14/12/2008

Révolution numérique : parlons un peu tuyaux ...

web-2.jpgMajoritaire en France, l’ADSL fait l’objet pourtant de critiques croissantes des internautes rêvant aux nouveau territoires virtuels promis par les opérateurs et obligés de se limiter au tortillard proposé par les communications actuelles (bande passante de 512 Ko).La frustration est désormais dans le fruit, ce qui signifie que le moteur qui anime notre société depuis le jardin d'Eden, est en marche, la situation devrait évoluer ...

Ce ressenti est apparu nettement lors de la réunion organisée sur cette thématique et déjà abordé dans une note précédente. Selon le statut de chaque acteur, le sens de certains mots revêt une signification toute différente.
Pour l’opérateur historique et les textes officiels, le « haut débit » commence effectivement et contractuellement à 512 Ko, mais pour l’internaute désirant avoir droit au "triple play" (accés  à Internet, au téléphone et à la télévision avec la même connexion) ce débit est notoirement insuffisant, d’où controverse ….

L’enquête annuelle réalisée par le CREDOC sur la diffusion des technologies de l'information et de la communication en France en est l’illustration. Cette étude précieuse permet chaque année de dresser un état des lieux et d’analyser les tendances de fond d’un secteur particulièrement dynamique.

Constat, même si la situation progresse, les teintes du cliché sont toujours sépias. Le rythme de pénétration de l’internet dans les foyers se ralentit, mais la qualité de la connexion s’améliore peu à peu :  67 % des Français de plus de 18 ans disposent d'un ordinateur à domicile contre 64 % en 2007 et 58 % des personnes interrogées (contre 53 % en 2007) déclarent disposer d'une connexion internet. Le bas-débit (attention, inférieur à 512 Ko !) ne concerne plus que 2 % des Français. Mais la fracture numérique n’est pas seulement territoriale, elle est également générationnelle et sociale (ne sont connectés que 14 % des plus de 70 ans et un tiers des personnes disposant d'un revenu mensuel inférieur à 900 euro).

Pourtant force est de constater qu’internet est le réseau de communication dont la pénétration aura était la plus massive et rapide de notre histoire (20 fois que le téléphone, 10 fois que la radio, 3 fopis que la télé). Entre le début des années 2000 est aujourd’hui, la progression est fulgurante, paradoxalement cela ne suffit plus, la révolution des usages ayant été encore plus exponentielle !

La responsabilité d’un tel décalage est à chercher du coté de l’émergence du Web 2.0, dont un des déterminants est le développement des wikis. Ces outils collaboratifs transforment de fait l’internaute, hier passif, en producteur de contenus, dont pour certains multimédias. Contenus générant des besoins en « tuyauterie » croissants. L’intelligence collective ne se suffit plus de données textuelles ; illustration : la bande passante utilisée par You Tube en 2007, équivaut à celle du Net en … 2000 !

Nous sommes entrées dans le deuxième âge du web. Pour Tim O’Reilly, l’inventeur du terme Web 2.00 ;  « les données sont le nouvel Intel Inside » (data is the next Intel Inside) … Les flux de données que les "tuyaux" transportent sont désormais l’essentiel. Le point de rupture (tipping point) est atteint avec les nouvelles exigences des internautes ... Nous ne sommes qu’au début d’un gigantesque big bang, celui de l’ère « connectée ». Une évolution des usages, qui en cette période de crise, arrive à point, tant elle aura des retombées économiques importantes ... Le temps de la « longue traine » est arrivé encore faut il réaliser les investissements nécéssaires ... Car pour qu'il y est du flux encore faut il que les tuyaux suivent ...

Reparlons donc infrastructures, car il s'agit également de cela  ...

 

 

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01/12/2008

SEM@FOR 77 : La révolution numérique est en marche ...

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Courant novembre, deux évènements locaux se sont entre croisés, à priori sans rapport, mais annonciateur pourtant d’un bouleversement considérable et in fine intrinsèquement liés, nous y reviendrons dans une prochaine note, car le sujet est vaste.

L’un est la mise en route de SEMAFOR 77, le réseau d’initiative publique lancé par le Conseil général, l’autre l’inauguration de la TNT « tout numérique » à Coulommiers ! C’est de Brie que notre pays débute la longue marche qui la mènera dans trois ans (novembre 2011) à la télévision tout numérique et à l'extinction de la diffusion analogique sur l'ensemble de son territoire.

L’Internet haut débit est aujourd’hui, comme l’eau ou l’électricité, un fluide essentiel. Y accéder, c’est accéder à la vie (information, éducation, formation, culture, loisirs, e commerce, formalités administratives …), ne pas y accéder c’est en être exclu.
Pourtant aujourd’hui non seulement les taux de couverture de la population à l’Internet à haut débit (512 Ko) sont insuffisants, mais 2 % de la population française n'est pas desservie. Résultat des courses, 1 à 2 millions de Français se retrouvent physiquement exclus de la société de l’information !

