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Web & TICE

  • De la société digitale à la société neuronale (2/2)

     

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    Le temps des poupées russes semble révolue ...

     

     

     

    Quelle action publique de proximité dans une société digitale ?

    Cette interrogation digne d’un grand oral de l'ENA est très prégnante pour nos territoires tant elle induit inévitablement des conséquences concrètes pour la vie quotidienne de nos habitants.

    Vouloir y répondre nécessite les préalables d'élargir la focale, prendre un temps nécessaire de décélération et de distanciation, jauger et estimer le cap poursuivi, effectuer un large tour d’horizon du champs des possibles, tout en prenant garde à deux écueils : le sentiment d'urgence du moment présent et les sunligths des effets « tendances et mode », éléments conjoncturels s'il en est mais qui peuvent nuire à la sérénité du pilotage.
    Autre préoccupation, distinguer l’écume de la vague, tant c’est cette dernière qui importe et qui porte au loin, y compris si avant de se transformer en « déferlante", elle n’en est encore qu’au stade embryonnaire du signal faible. 


    L’essentiel des débats concernant l’organisation territoriale se limite aujourd'hui quasi exclusivement à l’unique problématique du mille feuille et du dimensionnement du contenant, le mode XXL étant actuellement très en vogue.
    Ces échanges donnent souvent lieu à un florilège de propositions dignes du concours Lépine. Si l’organisation en place est le fruit d'une alchimie complexe mêlant histoire, cultures métissées, géographie, traditions politiques, elle subit de plein fouet une succession de séismes (mondialisation, réchauffement climatique, multiplication des phénomènes météos extrêmes, explosion démographique, métropolisation croissante, digitalisation …) qui ébranlent et font vaciller tous nos repères. Est ce une histoire de taille, de dimensionnement du contenant ou bien de modèle ?
    Notre société est engagée dans un cycle de « grande transformation » pour reprendre le titre du célèbre ouvrage de Karl Polanyi. Ces séismes constituent autant de révolutions systémiques dont les secousses ont des répercussions majeures et transforment radicalement les matrices traditionnelles d’un monde devenu ancien, qu'elles soient sociétales, relationnelles, politiques, d’autant que tout semble soudain s’accélérer.
    Ce contexte pour le moins mouvant doit nous inciter à revoir les modes d'organisations institutionnels, la conception même des politiques publiques mises en oeuvre, de leur mode de financement ou de gouvernance.
    Si la "metropolisation" devient la règle dominante au niveau planétaire, elle prend selon les latitudes des formes très variées. Ce concept est devenu un mot « valise » au contenu et aux dimensions à géométrie variable. L’exemple de la Métropole du Grand Paris est évocateur, nous sommes confrontés à un prototype unique au monde, et ce bien des égards ! Il n’existe pas de standardisation d'un modèle type de métropole.
    Concernant la France, nous sommes en pleine schizophrénie, tant cohabitent pour reprendre l’analyse du géographe Christophe Giuly, deux France radicalement différentes : celle des Villes Monde (métropole) et leur périphérie proche ou lointaine composée des espaces ruraux et péri urbains.
    Conséquence, si la digitalisation n’est qu’une formalité pour les populations aisées des villes dites « intelligentes » connectées en permanence à la planète, elle constitue un véritable traumatisme pour tous ceux qui assignés à résidence vivent dans les déserts numériques des territoires déclassés et délaissés, de moins en moins irrigués par l’action publique. Cette bi polarisation s’est exprimée dans les urnes lors du second tour des dernières élections présidentielles de manière évidente.
    Il ne m’appartient pas ici de prendre partie pour ou contre l’une des deux faces de notre république janusienne, mais de souligner la cécité du monde politique et le manque d’audace des chercheurs "es institutions".

     

    Pourquoi ?

     

     

     

     

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  • De la société digitale à la société neuronale (1/2)

     

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    De la mue digitale dans les collectivités territoriales de proximité

     

    Cette note est issue en partie d'une intervention que j'ai fait à un colloque organisée par la Fondation Internationale des Finances Publiques (Fondafip) à la Sorbonne, au nom de l'Association des Petites Villes de France, dont je suis référent numérique et dns lequel j'ai eu l'honneur de débattre avec Marcel Gauchet. Si la thématique proposée pouvait sembler pour le moins ésotérique : « l’impact du numérique et de la dématérialisation sur les finances publiques, aujourd’hui et demain … », les débats ont eux porté sur des questions très concrètes. 

     

     

    Vu l’ampleur du tsunami numérique qui nous submerge, chacun mesure que rien ne sera plus jamais comme avant. La vague de fond digitale a rejoint le cercle fermé des rares "singularités » qui ont contribué à changer le cours de l’humanité depuis que l’homme s’est (é)levé pour entamer sa longue marche en avant.


    Nul ne peut pressentir encore l’ampleur de tous les bouleversements à venir. Nous sommes le nez dans le guidon totalement déstabilisés par la "création destructrice », pour reprendre l’expression d’Edgar Morin pour le moins révélatrice de la grande métamorphose en cours.
    L'ampleur du phénomène est telle qu'il serait erroné et réducteur de le considérer comme une simple évolution technologique. Notre société est confrontée de plein fouet à une véritable révolution anthropologique, globale et totale, qui certes discrète bouscule nos repères les plus fondamentaux : sociaux, géographiques, temporels ou identitaires.


    Dans ce maelström, s'interroger sur les finances publiques peut sembler anecdotique.
    Ce point demeure cependant central pour nos communes, tant il détermine leur capacité à agir, au présent comme au futur.
    Faut il insister sur l’état de délabrement de beaucoup de collectivités suite aux baisses successives de dotations ? Soulignons que ces dernières ont pénalisé en premier lieu les communes les plus pauvres, illustration concrète des carences évidentes d'un système de répartition à bout de souffle.


    Ce contexte anxiogène est aggravé par la raréfaction de l’argent public, qui provoque un véritable phénomène de "blood shift » territorial. Les ressources financières disponibles, plus rares, étant dirigés prioritairement vers les territoires considérés "vitaux" (telle les métropoles) au détriment de ceux délaissées de la France dite « périphérique » pour reprendre l’analyse du géographe Christophe Giuly.

    Situation explosive pour la cohésion du pays, qui fait le lit des populismes et alimente les nombreuses fractures qui minent notre société, devenant de fait de véritables lignes de rupture. 

    La numérisation émergente exacerbe les tensions déjà existantes et place nos collectivités déjà en état de stress face à un nouveau défi : réussir leur mue digitale.

    Si les communes se doivent de demeurer des espaces de solidarité accessibles à tous, afin de permettre aux habitants largués de ne pas devenir des exclus et de se reconnecter, tout s’accélère : les cycles d’innovation se raccourcissent, les exigences des habitants « connectés » se font plus pressantes…

    Confrontés aux injonctions paradoxales et contradictoires d’une société émiettée nos communes rencontrent les plus grandes difficultés à intégrer tout le potentiel du dividende numérique, elles subissent une accélération dans l’accélération d’une société en mouvement permanent et en perpétuelle transformation.
    Contexte qui restreint l’horizon du champ des possibles au seul temps présent et limite considérablement les capacités d’adaptation de collectivités à la peine, aux bases fragilisées.

     

    Quelques problématiques se révèlent cependant plus préoccupantes aujourd’hui, lesquelles ?

     

     

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  • Apprendre en 2016 (1)

     

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    « On ne connaît que les choses qu’on apprivoise. »
    Antoine de Saint-Exupéry

     

    Cette période de la rentrée est le moment propice pour s’interroger sur le "quoi" et le "comment" apprendre aujourd’hui.
    Ce billet est le premier d'une série, tirées d’une réflexion personnelle portant sur les « habiletés sociales et numériques », visant à explorer quelques pistes de réflexion sur l’éducation.

    Précision utile, je ne suis qu’un de ces modestes et innombrables fantassins voltigeurs qui, en première ligne, confrontés au monde réel, tentent comme l’a écrit joliment Corneille de réveiller « le feu qui semble éteint et dort sous la cendre, car qui l'ose réveiller peut s'en laisser surprendre »

    Internet et les réseaux sociaux esquissent les contours d’une nouvelle société, dont les interactions sociales et la donnée (le data), constituent les principaux moteurs. Révolution copernicienne qui se déroule sous nos yeux et fait appel à de nouvelles aptitudes, que ce soit dans le monde du réel ou du virtuel, qu’il devient essentiel désormais de maitriser.

    Edgar Morin désigne cette séquence comme une "métamorphose" qui provoque plus un processus de "création destructeur", que de « destruction créatrice » (Schumpeter), processus dont il convient de mesurer les effets ...

    Au cœur de cette mutation, les qualités relationnelles sont de plus en plus prisées et recherchées. Reconnues depuis des années dans les techniques de management et les sciences des ressources humaines, elles font l’objet d’un véritable renouveau, sous l’appellation anglo-saxonne de « soft skills », (« compétences douces »), opposé aux « hard skills » (compétences « dures » ou techniques). Des aptitudes abordées et enseignées depuis des années au Québec, dés la petite enfance, et désignées dans la Belle Province comme des "habiletés sociales", terminologie qui a toute ma préférence.  

    Les habiletés sociales constituent un véritable bouquet de compétences, toutes liées par nature, et apportent à chacun « la capacité d’entrer en relation avec autrui, de s’entendre, de coopérer et d’interagir», contribuant ainsi à son épanouissement global comme à son inclusion sociale.
    Leur maitrise permet d’appréhender et de maitriser les codes et savoirs qui régissent nos liens avec autrui et la société.

    En France leur approche se cantonnait jusque là à des publics cibles en difficulté d’inclusion social. Elles se révèlent cependant particulièrement adaptées aux défis que notre société doit relever, car directement orientées vers les interactions humaines. Elles font appel à « l’intelligence émotionnelle », déterminante pour la réussite professionnelle ou l’épanouissement personnel de chacun.

    Les besoins en compétences cognitives, verbales et interpersonnelles explosent littéralement aujourd'hui, une situation dont notre système de formation ne tient toujours pas compte concrètement, exception faite des grandes écoles. L’enseignement traditionnel demeure centré sur les compétences techniques, le plus souvent enseigné de manière disciplinaire, en silo, et n’aborde le champ des «habiletés sociales» qu’à la marge.
    Cette situation constitue un véritable paradoxe, tant il est incontestable qu’au niveau professionnel, les habiletés sociales deviennent déterminantes, facilitatrice d'intégration et d’épanouissement, que ce soit au sein de l’entreprise ou dans la vie personnelle.

    Considérés trop souvent comme des «traits de personnalité», les habiletés sociales, relatives au savoir vivre et au savoir être, n’étaient quasiment pas abordées, si ce n’est à l’école maternelle. L’institution considérant implicitement leur acquisition du ressort familial.
    A la base de cette séparation des rôles, une répartition entre la famille chargée de l’éducation des enfants, et l’école, chargée de leur instruction. « L’éducation c’est la famille qui la donne, l’instruction c’est l’Etat qui la doit » (Victor Hugo).
    Aujourd'hui la donne a bien changé, la société devient de plus en plus éclatée, fracturée, la cellule familiale y est malmenée, parfois disloquée, et n'est plus en capacité de transmettre de vrais repères de vie.

    Ce contexte est aggravé par une école républicaine de plus en plus inéquitable ; ce constat brutal répond à une réalité statistique formelle, soulignée depuis plus de dix ans par toutes les études internationales successives.
    Le système éducatif français est devenu un des plus inégalitaires de l’OCDE, certainement un de ceux où l’origine sociale des élèves influe le plus sur ses résultats scolaires et produit proportionnellement le plus grand nombre d’élèves en situation d’échec. Ce que tout défenseur de l’école républicaine ne peut accepter.

    Dans les jeunes générations, les plus pénalisés sont tous ceux qui ne bénéficient pas d’un environnement familial propice et qui se retrouvent dés lors dans l’impossibilité d’acquérir les clés indispensables pour s’épanouir dans le monde d’aujourd’hui. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils ne portent pas en eux de telles habiletés. Elles font partie du “capital relationnel” dont chacun est doté à sa naissance et ne demandent qu’à être dévoilées et développées.
    Cela devient un impératif, tant leur
     maitrise est devenue un marqueur sociétal qui compte dans l’insertion et la réussite professionnelle comme dans l'épanouissement personnel de chacun. 

