qu’elle repose sur un projet de développement bâtie par les élus autour des valeurs du Développement Durable. 

    Réflexion collective soulignant les atouts de cette agglomération «sentinelle », située entre Marne, canal de l’Ourcq et forêts, constitués de sa très grande diversité (géographique, urbaine, économique) et d’un patrimoine naturel exceptionnel. Les élus ont compris tout l’intérêt de privilégier dans leur modèle de développement le « Pays de Meaux » et ses 18 communes, plutôt qu’un « Grand Meaux », tourné sur un développement autocentré et asphyxiant de la ville centre dans lequel l’essentiel des équipements structurants y seraient localisés …
    Constat simple, si aujourd’hui, 30 000 habitants sur 80 000 n’habitent pas la ville Centre, ils seront sans doute 40 000 dans quelques années … 

    Si tout n’est pas parfait dans l’intercommunalité, nous ne sommes pas dans un monde de bisounours, un élément est essentiel, pour conduire ce projet, vital pour leurs habitants, les élus ont mis de coté leurs divergences notamment politiques, permettant ainsi à cette réflexion territoriale d’avoir réellement du sens et de s’inscrire dans la durée …
    Conséquence, à ce stade de la démarche : des forces qui désunis constitueraient des lourdeurs et des freins rédhibitoires, rassemblées (cf première note de ce blog) deviennent un formidable levier de développement au service d'une véritable vision stratégique et partagée

    Autre atout, la transversalité de la réflexion engagée. Outre le SCOT (voir note précédente) les élus travaillent à l’élaboration d’un Plan Local de déplacement, d’un  Programme Local de l’Habitat et à l’émergence d’un projet économique majeur, le Parc d’Activités du Pays de Meaux.

    Enfin, il faut souligner la qualité du travail des équipes supportant cette réflexion, et notamment le « plus » incontestable apporté par les bureaux d’études sélectionnés. Provinciaux pour l’essentiel, sans à priori francilien, ils ont tout de suite perçu l’originalité d’un territoire à la fois rural, rurbain et urbain, véritable terre de contrastes, atypique des villes franciliennes de la petite couronne.

    Autant d’éléments qui rassemblés permettent non seulement d’esquisser un projet de développement original, mais également d’identifier les tendances lourdes, les atouts  et les défis de ce territoire comme la présence de certains signaux faibles, précurseurs de bouleversement ultérieurs qui pourraient dans un futur proche constituer des opportunités déterminantes.

    La démarche  engagée apporte aux habitants de ce territoire comme à leurs élus, une véritable Valeur Ajoutée, dans laquelle le Développement Durable joue un rôle pivot,

    Pourquoi ?

     

     

     

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  • SCOT : quelques clés de lecture à décrypter

    scot.jpgIl me semble utile de revenir sur un point abordé lors du dernier Conseil Communautaire, relatif au Schéma de COhérence Territoriale (ou SCOT ) ; plus précisément au «débat » prévu par les textes qui théoriquement accompagne l’adoption du  Projet d'Aménagement et de Développement Durable (ou PADD), moment clé s’il en est de la réflexion engagée sur notre projet de territoire.

    Je regrette la quasi absence de prise de parole au regard de l’importance d'une telle réflexion collective pour notre jeune intercommunalité et la qualité comme l’originalité de la démarche initiée,  prometteuse à plus d’un titre. 

    Nous disposons désormais d’une véritable vision partagée sur le devenir d’un territoire dans lequel nous vivons, et pour beaucoup d’entre nous, sur lequel nos enfants s’épanouissent. Vision partagée, car réellement collective et relativement consensuelle, du moins pour le moment, nous aurons l’occasion de revenir sur ce point prochainement.

    Il m’a semblé préférable, avant d’aller plus loin dans l’analyse, de décrypter quelques clés de lecture incontournables, qui permettront je l’espère à chacun de disposer des éléments nécessaires à la bonne compréhension de la démarche et d’anticiper les prochaines étapes de ce processus et leurs conséquences tant pour chacune des 18 communes que pour ce coin de Brie.
    Vu l’importance des enjeux qui entourent cette réflexion, elle concerne chaque habitant de ce territoire, mais peut également intéresser tout citoyen impliqué dans les thématiques relatives à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire, car il y a matière !