Cette réalité se mêlant aux inégalités d'accés constatées en Seine et Marne et à l'inévitable fracture numérique des territoires en découlant, ont amené le Conseil général a s'impliqué dans l’aménagement numérique du département. C’est ce que Bertrand Caparroy Vice Président à l’aménagement numérique est venu présenter à Trilport lors d’une réunion publique à laquelle participait également M Bregnard de France Télécom, nous y reviendrons bientôt, car cette réunion fut vive, intéressante, instructive et pas langue de bois …

Depuis la loi du 21 juin 2004 pour La Confiance en l'Economie Numérique, les collectivités locales peuvent intervenir dans les  infrastructures de télécommunications et créer des réseaux d’initiative publique qui représentent désormais 40 % des accès dégroupés et occupent un rôle prépondérant dans le développement du haut débit : près de 2 milliards d’euros d’investissement global, public et privé y ont été investis ! L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) recensait en septembre 2008 102 projets de réseaux d’initiative publique, dont 85 pro jets majeurs couvrant chacun plus de 60 000 habitants et 56 projets en exploitation.

Ces collectivités, dont notre Conseil Général, ont lancé des projets d’aménagement de réseaux de fibre optique afin d'irriguer le territoire, relier les bassins de vie (agglomérations, zones d’activités), interconnecter les nœuds des réseaux des opérateurs et régler la difficile question des zones d'ombre (sans accés au haut débit). Car l'inégalité des territoires est avant tout essentiellement économique : investissement effectué ou pas dans de nouveaux équipements et infrastructures. Lorsque cela n’est pas rentable (nombre d’usagers / poids financier de l’infrastructure) les différents opérateurs, y compris l’historique, sont aux abonnés absents, préférant se concentrer dans les zones à même d’assurer un retour sur investissement rapide.

POur les entreprises privées, vive l’intervention publique, elle est en partie la seule solution, l'unique levier de changement, cela ne vous rappelle rien ?
Les collectivités territoirales, inutile de chercher l'Etat, investissent en lieu et place des opérateurs privés. C’est ce qu’a fait le Conseil Général de Seine et Marne, avec l’aide de la Région (pour 15 millions €) en lançant une délégation de Service Public sur 20 ans destinée à créer et gérer un réseau de fibre optique déployé sur l’ensemble du département : SEM@FOR 77.

Quiproquo pourtant.
Lorsqu’il parle haut débit, l’internaute pense aujourd'hui à 4 ou 8 voir 12 mega; alors que l’étalon actuel pour l’opérateur est fixé à 512 Ko. D’où problème … Le haut débit a fait exploser les usages en quelques années, mais l'arrivée du très haut débit incite à ne plus se poser la question des usages mais de permettre l'émergence des services de demain... Ce sont les usages qui sont désormais à l'avant pointe notamment avec la diffusion des contenus multimédias !

Tout cela risque encore de s’accélérer d’ici quelques mois …

Présentation de SEM@FOR 77 et de son importance pour notre territoire  ...

 

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21/01/2008

L'état du Net ...

8aaebe3bb8bb162a2c5d106eb9783e4d.jpgPhénomène majeur de la fin du XXème siècle, la révolution internet bouleverse nos économies et nos sociétés, cumulant les bouleversements entrainés par l’apparition de l’imprimerie et de la machine à vapeur.
Trois repères chronologiques pour s’en convaincre  : 1985 : un millier d’utilisateurs, 1994 (date symbolique s’il en est) 2 millions, 2007 près de 1,250 milliard d’utilisateurs ; et le plus incroyable, reste à venir  

Le réseau informatique imaginé par les militaires américains en pleine guerre froide capable de résister à une attaque nucléaire irrigue désormais toute la planète. Particularité : il repose sur le principe d’un maillage dépourvu de centre … La force est bien dans la matrice …

Trois problèmes majeurs cependant :

Cette croissance exponentielle ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt, les inégalités de connectivité et d’accès à internet augmentent et la fracture numérique devient à l’échelle de la planète un problème majeur.

La multiplication des usages qui s’affranchissent allègrement des frontières territoriales et des repères sociétaux rendent nécessaire l’évolution du droit, au plan national, mais surtout international,

Enfin la gouvernance d’internet, qui pour des raisons historiques est sigulière, pose problème, ne reposant pas sur des instances multilatérales solides.

Le dossier réalisé par la Documentation Française (téléchargeable sur ce blog dans la partie des documents : "L'état du Monde numérique") fait un point utile sur ces questions, et plus encore rappelant l'histoire de l'Internet, les débats et enjeux en suspens et dressant une photographie de la situation planétaire actuelle de ce média  ...

 

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10/01/2008

33 991 en 2007 !

88917522f050dce4c9d4956614ae6b76.jpgLes premiers jours de janvier sont toujours le moment propice aux bilans sur l'année écoulée et il en existe de toutes sortes !