    Si la situation est grave, elle n’est pas désespérée, encore faut il agir et vite

     

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  • Education : "Toujours en mouvement est l'avenir"

     

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    « Le feu qui semble éteint souvent dort sous la cendre ;
    qui l'ose réveiller peut s'en laisser surprendre ».
    Pierre Corneille

     

    Le monde est en mouvement, mouvement qui ne s’arrêtera pas de si tôt et devrait même s’accélérer dans les prochaines années. Paradoxalement notre système éducatif donne l’impression d’être comme à l’arrêt, pire en décalage ; si durant des années, il a répondu aux demandes d’un pays en pleine croissance : généralisation de l’accès à l’enseignement secondaire, multiplication du nombre d’étudiants dans le supérieur, diminution du «différentiel d’instruction» entre élèves selon leur origine sociale, ce modèle a vécu.
    Le nombre de jeunes sans qualification et ne trouvant pas d’emploi est considérable, jamais l’école républicaine n’aura été aussi inégalitaire ; l’ascenseur social du pays  est bel et bien en panne. Dans le passé un jeune issu du système scolaire pouvait espérer trouver rapidement un métier pour la vie et progresser dans la même entreprise, autant de perspectives qui ont disparu.
    Plus de 130 000 jeunes sortent sans solution chaque année, et 65% des élèves d’aujourd’hui exerceront demain un métier qui n'existe pas encore ! Encore leur faut-il trouver un emploi !

     Si le système éducatif est le reflet de la société, force est de constater que le miroir est brisé, l’école nous renvoi toujours l’image du monde « monde d’avant ». Ses repères ne correspondent plus à une société ou l’horizontalité a supplanté la verticalité et dont les  fondations reposent de plus en plus sur des « nuages » ! Nous vivons une phase de transition entre deux mondes,  bouleversement qui se répercute sur l’enseignement, qui de masse devient quasi individualisé, privilégiant désormais un modèle plus qualitatif que quantitatif.
    Si auparavant chaque élève devait s’adapter aux enseignements existants, c’est au système éducatif de s’adapter désormais. Pourtant ses structures sont toujours les mêmes !

    L’école ne peut plus se permettre d’être « hors sol », devenu un véritable éco système, elle doit s’ouvrir au monde extérieur auquel elle est connectée, au propre comme au figuré.  La société émergente fait appel à des aptitudes particulières à maitriser que ce soit dans le monde réel ou virtuel d'Internet et des réeaux sociaux. Au cœur de cette mutation qui transforme en profondeur la planète, les qualités relationnelles prennent de plus en plus d’importance.

    C'est un coup de colère froide, suite à une divergence de fond avec des acteurs institutionnels, perdus dans leurs certitudes, éloignées des contingences matérielles du terrain et de la réalité partagée des élèves et des professeurs, qui a déclenché cette réaction et m'a amené à proposer des pistes d'action.
    Chef des travaux en Lycée Professionnel depuis des années, le décalage grandissant entre l’affichage politique, les exigences théoriques de l’institution, la déconnexion de responsables éducatifs et les besoins réels et concrets des élèves notamment des plus défavorisés comme le malaise grandissant de beaucoup trop d’enseignants, m’a conduit à mener une réflexion relative à l’acquisition des habiletés sociales et numériques. Travail qui s’est étoffé en cours de route, notamment autour des exigences et opportunités pédagogiques spécifiques induites par la société numérique.
    Afin que chaque jeune formé (mais en ce domaine la jeunesse a t’elle des limites ?) soit en capacité de s’épanouir dans la société d’aujourd’hui comme de demain. Cette contribution est disponible sur ce blog.

    Soulignons tout de même un paradoxe, et de taille. Si la raison d’être et l'utilité de l’Éducation Nationale est de former les jeunes générations, elle n’assure pas (n'assume pas ?), ou si peu, la formation continue de ses enseignants. Je ne veux pas abordons pas la question de la formation initiale, à priori inutile aux yeux des gouvernements successifs de l’ère Sarkozy.
    Former les enseignants sur le fond, pas seulement sur la forme, est pourtant un passage obligé incontournable pour chaque pays afin qu'il s'adapte aux mutations de la société, de ses exigences, des besoins ressentis sur le terrain et surtout de l’attente légitime des français.
    Faut il rappeler qu’une des missions majeures d’un enseignant est d’être transmetteur de repères, encore faudrait il que les siens puissent être réactualisés ! Aussi personne ne devrait s’étonner que beaucoup d’enseignants s’interrogent aujourd'hui sur le sens à donner à leur métier ?

    Autant il n’est plus possible de s’affranchir de l’évolution de la société et de l’incidence évidente du numérique, d’internet et des réseaux sociaux sur les modes de pensée, autant l’enseignement ne doit pas renoncer à son ambition pédagogique première : former des citoyens éclairés disposant des capacités de discernement, de penser par eux-mêmes, dotés d’un esprit critique.
    Encore devons nous tenir compte du changement de mode de pensée induit par l’émergence d’une société de plus en plus digitale.

    Le numérique intègre des problématiques globales, que ce soit au niveau social, culturel, économique et politique, mais aussi vis à vis de l’éthique et de valeurs plus philosophiques. Il présente également quatre écueils dont nous devons nous méfier, que je tiens à rappeler un peu plus loin ...

    Une grande part de la crise culturelle, intellectuelle, spirituelle et identitaire que notre société traverse, provient de la mutation en cours et des remises en cause successives qu'elle entraine, car comme le dit si bien Yoda  : "Toujours en mouvement est l'avenir"

     

     

     

     

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  • Télécentre Nomade Office : Bienvenue à "Fab Land"

    telecentre-mini-1.jpgLe télécentre de Nomade Office inauguré lundi dernier à Trilport, est un équipement novateur à plus d’un titre, mais avant de présenter plus en détail cette réalisation, je veux saluer la remarquable aventure humaine qui a accompagné sa création.

    Le soutien des collectivités a été déterminant, rien n’aurait été possible sans l’engagement financier de la Région et du Département dont il faut saluer le sens de l’anticipation, ou  encore le rôle d’assembleur joué par  la ville de Trilport, mais il faut surtout rendre hommage à l’équipe qui anime et "habite" ces lieux, et depuis de nombreux mois poursuit une véritable chimère, Graal quasi inaccessible : ouvrir le premier télécentre péri urbain d’Ile de France, sous la forme d’une entreprise de l’Economie Sociale et Solidaire !

    Le collectif piloté par Cathy Veil a franchit tous les obstacles semés sur sa route, les uns après les autres,  véritable chemin de croix qui en aurait décourager plus d’un. Les embuches rencontrées étaient de tout ordre : financières, juridiques, administratives, techniques enfin, n’ont pourtant pas empêché cette ouverture, elle l'ont simplement retardé de quelque mois. Ils ont démontré que l’esprit d’équipe et celui d’entreprise peuvent renverser des montagnes, avec Nomade Office nous sommes déjà dans l’ère de l’économie agile, collaborative mais aussi déterminée.


    Le jour d‘une inauguration tout à l’air simple, même si depuis Léonard de Vinci nous savons que la simplicité est une « sophistication suprême » qui cache le plus souvent une grande complexité et la présence d’une chaine d’acteurs multiples, dans laquelle chaque maillon est essentiel, les propriétaires de cet immeuble de bureaux y compris. Il faut saluer la confiance qu’ils ont toujours manifesté pour ce beau projet, un équipement unique, qui constitue un véritable condensé de l’intelligence collective de ce territoire auquel nous sommes si attachés.

    La fibre optique est un lien de lumière, un trait d’union, un réel coefficient multiplicateur dont personne ne nie la puissance potentielle, mais elle ne constitue qu’un élément de ce télécentre, au même titre que le chanvre cultivé ici et transformé à quelques kilomètres, le bois local, le design, et surtout l’intelligence collective qui habite ces lieux, qu’elle soit portée sur les usages numériques, l'architecture, nous sommes devant un aménagement intérieur d’une efficacité énergétique exemplaire, en bio sourcé local s’il vous plait, ou communicante. Une communication authentique, fraiche, innovante, décalée et surtout porteuse de sens et de signifiant.

    Si ce télécentre est unique par bien des aspects, il le doit avant tout à son collectif, la créativité est présente dans chaque maillon d’une chaine aux talents multiples qui a su apporté une touche véritable d'humanité, tant cet espace cumule les avantages du domicile et du bureau :  lieu convivial, humain, chaleureux, « cocoon » associé à une atmosphère et des services très professionnels…

    Nous sommes en présence d’un véritable démonstrateur de ce que peut apporter aujourd’hui cette terre de Brie à l’Ile de France en innovation et valeur ajoutée …

    Quels enjeux pour notre territoire ?

     

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  • "Objectif fibre" nous rend visite

    objectif-fibre.jpgDans le cadre du lancement de son dernier guide dédié au raccordement des maisons individuelles neuves au réseau en fibre optique, Objectif fibre a organisé une visite de terrain à Trilport dans un ensemble pavillonnaire de logements sociaux pré-équipé réalisé par les Foyers de Seine-et-Marne (FSM), le bailleur de par la ville.

    Saluons le travail de standardisation effectué par la plate forme interprofessionnelle qu’est « Objectif Fibre » et ce depuis sa création (2009). Elle fédére autour du déploiement généralisé de la fibre optique les acteurs privés et publics emblématiques de plusieurs filières qui ont enfin décidé de jouer collectif.   Le guide présenté aujourd'hui est la meilleure illustration de cet "esprit d'équipe", il vise à garantir la qualité, la pérennité et la conformité des réseaux déployés, notamment dans les territoires les moins denses. 

    Force est de constater que la fibre était jusque là, un signe extérieur de richesse des grandes villes, avantage concurrentiel et résidentiel réservé à leurs seuls habitants. Une situation intolérable dans une République dont l’égalité est une valeur clé et la citoyenneté de plus en plus numérique.
    La manifestation de ce jour démontre que la fibre a pris enfin la clé des champs et s’intéresse désormais au monde péri urbain et rural, ce dont le Maire que je suis ne peut que se féliciter. Trilport petite ville de 5000 habitants est représentative s’il en est, des spécificités de ces territoires péri urbains, voir ruraux, puisque composée de plus de 1 500 pavillons sur 2 200 logements ! 

    La fibre est plus qu’un lien de lumière, elle constitue un véritable  trait d’union, entre tout un chacun et la planète. Les usagers qu’ils soient habitants ou acteurs économiques ne demandent que le minimum, presque rien : être connecté 365 jours sur 365, 24 heures sur 24 heures, en continu, avec un débit leur permettant de disposer de tous les services numériques, il en nait de nouveaux chaque jour.
    Une simplicité apparente qui cache de fait une très grande complexité et l'intervention d’une chaine d’acteur multiple, dans laquelle chaque maillon est essentiel. C’est dire l’utilité d'un tel guide !

    Lorsque l’on aborde le développement des usages numériques, deux maitres mots s’imposent à tous et partout : convergence et interopérabilité, car nous sommes en présence d'un véritable éco système qui s’affranchit des océans et des frontières.

    Le déploiement de la fibre optique est pour le pays et le développement de ses territoires un enjeu stratégique essentiel et prioritaire qui démontre la formidable capacité de mobilisation, mais également d’innovation, de la France. Ce challenge hautement technologique engage à la fois son présent mais aussi la grande partie d’un devenir qui ne peut être que numérique, tant dans le déploiement des infra ou des superstructures, que dans celui des usages ou des objets connectés, domaines dans lesquels notre pays est aux avants postes.

    Mais une telle manifestation signifie bien plus, tant pour notre commune que ce territoire  …

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  • Nouveau site, nouveaux usages ...


    site-trilport.jpgDeux évènements étaient prévus ce 21 décembre 2012, le premier déterminant pour chacun d’entre nous, puisqu’il s’agissait ni plus ni moins, de la fin du monde (excepté évidemment à Bugarach), il a fait long feu ce qui ne surprendra personne y compris beaucoup de Mayas et même Elisabeth Tessier, voyante de son état, c’est dire … 

    l’autre insignifiant, la mise en ligne du nouveau site internet de Trilport ; un site de collectivité de plus, certes, mais dont quelques particularités méritent qu’on s’y arrête, ne serait ce que pour expliquer des choix qui peuvent surprendre mais révèlent une évolution des usages dont il faut prendre acte.