    Encore faut il pour que chacun soit réellement partie prenante dans cette réflexion globale qu’il puisse s’affranchir du barrage sémantique cher aux urbanistes, pour tout dire assez ésotérique et techno … J’en profite pour rappeler les notes consacrées à la démarche initiée sur ma commune autour du Plan Local d’Urbanisme (ou PLU : vous avez dit PADD, PLU  s'il te plait dessine moi une ville), qui complètent utilement ce rapide panorama …

    Voici une tentative de décryptage de quelques concepts ponctuant cette démarche  : SCOT, PADD, DOG, PLD, ou encore démarche AEU …

    Commençons par le SCOT ou Schéma de Cohérence Territoriale …

     

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  • PLU : comment diminuer l'empreinte humaine ?

     

    blog_immobilier_mur_vegetal_france.pngDernière ligne droite pour les travaux du Plan Local d’Urbanisme, du moins au niveau municipal, quelques derniers arbitrages, réunions et d'ici quelques semaines, le document sera dans les tuyaux !

    Enfin aurais je tendance à dire d'une réflexion de fond ayant débuté début 2006. Outre l'intermède du aux élections municipales (presqu'une année), des raisons de fond, expliquent cette durée.
    L'élaboration d'un document majeur pour le développement d'un territoire ne doit pas être prise à la légère, et il est nécessaire avant d'acter un document de cette importance, d'effectuer un tour d'horizon des réflexions en cours sur différentes échelles du territoire afin d'harmoniser lorsque c'est possible, la grande horloge des  mutations qui concernent les communes, les intercommunalités et plus globalement la société. Un réglage temporel qui permet d’intégrer à la réflexion en cours divers enjeux.

    Citons, notamment  :

    • la montée en puissance de l’intercommunalité (réflexions autour du SCOT, du PLH et du PLD),
    • le développement de la gare SNCF en pôle d’échanges multimodal (surtout après le cadencement 2010),
    • nos obligations en matière de logement social
    • la priorité accordée au Développement Durable.

    Cette priorité apparaît de manière évidente que ce soit dans les orientations générales du PADD (voir aprés) et du PLU (développement en cœur de ville afin de limiter l’étalement urbain et protéger la biodiversité), dans la nature des projets urbains en cours (création d’un éco quartier et d’un pôle multimodal d’échanges sur la gare SNCF) ou dans certaines mesures concrètes destinées à diminuer l’empreinte écologique sur le territoire de la commune.

    Améliorer l’efficacité énergétique du bâti est une de ces mesures, le  bâtiment étant avec le transport une des causes majeures du réchauffement du à l’activité humaine. Jusqu’à aujourd’hui, la seule alternative pour les décideurs étaient de faire appel au sens militant et éco citoyen de certains pionniers (la notion d'avant gade) chez les constructeurs afin qu’ils acceptent de payer plus cher pour construire plus propre.

    Il est impératif si l'on veut inciter le plus grand nombre à construire « écologique »de réduire cet écart financier. Car si cette solution constitue une bonne opportunité économique pour l’occupant (propriétaire ou locataire) du fait de la diminution des charges, pour le promoteur elle demeure toujours  un surcout, ce qui constitue un frein sérieux.

    Alors, comment inciter le plus grand nombre à construire durable, alors que cela coute plus cher ? La bonification des droits à construire expérimentée sur le plan international par les Etats Unis (avec le « density bonus »,) et la  Suisse pour rendre acceptable les contraintes du label Minergie est une des pistes à explorer ...

    Pourquoi ?

     

     

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  • SRU : enfin, du contractuel ...