Celui que publie chaque année, Courrier International : "Le Monde en 2008" (pour l'édition actuelle) est un modèle du genre, exemplaire à plus d’un titre. Ce numéro special que je parcoure chaque fin d'année avec toujours beaucoup d'intérêt nous livre à un large panorama de l'actualité de la planète. Intérêt et non des moindres, avec une vision un peu décalée, puisque provenant de la rédaction de "The Economist", institution de la presse britannique s’il en est ! La lecture de certains articles recèlent une saveur qui rappelle celle de l'assiette anglaise, l'émission de télé so british s'il en est, du regretté Bernard Rapp.

Là n'est pas le sujet, aujourd'hui  je m'en excuse auprès de mes fidèles lecteurs, je vais justement parler d'eux !Le blog "Entre Marne et Forêt",  que j'anime depuis 2005, a l'an dernier franchit un nouveau cap, puisqu'il a enregistré prés de 34 000 visites (33 391 plus exactement).

Ce qui pour ce modeste blog, n'est pas si mal, non ?

Merci en tout cas à tous les internautes, pour certains lecteurs fidèles ... Mais je vous propose d'aller un peu plus loin dans l'analyse, pour voir ce qui se cachent derrière ces chiffres de fréquentation ?

 

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26/10/2007

Et le Web 3.0 fut ...

 

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A la fin des années 1980, T. Berners-Lee, ingénieur anglais travaillant au Cern, eu l’idée géniale d’associer différents ordinateurs disséminés dans le monde via le réseau Internet en utilisant des liens hypertextes. Innovation qui a radicalement transformé un simple réseau en un immense livre ouvert, constitué de milliards de pages reliées les unes aux autres par un simple clic de souris … Au bout du clic, la plage !

En 2004 O’reilly créé l’expression de Web 2.0 associant à internet l'idée d'un web  collaboratif et participatif : Wikipedia, Youtube, Flickr, Dailymotion en sont des principales réussites.
Évolution majeure, qui nous accompagne depuis. Elle vit actuellement une nouvelle transformation, qui nous permettra d'échapper au vertige informationnel, en retrouvant dans ce monde virtuel constitué de milliards de données entremêlés l’information utile comme de nouvelles perspectives ...

Internet a pris une telle place dans nos vies, que beaucoup craignent désormais plus une coupure du réseau que d’eau ou d’électricité. Ce qui a été constaté lors de la panne de France télécom, comme par les demandes en très haut débit qui se multiplient dans nos villes.
Le paradoxe est que cette révolution bouleverse le monde et tous nso repères avec un vocabulaire et des mots simples et concrets, que comprendraient presque nos grands parents :  ouvrir sa boîte aux lettres, relever son courrier, envoyer des messages, posséder une adresse élecronique, visiter des sites ... Des mots qui sont autant de métaphores et constituent en fait l'unique moyen de donner sens à des concepts sans réalité tangible.
Ramener Internet à un simple rôle fonctionnel correspond à une phase d’assimilation essentielle, et permet justement de ne pas se sentir trop perdu dans ce nouveau monde sans repères apparent ...

 

Car attention, le Web 3.o risque de nous décoiffer grave …

 

 

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31/05/2007

6eme république ou Web 3.0 ?

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Google, Wikipédia ou You Tube ont transformé la vague  "Web 2.00" (cf note précédente), en déferlante  … L'heure de la rupture a donc sonné dans le monde du Net et risque fort de se transformer d'ici peu en un vrai Tsunami qui bouleversera la vie de tous, internautes ou non (et qui ne le sera pas d'ailleurs ?) ...
50 ans après l’apparition du 1er disque dur, "le RAMAC" (ou Random Access Method of Accounting and Control), et de ses 50 disques rotatifs pouvant stocker (et à quel prix !) 5 Mo d’information, tout juste quelques chansons pour un iPod, la planète Internet mue et s'affranchit allègrement de contraintes "terre à terre" qu'elles soient géographiques, temporelles, techniques ou juridiques, et qui concerne désormais la société dans sa globalité.


Cette révolution en marche ne peut laisser indifférents le monde politique, remettant en cause nos repères traditionnels jusqu'à ébranler certaines des fondations de notre organisation de vie; d’autant que l’essor de technologies apparu avec le Web 2.0 : applications en lignes, géo localisation, vidéo sur internet, blogs, Wiki  s’affranchit de contingences matérielles, administratives ou politiques essentielles.
Une globalisation qui avec ses avancées comme ses dommages collatéraux (délocalisation ...) change la donne et amene les politiques à envisager de rénover en profondeur leur projet politique, à "changer de logiciel" comme ils disent de plus en plus fréquemment, une remarque à prendre désormais au propre comme au figuré.

 

Cette situation explique les nombreuses études et propositions faites aux différents candidats au moment des élections présidentielles, elles ont le mérite d’ouvrir le débat sur un sujet on ne peut plus d’actualité et à moyen terme réellement explosif ...

 

 

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02/05/2006

Le WeB 2.0, Buzz, révélation ou Révolution ?