    Si à l’origine ce type de site était une vitrine de la ville et des services mis à disposition des habitant, un produit fini et complet somme toute, ce temps est désormais révolu. Chaque site, compte tenu de la concurrence féroce règnant sur le web, mais également du manque de temps, de patience et d’attention que l’internaute dédie désormais à la recherche d’informations, doit apporter une véritable et rapide valeur ajoutée à l’utilisateur sous peine d’être délaissé. Soulignons qu’une mairie est aussi une administration dispensant des services quotidiens aux habitants, dont la nature même et le suivi, nécessitent des échanges fréquents entre administrés et administration, qu’ils soient « physiques » (accueil, rendez vous), ou téléphoniques et donc tributaires de contraintes liées à la disponibilité des personnes ou aux horaires des uns et des autres. Autant de limites dont s’affranchit allègrement  le web … 

    Si auparavant un site internet était un tout qui se suffisait à lui même, le développement des réseaux sociaux et des blogs, font qu’il n’est désormais plus qu’un des composants, certainement central, d’un vrai « éco système ». Un site de collectivité, doit être utile pour être utilisé,  il faut qu’il soit pour cela informatif, facilitateur de citoyenneté grâce aux ressources et services qu’il propose, contribuant ainsi à améliorer concrètement la vie des habitants au quotidien, qu’ils soient à domicile, au travail, ou en déplacement butinant sur leurs tablettes ou leurs Smartphones.

    Autant d’éléments qui ont nourrit la réflexion que nous avons initié, avant de lancer l’élaboration du nouveau site. Précisons, c’est très important à mes yeux, qu’il a été conçu par deux sociétés locales particulièrement innovantes, une web agencie et une  agence en communication qui ont fait preuve d’une totale complémentarité, d’un savoir faire et d’un sens de l’innovation qu’il convient de saluer, mais nous y reviendrons … Notre territoire, mais ce n’est pas un scoop, recèle d’une infinité de talents et ce n’est pas l’élu local que je suis qui s’en plaindra !

     

    Abordons les particularités du site que nous pouvons considérer comme révélatrices d’évolutions en cours …

     

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  • Télécentre, le monde du réel est proche


    visuelTL-300x234.jpgJ’ai participé début novembre à une conférence organisée par la Région Ile-de-France et son agence numérique « la Fonderie » consacrée aux Mutations du travail. L’émergence 
    du travail à distance et la multiplication de «tiers lieux » (télécentres, smartcenter, espaces de co working …) sont autant de marqueurs de la révolution culturelle, sociale et économique qui bouleverse notre société.

    Une thématique déjà abordée dans deux notes précédentes (Les télétravailleurs rèvent ils de télécentres "ubiques", Les télécentres émergent de l'horizon), tant ce sujet s'impose peu à peu dans notre vie quotidienne et dans celle de l'attractivité des territoires.

    Le schéma traditionnel qui depuis la révolution industrielle régissait les relations professionnelles, que ce soit dans l’entreprise ou l’administration, basé sur le principe d’unité de temps et de lieu a vécu.
    Il suffit pour s’en convaincre d’observer les usagers des transports en commun qui penchés sur leur Smartphone ou leurs tablettes dialoguent et surfent en s’affranchissant allègrement de toutes limites spatiales ou temporelles. Le temps de l’ubiquité numérique est arrivé.

    Le développement du travail à distance est un enjeu global qui participe à l’aménagement d'un territoire plus durable, contribue à diminuer les émissions de gaz à effets de serre, donne la capacité aux salariés de travailler hors les murs de leur entreprise, ce qui, sous certaines conditions, permet de mieux concilier vie privée et professionnelle, de réduire le  stress et le temps perdu dans les transports et de mener plusieurs activités y compris familiales.
    C’est aussi là que le bât blesse quelquefois, car dans ce cas comment séparer vie privée ou professionnelle ?

    L’écart domicile-travail s’accroît. En 1950 la distance quotidienne parcouru par un français était de 5 kilomètre, elle est de 45 km aujourd’hui ! Et que dire des temps de transport, les franciliens y passent en moyenne plus d’une heure (deux fois plus qu’en province).Selon Bruno Marzloff , du Groupe Chronos, les enjeux des mutations du travail pour un territoire comme l'île de France représentent un gain de temps quotidiens dans les transports domicile / travail de 17 minutes en province et 34 minutes en Île de France.

    L’employeur s’y retrouve aussi : organisation plus souple, flexibilité accrue, charge locative moins élevée, baisse de l’absentéisme, gain de productivité…
    Cette mutation nécessite cependant un préalable : redéfinir les relations hiérarchiques et sociales dans l’entreprise. Le salarié n’est plus jugé sur son présentéisme mais sur des objectifs de travail ; l’encadrement, doit intégrer cette nouvelle donne, définir de nouvelles méthodes de gouvernance ou de médiation et surtout y être formé. . .

    Pour Bruno Marzloff il est important d’évaluer les enjeux des externalités positives du travail à distance (réduction des risques psycho-sociaux, augmentation de la productivité…) et de les confronter aux problématiques de gestion « rationnelle » des organisations.
    Les nouvelles méthodes de management à mettre en place doivent tenir compte également de la déspatialisation et des risques d’isolement des salariés. 
    L’apparition de "tiers lieux" apparait comme une piste pertinente permettant de préserver l’intimité (le domicile n’est pas assimilé au lieu de travail), le lien social, de mutualiser les ressources, favorise créativité, synergie, innovation et intelligence collective (« fertilisation croisée »).

    Aujourd’hui une trentaine de ces espaces collaboratifs existent en Île-de-France, pour l’essentiel situés à Paris. Ouverte en 2008 à Paris 2e, La Cantine a été la première à montrer la voie.

    Ce billet n'aborde pas le débat théorique, plus sémantique que conceptuel d’ailleurs, sur la dénomination de ces espaces (télécentre, tiers lieux, espace de coworking, smart center … ), mais vise surtout à explorer les conditions d’une mise en place concrète et pérenne de tels lieux.

    Avant d'aborder prochainement un projet plus local qui me tient particulièrement à coeur et la situation de la Seine et Marnaise, il est bon de rechercher les leviers de développement qui permettront de favoriser l’émergence des espaces partagés et collaboratifs et de répondre à la question éventuelle du modèle de développement à privilégier.

    Mais existe t’il un modèle unique reproductible ou plusieurs, et quelles sont les conditions à rassembler pour la réussite de tels projets ?

     

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  • Les Télé centres émergent de l'horizon ...

    reseau.jpgUn télécentre doit il contribuer à résoudre la fracture numérique auprès de publics fragilisés, ou bien constituer un équipement dédié aux « professionnels » qu’ils soient indépendants, salariés de TPE, grandes entreprises ou d’administrations ?  Ces deux objectifs apparaissent plus complémentaire qu’antagonistes, chacun étant digne d’intérêt, mais encore faut il que chaque structure se positionne clairement sur le type d’usages privilégié.

    L’étude de marché menée par Seine-et-Marne Développement et le cabinet LBMG Worklabs auprès de 27 grandes entreprises franciliennes (dont Areva, Atos, Cap Gemini, Dassault, IBM, SFR, Siemens, Vivendi …) et 150 TPE-PME et indépendants de Seine-et-Marne affiche sans ambigüité la couleur : la cible recherchée est bien le monde professionnel. C’est l’objet de ce billet, nous reviendrons prochainement sur l’autre cible, même si des structures mixtes peuvent également être envisagées. Car il faut rester circonspect, l’expérience des Smart Work Centers d’Amsterdam, démontre que le succès économique n’est pas toujours au rendez vous et que le plus souvent il résulte d’une combinaison très concrète : qualité du business plan, implication des porteurs du projet, valeur ajoutée apportée aux télétravailleurs du secteur.

    Incontestablement en France, la réflexion autour de ce nouveau concept émerge, prioritairement portée par les territoires,  qu’ils soient ruraux  ( vercorscantal …)  : lutte contre le désenclavement et la fracture numérique, ou péri-urbains avec pour cible la limitation des transports quotidiens des habitants, souvent supérieurs à 3 heures par jour (notamment dans la grande couronne). Toutes les études témoignent de l’intérêt du concept : tant pour le salarié (voir la note précédente), que pour les entreprises, de plus en plus confrontées à la nécessité de réduire leurs charges de fonctionnement et d’agir en faveur de l’environnement (responsabilité environnementale et sociale). 

     Je vous propose un rapide focus sur ce nouveau concept, qui avant de pouvoir incarner un modèle économique  « viable », doit représenter une réelle valeur ajoutée apportant des réponses pertinentes aux besoins de ses utilisateurs tant sur le concept, que les couts ou la nature des services proposés …

     

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  • Les télé travailleurs rêvent ils de télécentres "ubiques" ?

    telecentre.jpgConstat banal : en vingt ans, internet a bouleversé modes de vies, repères culturels ou économiques, et l’appréhension même de la notion de temporalité.
    La révolution numérique provoque une véritable «accélération dans l’accélération » rendant caduque les schémas traditionnels ayant rythmé nos vies depuis le XIXe siècle, et basés sur le concept d’unité de temps et de lieu.

    Nous entrons dans une nouvelle dimension, marquée par le nomadisme croissant qui caractérise nos modes de vie actuels, mais aussi un autre phénomène : le citoyen d’aujourd’hui a la capacité d’être présent dans plusieurs lieux en simultanée, grâce notamment à lé technologie numérique, une véritable quadrature du cercle à la limite de la schizophrénie. Nous voici dans l’ère de l’ubiquité, du moins numérique ou virtuelle.

    Nous renoue avec un vieux précepte, cher à Aristote : « La richesse consiste bien plus dans l’usage que dans la possession ». Théorie confortée par le développement du numérique et l’émergence de nouveaux modèles économiques basés sur le partage (usage ou temps d’utilisation). Ce bouleversement concerne les usages numériques mais également d’autres domaines comme celui des mobilités (vélo ou auto partage ...). 

    Il est désormais possible d’amener son travail chez soi, de se déplacer en travaillant, ou encore de travailler à distance, grâce au « télétravail », ou « e-travail »; appellation  qui nous éloigne de la glorieuse époque du Minitel. Ce dernier revêt deux réalités différentes, selon qu’on le pratique à partir de son domicile ou de locaux dédiés (télécentre, coffee shop, coworking space …). 

    Il m’apparaît utile d’apporter quelques éléments de réflexion, avant de revenir dans un prochain billet sur l’étude menée par le Conseil Général de Seine et Marne, via son agence de développement économique, Seine et Marne Développement sur la thématique du télécentre, d’autant que, dans le cadre de l’éco quartier « L’Ancre de Lune », nous travaillons sur un projet similaire depuis plus d’un an. 

    Rappelons que malgré les appels d’offres de la DATAR des années 1990 («NTIC et services innovants pour l’aménagement du territoire», « Télétravail, nouvel aménagement du territoire » …), le e-travail reste peu développé en France. Ce concept n'est pas qu'une simple évolution technologique, mais bien  un véritable bouleversement des modèles organisationnels ou managériaux et codes sociaux en vigueur dans l’entreprise. Une mutation qui présente atouts et inconvénients mais surtout, beaucoup d’incertitudes, tant ses composantes sont multiples, voire systémiques, et liés à des questions techniques (équipement, infrastructures) mais aussi culturelles et sociales.

     

    Des incertitudes qui interpellent ...

    Le « e travail » va-t-il pouvoir se développer ?
    Si oui, est il utile de créer des télécentres ?
    Ces derniers sont ils un effet de mode, une étape intermédiaire ou bien un modèle économique viable et pérenne ?

     

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  • Un Jobs pour l'éternité (virtuelle ?) ...

    steve-J.jpg

     

     Il a peut-être des secrets pour changer la vie ?

     Non, il ne fait qu’en chercher ...

     

    Arthur Rimbaud
    Une saison en enfer

      

    Discours de Steve Jobs lors de la  remise de diplôme 
    de l’université américaine de Stanford en 2005.   

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  • Un powerpoint sinon rien !

     

    Powerpoint_slide.jpgPowerpoint, le logiciel de Microsoft est dans la tourmente, suite à la publication du livre de Franck Frommer consacré à l’incroyable succès de ce logiciel qui a causé un véritable tsunami médiatique et lui a valu des articles éloquents dans la presse parisienne : le Monde, Télérama, les Inrocks, l’Express …
    Le sujet passionne littéralement les éditorialistes, et pour cause, Powerpoint s’impose partout (réunion, enseignement, internet …) et est utilisé par tous. 