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    Le Préfet de Seine et Marne, en personne, est venu à Trilport pour signer le "Contrat de Mixité Sociale" entre l'Etat et la commune formalisant nos engagements communs en faveur du logement social.
    Cette visite rarissime, une première ici, traduit une évolution positive, sur cette question. Nous entrons enfin dans une phase contractuelle, dans laquelle l'état prend en compte à la fois, la réalité locale, les difficultés rencontrées mais également la volonté de la municipalité à répondre à la loi dans l'esprit et la lettre.

    Faut il rappeler que sur la question du logement, nous sommes en première ligne pour répondre à l’urgence sociale, disposer d’un toit est un droit absolu, mais dans le même temps agir pour construire un avenir durable pour nos territoires et ne pas répéter les erreurs du passé.
    Si l'article 55 de la loi Solidarité et Renouvellement Urbains impose un seuil quantitatif (20%), que nous acceptons, notre volonté est de doubler cet objectif d'une exigence qualitative, techniquement plus compliquée à mettre en place, mais garante de qualité de vie future pour les habitants et de cohésion sociale pour la collectivité.

    Ce Contrat reconnait expliquement les difficultés rencontrées sur le terrain,  principalement de quatre ordre :

    • Financières. Trilport n’est pas riche, paramètre influant directement la capacité d'action et la réactivité de la collectivité. Il faut des moyens pour agir vite ! Paradoxalement, "l'amende SRU" a pénalisé notre action dans le domaine du logement social. Autant il est compréhensible que l’Etat sanctionne les élus refusant d'agir, lorsqu’ils en ont la possibilité, autant lorsque il pénalise au lieu de les accompagner les communes qui s'engagent dans cette voie, cela devient la quadrature du cercle !
    • Foncières : la ville ne dispose d’aucune emprise foncière. Pour construire, il nous faut acquérir le foncier en préemptant, ce qui impose des montages financiers délicats et longs avec organismes, bailleurs,
    • Règlementaires. Nous avons du élaborer un nouveau Plan Local d’Urbanisme. Document essentiel s'il en est pour le développement d'une commune, mais qui ne se réalise pas en quelques mois. Nous arrivons enfin au terme de cette réflexion, autour d'un document qui sera novateur sur bien des points,
    • Enfin, problème spécifique à Trilport, son zonage. Une absurdité, Kafka n'est pas mort ! Pour faire simple et pas techno, nous nous retrouvons en zone 2 et non en zone 1, comme la ville le devrait, tous les services départementaux de l'Etat l'atteste. Ce classement pénalise le montage de toute opération. Si cela ne signifie pas grand-chose à un citoyen lambda, pour un bailleur l’équation est simple : cela équivaut à un surcout de 20% d’investissement pour chaque opération et à une moins value d’à peu prés 20% sur le montant des loyers !

    Sans omettre deux faits majeurs plus circonstanciels :  la gestion des suites de l’explosion dramatique de la zone d’activités de la Halotte qui nous a accaparé de nombreux mois, mais également la création de l’agglomération du Pays de Meaux. Rappelons que ce n’est qu’en 2007 que notre jeune intercommunalité a validé son Plan Local de l’Habitat, document essentiel, s’il en est dans cette problématique.

    Que n'avons nous entendu ou lu ces dernières années … " Cancres, mauvais élèves, autistes, mauvais maire  …", les thuriféraires les plus divers comme la presse ne nous ont pas épargné, cependant le Maire que je suis devenu en 2004, a toujours réfuté avec force et conviction le rôle de bouc émissaire que certains voulaient lui faire jouer.

    Aujourd’hui, j’ai l'intime conviction d'avoir agit juste en faisant de la qualité sinon un préalable du moins un objectif prioritaire.


    Pourquoi ?

     

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  • SRU : La réponse du cancre

     

    ecrivain-maison-~-sme0013.jpgJe tiens à réagir à l'article d'un quotidien local relatif à la "non application" de l'article 55 de la loi SRU par ma commune. Il est vrai que dans un monde ou la communication et l'éphémère brouille tous les messages, le travail de fond effectué et non seulement ingrat mais peu "vendeur" car non visible instantanément. Alors sus au baudet, deux phrases suffisent pour qualifier Trilport comme une des villes qui "semblent n'en avoir cure malgré les sanctions financières ..." et "continuent de jouer les cancres"... Fermer le ban !