Internet est de nouveau un bon plan pour les entrepreneurs. Après l’éclatement de la bulle financière, les sites Internet sont enfin rentables (publicité, internautes et développement du e-commerce). Un cercle vertueux désormais enclenché, c'est la confiance qui revient, pour les internautes comme pour les investisseurs, prêts à soutenir de nouveaux projets d'entreprise.

 

Une nouvelle donne à laquelle l’émergence de la déferlante Web 2 n’est pas étrangère. Avant d’apporter quelques éléments d’analyse, revenons sur le phénomène Web 2.0, très tendance aujourd'hui. Que signifie cette expression ? Nouvelle vague (pour le surf c’est adapté !) buzz ou révolution ?

 

 

Le Web 2.0 marque incontestablement une nouvelle étape du développement d’Internet sur plusieurs champs : économique, technologique, culturel …

 

 

 

 

 

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23/12/2005

La réponse de Gutemberg à Google

Un bras d'honneur prémonitoire

Il y a quelques années une affiche faisait les délices des métiers de l’imprimerie et de la presse écrite : « la réponse de Gutenberg à Mac Luhan », elle montrait l’ancêtre des imprimeurs effectuant un bras d’honneur au sociologue canadien Mac Luhan qui avait eu le malheur d’annoncer bien imprudemment la fin de "l’ère Gutenberg" ; force est de constater que 30 ans après les faits ont donné tort au spécialiste canadien.
Bien que l'annonce faite par Google, en octobre 2004, de créer une bibliothèque numérique universelle gratuite ait occasionné beaucoup de réactions passionnées,  elle ne représente pas pour autant, même à titre posthume, la victoire de Mac Luhan, loin s'en faut, le média privilégié étant toujours le support écrit; ceci étant dit la suite des épisodes est encore à écrire.
L’idée développée par Google n'est pourtant pas révolutionnaire, les avantages des supports numériques dans l’archivage électronique sont connus : ils s’affranchissent du vieillissement, de la rareté et de la fragilité du support d’origine (quelquefois de vieux parchemins), sont duplicables à l’infini, accessibles à volonté et possèdent tous les autres avantages liés à l’informatique (indexation, recherche …); il n'y a pas photo !

Un passage obligé cependant, délicat lorsque l'on parle de parchemins ou de vieux ouvrages, le but n'étant pas de les détruire aprés usage (des machines spécifiques ont été élaborées pour réussir cette mission),  la phase de numérisation ;  deux techniques existent :

- le « mode image », qui présente l'avantage d’être rapide et économique mais l’inconvénient de ne pouvoir donner de sens au texte, car il s’agit d'une simple photo de la page scannée,
- le « mode texte », qui possède le double inconvénient d’être plus long et coûteux, il faut d'abord procéder à la numérisation de l'ouvrage, ensuite un logiciel de reconnaissance de caractères (OCR) « traduit » la page scannée et la transforme en fichier texte; ce qui ensuite autorise le traitement de l’information : indexation, recherche, indexation et même traduction … Facile lorsque l'il s'agit de pages déjà imprimées, beaucoup plus délicat lorque l'on scanne des pages calligraphiées ou écrites dans une langue ancienne ou certaines polices de caractères.
Chaque grande nation possède une Bibliothèque nationale où l’on connaît ce style de technique; pourtant jusqu’à présent, excepté quelques expérimentations aucune opération d’envergure de numérisation de fonds documentaire n’avait été menée. Si Gallica, (la bibliothèque numérique de la Bibliothèque de France) compte près de 80 000 ouvrages numérisés, seulement 1 250 le sont en mode texte; or le projet Google Print repose sur une numérisation en mode texte …

on va comprendre tout de suite les raisons de ce choix.

 

La "Porte de Dieu"

L’irruption de Google dans le monde feutré des bibliothécaires a suscité la controverse et des réactions politiques à la chaîne. Réactions compréhensibles  face aux dangers représentés par cette initiative. Il s'agit ni plus, ni moins de la main mise d’une entreprise multinationale privée, américaine de surcroît, sur La bibliothèque universelle. Cette véritable tour de Babel virtuelle agrégeant la somme des connaissances humaines disponible à saciété depuis chaque ordinateur qui était jusque là une utopie poursuivit par des générations de philosophes, de lettrés et de savants.
Rappelons que la tour de Babel (Babel signifiant La porte du Dieu), construite par les descendants de Noé était destinée selon la Bible (genèse 11) à atteindre le ciel afin de permettre aux hommes de s’élever au niveau des Dieux. Devant le danger représenté par cette construction, Dieu créa les langues étrangères ... Les hommes ne se comprenant plus ne purent plus travailler ensemble.  Succès sur toute la ligne de la puissance divine qui peut être vérifié à chaque bulletin d'informations !