    Apparu en 1987, le premier des logiciels de Présentation Assisté par Ordinateur (PréAO) est devenu en quelques années un outil incontournable , un passage obligé pour tout décideur désirant communiquer un minimum.

    La révolte a commencé au début des années 2000 aux USA. Notons que la réalité américaine n'est pas la notre, problème de culture, de forme d’esprit et d’éducation de nos élites, mais soulignons qu’outre atlantique l'utilisation de Powerpoint dépasse l’entendement.
    Un succés qui déborde le simple territoire de l'informatique et de l’entreprise ou les arcanes  de la communication et du management pour s’étendre à tous les espaces sociaux et lieux de pouvoir. Pourtant beaucoup de présentations proposées présentent la caractéristique commune d’être longues, monotones, inintéressantes, confuses, vides de sens et souvent sans originalité !

    Faut-il pour autant renoncer à Powerpoint ou apprendre à bien s’en servir ?

    Plus grave encore semble t’il, l’utilisation quasi hégémonique de Powerpoint a une conséquence majeure : la forme conditionne désormais le fond de la pensée exprimée.
    Une situation qui amène beaucoup de spécialistes à se mobiliser contre la  « powertisation » rampante des esprits, tant il apparaît que ce logiciel en canalisant les idées, réduit la portée de la pensée et s’affranchit de toute complexité, afin d’offrir un raisonnement linéaire éloigné de toute contradiction. 

    Alors faut il réellement se révolter, instruire le procès de Powerpoint et de le bruler sur l’autel de nos valeurs ?

    Tout n’est pas si simple cependant,

     

    Focus sur ce logiciel et son utilisation …

     

     

     

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  • Danger : La fracture numérique s'élargit grave

    culture_digitali_image.1223316089.jpgUne des tables rondes des 14èmes Assises de l’Association des Maires d’Ile-de-France, était consacrée à la fracture numérique chez les élus. Simple constat, entre les thèmes quasi futuristes abordés par les intervenants et le quotidien vécue par la grande majorité des internautes, l’écart s’élargit, quasiment similaire à celui existant entre réalité réelle et réalité virtuelle,  c’est dire !

    Evacuons la problématique « élus » du débat, qu'il serait réducteur de limiter à la seule communication politique, même aprés l’irruption du Web 2.O et le développement vertigineux des réseaux sociaux et leurs avancées !  Un élu est un internaute consommateur comme un autre (besoins / frustation ) mais également un acteur qui a la capacité d’influer directement les politiques publiques. Ces dernières se doivent d’intégrer désormais, non seulement les avancées technologiques considérables du net, mais les mutations profondes qu’elles induisent. Il faut agir à la fois sur les contenus et les tuyaux !

    Prochaine étape annoncée, l’internet mobile. Selon le cabinet Forrester, en 2013 il y aura plus de « mobinautes » que d’internautes. Bernard Benhamou, Délégué au Usages de l’Internet, estime que =ce nouveau contexte révolutionnera les usages et sera créateur d’emplois, car reposant sur des services de proximité difficilement délocalisables. Comme illustration, il a présenté «Proxima Mobile» premier portail de services d’intérêt général fédérant des applications gratuites accessibles depuis les téléphones mobiles.

    Le smartphone en liant nomadisme, vidéo et géo localisation ouvre effectivement des perspectives de développement quasi infinies : localisation en temps réel, obtention d’informations actualisées relatifs aux points d’intérêts situés sur place ou à proximité (commerces, monuments …), ajout d’éléments virtuels (concept de réalité augmenté) …
    Autant de champs d’applications qui impacteront directement et durablement territoires, éducation, loisirs et modes de pensée. Cette mutation rend la situation actuelle plus intolérable, car discriminatoire, d’autant que la notion même de haut débit diffère selon la perception de chacun : état, opérateurs, collectivités ou internautes …

    Le Très Haut-Débit (ou THD) est désormais un passage obligé, au regard des usages émergents (visioconférence, télémédecine, travail à distance, développement du « cloud computing », voir plus loin) trés exigeant en bande passante. Bientôt, ce ne seront plus les hommes qui se déplaceront mais l'information !
    En Ile de France le THD se limite pour l’heure à Paris et quelques communes des Hauts-de-Seine : densité de population, proximité des centres de décision, présence d’un réseau d’égouts (pour Paris) favorisent le déploiement de la fibre optique et le développement d’une offre privée concurrentielle attractive. Concernant le reste de la région, c’est un vrai désert avec tout juste quelques oasis numériques !

    Nous sommes à des années lumière du Très Haut Débit pour tous … Pourtant ce déploiement est un enjeu politique vital les technologies de la connaissance et de l’information étant une des rares pistes de création de valeur ajoutée pour l'économie européenne.

    Où en sommes nous ?

     

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  • Révolution numérique : parlons un peu tuyaux ...

    web-2.jpgMajoritaire en France, l’ADSL fait l’objet pourtant de critiques croissantes des internautes rêvant aux nouveau territoires virtuels promis par les opérateurs et obligés de se limiter au tortillard proposé par les communications actuelles (bande passante de 512 Ko).La frustration est désormais dans le fruit, ce qui signifie que le moteur qui anime notre société depuis le jardin d'Eden, est en marche, la situation devrait évoluer ...

    Ce ressenti est apparu nettement lors de la réunion organisée sur cette thématique et déjà abordé dans une note précédente. Selon le statut de chaque acteur, le sens de certains mots revêt une signification toute différente.
    Pour l’opérateur historique et les textes officiels, le « haut débit » commence effectivement et contractuellement à 512 Ko, mais pour l’internaute désirant avoir droit au "triple play" (accés  à Internet, au téléphone et à la télévision avec la même connexion) ce débit est notoirement insuffisant, d’où controverse ….

    L’enquête annuelle réalisée par le CREDOC sur la diffusion des technologies de l'information et de la communication en France en est l’illustration. Cette étude précieuse permet chaque année de dresser un état des lieux et d’analyser les tendances de fond d’un secteur particulièrement dynamique.

    Constat, même si la situation progresse, les teintes du cliché sont toujours sépias. Le rythme de pénétration de l’internet dans les foyers se ralentit, mais la qualité de la connexion s’améliore peu à peu :  67 % des Français de plus de 18 ans disposent d'un ordinateur à domicile contre 64 % en 2007 et 58 % des personnes interrogées (contre 53 % en 2007) déclarent disposer d'une connexion internet. Le bas-débit (attention, inférieur à 512 Ko !) ne concerne plus que 2 % des Français. Mais la fracture numérique n’est pas seulement territoriale, elle est également générationnelle et sociale (ne sont connectés que 14 % des plus de 70 ans et un tiers des personnes disposant d'un revenu mensuel inférieur à 900 euro).

    Pourtant force est de constater qu’internet est le réseau de communication dont la pénétration aura était la plus massive et rapide de notre histoire (20 fois que le téléphone, 10 fois que la radio, 3 fopis que la télé). Entre le début des années 2000 est aujourd’hui, la progression est fulgurante, paradoxalement cela ne suffit plus, la révolution des usages ayant été encore plus exponentielle !

    La responsabilité d’un tel décalage est à chercher du coté de l’émergence du Web 2.0, dont un des déterminants est le développement des wikis. Ces outils collaboratifs transforment de fait l’internaute, hier passif, en producteur de contenus, dont pour certains multimédias. Contenus générant des besoins en « tuyauterie » croissants. L’intelligence collective ne se suffit plus de données textuelles ; illustration : la bande passante utilisée par You Tube en 2007, équivaut à celle du Net en … 2000 !

    Nous sommes entrées dans le deuxième âge du web. Pour Tim O’Reilly, l’inventeur du terme Web 2.00 ;  « les données sont le nouvel Intel Inside » (data is the next Intel Inside) … Les flux de données que les "tuyaux" transportent sont désormais l’essentiel. Le point de rupture (tipping point) est atteint avec les nouvelles exigences des internautes ... Nous ne sommes qu’au début d’un gigantesque big bang, celui de l’ère « connectée ». Une évolution des usages, qui en cette période de crise, arrive à point, tant elle aura des retombées économiques importantes ... Le temps de la « longue traine » est arrivé encore faut il réaliser les investissements nécéssaires ... Car pour qu'il y est du flux encore faut il que les tuyaux suivent ...

    Reparlons donc infrastructures, car il s'agit également de cela  ...

     

     

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  • SEM@FOR 77 : La révolution numérique est en marche ...

    haut-debit.jpg

    Courant novembre, deux évènements locaux se sont entre croisés, à priori sans rapport, mais annonciateur pourtant d’un bouleversement considérable et in fine intrinsèquement liés, nous y reviendrons dans une prochaine note, car le sujet est vaste.

    L’un est la mise en route de SEMAFOR 77, le réseau d’initiative publique lancé par le Conseil général, l’autre l’inauguration de la TNT « tout numérique » à Coulommiers ! C’est de Brie que notre pays débute la longue marche qui la mènera dans trois ans (novembre 2011) à la télévision tout numérique et à l'extinction de la diffusion analogique sur l'ensemble de son territoire.

    L’Internet haut débit est aujourd’hui, comme l’eau ou l’électricité, un fluide essentiel. Y accéder, c’est accéder à la vie (information, éducation, formation, culture, loisirs, e commerce, formalités administratives …), ne pas y accéder c’est en être exclu.
    Pourtant aujourd’hui non seulement les taux de couverture de la population à l’Internet à haut débit (512 Ko) sont insuffisants, mais 2 % de la population française n'est pas desservie. Résultat des courses, 1 à 2 millions de Français se retrouvent physiquement exclus de la société de l’information !

    Cette réalité se mêlant aux inégalités d'accés constatées en Seine et Marne et à l'inévitable fracture numérique des territoires en découlant, ont amené le Conseil général a s'impliqué dans l’aménagement numérique du département. C’est ce que Bertrand Caparroy Vice Président à l’aménagement numérique est venu présenter à Trilport lors d’une réunion publique à laquelle participait également M Bregnard de France Télécom, nous y reviendrons bientôt, car cette réunion fut vive, intéressante, instructive et pas langue de bois …

    Depuis la loi du 21 juin 2004 pour La Confiance en l'Economie Numérique, les collectivités locales peuvent intervenir dans les  infrastructures de télécommunications et créer des réseaux d’initiative publique qui représentent désormais 40 % des accès dégroupés et occupent un rôle prépondérant dans le développement du haut débit : près de 2 milliards d’euros d’investissement global, public et privé y ont été investis ! L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) recensait en septembre 2008 102 projets de réseaux d’initiative publique, dont 85 pro jets majeurs couvrant chacun plus de 60 000 habitants et 56 projets en exploitation.

    Ces collectivités, dont notre Conseil Général, ont lancé des projets d’aménagement de réseaux de fibre optique afin d'irriguer le territoire, relier les bassins de vie (agglomérations, zones d’activités), interconnecter les nœuds des réseaux des opérateurs et régler la difficile question des zones d'ombre (sans accés au haut débit). Car l'inégalité des territoires est avant tout essentiellement économique : investissement effectué ou pas dans de nouveaux équipements et infrastructures. Lorsque cela n’est pas rentable (nombre d’usagers / poids financier de l’infrastructure) les différents opérateurs, y compris l’historique, sont aux abonnés absents, préférant se concentrer dans les zones à même d’assurer un retour sur investissement rapide.

    POur les entreprises privées, vive l’intervention publique, elle est en partie la seule solution, l'unique levier de changement, cela ne vous rappelle rien ?
    Les collectivités territoirales, inutile de chercher l'Etat, investissent en lieu et place des opérateurs privés. C’est ce qu’a fait le Conseil Général de Seine et Marne, avec l’aide de la Région (pour 15 millions €) en lançant une délégation de Service Public sur 20 ans destinée à créer et gérer un réseau de fibre optique déployé sur l’ensemble du département : SEM@FOR 77.

    Quiproquo pourtant.
    Lorsqu’il parle haut débit, l’internaute pense aujourd'hui à 4 ou 8 voir 12 mega; alors que l’étalon actuel pour l’opérateur est fixé à 512 Ko. D’où problème … Le haut débit a fait exploser les usages en quelques années, mais l'arrivée du très haut débit incite à ne plus se poser la question des usages mais de permettre l'émergence des services de demain... Ce sont les usages qui sont désormais à l'avant pointe notamment avec la diffusion des contenus multimédias !