    J'ai beau avoir l'habitude des raccourcis ravageurs et réducteurs comme du rôle de bouc émissaire assigné aux élus locaux (obligation de résultat sans moyens nécessaires, chercher le hiatus), ce style d'article fait toujours mal ! Bien évidemment aucun des auteurs n'a pris la peine de m'interroger au préalable ou même de consulter les quelques notes de ce blog consacrées à ce sujet, pas le temps certainement, de toute manière le bouc émissaire était tout trouvé  …  

    Facile, trop facile ... Injuste, trop injuste ... Mais surtout faux, totalement faux ...

    Alors : qu'en est il exactement ? Ou en sommes nous réellement sur la question délicate du logement social ? Quelles sont les difficultés rencontrées sur le terrain ?

     Sans vous infliger la relecture de mes précédentes notes  (notamment loi SRU où en est Trilport, de la Zone 2 à la Zone 1  ), il me semble opportun vu les réactions suscitées par l'article, de rappeler le sens du combat mené pour un logement social de qualité respectueux de son environnement, mais également les freins et obstacles rencontrés sur le terrain ... La part de vérité du cancre que je suis , en quelque sorte !

    Campons le décor dans son contexte concret et réel : la problématique du logement social ne date pas d'hier, cependant la loi SRU est récente (décembre 2000) et ses décrets d'application encore plus ...Est-il utile de préciser que si nous étions une des rares villes de l’agglomération (hors Meaux)  à disposer de locatifs sociaux (constat toujours d'actualité) nous n’avions aucune expertise en interne sur cette problématique complexe. Autre rappel utile, Trilport n'est pas Neuilly sur Seine (au hasard), et n'a pas les moyens financiers de cette ville,  détail certainement mais influant directement sur notre capacité d'action et réactivité; désolé, il faut avoir les moyens pour agir vite !

    Mon engagement sur ce dossier s'explique à la fois par la détresse des personnes reçues régulièreement lors de mes permanences recherchant un toit accessible, mais aussi pour une raison simple , j’ai vécu moi même dans un logement social de longues années; et j’ai la conviction d'agir juste en faisant de  la qualité une exigence préalable. Nous ne parlons pas ici d’objets que l'on entassent mais d'hommes, de femmes et d'enfants qui devront vivre et surtout s'épanouir dans ces quartiers ...

    Maire depuis 2004, il me semble ne pas avoir chomé en ce domaine; tout cancre que je suis !
    Il m’a fallut dans un premier temps renforcer nos moyens d'action , rencontrer les différents partenaires, acquérir une réelle connaissance des enjeux, moyens et contraintes. Puis choisir nos partenaires, étendre le périmètre de préemption, solliciter les services domaniaux (ce qui n’est pas le plus rapide), entamer les procédures d'acquisition avec les notaires et agences immobilières, rétrocéder les terrains acquis au bailleur social pressenti, solliciter les emprunts nous permettant d'agir, lancer les travaux du nouveau Plan Local d’Urbanisme qui intégrera cette exigence comme priorité.

    Bien sur, cela n'est rien ... Si ce n'est un minimum de temps, de réflexion, de moyens financiers, d’énergie ... Sans laisser de coté la gestion quotidienne de la commune, le lancement du programme d'équipements qui nous permettra de disposer des infrastructures nécessaires (notamment au niveau des écoles) et surtout de faire face au contexte budgétaire « délicat » que nous connaissons vu le désengagement croissant de l'État inversement proportionnel à ses demandes et à celles de nos concitoyens ...

    Nos efforts portent enfin leurs fruits …  Le premier programme a été livré la semaine dernière avec quelques semaines de retard, les appels d'offre du prochain sont en route et notre Plan Local d'Urbanisme devrait être voté avant la fin de l'année. Il intègrera notamment l'obligation pour chaque nouveau programme d'intégrer 30% de logements sociaux. Nous lançons en parallèle un éco quartier (j’y reviendrais) dont le logement aidé est un objectif central !