L’ultime obstacle à la réalisation de ce projet n’est pourtant ni financier, ni technique. Car si la logistique à réunir pour numériser les livres (du haut des rayonnages des différentes bibliothèques c’est plus de 560 années de connaissances qui nous contemplent), notamment les ouvrages anciens, est trés importante ( temps, moyens financiers, techniques) elle n’est pas insurmontable.

A contrario les obstacles principaux sont :

- Juridiques : les droits d’auteur de certains livres n'étant pas encore dans le domaine public, Google a connu des problèmes avec certains  éditeurs américains et européens d’autant que les règles liées au droit d'auteur, à la duplication des oeuvres ou à la consultation (nombre de lignes donnant lieu au paiement d’une redevance ou d’un droit ) différent entre les pays …
- Economiques : du fait du danger de constitution d’un monopole de fait sur la Connaissance Universelle avec plusieurs problèmes derrière : quid des Bibliothèques Nationales, quelle langue privilégiée, la gratuité jusqu'à quand ... Des interrogations qui expliquent la contre attaque menée par Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale de France, partisan d'une bibliothèque numérique européenne (BNE), dont l'idée depuis a fait son chemin; il ne reste plus qu'à trouver les financements d'une telle entreprise.
- Culturels : le potentiel technique de Google peut permettre à l’internaute de s’affranchir de l’entité livre et du cheminement de la pensée de l’auteur pour ne retenir que des tranches d’information et d’aboutir in fine à une forme de zapping des mots et des pensées.

 Aujourd’hui, nous n’en sommes qu’à une première phase, (http://print.google.fr) qui permet cependant d’avoir une idée assez précise de ce qui va suivre et de l’avantage concurrentiel possèdé désormais par Google dans la gestion de cet énorme fonds documentaire. Les profits à venir sont colossaux : le modèle économique développé par Google ayant démontré que le "tout gratuit" peut receler des niches à profit énormes et inattendues.
Bien que la réponse d'autres acteurs informatiques et institutionnels tels Microsoft et les bibliothèques nationales ne s'est pas fait attendre, n'oublions pas que ...

Pour trouver une aiguille dans une botte de foin à défaut d’avoir une paire de trés bons yeux, disposer d’un bon moteur de recherche est souvent suffisant ... à ce jeu Google n'est pas trop mal placé ...

 

Notes précédentes sur Google :

Big Google is watching you :
http://jmorer.hautetfort.com/archive/2005/11/12/google-to...

Google, No limit :
http://jmorer.hautetfort.com/archive/2005/11/01/googl...
Google, puissance 80 :
http://jmorer.hautetfort.com/archive/2005/09/21/googl...


 

09/12/2005

Le seigneur de la matrice

 

Peu avant la naissance du point « .eu », le 7 /12/2005 (l'adresse "européenne"), un évènement de première importance s'était déroulé à Tunis à la mi novembre : le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI). Outre les réactions liées à cette manifestation dont beaucoup relatives à la liberté d'expression en Tunisie (cf rsf et FIDH) ce rassemblement  a été le cadre d’un affrontement sans précédent entre les Etats Unis et le reste du monde.
Les représentants des 176 pays présents ont en effet exigé un fonctionnement plus collectif d'Internet avec une proposition clé, en transférer la gouvernance aux Nations unies. Proposition rejetée par les américains. Au cœur de la « controverse de Tunis », le poids des USA dans la gestion de l’I.C.A.N.N (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) l’organisme qui depuis la naissance du réseau des réseaux dispose du droit de vie ou de mort sur l'adressage du net, le régulateur de la Matrice. Un monopole que n'accepte plus les autres états aujourd’hui, d’autant que le contrat liant l'Icann à Washington arrive à échéance en septembre 2006.

 


Un rappel utile : au cœur du réseau, l’adressage
Chaque ordinateur voulant se connecter à un réseau doit posséder un identifiant unique qui permet aux autres ordinateurs de le retrouver sur la toile mondiale afin de pouvoir communiquer avec lui. Sur Internet cet identifiant est une adresse IP (comme Internet Protocol), une sorte de numéro de téléphone). Chaque ordinateur émettant une requête est identifié par son adresse IP, sa demande est transmise à un serveur (le routeur) qui achemine le message à un autre ordinateur disposant d’une adresse d’arrivée du même type (un message avant d'atteindre son objectif final, est acheminé par plusiseurs autres ordinateurs éparpillés sur la planète). Pour qu’une transaction entre deux ordinateurs soit possible (envoi ou réception de mel, surf sur un site …), il faut obligatoirement disposer d’une adresse de départ et d’une adresse d’arrivée.
Le bon fonctionnement ou non de la toile mondiale dépend de l’activité inlassable des 13 ordinateurs supervisés par l'ICANN qui possèdent le registre (la matrice) autorisant une requête (adresse) à utiliser le réseau qui leur permet de transformer une adresse IP (inutilisable par un simple internaute) en une adresse beaucoup plus facile à mémoriser (telle www.trilport.Fr par exemple) et l'acheminant dans les méandres du réseau des réseaux. Ces serveurs racines (ou "root serveur")  écrivent en permanence la carte de l'internet. Un seul  maître à bord, l’ICANN qui gère l’ensemble du système au niveau de la planète.