    Tout cela risque encore de s’accélérer d’ici quelques mois …

    Présentation de SEM@FOR 77 et de son importance pour notre territoire  ...

     

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  • L'état du Net ...

    8aaebe3bb8bb162a2c5d106eb9783e4d.jpgPhénomène majeur de la fin du XXème siècle, la révolution internet bouleverse nos économies et nos sociétés, cumulant les bouleversements entrainés par l’apparition de l’imprimerie et de la machine à vapeur.
    Trois repères chronologiques pour s’en convaincre  : 1985 : un millier d’utilisateurs, 1994 (date symbolique s’il en est) 2 millions, 2007 près de 1,250 milliard d’utilisateurs ; et le plus incroyable, reste à venir  

    Le réseau informatique imaginé par les militaires américains en pleine guerre froide capable de résister à une attaque nucléaire irrigue désormais toute la planète. Particularité : il repose sur le principe d’un maillage dépourvu de centre … La force est bien dans la matrice …

    Trois problèmes majeurs cependant :

    Cette croissance exponentielle ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt, les inégalités de connectivité et d’accès à internet augmentent et la fracture numérique devient à l’échelle de la planète un problème majeur.

    La multiplication des usages qui s’affranchissent allègrement des frontières territoriales et des repères sociétaux rendent nécessaire l’évolution du droit, au plan national, mais surtout international,

    Enfin la gouvernance d’internet, qui pour des raisons historiques est sigulière, pose problème, ne reposant pas sur des instances multilatérales solides.

    Le dossier réalisé par la Documentation Française (téléchargeable sur ce blog dans la partie des documents : "L'état du Monde numérique") fait un point utile sur ces questions, et plus encore rappelant l'histoire de l'Internet, les débats et enjeux en suspens et dressant une photographie de la situation planétaire actuelle de ce média  ...

     

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  • 33 991 en 2007 !

    88917522f050dce4c9d4956614ae6b76.jpgLes premiers jours de janvier sont toujours le moment propice aux bilans sur l'année écoulée et il en existe de toutes sortes !

    Celui que publie chaque année, Courrier International : "Le Monde en 2008" (pour l'édition actuelle) est un modèle du genre, exemplaire à plus d’un titre. Ce numéro special que je parcoure chaque fin d'année avec toujours beaucoup d'intérêt nous livre à un large panorama de l'actualité de la planète. Intérêt et non des moindres, avec une vision un peu décalée, puisque provenant de la rédaction de "The Economist", institution de la presse britannique s’il en est ! La lecture de certains articles recèlent une saveur qui rappelle celle de l'assiette anglaise, l'émission de télé so british s'il en est, du regretté Bernard Rapp.

    Là n'est pas le sujet, aujourd'hui  je m'en excuse auprès de mes fidèles lecteurs, je vais justement parler d'eux !Le blog "Entre Marne et Forêt",  que j'anime depuis 2005, a l'an dernier franchit un nouveau cap, puisqu'il a enregistré prés de 34 000 visites (33 391 plus exactement).

    Ce qui pour ce modeste blog, n'est pas si mal, non ?

    Merci en tout cas à tous les internautes, pour certains lecteurs fidèles ... Mais je vous propose d'aller un peu plus loin dans l'analyse, pour voir ce qui se cachent derrière ces chiffres de fréquentation ?

     

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  • Et le Web 3.0 fut ...

     

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    A la fin des années 1980, T. Berners-Lee, ingénieur anglais travaillant au Cern, eu l’idée géniale d’associer différents ordinateurs disséminés dans le monde via le réseau Internet en utilisant des liens hypertextes. Innovation qui a radicalement transformé un simple réseau en un immense livre ouvert, constitué de milliards de pages reliées les unes aux autres par un simple clic de souris … Au bout du clic, la plage !

    En 2004 O’reilly créé l’expression de Web 2.0 associant à internet l'idée d'un web  collaboratif et participatif : Wikipedia, Youtube, Flickr, Dailymotion en sont des principales réussites.
    Évolution majeure, qui nous accompagne depuis. Elle vit actuellement une nouvelle transformation, qui nous permettra d'échapper au vertige informationnel, en retrouvant dans ce monde virtuel constitué de milliards de données entremêlés l’information utile comme de nouvelles perspectives ...

    Internet a pris une telle place dans nos vies, que beaucoup craignent désormais plus une coupure du réseau que d’eau ou d’électricité. Ce qui a été constaté lors de la panne de France télécom, comme par les demandes en très haut débit qui se multiplient dans nos villes.
    Le paradoxe est que cette révolution bouleverse le monde et tous nso repères avec un vocabulaire et des mots simples et concrets, que comprendraient presque nos grands parents :  ouvrir sa boîte aux lettres, relever son courrier, envoyer des messages, posséder une adresse élecronique, visiter des sites ... Des mots qui sont autant de métaphores et constituent en fait l'unique moyen de donner sens à des concepts sans réalité tangible.
    Ramener Internet à un simple rôle fonctionnel correspond à une phase d’assimilation essentielle, et permet justement de ne pas se sentir trop perdu dans ce nouveau monde sans repères apparent ...

     

    Car attention, le Web 3.o risque de nous décoiffer grave …

     

     

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  • 6eme république ou Web 3.0 ?

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    Google, Wikipédia ou You Tube ont transformé la vague  "Web 2.00" (cf note précédente), en déferlante  … L'heure de la rupture a donc sonné dans le monde du Net et risque fort de se transformer d'ici peu en un vrai Tsunami qui bouleversera la vie de tous, internautes ou non (et qui ne le sera pas d'ailleurs ?) ...
    50 ans après l’apparition du 1er disque dur, "le RAMAC" (ou Random Access Method of Accounting and Control), et de ses 50 disques rotatifs pouvant stocker (et à quel prix !) 5 Mo d’information, tout juste quelques chansons pour un iPod, la planète Internet mue et s'affranchit allègrement de contraintes "terre à terre" qu'elles soient géographiques, temporelles, techniques ou juridiques, et qui concerne désormais la société dans sa globalité.


    Cette révolution en marche ne peut laisser indifférents le monde politique, remettant en cause nos repères traditionnels jusqu'à ébranler certaines des fondations de notre organisation de vie; d’autant que l’essor de technologies apparu avec le Web 2.0 : applications en lignes, géo localisation, vidéo sur internet, blogs, Wiki  s’affranchit de contingences matérielles, administratives ou politiques essentielles.
    Une globalisation qui avec ses avancées comme ses dommages collatéraux (délocalisation ...) change la donne et amene les politiques à envisager de rénover en profondeur leur projet politique, à "changer de logiciel" comme ils disent de plus en plus fréquemment, une remarque à prendre désormais au propre comme au figuré.

     

    Cette situation explique les nombreuses études et propositions faites aux différents candidats au moment des élections présidentielles, elles ont le mérite d’ouvrir le débat sur un sujet on ne peut plus d’actualité et à moyen terme réellement explosif ...

     

     

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  • Le WeB 2.0, Buzz, révélation ou Révolution ?

    Internet est de nouveau un bon plan pour les entrepreneurs. Après l’éclatement de la bulle financière, les sites Internet sont enfin rentables (publicité, internautes et développement du e-commerce). Un cercle vertueux désormais enclenché, c'est la confiance qui revient, pour les internautes comme pour les investisseurs, prêts à soutenir de nouveaux projets d'entreprise.

     

    Une nouvelle donne à laquelle l’émergence de la déferlante Web 2 n’est pas étrangère. Avant d’apporter quelques éléments d’analyse, revenons sur le phénomène Web 2.0, très tendance aujourd'hui. Que signifie cette expression ? Nouvelle vague (pour le surf c’est adapté !) buzz ou révolution ?

     

     

    Le Web 2.0 marque incontestablement une nouvelle étape du développement d’Internet sur plusieurs champs : économique, technologique, culturel …

     

     

     

     

     

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  • La réponse de Gutemberg à Google

    Un bras d'honneur prémonitoire

    Il y a quelques années une affiche faisait les délices des métiers de l’imprimerie et de la presse écrite : « la réponse de Gutenberg à Mac Luhan », elle montrait l’ancêtre des imprimeurs effectuant un bras d’honneur au sociologue canadien Mac Luhan qui avait eu le malheur d’annoncer bien imprudemment la fin de "l’ère Gutenberg" ; force est de constater que 30 ans après les faits ont donné tort au spécialiste canadien.
    Bien que l'annonce faite par Google, en octobre 2004, de créer une bibliothèque numérique universelle gratuite ait occasionné beaucoup de réactions passionnées,  elle ne représente pas pour autant, même à titre posthume, la victoire de Mac Luhan, loin s'en faut, le média privilégié étant toujours le support écrit; ceci étant dit la suite des épisodes est encore à écrire.
    L’idée développée par Google n'est pourtant pas révolutionnaire, les avantages des supports numériques dans l’archivage électronique sont connus : ils s’affranchissent du vieillissement, de la rareté et de la fragilité du support d’origine (quelquefois de vieux parchemins), sont duplicables à l’infini, accessibles à volonté et possèdent tous les autres avantages liés à l’informatique (indexation, recherche …); il n'y a pas photo !

    Un passage obligé cependant, délicat lorsque l'on parle de parchemins ou de vieux ouvrages, le but n'étant pas de les détruire aprés usage (des machines spécifiques ont été élaborées pour réussir cette mission),  la phase de numérisation ;  deux techniques existent :

    - le « mode image », qui présente l'avantage d’être rapide et économique mais l’inconvénient de ne pouvoir donner de sens au texte, car il s’agit d'une simple photo de la page scannée,
    - le « mode texte », qui possède le double inconvénient d’être plus long et coûteux, il faut d'abord procéder à la numérisation de l'ouvrage, ensuite un logiciel de reconnaissance de caractères (OCR) « traduit » la page scannée et la transforme en fichier texte; ce qui ensuite autorise le traitement de l’information : indexation, recherche, indexation et même traduction … Facile lorsque l'il s'agit de pages déjà imprimées, beaucoup plus délicat lorque l'on scanne des pages calligraphiées ou écrites dans une langue ancienne ou certaines polices de caractères.
    Chaque grande nation possède une Bibliothèque nationale où l’on connaît ce style de technique; pourtant jusqu’à présent, excepté quelques expérimentations aucune opération d’envergure de numérisation de fonds documentaire n’avait été menée. Si Gallica, (la bibliothèque numérique de la Bibliothèque de France) compte près de 80 000 ouvrages numérisés, seulement 1 250 le sont en mode texte; or le projet Google Print repose sur une numérisation en mode texte …

    on va comprendre tout de suite les raisons de ce choix.

     

    La "Porte de Dieu"

    L’irruption de Google dans le monde feutré des bibliothécaires a suscité la controverse et des réactions politiques à la chaîne. Réactions compréhensibles  face aux dangers représentés par cette initiative. Il s'agit ni plus, ni moins de la main mise d’une entreprise multinationale privée, américaine de surcroît, sur La bibliothèque universelle. Cette véritable tour de Babel virtuelle agrégeant la somme des connaissances humaines disponible à saciété depuis chaque ordinateur qui était jusque là une utopie poursuivit par des générations de philosophes, de lettrés et de savants.
    Rappelons que la tour de Babel (Babel signifiant La porte du Dieu), construite par les descendants de Noé était destinée selon la Bible (genèse 11) à atteindre le ciel afin de permettre aux hommes de s’élever au niveau des Dieux. Devant le danger représenté par cette construction, Dieu créa les langues étrangères ... Les hommes ne se comprenant plus ne purent plus travailler ensemble.  Succès sur toute la ligne de la puissance divine qui peut être vérifié à chaque bulletin d'informations !

    L’ultime obstacle à la réalisation de ce projet n’est pourtant ni financier, ni technique. Car si la logistique à réunir pour numériser les livres (du haut des rayonnages des différentes bibliothèques c’est plus de 560 années de connaissances qui nous contemplent), notamment les ouvrages anciens, est trés importante ( temps, moyens financiers, techniques) elle n’est pas insurmontable.