    Une autre démarche était possible : préempter un terrain en périphérie de ville et y bâtir les locatifs sociaux manquants; c'était plus simple, rapide, moins couteux et surtout respectueux des objectifs quantitatifs de la loi SRU ! Une méthode choisie par nombre de collectivités et d'élus, évidemment exemplaires ... Nous avons choisi une autre voie, plus complexe à mettre en route mais nous semble t’il plus durable afin de ne pas reproduire demain les ghettos d'aujourd'hui  ... Une leçon tirée de novembre 2005 !

     

    Si vous avez le courage de lire jusqu'au bout du bout la suite de cette note (je vous rassure trés synthétique), vous disposerez d'un état de notre action des dernières années et des principaux obstacles rencontrés sur le terrain. Les auteurs de l'article pourront toujours s'en inspirer pour nuancer quelque peu leur analyse, car tout n'est pas aussi simple et manichéen qu'ils ont l'air de l'écrire et peut être de le croire !

     

    Autant le dire tranquillement, j'ai quelquefois le sentiment d’être un peu isolé dans mon combat en faveur d'un logement social de qualité !

     

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  • DD : aprés le bâtiment, les territoires ...

    saint-ex.jpgLe Développement Durable devient enfin une préoccupation majeure de la grande majorité des élus, félicitons en nous, c’est une bonne nouvelle, y compris la  conversion subite et récente de certains d’entre eux intégrant avec quelques métros de retard l’importance de cette thématique pour nos concitoyens. Même si cet engagement n’est pas totalement désintéressé, ne faisons pas la fine bouche et ne boudons pas notre plaisir; les postures prises par ces nouveaux évangélisateurs sont sans doute affaire de « comm. », mais les mesures prises vont dans le bon sens et c’est bien là l’essentiel !

    Cette onde de choc amène les professionnels du BTP et du Génie civil à revoir leur métier de A à Z. Une adaptation pour beaucoup douloureuse, mais les nouvelles priorités des élus sont sans appel, il faut s'adapter ou disparaitre !
    Ce mouvement va s’accélérer et la concurrence est désormais internationale, vu le retard conséquent de notre pays dans ces filières, il va falloir accélerer la cadence, il s’agit ici, non seulement du futur de la planète, mais également de la survie de filières professionelles de premier plan dont le devenir dépendra de plus en plus de leur savoir faire dans le domaine environnemental.

    Du coup, les labels, normes, démarches et certifications relatifs au Développement Durable se multiplient, que ce soit en France, en Europe, à un point tel que le décideur est placé face à un trop plein de sigles, dans lequel il a bien du mal à retrouver ses petits, notamment au niveau des résultats tangibles. Alors comment discerner le vrai du faux, l’essentiel de l’accessoire, un choix quelquefois délicat, voir cornélien.

    Autre évolution et non des moindres, le Développement Durable s’adresse désormais à l’aménagement des territoires … Un niveau plus que pertinent puisque prospectif, dynamique, transversal , stratégique, une telle réflexion devant intégrer les mouvements de population (transports …), les usages et leurs impacts sur le territoire tant au niveau du réchauffement climatique, du respect de la bio diversité que de la consommation d’espace …

     

    Trilport s’est  lancé dans cette voie depuis 2002, voici un point d’étape. Attention, il porte plus sur le chemin qui nous reste à parcourir que celui parcouru car dans le domaine de l’environnement, surtout pas d’autosatisfaction, vu l’action qu'il reste à mener pour simplement agir avec efficacité contre le réchauffement climatique et sortir de cette spirale infernale …

     

     

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  • De la Zone 2 à la Zone 1

    780bd3f79c8e9e2d448a642cb4e4089b.jpgCertains courriers quelquefois font plaisir, tel celui, une fois n'est pas coutume reçu ces derniers jours signé du Préfet de Seine et Marne, comme quoi tout arrive !