Trois acteurs essentiellement américains
A la base du succès d’Internet des standards de communication simples, solides et éprouvés (né lors de la Guerre Froide, peu après l’affaire de Cuba, le système devait résister à une guerre nucléaire et ne pas reposer sur un seul serveur) reposant sur trois acteurs principaux, avec chacun un rôle bien distinct :

- La standardisation du support, (du média ) basée sur des normes mondiales strictes établies au sein de deux instances par des spécialistes des télécommunications :  l'Internet Architecture Board (IAB) et l'Internet Engineering Task Force (IETF), dont le travail est sous la responsabilité directe et le financement de l'Internet Society (ISOC), association de droit américain créée en 1992 par les pionniers de l'Internet dont la mission est de coordonner le développement des réseaux informatiques dans le monde en édictant des standards à suivre impérativement

Le World Wide Web Consortium (ou W3C), fondé en octobre 1994 est le consortium qui travaille à la compatibilité des technologies du contenu telles que HTML, XML, CSS, PNG, SVG … Le W3C, lui, ne délivre que des recommandations. Il est géré par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux États-Unis, le European Research Consortium for Informatics and Mathematics (ERCIM) en Europe (anciennement Institut national de recherche en informatique et en automatique français ou INRIA) et l'Université Keio au Japon. 

Enfin, last but don’t least, l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN),principale autorité de régulation de l'Internet. Crée en 1998, l'ICANN est une organisation internationale sans but lucratif. Ses principales missions : allouer l’espace des adresses (IP),  gérer le système de nom de domaine et assurer le bon fonctionnement des 13 « serveurs racines  (root servers) sur lesquels repose l'architecture de l'Internet à l'échelle mondiale. L'ICANN délègue son droit sur la vente des noms de domaines à différentes sociétés ou organisations, comme VeriSign pour les domaines .com et .net ou l'AFNIC pour le domaine .fr. en France
Situation pour le moins anachronique, cette organisation dont les décisions s'imposent à l’ensemble des utilisateurs utilisant Internet qu'il soit simple citoyen de la planète, Etat ou multinationale est une association de droit californien, soumise au droit de veto du Gouvernement américain. L’ICANN constitue en effet un véritable OVNI juridique, qui n’est ni une O.N.G, ni une entreprise privée, ni un service gouvernemental, mais une forme d’association sans but lucratif agissant sous le contrôle du département américain du commerce.

Comme chacun peut s'en rendre compte au niveau du casting, nous sommes dans une super production américaine, ces trois acteurs principaux étant historiquement, juridiquement, géographiquement et financièrement américains.

La fracture numérique s'élargit
Autre sujet abordé lors de ce congrés et ce n'est malheureusement  pas un scoop,  l'inégalité Nord Sud dans les technologies de l'information s'agrandit.
Trois exemples pour tout commentaire : 5 milliards d'hommes n'ont pas accés à un ordinateur, 80% des utilisateurs d'internet représentent 20% de la population mondiale et si plus d'un américain sur deux a accés à Internet, pour l'Afrique, cette proportion passe à 3% !

 

Ce congrés s'il n'a pour l'instant encore rien changé démontre une incontestable évolution des mentalités. Face à l'importance d'Internet sur la planète, média incontournable s'il en est, au cœur de toute relation sociale, économique, politique ou commerciale, les pays ne peuvent plus admettre la domination sans partage des seuls USA qui du jour au lendemain sans préavis peut les effacer de la planète.
D'autant que la grande majorité des sociétés actuellement leader dans les technologies de l'information sont américaines; certaines et non des moindres ont même renforcé leurs équipes dirigeantes d'authentiques pionners du net, citons Google avec Vinton Cerf, notamment (lire note), qui est à la fois salarié de cette société et président du conseil d'administration de l'Icann, le mélange des genres est ici atteint. Signalons qu'en décembre 2003 à Genève, ce sujet n'avait pas provoqué de tels débats.
La politique menée par l'équipe Bush n'est pas étrangère à ce nouveau climat intervenant aprés les multiples rebondissements de la question Irakienne, les négociations autour de l'OMC, ainsi que des péripéties relatives au refus de signer les accords de Kyoto, relatifs au réchauffement de la planète et à la lutte contre l'effet de serre.

Un combat légitime qui démontre qu'en matière de télécommunications la mondialisation nécessite également une régulation politique et du multilatéralisme.

La Matrice aussi en a bien besoin ...