    A contrario les obstacles principaux sont :

    - Juridiques : les droits d’auteur de certains livres n'étant pas encore dans le domaine public, Google a connu des problèmes avec certains  éditeurs américains et européens d’autant que les règles liées au droit d'auteur, à la duplication des oeuvres ou à la consultation (nombre de lignes donnant lieu au paiement d’une redevance ou d’un droit ) différent entre les pays …
    - Economiques : du fait du danger de constitution d’un monopole de fait sur la Connaissance Universelle avec plusieurs problèmes derrière : quid des Bibliothèques Nationales, quelle langue privilégiée, la gratuité jusqu'à quand ... Des interrogations qui expliquent la contre attaque menée par Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale de France, partisan d'une bibliothèque numérique européenne (BNE), dont l'idée depuis a fait son chemin; il ne reste plus qu'à trouver les financements d'une telle entreprise.
    - Culturels : le potentiel technique de Google peut permettre à l’internaute de s’affranchir de l’entité livre et du cheminement de la pensée de l’auteur pour ne retenir que des tranches d’information et d’aboutir in fine à une forme de zapping des mots et des pensées.

     Aujourd’hui, nous n’en sommes qu’à une première phase, (http://print.google.fr) qui permet cependant d’avoir une idée assez précise de ce qui va suivre et de l’avantage concurrentiel possèdé désormais par Google dans la gestion de cet énorme fonds documentaire. Les profits à venir sont colossaux : le modèle économique développé par Google ayant démontré que le "tout gratuit" peut receler des niches à profit énormes et inattendues.
    Bien que la réponse d'autres acteurs informatiques et institutionnels tels Microsoft et les bibliothèques nationales ne s'est pas fait attendre, n'oublions pas que ...

    Pour trouver une aiguille dans une botte de foin à défaut d’avoir une paire de trés bons yeux, disposer d’un bon moteur de recherche est souvent suffisant ... à ce jeu Google n'est pas trop mal placé ...

     

    Notes précédentes sur Google :

    Big Google is watching you :
    http://jmorer.hautetfort.com/archive/2005/11/12/google-toujours-plus-…-pour-nous-servir1.html

    Google, No limit :
    http://jmorer.hautetfort.com/archive/2005/11/01/googl...
    Google, puissance 80 :
    http://jmorer.hautetfort.com/archive/2005/09/21/googl...


     
  • Le seigneur de la matrice

     

    Peu avant la naissance du point « .eu », le 7 /12/2005 (l'adresse "européenne"), un évènement de première importance s'était déroulé à Tunis à la mi novembre : le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI). Outre les réactions liées à cette manifestation dont beaucoup relatives à la liberté d'expression en Tunisie (cf rsf et FIDH) ce rassemblement  a été le cadre d’un affrontement sans précédent entre les Etats Unis et le reste du monde.
    Les représentants des 176 pays présents ont en effet exigé un fonctionnement plus collectif d'Internet avec une proposition clé, en transférer la gouvernance aux Nations unies. Proposition rejetée par les américains. Au cœur de la « controverse de Tunis », le poids des USA dans la gestion de l’I.C.A.N.N (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) l’organisme qui depuis la naissance du réseau des réseaux dispose du droit de vie ou de mort sur l'adressage du net, le régulateur de la Matrice. Un monopole que n'accepte plus les autres états aujourd’hui, d’autant que le contrat liant l'Icann à Washington arrive à échéance en septembre 2006.

     


    Un rappel utile : au cœur du réseau, l’adressage
    Chaque ordinateur voulant se connecter à un réseau doit posséder un identifiant unique qui permet aux autres ordinateurs de le retrouver sur la toile mondiale afin de pouvoir communiquer avec lui. Sur Internet cet identifiant est une adresse IP (comme Internet Protocol), une sorte de numéro de téléphone). Chaque ordinateur émettant une requête est identifié par son adresse IP, sa demande est transmise à un serveur (le routeur) qui achemine le message à un autre ordinateur disposant d’une adresse d’arrivée du même type (un message avant d'atteindre son objectif final, est acheminé par plusiseurs autres ordinateurs éparpillés sur la planète). Pour qu’une transaction entre deux ordinateurs soit possible (envoi ou réception de mel, surf sur un site …), il faut obligatoirement disposer d’une adresse de départ et d’une adresse d’arrivée.
    Le bon fonctionnement ou non de la toile mondiale dépend de l’activité inlassable des 13 ordinateurs supervisés par l'ICANN qui possèdent le registre (la matrice) autorisant une requête (adresse) à utiliser le réseau qui leur permet de transformer une adresse IP (inutilisable par un simple internaute) en une adresse beaucoup plus facile à mémoriser (telle www.trilport.Fr par exemple) et l'acheminant dans les méandres du réseau des réseaux. Ces serveurs racines (ou "root serveur")  écrivent en permanence la carte de l'internet. Un seul  maître à bord, l’ICANN qui gère l’ensemble du système au niveau de la planète.

    Trois acteurs essentiellement américains
    A la base du succès d’Internet des standards de communication simples, solides et éprouvés (né lors de la Guerre Froide, peu après l’affaire de Cuba, le système devait résister à une guerre nucléaire et ne pas reposer sur un seul serveur) reposant sur trois acteurs principaux, avec chacun un rôle bien distinct :

    - La standardisation du support, (du média ) basée sur des normes mondiales strictes établies au sein de deux instances par des spécialistes des télécommunications :  l'Internet Architecture Board (IAB) et l'Internet Engineering Task Force (IETF), dont le travail est sous la responsabilité directe et le financement de l'Internet Society (ISOC), association de droit américain créée en 1992 par les pionniers de l'Internet dont la mission est de coordonner le développement des réseaux informatiques dans le monde en édictant des standards à suivre impérativement

    Le World Wide Web Consortium (ou W3C), fondé en octobre 1994 est le consortium qui travaille à la compatibilité des technologies du contenu telles que HTML, XML, CSS, PNG, SVG … Le W3C, lui, ne délivre que des recommandations. Il est géré par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux États-Unis, le European Research Consortium for Informatics and Mathematics (ERCIM) en Europe (anciennement Institut national de recherche en informatique et en automatique français ou INRIA) et l'Université Keio au Japon. 

    Enfin, last but don’t least, l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN),principale autorité de régulation de l'Internet. Crée en 1998, l'ICANN est une organisation internationale sans but lucratif. Ses principales missions : allouer l’espace des adresses (IP),  gérer le système de nom de domaine et assurer le bon fonctionnement des 13 « serveurs racines  (root servers) sur lesquels repose l'architecture de l'Internet à l'échelle mondiale. L'ICANN délègue son droit sur la vente des noms de domaines à différentes sociétés ou organisations, comme VeriSign pour les domaines .com et .net ou l'AFNIC pour le domaine .fr. en France
    Situation pour le moins anachronique, cette organisation dont les décisions s'imposent à l’ensemble des utilisateurs utilisant Internet qu'il soit simple citoyen de la planète, Etat ou multinationale est une association de droit californien, soumise au droit de veto du Gouvernement américain. L’ICANN constitue en effet un véritable OVNI juridique, qui n’est ni une O.N.G, ni une entreprise privée, ni un service gouvernemental, mais une forme d’association sans but lucratif agissant sous le contrôle du département américain du commerce.

    Comme chacun peut s'en rendre compte au niveau du casting, nous sommes dans une super production américaine, ces trois acteurs principaux étant historiquement, juridiquement, géographiquement et financièrement américains.

    La fracture numérique s'élargit
    Autre sujet abordé lors de ce congrés et ce n'est malheureusement  pas un scoop,  l'inégalité Nord Sud dans les technologies de l'information s'agrandit.
    Trois exemples pour tout commentaire : 5 milliards d'hommes n'ont pas accés à un ordinateur, 80% des utilisateurs d'internet représentent 20% de la population mondiale et si plus d'un américain sur deux a accés à Internet, pour l'Afrique, cette proportion passe à 3% !

     

    Ce congrés s'il n'a pour l'instant encore rien changé démontre une incontestable évolution des mentalités. Face à l'importance d'Internet sur la planète, média incontournable s'il en est, au cœur de toute relation sociale, économique, politique ou commerciale, les pays ne peuvent plus admettre la domination sans partage des seuls USA qui du jour au lendemain sans préavis peut les effacer de la planète.
    D'autant que la grande majorité des sociétés actuellement leader dans les technologies de l'information sont américaines; certaines et non des moindres ont même renforcé leurs équipes dirigeantes d'authentiques pionners du net, citons Google avec Vinton Cerf, notamment (lire note), qui est à la fois salarié de cette société et président du conseil d'administration de l'Icann, le mélange des genres est ici atteint. Signalons qu'en décembre 2003 à Genève, ce sujet n'avait pas provoqué de tels débats.
    La politique menée par l'équipe Bush n'est pas étrangère à ce nouveau climat intervenant aprés les multiples rebondissements de la question Irakienne, les négociations autour de l'OMC, ainsi que des péripéties relatives au refus de signer les accords de Kyoto, relatifs au réchauffement de la planète et à la lutte contre l'effet de serre.

    Un combat légitime qui démontre qu'en matière de télécommunications la mondialisation nécessite également une régulation politique et du multilatéralisme.

    La Matrice aussi en a bien besoin ...

     

    Pour en savoir plus sur les seigneurs du réseau :

    ICANN : http://www.icann.org/ ou http://www.icann.org/tr/french.html (en français)
    ISOC : 
    http://www.isoc.org/  ou http://www.isoc.fr/ (en français)
    W3C :
    http://www.w3.org/ ou http://www.w3.org/Consortium/Translation/French (en français)

  • Big Google is watching you

    Précision importante, je ne possède pas d’action Google (dommage peut être ?), je ne fais pas non plus de fixation sur cette entreprise, cependant force est de constater que l'activité de la société de Mountain View est passionnante à suivre et ce à plus d’un titre. Figure emblématique de «l’économie de la recherche», Google prend une place croissante dans la vie des internautes de la planète et explore des champs d’applications encore insoupçonnés il y a peu, faisant appel aux toutes dernières technologies et permettant d'effleurer le futur immédiat d’Internet …  Un futur digne d'Hollywood ...

    Avec Google, chaque jour qui passe apporte son lot de nouveautés. Voici un rapide tour d’horizon des services et outils proposés actuellement aux internautes, dont la plupart accessible directement à partir du menu d’accueil du moteur de recherche (http://www.google.fr/intl/fr/options/ ).

    Unique objectif affiché : satisfaire l’internaute Lambda (avec une prédilection, tout de même pour le Cousin Américain) grâce à des outils gratuits simplifiant la vie ! Dans le lot, mention toute particulière à Google Labs (  http://labs.google.fr/   ) permettant d'expérimenter en avant première des versions bétas, apportant du coup un parfum d'aventure à l'utilisateur qui a le sentiment fugitif d'appartenir à la communauté des pionners du net ... une impression toute relative d'ailleurs ...

     

    Florilège d'outils et de services "passe partout"

    • Traitement des photos avec Picassa ( http://picasa.google.com/index.html ). Ce logiciel graphique recherche, classe, modifie et partage les photos contenues dans un PC. Il détecte et indexe les photos automatiquement, les classant dans des albums et autorise les retouches simples, des diaporamas, des envois par e-mail, l'impression, la création de CD ...
    • Un utilitaire trés pratique (Google Desktop Search : http://desktop.google.fr/) permettant d'accéder aux informations stockées sur votre ordinateur, ainsi qu’à celles disponibles sur le Web (courrier électronique, fichiers des principales applications bureautiques, fichiers mulitmédias, discussions et pages Web consultées … ).
    • Un moteur de recherche dédié au blog ( Blog search : http://blogsearch.google.fr/). Ce service explore la blogosphère et permet de connaitre l'essentiel de ce que les blogs rapportent sur un sujet qui vous passionne, de retrouver un blog ... Les résultats incluent tous les blogs et l’index des blogs est mis à jour en permanence (une fonction trés impressionnante !). Possibilité de rechercher des blogs rédigés en langues étrangères ...
    • Disposer d'une revue de presse personnalisé ( http://news.google.fr/). Une page portail permettant d'obtenir une actualité paramétrée en fonction de centres d'intérêts sélectionnés. Google effectue le tri dans des milliers d'articles mis à jour en permanence.
    • Alerte Google (http://www.google.fr/alerts), ce service méconnu permet une veille technologique automatique effectuée par des agents logiciels intelligents informant par courrier électronique des articles publiés en ligne correspondant aux sujets étudiés,  
    • Google sur votre téléphone portable (http://mobile.google.fr/) , 

    • La création et la gestion de blogs gratuits (http://www.blogger.com/start )

     

    La messagerie instantanée, un marché prometteur à plus d'un titre.