     Vous ne l'ignorez peut être pas (cf notes précédentes) Trilport est une commune soumise à l'article 55 de la loi SRU. Ce qui veut dire en décodé et en plus simple, que nous n'avons pas 20% de logements sociaux !
    A ce titre nous avons du acquitter de 2004 à 2006, une "amende" dont nous avons été exonérée en 2007 et 2008 compte tenu des efforts effectuées par la municipalité dans ce domaine.

    Une des difficultés que j'avais du surmonter pour trouver des bailleurs sociaux motivés voulant investir sur la commune, sans sacrifier au qualitatif ( j'y reviendrais) est que Trilport est classé en Zone 2, contrairement à la majorité des villes et villages voisins de l'agglomération, classés en Zone 1 et pour la plupart non concernée par la loi SRU !

    Si pour le citoyen ou l'élu de base, ce classement ne signifie pas grand chose, pour un bailleur il a un sens, ou plutôt une conséquence financière directe. Il signifie un surcout direct pour toute opération engagée de 20% à l'investissement et d'une perte assurée de 20% par mois sur le montant des loyers ...
    Dur non ?

    Pour faire écoluer la situation, j'ai rencontré les décideurs dans le domaine du logement social, afin de les convaincre du bien fondé de notre demande. J'ai pris également la plume, pour m'adresser aux élus nationaux, régionaux, départementaux  ...Dans une commune de notre taille, si l'on veut que les dossiers avancent, guère le choix, il faut retrousser les manches !

    Enfin, j'ai adressé un argumentaire et une requête au Préfet de Seine et Marne ... Ne voyant pas arriver de réponse, j'ai interpellé le tout nouveau Préfet le jour du Congrés des Maires de Seine et Marne avant de lui adresser de nouveau un courrier en novembre dernier avec cette fois plus de succés et je tiens à l'en remercier, lui et ses services !

    Pourquoi mettre tant d'acharnement sur un dossier finalement trés "techno" et peu spectaculaire électoralement, à des années lumières, des"Y'a qu'à" et des "Faut qu'on" qui se multiplient allègrement ces dernières semaines ?

     

      

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  • SDRIF, la contribution de Trilport

    9ff7f2ef8e3902f3549c467d185a2432.jpg

    L’enquête publique sur le SDRIF s’est achevée le 8 décembre (cf note précédente). Rappelons que les remarques remises au Commissaire Enquêteur seront examinées par une commission d´enquête indépendante qui rendra au printemps prochain ses conclusions au Président du Conseil Régional, des remarques qui peuvent donc influer le texte d’origine !

    Vu l’importance du document, il m’a semblé indispensable d’aborder ce sujet au Conseil Municipal; tant pour des considérations locales, notre secteur était à plus d'un titre concerné (déviation, transport en commun), que pour débattre du fond et des grandes orientations du SDRIF  :

    - Combattre le déséquilibre territorial entre les zones d’habitat situées globalement à l’Est et les zones d’activités situés à Paris ou à l’Ouest, ce qui a d’importantes conséquences pour les franciliens de l'Est (temps et conditions de transport), pour leurs communes au niveau financier (taxe professionnelle) et plus globalement au niveau environnemental (pollution...).

    - Donner la priorité à l'amélioration de l'offre de transport en commun en grande couronne et de banlieue à banlieue, du fait des carences actuelles dues au manque d’investissement des vingt dernières années tant dans l’infrastructure que dans le parc roulant,

    - Agir contre la crise du logement due au manque d’offre, notamment en logement aidé à la flambée du prix de l’immobilier (ce qui est rare est cher !). Une situation qui incite beaucoup de franciliens à vivre dans des secteurs éloignés, moins bien desservis en transport en commun, en infrastructures, ce qui a pour autre conséquence une consommation d’espace naturel ou agricole excessive,

    - Et plus globalement, lutter contre le réchauffement climatique, ce qui nous impose de remettre en cause un certain mode de développement et des choix antérieurs,

     
    Considérant que le rôle d'une assemblée d'élus au moment de l'enquête publique, ne se limitait pas à être une simple chambre d’enregistrement, nous en avons profité pour émettre certaines demandes, mais qui ne s'adresse pas qu'à la Région, loin s'en faut ...