 

Pour en savoir plus sur les seigneurs du réseau :

ICANN : http://www.icann.org/ ou http://www.icann.org/tr/french.html (en français)
ISOC : 
http://www.isoc.org/  ou http://www.isoc.fr/ (en français)
W3C :
http://www.w3.org/ ou http://www.w3.org/Consortium/Translation/French (en français)

12/11/2005

Big Google is watching you

Précision importante, je ne possède pas d’action Google (dommage peut être ?), je ne fais pas non plus de fixation sur cette entreprise, cependant force est de constater que l'activité de la société de Mountain View est passionnante à suivre et ce à plus d’un titre. Figure emblématique de «l’économie de la recherche», Google prend une place croissante dans la vie des internautes de la planète et explore des champs d’applications encore insoupçonnés il y a peu, faisant appel aux toutes dernières technologies et permettant d'effleurer le futur immédiat d’Internet …  Un futur digne d'Hollywood ...

Avec Google, chaque jour qui passe apporte son lot de nouveautés. Voici un rapide tour d’horizon des services et outils proposés actuellement aux internautes, dont la plupart accessible directement à partir du menu d’accueil du moteur de recherche (http://www.google.fr/intl/fr/options/ ).

Unique objectif affiché : satisfaire l’internaute Lambda (avec une prédilection, tout de même pour le Cousin Américain) grâce à des outils gratuits simplifiant la vie ! Dans le lot, mention toute particulière à Google Labs (  http://labs.google.fr/   ) permettant d'expérimenter en avant première des versions bétas, apportant du coup un parfum d'aventure à l'utilisateur qui a le sentiment fugitif d'appartenir à la communauté des pionners du net ... une impression toute relative d'ailleurs ...

 

Florilège d'outils et de services "passe partout"

  • Traitement des photos avec Picassa ( http://picasa.google.com/index.html ). Ce logiciel graphique recherche, classe, modifie et partage les photos contenues dans un PC. Il détecte et indexe les photos automatiquement, les classant dans des albums et autorise les retouches simples, des diaporamas, des envois par e-mail, l'impression, la création de CD ...
  • Un utilitaire trés pratique (Google Desktop Search : http://desktop.google.fr/) permettant d'accéder aux informations stockées sur votre ordinateur, ainsi qu’à celles disponibles sur le Web (courrier électronique, fichiers des principales applications bureautiques, fichiers mulitmédias, discussions et pages Web consultées … ).
  • Un moteur de recherche dédié au blog ( Blog search : http://blogsearch.google.fr/). Ce service explore la blogosphère et permet de connaitre l'essentiel de ce que les blogs rapportent sur un sujet qui vous passionne, de retrouver un blog ... Les résultats incluent tous les blogs et l’index des blogs est mis à jour en permanence (une fonction trés impressionnante !). Possibilité de rechercher des blogs rédigés en langues étrangères ...
  • Disposer d'une revue de presse personnalisé ( http://news.google.fr/). Une page portail permettant d'obtenir une actualité paramétrée en fonction de centres d'intérêts sélectionnés. Google effectue le tri dans des milliers d'articles mis à jour en permanence.
  • Alerte Google (http://www.google.fr/alerts), ce service méconnu permet une veille technologique automatique effectuée par des agents logiciels intelligents informant par courrier électronique des articles publiés en ligne correspondant aux sujets étudiés,  
  • Google sur votre téléphone portable (http://mobile.google.fr/) , 

  • La création et la gestion de blogs gratuits (http://www.blogger.com/start )

 

La messagerie instantanée, un marché prometteur à plus d'un titre.

Ces logiciels liés au développement du haut débit constituent une nouvelle source de revenus publicitaires avec la publicité ciblée, plus efficace car prenant en compte les « intentions » des internautes. Les messageries instantanées étaient dominées jusque là par Microsoft et Yahoo avec leur "messengers" respectifs.
Google Talk remet en cause cette suprématie. Si avec des clients comme Windows Messenger, Skype, Yahoo Messenger ou AIM, les deux contacts avaient l'obligation d'utiliser le même logiciel pour communiquer, Google en faisant le choix d'une technologie ouverte permet de faire communiquer entre eux des internautes utilisant des logiciels différents (Jabber, iChat d’Apple) , l'essentiel est d'avoir le même protocole, cela ne vous rappelle rien ?  Une arrivée qui a incité les trois grands à installer des passerelles entre leurs différents systèmes. 

La messagerie instantannée est en évolution permanente, aprés l'envoi de mels, elle permet désormais les discussions vocales grâce à la technologie VoIp (ou Voice over IP) qui utilise Internet (grâce au protocole IP) pour faire circuler des paquets de données correspondant à des échantillons de voix numérisée et bientôt de la vidéo avec des webcams. A teme ce sont les marchés de la téléphonie et de la viso conférence qui sont en jeu ... Pour se démarquer de la concurrence,  Google a élaboré un logiciel qui en plus d'être "open" va à l’essentiel, sans fonctions inutiles et permet une utilisation trés intuitive. Unique obligation, posséder une adresse Gmail pour pouvoir utiliser Google Talk (http://www.invitationgmail.info/).

 

 

La recherche locale et cartographique

 

Grâce à l’acquisition de l'entreprise Keyhole en février 2004, Google a ajouté deux nouvelles cordes à son arc (désormais bien garni) : les marchés de la recherche locale et de la cartographie et les décline avec deux logiciels spectaculaires.