    Ces logiciels liés au développement du haut débit constituent une nouvelle source de revenus publicitaires avec la publicité ciblée, plus efficace car prenant en compte les « intentions » des internautes. Les messageries instantanées étaient dominées jusque là par Microsoft et Yahoo avec leur "messengers" respectifs.
    Google Talk remet en cause cette suprématie. Si avec des clients comme Windows Messenger, Skype, Yahoo Messenger ou AIM, les deux contacts avaient l'obligation d'utiliser le même logiciel pour communiquer, Google en faisant le choix d'une technologie ouverte permet de faire communiquer entre eux des internautes utilisant des logiciels différents (Jabber, iChat d’Apple) , l'essentiel est d'avoir le même protocole, cela ne vous rappelle rien ?  Une arrivée qui a incité les trois grands à installer des passerelles entre leurs différents systèmes. 

    La messagerie instantannée est en évolution permanente, aprés l'envoi de mels, elle permet désormais les discussions vocales grâce à la technologie VoIp (ou Voice over IP) qui utilise Internet (grâce au protocole IP) pour faire circuler des paquets de données correspondant à des échantillons de voix numérisée et bientôt de la vidéo avec des webcams. A teme ce sont les marchés de la téléphonie et de la viso conférence qui sont en jeu ... Pour se démarquer de la concurrence,  Google a élaboré un logiciel qui en plus d'être "open" va à l’essentiel, sans fonctions inutiles et permet une utilisation trés intuitive. Unique obligation, posséder une adresse Gmail pour pouvoir utiliser Google Talk (http://www.invitationgmail.info/).

     

     

    La recherche locale et cartographique

     

    Grâce à l’acquisition de l'entreprise Keyhole en février 2004, Google a ajouté deux nouvelles cordes à son arc (désormais bien garni) : les marchés de la recherche locale et de la cartographie et les décline avec deux logiciels spectaculaires.

     

    Google maps (  http://maps.google.com ), une interface et des possibilités impressionnantes : images satellites, vue en 3D. A partir d'une photo de la Terre, ce logiciel permet à partir de base de données disponibles sur le web, de trouver l'hôtel, le café le plus proche de chez soi. Les pages jaunes du coup sont relégués des années en arrière ...

    Le moteur se charge lui même d'analyser votre requête. Cette application permet de repérer des adresses sur une carte et sur la photo satellite correspondante. Trois modes de visualisation sont proposés. Le mode Map présente un plan de la ville, le mode Satellite affiche une photo prise de l'espace de la zone concernée, le mode Hybride permet de superposer les informations fournies par le plan aux images satellite.

    Le tout est d'une rapidité et d'une fluidité impressionnantes compte tenu des images à afficher et des calculs engendrés par les déplacements sur la carte. Bien évidemment ce logiciel propose également des calculs d'itinéraires. Ce qui lié avec un GPS met du coup Google dans la course pour de nouveaux marchés trés prometteurs ...

     

    Google Earth (http://earth.google.com/downloads.html ). Logiciel basé sur les archives de National Geographics, est tout simplement extraordinaire. Il  permet en quelques clics d'afficher l'image satellite d'un endroit donné avec des agrandissements suprenants. Le film "Ennemi d'Etat" est devenu réalité ! 

    Une précision qui inquiète les spécialistes de la sécurité civile et les militaires et met à portée de n'importe quel internaute l'emplacement d'emplacements stratégiques (bases militaires, centrales nucléaires ...) autrefois inacessibles.

     

    Google Moon ( http://moon.google.com/ ). Google vous offre la lune. Ce petit frère de Google Maps, permet d'examiner de plus prés de notre satellite favori et les six expéditions américaines officielles qui l'ont visité entre 1969 et 1972.Jusqu'à présent aucune trace de l'expédition de Tintin, affaire à suivre ...

    .

     

    Encore et encore …

     

    Google se lance dans la connection Wi Fi avec Google Secure Access. La municipalité californienne de San Francisco l'a autorisé à fournir une connexion Wifi publique et gratuite sur la ville en plaçant des points d'accès à son réseau sur les 1900 lampadaires de la ville. Un financement assuré partir de publicités géo-localisées, de quoi donner des idées à Decaux !

     

    Aprés la recherche, les contenus. La bibliothèque online Google Print ( http://print.google.fr/ ) est désormais accessible,; nous reviendrons sur ce projet qui a déjà fait couler beaucoup d'encre (électronique ... quoi de pls normal pour une bibliothèque ?) dans une prochaine note. Attention cette version ne constitue pour l’instant qu'un grand catalogue commercial, Google Print ".fr" n'en étant qu'à sa version bêta. A terme ce service permettra de consulter des livres en ligne (en entier s'ils ne font plus l'objet d'un copyright, par extraits s'ils le sont encore). Aprés quelques mois d'arrêt la numérisation a repris, notons que Microsoft se lance aussi sur ce marché et a passé un accord avec la British Library.

     

    Des partenariats trés intéressés : Google s'associe avec Sun Microsystems afin de promouvoir la sa suite bureautique Open Office, ainsi que la plateforme de développement Java. IBM et Google ont annoncé l’intégration prochaine de leurs technologies respectives de recherche pour ordinateurs corporatifs. Des rumeurs persistances affirment que Google se pencherait également sur le marché du Système d'Exploitation.

    Recherche et développement, Google a conclu un accord avec la Nasa afin de pour construire un centre de recherches commun sur une ancienne base militaire de la Silicon Valley (Californie), non loin de Mountain View, siège la société. Une collaboration sur le secteur de pointe des nanotechnologies (technologies de l'infiniment petit) alliées à celles de l'information et à la recherche de données. Un partenariat qui laisse entrevoir d'énormes potentialités.

    .

     

    Une seule conclusion s'impose : affaire à suivre ...

    Comme chacun peut s'en rendre compte, l'avance technologique de Google ne réside plus uniquement dans la pertinence de son moteur de recherche ou dans sa capacité à déployer des applications "on line" intuitives tournant à toute vitesse. Une avance qui repose sur la formidable capacité de cette entreprise à explorer des pistes de travail innombrables reposant sur les postulats de la convergence, de la miniaturisation et du nomadisme étendant du même coup les champs du possible à des horizons autrefois inaccessibles ...

    Un risque sérieux à signaler toutefois, le croisement des informations individuelles et personnelles disponibles sur chaque internaute.

    Un avantage commecial déterminant qui pourrait prendre des proportions insoupconnées, car si l'on y prend garde trés peu de choses risqueront d'échapper à Google ...

     

    Big Google is watching you !

     

     

    Notes précédentes sur Google :

    Google, No limit : http://jmorer.hautetfort.com/archive/2005/11/01/google-no-limit.html

    Google, puissance 80 : http://jmorer.hautetfort.com/archive/2005/09/21/google-puissance-80.html

  • Google ... "No Limit"

    Sur la toile mondiale 75 % des requêtes sont traitées par Google, dont l'action est passée de 85 dollars en août 2004 à plus de 372 dollars fin octobre, cette société est tout sauf une entreprise philanthropique surtout lorsque l'on sait que désormais en France la part publicitaire de l'Internet dépasse celle du cinéma.

    A l’instar des autres moteurs de recherche Google propose aux annonceurs d'apparaître sur des sites en fonction des requêtes exprimés par les internautes. A l’origine de cette réussite, deux modules complémentaires et indissociables : Ad Sens et Ad word qui sont loin d'être ses seules armes ...

     

    Ad sens et Adwords, les 2 font la paire

    AdSens (https://www.google.com/adsense/) permet aux différents concepteur de sites Web d’afficher des annonces commerciales sur leurs pages et de gagner ainsi de l’argent. Un plus déterminant qui explique un tel succès : des liens commerciaux qui ont du "sens", les annonces étant en rapport direct avec les recherches des visiteurs ou correspondant à leurs centres d’intérêts. Google diffuse ainsi des annonces pertinentes et mieux acceptées par les visiteurs, dans des emplacvements réservés qu'elle met en concurrence au sein d’un système d'enchères de mots-clés dont le prix varie en fonction de l'offre et de la demande, et ce grâce au module complémentaire Adwords.

    Ad words (https://adwords.google.com/select/) constitue le plus grand programme de publicité par mots-clés au monde. Idée géniale, il est basé sur une tarification au coût par clic (CPC) : l’annonceur ne paie que lorsqu’un internaute clique sur son annonce. Grâce à cette approche par mots-clefs ciblés un annonceur peut mettre en avant sa valeur ajoutée et marquer ainsi sa différence avec la concurrence. Avantage essentiel, cette approche permet de contacter des prospects ciblés qui recherche des informations en relation avec les mots-clefs sélectionnés et de générer ainsi un trafic hautement qualifié. Une véritable révolution dans le marketing qui se déplace « de l’inconnu au connaissable » grâce à la constitution d’une quasi «base de données des intentions » des internautes et qui constitue pour la société américaine un vrai filon...

     

    Google, acteur global ?

    Chaque internaute à partir de son ordinateur, bientôt de son téléphone et d’un accès internet surfe, achète, se déplace, échange du courrier électronique … Google grâce aux divers services proposés le fidélise en lui facilitant la vie : recherche d'information, actualités personnalisées, traitement des photos prises, recherche d’itinéraires, messagerie instantanée, blogs, accés Wi Fi, une liste qui n'est pas exhaustive, sur laquelle nous reviendrons un jour ou l'autre et qui constitue une vraie galaxie d'outils ou de services trés divers et pour certains révolutionnaires. Une fidélité qui permet à Google de ne plus rien ignorer de ses visiteurs ... 

    Mais la "quête" de Google ne s’arrête pas aux seules annonces publicitaires; son ambition est « d’organiser l’information du monde et de la rendre universellement accessible et utile. » quel que soit le contenu numérique, le type de documents recherchés (texte, image, vidéo, son...) ou le support avec l'arrivée probable de moteurs de recherche pour téléphones portables.

    Un appétit qui ne connaît pas de limites, puisque la société de Mountain View s’attaque à Microsoft en débauchant certains de ses meilleurs éléments, a renforcé son staff avec l’arrivée de Vinton Cerf lui même (voir note précédente : http://jmorer.hautetfort.com/archive/2005/09/21/google-puissance-80.html) et aborde le champ des contenus avec l’objectif de bâtir la Très Grande Bibliothèque Numérique mondiale  ("Google Library Project"), en attendant d'autres contenus numériques, sans nul doute et plus encore lorsque l'on sait que désormais dans la téléphonie l'heure est au Triple Play ( offre combinée internet haut débit / téléphone illimitée / télé par ADSL.

    Pour Google les champs du possible paraissent infinis ... La frontière entre opérateur, diffuseur, fournisseur de contenus est de plus en plus ténue et Google met tout en oeuvre pour devenir un des acteurs incontournables et majeur d'un marché prometteur. La réaction de Microsoft, menacé, qui se rapproche d'AOL, est symptomatique et montre que la lutte sera féroce !

     
  • Nouveau Libé, mue ou révolution culturelle ?

    Pour son anniversaire, Libé s'offre un nouvelle peau ... Mue ou révolution culturelle ? Il y a 10 ans, le quotidien Libération lançait le premier site d'informations électroniques français. Bilan aujourd'hui : 27 millions de pages / mois, 200 000 internautes jours, 2eme site d'information généraliste français derrière ... Le Monde.

    Pourtant tout n’est pas rose dans l’univers de la presse nationale. Paradoxe souligné par Serge July lui même dans l’édito présentant la nouvelle formule de son site, l'audience des journaux se développe, mais leurs recettes diminuent  … Les causes sont multiples pour expliquer ce phénomène : prix de revient, crise de la publicité dans la presse papier, concurrence avec les journaux gratuits …

    Ce n’est pas un hasard si Le Monde dans deux semaines lancera une nouvelle formule de son édition papier et que le plus grand site généraliste d'informations mondial, le New York Times, vient de faire lui aussi peau neuve; la presse quotidienne cherche son deuxième souffle.

    Pourtant elle attire les investisseurs … Surtout les titres ayant une forte audience. N’en déplaise à Mac Luhan, célèbre sociologue canadien ayant annoncé la fin de la galaxie Gutenberg, l'auteur de la formule choc « le message c'est le médium » ...  Dans ce contexte de mondialisation effréné, ce sont les marques qui jouent le rôle de repères et désormais derrière le médium et les informations véhiculées se cache le titre du journal, marque de fabrique du traitement de cette information.