     

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  • SDRIF, attention au mélange des genres !


    324d98ec22b15c8977a1118dde5bc35d.gifJusqu'au 8 décembre, le Schéma Directeur Régional de l'Ile de France (ou SDRIF) est soumis à l'enquête publique. Celle ci se déroule dans un climat pour le moins passionné,  depuis l’intervention de Nicolas Sarkozy le 26 juin dernier à Roissy …

    Rarement texte d'urbanisme aura fait couler autant d'encre ... Rappelons que le SDRIF est un document d'urbanisme qui organise le territoire régional d'ici 2030 de façon harmonieuse, durable et solidaire ("s'il te plait dessine moi une belle région "...). Il donne les grandes orientations d'aménagement pour les prochaines années ...
    Depuis 50 ans, les Schémas Directeurs qui se sont succédés ont incontestablement structuré l'Ile de France d'aujourd'hui : villes nouvelles, RER, autoroutes, La Défense ...

    Jusqu'en 1994, si c'est l'Etat qui officiait, désormais les lois de décentralisation ont confié cette compétence et lourde responsabilité à la Région. Cette dernière a lancé la procédure, en privilégiant une concertation poussée avec les divers acteurs du territoire.

    Mais l’intervention de Nicolas Sarkozy a donné le départ d’une offensive généralisée contre le projet régional … Précisons que l’actuel Président de la République, ancien Maire de Neuilly sur Seine et Président du Conseil Général des Hauts de Seine, possède un point de vue très particulier sur l’Ile de France. Une situation similaire à celle du temps ou Charles Pasqua, à l’époque Président du Conseil général des Hauts de Seine s'était opposé avec succés aux propositions de Michel Rocard sur l’aménagement de notre région ("Touche pas au grisbi !").
    Une position suivie à l’époque sans l'ombre d'une hésitation par l’ancienne majorité départementale votant comme un seul homme dans la nuit pour l'ordre venue de l'Ouest. Moralité, les déséquilibres entre l’Ouest (emploi, recettes, richesse) et l’Est (habitants, dépenses, charges) se sont accentuées  

    Il est instructif de revenir, sur les critiques des élus de Droite, surtout départementaux afin de les analyser à l’aune de la réalité du contexte régional actuel et des orientations prises lors du « Grenelle de l’Environnement », défendues désormais par Jean Louis Borloo (équilibre transport en commun / routes).

    Bien évidemment si certains points du SDRIF sont à améliorer (et pourquoi pas ?), il est important de se positionner en fonction, non de sa couleur politique mais des enjeux et des faiblesses d'un territoire que nous connaissons bien et qui est avant tout une terre de contrastes. Eventuellement, rien n'empêche ces opposants de souligner également les points forts du texte (oui il en a !) et bien évidemment leurs propositions  ...

    Lorsque je lis certaines critiques émises, notamment par des élus départementaux UMP de Seine et Marne, je suis surpris, à croire que nous ne vivons pas dans le même endroit !

    Décidemment certains ne sont plus à une contradiction prés !

     

     

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  • Vous avez dit PADD ?

    419183a8cea76cb8f0ba93f88f68e4d6.jpgTout citoyen lambda

    désirant suivre les étapes d’une procédure d’urbanisme (et c’est bien son droit !),  a tout intérêt à se munir d’un bréviaire, outil désormais quasi indispensable, pour se retrouver dans le maquis très fourni des terminologies diverses employées, plus ou moins obscures (vous en trouverez à la fin de cette note un rapide florilège ). 