 

Google maps (  http://maps.google.com ), une interface et des possibilités impressionnantes : images satellites, vue en 3D. A partir d'une photo de la Terre, ce logiciel permet à partir de base de données disponibles sur le web, de trouver l'hôtel, le café le plus proche de chez soi. Les pages jaunes du coup sont relégués des années en arrière ...

Le moteur se charge lui même d'analyser votre requête. Cette application permet de repérer des adresses sur une carte et sur la photo satellite correspondante. Trois modes de visualisation sont proposés. Le mode Map présente un plan de la ville, le mode Satellite affiche une photo prise de l'espace de la zone concernée, le mode Hybride permet de superposer les informations fournies par le plan aux images satellite.

Le tout est d'une rapidité et d'une fluidité impressionnantes compte tenu des images à afficher et des calculs engendrés par les déplacements sur la carte. Bien évidemment ce logiciel propose également des calculs d'itinéraires. Ce qui lié avec un GPS met du coup Google dans la course pour de nouveaux marchés trés prometteurs ...

 

Google Earth (http://earth.google.com/downloads.html ). Logiciel basé sur les archives de National Geographics, est tout simplement extraordinaire. Il  permet en quelques clics d'afficher l'image satellite d'un endroit donné avec des agrandissements suprenants. Le film "Ennemi d'Etat" est devenu réalité ! 

Une précision qui inquiète les spécialistes de la sécurité civile et les militaires et met à portée de n'importe quel internaute l'emplacement d'emplacements stratégiques (bases militaires, centrales nucléaires ...) autrefois inacessibles.

 

Google Moon ( http://moon.google.com/ ). Google vous offre la lune. Ce petit frère de Google Maps, permet d'examiner de plus prés de notre satellite favori et les six expéditions américaines officielles qui l'ont visité entre 1969 et 1972.Jusqu'à présent aucune trace de l'expédition de Tintin, affaire à suivre ...

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Encore et encore …

 

Google se lance dans la connection Wi Fi avec Google Secure Access. La municipalité californienne de San Francisco l'a autorisé à fournir une connexion Wifi publique et gratuite sur la ville en plaçant des points d'accès à son réseau sur les 1900 lampadaires de la ville. Un financement assuré partir de publicités géo-localisées, de quoi donner des idées à Decaux !

 

Aprés la recherche, les contenus. La bibliothèque online Google Print ( http://print.google.fr/ ) est désormais accessible,; nous reviendrons sur ce projet qui a déjà fait couler beaucoup d'encre (électronique ... quoi de pls normal pour une bibliothèque ?) dans une prochaine note. Attention cette version ne constitue pour l’instant qu'un grand catalogue commercial, Google Print ".fr" n'en étant qu'à sa version bêta. A terme ce service permettra de consulter des livres en ligne (en entier s'ils ne font plus l'objet d'un copyright, par extraits s'ils le sont encore). Aprés quelques mois d'arrêt la numérisation a repris, notons que Microsoft se lance aussi sur ce marché et a passé un accord avec la British Library.

 

Des partenariats trés intéressés : Google s'associe avec Sun Microsystems afin de promouvoir la sa suite bureautique Open Office, ainsi que la plateforme de développement Java. IBM et Google ont annoncé l’intégration prochaine de leurs technologies respectives de recherche pour ordinateurs corporatifs. Des rumeurs persistances affirment que Google se pencherait également sur le marché du Système d'Exploitation.

Recherche et développement, Google a conclu un accord avec la Nasa afin de pour construire un centre de recherches commun sur une ancienne base militaire de la Silicon Valley (Californie), non loin de Mountain View, siège la société. Une collaboration sur le secteur de pointe des nanotechnologies (technologies de l'infiniment petit) alliées à celles de l'information et à la recherche de données. Un partenariat qui laisse entrevoir d'énormes potentialités.

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Une seule conclusion s'impose : affaire à suivre ...

Comme chacun peut s'en rendre compte, l'avance technologique de Google ne réside plus uniquement dans la pertinence de son moteur de recherche ou dans sa capacité à déployer des applications "on line" intuitives tournant à toute vitesse. Une avance qui repose sur la formidable capacité de cette entreprise à explorer des pistes de travail innombrables reposant sur les postulats de la convergence, de la miniaturisation et du nomadisme étendant du même coup les champs du possible à des horizons autrefois inaccessibles ...

Un risque sérieux à signaler toutefois, le croisement des informations individuelles et personnelles disponibles sur chaque internaute.

Un avantage commecial déterminant qui pourrait prendre des proportions insoupconnées, car si l'on y prend garde trés peu de choses risqueront d'échapper à Google ...

 

Big Google is watching you !

 

 

Notes précédentes sur Google :

Google, No limit : http://jmorer.hautetfort.com/archive/2005/11/01/googl...

Google, puissance 80 : http://jmorer.hautetfort.com/archive/2005/09/21/googl...

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