    Le contenu traité par les rédactions doit désormais s'adapter aux différentes types de médias; car le développement des différents supports d'information qu’ils soient organiseurs, ordinateurs, télévisions (cf le succcés de la TNT) ou téléphone rend tout le monde accroc à l'info.
    Le support n'est plus qu'un des éléments d'une  chaîne complexe dont le point de départ est une rédaction qui passe du mono-produit papier à une entreprise multimédias : papier, net, télé, téléphone ....

     

    Le multimédia passe désormais par le net

    Le développement du haut débit avec bientôt 15 millions d'internautes français connectés, en attendant le trés haut débit, fait du Net une cible majeure et prioritaire de cet enjeu planétaire. Internet constitue à lui tout seul un laboratoire indispensable pour maîtriser les exigences du média électronique tant sur le plan rédactionnel que sur les techniques liées au son, à l'image ou à  l'interactivité (forum, débat, chat ...). Un média qui permet de plus à l'internaute de paramétrer la sélectivité de l'information (selon ses thèmes d'intérêt) et favorise l'émergence de communautés (blogsphère) ...

    Car si pour Mac Luhan ce n'est pas le contenu qui affecte la société, mais le canal de transmission lui-même, il y a désormais pléthore de canaux de transmission ... image choc, mot concept mais quelquefois même émotion ...

     

    Capacité d'analyse ou réactivité

    Auparavant dans la presse écrite, il y avait le quotidien, l'hebdomadaire et le mensuel ... Le quotidien traitait de l'actualité à chaud, l'hebdo ou le mensuel analysait cette actualité. Désormais à Libération, le quotidien  analyse, met en perspective et le site traite de l'actualité "on line" ... Le temps s'accélère et la durée nécessaire à la réflexion et à l'analyse se raccourcit d'autant ... Analyse / Réactivité ... Tout se mêle ...

    La nouvelle formule de ce site est donc plus qu'une mue, elle annonce des bouleversements plus profonds, car au jeu de l'adaptabilité, Libération a toujours été aux avants postes ...

    Le trés haut débit signifie l'irruption de la télé dans les ordinateurs, dans la presse et bientôt sur nos téléphones portables, une télé allégée au niveau de l'outil de production pouvant véhiculer toutes les images : du studio dernier cri, au téléphone portable qui peut devenir une caméra n'importe où sur le globe .. Information mondialisée, instantanée et interactive ...

     

     

    Etre une  référence pas un logo ...

    Cette mutation, transformera à terme la presse en modèle économique rentable; le mouvement de concentration en cours se précise et s'accélère ... L'information s'affranchit peu à peu des contraintes techniques, logistiques et financières liées à la fabrication du support  et à sa diffusion ... Libération va proposer dans quelques semaines un abonnement pour les internautes, suivant l'exemple du Monde qui a expérimenté cette formule avec succés depuis 2002 ( 67 000 abonnés dont plus de 30 000 nouveaux abonnés).

    L'enjeu est ailleurs ... Derrière le support et le contenu, demeurent le message, les valeurs et l'éthique. La guerre du golfe a démontré la difficulté pour des journalistes de rester maître de leur message et de garder un esprit critique ...

    Un titre de presse ( une marque ...)  se doit de garder son originalité et ses règles déontologiques. Si Mac Luhan classait les médias en deux catégories : média froid (analyse) ou média chaud (réactivité), il précisait que le média chaud ne demande la participation qu'un seul des sens du lecteur, qui devient ainsi totalement passif et captif perdant tout sens critique ...

     

    L'enjeu pour un titre comme Libération, est de garder son identité qui est également sa valeur ajoutée ... Ce petit plus, ce supplément d'âme qu'il apporte chaque jour à ses lecteurs et qu'il doit absolument préserver quelque soit le médium utilisé ...

     

  • Internet, état des lieux planétaire

    Le Journal du Net publie une étude Nielsen de juillet 2005 : "Internet en chiffres : le tour du monde". Etude trés instructive qui permet d'avoir au mieux une vision actualisée de l'état des lieux planétaire, au pire un instantanné d'une situation trés contrastée..

     

     Conçu comme un diaporama proposant une successsion de tableaux établis d'aprés divers indicateurs cette étude apporte une série d'informations permetttant de dépasser beaucoup d'idées reçues et d'avoir un eidée plus précise des tendances en cours sur la toile planétaire.

    On y apprend, par exemple, que la population internaute mondiale dépassera le milliard d'individus avant la fin de l'année, et que l’Asie en représente plus du tiers ... la Chine commence à poindre le bout de son nez,  l'Europe dépasse désormais l'Amérique du Nord, et avec les pays de l'Est démontre pour les années à venir un vrai potentiel et un marché prometteur ...

    Dans la répartition des noms de domaine, enjeu capital s'il en est, l'universel ".com" se taille la part du lion, avec 46,12 % des URL de domaine, soit prés d'1 sur 2 ... devant un suffixe national, le ".de" allemand qui tire plus que son épingle du jeu, avec 7.96%, car c'est de loin la première extension nationale. Notre pauvre ".fr" , avec 0,51%,  apparait en 24ème position ...  de quoi rester humble, circonspect, mais également inquiet pour le développement et l'avenir de la langue française sur la toile mondiale en attendant le développement de l'Afrique francophone ...

     

    Autres indicateurs de cette étude qui va trés loin : Population internaute, classement par pays, haut débit, cartographie des sites, technologies, consommation et profil, trafic, usages, équipement, interfaces,  e-Commerce et e-Pub ...

     

    Pour y accéder :

     

    http://www.journaldunet.com/diaporama/0509tourdumonde/01population-mondiale.shtml

  • Le guide Pratique du Blogger et du cyberdissident

    Le blog est potentiellement un formidable outil pour la liberté d’expression. Reporters sans frontières (rsf) a conçu un guide qui explique ce qu'est un blog, précise pas mal de choses utiles sur la "blogsphère" et donne des conseils techniques pour le le blogger menacé afin qu'il puisse préserver son anonymat ou contourner la censure. Un travail intéressant qui peut constituer également une bonne introduction sur le monde des blogs; les témoignages évoqués dans ce document font réfléchir et amène beaucoup de relativisme dans notre perception de la réalité actuelle ... Ce document utile est directement téléchargeable sur le site de rsf ... Un site à découvrir ...

    http://www.rsf.org/

     

    Au sommaire :

    Les bloggers, nouveaux hérauts de la liberté d’expression / Un blog, c’est quoi ? / Petit lexique du blogging / Bien choisir son outil / Comment créer et mettre à jour son blog / Quelle éthique pour les bloggers ? / Bien référencer son blog sur les moteurs de recherche / Faire sortir son blog du lot / Témoignages : Allemagne, Bahreïn, Etats-unis, Hong Kong, Iran, Népal / Comment blogger de manière anonyme ? / Choisir sa technique pour contourner la censure / Assurer la confidentialité de ses e-mails / Les champions de la censure sur le net


  • Google, puissance 80

    L'arrivée de Vinton Cerf, un des père fondateur mythiques du World Wide Web, chez Google, nouveau venu à la croissance météorique, améne plusieurs interrogations sur le devenir et les évolutions futures de la toile mondiale. ... Avant de revenir sur certaines pistes poursuivies par cette société et traquées quotidiennement par Francis Pisani, dans Transnet, un blog que je vous invite à consulter fréquemment (lien ci contre), revenons sur une success story en cours  ...

     

    Google vient d'enregistrer une arrivée de poids, Vinton Cerf, lui même, au titre de "Chief Internet Evangelist", tout un programme ... C'est lui qui en inventant le protocole TCP/IP a rendu possible l'apparition du réseau des réseaux.  Sa future mission (s'il l'accepte ...) est de contribuer à faire de cette société un acteur incontournable du devenir d'Internet.
    Google est devenu pour chaque internaute un outil indispensable à l'utilisation quasi transparente, pourtant derrière ce logo se cache des intérêts économiques colossaux.

    Rapide retour sur une "success story" en cours ...

     Google naît d'un coup de génie de deux jeunes américains (Larry Page et Sergey Brin) étudiants à Stanford, en Sciences Mathématiques et en Sciences Informatiques, qui conçoivent en 1996, un projet de recherche « BackRub » basé sur une méthode d'analyse des liens pointant vers un site web afin d’évaluer la pertinence et la popularité de la page recherchée. Ce projet repose sur la structure des liaisons du World Wide Web et rend possible, grâce à une analyse complexe réalisée sur à partir d'algorithmes mathématiques, l'évaluation de la qualité, de l'importance et de la pertinence des pages indiquées à la fin d'une recherche, contrairement aux moteurs de recherche traditionnels.


    Ces derniers, à base d’ordinateurs très puissants, scannaient alors une grande portion du Web afin d’indexer et de trier les pages correspondant à certains mots clefs. Les résultats n'étaient pas des plus pertinents.
    Car si l’avantage d’Internet est d’être une source prodigieuse d’informations, l'un de ses plus gros inconvénient est ce trop plein d’informations (appelé également vertige informationnel), qui rend difficile voir impossible la recherche de la « bonne » information.

     

    En 98, achètant un stock de disques durs à prix réduit enchâssé dans un écrin en... Lego, les deux étudiants fondent avec l'aide financière d'un des fondateurs de Sun System, une société appelée Google, néologisme créé à partir du mot « googol » (un googol est le chiffre 1 suivi de 100 zéros) qui suggère que la raison d'être de Google est d'organiser l'immense quantité d'informations disponible sur le Web. Accessoirement, le googol est supérieur au nombre de particules élémentaires de l'univers, qui se contentent de 80 zéros….
    Google a choisi ce terme pour symboliser sa raison d'être qui est d’organiser l'immense volume d'information disponible sur le Web et dans le monde et s’est choisi un logo, couleur lego …

     

    Autre intérêt et non des moindres, cette technologie repose sur une association de machines de bas de gamme plutôt que sur de gros serveurs très onéreux.

     

    Une efficacité inégalée

     La réussite de Google tient principalement à sa capacité de déterminer en un temps record les pages les plus pertinentes en fonction de critères de recherche grâce à un algorithme mathématique appelé « PageRank » .
     Quand le robot logiciel de Google (GoogleBot) visite une page Web, il analyse sa structure , suit ses liens vers les autres pages Web, évaluant ainsi le degré de pertinence d’une page en fonction du nombre d’autres pages qui lui sont liées.

    Autres avantages : Google a une vitesse moyenne de 0,29 seconde par recherche , n'accepte pas de bannières sponsorisées et sa hiérarchie des réponses ne tient pas compte de de critères commerciaux.

     

    Un modèle économique exemplaire

    Dès son lancement, en 1998, Google répond à 10 000 recherches par jour, à la mi 1999, il gére 3 millions de recherches par jour et génére déjà des millions de dollars de revenus. En 2000, il est le plus gros outil de recherche au monde, avec un index de 1 milliard de pages  dont 560 millions entièrement et 500 millions uniquement en relation à leur adresse.
    En 2000, l’apparition des liens sponsorisés (Adwords) lui permet de multiplier ses gains. La société engage une politique de diversification : groupes de discussions (Google Groups), actualités (Google News), comparateur de prix (Froogle), service de weblogs (Blogger), recherche et gestion d'image (Picassa), une Toolbar (Google Toolbar) et un webmail (Gmail).

    Et ce n'est pas fini ... Nous yr eviendrons prochainement ...

     

    Désormais, Google est une société qui fait peur aux mastodontes que sont Microsoft, Yahoo, Amazon et d'autres, le combat ne fait que commencer et mérite d'être sanglant ... L'imagination et la créativité seront des avantages concurrentiels déterminants ... Une indication, un an aprés son introduction en bourse, Google a dépassé toutes les entreprises de la Silicon Valley excepté Intel et Cisco System ... Beaucoup de spécialistes comparent même désormais cette entreprise à ... Microsoft ...

     

    Comme quoi, même en 2005, l'imagination peut prendre le pouvoir ... Et en ce qui concerne cette marque cela risque de décoiffer ...

     

    Google en quelques chiffres

    Nombre de pages explorées : plus de 8 milliards  /  Images : plus de 1 milliard /  Messages Usenet : plus de 1 milliard  /  Nombre de langues dans lesquelles l'interface a été traduite : plus de 100 /  Nombre de langues dans lesquelles Google offre des résultats : 35 /  Nombre de domaines : plus de 100 /  Salariés : plus de 3 000 dans le monde