    Arretons nous sur l’importance d’un nouveau venu, le PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable) instauré par la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (ou SRU, déjà évoqué à de maintes reprises sur ce blog, sous l’angle du logement social, cf dernière note sur le sujet ).
    Certains élus cantonne le PADD à un exercice de style imposé, passage obligé avant  de passer au zonage du PLU, à mon sens ils ont bien tort car le rôle de ce document est de définir les orientations générales d'aménagement et d'urbanisme d’une commune pour les années à venir, ni plus ni moins !
    A ce titre il fait l'objet d’une réflexion approfondie sur la globalité et les finalités du projet de développement.

    Afin que chacun puisse apporter sa modeste pierre à une réflexion théoriquement avant tout collective et partagée, il faut qu'il soit simple à lire, accessible à tous, non réservé aux seuls spécialistes de la question et enfin exposer clairement la philosophie du Plan Local d’Urbanisme.

    Il est essentiel  que le débat public se déroule et que l’élu ne zappe pas la phase « concertation » avec les habitants. Le développement d’une ville est une chose bien trop précieuse pour le laisser entièrement et exclusivement aux mains d’un nombre limité de personnes élus et spécialistes de l’urbain ou d’ailleurs (géomètre, promoteurs immobiliers, aménageurs …).
    Ce sujet concerne au premier chef la vie quotidienne des habitants, qui ont leur mot à dire, sur un futur qui les concerne  : logement,  transports, liens sociaux, accessibilité, activité économique, environnement, pollution, risques technologiques …
    Encore faut il auparavant leur donner tous les éléments du débat, afin qu'ils puissent s'exprimer en toute connaissance de cause.

    C’est dire que le PADD  constitue une étape privilégiée, dans laquelle la concertation joue un rôle central. L'élu doit essayer de tout mettre en œuvre pour susciter cette réflexion collective ...

    C’est ce que nous essayons de faire, avec les difficultés logistiques inérentes au débat démocratique dans une commune de moins de 5 000 âmes, à Trilport …

     

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  • PLU : " S'il te plait dessine moi une ville !"

    608f7408526af4acc9a22764cbefd734.jpgQuel est le point commun entre la dernière réunion publique de juin et la séance du Conseil Municipal de vendredi dernier ? Le Plan Local d’Urbanisme (ou PLU).
    Une longue démarche s’il en est  (It’s long way away … ) qui  a commencé il y a plus de 18 mois et qui se prolongera encore de nombreuses semaines (voir calendrier) ...

    Rappelons que le PLU est le document de référence qui fixe les règles générales du droit du sol (droits à construire notamment) applicables sur le territoire d’une commune. Il doit lui permettre également de gérer et maitriser son développement de manière cohérente, en fonction d’un contexte règlementaire et législatif mais également de l'évolution de l'environnement économique et humain (agglomération, région …).

    Pourtant, beaucoup de nos concitoyens trouvent que cette démarche fait « usine à gaz » !  Une impression qui s'explique surtout par la longueur de la procédure ... Chaque étape de ce processus constitue en effet un maillon essentiel et complémentaire : nécessité de dresser un constat du territoire (atouts / faiblesses) avant d'effectuer le diagnostic qui permettra de définir les objectifs servant à établir le Plan d’Aménagement et de Développement Durable (c’est à ce stade que nous sommes …).
    Le PLU résulte de la conjonction de trois paramètres : le diagnostic du territoire, l'évolution du contexte (notamment règlementaire, législatif) et le projet politique de la commune. Concernant ce dernier point, je suis convaincu que la réflexion doit être avant tout collective et partagée, celui d'une ville et non d'une seule équipe municipale ou d'un bureau d'études ...

    C'est pourquoi la concertation est au centre de notre démarche, à chaque étape, nous avons organisé une réunion publique (nous en sommes actuellement à 3), doublée d'une exposition en Mairie ... Evènements relayés par des articles dans la presse locale et municipale. Enfin nous avons également créé un espace PLU sur le site internet de la commune  sur lequel sont disponibles l'ensemble des documents.
    Car c'est avant tout collectivement, que nous devons  "dessiner" une autre ville, qui ne sera plus tout à fait la même, quelquefois malgré nous  ...

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